Actualités du 17 au 21 janvier 2022

ACTUALITÉS PROFESSIONNELLES

 Vente d’autotests : sursis pour les GMS jusqu’au 15 février

L’échéance du 31 janvier, qui doit marquer la fin de l’autorisation de la vente des autotests en grandes et moyennes surfaces (GMS), arrive à grand pas. Selon Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), cette dérogation devrait toutefois être prolongée. « Dans le Journal officiel qui sera publié le 22 janvier, il devrait être annoncé le report de l’arrêt de la vente des autotests en GMS. Ces dernières pourront continuer à en vendre jusqu’au 15 février, soit deux semaines de plus, pour écouler leurs stocks. À partir du 15 février, nous devrions donc revenir au monopole pharmaceutique. » Philippe Besset conseille par ailleurs aux pharmaciens de prévoir des stocks d’autotests au moins jusqu’à la fin de l’état urgence sanitaire, théoriquement en juillet. « On n’arrêtera pas brutalement avant d’en délivrer. Jusqu’à fin avril, il est certain qu’on continuera et on ira peut-être même jusqu’en juillet. »

Source : le quotidien du pharmacien.

 

L’Académie de Pharmacie demande des entretiens pharmaceutiques pour les patients diabétiques

L’Académie nationale de Pharmacie demande l’inscription de la maladie diabétique comme pathologie éligible aux entretiens pharmaceutiques, au même titre que le suivi des patients sous traitement par anticoagulants oraux, des patients asthmatiques et des patients en chimiothérapie orale ambulatoire. La maladie diabétique, qui touche plus de 3,5 millions de personnes en France, est en constante augmentation depuis plus de 20 ans. 700 000 français environ sont traités par insulinothérapie, dont 10 % de diabétiques atteints de diabète de type 1, mais aussi les patients diabétiques de type 2 devenus réfractaires aux traitements antidiabétiques par voie orale.

Source : académie de pharmacie.

 

Numérique: un appel à manifestations d’intérêt doté de 71 M€ pour former les professionnels de santé et du médico-social (DNS)

Un appel à manifestations d’intérêt (AMI) visant notamment à « donner à tous les professionnels de santé et médico-sociaux une formation en santé numérique » dotée de 71 millions d’euros (M€) a été dévoilé le 10 janvier par David Sainati, coordinateur interministériel de la stratégie d’accélération santé numérique, sur son profil LinkedIn. Il s’agit d’un premier volet de cet AMI pour la santé numérique, qui s’inscrit dans le cadre d’un AMI plus large, baptisé « Compétences et métiers d’avenir » (CMA). Doté de 2,5 milliards d’euros, il englobe d’autres domaines du PIA 4 (programme d’investissements d’avenir). Il s’inscrit également dans le cadre de la stratégie d’accélération santé numérique, dont un axe porte sur la formation. L’AMI dévoilé le 10 janvier a deux objectifs: « donner à tous les professionnels de santé et médico-sociaux une formation en santé numérique leur permettant d’acquérir les connaissances et les compétences pour répondre de façon efficace à la digitalisation de plus en plus importante de leurs exercices professionnels, et accompagner la transformation du système de soin par le numérique », et « accroître très sensiblement la proportion des spécialistes du numérique en santé impliqués dans le développement informatique, le juridique, l’évaluation, et la gestion d’établissements sanitaires et médico-sociaux ».

Source : tic pharma.

 

Dépistage Covid : les pharmaciens autorisés à recruter d’autres professionnels de santé

