Actualités du 1er au 8 décembre 2023

ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES

 

Le PLFSS met l’accent sur la prévention

Après des semaines de débats, le budget de la Sécurité sociale a été définitivement adopté lundi via le rejet d’une ultime motion de censure à l’Assemblée nationale. Sans ambition structurante, le texte porte toutefois plusieurs changements pour les patients, que présentent Les Échos. Côté médicament, il autorise la prescription, en pharmacie, d’antibiotiques en cas d’angine ou d’infection urinaire (cystite), après la réalisation d’un test rapide d’orientation diagnostique. Le texte prévoit que certains médicaments en officine puissent être délivrés “à l’unité”. La mesure, qui devrait s’appliquer aux médicaments à risque de rupture d’approvisionnement, doit cependant être détaillée par décret. La même logique de délivrance ajustée, “en fonction des besoins nécessaires à la durée du traitement” est prévue pour les dispositifs médicaux (pansements, etc.). Plusieurs mesures concernent ensuite la prévention, dont la délivrance de préservatifs gratuits, sans ordonnance, en pharmacie pour les moins de 26 ans; l’extension de la vaccination contre les méningites, après avis de la Haute Autorité de santé; ou encore une expérimentation de sport sur ordonnance pour les malades du cancer. Il faut aussi noter que les entretiens de prévention dont les cibles ont été modifiées, pourront être réalisés par des professionnels dont la liste sera déterminée par arrêté. Jusqu’à présent, ils pouvaient être pratiqués seulement par les médecins, les pharmaciens et les infirmiers. Le montant des tarifs des rendez-vous de prévention pratiqués et pris en charge ou remboursés par l’assurance maladie sera bien fixé par arrêté et non dans le cadre des conventions avec l’Assurance maladie comme le souhaitait le Sénat. Le texte doit désormais être examiné et validé par le Conseil Constitutionnel pour être promulgué et entrer en vigueur.

Sources : les échos, JIM, le moniteur des pharmacies.

 

PLFSS 2024 : une première saisine du Conseil constitutionnel

Les députés membres des groupes LFI-Nupes ont déposé un recours devant le Conseil constitutionnel, à l’encontre du budget de la Sécurité sociale, récemment adopté par le Parlement.

Lien vers l’article : https://www.argusdelassurance.com/juriscope/plfss-2024-une-premiere-saisine-du-conseil-constitutionnel.229637

 

Proposition de loi de Frédéric Valletoux (Horizons – Seine-et-Marne) visant à Améliorer l’accès aux soins par l’engagement territorial des professionnels

Le 7 décembre 2023, députés et sénateurs, convoqués en commission mixte paritaire (CMP) sur le texte, sont parvenus à un accord.  Le texte doit désormais être soumis à l’Assemblée nationale le mardi 12 décembre, avant un ultime vote au Sénat le lundi 18 décembre.

Les principales mesures de l’accord en CMP :

  • Suppression de l’adhésion automatique des professionnels aux CPTS.
  • Pas d’évolution de la permanence des soins pour les médecins libéraux.
  • Pour permettre une meilleure participation des cliniques à la permanence des soins, le texte propose une logique d’approche graduée.
  • Interdiction de l’intérim médical en début de carrière pour faciliter les installations des médecins.
  • Suppression de la majoration du ticket modérateur pour les patients n’ayant pas de médecin traitant et renforcement du rôle du médecin coordonnateur en Ehpad.
  • Simplification du régime applicable aux PADHUE afin de faciliter leur intégration dans le système de santé.
  • Autorisation, pour les infirmiers volontaires, à réaliser les certificats de décès.

Source : BTA.

 

Proposition de loi de Yannick Neuder (LR – Isère) visant à améliorer l’accès aux soins par la formation et la territorialisation

Examinée hier dans le cadre de la niche LR, la proposition de loi a été adoptée par l’Assemblée nationale hier, jeudi 7 décembre. Le texte a reçu le soutien des députés LR, Horizons, Liot, RN, socialistes et écologistes. Son texte permet notamment de calquer le numerus apertus en faculté de médecine sur les besoins de santé du territoire. Sur les 8 amendements adoptés en séance publique, l’un émane du groupe de travail transpartisan sur les déserts médicaux et demande au Gouvernement de remettre un rapport sur l’offre de formation en médecine dans les territoires caractérisés par une offre de soins insuffisante. Le texte doit maintenant être mis à l’agenda du Sénat.

Source : BTA

 

Monopole pharmaceutique : va-t-il être remis en question ?

