Actualités du 18 au 22 octobre 2021

PRÉSIDENTIELLES

 

Emmanuel Macron est crédité, au premier tour, de 24% à 27% d’intentions de vote selon les hypothèses. Eric Zemmour quant à lui de 17% à 18% selon les configurations testées. Derrière ces deux candidats, Marine Le Pen recueillerait entre 15% et 16% d’intentions de vote. A droite, Xavier Bertrand recueillerait 14% d’intentions de vote (en hausse d’1 point), Valérie Pécresse 11% (stable) et Michel Barnier 7% (stable). Source : cabinet BTA.

 

Xavier Bertrand participera au congrès des Républicains.

Xavier Bertrand a officiellement annoncé qu’il se présenterait au congrès du parti le 4 décembre, aux côtés notamment de Michel Barnier et Valérie Pécresse. Pour Xavier Bertrand, le congrès est “la seule façon d’avoir le plus vite possible un candidat de la droite et du centre ».

 

Anne Hidalgo investie candidate par le Parti socialiste. 

La maire de Paris a été désignée ce jeudi 14 octobre au soir candidate à l’élection présidentielle de 2022 par les adhérents du Parti socialiste. Plus de 72% des membres du PS ont soutenu sa candidature. Seul Stéphane Le Foll, ancien ministre de l’agriculture sous le mandat du président Hollande, s’était présenté en face de la maire de Paris.  

 

 

 ACTUALITÉS PROFESSIONNELLES

 

Articulation des campagnes de vaccination contre la grippe saisonnière et la Covid-19

Afin d’encourager la synergie entre les deux campagnes de vaccination, et ne perdre aucune opportunité de vacciner contre la grippe et contre la Covid-19 les personnes les plus fragiles, les professionnels de santé pourront éditer les bons de vaccination, délivrer, et administrer le vaccin contre la grippe aux personnes ciblées par les recommandations dès le 22 octobre. Elle prendra fin le 31 janvier 2022. Pour la campagne 2021-2022, trois vaccins antigrippaux sont disponibles : Vaxigrip Tetra®, Efluelda®, et Influvac Tetra®, Il s’agit de vaccins tétravalents inactivés :

  • Avant l’âge de trois ans, seul le vaccin Vaxigrip Tetra® peut être utilisé.
  • A partir de trois ans, les vaccins Vaxigrip Tetra® et Influvac Tetra® peuvent être utilisés indifféremment selon les recommandations de la Haute Autorité de santé
  • Pour les 65 ans et plus, les vaccins Vaxigrip Tetra®, Efluelda® et Influvac Tetra® peuvent être utilisés indifféremment, selon les recommandations de la Haute Autorité de santé.

La HAS, dans son avis du 23 septembre 2021 confirme que la réalisation concomitante des vaccins contre la grippe et la Covid-19 est possible afin d’éviter tout délai dans l’administration de l’une ou l’autre de ces injections. Concrètement, les deux injections peuvent être pratiquées le même jour, mais sur deux sites de vaccination distincts (un vaccin dans chaque bras). La HAS précise également qu’il n’y a pas de délai à respecter entre les deux vaccinations si celles-ci ne peuvent pas être réalisées dans le même temps. « Cela veut dire que les pharmaciens doivent s’organiser pour pouvoir proposer la vaccination concomitante contre la grippe et le Covid-19. Ils peuvent par exemple préparer des flacons de Pfizer à l’avance avec un effecteur disponible pour proposer la vaccination Covid à toute personne qui se présente pour être vacciné contre la grippe, qui est bien éligible au rappel contre le Covid et dont la 2e injection date d’il y a au moins six mois. »

Les préparateurs en pharmacie sont bien autorisés à vacciner contre la grippe. Une autorisation qui entre dans le cadre restreint de l’état d’urgence sanitaire et qui devrait faciliter la mise en œuvre de la vaccination concomitante contre la grippe et le Covid-19 chez les personnes éligibles, comme l’a proposé la Haute Autorité de santé (HAS). « Une date qui ne change pas, c’est celle de la vaccination hors cible qui démarre toujours le 23 novembre », précise Philippe Besset.

Sources : DGS Urgent et quotidien du pharmacien. 

 

Cannabis à usage médical : l’expérimentation peut compter sur des pharmaciens motivés

Les pharmaciens d’officine ont été salués pour leur implication dans l’expérimentation du cannabis à usage médical par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), lors d’un point presse organisé le 15 octobre. « Dès que nous avons lancé notre appel à candidatures, beaucoup de pharmaciens d’officine nous ont contacté pour se porter volontaires, s’est félicitée Nathalie Richard, la responsable de l’expérimentation au sein de l’ANSM. Et depuis la première prescription le 26 mars dernier, nous n’avons aucun mal à en recruter. 214 sont inscrits à l’expérimentation, et 159 ont déjà suivi la formation obligatoire. Il faut maintenant mobiliser les médecins généralistes afin qu’ils prennent en charge plus de malades, seulement 15 % des patients ayant un médecin libéral qui a pris le relais du suivi. » Pour rappel, la dispensation et le renseignement du registre sont rémunérés à hauteur de 3,57 € HT par l’Assurance maladie, montant auxquels viennent s’ajouter les honoraires de dispensation liée à l’ordonnance, à la boîte, et le cas échéant à l’âge. L’expérimentation va se poursuivre jusqu’en mars 2023. Elle devrait inclure jusqu’à 3 000 patients.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Sanofi récompense un projet pour une officine plus verte

Comment organiser la transition écologique en pharmacie ? Une problématique essentielle dans laquelle le Laboratoire Sanofi, par le biais de sa division Santé grand public, a décidé de s’impliquer au terme d’un concours interne, le PharmaChallenge, qui a mobilisé ses équipes. Un jury a choisi ce thème parmi 7 autres projets.

Lien vers l’article : https://www.lequotidiendupharmacien.fr/exercice-pro/sanofi-recompense-un-projet-pour-une-officine-plus-verte

 

Des fonds de pension vont-ils bientôt financer les maisons de santé ?