Un arrêté paru le 15 janvier au « Journal officiel » autorise les pharmaciens à organiser des opérations de dépistage et à faire appel à d’autres professionnels de santé, des personnels paramédicaux et des étudiants. Fait inédit, les officinaux peuvent accueillir d’autres professionnels dans le cadre de leur exercice professionnel. Les pharmaciens sont autorisés à organiser une opération de dépistage du Covid, y compris par prélèvement nasal sur les mineurs de moins de douze ans. Ils pourront recourir temporairement à d’autres professionnels de santé mais aussi, sous leur responsabilité, aux professions suivantes : manipulateur d’électroradiologie médicale, technicien de laboratoire médical, préparateur en pharmacie, aide-soignant, auxiliaire de puériculture, ambulancier ou encore toute personne titulaire d’un diplôme dans le domaine de la biologie moléculaire ou justifiant d’une expérience professionnelle d’au moins un an dans ce domaine. Les étudiants ayant validé leur première année en médecine, odontologie, pharmacie, maïeutique, massokinésithérapie ou soins infirmiers tout comme les étudiants en master de biologie moléculaire mention « biologie moléculaire et cellulaire » ou « biochimie, biologie moléculaire ». L’arrêté encadre la création de ces centres qui doivent disposer d’un espace de confidentialité pour mener l’entretien préalable, d’une aération régulière et d’un sens de circulation des patients pour qu’ils ne se croisent pas, ainsi que de minuteurs en quantité adaptée au nombre de patients et préalablement vérifiés. Une future brèche pour des emplois partagés à terme ?

Sources : le moniteur des pharmacies, le quotidien du pharmacien, ameli.

Pour en savoir plus : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000044992936

https://www.ameli.fr/paris/pharmacien/actualites/covid-19-quelles-remunerations-en-centre-de-depistage

 

Convention pharmaceutique : ça coince sérieusement côté budget

Le « quoi qu’il en coûte » serait-il en train d’être remplacé par le « quoi qu’il vous en coûte » ? La deuxième séance de suivi des négociations sur la nouvelle convention nationale pharmaceutique s’est tenue le 18 janvier en présence de Thomas Fatôme, directeur général de la Caisse nationale de l’Assurance maladie (Cnam). Si le premier volet sur la « convention métier » fait consensus entre les syndicats pharmaceutiques et la Cnam, le désaccord est profond sur la partie budgétaire de cette convention (rémunération des pharmaciens). La probabilité est forte que les négociations sur l’économie se prolongent au-delà du 15 février, deadline fixée pour la signature de la convention sous la mandature d’Emmanuel Macron. Seules les évolutions « métier » de la nouvelle convention seraient alors actées.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Le masque en extérieur de nouveau obligatoire en Ile-de-France et en Loire-Atlantique dans les lieux les plus fréquentés

L’obligation s’impose notamment sur les marchés, dans les rassemblements, aux arrêts de transports en commun ou à proximité des établissements scolaires et lieux de culte.

Lien vers l’article : https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/covid-19-le-masque-en-exterieur-de-nouveau-obligatoire-a-paris-dans-les-lieux-les-plus-frequentes_4920191.html

 

Pass vaccinal : adopté mais pas encore prêt à être appliqué

L’Assemblée nationale a définitivement adopté (215 voix pour, 58 voix contre) le dimanche 16 janvier, le projet de loi renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire et modifiant le code de la santé publique, transformant notamment le pass sanitaire en pass vaccinal. En résumé, l’accès aux activités de loisirs, aux bars, restaurants, foires, séminaires, salons, transports de longue distance (sauf motif impérieux d’ordre familial ou de santé sous réserve de présenter le résultat d’un examen de dépistage virologique ne concluant pas à une contamination par le Covid‑19), voire grands magasins et centres commerciaux, ainsi que pour les personnes qui y interviennent, peut être subordonné à la présentation d’un justificatif de statut vaccinal, sur décision du Premier ministre, dès l’âge de 16 ans. Le pass vaccinal, prévu initialement pour être appliqué le 15 janvier, pourrait être appliqué dès cette fin de semaine mais le texte, adopté sous de fortes tensions, doit encore passer par le Conseil constitutionnel, saisi ce 17 janvier par au moins soixante députés.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Marge sur les médicaments chers : l’Assurance maladie veut la baisser !

Le jeudi 13 janvier, Thomas Fatôme, directeur général de la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam), a surpris les syndicats de titulaires en leur proposant un projet de transformation des tranches de la marge des pharmaciens sur la dispensation des médicaments remboursables. Portant sur la tranche allant de 150 à 1930 euros en prix fabricant hors taxe (rémunérée avec une marge de 5 % en 2020), « cette modification conduit à faire baisser la marge sur les médicaments chers », glisse Gilles Bonnefond, porte-parole et conseiller du président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO). Alors même que ce syndicat défend l’inverse, une revalorisation de cette tranche dans la nouvelle convention pharmaceutique. Ce projet a été immédiatement rejeté par les deux syndicats pharmaceutiques. « L’heure n’est plus aux transformations des paramètres de la marge, nous voulons une véritable convention métier et un modèle économique qui mette en place une garantie sur la rémunération de la dispensation par rapport aux baisses de prix et des volumes », a plaidé Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) devant le directeur de la Cnam.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

