Actualités du 23 décembre 2023 au 5 janvier 2024

ACTUALITÉS PROFESSIONNELLES

 

LFSS 2024 publiée au Journal officiel

Pour rappel, suite à plusieurs saisines parlementaires, le Conseil constitutionnel avait censuré une dizaine d’articles ou de dispositions particulières initialement votées, parmi lesquelles notamment des mesures sur la lutte contre la fraude ou la lutte contre les ruptures d’approvisionnement. Suite à la nouvelle numérotation, on notera les articles suivants :

  • Article 41, relatif aux évolutions des rendez-vous de prévention aux âges clés de la vie (anciennement article 20)
  • Article 52, relatif à l’élargissement des compétences des pharmaciens (anciennement article 25)
  • Article 53, relatif à la délivrance des médicaments à l’unité
  • Article 54, relatif à la substitution des médicaments biologiques par les biosimilaires, par le pharmacien.

Lien vers le texte :
https://www.legifrance.gouv.fr/download/file/JWMUOESSo6JQNt9ZNa3vl–nam6aCtsgM2LdqywZyGE=/JOE_TEXTE

 

Qui pour succéder à Aurélien Rousseau au ministère de la Santé ?

La question de la nomination d’un nouveau ministre de la Santé, après la démission d’Aurélien Rousseau, devient pressante au sein du gouvernement, alors qu’Agnès Firmin Le Bodo, choisie pour assurer l’intérim, fait l’objet d’une enquête judiciaire pour avoir reçu de 2015 à 2020, en tant que pharmacienne au Havre, des cadeaux non déclarés des laboratoires Urgo pour une valeur totale de 20.000 €. Si elle assure qu'”il n’y a ni conflit d’intérêts, ni avantage en nature, ni cadeau”, mais “des négociations commerciales”, les observateurs estiment qu’elle ne peut pas, désormais, être concentrée sur les nombreux dossiers dont elle est censée avoir la charge “Je pense qu’elle va devoir se consacrer à sa défense”, commente le président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), Philippe Besset. Selon Libération, Agnès Firmin Le Bodo “ne va pas rester et rien ne dit qu’elle gardera même son ministère précédent, en charge des professions de santé et des territoires”. A noter, par un décret du 22 décembre, il a été précisé qu’Agnès Firmin le Bodo, pharmacienne de profession, ne traiterait pas des “actes relatifs à l’organisation ou au statut de la profession de pharmacien titulaire d’officine”… Déjà, plusieurs noms circulent pour la remplacer, dont celui, inattendu, d’Agnès Buzyn, qui avait quitté ce poste en février 2020 pour se présenter à la mairie de Paris. Autre piste, celle de Nicolas Revel, directeur général de l’AP-HP et ancien directeur général de la Cnam ou du médecin et député Philippe Juvin. Le député Frédéric Valletoux, à l’origine du projet de loi récemment adopté sur l’accès aux soins, est également évoqué. Reste qu’avec cinq ministres de la santé en cinq ans, la presse s’inquiète du peu d’intérêt stratégique que l’Élysée semble porter au sujet. Le poste est d’autant plus délicat que le prochain ministre devra faire le dos rond face à un budget de plus en plus contraint.

Sources : Libération, le Monde, le quotidien du pharmacien.

 

“Vous êtes donc anti-avortement” : polémique après la visite de la ministre de la Santé à l’institut Jérôme Lejeune

Accusée d’être contre le droit à l’avortement après une visite à l’institut Jérôme Lejeune, ce jeudi 4 novembre, Agnès Firmin Le Bodo a dénoncé un “déferlement de haine juste gratuit”.

Lien vers l’article : https://www.egora.fr/actus-pro/politique/83751-vous-etes-donc-anti-avortement-polemique-apres-la-visite-de-la-ministre-de

 

Etudes de santé : le Conseil d’Etat demande au gouvernement de modifier la sélection en deuxième année

La Première ministre, Elisabeth Borne, et les ministres de l’Enseignement supérieur, Sylvie Retailleau, et de la Santé, Agnès Firmin Le Bodo, ont jusqu’au mois de juin pour édicter un nouveau décret. L’un des principaux griefs porte sur une “rupture d’égalité” entre les candidats lors des épreuves orales dans le nouveau système. Ces examens peuvent représenter entre 15% et 70% de la note finale. Source : Le Monde.