L’intersyndicale Les libéraux de santé s’oppose à un projet de loi qui pourrait favoriser l’ouverture du capital des maisons de santé pluridisciplinaires (MSP) à des investisseurs extérieurs, et notamment à des fonds de pension étrangers.

Lien vers l’article : https://www.lequotidiendupharmacien.fr/exercice-pro/politique-de-sante/des-fonds-de-pension-vont-ils-bientot-financer-les-maisons-de-sante

 

Publicité et vente en ligne de médicament : l’UDGPO dénonce l’inaction des pouvoirs publics

Le président de l’Union des groupements de pharmacies d’officine (UDGPO), Laurent Filoche, a déploré fin septembre auprès d’APMnews/TICpharma l’inaction du ministère des solidarités et de la santé sur la publicité et la vente en ligne de médicaments après que la cour d’appel de Paris a rendu un délibéré défavorable à l’UDGPO dans un litige l’opposant à la société néerlandaise de pharmacie en ligne Shop-Apotheke. La cour d’appel a aussi rappelé « qu’à supposer les mesures envisagées dûment préalablement notifiées », elles doivent être « nécessaires pour une raison liée à la protection de la santé publique », « prises à l’encontre d’un service de la société de l’information qui porte atteinte à cet objectif ou qui constitue un risque sérieux et grave d’atteinte à ces objectifs » et « être proportionnelles à cet objectif ».

Lien vers l’article : https://www.ticpharma.com/story.php?story=1760

 

Publicité : la pharmacie en ligne DocMorris lance le bal à la télé

Lundi 18 octobre au soir, sur les chaînes télévisées du groupe TF1, plusieurs espaces publicitaires avaient été réservés par DocMorris, marque appartenant au groupe suisse Zur Rose. Le spot de 20 secondes promeut l’application mobile de la marque permettant de commander en ligne des produits de parapharmacie. La campagne est diffusée sur plusieurs chaînes françaises dont TF1 et M6, et doit s’étendre sur 2 mois.  DocMorris n’est pas un inconnu pour les pharmaciens français. Cette pharmacie en ligne néerlandaise est à l’origine de la décision rendue le 11 décembre 2003 par la Cour de justice de l’union européenne (CJUE) libéralisant la vente en ligne de médicaments sur l’ensemble du territoire européen. En octobre 2012, Zur Rose, leader de la distribution de médicaments en Suisse, en Allemagne et en Autriche, a racheté DocMorris. En Mars 2019, c’est au tour de Doctipharma d’être racheté par Zur Rose. Doctipharma est exploité sous la marque DocMorris. Désormais, DocMorris souhaite grossir sur le marché français de la vente en ligne. Pour l’heure, il ne commercialise que des produits de parapharmacie, mais les choses pourraient changer. Le 17 septembre 2021, la Cour d’appel de Paris a accepté de transmettre une question préjudicielle à la CJUE pour savoir si l’interdiction faite à Doctipharma, société n’ayant pas la qualité de pharmacie, de commercialiser des médicaments disponibles sur prescription facultative est conforme au droit européen. Affaire à suivre.

Lien vers les vidéos :

https://www.youtube.com/watch?v=M319CqcWzOg&ab_channel=DocMorrisFrance

 

Sérialisation : saturé, le site d’inscription ne répond plus

Sommés de se conformer à la directive sur la sérialisation, les pharmaciens qui veulent s’enregistrer manuellement sur la plateforme de France MVO ne peuvent plus le faire en raison d’une indisponibilité du service. Pour l’heure, Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), demande à France MVO de rétablir son service dans les 24 heures. Il informe par ailleurs que, dans le cadre de l’application de la sérialisation au comptoir, les éditeurs de LGO commencent à mettre en service des solutions conformes et gratuites. Le président de la FSPF conseille par conséquent aux pharmaciens de veiller rigoureusement à cette gratuité, quitte à changer d’éditeur de logiciel, si tel n’était pas le cas. Concernant le bug de France MVO, Pierre-Olivier Variot, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO), recommande aux pharmaciens de privilégier le connecteur de l’Ordre des pharmaciens. Une solution certes payante, mais dont le montant – 40 euros – sera déduit de la cotisation ordinale. « De plus, indique-t-il, cette solution est davantage sécurisée et il n’y a aucun risque de fuites des données. Le coût de la sécurité n’a pas de prix ! ».

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Sérialisation: arbitrage ministériel en cours sur un soutien financier aux officinaux

La question d’un soutien financier aux pharmaciens d’officine pour les aider à mettre leurs logiciels en conformité avec les exigences de la sérialisation fait l’objet de débats au sein du ministère des solidarités et de la santé, a rapporté le 9 octobre Dominique Pon, responsable ministériel de la délégation du numérique en santé (DNS), à l’occasion du congrès national des pharmaciens. « Les arbitrages, pour tout vous dire, sont en débat actuellement au cabinet d’Olivier Veran » et seront rendus « très prochainement » afin de « savoir si ça doit intégrer ou pas le Ségur », et en particulier son volet numérique doté de 2 milliards d’euros, a répondu Dominique Pon. « Sachez quand même que ça ne faisait pas du tout partie de la feuille de route de départ, dont la priorité est le partage des données de santé ».Dominique Pon a vu dans cette situation un « truc très français ». « On se fixe un haut niveau d’exigence. On sophistique parce qu’on est un peuple intello, et on se rend compte quand on doit mettre en œuvre d’un point de vue pratico-pratique que ce n’est pas si simple. Il faut régler des problèmes techniques, organisationnels et ça coûte de l’argent », a-t-il déclaré. « Maintenant, on se retrouve dans une situation où la sérialisation est un vrai problème sur le terrain », a-t-il constaté. Les pharmaciens d’officine ont reçu pendant l’été un message de leur agence régionale de santé (ARS) les sommant d’appliquer la réglementation. Seules quelque 800 officines étaient connectées début septembre sur plus de 21.000 concernées. Une mesure inscrite dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2022 prévoit des sanctions financières allant de 350 à 10.000 euros par an contre les officinaux ne mettant pas oeuvre la réglementation européenn

Source : tic pharma.

 

Une CPAM propose à ses salariés… un traitement homéopathique contre la grippe !