La collecte des DASRI avec électronique s’organise

L’éco-organisme DASTRI est officiellement chargé de la prise en charge des déchets de soins avec électronique (DASRIe) depuis le 1er janvier. Il continuera de collecter en pharmacie les pompes patch Omnipod usagées et s’occupera, lorsque la filière DASRIe sera opérationnelle, de celle des capteurs et transmetteurs Dexcom 6.

Lien vers l’article : https://www.lequotidiendupharmacien.fr/exercice-pro/la-collecte-des-dasri-avec-electronique-sorganise

 

Nouveaux groupes génériques

Trois nouveaux groupes ont été ajoutés au répertoire des génériques : acide folique 0,4 mg, bexarotène 75 mg et palmitate de palipéridone 100 mg et 150 mg injectable à libération prolongée.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

L’Assurance Maladie lance une carte interactive des pharmacies qui délivrent des autotests

L’Assurance Maladie propose un nouvel outil accessible à tous, sans compte ameli. Il recense les pharmacies qui délivrent des autotests pris en charge par l’Assurance Maladie.

Lien vers la carte interactive : https://www.ameli.fr/hauts-de-seine/assure/covid-19/tester-alerter-proteger-comprendre-la-strategie-pour-stopper-l-epidemie/les-tests-de-depistage-du-covid-19/les-autotests-sur-prelevement-nasal

 

Délivrance de masques FFP2 et d’autotests : des changements à prévoir

Selon Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), les pharmaciens vont être amenés à délivrer des masques FFP2 aux patients atteints de comorbidités et des autotests au personnel de l’Éducation nationale. Deux nouveautés qui devraient être très prochainement confirmées par arrêté.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

CHIFFRES

Au vu de l’explosion des contaminations en France dues au variant Omicron et des volumes d’autotests vendus depuis le 3 janvier, la dépense de l’Assurance maladie est devenue difficilement soutenable sur ce poste de remboursement. Elle a fait part hier soir, mercredi 19 décembre, aux syndicats pharmaceutiques, de sa volonté de baisser le prix des autotests actuellement de 3,50 € (pour un autotest classique) et de 3,80 € (pour un autotest pour enfant de moins de 12 ans) lorsqu’ils sont pris en charge et de 5,20 € pour un autotest non remboursé. « L’Assurance maladie ne nous a indiqué aucun montant concernant ces baisses, mais elle veut rapprocher les deux tarifs des autotests remboursés et non remboursés », indique Gilles Bonnefond, porte-parole et conseiller du président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO). Les nouveaux prix pourraient être fixés à l’aune des prix très bas pratiqués par la grande distribution.

Selon le dernier sondage sur les stocks d’autotests réalisé par l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) le 13 janvier, 20 % des officines connaissent toujours des ruptures (contre 40 % lors du sondage précédent du 7 janvier) et 25 % n’arrivent toujours pas à s’approvisionner auprès de leur(s) grossiste(s) habituel(s). « Les sorties par jour sont estimées entre 100 et 150 autotests », indique Pierre-Olivier Variot, président de l’USPO.

Nuvaxovid (Novavax) est le cinquième vaccin anti-Covid-19 validé en Europe et, depuis le 14 janvier, recommandé par la Haute Autorité de santé (HAS) comme « outil supplémentaire » en primovaccination chez les adultes. En effet, il s’agit du premier vaccin rendu disponible en France à protéine recombinante, « technologie ayant fait la preuve de son efficacité et de sa sécurité dans la production d’anciens vaccins », selon la HAS, et qui pourrait convaincre ceux qui refusent les vaccins à ARNm. Nuvaxovid est administré en deux doses par voie intramusculaire espacées de 3 semaines. Il n’a pas d’AMM pour un rappel même s’il est « probable » pour la HAS que « l’obtention d’une protection durable nécessite l’administration d’une dose de rappel à distance de la primovaccination ». Nuvaxovid se présente sous forme d’un flacon de 10 doses prêt à l’emploi pouvant être conservé 9 mois au réfrigérateur entre + 2 °C et + 8 °C. Source : le moniteur des pharmacies.

