Actualités du 11 au 15 décembre 2023

ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES

 

La lettre de cadrage est arrivée !

Le ministre de la Santé a adressé mardi 12 décembre à l’Assurance-maladie et aux syndicats de pharmaciens sa lettre de cadrage des négociations de l’avenant économique. Au menu des discussions qui devraient débuter le 19 décembre : élargissement des missions des officines, mais aussi réduction des volumes de médicaments et désensibilisation de la rémunération de la profession aux prix des médicaments. “Je souhaite que les pharmaciens renforcent leur rôle d’acteur majeur dans le domaine de la prévention”, écrit le ministre de la Santé, Aurélien Rousseau. Afin de contenir la hausse des dépenses de médicaments, il plaide pour “de nouveaux mécanismes renforçant la pertinence de la délivrance et incitant à la modération des volumes” de médicaments fournis. Les pharmaciens pourraient être encouragés à limiter la “polymédication” des personnes âgées, à réduire la consommation de médicaments pour les femmes enceintes ou encore à alerter des patients sur leur consommation d’opioïdes. La question de la substitution des biosimilaires, ces copies moins chères des biomédicaments, devrait également être abordée. Le gouvernement espère en outre convaincre les pharmaciens de réduire le nombre de boîtes fournies en une fois, voire de distribuer des médicaments à l’unité. Les pharmaciens attendent, en retour, une augmentation de leurs honoraires. Elle devrait passer par un renforcement de leur rôle de conseil. Les attentes de la profession sont toutefois importantes. Sources : presse professionnelle, les échos, BTA.

Lien vers l’article du quotidien du pharmacien : https://www.lequotidiendupharmacien.fr/exercice-pro/negos-avec-lassurance-maladie-rousseau-donne-le-coup-denvoi

 

Les piliers de la pharmacie d’officine à nouveau attaqués

Après les velléités du Ministre de l’Économie en 2014, le rapport de l’Autorité de la Concurrence en 2019, la loi «ASAP» en 2020, la dérégulation de la pharmacie d’officine est à nouveau débattue à l’Assemblée Nationale. En effet, le député des Français établis hors de France M. Ferracci travaille sur un rapport, qui pourrait déboucher sur une proposition de loi, visant à revenir sur les trois piliers structurant une offre pharmaceutique homogène pour les patients : loi de répartition démo-géographique, monopole pharmaceutique et indépendance financière. Selon nos informations, les travaux porteraient, pour l’heure, sur la remise en cause du maillage officinale, la possibilité de vendre des médicaments en grande surface et sur la libéralisation de la vente en ligne. L’USPO a sollicité M. le Député pour lui faire part de notre position. Ce dernier nous a opposé une fin de non-recevoir ; « il nous tiendra au courant de ses conclusions en temps utile ».

Source : édito de Pierre-Olivier Variot, Président de l’USPO.

 

Monopole pharmaceutique : un membre du gouvernement se veut rassurant

Vendredi 8 décembre, lors du congrès de l’Union nationale des professions libérales (Unapl), dont il est membre du bureau, Philippe Besset, le président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), a eu l’occasion d’échanger avec Olivia Grégoire sur les travaux menés par le député Marc Ferracci. Olivia Grégoire a reconnu « qu’en ce moment, c’était la mode de faire la chasse aux normes et aux règles. Mais qu’il fallait effectivement faire attention à ne pas toucher à celles ayant vocation à protéger les Français. Et qu’elle suivrait donc ce dossier de près ».

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Grande distribution : Leclerc a-t-il de nouveau des vues sur le monopole pharmaceutique ?

Invité de BFMTV le 10 décembre, Michel-Edouard Leclerc ne serait pas contre l’installation de cabines de téléconsultation dans les grandes surfaces. Et redemande la création d’une section ordinale pour les pharmaciens de la grande distribution. « Les pharmaciens ne veulent pas que Leclerc ou Carrefour vendent de la parapharmacie sans « vrai» diplômé de pharmacie. Nous, nous disons chiche. On prend des pharmaciens mais arrêtez de leur taper dessus. Ouvrez dans l’Ordre des pharmaciens une section des pharmaciens de la distribution comme il y a une section des pharmaciens de l’industrie ou de la recherche », a-t-il lancé.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Baisses de prix : seulement deux groupes génériques finalement concernés

