Actualités du 13 au 17 novembre 2023

PLFSS

 

Examen au Sénat

Les sénateurs poursuivent l’examen du PLFSS pour 2024 en séance publique, examen entamé en début de semaine. A ce stade, sur les plus de 1300 amendements déposés, 206 ont été adoptés par les sénateurs. Concrètement, ce que change leur adoption :

– Sur l’élargissement des compétences des pharmaciens (Article 25)

Les sénateurs ont tenu à préciser que la nouvelle mission de délivrance d’antibiotiques contre angine et cystite ne concernait que les patients de plus de 10 ans.

C’est également à cet article que les sénateurs ont adopté l’amendement d’Alain Milon proposant une “substitution pleine et entière” de tous les biosimilaires par les pharmaciens. Mesure qui risque d’être supprimée à l’Assemblée nationale au profit de la demande du Gouvernement, plus restrictive.

– Sur les rendez-vous de prévention (Article 20)

Les sénateurs ont demandé à pouvoir participer à la définition des professionnels de santé chargés de la réalisation de ces rendez-vous, de manière notamment à inclure les kinés.

Le Sénat a également adopté un amendement précisant que les règles de rémunération des professionnels de santé et les conditions de facturation des rendez-vous de prévention devront avoir été fixées au plus tard le 1er janvier 2026.

– Sur les mesures visant à lutter contre les ruptures d’approvisionnement (Article 33)

Les sénateurs ont tenu à élargir les conditions de recours à ces mesures d’épargne de médicaments et ont précisé qu’elles pourraient être utilisées non seulement en cas de ruptures d’approvisionnement, mais également en cas de simple risque de rupture. Néanmoins, le Sénat a supprimé certains leviers initialement prévus par le Gouvernement, notamment la possibilité de rendre obligatoire la dispensation de médicaments à l’unité, et a également précisé que les “mesures de police sanitaire” que l’ANSM pourrait prendre (mesure ajoutée par amendement à l’Assemblée nationale) devraient être précisées par décret, décret qui indiquera également les conditions dans lesquelles l’ANSM pourrait y recourir.

Source : cabinet BTA.

 

Rémunération des professionnels de santé : l’amendement de la discorde

Un amendement de la sénatrice Corinne Imbert (LR, Charente-Maritime) au projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2024 suscite l’opposition de l’intersyndicale Les Libéraux de santé (LDS). Il vise en effet à ce que la rémunération des professionnels de santé, prévue dans les conventions, prenne en compte leur utilisation du dossier médical partagé et leur participation à l’effort de maîtrise des dépenses d’assurance maladie. Alors que le Sénat examine à partir d’aujourd’hui le PLFSS pour 2024 en séance publique, l’intersyndicale Les Libéraux de santé (LDS) s’oppose « fermement » à un amendement de la sénatrice Corinne Imbert et demandent même aux sénateurs de le retirer. Cet amendement (un article additionnel à l’article 27) prévoit « que les conventions professionnelles conclues entre l’assurance maladie et les professionnels de santé prévoient les conditions dans lesquelles la rémunération des professionnels peut être modulée selon deux critères : d’une part, leur degré d’utilisation du dossier médical partagé (DMP) et, d’autre part, leur participation à l’effort de maîtrise des dépenses d’assurance maladie et aux mesures destinées à garantir la pertinence des soins ». Ces deux critères « pourront être librement fixés par les partenaires conventionnels et varier selon la profession concernée », est-il néanmoins expliqué.

Source : le moniteur des pharmacies.

Lien vers l’amendement : https://www.senat.fr/amendements/2023-2024/77/Amdt_275.html

 

Le Sénat soutient la répartition pharmaceutique

Les sénateurs ont adopté un amendement de soutien économique au secteur des grossistes-répartiteurs, mis en difficulté par l’inflation. Et ce malgré l’avis défavorable du ministre des Comptes publics. Leur proposition : abaisser la première part de la contribution sur les ventes en gros en réduisant de 1,5 % à 1 % le taux de contribution assis sur le chiffre d’affaires. Une mesure soutenue par la commission des affaires sociales du Sénat : « L’inflation les place dans une situation difficile car les grossistes-répartiteurs ne peuvent la répercuter sur le prix des médicaments remboursables, souligne la rapporteure Élisabeth Doineau. Diminuer ce taux permettrait d’offrir au secteur une sorte de ballon d’oxygène. »

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Recadrage de la durée des arrêts de travail et des prescriptions par téléconsultation

Des restrictions à la durée des arrêts de travail et à la prise en charge des prescriptions effectuées par téléconsultation sont entérinées par le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2024, considéré comme adopté en première lecture à l’Assemblée nationale.

Lien vers l’article : https://www.ticsante.com/story?ID=6964

 

Rendez-vous médicaux non honorés : le Sénat vote une “taxe lapin”

Le Sénat a adopté, jeudi 16 novembre, le principe d’une pénalisation des patients qui n’honoreraient pas leurs rendez-vous médicaux dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale.  Cette somme, baptisée “taxe lapin”, serait en partie reversée par l’Assurance maladie aux professionnels de santé concernés. Cet amendement a été voté dans le cadre du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2024 (PLFSS), examiné cette semaine au Sénat. Le Gouvernement a rendu un avis défavorable sur le mécanisme proposé et pourra d’ailleurs le rejeter grâce à l’article 49.3 activé à l’Assemblée nationale pour faire adopter sans vote le PLFSS. Mais il s’est montré ouvert sur la question. 