La CPAM de la Manche a proposé à ses salariés, dans le cadre de la campagne contre la grippe saisonnière, un traitement préventif homéopathique (mais pas de vaccin). Un rétropédalage est en cours à Saint-Lô, mais le message de la Direction des ressources humaines a fait le tour des réseaux sociaux. Ce message électronique adressé aux salariés et apparu sur Twitter a d’autant plus scandalisé que l’homéopathie n’est plus remboursée par l’assurance maladie depuis le 1er janvier « en raison d’une absence de démonstration d’efficacité » ! Interpellée sur cette promotion interne de l’homéopathie, la direction de la CPAM a argué laconiquement d’une maladresse.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Convention pharmaceutique : l’Assurance maladie lance une consultation auprès des pharmaciens

La Commission paritaire nationale du 19 octobre entre les syndicats pharmaceutiques et l’Assurance maladie a permis aux protagonistes de se rencontrer avant le coup d’envoi, dès le lendemain, de la première réunion préparatoire bilatérale sur la rémunération. L’objet des groupes de travail est d’avancer sur les aspects techniques des dossiers avant de les présenter lors de la négociation de la nouvelle convention nationale pharmaceutique qui s’ouvrira début novembre. L’Assurance maladie donne la parole aux pharmaciens d’officine afin de recueillir leurs difficultés, leurs conditions et modalités de travail, leurs propositions, leur vision prospective, etc. « L’Assurance maladie met en place un site participatif qui sera ouvert du 20 octobre jusqu’au 15 décembre mais il ne faudra pas attendre la fermeture du site pour commencer à négocier », prévient Pierre-Olivier Variot, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO). Selon Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), les pharmaciens seront prévenus de l’ouverture du site par mail.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

PLFSS 2022 : comment intégrer tous les professionnels de santé libéraux dans la coordination ?

L’UNPS propose, depuis plusieurs années, une solution simple et efficace : la reconnaissance des équipes de soins coordonnées autour du patient, dites ESCAP. Ayant vocation à renforcer la coordination, les ESCAP permettent une information rapide de chaque professionnel, qu’il appartienne ou non à une équipe formalisée (CPTS, MSP…). Ces équipes gravitent autour des patients et permettent une prise en charge optimisée de ceux-ci. L’accès aux soins s’en trouve renforcé. Simple d’usage, soutenu et plébiscité par la grande majorité des syndicats représentatifs des professionnels de santé, ce modèle semble pourtant se heurter à un refus des autorités publiques. Sans plus attendre, l’UNPS demande la reconnaissance officielle des ESCAP. Cela doit passer par l’insertion d’un amendement, dans le PLFSS 2022, visant à reconnaître cette forme d’exercice coordonné et par l’ouverture, par Monsieur Thomas FATOME, Directeur général de l’UNCAM, de la négociation d’un avenant à l’Accord Cadre Interprofessionnel (ACIP).

Source : UNPS

 

Tests Covid : des contrôles tous azimuts

Depuis fin septembre, les ARS mènent des contrôles sur les barnums. Des contrôles qui pourraient aussi concerner le circuit des DASRI ainsi que les ventes de tests antigéniques et autotests. La FSPF prévient les officinaux de possibles contrôles de la DGCCRF. En effet, « dans le cadre de l’évolution de la prise en charge des tests antigéniques à partir du 15 octobre, des contrôles de la DGCCRF sur les prix pratiqués ne sauraient être exclus ». Rappelons que le prix des tests antigéniques réalisés en métropole est de 25,01 euros (30 euros le dimanche).

Lien vers l’article : https://www.lequotidiendupharmacien.fr/exercice-pro/nouvelles-missions/tests-covid-des-controles-tous-azimuts?utm_medium=Social_Echobox&utm_source=Twitter#Echobox=1634568797-2

 

Pénuries de médicaments : l’Assemblée nationale a voté le 22 octobre 2021 des sanctions renforcées contre les mauvaises pratiques de grossistes-répartiteurs

L’Assemblée nationale a voté vendredi matin des sanctions renforcées contre les mauvaises pratiques de grossistes-répartiteurs de médicaments qui ne respectent pas leurs obligations de service public, au risque de contribuer aux pénuries. « Un petit nombre de grossistes-répartiteurs, aussi appelés short-liners, ne respectent pas leurs engagements d’intérêt public. Ils ont une politique d’acheter des médicaments peu cher en France et faire beaucoup d’export pour pouvoir bénéficier de marges importantes », a décrit la députée LREM Audrey Dufeu-Schubert, lors de l’examen en première lecture du budget de la Sécurité sociale. Son amendement renforce la sanction en cas de récidive pour la porter jusqu’à un maximum de 10% du chiffre d’affaires annuel des entreprises concernées, le montant perçu revenant à l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) pour renforcer ses missions de contrôle.

Source: AFP 22/10/21.

Lien vers l’amendement :

https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/amendements_alt/4523/AN/2261

 

Dolipharm se lance sur le marché parisien de la livraison de médicaments en entreprise

D’abord testé dans la région rouennaise, ce nouveau service est proposé depuis quelques jours aux salariés des grandes entreprises franciliennes. Objectif : faciliter leurs démarches médicales en commençant par la livraison au bureau de médicaments et autres produits de santé.

Lien vers l’article : https://www.lesechos-etudes.fr/blog/actualites-21/dolipharm-se-lance-sur-le-marche-parisien-de-la-livraison-de-medicaments-en-entreprise-11289

 

GMS

 

Carrefour teste le personal shopper

Après “OK Google”, voici “OK Market” ! Ce nouveau service de livraison, proposé par le groupe Carrefour, permet au consommateur de dresser sa liste de courses, puis de la moduler avec un vendeur via un chat, avant de se faire livrer 3 heures après. « Ce nouveau service allie le meilleur du digital et du commerce physique, afin d’offrir une expérience unique à nos clients pour leurs courses hebdomadaires », estime Elodie Perthuisot, directrice exécutive e-commerce, data et transformation digitale du groupe dans un communiqué. Ce service, déjà en place dans d’autres pays, est actuellement testé dans quelques magasins parisiens et à Lyon Part-Dieu.

Source : le pharmacien manager.