Choose France : Pfizer prévoit d’investir plus de 520 millions d’euros pour soutenir la production et la recherche en France. D’une part, il renforce ses capacités de production, via un accord avec Novasep, qui produira le principe actif du Paxlovid, son médicament anti-Covid sur son site de Mourenx (Pyrénées-Atlantiques). D’autre part, Pfizer investira dans des biotechs françaises et augmentera significativement ses essais cliniques avec des patients français. Pour en savoir plus : https://www.challenges.fr/entreprise/sante-et-pharmacie/pourquoi-pfizer-joue-la-carte-du-made-in-france_797005

Selon une note du Conseil d’analyse économique publiée le 18 janvier 2022, le passe sanitaire a fait progresser de 13 points le taux de vaccination en France. Il a ainsi évité 32 % de morts en plus entre le 12 juillet quand Emmanuel Macron a annoncé sa création et la fin de l’année écoulée. Ses effets sur l’économie ont également été positifs. Pour en savoir plus : https://www.lesechos.fr/economie-france/conjoncture/covid-le-passe-sanitaire-a-sauve-4000-vies-en-france-entre-mi-juillet-et-fin-2021-1379848#xtor=CS3-3092

Chez nos amis autrichiens, l’obligation vaccinale s’annonce bien plus stricte que le pass français. Les personnes non-vaccinées en Autriche risqueront bientôt des amendes allant de 600 à 3600 euros, selon les annonces du gouvernement hier. L’obligation entre en vigueur le 1er février, et la police pourra contrôler des personnes pour vérifier leur statut vaccinal dès le 15 mars. Source : Politico.

En Grèce, les plus de 60 ans non vaccinés s’exposent depuis lundi à des sanctions financières (50 € le premier mois et 100 € les suivants). « Neuf décès sur dix dus au coronavirus concernent cette tranche d’âge », a justifié le porte-parole du gouvernement, Yiannis Economou, le 13 janvier.  Le secrétaire général du ministère de la santé Marios Themistocleous a également annoncé que l’extension de cette obligation vaccinale aux plus de 50 ans était à l’étude. Source : la croix.

Covid : au Québec, les antivax vont payer une taxe. Le Premier ministre québécois a annoncé la création d’une « contribution santé » qui ne ciblera que les personnes ayant refusé de se faire vacciner contre le Covid-19.  Source : egora.

1 million : c’est le nombre d’autotests remboursés entre le 3 et le 11 janvier. Source : le pharmacien de France.

1,5 milliard d’euros. C’est le coût attendu par le ministre délégué aux Comptes publics Olivier Dussopt des dépistages de la Covid-19 financés par l’État en janvier, sous l’effet de la vague Omicron. « Nous avons toujours dit que les investissements dans le domaine médical, les tests, la vaccination étaient de bons investissements », a-t-il précisé sur Sud Radio.

Une étude publiée le 18 janvier 2022 par l’Institut économique Molinari (IEM) promet 1 milliard d’€ d’économies par an, en doublant le nombre de téléconsultation et de téléexpertise en France, à 10% du total des consultations médicales. Le chemin est déjà balisé, après le pic de ces actes à 27% en avril 2020, contre une moyenne de 5% actuellement.

Doctrio, qui propose de courtes formations en ligne destinées aux professionnels de santé, vient de lever 3 millions d’€. « La connaissance médicale évolue en permanence: il y a toujours de nouveaux traitements, des nouvelles façons de prendre en charge, de nouveaux protocoles », rappelle aux Echos Nathan Cohen, cofondateur de la startup. Mille professionnels ont déjà bénéficié d’une formation sur sa plateforme (gynécologie, pédiatrie, etc.) et Doctrio a obtenu un agrément du ministère de la Santé et de l’Assurance-maladie.

Alphega pharmacie Europe c’est plus de 9600 adhérents dans 10 pays – la République tchèque, la France, l’Italie, l’Espagne, les Pays-Bas, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Turquie, la Roumanie et le Portugal et 135 Consultants Point de Vente avec en moyenne 15 ans d’expérience professionnelle : de vrais experts ! Source : Linkedin.

