Actualités du 15 au 19 novembre 2021

PRÉSIDENTIELLES

 

L’hôpital, grand absent de la campagne présidentielle après dix-huit mois de crise sanitaire

Après dix-huit mois de crise sanitaire et alors que l’hôpital craque de toutes parts, on pouvait s’attendre à ce que la santé s’impose comme un thème majeur de campagne. Il n’en est rien, et les soignants sont les premiers à le regretter. « Dans le discours des candidats à la présidence de la République, il n’y a actuellement aucun mot pour la santé », s’énervait Karine Lacombe, infectiologue et chef de service à l’hôpital Saint-Antoine, à Paris, « effarée », le 9 novembre, au micro de France Inter.

Lien vers l’article : https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/11/14/pourquoi-l-hopital-reste-un-grand-absent-de-la-campagne-presidentielle_6101997_3224.html

 

Les mesures de Marine Le Pen pour l’hôpital et les urgences

En visite hier à l’hôpital Necker, la candidate du Rassemblement national à la présidentielle, Marine Le Pen, a promis, si elle est élue, une revalorisation salariale de « 10% de plus que ce que prévoit le Ségur de la santé » pour les infirmiers, face au « malaise général dans l’hôpital ». « Si on ne le fait pas, alors il y aura une perte totale d’attractivité de ces métiers auprès de notre jeunesse », a-t-elle mis en garde. Elle suggère notamment la création d’urgences gériatriques pour s’occuper des personnes âgées dont les pathologies spécifiques méritent une prise en charge dédiée ; et de systématiser l’adossement de cabinets médicaux libéraux aux urgences afin de prendre en charge les patients qui ne relèvent pas des urgences, mais qui attendent tout de même une réponse médicale.

Source : LCI.

 

PLFSS 2022

 

Adoption en première lecture du PLFSS par le Sénat

Mardi 16 novembre, le Sénat a adopté à 185 voix pour et 101 contre le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2022 (PLFSS 2022), qui pèse plus de 500 milliards d’euros. Le texte diffère néanmoins de celui voté en première lecture à l’Assemblée nationale à la fin du mois d’octobre, avec – entre autres – l’ajout d’un report progressif de l’âge de départ à la retraite (de 62 à 64 ans), proposé par la droite. Le texte ainsi voté intégrant des modifications par rapport à la version initialement adoptée par les députés, députés et sénateurs se sont réunis en Commission mixte paritaire (CMP) afin de trouver un accord sur le PLFSS pour 2022. La CMP n’étant pas parvenue à un accord, le PLFSS pour 2022 est reparti pour un nouvel examen. Les articles n’ayant pas fait l’objet d’un accord entre députés et sénateurs sont donc de nouveau examinés par la Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale depuis le jeudi 18 novembre. En substance c’est bien la quasi-totalité des articles qui sont ainsi rediscutés.

Sources : presse divers et BTA.

 

Renouvellement exceptionnel : et si le pharmacien délivrait un mois entier de traitement ?

Autoriser le pharmacien à dispenser les médicaments mais aussi les dispositifs médicaux pour un mois de traitement dans le cadre du renouvellement par procédure exceptionnelle, au lieu d’une boîte de médicament par ligne d’ordonnance : c’est l’amendement adopté par les sénateurs le 16 novembre dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2022 en première lecture.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Six mois obligatoires dans un désert pour être conventionné : l’Assemblée retire l’amendement

En commission des Affaires sociales, les députés ont retiré l’amendement 41 bis A du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2022, déposé par la sénatrice Corinne Imbert, qui conditionne le conventionnement des jeunes médecins libéraux à six mois d’exercice obligatoire en zone sous-dotée. Le texte sera examiné deuxième lecture par les députés le 22 novembre prochain.

Source : egora.

 

ACTUALITÉS PROFESSIONNELLES

 

« Après une année en trompe-l’œil, l’officine a besoin d’un cap ! »

Selon l’Union nationale des pharmacies de France (UNPF), la préservation du maillage doit être au cœur des négociations conventionnelles sur le point de s’ouvrir. L’UNPF demande l’instauration d’un coefficient de majoration des prix de vente pour les zones les plus touchées comme l’Ile-de-France, s’inspirant du dispositif déjà en place dans les DROM-COM.