Pour en savoir plus sur Carrefour et les ambitions d’Elodie Perthuisot : https://www.e-marketing.fr/Thematique/retail-1095/strategie-retail-2203/Breves/elodie-Perthuisot-Carrefour-Links-incarne-nouvelle-travailler-marques-363920.htm

 

Monoprix déploie son espace santé

Après avoir lancé son espace “La santé au quotidien”, en avril dernier, dans ses magasins de Troyes et Châtillon-Montrouge, le groupe Monoprix poursuit son développement. A ce jour, cet espace a été déployé dans neuf autres magasins : Montreuil, Thonon-Suisse, Nice Ciemez, Marseille rond-point, Parly II, Nation, Colombes, Annecy Courier et à Lille Croisé Laroche. Et l’enseigne annonce déjà le déploiement à venir, entre octobre et décembre, à Charenton, Issy-les-Moulineaux, Bourg-la-Reine, Saint-Cloud, Ternes, Passy, Montparnasse, Vaugirard, Lyon Croix Rousse, Toulouse, Polygone Montpellier, Aix Mirabeau et Nice Victoire.

Source : le pharmacien manager.

 

Avec Monoprix Hop, le distributeur entre dans l’arène du quick commerce

Avec Hop, Monoprix compte livrer les clients en 20 minutes. Le distributeur, à l’instar d’Auchan, compte s’attaquer au segment du quick commerce en direct, alors que Carrefour a lui investi dans Cajoo. Ce nouveau service qui répond à la tendance du Quick Commerce sera lancé courant novembre, indique à Républik Retail Diane Coliche, directrice générale exécutive de Monoprix. « Il proposera des produits de dépannage et aussi des formules pour des repas tout près, précise-t-elle. Les clients fragmentent de plus en plus leurs courses et notre objectif consiste à ce qu’ils pensent à nous pour chaque moment de consommation. L’abonnement MonopFlix sera d’ailleurs utilisable pour ce type de livraison. »

Source : republik retail.

 

CHIFFRES/DATES

10 novembre : date de l’ouverture des négociations conventionnelles. Source : 13/45 de la FSPF.

2022 : expérimentation pour une durée de deux ans avec un entretien dans 3 régions sur le sevrage tabagique. L’expérimentation sera prise en charge par l’assurance maladie lorsqu’ils sont dispensés par les pharmaciens d’officine sans ordonnance. Sources : FSPF/assemblée nationale.

Lien vers l’amendement du PLFSS :

https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/amendements_alt/4523/AN/2287

 

A compter du 1er janvier 2023, l’impression automatique des tickets de caisse, de carte bancaire et des bons d’achats aura disparu, sauf demande contraire du client, comme le prévoit la loi n° 2020-105, du 10 février 2020, relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire. En attendant, des solutions se mettent déjà en place.

70 % de nos produits vendus dans le monde sont fabriqués en France », rappelle Philippe Charrier, directeur général de Mayoly Spindler. « En internalisant tous les maillons de la chaîne de production, on maîtrise mieux les coûts et on minimise le risque de ruptures ». Cette année, l’entreprise familiale poursuit son engagement en faveur d’une production 100 % “made in France”, avec une nouvelle unité de production de probiotiques de 250 m2 sur son site de Chatou (78). Investissement : 600 000€. « A ce jour, l’objectif est de produire 4 millions de gélules par semaine avec une capacité de plus de 10 millions par semaine », avance le dg. Les matières premières utilisées sont des gélules hyproméloses (végétales) et un prémix de probiotiques.

En visite samedi au Congrès national des Sapeurs-Pompiers à Marseille, Emmanuel Macron a fait part de son souhait de tester une plateforme unique rassemblant les appels d’urgence (15, 17 et 18) dès 2022, pendant deux ans, à l’échelle d’une région élargie. « Le seul objectif est l’amélioration de la prise en charge des victimes, ensemble, rouges et blancs », a-t-il lancé, en référence aux pompiers et aux personnels de santé.

Alors que l’obligation de justifier d’un schéma vaccinal complet contre le Covid-19 se met en place à partir de ce 15 octobre, il resterait 15 000 soignants qui ne seraient pas vaccinés et qui sont susceptibles d’être suspendus, selon le ministre de la Santé.

7 % des Français estiment que la santé comptera « beaucoup » dans le vote pour la présidentielle de 2022, selon un sondage BVA en partenariat avec RTL et Orange. L’ensemble des catégories de la population partage cet avis, même si c’est un enjeu plus fort pour les plus âgés.

Une étude d’envergure, publiée mi-octobre dans la revue Chemosphere, montre que les masques chirurgicaux conservent leurs propriétés – de filtration et de respiration – après dix lavages en machine, à 60 °C durant 30 minutes. Depuis le printemps 2020, le consortium à l’origine de cette étude se penche sur les conditions de réutilisation de ces outils de prévention, générateurs, en 2020, de 40.000 tonnes de déchets non recyclés. Source : le Monde.

L’Agence européenne des médicaments a commencé à évaluer l’extension aux 5-11 ans de l’autorisation du vaccin anti-Covid de Pfizer/BioNTech. Mi-octobre, les laboratoires indiquaient avoir testé, sur près de 2.300 enfants, l’administration de deux doses de 10 μg chacune (contre 30 μg pour les adultes). Les données d’efficacité et de sécurité étaient selon les laboratoires équivalentes à celles recueillies chez les 16-25 ans. Source : la Croix.

L’Agence européenne du médicament vient de donner son feu vert à une nouvelle formulation de Comirnaty ne nécessitant pas de dilution préalable et pouvant être conservée jusqu’à 10 semaines au réfrigérateur. Lien vers l’article : https://www.legeneraliste.fr/actu-medicale/medicaments/vaccin-pfizer-une-nouvelle-formule-prete-lemploi-annoncee-pour-2022

Les nouvelles modalités de prise en charge des tests antigéniques Covid-19 ont eu des conséquences immédiates sur l’activité des pharmacies. « Le vendredi 15 octobre, nous avons réalisé 7 ou 8 tests, alors que les vendredis, nous en faisons en général 35 à 40 », observe Fabrice Camaioni, titulaire à Revin (Ardennes), et président de la commission métier pharmacien à la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF).

