Actualités du 12 au 16 septembre 2022

ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES

 

Agnès Firmin-Le Bodo : les professionnels de santé doivent jouer collectif

Pharmacienne et ancienne députée, Agnès Firmin-Le Bodo livre au « Quotidien » sa vision du rôle du pharmacien au cœur du système de soins. Ministre déléguée auprès du ministre de la Santé et de la Prévention, chargée de l’organisation territoriale et des professions de santé, elle insiste sur la nécessité d’un exercice coordonné avec les autres professionnels de santé et les collectivités. Extraits : « Pour les ESCAP, on verra. Mais il existe même des parcours qui ne portent pas de nom. Quant aux CPTS, elles sont très hétérogènes. La plus petite couvre environ 8 000 habitants alors que la plus importante en concerne 300 000. On voit par-là qu’on ne peut pas apporter une solution unique. Simplification et souplesse sont donc les deux principes qui doivent nous permettre d’apporter une réponse ».

Lien vers l’article :

https://www.lequotidiendupharmacien.fr/exercice-pro/agnes-firmin-le-bodo-les-professionnels-de-sante-doivent-jouer-collectif

 

Dispensation protocolisée : 2023 réserverait une bonne surprise

A l’approche de la présentation officielle, le 26 septembre prochain, du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2023, les discussions entre les syndicats pharmaceutiques et le gouvernement s’activent. Le dossier de la dispensation sous protocole est en cours d’arbitrage ministériel et il faut s’attendre à un « PLFSS original » concernant de nouvelles mesures réformant un système de santé en souffrance et facilitant l’accès aux soins, a appris Pierre-Olivier Variot, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO), lors de son entretien à Matignon avec le directeur adjoint du cabinet de la Première ministre le 14 septembre dernier.  Dans le texte en préparation, « le gouvernement entend compter davantage sur les pharmaciens et nous a fait savoir que les protocoles de dispensation dans les situations d’urgence sortiraient du cadre obligatoire de l’appartenance à un exercice coordonné », rapporte le président de l’USPO. Même pas besoin de l’Escap (équipe de soins coordonnée avec le patient), cette nouvelle forme de coordination plus simple et plus souple et porte d’entrée à l’interprofessionnalité autour du patient !

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Réforme de la santé : la conférence des parties prenantes lancée à la fin du mois, François Braun cible les abus de l’intérim

Le ministre de la Santé François Braun annonce le lancement de la conférence des parties prenantes à la fin du mois de septembre. « L’intensification de la lutte contre les déserts médicaux comptera parmi les priorités », a-t-il réaffirmé. « Ces inégalités ne sont pas acceptables et de nouvelles solutions doivent être apportées. Chacun a la responsabilité de dépasser ses postures et de prendre part dans la réponse aux besoins de santé. »

Source : le quotidien du médecin.

 

Téléconsultation, installation, consultation : ce que veulent les médecins

C’est fin octobre que débuteront les négociations entre syndicats de médecins et Assurance maladie pour une nouvelle convention. Mais, déjà, les syndicats font part de leurs propositions et desiderata. Le Syndicat des médecins libéraux (SML) a, le 8 septembre, présenté « sa » convention, chiffrée à 10 milliards d’euros. « Si nous voulons que les médecins de base s’intéressent à la vie conventionnelle, il faut une convention qui tranche avec les autres », a expliqué Philippe Vermesch, président du Syndicat des médecins libéraux (SML). Les propositions du syndicat sont nombreuses et concernent tous les domaines. Par exemple, au sujet des déserts médicaux, le SML demande « 0 cotisation sociale (hors cotisations CARMF) pendant 10 ans pour les médecins libéraux qui exercent ou s’installent dans les zones sous-denses ». Selon Philippe Vermesch, les aides actuelles (soit 50 000 €) ne sont pas pertinentes et sont discriminatoires car elles ne ciblent que les médecins qui s’installent. Autre proposition : développer les cabinets mobiles pour que les médecins puissent aller vers les populations les plus isolées. Mais pas question de mesures coercitives ! La téléconsultation fait aussi partie des solutions pour améliorer l’accès aux soins. Le SML souhaite que le seuil de téléconsultations des médecins traitants soit augmenté (actuellement, il est fixé à 20 % de l’activité) et que la téléconsultation assistée par un autre professionnel de santé soit favorisée. Mais pas à n’importe quelle condition : le président du SML rejoint le constat de Thomas Fatôme, directeur général de la Caisse nationale de l’Assurance maladie : « C’est le Far-West ». En clair, il faut réguler les plateformes. Et lutter contre les multiples téléconsultations de certains patients qui veulent, par exemple, obtenir un arrêt de travail. Philippe Vermesch propose d’ailleurs de dérembourser la 3e téléconsultation si elle a lieu quelques jours après les deux premières. Et d’ajouter : « Je veux une charte pour les pharmaciens afin qu’ils vérifient que le patient n’a pas pu consulter son médecin traitant ». Ce qui consisterait pour le pharmacien à appeler le médecin pour s’assurer qu’il n’a pas de disponibilités pour recevoir la personne. Afin de favoriser la prévention, le SML préconise de supprimer les Rosp (rémunérations sur objectifs de santé publique) actuelles et d’en créer une seule avec une quinzaine d’indicateurs (diabète, obésité, tabagisme…). Cette unique Rosp concernerait l’ensemble des médecins, généralistes et spécialistes. Le syndicat souhaite aussi que « la culture de la prévention » soit acquise par la formation continue et qu’un « droit à la prévention pour tous » soit instauré. Autre revendication importante : la revalorisation des tarifs des consultations pour rendre le métier attractif et faire face à l’inflation. Le SML propose de porter le tarif d’une consultation de base à 50 € et celui de la consultation longue complexe à 90 € (contre 70 € aujourd’hui). Et de créer une consultation longue « très complexe » à 120 €. Les forfaits pour les patients en ALD et/ou âgés devraient aussi être revalorisés. Au total, le SML chiffre « les investissements » de sa convention à 10 milliards d’euros sur 5 ans, dont 3 milliards en 2023 et 2024.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