Le député Marc Ferracci (Renaissance) travaille sur la déréglementation des professions réglementées. Les pharmaciens sont dans le viseur. Un sujet qui inquiète fortement l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO). A tel point que son président envisage une grève si le projet du député devait se concrétiser en proposition de loi. Marc Ferracci a en effet commencé à travailler pour « documenter les barrières ou les freins posés par des dispositions d’ordre législatif ou réglementaire dans l’accès à un certain nombre de professions », selon Contexte (article du 3 novembre). Selon ce média, dans le domaine de la santé, le député souhaite s’appuyer sur un avis de 2019 de l’Autorité de la concurrence sur les laboratoires de biologie, « voire mener une réflexion sur les conditions d’installation des pharmaciens ». Il devrait rendre un « diagnostic » début 2024 qui pourrait conduire à une proposition de loi au printemps.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

« Puffs » : l’Assemblée vote à l’unanimité l’interdiction des cigarettes électroniques jetables

La proposition de loi transpartisane a été saluée par tous les groupes politiques. Elle doit encore être votée au Sénat et obtenir l’aval de la Commission européenne. Ces vapoteuses à usage unique, aux goûts sucrés et à l’emballage coloré, rencontrent un grand succès chez les jeunes, y compris parfois chez des mineurs. Elles ont en outre un lourd impact environnemental.

Source : les échos.

 

Sondage de l’Ordre national des pharmaciens sur sa communication

L’Ordre national des pharmaciens souhaite recueillir les perceptions des pharmaciens sur ses supports afin d’évaluer leur pertinence et leur utilité dans l’exercice du métier. Il s’agit également de recueillir les attentes et suggestions d’amélioration pour les communications à venir.

Lien vers le sondage :

https://w1.logikeo.eu/WebProd/cgi-bin/AskiaExt.dll?Action=DoInterview&Survey=8C71ZAAXNFFOQUE0&Intvw=8C716NMSNBZBJBUL

 

Economie officinale : un sondage pour évaluer la situation

L’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) lance un sondage pour faire le point sur l’économie officinale. Et savoir quelles actions seraient prêtes à mener les pharmaciens pour montrer leur mécontentement.

Lien vers le sondage : https://fr.surveymonkey.com/r/economie_officine

Lien vers le communiqué de presse : https://uspo.fr/la-situation-economique-des-officines-continue-de-se-degrader/

 

Communication par l’Assurance maladie du dépistage des cystites à l’officine

Le pharmacien d’officine en tant qu’acteur de santé publique et de proximité a un rôle à jouer aux côtés des prescripteurs, pour faciliter le parcours de la patiente présentant une pollakiurie ou des brûlures mictionnelles et favoriser la pertinence des prescriptions. Le paiement du pharmacien pour la remise et l’analyse du test se fait directement au comptoir avec la carte Vitale de la patiente en facturant le code acte PEE. Cette mission est rémunérée : 6 € TTC (6,30 € TTC dans les départements et régions d’outre-mer (Drom). Le dépistage de l’infection urinaire est pris en charge à 70 % par l’assurance maladie obligatoire.

Pour plus d’informations : https://www.ameli.fr/paris/pharmacien/sante-prevention/cystites-depistage

Lien vers l’article de l’Ordre avec les nouveaux textes réglementaires :

https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/prise-en-charge-des-infections-urinaires-en-officine-trois-nouveaux-textes-etendent-les-competences-des-pharmaciens

 

Partenariat Viatris France et Butterfly Therapeutics pour Bliss DTx

Bliss DTx  est à l’avant-garde de cette vision, représentant une nouvelle génération de solutions et de services de thérapie numérique dédiés à la prise en charge de la douleur à l’hôpital et tout au long du parcours des patients. Ce partenariat stratégique est un pas en avant vers la réalisation de la vision de Viatris : transformer la manière dont les maladies sont traitées, en combinant le meilleur de la science moléculaire et des technologies digitales.

Source : linkedin.

 

Nouveau Think tank Télémedaction

Pierre Simon, ancien président-fondateur de la Société française de télémédecine, annonce le lancement du think tank Télémedaction, dédié à la santé numérique et à la télésanté.