Lien vers le communiqué de presse : https://toute-la.veille-acteurs-sante.fr/183998/apres-une-annee-en-trompe-loeil-lofficine-a-besoin-dun-cap-communique/

Lien vers l’article du quotidien du pharmacien : https://www.lequotidiendupharmacien.fr/exercice-pro/remuneration/et-si-majorait-les-prix-des-medicaments-rembourses-pour-sauver-les-officines-en-difficulte

 

Intolérance au gluten : position de l’Académie nationale de pharmacie

L’Académie nationale de recommande :

  • Ne jamais décider de se mettre à un régime sans gluten sans s’être fait tester au préalable
  • Les tests doivent obligatoirement déterminer à la fois les IgA anti-transglutaminase et les IgA totales pour éliminer un déficit en IgA pour être validés scientifiquement et doivent être impérativement pratiqués en période d’alimentation normale, incluant donc du gluten.
  • Vérifier avec votre pharmacien que les autotests répondent bien à ces critères

Des autotests de dépistage de la maladie cœliaque (sur goutte de sang capillaire, réponse en une dizaine de minutes) ont d’ailleurs fait leur apparition depuis juin 2019 et peuvent être proposés en officine, comme Exacto, Véroval, Celiac test et Autotest Gluten (ce dernier étant le seul satisfaisant actuellement aux recommandations de l’ESPGHAN – Société européenne pédiatrique de gastroentérologie, hépatologie et nutrition).

L’Académie demande aux pouvoirs publics de : garantir la qualité et la validité des tests diagnostiques, en particulier des autotests vendus en pharmacie afin qu’ils soient systématiquement basés sur les deux marqueurs recommandés ; rendre publique la liste de ces tests scientifiquement validés ; prendre en charge un dépistage plus systématique de cette pathologie sous-diagnostiquée (autotest « supervisé », Journée nationale de dépistage dans les pharmacies en collaboration avec l’AFDIAG, Association Française Des Intolérants Au Gluten).

Source : Académie nationale de pharmacie.

 

Mesures dérogatoires Covid-19 en vigueur

La loi portant diverses dispositions de vigilance sanitaire a été publiée au journal officiel du 11 novembre et prolonge certaines dispositions dérogatoires jusqu’au 31 juillet 2022.

Les mesures dérogatoires prises dans le cadre de la crise sanitaire restent en vigueur au-delà du 15 novembre :

  • Dispensation et facturation des masques,
  • Dispensation des oxymètres,
  • Dispensation des médicaments pour une IVG médicamenteuse,
  • Dispensation du RIVOTRIL sous forme injectable sur présentation d’une ordonnance portant la mention prescription hors AMM dans le cadre du Covid-19,
  • Dispensation du Clonazépam hors AMM en cas de difficulté d’approvisionnement en Midazolam sur présentation d’une ordonnance portant la mention prescription hors AMM exceptionnelle,
  • Dispensation des autotests pris en charge par l’assurance maladie aux professionnels identifiés,
  • Dispensation des autotests aux personnes asymptomatiques de plus de 3 ans,
  • Autorisation de réaliser des tests sérologiques, des tests antigéniques nasopharyngés et des prélèvements RT-PCR ou criblage.

Source : USPO.

 

« La représentativité de la branche officine enfin connue ! »

Un arrêté publié au Journal officiel du 13 novembre fixe la liste des organisations syndicales de salariés reconnues représentatives dans le champ de la convention collective nationale de la pharmacie d’officine, pour une nouvelle période de 4 ans.La CFTC perd ainsi son caractère représentatif, tandis que FO (29,68 %), l’UNSA (23,12 %), la CGT (20,63 %), la CFDT (17,49 %) et la CFE-CGC (9,08 %) restent habilitées à participer aux négociations de branche avec les syndicats patronaux dont la FSPF reste la première force. Selon les chiffres du ministère du Travail parus au Journal officiel du 23 octobre dernier, la FSPF représente en effet 73,28 % des salariés des pharmacies syndiquées. A ce titre, elle détient le droit de s’opposer à l’extension d’un accord de branche dont elle ne serait pas signataire et qu’elle estimerait préjudiciable aux intérêts des pharmacies d’officine.Rappelons qu’un accord de branche n’est valable qu’à condition d’être conclu par des organisations syndicales de salariés dont le poids est d’au moins 30 %. Il faut que ces organisations totalisent 50% pour signer un accord collectif majoritaire ou frapper d’opposition un accord minoritaire.