La semaine dernière, le Comité économique des produits de santé (CEPS) avait annoncé son intention d’imposer des baisses de prix sur sept groupes génériques. Les syndicats de pharmaciens, qui avaient demandé au ministère de la Santé de renoncer à cette mesure, ont été en partie entendus. Le CEPS a finalement décidé d’imposer des baisses de prix sur deux groupes génériques seulement : pantoprazole et atorvastatine, comme l’ont appris les syndicats lors d’une nouvelle réunion du Comité de suivi des génériques, organisée le 14 décembre. La semaine précédente, les représentants des pharmaciens avaient appris avec stupeur que des baisses de prix de 10 à 15 % pourraient s’appliquer sur sept groupes génériques. Les groupes génériques qui ont été retirés sont : rosuvastatine, bisoprolol, ésoméprazole, metformine et valaciclovir. Pour ces cinq groupes, aucune baisse de prix ne sera donc appliquée dans l’immédiat.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Des QR codes pour remplacer les notices de médicaments ?

Dans le but de remplacer, à terme, les notices papier, une expérimentation sera lancée en 2024 pour tester l’ajout d’un QR code sur certaines boîtes de médicaments vendus en pharmacie. Dans les officines de ville, en revanche, la notice papier sera conservée à ce stade, mais un QR code sera ajouté sur la boîte. Il renverra vers une « information renforcée » en ligne avec « différents médias, qui pourraient être des vidéos, des fiches plus lisibles, interactives ». L’expérimentation sera pilotée par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et la direction générale de la santé. Parmi les médicaments concernés figurent des molécules « grand public de type paracétamol ou ibuprofène », des « médicaments sur prescription » assez répandus comme les antibiotiques, mais aussi des médicaments destinés à certaines maladies chroniques. L’objectif du gouvernement est « d’évaluer l’appropriation du QR code par les patients » et, en fonction des résultats, cela « pourra évoluer vers la suppression de la notice papier ».

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Vaccination contre la grippe et le Covid-19 : deux ministres se pointent à la pharmacie

« C’est le bon moment pour se faire vacciner contre la grippe et le Covid-19 », ont rappelé ce matin le ministre de la Santé, Aurélien Rousseau, et la ministre déléguée chargée de l’Organisation territoriale et des Professions de santé, Agnès Firmin Le Bodo, en visite dans une pharmacie parisienne. L’occasion pour le ministre de la Santé de se faire délivrer ses médicaments et de revenir sur la vaccination contre le papillomavirus dans les écoles et sur les pénuries de médicaments qui s’améliorent.

Lien vers l’article :

https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/actu/actualites/actus-medicaments/vaccination-contre-la-grippe-et-le-covid-19-deux-ministres-se-pointent-a-la-pharmacie.html?utm_source=24h-mpl&utm_medium=newsletter&utm_content=actu

 

Activité vaccinale : les modalités de déclaration à l’Ordre évoluent avec la plateforme e-POP

Dans le cadre de la mise en œuvre des nouvelles compétences des pharmaciens en matière de prescription et d’administration de vaccins, l’Ordre national des pharmaciens a la responsabilité d’enregistrer les activités de vaccination déclarées par les pharmaciens. Dès aujourd’hui, la télédéclaration est facilitée grâce à la plateforme e-POP.

Lien vers l’article :

https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/activite-vaccinale-les-modalites-de-declaration-a-l-ordre-evoluent-avec-la-plateforme-e-pop

 

Délégation de compétences : de l’importance des protocoles locaux

A la différence des protocoles de coopération de portée nationale, les protocoles locaux sont écrits des propres mains des professionnels de santé qui les utilisent dans un cadre d’exercice coordonné. Parce que le besoin existe, un protocole sur la douleur et l’abcès dentaire commence à se mettre en place au niveau local, impliquant dentistes et pharmaciens d’officine. Couvrant 36 communes, soit un bassin de 28 000 habitants, la CPTS Nord-Aisne est pionnière dans l’élaboration de ce type de protocole. Elle a mis au point une délégation d’actes des chirurgiens-dentistes vers les pharmaciens qui cible la prise en charge des douleurs et des abcès dentaires. Une thématique travaillée à partir de fin 2021 à l’initiative de l’union régionale des professionnels de santé (URPS) pharmaciens de Corse, en lien avec une représentation des chirurgiens-dentistes sur l’île, et également en Nouvelle-Aquitaine. Pourquoi cette thématique en particulier ? « Les douleurs dentaires représentent 4 % des demandes des soins non programmés à l’officine, soit davantage que les troubles urinaires, estimés à 3 % », justifie Guillaume Racle, pharmacien et cofondateur de la CPTS Nord-Aisne. De plus, en Corse, le maillage territorial des chirurgiens-dentistes est insuffisant, souligne-t-il. La douleur dentaire draine de nombreux passages aux urgences et consultations de médecins généralistes. La problématique est la même à Oléron, en Charente-Maritime. Et comme en Corse, cette île voit sa population se démultiplier en période estivale. « Nous sommes confrontés à une grande difficulté d’accès aux chirurgiens-dentistes et aux soins en urgence. C’est ainsi que le centre 15 est pas mal sollicité l’été pour des douleurs dentaires alors qu’il est déjà sursaturé », pointe Mehdi Djilani, pharmacien titulaire à Saint-Pierre-d’Oléron (par ailleurs président du groupement Totum Pharmaciens). Il est à l’initiative de la mise en œuvre du protocole douleurs et abcès dentaires au sein de la MSP Ile d’Oléron Nord.