Présent aux Etats-Unis depuis 2012, l’autotest salivaire rapide de dépistage du VIH OraQuick est commercialisé en France. L’annonce a été faite par Eurobio Scientific, qui a signé un contrat de distribution exclusive avec la firme américaine Orasure. Le résultat est obtenu en 20 minutes au moyen de bandes de couleurs.

Le pic d’hospitalisations quotidiennes pour Covid pourrait être atteint fin janvier et comprendrait entre 2 500 et 5 000 hospitalisations, selon de nouvelles projections de l’Institut Pasteur.

Selon un premier bilan de la campagne antigrippale à l’officine, les pharmaciens ont délivré 500 000 doses de moins qu’en 2020. En revanche, Ils ont injecté 700 000 vaccins en plus.

– 20 % : C’est la baisse des actes de biologie depuis début janvier dans les laboratoires, surchargés par les demandes de tests de la Covid, selon le Syndicat des biologistes.

La technologie à ARN utilisé par Pfizer et Moderna n’augmente pas le risque de problèmes cardiovasculaires graves chez les moins de 75 ans, selon une étude publiée mardi par Epi-Phare. En revanche, les vaccins à adénovirus (AstraZeneca et Janssen) apparaissent « associés à une légère augmentation du risque d’infarctus du myocarde et d’embolie pulmonaire chez les adultes, dans les deux semaines suivant l’injection », notent les chercheurs. Source : le parisien.

Les premières livraisons en France du vaccin contre la Covid de Novavax, un produit de technologie plus classique qui vient de recevoir le feu vert des autorités sanitaires, auront lieu la dernière semaine de février et non début février comme initialement prévu, a indiqué hier le ministère de la Santé. La France devrait recevoir « entre 1,1 et 1,2 million de doses » pour la première livraison puis « 800.000 doses par semaine en mars », a-t-il précisé. Source : 20 minutes.

Les autotests J2 et J4 ne peuvent en aucun cas être remplacés par un test antigénique. Seul l’autotest à J0 pour les contacts scolaires peut à la demande du patient ou de son parent être remplacé par un test antigénique. Source : USPO.

51,4 millions : c’est le nombre de téléchargements de l’appli TousAntiCovid depuis son lancement, selon les derniers chiffres dévoilés par le secrétariat d’État au Numérique.38 millions d’utilisateurs s’y sont connectés courant janvier.

Lors de sa conférence de presse de rentrée, ce jeudi 20 janvier, le syndicat MG France s’est réjoui de la signature de près de 2 500 contrats d’assistant médical. Grâce à ces contrats, 450.000 Français ont trouvé un médecin traitant. « C’est extrêmement prometteur », souligne le Dr Battistoni.

Un pharmacien parisien a été mis en examen le 17 décembre, puis écroué. Il est soupçonné d’avoir facturé des tests fictifs de dépistage du Covid-19, pour un préjudice de plusieurs millions d’euros pour l’assurance-maladie.

Début janvier, « environ 5.000 officines » sur près de 22.000 étaient connectées au répertoire national de vérification des médicaments (NMVS pour National Medicines Verification System), a annoncé Philippe Gendre, chef de projet « sérialisation » au sein de France MVO, l’organisme français chargé de mettre en oeuvre la sérialisation des boîtes de médicaments, le 4 janvier à TICpharma.

Le Premier ministre Jean Castex a dévoilé le 20 janvier un calendrier précis d’allégement des mesures sanitaires, avec notamment la fin des jauges et du masque en extérieur le 2 février, le télétravail, à cette date, serait recommandé, mais plus obligatoire. Il a par ailleurs confirmé l’entrée en vigueur du pass vaccinal le 24 janvier, sous réserve de la décision du Conseil constitutionnel. Ce dispositif pourrait disparaître lorsque le nombre de malades en réanimation chutera.

Un nouveau sous-variant d’Omicron, baptisé BA.2, a été identifié dans quarante pays, notamment au Danemark, où il représente désormais la moitié des séquençages, contre 2% il y a une dizaine de jours. Selon le Pr Antoine Flahault, épidémiologiste et directeur de l’Institut de santé globale à l’université de Genève, il s’agirait d’une souche « très contagieuse ». De plus, le BA.2 serait difficilement détectable par les tests PCR couramment utilisés, à cause d’une mutation dans la protéine spike. En France, moins d’une vingtaine de cas de BA.2 ont été repérés.