-48,07 % : c’est la chute des ventes de tests antigénétiques à l’officine le 18 octobre 2021, par rapport au 4 octobre, selon les données d’IQVIA.

Les masques tombent. Les Français sont de moins en moins rigoureux sur l’application des gestes barrières. Pour preuve, l’effondrement des ventes des masques en 2021 versus 2020, tous circuits de distribution confondus. En effet, sur les neuf premiers mois de l’année 2021, les ventes de masques en hypermarchés et supermarchés se sont élevées à 86,6 M€, contre 323,9 M€ sur la même période l’an passé, soit une baisse en valeur de 73 %, selon une étude NielsenIQ pour Santé publique France. Quant à la pharmacie, elle a accusé une chute, en volume, sur les ventes de masque de 79 % sur les 7 premiers mois de l’année 2021, par rapport à la même période de l’année précédente, selon la dernière étude chiffrée de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF).

220 pharmacies peuvent prétendre à la clause de sauvegarde pour l’exercice 2020, contre 102 en 2019 et 25 en 2018, rapporte Le Quotidien du Pharmacien. Ce dispositif vise à compenser chaque année les pertes subies dans le périmètre de la convention.

L’année a été bonne pour l’enseigne toulousaine Pharmacie Lafayette. Outre un chiffre d’affaires qui atteindra le milliard d’euros à la fin de l’année, et un développement constant, elle a été élue « meilleure chaîne de magasins de l’année » par ses clients pour la sixième année consécutive.

75% des étudiants en médecine et des internes montrent des symptômes d’anxiété pathologique et 39% des symptômes de dépression. Lien vers l’article : https://toute-la.veille-acteurs-sante.fr/182764/75-des-etudiants-en-medecine-et-des-internes-montrent-des-symptomes-danxiete-pathologique-et-39-des-symptomes-de-depression-communique/

100 laboratoires sont venus échanger lors des Rencontres partenaires de Totum pharmaciens le 14 octobre dernier.

14 séminaires Giphar ont été dédiés à l’installation, plus de 500 adjoints ont été formés et 200 se sont installés avec en moyenne 60K d’apport. Lien vers la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=0ZddJxrYt8I&ab_channel=PharmacienGiphar

Nouvelle marque propre de Pharmactiv, Dermasoin : 17 nouvelles références qui permettront aux adhérents Pharmactiv de se différencier en proposant une offre dermocosmétique accessible pour tous sur un marché fortement concurrencé. Source : linkedin.

Parmi les belles réussites de l’exercice 2020, l’enseigne de pharmacie Elsie Santé affiche la plus forte hausse du classement. À 1,2 Md€, son chiffre d’affaires a progressé de 64 % grâce à une forte activité et à la poursuite de son expansion. Source : les échos.

« Nous avons actuellement 80 adhérents sous enseigne, je pense qu’à 250 nous pourrions nous revendiquer d’une enseigne d’échelle nationale », estime François Tesson, son directeur général.

L’investissement pour une enseigne : entre 10 000 et 30 000 euros selon la superficie, chez Cofisanté (enseigne Pharmarket). Chez Anton & Willem, l’une des deux enseignes d’Objectif Pharma, le ticket d’entrée est de 25 000 euros. Univers Pharmacie demande 15 000 euros, soit 240 euros par mois en leasing. Un tarif que l’enseigne Leadersanté fixe à 7 000 euros, Pharmactiv, entre 1 500 et 5 000 euros et Évolupharm à 1 000 euros, le mètre linéaire de façade. Tandis que d’autres groupements, comme D docteurs en pharmacie, appliquent un tarif variable, les pharmacies candidates à Elsie doivent impérativement enregistrer un chiffre d’affaires de plus de 5 millions d’euros et une surface minimale de 200 m2. Autre contrepartie, le titulaire s’inscrit dans la durée : l’engagement minimum est de trois ans, chez Pharmactiv ou well&well par exemple, à cinq ans. Source : le quotidien du pharmacien.

« Le pharmacien est ambassadeur de la marque. En retour, il a la garantie que la marque apporte du flux », affirme Hervé Jouves, président du groupe LafSanté. Il en veut pour preuve « une fréquentation de 600 clients jours pour les pharmacies Lafayette contre 120 clients/jour pour une pharmacie traditionnelle ». « Sur le premier semestre 2021, nos nouveaux adhérents ont triplé leur chiffre d’affaires », assure-t-il.

Covid : une troisième dose du vaccin restaure une protection complète, affirme Pfizer. L’étude, menée sur 10.000 personnes âgées de 16 et plus, a montré qu’une dose de rappel était efficace à 95,6 % contre les formes symptomatiques du virus. Les participants ont reçu leur troisième dose en moyenne onze mois après leur deuxième dose et étaient en moyenne âgés de 53 ans.

129.000 soignants n’ont toujours reçu aucune dose de vaccin contre la Covid-19, selon les derniers chiffres de la Direction générale de santé. Elle précise en même temps que près de 160.000 professionnels de santé se sont fait vacciner une première fois depuis la mi-septembre.

A l’issue de débats souvent électriques, l’Assemblée nationale a donné dans la nuit du mercredi 20 au jeudi 21 octobre, un premier feu vert au projet de loi « vigilance sanitaire », avec la possibilité de recourir au pass sanitaire jusqu’au 31 juillet 2022.

Avec un taux d’incidence supérieur à 48 cas pour 100.000 habitants, la circulation du virus reprend légèrement en France. Olivier Véran, le ministre de la Santé, évoque une « petite poussée » des contaminations. Il est toutefois encore trop tôt pour parler de cinquième vague.

 

GROUPEMENTS

Les groupements en 42 fiches

Dans un univers commercial de plus en plus compétitif, l’enseigne est la figure de proue de nombreux groupements qui, adoptant les codes du retail, tentent en toute légalité de communiquer auprès du grand public. Retrouvez ci-dessous, sous forme de fiches, 42 groupements et leur définition de l’enseigne.