Source : FSPF.

 

La FSPF soutient l’engagement des équipes officinales dans la lutte contre la Covid-19

La FSPF et les deux organisations syndicales majoritaires de salariés, FO et l’UNSA, ont conclu le 16 novembre un nouvel accord de salaires. Cet accord vise à revaloriser la valeur du point de salaire de 3 % au jour de la publication de son arrêté d’extension au Journal officiel. Le coefficient 100 sera alors porté à 1 595 €. Le point passerait de 4,637 à 4,776. La Confédération générale du travail (CGT) et la Confédération française démocratique du travail (CFDT) ont, pour l’heure, réservé leur réponse. Elles ont jusqu’au mercredi 24 novembre pour se prononcer. L’accord prévoit également une clause de revoyure pour engager de nouvelles discussions avant le 31 janvier 2022, en fonction de l’évolution des indices économiques à la date de leur ouverture, notamment dans l’hypothèse où le Gouvernement accorderait un coup de pouce au SMIC à effet du 1er janvier prochain.

Source : FSPF.

 

Covid -19 : la cinquième vague de Fake news

Des pharmaciens témoignent des fake news les plus insolites qu’ils ont entendues pendant la crise du Covid-19.

Lien vers l’article : https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/actu/actualites/actus-socio-professionnelles/covid-19-la-cinquieme-vague-de-fake-news.html?utm_source=24h-mpl&utm_medium=newsletter&utm_content=actu

 

Maisons de santé pluriprofessionnelles : la solution pour améliorer l’accès aux soins primaires ?

Comment mieux organiser le système de santé et faire face aux nombreux défis comme l’augmentation des pathologies chroniques, le vieillissement de la population ou les pandémies ? Pour France Assos Santé et AVECsanté, l’amélioration de l’accès aux soins primaires ne peut passer que par les maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP). Or, pour les deux associations, « le développement des MSP, qui dépend de négociations nationales, est aujourd’hui tributaire d’intérêts monoprofessionnels, éloignés des préoccupations actuelles autour du travail d’équipe et de la participation des usagers ». En outre, « l’exercice l’individuel ne permet pas la nécessaire inclusion des usagers à la réflexion et l’organisation des soins primaires ».

Pour en savoir plus : https://www.france-assos-sante.org/communique_presse/refonder-les-soins-primaires-de-lexercice-solitaire-a-lexercice-solidaire/

 

Tests de dépistage : et si le pharmacien les réalisait en consultation de prévention ?

La crise sanitaire liée au Covid-19 a montré les capacités du réseau officinal dans cette mission de dépistage. Maintenant, « il faut qu’on puisse faire tous les Trod », continue le président de l’USPO, qui propose d’étendre la liste des tests rapides d’orientation diagnostique autorisés en pharmacie, et remet sur la table la proposition que le pharmacien puisse réaliser des consultations de prévention au moment des rappels de vaccination chez les adultes. « Cela permettra au pharmacien de faire une consultation de prévention avec la réalisation de 5 ou 6 Trod. Il remplira ensuite une fiche qu’il transmettra au médecin », explique Pierre-Olivier Variot, qui liste, entre autres, les mesures de la glycémie et de la pression artérielle, les tests du VIH, du cholestérol, de la maladie de Lyme…Reste à trouver un modèle financier. Mettre un prix sur chaque Trod, qui ont chacun un coût et demandent un temps de travail différent, et fixer une éventuelle prise en charge seront l’objet des négociations conventionnelles avec l’Assurance maladie. Et sur le prix, Pierre-Olivier Variot ne cache pas que les négociations risquent d’être « tendues ».