Pour en savoir plus : https://www.telemedaction.org/think-tank/

 

Mauvais cholestérol héréditaire : plaidoyer pour un dépistage précoce systématique

Dans un Livre blanc remis au ministre de la Santé, pédiatres, cardiologues, endocrinologues, généticiens… réclament le dépistage universel, dès la petite enfance, de l’hypercholestérolémie familiale, qui expose à un risque élevé d’infarctus et de décès jeunes. Comme leur nom l’indique, ces maladies héréditaires se traduisent par un excès de « mauvais cholestérol » dans le sang – un taux de plus de 1,6 gramme par litre, alors que la norme est d’environ 1 gramme par litre ; et ce, dès la naissance. « Les patients ont un risque treize fois plus élevé de maladies des artères du cœur que la population générale », résume Eric Bruckert, professeur émérite d’endocrinologie et de cardiologie. D’où leur risque démultiplié d’accident cardio-vasculaire et de décès à un âge précoce.

Source : Le Monde.

 

La charte contre les pénuries raillée par l’UFC-Que Choisir

Signée par l’ensemble des acteurs de la filière du médicament, la charte de bonnes pratiques visant à assurer « une disponibilité équitable des médicaments en tout point du territoire national en cas de tensions d’approvisionnement », n’a pas du tout convaincu l’association de consommateurs UFC-Que Choisir. La présidente de l’UFC-Que Choisir regrette tout particulièrement l’absence de mesures contraignantes dans cette charte.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Dispositif “anti-cadeaux” : pharmaciens, tous concernés

L’ordonnance n°2017-49 du 19 janvier 2017, ratifiée et modifiée par la loi n°2019-774 du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et à la transformation du système de santé, a renforcé les dispositions “anti-cadeaux” afin de mieux prévenir les conflits d’intérêts dans le domaine sanitaire. Le nouveau dispositif est entré en vigueur le 1er octobre 2020, avec la publication du décret 2020-730 du 15 juin 2020 et quatre arrêtés. Trois ans après sa mise en œuvre, et alors que “le pharmacien doit veiller à préserver la liberté de son jugement professionnel dans l’exercice de ses fonctions sous quelque forme que ce soit”, l’Ordre partage quelques chiffres clés de ce dispositif et tient à en rappeler les grands principes qui concernent tous les pharmaciens.

Lien vers l’article :

https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/dispositif-anti-cadeaux-pharmaciens-tous-concernes

 

Une nouvelle arnaque à la Carte Vitale

Le site d’actualité « Numerama » alerte sur l’arrivée d’une nouvelle tentative d’arnaque à la Carte Vitale via un SMS qui invite remplir un formulaire en ligne sur un faux site de l’assurance-maladie. « Dernière relance pour le renouvellement de votre carte Vitale, veuillez réactualiser vos informations avant le 19 novembre 2023 pour conserver vos droits », stipule le SMS frauduleux, accompagné d’un « Restons vigilants, le Covid-19 est toujours là », surfant sur la peur liée au retour du Covid, dont une hausse des indicateurs en ville a été observée par SOS Médecins. Tout contenu illicite peut être signalé sur le portail Internet-signalement.gouv.fr.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

“On n’arrive pas à honorer une ordonnance sur deux” : la colère des pharmaciens de l’Hérault face à la pénurie de médicaments

Amoxicilline, Flécaine, corticoïdes sont sous tension et manquent parfois à l’appel. Le syndicat des pharmaciens de l’Hérault fait signer une pétition à ses patients. L’initiative est relayée sur tout le Grand Sud. “Le nouveau ministre de la Santé explique que les pharmacies font des stocks alors qu’on est en rupture. Pour vendre des médicaments, il faut des stocks. Ça ne le gêne pas de nous demander de stocker et d’avancer les frais de la totalité des vaccins contre la grippe, qui seront écoulés de septembre à février”, s’énerve Christelle Quermel, présidente du syndicat des pharmaciens de l’Hérault.

Sources : midi libre, France 3 région.

Lien vers l’article de France 3 région :

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/montpellier/penurie-de-medicaments-une-crise-qui-dure-et-qui-enerve-les-pharmaciens-de-l-herault-2884778.html

 

Un labo propose une carte cadeau pour réaliser des analyses préventives : l’UFML dénonce une “dérive mercantile de la santé”

Certains laboratoires d’analyses médicales du groupe Synlab proposent à leurs patients une “gamme de bilans de prévention à réaliser sans ordonnance” et non remboursés. Les analyses peuvent être payées en avance et offertes à l’instar d’une “carte cadeau”. L’UFML-S dénonce une “dérive mercantile de la santé”.

Lien vers l’article : https://www.egora.fr/actus-pro/syndicalisme/83419-un-labo-propose-une-carte-cadeau-pour-realiser-des-analyses-preventives

 

Substituts nicotiniques : une expérimentation, pour quoi faire ?