Lien vers l’article d’Egora : https://www.egora.fr/actus-pro/politique-de-sante/83169-rendez-vous-medicaux-non-honores-le-senat-vote-une-taxe-lapin

 

Stéphanie Rist : “Les médecins ont du mal à voir quelle place ils auront dans le système de santé dans les années qui viennent”

Les PLFSS se suivent et les transferts de compétences s’enchaînent. Comprenez-vous que cela puisse déstabiliser les médecins ? Cette délivrance d’antibiotiques était possible dans le cadre de protocoles de coopération, au sein d’une CPTS. Ce qu’on a constaté c’est que ça a très peu marché car il faut pour cela que le médecin soit d’accord… On voit bien que les médecins sont assez réfractaires sur ces mesures de partage de compétences. A mon sens, il y a trois raisons à cela : il y a une partie qui est très corporatiste et qui refuse que l’on touche au monopole du médecin, mais ce n’est pas la majorité ; il y a ceux qui pensent sincèrement que les patients seront moins bien soignés si ce sont d’autres professionnels qui prennent en charge une partie de leurs tâches ; et ceux qui craignent pour leur rémunération et qui ont peur que leur place dans le système de santé ne soit plus très bien définie.  Je crois que c’est vraiment important à prendre en compte. Ça montre vraiment qu’il y a une difficulté pour les médecins, et notamment pour les généralistes, à voir quelle place ils auront dans le système de santé dans les années qui viennent.

Source : egora.

 

ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES

 

Se mobiliser aujourd’hui pour exister demain

Alors que l’on ne sait toujours pas quand s’ouvriront les négociations conventionnelles avec l’assurance-maladie, les pharmaciens vont être appelés à se mobiliser le 21 novembre, au côté des étudiants. Une journée d’action au niveau national qui doit aussi permettre de faire pression sur les pouvoirs publics concernant la mise en place de la réforme du troisième cycle court des études de pharmacie. Une marche devrait notamment être organisée dans les rues de la capitale, en plus de différentes actions dans les 23 autres villes universitaires du pays. « Les doyens nous soutiennent, la journée sera banalisée pour que les étudiants puissent se mobiliser », explique Nicolas Savic, porte-parole de l’Association nationale des étudiants en pharmacie de France (ANEPF). Dans un temps restreint, l’ANEPF va se rendre dans toutes les facultés de pharmacie du pays pour sensibiliser les étudiants. « Une telle mobilisation n’arrive pas tous les ans, la dernière datait de 2014. Ce format de mobilisation est historique, il est national et commun à l’ensemble de la profession », tient à souligner Nicolas Savic.

Sources : Federgy, le quotidien du pharmacien.

Lien vers le communiqué de presse :

https://www.federgy.com/wp-content/uploads/2023/11/2023_11_13_CP-Commun.pdf

 

Mobilisation du 21 novembre : programme

Le 21 novembre, les pharmaciens sont appelés à rejoindre les étudiants dans la rue pour faire entendre leurs revendications : l’ouverture rapide des négociations avec l’assurance-maladie, la revalorisation des honoraires et la mise en place de la réforme du 3e cycle des études de pharmacie (R3C). Des actions seront menées dans 11 villes. A Paris, un cortège partira le 21 novembre à 14 heures, avec comme point de départ la faculté de pharmacie de l’université Paris V. Cette marche doit s’achever devant le ministère de la Santé. Objectif : faire en sorte qu’une délégation soit reçue par le ministre pour rappeler, une nouvelle fois, l’ensemble des revendications communes aux pharmaciens et aux étudiants. Les pharmaciens souhaitant se mobiliser hors de la capitale sont invités à solliciter leur syndicat départemental pour plus de précisions sur les actions menées en région. Enfin, les pharmaciens qui ne pourront se déplacer auront la possibilité de montrer leur soutien au sein même de l’officine, en téléchargeant et en imprimant l’affiche envoyée cette semaine par les syndicats.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Contre la substitution biosimilaire : des associations de patients pilotées par l’industrie ?

Douze associations de patients ont signé un communiqué s’opposant à la substitution biosimilaire par le pharmacien, en particulier dans les maladies chroniques. À leurs yeux, celle-ci “ne pourra se faire qu’aux dépens de la sécurité, du contrôle de la maladie et du bien-être du patient” et elle est “contraire au respect du choix par le patient du médicament prescrit par les médecins dans le cadre de la décision médicale partagée”. Les associations jugent en outre que “la traçabilité et la stabilité du traitement est un impératif que la substitution en officine ne permet pas de garantir notamment en raison de changements liés aux fournisseurs”, ce qui pourrait rendre impossible “l’imputabilité d’éventuels effets indésirables”. Des propos que dénonce l’économiste Frédéric Bizard, qui regrette un certain scepticisme au sein des pouvoirs publics et des associations de patients sur la fiabilité des biosimilaires. Il a ainsi profité d’une conférence de presse organisée par le spécialiste des biosimilaires Samsung Bioepis, pour rappeler les nombreuses études scientifiques qui ont au contraire prouvé la sécurité et l’efficacité de ces médicaments, validées par les autorités sanitaires. “Sur le plan scientifique, les associations de patients se trompent: il y a une parfaite fiabilité de ces médicaments.”

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Difficultés de recrutement à l’officine : la FSPF sonde la profession

A l’issue de la crise du Covid-19, les officines avaient dû faire face à des difficultés relativement importantes de recrutement de préparateurs et d’adjoints. Ces tensions sont-elles un peu moins fortes aujourd’hui ? C’est le sentiment de Philippe Besset, le président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), mais il voudrait pouvoir l’objectiver avant la reprise des négociations conventionnelles avec l’Assurance-maladie. D’où l’appel de la Fédération à répondre, avant samedi 18 novembre, à une enquête-minute en ligne composée de six questions afin de mieux saisir l’évolution du marché de l’emploi en 2023.