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Télésoin : une nouvelle façon de « réseauner »

Inscrit dans les mesures exceptionnelles liées à l’état d’urgence sanitaire, le télésoin est désormais autorisé en pharmacie, depuis juin 2021. Entre la vaccination contre la grippe et le Covid-19 et les tests antigéniques, il ne figure pas vraiment parmi les priorités du moment à l’officine. Mais la donne pourrait changer rapidement. Le télésoin pourrait être demain aux pharmaciens ce que la téléconsultation est aujourd’hui aux médecins : un nouveau mode d’interaction à part entière avec les patients. » Pour étayer son pronostic, Matthieu Becamel, directeur marketing de Maiia, invite à regarder dans le rétroviseur. « En 2016, la téléconsultation était au même stade que le télésoin aujourd’hui : elle entrait à peine dans la phase des primoadoptants et était accueillie avec scepticisme par les principaux concernés, les médecins. Cinq ans plus tard, elle représente entre 13 et 17 % des consultations. » Certains acteurs de la téléconsultation se sont d’ailleurs déjà positionnés sur ce marché avec des offres à partir de 49 € HT. Medaviz a, de son côté, fait le choix de la gratuité pour les pharmacies en exercice isolé (c’est-à-dire hors de l’exercice coordonné et des structures de type communauté professionnelle territoriale de santé ou CPTS). Les plateformes de télésoin s’appuient toutes sur des agendas afin de gérer les prises de rendez-vous, certaines comme Avis2sante ou Ordoclic le proposant aussi sans rendez-vous. « Sur Maiia, le pharmacien peut bloquer un créneau au comptoir ou au téléphone, précise Matthieu Becamel. Les patients ont, eux, la possibilité de le faire sur notre plateforme après avoir sélectionné leur pharmacie. » Chez Ordoclic, une prise de rendez-vous enclenche systématiquement l’envoi d’un e-mail de confirmation au patient avec le lien pour se connecter au télésoin en visio. « Le pharmacien peut également joindre au message un questionnaire ou un formulaire à remplir s’il a par exemple besoin de recueillir le consentement de son patient, précise Guillaume Gobert. Pendant la séance, il peut partager son écran, prendre des photos de son patient et renseigner les données issues de son examen clinique. A la fin de la séance, le compte rendu est généré et envoyé automatiquement au patient via un lien sécurisé et déposé en même temps dans le dossier médical partagé du patient. » Tous les acteurs proposent également une solution de paiement par carte bancaire en ligne avec émission automatique de la facture pour la rémunération des actes sortant du cadre de la convention pharmaceutique.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

CHIFFRES /DATES

 

Le directeur général de la Cnam Thomas Fatôme a laissé entendre que l’année « T zéro », prise en référence pour déterminer l’enveloppe budgétaire de la pharmacie dans la nouvelle convention, sera l’année 2019. « L’année 2019 est la dernière année sans impact lié à la Covid-19. Il faut individualiser ce que les pharmaciens ont réalisé pendant la crise sanitaire comme une rémunération particulière, même si l’objectif est de prendre en compte tous les actes que nous avons accomplis, en particulier en matière de vaccination et de dépistage », espère Philippe Besset, président de la FSPF.

 

63% : c’est la proportion de Français prêts à rendre accessibles leurs données de santé personnelles à leur pharmacien, estimant que le secret médical et la confidentialité sont garanties et sécurisées. Source : 9ème baromètre Deloitte sur les français et la santé.

 

64 millions : c’est le CA estimé du marché des autotests. Sa progression de +101% s’explique par l’avènement des autotests antigéniques. (fin septembre 2021, source fabricants).

 

La piqûre de rappel des 50-64 ans ne sera possible qu’à partir du 1er décembre, mais les personnes de cette tranche d’âge peuvent déjà prendre rendez-vous, rapporte Le Parisien. À condition toutefois que la deuxième injection d’un vaccin à ARNm soit datée de plus de six mois. « Si, en revanche, vous aviez opté pour le Janssen (une seule dose), on recommande la piqûre de rappel au bout de quatre semaines », ajoute la Haute Autorité de santé (HAS).

 

Le pharmacien facture à l’assurance maladie 12,90 euros (TVA à 0), soit 8,70 euros pour la réalisation de l’autotest supervisé et 4,20 euros pour le prix de l’autotest. Ce montant est majoré d’un coefficient multiplicateur d’1,05 pour les départements et régions d’outre-mer. Lorsque la personne n’est pas éligible à une prise en charge, le pharmacien facture à la personne le même tarif, soit 12,90 euros (TVA à 0). Aucun autre professionnel de santé n’est habilité à réaliser un autotest supervisé. En conséquence, la dispensation de ces autotests aux autres professionnels de santé n’est plus autorisée. Les autotests supervisés sont réservés exclusivement aux personnes asymptomatiques et qui ne sont pas cas contact.