Lien vers l’article : https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/actu/actualites/actus-socio-professionnelles/delegation-de-competences-de-l-importance-des-protocoles-locaux.html?utm_source=24h-mpl&utm_medium=newsletter&utm_content=actu

 

Cegedim rachète le spécialiste Phealing

Le groupe Cegedim a annoncé une prise de participation majoritaire dans la start-up lyonnaise Phealing. Créée en 2019, Phealing se spécialise dans la sécurisation de la délivrance d’ordonnances via un outil d’intelligence artificielle avancé qui se livre au contrôle des ordonnances pour détecter les fraudes ainsi que les erreurs de dispensation ou de prescription. Ce rapprochement stratégique permettra à Phealing d’accélérer sa croissance, d’intensifier son positionnement à l’officine et de se projeter sur de nouveaux marchés porteurs (prescription en hôpitaux et EHPAD), et à Cegedim d’améliorer ses capacités d’accompagnement des pharmaciens dans les missions de santé, la lutte contre la fraude et la démarche qualité.

Source : le quotidien du pharmacien.

Lien vers le tuto : https://www.youtube.com/watch?v=hGMbUTTjznM&ab_channel=Phealing*

 

Une AMM pour Jemperli

Jemperli (dostarlimab, Laboratoire GSK) associé à une chimiothérapie, vient d’obtenir une AMM européenne en traitement de certains cancers de l’endomètre.

Lien vers l’article :

https://www.lequotidiendupharmacien.fr/medicament-parapharmacie/medicament/une-amm-pour-jemperli?xtor=EPR-1-%5BNL_editionnumerique%5D-%5B20231212%5D&utm_content=20231212&utm_campaign=NL_editionnumerique&utm_medium=newsletter&utm_source=qph

 

Les congés payés s’obtiennent aussi pendant l’arrêt maladie

Les congés payés s’acquièrent durant toute la durée de l’arrêt maladie et peuvent ensuite être posés après la fin de la période de référence. Côté pharmaciens, l’inquiétude est palpable. « Non seulement cette jurisprudence s’applique de façon immédiate, mais aussi, compte tenu de son effet rétroactif, à des situations passées !, soulève Philippe Besset, président de la FSPF. Elle ouvre donc aux salariés, voire aux anciens salariés, le droit d’obtenir la régularisation de toute période d’arrêt de travail pour maladie ou accident qui n’aurait pas donné lieu à l’acquisition de congés payés en intégralité. » La FSPF a saisi le ministre du Travail pour être informée sur la mise en œuvre de cette jurisprudence et la possibilité d’un aménagement.

Source : le pharmacien de France.

 

Droit à l’avortement : que peut changer l’inscription de la “liberté” de recours à l’interruption volontaire de grossesse dans la Constitution ?

Le projet de loi constitutionnelle pour faire de l’IVG une liberté fondamentale a été présenté le 12 décembre en Conseil des ministres. Son adoption ne devrait avoir que des effets limités, selon plusieurs juristes.

Lien vers l’article : https://www.francetvinfo.fr/societe/ivg/droit-a-l-avortement-que-peut-changer-l-inscription-de-la-liberte-de-recours-a-l-interruption-volontaire-de-grossesse-dans-la-constitution_6236862.html

 

i-Virtual lève 3 millions d’euros pour transformer la caméra de votre smartphone en assistant médical

i-Virtual a développé une technologie qui analyse un selfie vidéo pour différents cas d’usage, comme la télémédecine (téléconsultation, télésuivi de pathologies chroniques, santé mentale…), la prévention médicale et le bien-être. Un pas de plus vers une médecine plus proactive.