 Pas de coupure pour les pharmacies

Les Libéraux de Santé (LDS) demandent les mêmes garanties pour les officines que celles données aux hôpitaux concernant les éventuels délestages de courant. Les Libéraux de Santé (LDS), qui regroupent onze syndicats représentatifs des professionnels de santé libéraux dont la FSPF, ont réclamé des garanties pour les officines, cabinets médicaux et laboratoires. « Les Libéraux de Santé appellent le gouvernement à exclure les lieux d’exercice des professionnels (cabinets, officines et laboratoires) des éventuels rationnements. » Ils estiment en effet « que la prise en compte des lieux où exercent les professionnels de santé libéraux est également indispensable pour permettre d’assurer la continuité des soins pendant la période hivernale ». Et concluent en invitant « l’ensemble des professionnels à adopter un comportement sobre vis-à-vis de leur consommation d’énergie et à participer à l’effort collectif pour éviter au maximum les rationnements ».

Source : le pharmacien de France.

 

Docaposte s’offre Easy-Consent, un logiciel de gestion du consentement médical

Docaposte (La Poste) rachète le logiciel Easy-Consent, développé par l’entreprise marseillaise Calimed Santé, qui permet au patient de matérialiser à distance son consentement à un acte médical. L’objectif est d’assurer une meilleure compréhension des termes médicaux mais aussi de protéger davantage les médecins et les établissements de soins d’un éventuel recours juridique.

Lien vers l’article : https://www.usine-digitale.fr/article/docaposte-s-offre-easy-consent-un-logiciel-de-gestion-du-consentement-medical.N2042722

 

Ozempic : suspicion de mésusage

Le Centre régional de pharmacovigilance (CRPV) de Montpellier (Hérault) rapporte des cas de mésusage des agonistes des récepteurs du GPL-1 chez des non diabétiques, en vue d’une perte de poids. « Nous avons recueilli moins d’une dizaine de cas au total, ce qui est probablement trop fortement sous-estimé » précise le Professeur Jean-Luc Faillie, responsable du CRPV. Ozempic mais aussi Trulicity (dulaglutide), Victoza (liraglutide) sont concernés, ainsi que, potentiellement, Byetta et Bydureon (exénatide). Le Pr Faillie indique suivre ce dossier avec l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Mais il est important que les pharmaciens qui observent de tels cas ou suspectent un détournement d’usage ou de prescription le signalent au CRPV dont ils dépendent (liste des centres sur le site de l’ANSM) ou via le formulaire signalement-sante.gouv.fr.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Prévention des cancers : c’est aujourd’hui qu’il faut agir

L’INCa lance une campagne d’information sur les principaux facteurs de risque évitables de cancers. Son objectif ? Susciter des changements de comportements bénéfiques à la santé. Le Cespharm met à votre disposition une brochure rassemblant les gestes de prévention à adopter au quotidien pour réduire le risque de cancer.

Pour en savoir plus : https://www.ordre.pharmacien.fr/Communications/Les-actualites/Prevention-des-cancers-c-est-aujourd-hui-qu-il-faut-agir

 

Une nouvelle référence parmi les biosimilaires de Lovenox

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) vient d’ajouter une nouvelle spécialité à la liste des biosimilaires de Lovenox (énoxaparine). À ce jour, seul le médecin peut interchanger le médicament d’origine par un biosimilaire, la substitution par le pharmacien étant limitée à deux molécules, filgrastim et pegfilgrastim. L’ANSM vient de publier sa décision du 9 septembre d’inscrire l’énoxaparine Ledraxen à la liste de référence des groupes biologiques similaires. Cette spécialité du Laboratoire Venipharm s’ajoute aux biosimilaires de Lovenox (Sanofi) commercialisés par Biogaran, Arrow ou encore Rovi.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

L’intersyndicale des Libéraux de santé et les complémentaires relancent le chantier du tiers payant

Dans le contexte de l’inflation et des tensions sur le pouvoir d’achat, le sujet du tiers payant refait surface. Les trois représentants des familles d’organismes complémentaires – le CTIP pour les institutions de prévoyance, la Mutualité Française pour les mutuelles et France Assureurs pour les assurances privées – et l’intersyndicale des Libéraux de santé* (dont font partie la CSMF et le SML) ont signé la semaine dernière un « accord de collaboration créant un espace de dialogue et de coconstruction ». Accès aux soins pour tous, prévention, innovation, sans oublier le versant financier de l’offre de soins constitueront les principaux axes de ces échanges. Avec deux thèmes prioritaires : comment améliorer les dispositifs de dispense d’avance de frais par les patients et comment concevoir et déployer les actions de prévention et de santé publique.