 

250 à 300m2 : c’est la surface de vente minimum des officines qui se construisent aujourd’hui. Source : Thèse de Guillaume Blanchet : « L’officine de demain, ou comment réorganiser l’officine pour répondre aux nouveaux enjeux de Santé Publique ».

 

Agnès Verdier-Molinié, directrice de la Fondation iFRAP, dénonce dans Les Échos l’idée d’une « Grande Sécu ». « Oui, notre système de santé est administrativement parlant le plus coûteux de la zone euro. Oui, il pourrait coûter entre 4,5 et 7 milliards de moins par an si on avait un système de santé bien géré comme en Suisse ou aux Pays-Bas. Mais ces systèmes efficients ne sont pas des systèmes de santé avec une caisse unique et omnipotente », explique-t-elle. « Au contraire, ils ont des assureurs en concurrence régulée au premier euro. »

 

La consommation d’antibiotiques a baissé de 17% en 2020 en France, indique Santé publique France dans une étude publiée ce mardi. La tendance, déjà engagée depuis plusieurs années, a été fortement accentuée par la crise de la Covid-19, qui a permis de limiter la propagation des bactéries, grâce aux gestes barrières. Elle a aussi entraîné une baisse des visites médicales et donc des prescriptions (-18%). Toutes les classes d’antibiotiques sont concernées. Le recul de cette consommation est un objectif poursuivi par les autorités sanitaires, en France et dans d’autres pays, afin de freiner l’apparition de bactéries résistantes aux antibiotiques. Parmi les pays développés, la France est particulièrement concernée, car la consommation d’antibiotiques y reste près d’un tiers supérieure à la moyenne européenne.

 

La hausse de l’épidémie de Covid-19 s’accélère. D’après Santé publique France, le taux d’incidence a augmenté de 40% la semaine dernière, pour atteindre un seuil supérieur à 100 cas pour 100.000 habitants. Il est deux fois supérieur au niveau d’alerte (50 cas), une première depuis le mois de septembre. D’après Olivier Véran, en visite ce mardi au Mans, pour présenter le « Ségur de l’investissement » pour les établissements hospitaliers et médico-sociaux des Pays de la Loire avec une enveloppe de 1,2 milliard, une telle reprise épidémique a tout l’air d’un « début de cinquième vague ». « Cette vague est hivernale, les conditions de circulation sont plus favorables pour la Covid, mais aussi pour d’autres virus.

 

Doctolib apparaît à la 11e place du classement des entreprises les plus admirées des Français du JDD. Soit un bon en avant de 32 places par rapport au précédent classement, en 2020. La start-up fondée en 2013 confirme ainsi son changement d’envergure depuis l’irruption de la Covid-19 il y a presque deux ans. « La crise sanitaire a souligné l’importance de ce que nous faisions depuis le lancement de l’entreprise », estime Stanislas Niox-Chateau. « La santé est un bien commun, dont l’accès est parfois jugé complexe et opaque, que ce soit à l’hôpital ou pour les consultations de ville. Doctolib souhaite le faciliter.

 

+8% c’est la croissance annuelle du marché des cosmétiques hommes mondiale attendue entre 2021 et 2031. Une tendance bien supérieure à la croissance annuelle de 3,5% enregistrée depuis 2016.

 

Dans ses dernières données de surveillance, Santé publique France note une hausse de la prévalence du diabète en France. « En 2020, plus de 3,5 millions de personnes sont traitées par médicament pour un diabète, soit 5,3% de la population », contre 4,4%, il y a dix ans.

 

Pharmaciens d’officine et pouvoirs publics négocient actuellement une nouvelle convention pharmaceutique. Particulièrement attendue par la profession, elle devra fixer un cap ambitieux pour les cinq prochaines années, notamment sur le plan économique. Retour sur les points clés : https://pharmaceutiques.com/actualites/politique-de-sante/convention-pharmaceutique-lassurance-maladie-devoile-sa-feuille-de-route/

 

Près de 20.000 nouveaux cas de Covid-19 ont été rapportés le 16 novembre par Santé publique France, pour une moyenne de 11.215 cas sur les sept derniers jours. Le taux de positivité est de 3,7%, en légère hausse. En pointant un nouvel « état d’alerte », le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a appelé hier les 6 millions de citoyens non vaccinés, dont près de 500.000 « grands » seniors, soit 15% des plus de 80 ans, à franchir le pas sans attendre.