Lien vers l’article : https://www.maddyness.com/2023/12/12/i-virtual-leve-3-millions-deuros-pour-transformer-la-camera-de-votre-smartphone-en-assistant-medical/

 

Amycor, Gonal-F, Previscan, Xalkori, Bricanyl, Enstilar, Trixeo….. : vague de baisses de prix

Deux textes parus au Journal officiel du 12 décembre 2023 (n° 65 et 68) annoncent la baisse du prix d’une cinquantaine de spécialités. Abilify Maintena (aripiprazole) ouvrira seul le bal à compter du 1er janvier 2024. Les autres suivront le lendemain 2 janvier. Parmi les médicaments concernés figurent notamment Bricanyl Turbuhaler (terbutaline), Pulmicort Turbuhaler (budésonide), Trixeo Aérosphère, Zoladex (goséréline) ou encore Amycor (bifonazole), Eligard (leuproréline), Gonal -F (follitropine alfa), Gonapeptyl (triptoréline), Previscan (fluindione) ainsi que Xalkori (crizotinib) et Zejula (niraparib). Les baisses de prix peuvent aller jusqu’à 10 % voire près de 15 % pour Gonapeptyl.

A noter  une hausse de prix pour la pommade ophtalmique Frakidex, qui s’affichera à 1,59 € au lieu de 1,35 € dès le jeudi 14 décembre.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Professions de santé : comment et pourquoi exercer en société ?

La Direction générale des entreprises (DGE) publie des guides sur l’exercice en société des professions libérales réglementées, qui entrera en vigueur le 1er septembre 2024. Un guide est spécifique aux professions de santé.

Lien vers le guide : https://www.entreprises.gouv.fr/files/files/secteurs-d-activite/professions-liberales/ordo-2023-77_ps.pdf

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Service S+ by sandoz academy : une nouvelle source d’expertise pour les équipes officinales

Avec la S+ by Sandoz Academy, le programme d’accompagnement S+ by SandozTM à l’attention des pharmaciens d’officine et des préparateurs, enrichit son pilier expertise afin de les soutenir dans leur rôle renforcé de relais de santé de proximité. Accessible uniquement sous login et renseignement du numéro RPPS, l’information délivrée sous forme de vidéos, de fiches à télécharger et d’autres formats ludiques, peut être consultée à tout moment et sur tous types de terminaux numériques (ordinateur, tablette…). Le contenu de départ de la S+ by Sandoz Academy se centre sur un sujet clef pour les équipes officinales, celui des médicaments biosimilaires. Les modules vidéos sur les médicaments biosimilaires proposent de mettre à jour ses connaissances avancées dès 20 minutes.

Source : pharm-enews.fr

Pour en savoir plus et se connecter : https://splusacademy.my-sandoz.com/fr-FR

 

Comment limiter l’exposition aux perturbateurs endocriniens ?

La direction générale de la santé (DGS) propose un nouvel outil pour sensibiliser les professionnels de santé et les patients aux gestes de prévention pour limiter l’exposition aux perturbateurs endocriniens (PE). Disponible sur le site du CESPHARM, il comprend des fiches conseils et met l’accent sur l’appli Scan4chem qui permet de scanner des produits de consommation pour savoir s’ils contiennent des PE.

Lien vers l’article : https://www.lequotidiendupharmacien.fr/exercice-pro/politique-de-sante/comment-limiter-lexposition-aux-perturbateurs-endocriniens

 

Certificats de décès par les infirmières : un décret précise les modalités

Un décret paru au Journal officiel mercredi 6 décembre détermine les modalités de mise en place de l’expérimentation permettant aux infirmières de signer – sous conditions – des certificats de décès. 

Lien vers l’article : https://www.egora.fr/actus-pro/paramedicaux/83443-certificats-de-deces-par-les-infirmieres-un-decret-precise-les

 

Iki transfère l’analyse urinaire au domicile des patients

L’entreprise de Haute-Garonne a conçu un dispositif connecté d’analyse urinaire à domicile. Les données sont envoyées à l’équipe médicale, qui fait en retour des recommandations de nutrition sur une application mobile aux patients.

Source : les échos.