 

Antibiotiques sans ordonnance : encore quelques mois d’attente

La loi autorise les pharmaciens à délivrer des antibiotiques sans ordonnance en cas d’angine et de cystite. Mais ce service ne sera opérationnel que dans quelques mois. “Les 60.000 pharmaciens qui interviennent dans les 20.000 officines en France, vont devoir être formés. Une formation d’une durée de quatre à dix heures”, indique Philippe Besset, président de la FSPF, qui attend également les décrets d’application de la mesure. L’ANSM doit, elle, mentionner les antibiotiques qui pourront être délivrés et l’assurance maladie doit fixer la tarification.

Lien vers l’article : https://www.ouest-france.fr/sante/antibiotiques-sans-ordonnance-encore-quelques-mois-dattente-02817dd0-aa39-11ee-a01a-903e3279d34e

 

La CNAM diffuse un livret de présentation du dispositif “Mon bilan prévention”

Suite au vote de la LFSS pour 2024, les rendez-vous de prévention, aujourd’hui expérimentés dans les Hauts-de-France, devraient être généralisés à l’ensemble du territoire. Un décret est attendu pour préciser notamment les professionnels de santé habilités à réaliser ces rendez-vous ainsi que leurs modalités de facturation. Néanmoins, l’Assurance maladie et Santé publique France viennent de publier un livret de présentation du dispositif “Mon bilan prévention” qui précise les modalités de prise en charge de ces rendez-vous aux âges clés de la vie et sur les tranches d’âges 18-25 ans, 45-50 ans, 60-65 ans et 70-75 ans.

Ce premier document précise notamment :

  • Les professionnels de santé qui peuvent se déclarer comme effecteurs des rendez-vous, parmi lesquels les pharmaciens
  • Le tarif de ces rendez-vous de prévention et la manière de les facturer
  • Les outils de communication des informations au médecin traitant.

Pour en savoir plus : https://www.ameli.fr/paris/medecin/sante-prevention/bilan-prevention-ages-cles

Lien vers l’article de l’Ordre des pharmaciens : https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/les-bilans-prevention-se-generalisent

 

Alpes-Maritimes : une pétition lancée pour alerter Emmanuel Macron sur la pénurie de médicaments

Les pharmaciens des Alpes-Maritimes ont lancé une pétition pour alerter sur les pénuries de médicaments et leurs conséquences sur leurs patients. “Cette pétition est à destination du président de la République. Ça se présente sous la forme d’un flyer avec une image et une phrase choc. Au dos, il faut ajouter un nom, une signature, et on vous remet une enveloppe déjà adressée au président”, explique Raphaël Gigliotti, président du syndicat des pharmaciens des Alpes-Maritimes. Il pointe des prix de vente “beaucoup trop bas” en France ainsi qu’un problème de production.

Lien vers l’article : https://www.bfmtv.com/cote-d-azur/penurie-de-medicaments-les-pharmaciens-maralpins-lancent-une-petition-pour-alerter-emmanuel-macron_AV-202401020366.html#:~:text=Pour%20alerter%20la%20classe%20politique,du%20pr%C3%A9sident%20de%20la%20R%C3%A9publique.

 

Publication de l’outil de sensibilisation des professionnels de santé sur les perturbateurs endocriniens

Dans le cadre de la deuxième stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens, le ministère de la Santé a élaboré un outil numérique de sensibilisation des professionnels de santé (pharmaciens, médecins, sages-femmes et infirmiers) sur les perturbateurs endocriniens. Il comprend une fiche pour les praticiens et une fiche à destination de leurs patients, lesquelles rappellent notamment ce que sont les perturbateurs endocriniens, les sources d’exposition à ces substances, leurs principaux effets sur la santé et la règlementation appliquée à ce jour pour limiter leurs impacts, tant dans la vie courante que professionnelle. La fiche adressée aux patients comprend également des conseils pour limiter les expositions aux perturbateurs endocriniens.