 

15 % des patients atteints de cancer et ayant eu un diagnostic de Covid confirmé présentent des séquelles de l’infection à type de symptômes respiratoires ou de fatigue, rapporte Le Quotidien du Médecin, qui cite les données du registre européen OnCovid.

 

La Commission européenne a approuvé le huitième contrat avec une entreprise pharmaceutique en vue de l’achat de son vaccin potentiel contre la COVID-19. Le contrat avec Valneva prévoit la possibilité pour tous les États membres de l’Union d’acheter près de 27 millions de doses en 2022. Il prévoit aussi la possibilité d’adapter le vaccin aux nouvelles souches et permettra aux États membres de commander jusqu’à 33 millions de vaccins supplémentaires en 2023. Lien vers l’article : https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/IP_21_5784

 

En France, seuls cinq sites de para et pharmacie attirent plus d’1 million de visiteurs uniques par mois, selon “L’Observatoire des e-pharmacies et des e-parapharmacies”, des Echos Etudes. Santédiscount est leader avec 2,5 millions de visiteurs uniques, suivi de Pharma-GDD (1,8 million de visiteurs uniques) et d’Easyparapharmacie (1,4 million de visiteurs uniques). Source : Enquête d’audience réalisée auprès de 35 e-parapharmacies et e-pharmacies opérant en France, durant l’été 2021, par Les Echos Les Etudes, en partenariat avec Fact Pharma et La Pharmacie Digitale.

 

11.000 euros pour une prépa médecine fantôme : des centaines d’étudiants arnaqués. Soupçonné d’avoir reçu de grosses sommes d’argent pour des formations aux concours de santé jamais dispensées, le jeune PDG de l’entreprise Hippocrate France a été mis en examen et écroué. Par le passé, une autre de ses sociétés avait déjà été incriminée pour des raisons similaires. Source : egora.

 

Selon une étude de la Drees publiée ce lundi 15 novembre, il y a environ 9 fois plus de décès et d’entrées en soins critiques parmi les personnes non vaccinées contre le Covid-19 que parmi celles qui possèdent un schéma vaccinal complet. Lien vers l’article : https://www.egora.fr/actus-pro/sante-publique/69853-covid-9-fois-plus-de-deces-et-d-entrees-en-soins-critiques-chez-les

 

Le livre blanc « Une seule Santé en pratique» apporte 36 propositions d’actions concrètes, divisées en 5 axes : la gouvernance, la formation, la prévention et la surveillance, la recherche et le développement et la réglementation, sorte de recommandations auprès des décideurs publics à l’aube de la présidence française de l’Union européenne. 19 contributeurs issus des « 3 santés» ont participé à l’élaboration de ce livre blanc. Pour en savoir plus : https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/actu/actualites/actus-socio-professionnelles/video-une-seule-sante-en-pratique-pas-si-simple.html?utm_source=24h-mpl&utm_medium=newsletter&utm_content=actu

 

Le groupe pharmaceutique tricolore Sanofi entre au capital de la jeune entreprise franco-américaine Owkin, avec un investissement de 180 millions de dollars. Experte de l’intelligence artificielle appliquée à la médecine de précision, la scaleup noue pour l’occasion un partenariat avec son nouvel investisseur afin d’optimiser le développement de médicaments anticancéreux. Lien vers l’article : https://www.maddyness.com/?p=1309895

 

La Belgique a annoncé mercredi des dispositions destinées à contenir la nouvelle vague de coronavirus. « Nous voulons prévenir et protéger plutôt qu’enfermer », a résumé le Premier ministre belge, Alexander De Croo, en invitant tous les Belges à limiter leurs contacts. Le télétravail devient obligatoire, à raison de 4 jours par semaine, tout comme le port du masque en intérieur pour les plus de 10 ans, y compris dans les lieux où le passe sanitaire est demandé. Le gouvernement a également annoncé l’éligibilité de toute la population à une troisième dose de vaccin d’ici à mars.

Source : le Monde.

 

1.350 : c’est le nombre de professionnels de santé libéraux, dont 160 médecins, encore suspendus pour non-respect de l’obligation vaccinale, selon l’Assurance-maladie. « Un nombre très faible », s’est félicité son directeur, Thomas Fatôme, assurant qu’il se résorbe peu à peu.