 

CHIFFRES

 

L’Union européenne, le réseau des Chefs d’agences du médicament (HMA) et l’Agence européenne du médicament (EMA) viennent de rendre public la toute première version de la liste des médicaments critiques comptant plus de 200 substances actives, pour lesquelles l’approvisionnement est une priorité et les pénuries doivent être évitées. Elle compte des molécules telles que l’ésoméprazole, l’atropine, la vancomycine, l’insuline, l’héparine, le dabigatran, la lidocaïne, l’amiodarone, l’épinéphrine, le furosémide, le salbutamol, la prednisolone, la doxycycline, l’amoxicilline, l’aciclovir, la ciclosporine, la morphine, le diazépam, la naloxone… ainsi que des vaccins (DTP, grippe, HPV, varicelle, rage, fièvre jaune, etc.). Pour en savoir plus : https://static3.lequotidiendupharmacien.fr/cdn/ff/EofY-wX5n1ArMkYWjtfh0BKMH-wFMrJona0DyRzBDIQ/1702394394/public/2023-12/LISTE.pdf

La version gratuite de ChatGPT ne serait pas une très bonne assistante pour les pharmaciens, si on en croit une nouvelle étude présentée au congrès de l’American Society of Health-System Pharmacists organisé du 3 au 7 décembre. Près des trois-quarts des réponses de l’outil concernant des questions sur les médicaments étaient incomplètes ou erronées. Lien vers l’article : https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/45958-Medicament-ChatGPT-fournit-reponses-inexactes-questions-traitements

Une centaine de pharmacies réunionnaises ont accepté des cadeaux d’un groupe pharmaceutique à plus d’un million d’euros. “Il s’agit d’une violation de la loi dite « anticadeaux » adoptée en 1993” précise le parquet de Saint-Pierre. Lien vers l’article : https://imazpress.com/actus-reunion/une-centaine-de-pharmacies-reunionnaises-ont-accepte-des-cadeaux-d-un-groupe-pharmaceutique

L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a publié le 7 décembre un point sur l’offre thérapeutique de la naloxone en France. Elle y annonce la mise à disposition, depuis mi-octobre 2023, d’un troisième antidote aux opioïdes : Ventizolve solution pour pulvérisation nasale en récipient unidose (1,26 mg de naloxone) du laboratoire Cevidra. Le laboratoire Cevidra, contacté par Le Moniteur des pharmacies, indique attendre le remboursement de Ventizolve pour le commercialiser en officine, « probablement en mars 2024 ». La solution nasale Nyxoïd (1,8 mg de naloxone) et la solution injectable Prenoxad (0,91 mg/ml de naloxone) sont donc à ce jour les seuls antidotes aux opioïdes dispensés en pharmacie.

7 centres de santé sur 31 étudiés par le cabinet de conseil ACE Santé présentent un résultat excédentaire. Les autres présentent un déficit d’exploitation entre 0 et 20%. “Les indicateurs financiers montrent ainsi des situations financières dégradées, en partie atténuées par des subventions ad hoc”, indique l’étude, rapportée par Le Quotidien du Médecin.

Les infections sexuellement transmissibles bactériennes ont connu une hausse marquée entre 2020 et 2022 en France métropolitaine. La proportion d’infections à chlamydia a augmenté de 16%, avec 102 cas pour 100.000 habitants, celle de gonococcies de 91%, avec 44 cas pour 100.000, et celle de syphilis de 110%, à 21 cas pour 100.000, selon les données de Santé publique France, rapportées par Le Point. “Les IST représentent un problème de santé publique majeur en raison de leur transmissibilité (aux partenaires et materno-foetale), de leur fréquence, des complications à long terme qu’elles induisent et de leur rôle dans la transmission du VIH”, rappelle l’étude.

Dans un entretien à L’Usine Nouvelle, Thomas Borel, directeur des affaires scientifiques et de la responsabilité sociétale des entreprises du Leem, et Pascal Le Guyader, directeur général adjoint du syndicat, passent en revue les dernières avancées de l’industrie pharmaceutique en faveur de la transition écologique. Concrètement, il donne l’obligation aux entreprises de plus de 300 salariés de créer une commission environnementale pour suivre le sujet dans l’entreprise. “Elles devront aussi réaliser un bilan carbone de leurs activités dans un délai de 12 mois, à compter de la signature. Les entreprises peuvent, pour cela, s’appuyer sur un outil lancé en 2022, qui s’appelle CarbonEM.

5.355 contrats d’assistants médicaux ont été signés mi-novembre, dont 3.136 en zone sous-dense, selon un bilan de l’Assurance-maladie qui souhaite accélérer ces recrutements aidés pour accompagner les médecins libéraux, principalement des généralistes, mais aussi des cardiologues, ophtalmologues, pédiatres ou dermatologues.

221 millions de documents alimentent désormais, en rythme annuel, “Mon espace santé”. Soit un niveau proche de l’objectif de 250 millions fixé par l’ancien ministre de la Santé, Olivier Véran, se félicite Olivier Clatz, directeur du programme Ségur numérique.