Source : le moniteur des pharmacies.

Lien vers l’enquête : https://www.evalandgo.com/f/91337/r

 

Préparateurs en pharmacie : autorisés à vacciner ou pas ?

Les préparateurs en pharmacie ne sont actuellement ni autorisés à prescrire ni à administrer les vaccins du calendrier vaccinal à l’officine. La loi Rist, votée le 19 mai 2023, prévoit toutefois la possibilité pour les préparateurs d’administrer des vaccins. Un texte d’application est en attente de parution pour préciser les conditions de cette pratique. Les vaccinations contre la grippe saisonnière et le Covid-19 suivent quant à elles un régime spécifique. Les préparateurs peuvent ainsi administrer ces vaccins, sous la supervision d’un pharmacien lui-même habilité à vacciner, à condition qu’ils aient suivi une formation spécifique, dispensée et attestée par un professionnel de santé formé à l’administration des vaccins. Le vaccin contre le Covid-19 peut être administré par les préparateurs aux personnes à partir de l’âge de 12 ans et le vaccin antigrippal aux personnes majeures uniquement. Les préparateurs en pharmacie ne sont pas habilités à prescrire ces vaccins.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Vaccination contre le HPV : nouvelles consignes après l’injection

Deux semaines après l’accident qui a coûté la vie à un jeune collégien dans la région nantaise, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a complété sa fiche destinée aux professionnels de santé qui pratiquent la vaccination contre les papillomavirus humains (HPV). Les personnes doivent être interrogées sur leurs inquiétudes face à la vaccination et être rassurées quant au risque de malaises, peu fréquents et rapidement résolutifs. Il est important de leur rappeler qu’elles doivent avertir rapidement le professionnel de santé si elles ne se sentent pas bien après l’injection. La surveillance post-vaccinale de 15 minutes nécessite maintenant que « des mesures simples soient mises en place afin d’éviter toute blessure ». Les personnes vaccinées doivent donc, pendant ce laps de temps, rester allongées sur des tapis de sol ou des couvertures, ou assises par terre adossées à un mur dans un espace dégagé.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Cannabis en usage « récréatif » : foin de légalisation !, affirme l’Académie de médecine

L’Académie nationale de médecine veut couper l’herbe sous le pied de l’usage « récréatif » du cannabis. Elle dénonce le lundi 13 novembre dans un communiqué la « grave erreur sanitaire » que serait sa légalisation. Pour l’instance, on est très loin de la « drogue douce » longtemps présentée.

Lien vers l’article :

https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/actu/actualites/actus-medicaments/cannabis-en-usage-recreatif-foin-de-legalisation-affirme-l-academie-de-medecine.html?utm_source=24h-mpl&utm_medium=newsletter&utm_content=actu

 

Industrie pharmaceutique : Upsa se lance dans les « gummies »

Dans un communiqué, Upsa annonce avoir investi dans la start-up britannique Rem3dy Health, spécialisée dans les « gummies » (un complément alimentaire sous forme de bonbons gélifiés) et avoir lancé une gamme de produits de ce type : Upsa x Nourished. « Aux États-Unis, ces gommes à mâcher sont déjà plébiscitées par un adulte sur deux et ce marché ne fait que croître, explique le laboratoire agenais. Il s’agit d’une tendance de fond qui répond aux attentes des consommateurs qui veulent se faire plaisir en se faisant du bien. En France, ce sont près de deux consommateurs de compléments alimentaires sur trois qui disent vouloir privilégier une forme galénique alliant santé et plaisir sans compromis sur l’efficacité. »

Lien vers l’article : https://www.sudouest.fr/lot-et-garonne/agen/industrie-pharmaceutique-upsa-se-lance-dans-les-gummies-17455912.php

 

Quatre médicaments rejoignent le libre accès

Quatre médicaments supplémentaires peuvent désormais être placés devant le comptoir, dans l’espace des médicaments en libre accès. Quatre spécialités viennent enrichir la liste des médicaments de médication officinale, selon une décision publiée par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Il s’agit de :

– Bepanthen 5 %, pommade (dexpanthénol) présentée en 1 tube de 100 g + 1 tube de 30 g ;

– Métopimazine Arrow Conseil 7,5 mg sans sucre, comprimé orodispersible en boîte de 8 comprimés ;

– Nicotinell 1 mg/dose, solution pour pulvérisation buccale, dans deux présentations 1 flacon et 2 flacons ;

– La spécialité homéopathique Domila, en boîte de 6 suppositoires, traditionnellement utilisée dans les troubles attribués à la poussée dentaire (douleur, fièvre, agitation) chez les nourrissons et les enfants à partir de l’âge de 3 mois. Par ailleurs, deux spécialités sont supprimées de la liste des médicaments de médication officinale pour défaut d’autorisation de mise sur le marché en vigueur (Berocca sans sucre, comprimé effervescent et Berocca, comprimé pelliculé).

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Congés payés acquis pendant les arrêts maladie : un syndicat saisit le ministère du Travail

La Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) annonce avoir saisi le ministère du Travail concernant la jurisprudence relative à l’acquisition des congés payés par les salariés en arrêt de travail. Le syndicat espère limiter l’impact, notamment financier, de cette mesure.