 

Selon une enquête Elabe pour BFMTV, 59% des Français sont favorables à un reconfinement qui ne concernerait que les personnes non vaccinées. Une option toutefois écartée hier par Emmanuel Macron dans un entretien au journal La Voix du Nord, qui souligne l’efficacité du pass sanitaire. Le président a aussi précisé qu’il attendait toujours les conseils des autorités sanitaires pour savoir si l’administration d’une troisième dose devait être étendue à toutes les personnes éligibles pour le vaccin. »S’il s’avère qu’une troisième dose est efficace et nécessaire pour les autres publics, évidemment, on l’intégrera dans la logique du passe. »

 

Clarisse Lhoste, présidente de Merck France, a indiqué sur LCI que le traitement antiviral par gélule du laboratoire américain sera disponible dans les pharmacies françaises « tôt au mois de décembre ». Baptisé Lagevrio® (molnupiravir), ce traitement doit encore passer quelques étapes administratives. « On attend dans les deux mois une autorisation officielle de l’Agence européenne. Mais la France peut, pour des traitements d’urgence ou critiques, avoir un accès précoce », explique la dirigeante. 50.000 doses seront disponibles dans un premier temps.

 

L’Assurance-maladie se félicite du succès de la phase pilote de « Mon espace santé », espace numérique qui permet de stocker les informations médicales et de les partager avec les professionnels de santé. Il est accessible à 3,3 millions d’assurés, dans trois départements, depuis octobre. Et 160.000 d’entre eux l’ont déjà utilisé. Selon l’Assurance-maladie, les assurés passent en moyenne 10 minutes sur cet espace numérique lors de leur visite.

 

Le classement YouGov des meilleures marques a, cette année, un goût de Covid. Le top 10 français pour 2021 positionne ainsi Doliprane en tête des marques ayant la meilleure image.

 

GROUPEMENTS

 

Décision Shop Apotheke/UDGPO – les représentants des pharmacies et le Gouvernement partagent la même vision sur la vente en ligne des médicaments

Le Gouvernement français a récemment notifié à la Commission européenne et aux Etats membres de l’Union européenne les règles nationales relatives à la dispensation et à la vente en ligne de médicaments. Elle oblige toute société européenne désireuse de développer une activité de vente en ligne de médicaments en France, quel que soit son lieu d’établissement, à respecter notre législation nationale en la matière. Les syndicats, les groupements et les représentants des étudiants en pharmacie se sont particulièrement mobilisés contre une libéralisation de la vente en ligne des médicaments et se félicitent de la détermination et de l’action du Gouvernement Français dans cette affaire.

Lien vers le communiqué de presse :

http://www.federgy.com/wp-content/uploads/2021/11/2021_11_19_CP_Vente-en-ligne-1.pdf

Lien vers l’article du quotidien du pharmacien : https://www.lequotidiendupharmacien.fr/exercice-pro/politique-de-sante/vente-en-ligne-la-france-barre-enfin-la-route-aux-e-pharmacies-europeennes

 

Un rapprochement au service des pharmaciens

Pharma Santé Développement Groupe (PSDG) et Optipharm ont annoncé leur décision de se rapprocher. A travers cette alliance, les deux groupements visent à consolider leur implantation nationale et à développer leurs activités afin de répondre au plus près aux besoins des pharmaciens, défendre leurs intérêts et les accompagner dans la réussite de leurs nouvelles missions. Un dispositif d’aide à l’installation sera mis en place d’ici la fin de l’année pour les jeunes pharmaciens. Il sera composé à la fois d’un booster d’apport mais également d’un service d’accompagnement clé en main allant de la recherche de pharmacie à l’installation.

Source : publi rédactionnel, le pharmacien de France.