En 2022, il y a aussi les élections ordinales. Au cours du premier semestre de l’année, la moitié des conseillers de l’Ordre des pharmaciens sera renouvelée dans chacune des sections, dont 56 binômes pour la section A et 9 binômes pour la section D.

En 2021, les biosimilaires ne sont pas parvenus à intensifier leur implantation en ville. Bien au contraire, leur taux de pénétration (toutes molécules confondues) a même régressé à 20,1 % contre 22,7 % un an auparavant, selon les données communiquées par GERS Data. Il est même en recul par rapport à 2019, année où il atteignait 20,5 %.

La vaccination destinée aux enfants de 5 à 11 ans va être accélérée avec l’autorisation de nouveaux lieux de vaccination et de nouveaux vaccinateurs, à savoir les pharmaciens et les infirmiers. Le Premier ministre n’a cependant pas indiqué de date.

 

GROUPEMENTS

Enquête sur les groupements à destination des étudiants

Le CNGPO s’associe avec l’ANEPF – Association Nationale des Étudiants en Pharmacie de France pour mieux accompagner les pharmaciens d’aujourd’hui et de demain. Le métier de pharmacien d’officine est un métier aux multiples facettes : expert du médicament, professionnel de santé de proximité, chef d’entreprise, commerçant… C’est aussi un métier en pleine mutation. Le pharmacien devient un interlocuteur privilégié au cœur du parcours de soin avec de plus en plus de missions de santé. Ces changements impactent d’ores et déjà les attentes de ces professionnels en termes de formation et d’accompagnement tout au long de leur activité. Pour mieux anticiper ces nouveaux besoins, le CNGPO, le Collectif des Groupements de Pharmaciens d’Officine, et l’ANEPF, l’Association Nationale des Etudiants en Pharmacie de France, lancent une étude conjointe destinée aux futurs pharmaciens. L’objectif : mieux comprendre la perception de leur futur métier pour adapter le parcours pédagogique et faire évoluer l’offre de services. Questionnaire disponible pour les étudiants à partir de la 3ème année : https://fr.surveymonkey.com/r/Etude-etudiants-pharma

Liens vers les articles de presse : https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/actu/actualites/actus-socio-professionnelles/enquete-les-etudiants-un-vivier-pour-les-groupements.html

https://www.lequotidiendupharmacien.fr/exercice-pro/etudes-formation-continue/les-etudiants-en-pharmacie-invites-imaginer-le-metier-de-demain

 

Autotests en grande surface : les dessous d’un marché concurrentiel

L’autorisation accordée à la GMS de vendre des autotests Covid-19 a entraîné une levée de boucliers chez les représentants des pharmaciens. D’où viennent les autotests vendus en grande surface et en pharmacie ? A quels prix se négocient-ils ? Quel a été l’impact de cette nouvelle concurrence sur l’approvisionnement et les ventes en officines ? Plongée dans les coulisses d’un marché qui n’existait pas il y a encore un mois. Pour Alain Grollaud, le président de Federgy, la décision du gouvernement reste donc incompréhensible. « D’autant plus que, le 26 décembre, j’avais confirmé une nouvelle fois au ministère de la Santé que les officines étaient en capacité d’acheter et de distribuer rapidement une dizaine de millions d’autotests. Deux jours plus tard, nous apprenions l’ouverture à la grande distribution… » « Pour les autotests, c’est comme pour les masques : le premier arrivé est le premier servi, observe Alain Grollaud. Concernant le prix, tout dépend des quantités. Afin d’obtenir de meilleures conditions après l’annonce du gouvernement le 3 janvier, nous avons d’ailleurs décidé de nous regrouper au sein du réseau Federgy pour acheter une dizaine de millions d’unités qui nous ont été livrées dès le vendredi 7 janvier. »

Lien vers l’article : https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/revues/le-moniteur-des-pharmacies/article/n-3400/autotests-en-grande-surface-les-dessous-d-un-marche-concurrentiel.html?utm_source=24h-mpl&utm_medium=newsletter&utm_content=actu

 