Lien vers le dossier : https://www.lequotidiendupharmacien.fr/exercice-pro/les-groupements-en-42-fiches

 

PSD et Optipharm : une entité de plus de 2 000 adhérents

Le rapprochement entre Optipharm et Pharma Santé développement (PSD), qui sera effectif en fin d’année, suscite l’émergence d’une nouvelle force sur le marché des groupements totalisant, selon les informations, près de 10 % du réseau officinal. Aux quelque 600 adhérents annoncés par Optipharm s’ajoutent en effet les 1 500 pharmacies rattachées à PSD et à ses filiales, Pharmacade, organisme de formation, ainsi que NEP développement. En effet, la présence de ce laboratoire au sein de l’entité PSD résulte du rachat en septembre 2019 du groupe Népenthès. Opération à la suite de laquelle 700 pharmacies adhérentes Népenthès, dont 80 sous enseigne, ont été intégrées. Optipharm va donner une nouvelle envergure territoriale à PSD, essentiellement implanté dans le Sud-Est et le Grand Est. Sa centrale d’achat représente également un atout majeur pour le groupe PSD. En retour, les adhérents du groupement dirigé par Michel Quatresous bénéficieront de différents outils, dont la solution de click & collect, Pharmizz, détenue par le groupe.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

MDD et cartes de fidélité des groupements

Aprium prévoit de nombreux lancements en 2022, dans l’univers de l’hygiène beauté, axés sur le naturel bio et le made in France, y compris dans l’hygiène féminine. Aprium n’est pas le seul à prévoir un planning chargé pour l’année prochaine. Boticinal, qui dispose de 250 références depuis 2020, s’apprête à sortir de nouveaux produits tandis qu’Univers Pharmacie poursuivra le développement de ses gammes bio qu’elle a déjà déclinées sous sa marque UP Care Bio. Les produits d’hygiène seront investis par iPharm, les compléments alimentaires par D essentiels, la marque de Pharmodel, tandis que plus de 15 produits well&well verront le jour en 2022. L’exclusivité est également cultivée par Pharmavance au travers de ses 12 gammes de produits régulièrement étoffées tandis que Totum joue les cavaliers seuls avec son Magnésium, formulé par les pharmaciens du réseau. Concernant le sujet des cartes de fidélité, Elsie dénombre ainsi plus d’un million d’encartés « MaCarteExclusive », tandis que chaque pharmacie Leadersanté compte en moyenne 900 clients dans son programme. Chez Mediprix, la carte fidélité comprend également les engagements solidaires des patients, des pharmaciens et des laboratoires en adéquation avec les valeurs du groupement. Elle est de facto un nouveau vecteur de communication externe.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Local, régional ou national, quel effet de taille ?

« À quel moment peut-on juger qu’une enseigne est perceptible sur un marché ? À partir de 2 000 pharmacies sur le territoire français ? Nous n’y parviendrons jamais », interpelle Jérôme Escojido, cofondateur de Médiprix. Ne craignant pas les zones blanches, l’enseigne adopte une autre stratégie de développement et occupe le terrain par bastion : Montpellier, Toulon, Toulouse, Tarbes… « Les pharmacies doivent venir à Mediprix par conviction. » Le « local » reste, dans les faits, l’échelle de prédilection de bien des groupements. Ainsi, Totum avance discrètement « par grappe ». La prise de participation de ses adhérents dans plusieurs officines d’une région privilégie un développement cohérent localement, basé sur des convergences internes. « Mieux vaut trois pharmacies bien positionnées qu’une seule surface de 1 400 m2, les relations avec les patients ne seront pas les mêmes », expose Sébastien de Larminat, son directeur général. Une approche qui rejoint l’analyse de Stéphanie Bapt, responsable marketing et développement chez Ceido. « Avant une enseigne, on est face à des indépendants qui détiennent une entreprise. Le besoin d’autonomie ressenti par la population qui retourne au local, est également partagé par les pharmaciens. » Aussi, plutôt qu’un concept d’enseigne, Ceido, propriété de ses pharmaciens actionnaires, revendique être une signature, support de l’identité de tout pharmacien. Par conséquent, c’est au travers de groupes territoriaux que Ceido entretient ses relations avec les pharmacies, en les aidant à engager des actions collectives locales, à personnaliser des animations et des événements. La proximité est également l’axe revendiqué par Optipharm, dont le concept repose sur une identification forte du patient au pharmacien proche de chez lui. Transposé à l’ensemble du réseau officinal, l’intérêt d’une enseigne suscite l’interrogation d’Alain Grollaud, directeur d’Optipharm, dans la mesure où, souligne-t-il, la communication se limite aux prix ou aux services : «à partir du moment où le patient obtient toutes les informations auprès de sa pharmacie, la communication sur les services est à la portée de tous ». Tout au plus concède-t-il une utilité aux enseignes dans un environnement hyperconcurrentiel, leur valeur ajoutée consistant alors à apporter davantage de visibilité aux services. « Ce qui attire le patient, c’est le pharmacien lui-même. Car le public n’a pas connaissance des enseignes de pharmacie », renchérit Olivier Verdure, directeur marketing de Pharm&Free. Et d’ajouter « Ce qui n’empêche pas les groupements régionaux de mettre à disposition de leurs adhérents, tous les outils des enseignes mais leur marque met en avant le pharmacien ». Et non l’inverse, comme grincent certains dirigeants de groupements. La politique d’expansion d’une enseigne serait même contreproductive à en croire Laurent Filoche. En effet, comme le souligne le président de Pharmacorp, « l’enseigne diminue la force de frappe du groupement ». Il en fait la démonstration, « notre groupement Pharmacorp possède au niveau local des secteurs très développés, notamment à Toulouse, et détient par là même une part de marché qu’il ne pourrait avoir avec une enseigne, en raison de la zone de chalandise que celle-ci devrait garantir entre les adhérents ». Jérôme Escojido persiste à croire qu’il faut construire une marque forte en pharmacie afin de protéger l’indépendance du pharmacien. Une marque forte bâtie sur le capital sympathie qu’elle récolte auprès de ses patients.