Lien vers l’article : https://www.lequotidiendupharmacien.fr/exercice-pro/remuneration/conges-payes-acquis-pendant-les-arrets-maladie-un-syndicat-saisit-le-ministere-du-travail?xtor=EPR-1-%5BNL_editionnumerique%5D-%5B20231114%5D&utm_content=20231114&utm_campaign=NL_editionnumerique&utm_medium=newsletter&utm_source=qph

 

Sanofi envisage de céder sa logistique en France à DHL

Sanofi prévoit de transférer la distribution de ses produits et la gestion de ses entrepôts en France au géant de la logistique DHL. Le laboratoire français assure qu’aucun emploi des sites concernés n’est menacé, mais peine à rassurer les syndicats.

Lien vers l’article :

https://www.lequotidiendupharmacien.fr/medicament-parapharmacie/industrie/sanofi-envisage-de-ceder-sa-logistique-en-france-dhl?xtor=EPR-1-%5BNL_editionnumerique%5D-%5B20231116%5D&utm_content=20231116&utm_campaign=NL_editionnumerique&utm_medium=newsletter&utm_source=qph

 

Medtech : qu’est-ce que Zoī, la nouvelle startup d’Ismaël Emelien, ex-conseiller d’Emmanuel Macron ?

Ismaël Emelien, l’un des fondateurs d’En Marche et l’ex-conseiller d’Emmanuel Macron, a cofondé avec Paul Dupuy une startup spécialisée en médecine préventive. Le pré-lancement a lieu ce vendredi 10 novembre. Il faut compter 7200 euros la première année (où deux check-ups seront effectués), puis 3600 euros par an, avec un check-up annuel, plus les conseils sur l’appli au quotidien. Zoī, qui a un statut juridique d’entreprise à mission, devrait proposer des services de plus en plus accessibles. S’ils sont aujourd’hui réservés à une partie aisée de la population, Ismaël Emelien et Paul Dupuy entendent bien “démocratiser” autant que possible la médecine prédictive.

Lien vers l’article : https://www.maddyness.com/2023/11/10/medtech-quest-ce-que-zoi-la-nouvelle-startup-dismael-emelien-ex-conseiller-demmanuel-macron/

 

CHIFFRES

 

60 % des Français seraient prêts à continuer à respecter ou à respecter plus souvent les gestes barrières en cas de retour d’épidémie, selon les résultats de l’enquête #CoviPrev.

Malgré une augmentation des étudiants infirmiers inscrits, le nombre de diplômés a reculé entre 2021 et 2022, en raison de la part importante d’étudiants abandonnant leurs études. Le rapport entre diplômés et inscrits en première année, trois ans auparavant, est ainsi passé de 81% en 2021 à 76% en 2022. “La première raison d’abandon, c’est la maltraitance en stage de la part des professionnels, ou la maltraitance institutionnelle, avec des étudiants qui n’ont pas de tuteur de stage ou doivent partager leur tuteur avec trois voire six autres étudiants”, déplore Pauline Bourdin, présidente de la Fédération nationale des étudiants en sciences infirmières (FNESI). Source : les échos.

Près d’un quart des pharmaciens n’est pas encore entré dans la démarche de qualité à l’officine (DQO) initiée par l’Ordre des pharmaciens et soutenue par l’ensemble de la profession (syndicats de pharmaciens, représentants des groupements et enseignes de pharmacies, représentants des étudiants et des maîtres de stage).

L’aide médicale d’État (AME) aux sans-papiers est “un dispositif de santé publique”, a défendu Aurélien Rousseau sur Franceinfo. Dans un appel diffusé la veille, 3.500 médecins se sont engagés à “continuer de soigner gratuitement” ces malades si le dispositif disparaissait. “Le gouvernement se battra pour qu’ils n’aient pas à exercer de désobéissance civile”, a réagi le ministre de la Santé.

Interrogée sur RTL, la présidente de Sanofi France Audrey Derveloy s’est montrée rassurante sur les stocks de médicaments disponibles cet hiver. Selon elle, “une boite qui sort chez les pharmaciens sur six, c’est un produit Sanofi” et “il y a 1% de ce portefeuille qui est en situation de rupture aujourd’hui”. De plus, s’il “y a des périodes en tension”, “des mécanismes existent, sur lesquels on travaille avec les autorités de santé”, a-t-elle poursuivi. “Par exemple, on contingente les stocks” de produits en tension, en limitant notamment le nombre de boites que peut acheter chaque patient.

Si le gouvernement et les industriels se montrent rassurants sur les pénuries de médicaments, les tensions persistent, avec près de 4.000 médicaments en rupture ou risque de rupture, selon Pierre-Olivier Variot, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO). Parmi les médicaments d’intérêt thérapeutique majeur, trois classes sont particulièrement exposées: les anti-infectieux, les médicaments du système nerveux et les médicaments du système cardiovasculaire, précise l’ANSM, qui pointe une inadéquation entre la production et les besoins et une dépendance forte pour la production. Source : les échos.

À l’occasion de la Journée mondiale du diabète, le 14 novembre, la Fédération française des diabétiques organise diverses actions et présente les résultats d’une étude menée auprès de diabétiques de type 1. Près de 80 % des répondants estiment que le diabète a un impact négatif sur leur santé mentale. Seulement 25 % ont bénéficié d’un accompagnement psychologique, mais près de 30 % auraient souhaité pouvoir en bénéficier. De plus, si la quasi-totalité des répondants apprécient l’efficacité des dispositifs médicaux mis à leur disposition, ils sont 50 % à souhaiter avoir accès à d’autres dispositifs que ceux dont ils sont équipés (par exemple, les boucles fermées hybrides, qui ne peuvent pas être utilisées par les patients ayant une hémoglobine glyquée inférieure à 8 %).