Lien vers l’article de la FSPF : https://www.fspf.fr/publication-de-loutil-de-sensibilisation-des-professionnels-de-sante-sur-les-perturbateurs-endocriniens/

Lien vers les fiches du ministère : https://sante.gouv.fr/sante-et-environnement/risques-microbiologiques-physiques-et-chimiques/article/perturbateurs-endocriniens

 

Sérialisation : les sanctions vont tomber à partir du 1er janvier 2024

Le décret relatif à la pénalité financière encourue par les pharmaciens qui ne sérialisent pas, a paru au Journal officiel du 2 décembre. Les sanctions seront applicables dès le 1er janvier 2024. Pour mémoire, ce texte précise également la procédure de pénalité financière applicable au pharmacien d’officine concerné, notamment :

  • La notification des faits reprochés et du montant de la pénalité encourue ;
  • Le délai d’un mois à compter de cette notification pour se mettre en conformité et le cas échéant, produire des observations ;
  • Et les mentions obligatoires de la notification de la pénalité financière.

Si cette pénalité ne peut excéder 2000 euros, elle peut toutefois être renouvelée chaque trimestre, ce qui représente un montant pouvant s’élever à 8 000 euros par an.

Sources : FSPF, le moniteur des pharmacies.

Lien vers la synthèse de la procédure des pénalités financières de la FSPF : https://www.fspf.fr/wp-content/uploads/2023/12/Serialisation-synthese-procedure-penalites-financie-res.png

 

Missions officinales – Kit cancer colorectal

Depuis le 1er janvier 2024, le tarif de la remise du kit cancer colorectal est toujours identique, mais les modalités de paiement ont changé. Désormais, la remise du kit est rémunérée 3 € TTC par kit. Pour être payé, le pharmacien doit renseigner dans la facture :

  • son numéro d’identification dans la zone prescripteur ;
  • son numéro d’identification dans la zone exécutant ;
  • la date de remise du kit comme date d’exécution.

Sources : USPO et Ameli

Pour en savoir plus : https://www.ameli.fr/paris/pharmacien/sante-prevention/remise-kit-depistage-cancer-colorectal-officine-mode-demploi#text_211035

 

Exonération de la taxe de solidarité additionnelle – Tous les pharmaciens doivent en bénéficier

De nombreux pharmaciens assurés à la Médicale ont récemment reçu un courrier signifiant que seuls les adhérents à certains syndicats pourraient bénéficier d’une exonération de la taxe de solidarité additionnelle (TSA). Cette décision fait suite à une nouvelle interprétation de l’URSSAF en la matière. L’USPO est particulièrement choquée par cette décision discriminatoire. Par cette annonce, l’URSSAF, et en conséquence, la Médicale, s’immiscent dans la vie syndicale de nombreuses professions libérales en incitant les assurés à choisir un syndicat plutôt qu’un autre. L’USPO a immédiatement alerté la Médicale sur les risques engendrés par cette décision. Nous avons également appelé l’URSSAF à revenir sur cette interprétation arbitraire. Tous les pharmaciens doivent bénéficier de cette exonération, qu’ils soient adhérents ou non à un syndicat, et quel que soit le syndicat.

Source : USPO.