 

De la croix verte au concept d’enseigne

L’enseigne s’est imposée dans les modes de consommation. À tel point, souligne Pierre-Alexandre Mouret, directeur général opérationnel de Pharmavie, qu’un point de vente indépendant est d’emblée suspecté de pratiquer des prix plus élevés. « En entrant dans le point de vente d’une chaîne, le consommateur, inconsciemment, a l’impression que ce sera moins cher puisque les achats sont groupés », observe-t-il. L’enseigne serait-elle un passage inéluctable, dans le sens de l’histoire, comme le croit Hervé Jouves, directeur général du groupe LafSanté, dont l’enseigne Lafayette est l’une des premières à s’être imposée en termes de notoriété. Elle a aussi essaimé le concept d’enseigne à d’autres secteurs d’activité MAD, optique et parapharmacie. Imitée depuis par plusieurs concurrents. Cet engouement des groupements pour l’enseigne a une autre explication, selon Pierre-Alexandre Mouret. « Ils ont compris que le B to B, c’est-à-dire la relation au titulaire adhérent, n’était pas suffisante. Et qu’il fallait désormais s’adresser au patient, donc s’inscrire dans une démarche de B to C et devenir pour cela visible », expose-t-il. La majorité des groupements annoncent vouloir passer à la vitesse supérieure, et n’hésitent pas à viser, comme Totum, un déploiement de l’enseigne sur la totalité du réseau d’ici à 2023. Certains comme Olivier Verdure, responsable marketing du réseau Apsara (7 groupements), discernent mal la différence entre les prestations offertes d’une enseigne et celles que proposent déjà les groupements. Il préfère ainsi à l’enseigne une marque – régionale- déclinant dans un même secteur géographique toutes les opérations de santé publique (octobre rose, moi(s) sans tabac…), garantissant récurrence et visibilité. C’est ainsi que son groupement Pharm&Free a adopté pour nom de marque « Pharm&Zen ».

 

« Comme Nespresso ou Apple, les pharmaciens doivent transformer les contraintes en opportunités

Pour Joël Plat, professeur associé à l’université Paris-Dauphine en stratégie digitale et retail, les règles strictes en matière de communication auxquelles est soumise la profession de pharmacien ne sont pas un obstacle à l’émergence d’enseignes fortes. Car toutes les grandes marques se sont construites autour de contraintes. Les enseignes de pharmacie, à l’instar des autres enseignes de la distribution, doivent anticiper des besoins qui n’existent pas. Les groupements de pharmaciens doivent pouvoir y apporter des réponses innovantes et différenciantes. Dans le cadre légal.

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La pharmacie d’après-crise en questions

Lors du congrès national des pharmaciens qui s’est tenu à Lyon, une table ronde réunissant des représentants de la chaîne du médicament a permis de revenir sur les leçons de la crise sanitaire et sur les perspectives d’avenir pour la « pharmacie d’après ». Interprofessionnalité, prévention et accompagnement du patient seront au cœur des enjeux pour le futur. Pour Alain Grollaud, président de Federgy, « la pharmacie de proximité a fait ses preuves et le rôle de professionnel de santé s’est imposé ». Désormais, il souligne qu’au niveau des groupements, « il faut qu’on puisse progresser sur l’interprofessionnalité ». Il juge que « l’idée des CPTS est louable, mais entraîne des contraintes administratives disproportionnées ». Pour lui, il faut « une interprofessionnalité numérique autour du patient et une coopération autour de la sortie hospitalière ». Par ailleurs, il constate qu’il manque des ressources humaines au niveau de la pharmacie. « De nombreux services sont apportés par le pharmacien et son équipe. Si demain, il y a un élargissement de la vaccination, il faut des emplois partagés, par exemple que l’infirmière puisse venir dans l’officine pour aider pour ces nouvelles missions », propose-t-il. Sur la question des biosimilaires, il déplore les retards du gouvernement, qui n’a accordé la substitution aux pharmaciens que pour deux molécules. « Cette convention qui va s’ouvrir, c’est le champ de possibles », déclare Alain Grollaud. « Néanmoins, il faut protéger l’exercice, notamment en interdisant la publicité des plateformes européennes de vente de médicaments en ligne. Il faut que la France notifie rapidement sa décision d’interdire ces plateformes à l’Europe, sinon ce serait une grosse brèche dans le monopole », alerte-t-il.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Les démarches RSE dans les groupements tous azimuts

Pharm O’naturel mise prioritairement sur son engagement environnemental. Outre, les critères de naturalité et de durabilité des produits référencés, le réseau s’attache à limiter son empreinte carbone sur les déchets, ses achats et le transport. Sous l’impulsion de Denis Fragne, l’associé directeur général délégué en charge du développement du groupement, le réseau répond depuis trois ans aux critères de la norme Envol (Engagement volontaire de l’entreprise pour l’environnement), conçue pour les TPE. Cette année, il va plus loin encore en proposant aux adhérents un aménagement créé en partenariat avec un agenceur de magasin en bois français, fervent du développement durable. Son nom : Mobil Wood. Pour chaque agencement, cette société s’engage à replanter des arbres. Le réseau fait de même. PHR mène, comme les autres enseignes du groupe, une enquête annuelle sur la satisfaction des salariés, la communication de la direction sur la stratégie, mais aussi sur les différentes démarches RSE de l’entreprise. En fait, PHR a déjà démarré des actions tous azimuts. « L’entreprise a une démarche de tri des déchets, travaille sur la réduction de son bilan carbone, sur ses contrats avec des entreprises de nettoyage, sur les produits utilisés, etc. Nous disposons d’une “car policy”, qui permet d’avoir un parc de véhicules moins polluants, nous encourageons le co-voiturage notamment lors du transport entre les différents sites du groupe. Concernant notre MDD, nous sommes vigilants sur les emballages en privilégiant quand c’est possible ceux à base de maïs, de sucre de canne, labelisés Ecocert. Nous sommes aussi partenaires de la société de recyclage de masques, Versoo, pour mettre en place un process chez nos adhérents. […] Nous avons également été sollicités pour réfléchir avec des laboratoires sur la mise en place du “vrac” et d’autres démarches éco-responsables auprès de nos officines adhérentes », énumère François Tesson, dg du groupe PHR depuis mi-2021. « Une enquête menée en juin 2020 a révélé que 90 % des adhérents Pharmavie considéraient “la RSE comme une démarche importante” et “qu’un projet groupement officine était essentiel”. « Ces réponses ont donné le “la” pour plancher sur nos axes de travail » révèle Laurence Dubois, directrice marketing et services du groupement. Concernant les marques maison, « le made in France est un prérequis, et ce jusqu’à l’ingrédient pour l’hygiène. Toutefois, ce n’est pas toujours possible pour les compléments alimentaires ». Par ailleurs, le groupement travaille depuis deux ans avec la start-up Phenix, spécialisée dans l’anti-gaspillage (lire l’article “Gaspillage : La chasse est lancée”, p.6, PHM 213). « 26 000 produits ont été donnés aux Restos du cœur de la Sarthe en 2020 et 29 000 à la Banque alimentaire de Lille cette année », calcule Laurence Dubois. Dans un autre registre solidaire, Pharmavie a sorti, en 2020, un pansement dont la vente a permis de reverser 10 000€ à l’association L’hôpital de mon Doudou, partenaire du groupement depuis 2015. « L’opération sera reconduite en 2022 avec quatre produits », révèle-t-elle.