 

Pharmacyal multiplie les services

Le groupement Pharmacyal a noué un partenariat avec le spécialiste de la livraison de médicaments My Mediks. « My Mediks propose des transporteurs agréés, une traçabilité, etc., et ce, dans un rayon de 15 km », explique Cyril Tétart, cofondateur de ce réseau qui revendique 122 adhérents dans les Hauts-de-France, titulaire et par ailleurs créateur du site marchand LaSante.net. « Nous avons négocié la gratuité du service pour nos adhérents la première année, puis une cotisation mensuelle de moins de 50 € ensuite sachant que le patient devra débourser 7,90 € pour chaque livraison ». Pharmacyal va également proposer un service de conciergerie (« celui du groupement PDA Pharma », précise Cyril Tétart), un tarif négocié avec 1001 Perruques et avec Bourjat, société de fabrication en 3D de semelles orthopédiques, et bientôt une “Académie”, pour former les pharmaciens qui s’installent au merchandising, aux achats et au management. « Nous multiplions les services, car aujourd’hui une pharmacie doit idéalement tout proposer au même endroit », conclut le serial entrepreneur.

Source : pharmacien manager.

 

Un concept chez Pharmaprovence

Né en 2008, PharmaProvence Groupe compte aujourd’hui 17 officines générant chacune plusieurs millions d’euros de chiffre d’affaires en PACA. Le groupement vient de missionner Xavier Benedetti (ex-dg du groupement Apothical, ex Toys“R”Us, Decathlon…), pour renforcer son offre déjà composée d’une centrale de référencement, d’opérations de trade marketing, d’un programme de fidélité, de sites marchands et institutionnels, etc. 2022 sera une année clé avec l’arrivée au catalogue d’un concept de magasin, caractérisé par un jaune joyeux inspiré par la Provence et une verrière au cœur de la surface de vente, dédiée aux marques provençales, et/ou à des animations commerciales. L’offre sera également renforcée par des outils de balisage, des écrans vidéo et une solution de gestion de trade sous la forme d’une application permettant l’envoi de la preuve de la mise en place d’une opération à un laboratoire, ainsi que la facturation. « Notre ambition est de devenir l’enseigne leader sur la région PACA, avec des pharmacies de proximité », résume Xavier Benedetti, le président de PharmaProvence Groupe, à la recherche de nouveaux adhérents à la tête d’officines au C.A déjà situé entre 2,5 et 5 M€.

Source : pharmacien manager

 

Réseau Aprium : une opération bien réglée !

La précarité menstruelle mobilise les pharmaciens. Initialement prévue durant 15 jours, l’opération menée dans le réseau Aprium en partenariat avec l’association Règles élémentaires, dans le but d’encourager les dons de tampons, de serviettes hygiéniques, de gels intimes et hydroalcooliques ou encore de cups, a finalement duré un mois jusqu’à la fin octobre. « Les pharmaciens ont apprécié l’opération, nous avons décidé de la prolonger pour maximiser la récolte », s’enthousiasme Hayfa Ohanessian, responsable marque enseigne chez Healthy Group. Au total, 215 des quelque 400 adhérents que compte le réseau se sont mobilisés en habillant un bac soldeur d’un carton aux couleurs de l’opération. Ensuite, le référent de chaque officine en charge de la campagne a listé les produits offerts par la patientèle afin que la structure Règles élémentaires puisse venir les récupérer à l’officine pour les offrir à d’autres associations ciblant des publics précaires. Le groupement a également fourni aux pharmacies participantes des stickers de sol, un kakemono, des affiches et des stop-rayons pour communiquer dans les linéaires d’hygiène intime.

Source : le moniteur des pharmacies. 

 

AILLEURS

 

Roche et Doc Morris s’emparent de la prise en charge du diabète

En Allemagne, la pharmacie en ligne Doc Morris et le Laboratoire Roche proposeront, dès 2022, une offre globale aux patients diabétiques de type 2. Un dispositif qui sera ensuite étendu à toute l’Europe. Le 28 octobre, une annonce n’est pas passée inaperçue dans les officines d’outre-Rhin : la coopération du Laboratoire Roche avec Doc Morris (groupe Zur Rose) dans l’accompagnement des patients diabétiques de type 2. Ce dispositif concernera dès l’année prochaine l’Allemagne, avant d’être étendu à tous les pays européens. La filiale Diabetes Care du laboratoire helvétique et son compatriote, géant suisse de la vente en ligne de médicaments, mettront à disposition des patients une solution digitale globale dans la prise en charge de leur pathologie : service de télémédecine, ordonnances et renouvellements, consommables, stockage des données et tout autre outil de gestion de la pathologie, comme l’application mySugr et des prestations de services par des tiers.

Source : le quotidien du pharmacien.