Lors de son point hebdomadaire du 1er décembre 2023, Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), a évoqué le sujet de la prescription des substituts nicotiniques par les pharmaciens. Celle-ci est en effet prévue dans le Plan de lutte contre le tabac 2023-2027. Sauf qu’il s’agirait d’une expérimentation. Un mot qui gêne Philippe Besset : « Une expérimentation avait déjà été prévue par la loi de financement de la sécurité sociale il y a deux ans et il n’y a rien eu. Il est hors de question qu’une expérimentation soit menée dans une centaine de pharmacies dans 3 départements français ». Le président de la FSPF a donc proposé à l’Assurance maladie d’utiliser le Mois sans tabac de 2024 pour que, dans toutes les pharmacies de France, les produits de substitution soient accessibles aux patients sur conseil du pharmacien avec une prise en charge de l’Assurance maladie. Ce qui permettrait d’avoir des résultats plus probants. Philippe Besset compte d’ailleurs réitérer cette proposition au ministre de la Santé et de la Prévention. Par ailleurs, selon le syndicaliste, « on s’oriente de plus en plus vers une liste de médicaments qui seraient remboursables après l’action du pharmacien et les contrôles faits par le pharmacien ». Cette liste inclurait évidemment les antibiotiques prescrits pour les angines et cystites.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Pharmacie environnement – Partenariat USPO x Iconogreen – Collecte des PLVs

La mise en œuvre d’une démarche écoresponsable à l’officine est intégrée dans la convention pharmaceutique. Elle peut prendre différentes formes et notamment le recyclage des « publicités sur lieux de vente » (PLVs). Dans la mesure où les industriels deviendront prochainement responsables de leurs PLVs et de leur valorisation, l’USPO a décidé de collaborer avec la société Iconogreen qui propose dès à présent une solution de collecte simple et gratuite pour les pharmacies d’officine qui pourront demander à en bénéficier. Afin d’appréhender les attentes des pharmaciens sur le sujet, l’USPO et Iconogreen vous invitent donc à participer à un sondage dédié. Vos réponses seront précieuses pour co-construire la solution et l’adapter à vos besoins. Répondre au questionnaire prend en moyenne 3 minutes.

Pour répondre au questionnaire : https://iconogreen.fr/collecte-plv-parmacies/

 

Financement d’une partie des cotisations frais de santé des apprentis par le HDS

Les partenaires sociaux de la branche « pharmacie d’officine » ont décidé de financer une partie des cotisations frais de santé des apprentis pour l’année 2022/2023 par le Haut Degré de Solidarité (HDS). Cette aide est destinée aux salariés en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation couverts par le régime de base conventionnel frais de santé. Pour l’année 2022/2023, son montant s’élève à :

205 € pour les salariés relevant du régime général ;

144 € pour les salariés relevant du régime Alsace-Moselle.

 Ce dispositif concerne l’ensemble des officines à jour de leurs cotisations HDS, quelle que soit la complémentaire santé choisie pour leur salarié (KLESIA, APGIS ou autre).

Pour bénéficier de cette aide, l’apprenti ou l’alternant devra effectuer une demande de prise en charge à l’aide du formulaire dédié accompagné des pièces justificatives au plus tard avant le 1er janvier 2024.

Lien vers le formulaire : https://apgis.com/local/fichierPage/of-2023-dispositif-aide-paiement-complementaire-sante-apprentis-formulaire-d-eligibilite-hds-vfi.pdf

 

Sportifs : pas de tramadol en compétition !

La nouvelle liste des substances et méthodes interdites publiée par l’AMA dans le cadre du programme mondial antidopage entrera en vigueur le 1er janvier 2024. Dans cette version, le tramadol a été ajouté à la liste des produits prohibés dans certaines situations. Des études démontrant l’usage important de l’opioïde dans certains sports (notamment le cyclisme, le rugby et le football) et le potentiel de la molécule à améliorer les performances physiques ont, en effet, conduit l’Agence à intégrer le tramadol à la liste des substances interdites en compétition (catégorie S7 narcotiques). Le document précise que la période de sevrage, qui correspond au temps écoulé entre la dernière dose administrée et le début de la compétition, est établie à 24 heures sur la base de l’usage thérapeutique.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Collecte des déchets issus de la vaccination : gare aux sanctions !

Les pharmaciens ont jusqu’au 31 décembre pour souscrire à la solution mise en place par l’éco-organisme DASTRI pour la collecte des déchets perforants issus de la vaccination.