Sources : le quotidien du médecin et du pharmacien.

 

Oui, les autotests peuvent toujours être délivrés au personnel de l’Éducation nationale

La Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) a rappelé que les pharmaciens sont toujours autorisés à délivrer des autotests de dépistage du Covid au personnel de l’Éducation nationale, sur présentation d’une attestation nominative de l’employeur. Une mise au point nécessaire face aux « nombreuses interrogations » reçues sur le sujet, ainsi qu’aux « informations contradictoires » qui ont pu être diffusées. Mis en place par un arrêté du 21 janvier 2022, ce dispositif qui prévoit la remise gratuite de 10 autotests par mois pour les personnels de l’Éducation nationale avait déjà été prolongé tout l’été. « Nous ne manquerons pas de revenir vers vous afin de vous tenir informés de la date de fin de ce dispositif », indique le syndicat à l’intention des confrères.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Six nouveaux groupes génériques

Six nouveaux groupes génériques ont été ajoutés au répertoire, selon un avis de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé publié le 12 septembre. À ce jour, aucun générique n’est encore commercialisé dans ces groupes.

Lien vers l’article :

https://www.lequotidiendupharmacien.fr/medicament-parapharmacie/medicament/six-nouveaux-groupes-generiques?xtor=EPR-1-%5BNL_editionnumerique%5D-%5B20220915%5D&utm_content=20220915&utm_campaign=NL_editionnumerique&utm_medium=newsletter&utm_source=qph

 

Pharmazon propose des réductions via les comités d’entreprise

La plateforme de e-pharmacie Pharmazon communique sur une offre dédiée aux comités d’entreprise « pour lutter contre la vie chère » tout en soutenant les pharmacies de proximité. C’est une parution dans « Presse Agence, la lettre économique et politique de PACA » qui présente l’offre de Pharmazon à destination des comités sociaux et économiques (CSE) des entreprises. « Une première dans le secteur de la parapharmacie », assure le rédacteur. Créé en 2015, Pharmazon est à la fois une centrale d’achat pour les pharmacies (SRA) et un site d’e-commerce. Surtout, l’entreprise se présente comme un soutien aux pharmacies de proximité en orientant l’acheteur vers l’option click & collect dans l’officine de son choix. Cette nouvelle offre répond aussi à cet objectif : « Les sociétés et leurs salariés vont contribuer, à chaque achat sur pharmazon.fr, à leur économie locale en soutenant une pharmacie de proximité. » Le principe ? Les salariés bénéficient d’un code de réduction dont le montant a été décidé avec le CSE des entreprises partenaires. Pharmazon prend à sa charge le premier palier de réduction (5 à 10 euros) et l’entreprise adhérente peut faire le choix d’abonder ce montant. Selon Audrey Lecoq, fondatrice de Pharmazon, ont déjà adhéré les CSE d’entreprises telles que LVMH, Cdiscount, ou encore Orpea : « Nous avons commencé à présenter cette offre début septembre et ce sont déjà plus de 100 000 salariés qui peuvent profiter de la réduction tout en faisant un achat engagé. » Elle rappelle par ailleurs avoir dénoncé, en août 2022, les hausses tarifaires des laboratoires. Un seul d’entre eux a justifié sa hausse alors que « plus de 80 % des 320 laboratoires partenaires ont réalisé une hausse de tarif depuis le 1er juillet, sans explication si ce n’est la conjoncture ». L’offre aux CSE a donc aussi pour but de limiter l’impact de ces hausses de prix.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Il n’y aura pas de retour sur la réforme de la Paces, assure la ministre de l’Enseignement supérieur

Lors de sa conférence de rentrée, Sylvie Retailleau, nouvelle ministre de l’Enseignement supérieur a assuré qu’il n’y aurait pas de retour en arrière sur la réforme du premier cycle des études de médecine. Mais un bilan est en cours pour prévoir des ajustements.

Lien vers l’article du généraliste : https://www.legeneraliste.fr/jeunes-medecins/formation-initiale/il-ny-aura-pas-de-retour-sur-la-reforme-de-la-paces-assure-la-ministre-de-lenseignement-superieur?xtor=EPR-1-%5BNL_editionnumerique%5D-%5B20220915%5D&utm_content=20220915&utm_campaign=NL_editionnumerique&utm_medium=newsletter&utm_source=gene

 

Bronchiolite : autorisation du vaccin de Sanofi

« Le laboratoire français Sanofi et le britannique AstraZeneca ont obtenu le feu vert de l’Agence européenne du médicament (EMA) pour un vaccin destiné à prévenir la bronchiolite chez les nouveau-nés », a annoncé Sanofi. Le nirsevimab, développé conjointement par AstraZeneca et Sanofi, sera commercialisé sous le nom Beyfortus. Cet anticorps a été conçu pour protéger les nourrissons pendant toute la durée de la saison de circulation du virus respiratoire syncytial (VRS), à l’origine de la bronchiolite. Il sera destiné aux bébés de moins d’un an.