L’URPS pharmaciens Grand Est a présenté les résultats de sa 3e campagne de dépistage précoce du diabète de type 2 « DIA-DEP », qui s’est déroulée de novembre 2022 à juin 2023 dans leur région. Dans 100 % des situations où le protocole le nécessitait, le pharmacien a pu réaliser une glycémie capillaire (faite immédiatement dans 98,2 % des cas), rendre le résultat au patient et apporter des conseils dans plus de 96 % des cas. En cas de glycémie capillaire anormale, il a pu l’orienter vers son médecin dans près de 94 % des cas. La preuve pour l’URPS que la pharmacie d’officine « est devenue un lieu privilégié des Français pour le dépistage des maladies, devenant ainsi une porte d’entrée importante dans le parcours de soins du patient ». L’URPS lancera, de décembre 2023 à juin 2024, une action de suivi et d’accompagnement pharmaceutique du patient, baptisée « Le tour de mon diabète en 300 secondes » qui consiste à réaliser des entretiens adaptés (avec 15 thématiques) lors d’un passage du patient diabétique à l’officine. L’URPS espère inscrire cette action sur le long terme, en fonction du retour des patients diabétiques et des pharmaciens participants. Source : le quotidien du pharmacien.

MaQuestionMédicale révèle que près de 1 000 téléconsultations sont réalisées chaque mois sur sa plateforme depuis des officines. Un nombre qui “ne cesse d’augmenter”. Lien vers l’article : https://www.egora.fr/actus-pro/e-sante/83013-un-essor-de-la-teleconsultation-en-pharmacie

– 10,7 : C’est, en milliards d’euros, le déficit attendu l’an prochain de la Sécurité sociale. Soit une correction de 500 millions d’euros par rapport à la précédente estimation (-11,2 milliards) liée au surplus de recettes dû au coup de rabot sur les allègements de charges patronales voté à l’Assemblée nationale.

Selon un sondage de l’Alliance contre le tabac, 40% des 13-16 ans ont déjà entendu parler des perles de nicotine, un “nouveau piège” en forme d’entrée vers la cigarette. Elles sont notamment proposées dans les magasins de cigarettes électroniques, avec des goûts de menthe, fruits rouges… “Ce n’est pas encore une mode comme en Suède, mais ça marche bien chez les jeunes”, résume un buraliste. “On est exactement dans la même situation qu’il y a deux ans lorsque la Puff, cette vapoteuse au goût fruité, a débarqué en France”, dénonce Loïc Josseran, président de l’Alliance contre le tabac. Source : le Parisien.

L’année 2022 a été marquée par une reprise de la consommation d’antibiotiques en ville. Celle-ci a ainsi augmenté de 14% globalement par rapport à l’année précédente, selon les dernières données de Santé Publique France (SPF), ce qui marque même une accélération du phénomène. Les prescriptions ont aussi bondi de 16,6% en 2022. Cependant, le niveau de consommation reste « légèrement inférieur » à celui observé avant la pandémie, précise SPF. Sa directrice, Caroline Semaille, note toutefois que “la France fait partie des pays européens les plus consommateurs d’antibiotiques”. Pour sensibiliser à nouveau, SPF rediffusera, à partir de décembre, une campagne sur le bon usage des antibiotiques (“bien se soigner, c’est d’abord bien les utiliser”), efficaces uniquement face à des infections bactériennes, sans intérêt contre des infections virales comme la bronchiolite ou la grippe.  Source : egora.

Le temps d’écran explose chez les enfants et excède de très loin les recommandations sanitaires. Tel est l’un des principaux enseignements de l’Observatoire de la vue 2023 réalisé par Ipsos pour KRYS GROUP. Selon cette étude, les enfants de 3 à 10 ans passent désormais plus de 2 h 18 par jour en moyenne devant les écrans, soit 10 min de plus qu’en 2022. Un chiffre record. Autre enseignement alarmant : l’accès aux soins ophtalmologiques tend à se détériorer. L’écart se creuse entre villes et campagnes, et plus sensiblement encore entre l’agglomération parisienne et le reste de la France. 62 % des parents résidant en zones rurales témoignent de leurs difficultés à obtenir un rendez-vous chez un spécialiste pour leur enfant. Dans ce contexte, la télémédecine s’impose comme une solution alternative d’accès aux soins visuels pour 7 répondants sur 10. Source : KRYS GROUP/7e édition de son Observatoire de la Vue des enfants.

Une étude, conjointement menée en France dans 97 services d’urgence répartis sur le territoire, a été publiée dans la prestigieuse revue Jama Internal Medicine et ses conclusions sont sans appel : une nuit passée sur un brancard augmente de 40 % le risque de mortalité des personnes âgées. Source : le Point.

Les boîtes violettes destinées à recevoir des déchets d’activités de soins à risques infectieux (Dasri) avec électronique ou Dasri-e sont en voie de trouver leur place dans les officines. Depuis leur lancement, en mars 2022, ce sont 12 000 pharmacies, soit 58 % du réseau officinal, qui les ont commandées pour répondre au besoin des patients utilisateurs de dispositifs médicaux perforants connectés. Ensuite, un tiers seulement des pharmaciens les proposent de manière proactive, dont 20 % systématiquement. La moitié de l’effectif ne remet les boîtes violettes que rarement (11 %) ou jamais (39 %) tandis que 16 % des pharmaciens ne les donnent que si le patient le demande. Ces données issues du 10e Baromètre Ifop* sont communiquées ce jeudi 5 octobre par l’éco-organisme Dastri, en charge de la collecte des Dasri. Celui-ci reste confiant dans le déploiement de cette nouvelle filière en tablant sur l’implication croissante des officines dans une démarche écoresponsable. Source : le moniteur des pharmacies.