Lien vers l’article :

https://www.lequotidiendupharmacien.fr/exercice-pro/collecte-des-dechets-issus-de-la-vaccination-gare-aux-sanctions?xtor=EPR-1-%5BNL_editionnumerique%5D-%5B20231206%5D&utm_content=20231206&utm_campaign=NL_editionnumerique&utm_medium=newsletter&utm_source=qph

 

Des vaccins antigrippaux dans les cabinets médicaux ?

Après les infirmiers, c’est au tour des médecins de réclamer un stock de vaccins antigrippaux dans leurs cabinets pour améliorer la couverture vaccinale. C’est en tout cas la solution proposée par la Confédération des syndicats médicaux de France (CSMF) face aux mauvais chiffres de la campagne de vaccination actuelle.

Lien vers l’article : https://www.lequotidiendupharmacien.fr/exercice-pro/politique-de-sante/des-vaccins-antigrippaux-dans-les-cabinets-medicaux?xtor=EPR-1-%5BNL_editionnumerique%5D-%5B20231206%5D&utm_content=20231206&utm_campaign=NL_editionnumerique&utm_medium=newsletter&utm_source=qph

 

Vaccinations officinales en Europe : des exemples à suivre

Alors que 15 pays européens (l’Allemagne, la Belgique, le Danemark, la France, la Grèce, l’Irlande, l’Italie, la Lettonie, le Luxembourg, la Norvège, la Pologne, le Portugal, la Roumanie, le Royaume-Uni et la Suisse) autorisent déjà la vaccination par les pharmaciens d’officine, le Groupement pharmaceutique de l’Union européenne (GPUE), qui représente la profession auprès des institutions européennes, appelle les pays qui ne la pratiquent pas encore à suivre leur exemple.

Lien vers l’article : https://www.lequotidiendupharmacien.fr/vaccinations-officinales-en-europe-des-exemples-suivre?xtor=EPR-2-%5BNL_editionhebdo%5D-%5B20231207%5D&utm_content=20231207&utm_campaign=NL_editionhebdo&utm_medium=newsletter&utm_source=qph

 

GROUPEMENTS

 

Hygie31 annonce une acquisition stratégique dans le domaine du Matériel Médical avec Distrimed

Hygie31, acteur européen renommé pour son expertise dans le conseil et l’accompagnement des réseaux de santé, franchit une nouvelle étape avec l’acquisition de Distrimed, l’un des leaders français de la vente en ligne de matériel médical et de dispositifs médicaux destinés tant aux professionnels de santé qu’aux particuliers.

Lien vers le post Linkedin :

https://fr.linkedin.com/company/hygie31?trk=organization_guest_main-feed-card_feed-actor-name

RSE : des préparateurs en pharmacie récompensés

Le groupement Giropharm a remis son premier trophée à des préparateurs en pharmacie, en partenariat avec le mensuel Porphyre. Une belle occasion de récompenser les initiatives des salariés en matière de responsabilité sociale des entreprises (RSE) en officine. Le groupement compte poursuivre sa démarche RSE l’an prochain, avec, en ligne de mire, la labellisation Ecor – pharmacie éco-responsable proposée par Pharma Système Qualité (PHSQ).

Source : le moniteur des pharmacies.

 

L’IA en pharmacie : déjà une réalité pour Lafayette

Pharmacie Lafayette a franchi les premiers pas et annonce vouloir investir 1M d’euros par an pour développer des outils d’IA maison. Des tests ont déjà été réalisés en officine avec des chatbots conversationnels pour aider au conseil, soit de façon autonome dans les rayons, soit au comptoir, l’objectif étant d’apporter un complément d’information au conseil du pharmacien. Pour aller plus loin, piloter l’ensemble des projets IT et l’intégration de l’intelligence artificielle, le Groupe Hygie31, auquel appartient Pharmacie Lafayette, a recruté en 2022 un Docteur en Intelligence Artificielle, et travaille avec un cabinet conseil spécialisé dans la transformation digitale pour définir les 6 chantiers prioritaires de 2024, dont l’optimisation de l’approvisionnement, du merchandising ou encore du pricing.