Source : pharm-enews.

 

RETAIL

 

Galeries Lafayette : le bien-être en ligne de mire

Après deux ans de crise sanitaire et une baisse de fréquentation des touristes dans la capitale, les Galeries Lafayette se réinventent en aménageant un espace bien-être en sous-sol de leur navire amiral, boulevard Haussmann à Paris. La Wellness Galerie a ouvert début juillet. Le groupe Galeries Lafayette a franchi une nouvelle étape dans le plan de transformation et de modernisation de son flagship parisien. Après le réaménagement des rayons enfant, chaussures et femme, le lancement de son offre (Re) Store dédiée à la seconde main, le magasin du boulevard Haussmann a ouvert un espace bien-être de 3 000 m², au sous-sol du bâtiment de la coupole. « C’est la première fois dans le monde qu’un grand magasin consacre un étage entier au bien-être, selon son directeur Alexandre Liot. Le secteur du bien-être est en pleine expansion et occupe une place croissante dans les attentes des clients, surtout depuis la crise du Covid-19. Notre objectif est de séduire les Parisiens et les Français qui viennent dans le quartier, comme les visiteurs internationaux individuels, avides de découvrir un lieu de plaisir, destiné à se faire du bien ».

Pour en savoir plus : https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/actu/actualites/actus-socio-professionnelles/la-wellness-galerie-a-la-mode-des-galafs.html?utm_source=24h-mpl&utm_medium=newsletter&utm_content=actu

https://www.lsa-conso.fr/les-galeries-lafayette-haussmann-se-muenten-temple-du-bien-etre,416916

 

O’caZ, la nouvelle enseigne anti-inflation du groupe Casino

“Plus bas y’a pas !”, c’est le slogan de la nouvelle enseigne de Casino, baptisée O’caZ, dont la première unité a ouvert le 17 août dernier à Vals-près-le-Puy, près du Puy-en-Velay (Haute-Loire). Dans ce supermarché de 300 m2, situé à proximité d’un hypermarché Géant, l’enseigne propose des vêtements de seconde main, des téléphones reconditionnés, ou encore, des prix cassés – jusqu’à 70 % moins cher que le neuf –, pour toutes sortes d’articles (vaisselle, déco, produits d’hygiène et d’entretien, électroménager…). Objectif : soulager le portefeuille des consommateurs dans un contexte inflationniste.

Source : pharmacien manager.

 

NoWW, c’est l’heure de la consigne !

La société NoWW (pour “No waste in my world”, soit littéralement “Pas de gaspillage dans mon monde”) déploie son système de consignes. Créée en 2019, elle propose des emballages en verre ou en plastique estampillés d’un QR code à utiliser pour les produits en vrac. « Nous n’avons jamais été abordés par des officines. Mais le réemploi des emballages va concerner beaucoup de marques et produits, et notre vision est d’utiliser les points de vente existants comme points de proximité pour récupérer et collecter ces contenants consignés et réutilisables », estime Catherine Rouanet, cofondatrice de NoWW. Le consommateur est servi dans cet emballage payant, réutilise ce dernier ou le rapporte dans une machine en boutique où il récupère, selon le choix du commerçant, un bon d’achat, un crédit sur une carte de fidélité, un don à une association… Bonus RSE à cette pratique anti-déchet : les récipients et la machine sont fabriqués en France.

Source : le pharmacien manager.

 

Sobriété énergétique : l’enseigne E.Leclerc est-elle un modèle à suivre ?

A compter du lundi 12 septembre, l’enseigne E.Leclerc met en place une série de mesures pour réduire la consommation électrique de ses magasins. Concrètement, le concept de sobriété énergétique se traduit, chez E.Leclerc par plusieurs décisions concernant l’éclairage : extinction des enseignes lumineuses et des affichages sur écrans à l’intérieur et à l’extérieur dès la fermeture. Dans la surface de vente, l’éclairage a diminué « de 30 % en moyenne en présence du public et de 50 % lorsque seuls les salariés sont présents », précise le distributeur dans un communiqué de presse. Un plan de sobriété qui vise une baisse de la consommation de l’éclairage de 30 %, soit l’équivalent chaque mois de la consommation électrique de 24 000 ménages. « Dans les magasins récents équipés de variateurs, c’est assez facile à faire, mais il y en a d’autres pour lesquels c’est plus compliqué », a assuré Michel-Edouard Leclerc, président du comité stratégique des centres E.Leclerc dans une interview à BFM TV, prenant pour exemple « l’extinction d’une lampe sur deux ». Concernant le chauffage, l’autre gros poste de dépense pour les supermarchés, l’enseigne prévoit de réduire la température d’un degré Celsius. « Le chauffage sera entre 18, 19 et 20 °C dans les magasins, même si, a précisé Michel-Edouard Leclerc, « c’est toute une machinerie, sur un centre commercial de 30 000 m², pour arriver à une température moyenne indiquée ».