Aprium s’allie à Medadom

Afin de promouvoir la téléconsultation dans les officines implantées dans les zones rencontrant des difficultés d’accès aux soins, le groupement Aprium a conclu un accord de partenariat avec le prestataire Medadom. Environ un tiers des 405 pharmacies adhérentes devraient être concernées par cette offre, estime Laurent Keiser, directeur général du groupement. Selon lui, un espace de 4 m2 est nécessaire au déploiement de ce service qui s’appuie sur les différents outils digitaux mis en place par le groupement. La téléconsultation représente par ailleurs un facteur de fidélisation des patients. Le groupement, qui dénombre 850 000 cartes de fidélité, compte franchir le cap d’1 million de patients encartés à la fin de l’année. Les pharmacies adhérentes bénéficieront d’une information détaillée au cours des réunions en région qui débuteront au mois de mars.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Lafayette : une nouvelle holding

Laf International est rebaptisé Hygie31, évocation à la fois de la fille d’Asclépios, déesse de la santé, de la propreté et de l’hygiène, et du département de Haute-Garonne, berceau de l’enseigne Lafayette. Sous cette holding, Hygie31 groupe pilotera l’ensemble des activités, soit toutes les marques de Laf Santé, dont l’enseigne de pharmacies Lafayette mais aussi Cocooncenter, spécialisé dans la vente de produits de parapharmacie sur Internet et renommé Hygietal. La création de cette nouvelle holding est destinée à faciliter l’accès aux marchés internationaux, notamment belge et espagnol. Mais auparavant, le groupe envisage d’autres croissances externes notamment dans les services à ses adhérents, rejoints courant 2021 par plus de 40 pharmacies Lafayette, 12 magasins Optique Lafayette et 10 magasins Médical Lafayette, en métropole, à la Réunion et en Polynésie française.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

PRÉSIDENTIELLES/POLITIQUES

La Maltaise Roberta Metsola élue présidente du Parlement européen

L’eurodéputée conservatrice et antiavortement avait notamment appelé pendant sa campagne les députés européens à sortir de leurs « bulles » de Strasbourg et Bruxelles pour écouter les préoccupations des citoyens européens. Selon les accords passés en juillet 2019 entre les trois plus importants groupes de l’Hémicycle – les chrétiens-démocrates du PPE, les sociaux-démocrates et les libéraux de Renew, où siègent les macronistes -, il était prévu que ce «top job» aille d’abord à un social-démocrate, David Sassoli, décédé mardi dernier, avant de revenir à la droite européenne dans la deuxième partie du mandat. Roberta Metsola, qui a eu 43 ans le jour de son élection, devient la troisième femme à exercer cette fonction, après Simone Veil et Nicole Fontaine.

Lien vers l’article du Monde :  https://www.lemonde.fr/international/article/2022/01/18/la-maltaise-roberta-metsola-elue-presidente-du-parlement-europeen_6109927_3210.html

 

Organigramme de campagne d’Anne Hidalgo

Anne Hidalgo a présenté un large organigramme de campagne, qui vient compléter l’équipe resserrée travaillant à ses côtés depuis plusieurs mois. On y retrouve notamment Bernard Cazeneuve et Martine Aubry, deux « points d’appui » pour conseiller directement Anne Hidalgo. Bernard Jomier, sénateur et médecin de quartier dans le 19ème arrondissement de Paris a été choisi comme conseiller thématique sur la santé.

Source : BTA.

 

Comment Valérie Pécresse veut « réinjecter » chaque année 4000 jeunes médecins généralistes dans les déserts

Répondant aux questions des Français dans l’émission « La France dans les yeux » sur BFMTV mardi, la candidate Les Républicains à l’élection présidentielle a détaillé l’une de ses mesures visant à améliorer l’accès aux soins dans les territoires : l’ajout d’une quatrième année au DES de médecine générale à effectuer dans les zones sous-dotées.

Lien vers l’article : https://www.egora.fr/actus-pro/politique/71364-comment-valerie-pecresse-veut-reinjecter-chaque-annee-4000-jeunes-medecins

 

Suppression des ARS, hausse des salaires à l’hôpital, réforme de l’AME… Marine Le Pen détaille son plan santé

La candidate du Rassemblement national à l’élection présidentielle a annoncé ce jeudi 20 janvier, lors d’un déplacement à Fréjus, vouloir consacrer 20 milliards d’euros au système de santé en cinq ans. De nombreuses mesures concernent l’hôpital public.