Source : pharm-enews.fr

 

Les dérives des téléconsultations de plateformes mises au jour

Le syndicat de médecins MG France s’appuie sur les résultats d’une enquête des caisses primaires d’assurance-maladie (CPAM) d’Île-de-France pour dénoncer les dérives des téléconsultations pratiquées par les plateformes. L’occasion de pointer « un mésusage des fonds publics comme des effectifs médicaux » et de demander que la même enquête soit menée par toutes les CPAM. 90 % des « téléconsultations plateforme » concernent des patients qui ne présentent pas d’affection longue durée (ALD). Cela signifie que « les principaux “bénéficiaires” de ces téléconsultations ne sont donc pas les patients âgés polypathologiques n’ayant plus de médecin traitant comme on a voulu nous le faire croire », s’indigne MG France. Surtout, souligne le syndicat, « son usage débridé hors du cadre du parcours de soins, que ce soit au sein d’une plateforme, dans la télécabine d’une gare, d’un supermarché ou d’une officine constitue trop souvent un mésusage des fonds publics comme des effectifs médicaux ». C’est pourquoi MG France appelle « de toute urgence à une régulation forte » de ces pratiques.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

CHIFFRES

 

Et de 10 ! 10 solutions LGO référencées Ségur ! Félicitations aux équipes de VINDILIS pour leur référencement Ségur pour le couloir des Logiciels de Gestion d’Officines (LGO). Retrouvez ici la liste des solutions Ségur référencées : https://lnkd.in/eB7vvugN

D’après le pilotage opéré par l’ANSM, les fabricants d’amoxicilline pédiatrique disposaient à fin novembre d’environ trois mois de stock, les pharmaciens de seulement sept jours en moyenne, et les grossistes-répartiteurs de trois jours. « Cette situation n’est absolument pas dans l’esprit de la charte » continue Pierre-Olivier Variot, « il faudra que les industriels assument leurs responsabilités ».

Les sanctions concernant la sérialisation des médicaments à l’officine, obligatoire depuis le 1er 2023, pourront être prononcées à partir de janvier prochain, rapporte Le Quotidien du Pharmacien. Selon un décret paru le 1er décembre, les pharmaciens qui ne se conformeront pas à cette mesure s’exposeront une pénalité financière de 2.000 €, celle-ci pourra être réitérée tous les trois mois. Lien vers le JO : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000048501224

La situation économique des officines continue de se dégrader en cette fin d’année. Selon les experts-comptables, 74 procédures collectives ont été initiées jusqu’à octobre 2023 contre 50 sur toute l’année 2022, soit une augmentation de plus de 50%. Selon les derniers chiffres économiques d’IQVIA, la marge des pharmacies diminue de 0,3 points, et ce, malgré une hausse du chiffre d’affaires d’environ 6% sur les douze derniers mois, due à la dispensation des médicaments chers. A cela s’ajoute l’impact des pénuries et leurs conséquences sur l’immobilisation des stocks lorsque les médicaments sont à nouveau disponibles. Source : USPO.

66 % des titulaires d’officine sont à la recherche d’un adjoint ou d’un préparateur, selon un sondage réalisé par la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF). Ces données témoignent d’une légère détente sur le marché de l’emploi de la pharmacie, alors que 80% des répondants déclaraient des difficultés de recrutement l’an dernier.

Le Comité de Suivi des Génériques s’est réuni le 7 décembre avec au programme une baisse de prix de 10 à 15 % sur sept des plus importants groupes génériques inscrits au répertoire (atorvastatine, rosuvastatine, bisoprolol, pantoprazole, ésoméprazole, metformine, valaciclovir). « Le CEPS veut ainsi infliger une nouvelle pénalité de 30 millions d’euros aux officines françaises » a immédiatement réagi Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF). Une nouvelle décision qui selon lui ne peut qu’aggraver les ruptures de médicaments, qui pénalisent déjà fortement pharmaciens et patients. Source : FSPF.

Annoncé en septembre, l’Observatoire de la disponibilité des médicaments conçu par la Chambre syndicale de la répartition pharmaceutique (CSRP) a été lancé officiellement le 7 décembre 2023. Cet outil repose sur les données transmises par les 7 grossistes-répartiteurs à la CSRP qui les agglomère. “L’idée c’est de mesurer la disponibilité de certains produits et donc l’intensité des ruptures d’approvisionnement au sein des 178 agences de répartition. L’Observatoire n’a pas vocation à donner l’état des stocks de chacune des agences”, précise Emmanuel Déchin, délégué général de la CSRP.

Près de deux Français sur trois (64%) ne se sentent pas suffisamment informés sur la santé connectée, selon une enquête de l’Edhec Business School et Bristol Myers Squibb.