Source : le moniteur des pharmacies.

 

CHIFFRES

 

« La circulation du SARS-CoV-2 est repartie à la hausse après plusieurs semaines d’amélioration de la situation épidémique », affirme Santé publique France, dans son point hebdomadaire jeudi 15 septembre. Un bon de plus de 67 % des nouveaux cas de Covid-19 enregistrés (de 33 263 à 19 866 une semaine plus tôt) a été constaté. Le nombre de tests (852 500), quant à lui, a augmenté de 9 % la semaine du 5 au 11 septembre, selon la Drees, le service statistique des ministères sanitaires et sociaux. Une hausse particulièrement marquée chez les moins de 16 ans (+ 56 %). Source : le Monde.

Sur le premier semestre 2022, la contribution des « missions Covid » à la marge globale moyenne de l’officine a été nettement plus importante (plus du double) qu’au cours du premier semestre 2021. Résultat : avec une croissance du chiffre d’affaires (CA) lié au Covid-19 de + 131 % sur cette période, le CA global de l’officine fait un bond de + 10,6 %.

Selon les moyennes du cabinet AdequA tirées de son portefeuille clients, en 2021, le coût horaire chargé d’un pharmacien adjoint est de 43,36 €, celui d’un préparateur de 24,09 €, d’un étudiant en pharmacie de 24,61 € et d’un employé de 18,40 €, soit pour un temps complet, un salaire chargé respectivement de 6 576 € pour un adjoint, de 3 653 € pour un préparateur, de 3 732 € pour un étudiant en pharmacie et de 2 790 € pour un employé.

83,4 % de la population adulte de l’Union européenne a désormais reçu au moins une primo-vaccination contre la Covid-19. L’UE a par ailleurs exporté 2,4 milliards de doses de vaccins vers 168 pays, selon le dernier bilan de la Commission européenne.

Une version bivalente du vaccin Moderna, ciblant la souche historique et le sous-variant Omicron BA.1, vient de recevoir son AMM. Elle sera disponible en flacons de 5 doses dans un premier temps.

36 % des patients migraineux juge leur parcours de soins similaire à un parcours du combattant, selon une enquête de l’association La voix des migraineux, présentée à l’occasion du 2e Sommet francophone de la migraine.

Seuls 40% des Français maîtrisent les gestes de premiers secours (massage cardiaque, position latérale de sécurité, bouche-à-bouche, etc.), s’est alarmée la Croix rouge, à l’occasion de la journée mondiale dédiée. Philippe Da Costa, le président de l’organisation, assure pourtant que deux tiers des Français souhaitent connaître les gestes qui sauvent. D’autant que dans la quasi-totalité des situations d’urgence, c’est la vie d’un proche qui est en jeu. « Derrière le discours politique, il faut un engagement plus fort de l’État et des collectivités locales », estime le dirigeant.

Le fabricant de stimulateurs cardiaques implantables a contacté l’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé pour l’informer de la défaillance de certains de ses appareils. L’agence indique comment identifier les pacemakers possiblement à problème. Ce problème concerne plus exactement les pacemakers modèles Assurity et Endurity fabriqués et distribués entre septembre 2019 et avril 2022 et possiblement implantés entre septembre 2019 et juillet 2022. Ce qui représente pour la France 16 300 pacemakers. Pour en savoir plus : https://ansm.sante.fr/actualites/probleme-de-fabrication-sur-certains-stimulateurs-cardiaques-implantables-pacemakers-abbott-st-jude-medical-double-chambre-assurity-et-endurity-recommandations-pour-les-patients-et-les-professionnels-de-sante

Pour la première fois en 30 ans, l’indice prenant en compte l’espérance de vie, l’éducation et le niveau de vie, a reculé deux années de suite (2020 et 2021), revenant à son niveau de 2016. Cela concerne plus de 90% des pays du monde, selon le Programme des Nations unies pour le développement.

Créé en 2005, Hygie31 réunit les 4 enseignes de Laf Santé (Pharmacie Lafayette, Optique Lafayette, Médical Lafayette et Parapharmacie Lafayette), Dhygietal (structure dédiée aux sites de vente en ligne Cocooncenter.com et parapharmacielafayette.com), ainsi que Gener’+, centrale de référencement de la coopérative Pharmacorp. L’intégration d’Ecoceutics lui permet de dépasser les 2 Md€ de chiffre d’affaires combiné et de rassembler plus de 850 pharmacies d’officine en France et en Espagne. Source : les échos.

« Un produit entamé se conserve beaucoup moins longtemps, avertit le groupement de pharmacies Giropharm. Par exemple, il est recommandé de ne plus utiliser un flacon de sirop ou un tube de pommade passé un délai de 30 jours après son ouverture. » Source : pourquoi docteur.