Lien vers l’article : https://www.egora.fr/actus-pro/politique/71409-suppression-des-ars-hausse-des-salaires-a-l-hopital-reforme-de-l-ame

 

QUESTION PARLEMENTAIRE

Stocks d’autotests disponibles en pharmacie

Question écrite n° 26227 de M. Jean-Marie Janssens (Loir-et-Cher – UC) publiée dans le JO Sénat du 20/01/2022 – page 322

  1. Jean Marie Janssens attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur les stocks d’autotests disponibles en pharmacie. En effet, la nouvelle vague épidémique conduit les Français au recours massif aux tests et autotests créant une demande en très forte hausse. À cela s’ajoute la récente évolution des règles sanitaires pour les cas contacts. Les pharmaciens craignent de ne pas disposer de suffisamment d’autotests et certains sont déjà en rupture de stocks. De plus, d’importantes quantités d’autotests sont désormais commercialisées par la grande distribution. Par conséquent, il souhaite connaître les mesures prises par le Gouvernement pour éviter une pénurie d’autotests, en particulier dans les pharmacies.

En attente de réponse du Ministère des solidarités et de la santé

 

AILLEURS

 Missions officinales et rémunération : l’exemple étranger pour négocier

L’Assurance maladie a élaboré et diffusé ce 17 janvier ses comparaisons internationales sur les missions et la rémunération des pharmaciens d’officine. Ce benchmark a été réalisé en préparation des négociations pour la nouvelle convention pharmaceutique, indique-t-elle. En Angleterre, où se trouvent 11 600 officines, les pharmaciens deviennent de plus en plus cliniciens. « Ces professionnels n’exercent généralement pas d’activité commerciale et leurs activités portent sur la prise en charge du patient dans un contexte pluridisciplinaire », relève le document. Les missions sont l’accompagnement des patients chroniques et la réalisation de bilans de santé et de dépistages. Dans le cas de pathologie dites mineures et de conseils de santé, les pharmaciens sont depuis l’an dernier en première ligne de la prise en charge, en relais des médecins.

Lien vers le document : https://assurance-maladie.ameli.fr/sites/default/files/2022-01_missions-remuneration-pharmaciens-eclairages-internationaux_assurance-maladie.pdf

Lien vers l’article du quotidien du pharmacien : https://www.lequotidiendupharmacien.fr/exercice-pro/des-exemples-venus-dailleurs-pour-eclairer-les-negociations

 

Le modèle québecois

Depuis plus de dix ans, la pharmacie québécoise ne cesse d’évoluer vers davantage de services de santé, inspirant en de nombreux points le modèle français. Le pharmacien québécois détient ainsi le droit de prescription sur les tests, sur les vaccins, pour les renouvellements et le traitement d’urgence, pour le traitement de l’herpès zoster et la grippe, pour une thérapie médicamenteuse déjà prescrite dans le passé ou pour certaines situations (prévention, santé de la femme et de l’enfant, santé en cas de voyage, etc.). Les interventions pharmaceutiques (IP) sont également autorisées. Par ailleurs, le pharmacien dispense tous les médicaments à l’unité, un acte qui ne donne pas lieu à une rémunération spécifique. De même, la livraison à domicile assurée par le pharmacien est gratuite. En revanche, les pharmaciens sont rémunérés à hauteur de 11,90 euros pour la substitution de médicaments biologiques par des biosimilaires. Un rôle qui va s’intensifier car, à partir du 13 avril, les princeps auxquels correspond un biosimilaire ne seront plus pris en charge.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

AGENDA

Visioconférence de l’USPO – dimanche 23 janvier à 10h

Connectez-vous ce dimanche 23 janvier à 10h pour échanger avec l’USPO sur tous les sujets d’actualité : centre de dépistage éphémère, centre de vaccination éphémère, autotests, négociation de la convention pharmaceutique.

Pierre-Olivier Variot et Gilles Bonnefond répondront à vos questions.

Lien pour s’inscrire :

https://attendee.gotowebinar.com/register/2390418963598971405