Dans un communiqué paru le 1er décembre, le CdCF et ses fédérations ont rappelé leur opposition au projet de règlement européen visant à réduire de 60 à 30 jours les délais de paiement et souhaité le maintien des règles actuelles. Lien vers le communiqué de presse : https://www.cdcf.com/actualite-2295-les-federations-du-commerce-accueillent-avec-soulagement-la-prise-de-position-d-olivia-gregoire-sur-le-projet-de-reforme-europeen-des-delais-de-paiement-.html#a2295

31,6 % des salariés en France sont en situation de surpoids selon l’Insee, dont 13,7% sont en situation d’obésité. Le surpoids affecte principalement les salariés peu qualifiés (32,2%) contre 25,1% des personnes exerçant des professions intellectuelles et scientifiques.

L’OMS appelle à augmenter les taxes sur l’alcool et les boissons sucrées pour mieux prévenir leurs effets néfastes pour la santé. Selon l’organisation, 108 pays imposent des taxes sur les sodas et boissons sucrées, mais le taux de taxation moyen ne représente en moyenne que 6,6% du prix d’un soda. La moitié de ces pays disposent également des taxes sur l’eau, ce qui est contraire aux recommandations de l’OMS. Quelque 148 pays imposent ensuite des accises sur les boissons alcoolisées. “Cependant, le vin est exempté des taxes d’accise dans au moins 22 pays, la plupart en Europe”, déplore l’OMS.

“Si rien n’est fait, on finira la saison avec un million de vaccinés contre la grippe en moins que l’an dernier !”, alerte le président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), Philippe Besset. Au 43e jour de campagne, 8,3 millions de doses ont été délivrées par les pharmaciens, d’après les chiffres d’IQVIA France, basés sur un panel de pharmacies. Soit un nombre en baisse de 6% par rapport à l’an dernier à la même période (8,9 millions).

La campagne de vaccination marque le pas après 40 jours et présente un bilan d’étape globalement déceptif : – la couverture vaccinale des +65 ans n’est que de 50%, les régions Provence-Alpes Côte D’azur, Bretagne et Normandie présentent les meilleurs bilans à date avec respectivement 64% et 56%. La délivrance de vaccins est inférieure à l’année passée de -4% avec une extension des cibles éligibles au vaccin. Le rôle de suivi du #pharmacien se renforce sur la réalisation des injections passant de de 46% à 55% sur cette période. C’est en Ile-de-France et en région Auvergne-Rhône Alpes que les taux sont les plus élevés respectivement 71% et 60%. Source : Gers data.

La Fédération nationale des infirmières (FNI) affirme dans un communiqué que 18% des patients se font vacciner en officine après la délivrance de leur dose. “L’infirmière mobilise de son temps pour réaliser la prévention à la vaccination et l’acte de prescription auprès de sa patientèle, parfois sans contrepartie puisqu’elle ne réalise finalement pas l’injection”, regrette-t-elle. Source : egora.

Equasens, leader français de l’informatisation des officines, a récemment annoncé son entrée en Allemagne, en rachetant l’éditeur de logiciels germanique ADV, qui équipe près de 400 pharmacies sur un total de 17.500 officines dans le pays. Au-delà du rachat de l’éditeur spécialisé, l’opération permet à Equasens de se rapprocher de son actionnaire Arz Haan. Source : les échos.

L’AMF a prononcé une sanction de 200.000 € contre Visiomed, société dédiée à l’innovation médicale, et de 1 million contre ses anciens dirigeants Eric Sebban et Olivier Hua pour avoir diffusé des informations fausses ou trompeuses et avoir manipulé le marché entre octobre 2017 et mai 2019. La société d’investissement Negma a écopé de son côté de 100.000 € d’amende pour ne pas avoir déclaré des franchissements de seuil. Source : les échos.

La medtech Aqemia a annoncé le 4 décembre avoir signé un accord de partenariat avec Sanofi dans la découverte de petites molécules dans “diverses aires thérapeutiques” à l’aide de l’intelligence artificielle, pour un montant pouvant atteindre 140 millions de dollars (environ 130 millions d’euros).

Lien vers l’article : https://www.maddyness.com/2023/12/05/un-partenariat-avec-sanofi-a-140-millions-de-dollars-pour-aqemia/

 

10 % : c’est la hausse moyenne (8% à 10%) des complémentaires santé attendue en 2024, selon les organismes qui pointent la hausse des dépenses de santé et le poids des transferts de soins de l’Assurance-maladie. Un niveau “pas tenable” selon le ministre de la Santé, Aurélien Rousseau, qui entend les rencontrer prochainement.

 

Le Téléthon 2023 s’ouvre le 8 décembre 2023 sur France Télévisions afin de lever des fonds auprès des Français pour financer la recherche contre les maladies génétiques. Un défi immense: plus de 7.000 maladies rares sont recensées, dont 80% sont d’origine génétique et 95% n’ont pas encore de traitement, notent Les Échos.