Des « mules » recrutées via les réseaux sociaux ou des messageries cryptés pour récupérer dans des pharmacies des médicaments hors de prix avec des ordonnances falsifiées dans le but de revendre les boîtes à l’étranger. C’est le juteux business d’escrocs peu scrupuleux. Et le nouveau cauchemar de l’Assurance maladie. Selon nos informations, quelque 5 millions d’euros de dépenses frauduleuses ont été détectés par l’organisme depuis le début de l’année. Et ce n’est sans doute que le sommet de l’iceberg. Source : le Parisien.

Dès le mois d’octobre les pharmaciens vont être aidés par un protocole pour leur permettre de déterminer les fausses ordonnances, en particulier sur les médicaments allant de 300 jusqu’à 50.000 euros la boîte. Lien vers l’article : https://www.capital.fr/economie-politique/medicaments-le-plan-de-lassurance-maladie-pour-lutter-contre-les-fausses-ordonnances-1445824

Si les personnes sont assidues, la télésurveillance médicale présente de nombreux bénéfices. C’est ce que montre une nouvelle étude menée sur des patients atteints d’insuffisance cardiaque. Les taux d’hospitalisation et de décès ont baissé grâce au recours à un programme de télésuivi. Globalement, les taux d’hospitalisation pour maladies cardiovasculaires sont passés de 79,4% l’année précédent l’inscription à 41,1% l’année suivante et de 52,2% à 18,8% pour les hospitalisations pour insuffisance cardiaque. Le taux de mortalité à 12 mois était quant à lui de 11,2%, soit plus faible qu’avant le recours au dispositif. Lien vers l’article : https://www.usine-digitale.fr/article/le-telesuivi-des-patients-atteints-insuffisance-cardiaque-reduit-les-hospitalisations-et-les-deces.N2042247

+ 3 % : C’est la hausse de la consommation de soins de médecins généralistes en 2021, contre une baisse de 2,7% en 2020, selon les derniers chiffres de la Drees.

Un patient de 81 ans est mort le 1er septembre, après avoir passé 22 heures sur un brancard aux urgences de Strasbourg, dans le Bas-Rhin. Triste ironie du sort, l’équipe de l’hôpital avait effectué, 36 heures avant le drame, une déclaration d’alerte déplorant l’état de saturation des services. Quand l’octogénaire est arrivé, il y avait « 50 patients pour 30 places sur brancards avec des véhicules en attente dans le sas de dépôt des urgences », indique le secrétaire général de FO aux HUS, Christian Prud’homme. Source : la dépêche.

Salaires nets moyens à l’hôpital en 2020 : 5 870 euros pour les personnels médicaux (+2,6%), 2 463 euros pour les agents (+5,9 %). La croissance de 5,9% est « la plus forte depuis plus de dix ans », selon les chiffres publiés mercredi par l’Insee et la Drees.

Lorsque Paxlovid était disponible en accès précoce, de février à début mai 2022, 10 500 personnes en ont bénéficié. Un nombre trop peu élevé, en raison du manque d’information des médecins sur la disponibilité du médicament en ville, selon une étude menée par le groupement d’intérêt scientifique ANSM-CNAM (Epi-Phare).

60 % de Français souhaiteraient essayer le concept de magasins sans caisse. 31 % d’entre eux déclarent vouloir réaliser l’intégralité de leurs courses, ou presque, dans des magasins sans caisse. Source : Capterra.

Au rythme de 250 nouvelles applications de santé chaque jour, soit environ 90 000 par an, plusieurs centaines de milliers d’applis à caractère médical sont aujourd’hui disponibles via les plateformes de téléchargement. Suivre sa glycémie, sa tension, sa fréquence cardiaque ou encore son sommeil, avec ou sans objet connecté, peut paraître séduisant pour des personnes atteintes de maladies chroniques ou n’importe quel sportif. Cependant, peu d’applis peuvent démontrer leur efficacité et assurer l’encadrement requis. Ainsi, comme l’a signalé une étude publiée dans « The journal of medical Internet research » (JMIR), sur 68 applications françaises analysées, 64 % n’avaient bénéficié d’aucune étude clinique pertinente avant leur commercialisation. « Seulement 21 % des applications avaient fait l’objet d’un essai randomisé », précisent les auteurs, ajoutant que le coût élevé de ces études et l’absence de législation en la matière freinent les développeurs de telles solutions numériques. « Il n’y a pas le même circuit pour une application en médecine que pour le circuit du médicament par exemple », regrette Rémi Sabatier, cardiologue au CHU de Caen, et vice-président de l’Institut national d’e-santé. Il va même jusqu’à souligner la mise en danger des patients lorsque ces applications ne fonctionnent pas.

Avec un total de 31,1 milliards d’euros, le poste « médicaments de ville », comprenant les médicaments délivrés en officine et en rétrocession hospitalière, est en hausse (4,4 %) et ce pour la première fois depuis 2014. Cette progression s’explique par plusieurs facteurs, dont le premier est une forte augmentation des volumes (+ 7,7 %). En effet, plusieurs classes thérapeutiques, notamment les traitements du cancer, les immunosuppresseurs et les antidiabétiques ont vu leur consommation se développer, tandis que de nouveaux traitements sont arrivés à l’officine (Kaftrio et Symkevi dans la mucoviscidose, par exemple). En parallèle, la baisse des prix des médicaments a été moins forte en 2021 (- 3 %) que les années précédentes (elle était en moyenne de – 4,2 % par an entre 2011 et 2019 et de – 6,8 % en 2020).