Source : le pharmacien manager.

 

Pharmactiv lance le rendez-vous nutrition

Selon une étude de la Ligue contre l’obésité publiée en juin dernier, près d’un Français sur deux est en situation de surpoids et/ou d’obésité. Face à ce constat alarmant, Pharmactiv lance, en partenariat avec le laboratoire Pileje, le RDV Santé Nutrition, un dispositif orienté sur plusieurs maladies chroniques : le diabète, les patholgies cardiovasculaires et la colopathie. Au cours de ces entretiens de nutrition, le patient est amené à faire le point sur ses habitudes alimentaires et son hygiène de vie, être accompagné dans la mise en place de repas sains et équilibrés et bénéficier de solutions naturelles pour l’aider à atteindre les objectifs fixés. Du côté des adhérents, ils peuvent s’appuyer sur des outils de communication du réseau (affiche vitrine, habillage comptoir, flyers…) pour faire connaître leur nouveau service, ainsi que des supports pour mener à bien ses entretiens personnalisés tels que le carnet de suivi, le bloc ordonnance pharmacien… L’objectif de ce RDV Santé Nutrition, mis en place à partir d’octobre 2021, est de se distinguer de la concurrence en valorisant le rôle de professionnel de santé au sein du parcours de soin et en optimisant le conseil associé. Autrement dit : faire connaître l’expertise du pharmacien, fidéliser sur le long terme et accroître ses ventes de produits.

Source : le pharmacien manager.

 

Laf’santé ne connait pas la crise

Avec un réseau de 230 pharmacies, Pharmacie Lafayette a réalisé un C.A de 515 M€ (+17, 3 %) au premier semestre 2021. Un bilan est plus que satisfaisant dans un contexte de crise sanitaire. A cela s’ajoutent l’ouverture de vingt officines et douze projets d’agrandissement concrétisés. « Un rythme de croissance qui va se poursuivre d’ici à la fin de l’année », annonce Pascal Fontaine, directeur commercial de l’enseigne. Au-delà d’une politique de prix bas sur les produits Covid (la dernière opération en date revendiquait une boîte de 50 masques jetables à 0,99€), les marques exclusives axées sur “le bien-être naturel” ont représenté un C.A de 9M€ (+ 9 % sur le premier semestre 2021 versus 2020). Aux huit marques exclusives déjà existantes, deux lancements ont été annoncés dans le secteur des cosmétiques – “Aromaya Cosmétique” à base d’huiles essentielles et les produits solaires “Onisis” – portant le nombre total à 400 références dont plus de 90 % sont estampillées “bio”. Parmi les créations prévues en 2022, une marque de soins capillaires. Quant au développement digital, le site parapharmacielafayette.com devrait voir le jour en novembre, suite à l’acquisition de Cocooncenter en février dernier.

Source : le pharmacien manager.

 

Giropharm : vers une massification de l’enseigne

Lors de son congrès annuel, qui s’est déroulé à Séville du 23 au 25 septembre, Giropharm a présenté trois projets majeurs. Le premier part d’un constat : « Sur 540 adhérents, 85 pharmacies portent les couleurs de notre enseigne. Dans les cinq ans à venir, 80 % des pharmacies du réseau porteront notre enseigne », prévient Gilles Unglik, directeur général opérationnel du groupement. Pour y parvenir, il annonce que « 30 % du financement des travaux d’une façade à l’enseigne sera désormais pris en charge par le groupement ».

Source : le pharmacien manager.

 

Giphar mise aussi sur son enseigne

Avec la crise sanitaire, les groupements font face à un afflux de cessions d’officines, comme l’atteste Giphar. En effet, la coopérative avoue avoir perdu près de 45 adhérents en un an et « dans ce cas, un sur deux seulement reste dans notre giron », constate Philippe Becht, le président du directoire. Philippe Becht. Giphar entend accélérer la mise en conformité de son réseau à l’enseigne, c’est pourquoi une aide de 300€/m2 réalisé sera proposée aux adhérents désireux d’investir dans la mise en place du concept d’enseigne. Enfin, pour attirer davantage les grosses pharmacies, – « notre cible se situe entre 2 et 7 M€ de C.A », précise Philippe Becht -, Giphar a renforcé son équipe achat sur le secteur de la dermocosmétique. Objectif : coller aux évolutions du marché et disposer d’une offre plus en adéquation avec les attentes des consommateurs.

Source : le pharmacien manager.

 

Livi signe un premier partenariat avec well&well

Livi, offreur de soins, expert en téléconsultation, s’associe au groupement well&well pour proposer un nouveau service de téléconsultation au sein des pharmacies du réseau. Les patients pourront désormais consulter un médecin Livi en vidéo directement depuis une pharmacie well&well. Cette collaboration, initiée en 2020 par une phase de test avec 15 pharmacies volontaires en IDF se concrétise par le déploiement de l’offre à l’ensemble des pharmacies du réseau qui le souhaitent.

Source : risk assur hebdo.