Neuf mois après le lancement du dispositif qui permet aux moins de 26 ans de bénéficier de préservatifs gratuits en pharmacie, l’agence Buzzman s’invite chez Burger King, Pathé, Uber Eats ou encore Happn pour le faire savoir. « Si nous nous réjouissons que plus de 150 000 jeunes aient d’ores et déjà bénéficié du dispositif mis en place, rappelons que les 15-25 ans représentent 8,6 millions d’individus en France, souligne Alexandre de Germay, CEO des Laboratoires Majorelle. Nous devons aller plus loin pour atteindre et inciter tous les jeunes à se protéger. » Pour en savoir plus : https://youtu.be/zABFxd1WDFA https://www.strategies.fr/actualites/marques/LQ2410028C/buzzman-rappelle-que-les-capotes-gratuites-c-est-pas-chez-burger-king.html

Parmi les trois critères qui définissent un “désert médical” figure l’accessibilité à une pharmacie. L’usager doit être à moins de 10 minutes de trajet motorisé de l’officine la plus proche pour que le service soit considéré comme « satisfaisant ». Dans la Loire, les fermetures des pharmacies de Crémeaux et de Coutouvre ont fait passer le temps de trajet au-delà de cette barre des 10mn pour les habitants de ces communes, mais aussi pour ceux de Saint-Polgues, Jarnosse, Luré, Boyer… et aggravé encore la situation à Bully. Lien vers l’article : https://www.leprogres.fr/sante/2023/11/04/de-moins-en-moins-de-pharmacies-qui-sont-les-plus-penalises-dans-nos-departements

+ 85 % : c’est la hausse du nombre de décès de personnes de plus de 65 ans à cause de la chaleur dans le monde depuis le début des années 1990. Si le changement climatique n’avait pas lieu, cette hausse n’aurait été que de 38%, selon les travaux de 114 experts réunis au sein du Lancet Countdown.

Entre janvier et septembre 2023, 421 cas de méningites ont été répertoriés en France, soit une augmentation de 36%. Ces infections, potentiellement mortelles, ont connu un “rebond sans précédent” en France après l’arrêt des mesures sanitaires mises en place pendant la Covid-19, alerte mardi l’Institut Pasteur qui appelle à élargir le vaccin aux adolescents, particulièrement touchés. Les méningites constituent une infection des enveloppes qui entourent le cerveau et la moelle épinière. Dans la plupart des cas, elles sont virales, mais peuvent aussi être d’origine bactérienne: c’est le cas des méningites à méningocoques. Source : les échos.

A l’approche de l’hiver, Santé publique France dévoile les résultats de sa dernière enquête CoviPrev, qui étudie les comportements des Français face aux gestes barrières, à la vaccination… D’après les résultats, 31% des répondants ne se font pas tester même lorsqu’ils ont des symptômes du Covid.

Alors que le président de la République a annoncé que 244 communes des départements du Pas-de-Calais et du Nord seront classées en état de catastrophe naturelle, les pharmaciens aux prises avec les crues depuis plus de dix jours continuent d’assister, impuissants et épuisés, au va-et-vient de l’eau dans leur officine. “On dépanne comme on peut la population qui ne peut accéder à la pharmacie. La rue est bloquée et les maisons d’en face ont été évacuées. Nous allons chercher les ordonnances chez le médecin pour livrer les médicaments à domicile lorsque cela est possible”, explique Laurence Dachicourt, titulaire à Neuville-sous-Montreuil, où le niveau d’eau est monté à 30 centimètres. Source : le quotidien du pharmacien.

Onze semaines de discussions sont prévues pour les négociations conventionnelles des médecins. La Cnam ambitionne de parvenir à un accord fin janvier. Pour en savoir plus : https://www.ameli.fr/sites/default/files/Documents/20231115_Support_Multilat%C3%A9rale_VF_.pdf

Plus de 35 000 décès chaque année dans l’UE sont directement dus à des infections bactériennes résistantes aux antibiotiques. Source: Commission européenne.

Selon la Fédération nationale des infirmiers (FNI), neuf infirmiers libéraux sur dix demandent à disposer d’un stock de vaccins dans leur cabinet afin d’éviter le « glissement » de leur patientèle vers les officines et de faciliter la vaccination à domicile. La rivalité reste, en tout cas, très forte. Tout du moins du côté des infirmiers : 90 % d’entre eux ont le sentiment que le pharmacien de leur secteur est un concurrent. Source : le quotidien du pharmacien.

92% des pharmaciens sont favorables à la prescription de substituts nicotiniques en pharmacie. Source : le quotidien du pharmacien.

16 millions d’euros ponctionnés par l’État sur le FIF-PL. Les Libéraux de santé (LDS), organisation représentant 10 syndicats de professionnels de santé, dont la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), dénoncent le hold-up de l’État sur le FIF-PL, le fonds dédié au financement de leur formation continue. Source : le quotidien du pharmacien.