Source : le pharmacien de France.

 

La totalité des 7 500 Ehpad sera contrôlée durant deux ans sur pièces ou sur place, assure le ministère. Lien vers l’article : https://www.lequotidiendumedecin.fr/hopital/la-totalite-des-7-500-ehpad-sera-controlee-durant-deux-ans-sur-pieces-ou-sur-place-assure-le?xtor=EPR-1-%5BNL_editionnumerique%5D-%5B20220916%5D&utm_content=20220916&utm_campaign=NL_editionnumerique&utm_medium=newsletter&utm_source=qdm

 

Selon une étude publiée dans la revue « Journal of Alzheimer’s disease », le risque de développer la maladie d’Alzheimer chez les personnes âgées a presque doublé (passant de 0,35 % à 0,68 %) sur une période d’un an après l’infection Covid-19.

 

L’irruption de cinq hommes armés dans une pharmacie de garde à Saint-Laurent du Maroni, en Guyane, lundi 12 septembre, relance la question de l’insécurité dont sont victimes les pharmacies en outre-mer comme en métropole. La Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) dénonce l’immobilisme du ministère de l’Intérieur. Lien vers l’article : https://www.lequotidiendupharmacien.fr/exercice-pro/le-braquage-de-trop-dans-une-officine-guyanaise?xtor=EPR-1-%5BNL_editionnumerique%5D-%5B20220915%5D&utm_content=20220915&utm_campaign=NL_editionnumerique&utm_medium=newsletter&utm_source=qph

 

La protection offerte par la vaccination contre le Covid long est de nouveau confirmée par une étude israélienne, selon laquelle deux doses ou plus du vaccin Pfizer réduiraient de 50 à 80 % le risque de signaler des symptômes prolongés après une infection par le SARS-CoV-2. « Il devient de plus en plus clair que les vaccins protègent non seulement contre la maladie mais aussi contre les effets à long terme, parfois bouleversants, du Covid », commente l’auteur principal de l’étude, le Pr Michael Edelstein.

 

Après avoir lancé un investissement de 25 millions d’euros sur le site de production Life Science, à Molsheim (Alsace), en mai 2021, Merck confirme sa volonté de mettre la France au cœur de sa stratégie. Le groupe annonce un investissement complémentaire de 130 millions d’euros pour accroître ses capacités de production.

 

GROUPEMENTS

 

Objectif pharma : une appli pour acheter en ligne

Objectif Pharma, un des deux groupements de la coopérative Welcoop, se dote d’une application click & collect qui permet de payer ses emplettes depuis un smartphone. Avec cet outil, les quelque 500 adhérents du réseau ont du coup la possibilité d’organiser un service de livraison, pour un achat sans couture. Jusque-là l’offre de click & collect se résumait uniquement à une réservation, sans transaction et depuis un site web. La nouvelle appli s’inscrit dans une stratégie de connexion avec les clients plus large et quasi instantanée. Le groupement compte également développer son offre “pacte de progrès”, qui permet aux adhérents de bénéficier d’un accompagnement personnalisé sur différentes thématiques, telles que le web, les achats, la vente, ou la concurrence discount. « De plus, nous allons relancer les services d’accompagnement des patients, trop peu mis en place depuis le Covid-19 », souligne Guillaume Paquin, docteur en pharmacie et président du conseil de surveillance d’Objectif Pharma depuis juin.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Une charte RSE pour Monceau Fleurs

Emova Group, qui comprend les enseignes de fleuristes Au Nom de la Rose, Monceau Fleurs, etc vient de se doter d’une charte de responsabilité sociale d’entreprise (RSE). Ce texte résume une démarche formalisée par Céline Rivals, une ancienne de Monoprix et Dior recrutée en juin 2021 en tant que directrice RH et RSE. Par ses mots, signés par la direction et les magasins (283 franchises et succursales), l’entreprise se fixe pour missions : développer une offre durable, accroître sa contribution sociale, réduire ses impacts environnementaux, mesurer et partager sa performance environnementale et sociale. Pour chacun de ces buts, des leviers d’actions ont été listés et des objectifs fixés d’ici à 2025. Il s’agit, par exemple, de vendre 80 % de fleurs certifiées pour l’environnement et le social, ou de saison, ou produites localement ; de porter à 150 le nombre d’embauches en insertion professionnelle ; de n’avoir recours à aucun plastique à usage unique, ou encore, d’être transparent sur l’origine de 100 % des produits vendus. Des objectifs dont tout groupement d’officines pourrait s’inspirer.

Source : le pharmacien manager.