L’épidémie de Covid-19 connaît un regain en France, selon différents indicateurs compilés par Le Monde. Le réseau des associations SOS Médecins a ainsi fait état d’une hausse spectaculaire de 28% des cas suspectés chez les adultes pour la semaine du 27 novembre au 3 décembre, par rapport à la semaine précédente. Cette augmentation est de 24 % dans le réseau des urgences hospitalières.

Handilab, du promoteur Fiminco, vise à rassembler sur 13.000 m2 à Saint-Denis un incubateur ainsi que des locaux destinés aux jeunes pousses et à la formation autour de la thématique du handicap. Une première partie du lieu ouvrira dès juillet 2024.

À compter du 1er janvier 2024, ce n’est plus l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) qui sera compétente en matière de surveillance et de vigilance des produits de cosmétique et de tatouage, mais l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES). Source : le quotidien du pharmacien.

848,9 milliards d’euros. C’est le montant des dépenses de protection sociale en France en 2022, soit 32,2% de son produit intérieur brut. Les prestations françaises s’élèvent ainsi en moyenne à 12.550 € annuels par habitant, dont 4.700€ liés au “risque santé”.

Pour 2024, les baisses de prix visées par le PLFSS s’élèvent à un milliard d’euros : 850 millions d’euros sur le médicament et 150 millions d’euros sur le dispositif médical. En sus, le gouvernement vise 300 millions d’euros d’économies par des réductions de volumes. Mais pour la première fois, il prévoit une enveloppe de 50 millions d’euros dédiée à des hausses de prix. Source : le quotidien du pharmacien.

L’épidémie de grippe saisonnière a désormais gagné la métropole française. La région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) est la première région qui passe au stade épidémique, selon Santé publique France. En revanche, les cas de bronchiolite pourraient avoir passé un pic et désormais décliner. Source : le quotidien du pharmacien.

C’est la quatrième fermeture qui est prononcée pour la pharmacie Labarre, à Nexon. Depuis près de dix ans, les procédures devant le tribunal administratif se suivent. Et se ressemblent. Lien vers l’article : https://www.lequotidiendupharmacien.fr/exercice-pro/nouveau-revers-pour-la-pharmacie-labarre-nexon?xtor=EPR-1-%5BNL_editionnumerique%5D-%5B20231212%5D&utm_content=20231212&utm_campaign=NL_editionnumerique&utm_medium=newsletter&utm_source=qph

La Cour de cassation a tranché, l’éditeur Alliadis (désormais Smart Rx, groupe Cegedim) sera rejugé pour la troisième fois en appel pour complicité de fraude fiscale dans une affaire de logiciels de gestion de l’officine (LGO) dit « permissifs ». « L’affaire a débuté en 2008, avec la mise en cause d’une pharmacienne de Remoulins (Gard) et de son époux pour travail dissimulé, qui ont reconnu par la suite avoir utilisé leur logiciel de gestion afin d’effacer des comptes près de 8 000 € de transactions par mois, en laissant entendre que la pratique était assez répandue dans la profession » rapporte TICsanté.

Avec près de 4 000 médicaments en ruptures de stock ou qui risquent de l’être, près de 40 % des ordonnances qui sont concernées par les pénuries. Dans ce contexte difficile et faute d’outils qui les informent en amont de ces ruptures ou qui leur permettent de mieux gérer ces situations, 80 % des titulaires adoptent une stratégie multigrossistes. 55 % d’entre eux déclarent également se tourner vers des confrères. Enfin, 27 % des titulaires et un préparateur sur trois affirment ne pas consulter les systèmes de signalement comme DP-Ruptures. Pour assurer une continuité des soins aux patients, il est donc urgent que les laboratoires collaborent étroitement avec les pharmacies pour anticiper et gérer les pénuries, conclut la société PharmedInsight.

La Chambre syndicale de la répartition pharmaceutique (CSRP) met en cause l’augmentation plus que significative des ventes directes aux pharmacies dans la situation de pénurie et d’inégalité de la répartition au sein du territoire, rencontrée sur l’amoxicilline ou la prednisolone. Par exemple, sur la période allant de janvier à octobre 2023, 62,8 % du volume des boîtes d’amoxicilline 1 g comprimés dispersibles étaient distribuées aux officines par l’intermédiaire des grossistes-répartiteurs contre 76,6 % un an plus tôt. Ces données traduisent une augmentation des ventes directes de +57% sur cette référence. Concernant la prednisone et la prednisolone, l’augmentation des ventes directes atteint plus de +130% sur la même période analysée, au détriment du réseau de la répartition (baisse enregistrée de -20%). Source : pharm-enews.fr

En 2021, 7% des personnes de 60 ans ou plus vivant à leur domicile en France sont en perte d’autonomie. Ce taux dépasse 9% dans 16 départements, note l’Insee.