 

40 millions de femmes sont susceptibles, chaque année, de souffrir d’un problème de santé à long terme causé par l’accouchement, selon une étude publiée dans le Lancet Global Health. Parmi des problèmes figurent notamment les douleurs pendant les rapports sexuels (dyspareunie), qui touchent plus d’un tiers (35%) des femmes dans la période post-partum, les lombalgies (32%), l’incontinence anale (19%) et urinaire (8 à 31%) et l’anxiété (9 à 24%).

 

En 2023, plus d’une femme sur trois (38%) âgées de 15 à 49 ans a déjà eu recours à la contraception d’urgence au cours de sa vie, en majorité sans prescription, en s’adressant dans 75% des cas directement au pharmacien d’officine, selon une étude Ifop réalisée pour Biogaran. Sur les 12 derniers mois, 10% des femmes de 15 à 49 ans ont eu recours à la contraception d’urgence (contre 6% en 2016), note Le Quotidien du Pharmacien. Un besoin dont elles n’informent pas leur partenaire pour 27% des femmes interrogées. Parmi les 71% des hommes informés, 36% laissent les femmes se procurer seules la contraception d’urgence.

 

La faculté de pharmacie de Nancy a innové en organisant un job dating le 9 novembre 2023 pour les étudiants de 6e année. Retour sur cette première dans le secteur de la pharmacie d’officine. Reprenant les codes du speed dating, le concept a consisté en une rotation des interlocuteurs, soit 5 recruteurs et 5 candidats à l’embauche, toutes les 15 minutes. Les titulaires présents ont mis en avant un échange moins formel et certainement plus efficace qu’un entretien d’embauche traditionnel. Toutes les spécificités du poste et les particularités de l’officine ont pu être présentées.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

En octobre 2023, le marché total des médicaments biologiques s’élève à 5,273 milliards d’euros contre 3,497 Md€ en 2018, selon les données du Gers data fournies le 5 décembre 2023 lors de son atelier. De fait, après une croissance de plus de 13 % en 2021 et 2022, le marché enregistre cette année une augmentation de + 8,4 %. Quant au taux de pénétration des biosimilaires en ville, si l’on constate de grandes variations par groupe, il est néanmoins en hausse de 3 points par an. Sur le mois d’octobre 2023, le taux de pénétration atteint 32,4 %, ce qui est la moyenne de l’année. Les deux groupes de biosimilaires pouvant être substitués par les pharmaciens ont rapidement affiché des forts taux de substitution. En octobre 2023, le taux de pénétration du pegfilgrastim atteint ainsi 85 % et celui du filgrastim 93 %.

 

Les traitements du diabète Victoza 6 mg/ml (liraglutide) et Ozempic 0,25 mg (sémaglutide), solutions injectables en stylos préremplis, sont en tension d’approvisionnement pouvant aller jusqu’à des ruptures de stock, en raison de « l’augmentation de la demande mondiale », précise le Laboratoire Novo Nordic. Dans ce contexte, « aucune initiation de traitement avec Ozempic ou Victoza ne doit plus être faite », indique l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

 

Par un DGS-Urgent, le ministère de la Santé et de la Prévention informe que l’Agence Européenne des Médicaments (EMA) a délivré le 31 octobre 2023 une autorisation de mise sur le marché pour le vaccin Nuvaxovid® (Novavax), adapté à la souche XBB.1.5 du variant Omicron, permettant son utilisation chez les patients adultes et adolescents de 12 ans et plus, quel que soit leur passé vaccinal. Ce vaccin est maintenant  disponible à la commande.

 

La Haute Autorité de santé (HAS) a donné son feu vert à la prise en charge par l’assurance-maladie d’applications de suivi des malades du cancer. Selon l’autorité sanitaire, cette mesure pourrait bénéficier à un million de personnes chaque année en France. Lien vers l’article : https://www.lequotidiendupharmacien.fr/exercice-pro/politique-de-sante/des-applications-de-suivi-des-malades-du-cancer-pris-en-charge-par-lassurance-maladie

 

AGENDA

 

12 décembre 2023 de 20h à 21h30 : visioconférence organisée par la SFDP (Société internationale des docteurs en pharmacie d’expression française) « De la fabrication des vaccins à la vaccination en officine » avec le Dr Olivier ROZAIRE, Président de l’URPS Auvergne Rhône-Alpes, et le Dr Philippe JUVIN, Pharmacien responsable Sanofi Pasteur. Lien pour s’inscrire : Formulaire (google.com)