 

Evolupharm : un concept retail intérieur en 2023

Plus de 35 ans après sa création, Evolupharm reste fidèle à ses fondamentaux, « à savoir garantir l’indépendance de nos adhérents tout en leur proposant des solutions privilégiées pour accroître leur activité », rappelle François Douère, directeur des opérations du groupement (C.A 2021 : près de 100 M€). Les 1200 adhérents (dont 400 à l’enseigne extérieure) bénéficient ainsi d’une centrale d’achat intégrée, d’une plateforme logistique et d’une équipe de 50 délégués sur le terrain dédiés aux pharmaciens. « Nous leur proposons également plus de 350 produits à la marque (MDD), associant bio et Made in France, une offre complète de produits de maintien à domicile (1000 références), ainsi qu’une gamme de médicaments génériques, dont le groupement est aujourd’hui titulaire et exploitant des autorisations de mises sur le marché (AMM) », poursuit François Douère. Enfin, une palette complète de services est disponible pour aider le pharmacien à s’installer, animer et accroître son point de vente. « Nous avons récemment développé différentes formations sur l’agencement, le merchandising… D’ailleurs, nous lancerons en 2023 un concept intérieur à l’enseigne Evolupharm. Le pharmacien sera bien entendu libre d’y adhérer », conclut François Douère.

Source : le pharmacien manager.

 

NOMINATION

 

Dominique Pon va rejoindre Docaposte comme directeur général adjoint

L’ex-responsable ministériel du numérique en santé, Dominique Pon, va rejoindre Docaposte, filiale du groupe La Poste, en tant que directeur général adjoint et membre du comité exécutif, a annoncé l’entreprise le 15 septembre. Il aura pour mission, à compter du 1er janvier 2023, d’accompagner le développement de Docaposte et de contribuer à la mise en œuvre du plan stratégique de la filiale numérique du groupe La Poste dont l’ambition est « de devenir, d’ici 2030, l’acteur référent des services de confiance numériques et de la sécurité en France et en Europe ». « Il s’agit d’une création de poste ».

Source : tic pharma.

 

AGENDA

 

Calendrier prévisionnel de l’examen du PLFSS pour 2023

  • Présentation en conseil des ministres le lundi 26 septembre
  • Examen en séance publique à l’Assemblée nationale du jeudi 20 octobre au mercredi 26 octobre
  • Le PLFSS devra donc être étudié avant le 20 octobre en commission des Affaires sociales.

Source : BTA.

 

AILLEURS

 

Pharmacien prescripteur : bientôt une réalité en Angleterre

Une révolution plus silencieuse se met actuellement en place dans les officines anglaises : dès le début de l’année prochaine, 3 000 pharmaciens seront formés à la prescription de médicaments sous leur propre initiative, et la mesure sera étendue à toutes les officines d’ici à 2026, vient d’annoncer le NHS, le service national de santé du pays. La prescription officinale de médicaments remboursables n’est pas totalement nouvelle au Royaume-Uni, puisqu’elle se pratique déjà depuis 2002 en Écosse, et depuis peu au Pays de Galles. En Angleterre en revanche – où se situent 85 % des 14 000 officines britanniques – cette possibilité était certes déjà offerte à certains pharmaciens, mais uniquement avec l’accord et sous le contrôle des médecins traitants des patients concernés. Le NHS vient de lever cette obligation préalable et va former dans un premier temps 3 000 pharmaciens à la prescription « indépendante », lesquels participeront à leur tour à la formation des pharmaciens restants. L’objectif est que tous les pharmaciens anglais puissent devenir prescripteurs d’ici à 2026. Le directeur des services pharmaceutiques du NHS pour l’Angleterre, David Webb, a déclaré que les pharmaciens anglais rendent déjà avec succès de nombreux services aux patients et que le droit de prescription viendra compléter et améliorer encore ces derniers. Depuis cet été, les pharmaciens britanniques sont par ailleurs autorisés, sous certaines conditions, à prolonger les arrêts de maladie établis par les médecins aux patients. En pratique, chaque région anglaise sera dotée l’an prochain d’un centre de formation et de référence à la prescription pharmaceutique, qui sera animé par des médecins et par des pharmaciens cliniciens, en particulier ceux qui travaillent dans des centres et cabinets médicaux de groupe, une pratique très répandue dans le pays. À l’issue de ces formations allant du diagnostic au suivi de la délivrance, pour une liste d’affections qui n’est pas encore précisément définie, les 3 000 premiers pharmaciens formés deviendront des « pharmaciens éclaireurs » et formeront à leur tour le reste de leurs confrères. Les pharmaciens britanniques sont très demandeurs de nouveaux services et de nouvelles missions, d’autant que ces activités sont rémunérées par des honoraires qui compensent la baisse régulière des honoraires de dispensation, et leurs associations professionnelles ont salué cette nouvelle évolution. La population plébiscite ces services, car les médecins sont traditionnellement peu nombreux et difficiles d’accès, le NHS limitant depuis des décennies leur nombre pour des raisons d’économie. Les consultations et prescriptions menées de manière « indépendante » par les pharmaciens anglais constituent donc une nouvelle étape de la réorganisation des services de santé du pays, selon un modèle « gagnant-gagnant » aussi bien pour le NHS que pour les pharmaciens et les patients eux-mêmes.

Source : Le Quotidien du Pharmacien.