82% des téléconsultations réalisées sur plateformes profitent à des jeunes actifs de moins de 40 ans. Source : étude conduite par l’Assurance-maladie en Île-de-France.

Quelque 61.400 élèves de 5e, sur les 632.000 concernés dans les collèges publics, soit environ 10%, ont reçu leur première injection du vaccin contre le papillomavirus. Un chiffre bien inférieur à l’objectif de 30% fixé par le gouvernement. 20minutes rappelle toutefois que les 180.000 collégiens du secteur privé n’ont pas été conviés à la campagne, à cause du refus de l’enseignement catholique. De plus, ces chiffres ne prennent pas en compte la vaccination réalisée sur les adolescents par les médecins de ville. La deuxième dose de vaccin sera délivrée lors du troisième trimestre.

Le vaccin thérapeutique à ARNm de Moderna, qui cible le mélanome, permet de réduire de 49 % le risque de réapparition du cancer ou de décès par rapport au traitement standard, selon des données publiées le 14 décembre. Ces résultats pourraient déboucher sur l’approbation du vaccin dès 2025.Source : le quotidien du pharmacien.

Le réseau enregistre 187 patients-consommateurs par jour au global entre septembre et novembre, comme en 2022 ; mais le nombre de visites chute de 3,9 % sur la partie conseil. « On avait déjà perçu que le panier moyen restait stable en valeur mais comprenait moins de produits, maintenant il y a aussi un étirement des achats en pharmacie pour essayer de juguler les impacts de l’inflation sur le pouvoir d’achat. » De fait, les nouveaux comportements des consommateurs sont particulièrement visibles sur les segments des compléments alimentaires et dispositifs médicaux oraux d’une part, et de la dermocosmétique d’autre part. Source : David Syr/Gers.

Quatorze prix Galien ont été décernés le 14 décembre 2023, parmi lesquels figurent quatre médicaments : Paxlovid, Sulenca, Aspaveli et Ebvallo. Source : le quotidien du pharmacien.

Le 7 décembre, le Laboratoire Novo Nordisk indiquait qu’il ne fallait plus initier de traitement avec Ozempic 0,25 mg (sémaglutide) et Victoza 6 mg/ml (liraglutide) et les réserver aux patients déjà traités, en raison de fortes tensions d’approvisionnement au niveau mondial des agonistes du récepteur du GLP-1. Mais ces deux antidiabétiques ne sont pas les seuls concernés. Aujourd’hui, c’est au tour du Laboratoire Lilly de formuler la même demande pour les spécialités de la gamme Trulicity (dulaglutide), solution injectable en stylo pré-rempli, quel que soit le dosage (0,75 mg, 1,5 mg, 3 mg, 4,5 mg).

Selon les informations du Monde, l’usine Sanofi de Mourenx (Pyrénées-Atlantiques) qui produit la Dépakine® (valproate de sodium) a rejeté dans l’atmosphère du bromopropane dans des quantités (156 mg/m3) qui dépassent de plus de 75 fois la limite autorisée (2 mg/m3). Le bromopropane, qui entre dans la composition du médicament antiépileptique, est classé cancérogène, mutagène et reprotoxique possible par le Centre international de la recherche sur le cancer et fait l’objet d’une autosurveillance de la part de l’industriel, précise le journal.

Alors que les dépenses sur les médicaments biologiques sont de l’ordre de 7 Mds d’euros aujourd’hui, et des lancements sont bien sûr à venir, les biosimilaires peuvent générer potentiellement 3 à 3,5 M d’euros d’économies.  Humira avec plus haut niveau de dépenses va prochainement tomber dans le domaine public. De vraies économies d’efficience sont à réaliser avec le transfert vers les biosimilaires, de quoi au final, mieux financer les biomédicaments innovants. Source : Frédéric Bizard/pharm-enews.fr.

53 % des médecins spécialistes étaient inscrits en secteur 2, à dépassement d’honoraires, en 2022 contre 42% en 2012, selon les statistiques du ministère de la Santé.