Le Laboratoire Merck qui commercialise la spécialité Euthyrox, identique à l’ancienne formule de Lévothyrox, annonce pouvoir garantir l’approvisionnement du médicament jusqu’à la fin de l’année 2025 en France. Le Laboratoire Merck prévoit de nouvelles importations temporaires en France assurées par des lots fabriqués en Allemagne destinés initialement à l’Argentine. Les premières boîtes d’Euthyrox dans sa version argentine seront disponibles à partir de décembre 2023. Ces boîtes comprennent 50 comprimés (contre 100 dans la version destinée au marché russe) dont la formule est strictement identique à l’ancienne formule de Levothyrox distribuée en France jusqu’en 2017. Le nom ELEA figure sur la boîte, car elles sont vendues par ce laboratoire en Argentine. Une notice en français est apposée sur ces boites en langue espagnole. Les 6 mêmes dosages restent disponibles : 25 µg, 50 µg, 75 µg, 100 µg, 125 µg et 150 µg. Source : le moniteur des pharmacies.

Lanceurs d’alerte pour les femmes victimes de violences conjugales, les pharmaciens sont en première ligne d’un fléau qui ne cesse de s’intensifier. Quelque 244 000 victimes ont été enregistrées par les forces de sécurité en 2022, ce qui correspond à une hausse de 15 % par rapport à 2021, a annoncé le ministère de l’intérieur, jeudi 16 novembre. 87 % des victimes sont des femmes et 89 % des mis en cause sont des hommes. Les deux tiers des violences rapportées sont d’ordre physique, 30 % d’ordre verbal ou psychologique et 5 % sont des violences sexuelles au sein du couple. Les trois quarts des victimes ont entre 20 et 45 ans. Source : le moniteur des pharmacies.

Déserts médicaux : la SNCF annonce l’installation de centres de télémédecine dans environ 300 gares. L’entreprise ferroviaire précise que ces centres seront implantés dans les zones où l’offre de soin est insuffisante. Un partenariat qui nécessitera de trouver des infirmiers et des médecins libéraux disponibles pour participer au dispositif. Lien vers l’article du Monde : https://www.lemonde.fr/societe/article/2023/11/17/deserts-medicaux-la-sncf-annonce-l-installation-de-centres-de-telemedecine-dans-environ-300-gares_6200724_3224.html

– 3 % : c’est le taux de croissance négatif des biosimilaires à l’officine en 2022. Le marché des biosimilaires ne cesse de reculer en France depuis 2019, que ce soit à l’hôpital ou en pharmacie de ville. À l’officine, le déclin est constant depuis cette date avec 41 % de croissance en 2020, seulement 18 % en 2021 et – 3 % en 2022. Source : le pharmacien de France.

Shingrix est un nouveau vaccin indiqué en prévention du zona et des douleurs postzostériennes chez les sujets de 50 ans et plus, et dès 18 ans chez les sujets à risque accru de zona. Il n’est pas remboursable à ce jour. Source : le quotidien du pharmacien.

Sur le mois d’octobre, le panier moyen lié à la prescription ressort à 55,90 €, en augmentation de 8,7 %. Tandis que le panier moyen hors ordonnance, établi à 15,40 €, est resté stable parce que davantage soumis aux arbitrages de la consommation.

La marque britannique The Body Shop, vendue en 2017 par L’Oréal au groupe brésilien Natura Cosméticos pour 1 milliard d’euros, a été rachetée par le fonds d’investissement allemand Aurelius pour un quart de cette somme. L’enseigne compte plus d’une soixantaine de points de vente en France et envisage de tester en pharmacie une offre axée sur le corps et les coffrets cadeaux.  Source : le moniteur des pharmacies.

 

RETAIL et TECHNOLOGIES

 

Apple se lance en France dans les terminaux de paiement

Apple lance en France ce 14 novembre un service qui transforme un iPhone en terminal de paiement, permettant à un commerçant d’accepter des transactions sans contact par carte bancaire ou smartphone. Ce service sera compatible avec les cartes sans contact des principaux réseaux comme American Express, Discover, Mastercard et Visa, et Apple négocie pour la prise en charge, dans les semaines à venir, de CB (Cartes Bancaires), réseau le plus utilisé en France.

Lien vers l’article : https://www.strategies.fr/actualites/marques/LQ2564757C/apple-se-lance-en-france-dans-les-terminaux-de-paiement.html

 

LinkedIn : de nouvelles fonctionnalités à l’IA

Si vous êtes en manque d’inspiration pour rédiger un post, ne vous tracassez plus : l’IA vous proposera un texte à partir d’un canevas d’une trentaine de mots. Ce dispositif de « ghost writing » est cependant encore loin de la perfection. Il faudra donc faire attention à bien relire ce qui sera proposé. L’IA est en effet un dispositif probabiliste qui peut aussi aboutir à des résultats inattendus, voire inventés de toutes pièces : ce sont les fameuses « hallucinations ».

Lien vers l’article : https://www.strategies.fr/actualites/management/LQ2461491C/linkedin-dope-le-recrutement-lia.html?utm_source=newsletter&utm_medium=le-recap-ia

 

Castorama inaugure le premier agent conversationnel du bricolage basé sur l’IA

Castorama lance le premier agent conversationnel basé sur l’IA générative dans le secteur du bricolage et de l’amélioration de la maison. Cette innovation s’inscrit dans la continuité des actions déployées par l’enseigne pour améliorer l’expérience en ligne de ses clients et faciliter les travaux de bricolage (assistant vocal, reconnaissance visuelle…). Cet agent conversationnel apporte des recommandations sur le choix de produits et des conseils sur les projets de bricolage.

Lien vers l’article : https://itrnews.com/articles/200570/castorama-inaugure-le-premier-agent-conversationnel-du-bricolage-base-sur-lia.html

 

EUROPE

 

Catherine Amalric présente sa position sur la révision de la législation pharmaceutique

Catherine Amalric,  Rapporteure pour le groupe Renew Europe sur la révision de la directive médicaments vient de déposer ses amendements sur la révision de la législation pharmaceutique. Le début des négociations commence fin novembre au parlement européen. On peut mettre en exergue 3 points notamment qui concernent directement les médicaments et les pharmaciens d’officine : – Conserver une sécurité optimale des médicaments en préparant le passage à une notice électronique de mise jour plus fiable, en valorisant l’information pour le bon usage et en autorisant le signalement d’effets secondaires par les aidants ; – Mieux lutter contre la résistance antimicrobienne en privilégiant une dispensation à l’unité des antibiotiques, et une meilleure gestion des résidus antimicrobiens ; – Poursuivre la construction d’une Europe du médicament plus durable via la possibilité d’une transition progressive à un conditionnement unitaire des médicaments et à la meilleure prise en compte des résidus pharmaceutiques.

Pour en savoir plus : https://catherineamalric.eu/posts/XMaUwTtJtoxXYio2VcAhq/catherine-amalric-presente-sa-position-sur-la-revision-de-la-legislation-pharmaceutique

 

Vente en ligne : Amazon dans le viseur de la Commission européenne

Amazon doit « fournir davantage d’informations sur les mesures prises pour se conformer aux obligations d’évaluation et d’atténuation des risques visant à protéger les consommateurs, notamment en ce qui concerne la diffusion de produits illégaux », a indiqué la Commission européenne. Amazon a jusqu’au 6 décembre 2023 au plus tard pour fournir les informations demandées. Sur la base de l’évaluation de ses réponses, la Commission déterminera les prochaines étapes. Le groupe américain n’est pas à ce stade mis en cause. Il s’agit toutefois d’une première étape dans une procédure qui peut conduire à terme à de lourdes sanctions financières en cas d’infractions avérées et prolongées à la réglementation. Dans des cas extrêmes, les amendes pourront atteindre 6 % du chiffre d’affaires mondial des groupes mis en cause. Amazon a d’ores et déjà fait savoir « qu’il travaillait en étroite collaboration avec la Commission européenne et qu’il partage l’objectif de la Commission de créer un environnement en ligne sûr, prévisible et fiable ».

Source : le moniteur des pharmacies.

 

NOMINATION

 

François Braun de retour au CHR Metz-Thionville comme conseiller de la direction

A compter de ce lundi 13 novembre, l’ex-ministre de la Santé François Braun occupe des fonctions de conseiller de la direction au CHR de Metz-Thionville, où il était chef de service des urgences avant d’être nommé avenue de Ségur. 

Source : egora.

 

QUESTIONS PARLEMENTAIRES

 

La députée Violette Spillebout (REN) a reçu une réponse, le 14 novembre 2023, du Ministre de la Santé et de la Prévention à sa question écrite (QE 9866) du 11/07/2023, relative à la réforme du 3e cycle des études pharmaceutiques. Ci-après, les éléments de réponse du Gouvernement. “Le ministère de la santé et de la prévention et le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche confirment la finalisation de la réforme du troisième cycle des études pharmaceutiques avec la création de deux diplômes d’études spécialisées courts pour les parcours d’industrie et d’officine. Dans un souci d’attractivité pour le métier de pharmacien d’officine, le stage de 9 mois proposé aux étudiants en DES court de pharmacie d’officine sera revalorisé de façon significative. De plus, afin de favoriser ce stage en dehors des centres urbains, une indemnité de déplacement pour ces étudiants devrait être créée, de façon à soutenir le maillage territorial des pharmacies. Cette réforme pourra être mise en œuvre à la rentrée universitaire 2024, en lien avec les acteurs de la communauté pharmaceutique. Elle participe à l’attractivité de la formation en pharmacie, en renforçant le cursus, pour notamment prendre en compte les nouvelles réalités de l’exercice, tout en confirmant l’excellence de ces parcours.”

Lien vers la question : https://questions.assemblee-nationale.fr/q16/16-9866QE.htm

 

Question de M. Cyril Pellevat (Haute-Savoie – Les Républicains-R) publiée le 16/11/2023

  1. Cyril Pellevat attire l’attention de M. le ministre de la santé et de la prévention sur la situation des pharmacies d’officine. Depuis plusieurs mois, les pharmacies subissent de plein fouet l’inflation et sont confrontées à une augmentation importante des charges. Les frais généraux ont augmenté de près de 10 % et les charges salariales de 12 % sur le premier trimestre 2023 par rapport à 2022. L’excédent brut d’exploitation a quant à lui diminué de 10 %. De nombreuses pharmacies accusent des problèmes de trésorerie, certaines étant à découvert, et d’autres étant contraintes de réduire leur personnel. La rémunération liée à l’investissement covid 19 n’est pas suffisante pour compenser ces pertes économiques. Cette situation pénalise les pharmacies mais aussi et d’abord la population, qui compte sur le réseau officinal pour avoir accès aux soins et aux médicaments. Dans un contexte de désertification médicale, les pharmacies sont effectivement essentielles pour maintenir un niveau d’accès à la santé décent. Par conséquent, au regard de la situation économique et sanitaire, et en l’absence d’une revalorisation adéquate, c’est tout le maillage officinal de nos territoires qui est menacé. Les pharmacies demandent une ouverture urgente de négociations conventionnelles. Aussi, il lui demande s’il envisage d’ouvrir ces négociations, afin de les aider à poursuivre leur activité dans les meilleures dispositions.

Publiée dans le JO Sénat du 16/11/2023 – page 6419