La revue Prescrire a dressé, pour la douzième fois, le bilan des médicaments à écarter pour mieux se soigner. Selon elle, 105 médicaments s’avèrent plus dangereux qu’utiles, dont 88 sont commercialisés en France. Lien vers l’article :

https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/actu/actualites/actus-medicaments/conseils-du-pharmacien-quels-sont-les-medicaments-a-ecarter.html?utm_source=24h-mpl&utm_medium=newsletter&utm_content=actu

 

« Depuis plus de dix ans, le taux de couverture de l’Assurance-maladie progresse: entre 2012 et 2022, sa part dans la consommation de soins et de biens médicaux est passée de 76% à 79,6% tandis que celle des organismes complémentaires de 13,6% à 12,6% ». Une tendance qui concerne notamment le médicament, dont le taux de remboursement moyen a progressé de 86,8% à 88,5% en cinq ans, « soit une augmentation de 600 millions d’€ de dépenses annuelles supplémentaires en 2022 ». Source : Thomas Fatôme/les échos.

Après plusieurs jours d’intenses négociations, les institutions européennes sont parvenues à un accord vendredi 8 décembre pour adopter la première règlementation contraignante de l’intelligence artificielle. Leur texte, l’AI Act, adopte une approche par les risques : ce n’est pas la technologie qui est encadrée mais ses cas d’usage. “Un vote final doit maintenant avoir lieu au Parlement et au Conseil au premier trimestre 2024”, rappelle Thierry Breton [La Tribune]. Selon L’Usine nouvelle, l’application effective du texte “ne devrait pas arriver avant 2026”, notamment pour laisser le temps aux entreprises de “se mettre en conformité”.

Élue Miss Alsace le 10 septembre dernier, deux jours après avoir été reçue docteur en pharmacie, Adeline Vetter représentera sa région au concours national Miss France 2024. À 27 ans, Adeline Vetter est l’une des premières Miss à avoir bénéficié de la récente suppression de l’âge limite pour se présenter aux concours régionaux, fixé jusqu’à présent à 25 ans, et sera la candidate la plus âgée parmi les prétendantes au prochain titre national. Source : le quotidien du pharmacien.

 

EUROPE ET AILLEURS

 

Le Parlement européen mise sur les pharmacies d’officine

La présentation cette semaine au Parlement européen d’une résolution sur la lutte contre les maladies non transmissibles (MNT) a été l’occasion pour l’instance communautaire de rappeler l’importance des pharmaciens d’officine dans ce domaine. Rapporteur d’une longue résolution sur la lutte contre les maladies non transmissibles (MNT) dans l’Union européenne, présentée et débattue au Parlement européen mercredi 13 décembre, l’eurodéputé libéral danois Erik Poulsen n’a pas oublié l’importance des pharmaciens d’officine dans ce domaine et demande que « les pharmacies des zones rurales soient mieux reconnues, car elles permettent à ces zones de conserver leur population et d’assurer le bien-être des citoyens ».

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Japon : les pénuries de médicaments s’aggravent sans réelle perspective d’amélioration

Face au manque de plusieurs produits, dont les antibiotiques, les antitussifs et les expectorants, le gouvernement a demandé aux fabricants d’augmenter leur production en leur offrant un soutien financier. Toutefois, selon l’Asahi Shinbun, le secteur fait surtout face à des problèmes structurels, sans possibilité de résoudre les pénuries à court terme. En effet, les problèmes de production sont aussi liés au Japon à une série de mesures administratives contre les fabricants de médicaments génériques en 2021. Plus de dix entreprises ont dû suspendre les lignes de production suite à des problèmes de qualité. Et certaines ont depuis été réorientées vers d’autres produits.

Lien vers l’article : https://www.asahi.com/ajw/articles/15075549

 

La Suède teste la livraison de défibrillateurs par drones

Une étude prospective suédoise publiée dans le numéro de décembre du Lancet Digital Health suggère que, face à une suspicion d’arrêt cardiaque extrahospitalier, déployer un drone équipé d’un défibrillateur automatisé externe, en parallèle d’une ambulance, s’avère payant. Pendant environ un an (entre 2021 et 2022), cinq drones équipés d’un défibrillateur automatique externe (DAE) ont été placés dans deux zones situées dans des aires semi-urbaines et couvrant environ 200.000 habitants. Au total, des données exploitables pour l’étude étaient disponibles pour 55 alertes. Ainsi, dans les deux tiers des cas, le drone est arrivé avant l’ambulance. Et ce, avec une avance médiane de 3 minutes et 14 secondes — considérée comme cliniquement pertinente.

Source : le quotidien du médecin.