 

Préservatif féminin : une première référence remboursée

Après les préservatifs masculins Eden, Sortez Couverts et Be Loved c’est au tour des préservatifs féminins d’être inscrits au remboursement. Cette mesure avait été annoncée en mars par le gouvernement. La première marque à inaugurer la nouvelle rubrique « Préservatif féminin lubrifié » au sein de la liste des produits et prestations remboursables (LPP) se prénomme Ormelle et est fabriquée par la société française Sugant. Les indications prises en charge sont la contraception et la prévention de certaines infections sexuellement transmissibles. Le texte d’inscription au Journal officiel entre en vigueur à compter du 9 janvier 2024. Deux présentations d’Ormelle seront alors remboursées : boîte de 5 préservatifs (avec un prix limite de vente fixé à 8,02 €) et boîte de 10 préservatifs (prix limite de vente fixé à 9,50 €). A titre de comparaison, ces préservatifs en latex s’affichent aujourd’hui au prix de 10,90 € et 19,90 € sur le site du fabricant.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Produits de contraste : le circuit hors pharmacie acté

La Loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2024 a acté la date de mise en application de la délivrance des produits de contraste directement par les radiologues. Un décret paru le 2 janvier 2024 instaure le nouveau circuit de distribution. Prévue en 2023, la délivrance par les radiologues des produits de contraste directement aux patients a été reportée au 1er mars 2024. Une date actée par la LFSS pour 2024. Un décret paru au Journal officiel du 2 janvier 2024 prévoit les « conditions de prise en charge et de distribution de certains médicaments nécessaires à la réalisation d’examens d’imagerie médicale ».

Lien vers l’article du moniteur : https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/actu/actualites/actus-medicaments/produits-de-contraste-le-circuit-hors-pharmacie-acte.html?utm_source=24h-mpl&utm_medium=newsletter&utm_content=actu

 

Fraudes : le déconventionnement d’urgence des pharmaciens acté par décret

Un décret paru au Journal officiel du 29 décembre 2023 acte le déconventionnement d’urgence pour les pharmaciens titulaires d’officine. Le texte vient en application de l’article 100 de la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2023, qui a étendu la mise hors convention en urgence ou d’office aux pharmaciens, distributeurs de matériel médical et transporteurs sanitaires. Il définit « les conditions et les modalités d’application de la procédure de mise hors convention d’office, engagée par les organismes d’assurance maladie à l’encontre de tout professionnel ou centre de santé faisant l’objet, pour la seconde fois au cours d’une période de cinq ans, d’une sanction financière ou condamnation pour fraude devenue définitive ». Concrètement, le pharmacien déconventionné doit « fait l’objet, pour des agissements à caractère frauduleux ayant occasionné au détriment de l’assurance maladie un préjudice financier au moins égal à huit fois la valeur mensuelle du plafond de la sécurité sociale, d’une pénalité prononcée en application de l’article L. 114-17-1 ou d’une condamnation pénale ou ordinale, alors qu’il a déjà fait l’objet d’une telle pénalité ou condamnation pour des faits de cette même nature dans les cinq années précédentes ». Si ces deux pénalités ou condamnations sont devenues définitives, le directeur de la caisse primaire d’assurance maladie engage une procédure conduisant à placer ce professionnel de santé hors du régime conventionnel. Le décret précise également les voies de recours du professionnel mis en cause.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Téléconsultation – Référentiel de bonnes pratiques professionnelles, applicable aux sociétés de téléconsultation

L’article 53 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2023 a défini le statut juridique ad hoc des sociétés de téléconsultation. La prise en charge par l’assurance maladie des actes de téléconsultation réalisés par les médecins qu’une société de téléconsultation salarie est conditionnée à l’obtention d’un agrément délivré par les ministres chargés de la Santé et de la Sécurité sociale. En vue du déploiement de cet agrément, la HAS a été chargée d’établir un référentiel de bonnes pratiques professionnelles relatives à la qualité et à l’accessibilité de la téléconsultation, applicable aux sociétés de téléconsultation. La HAS a aussi été chargée de proposer des méthodes d’évaluation de ces sociétés.

Lien vers l’article : https://www.has-sante.fr/jcms/p_3470126/fr/teleconsultation-referentiel-de-bonnes-pratiques-professionnelles-applicable-aux-societes-de-teleconsultation

 

Les pharmaciens ont jusqu’au 15 janvier pour souscrire à la solution DASTRI de 2023

Les pharmaciens ont jusqu’au 15 janvier pour souscrire à la solution proposée par l’éco-organisme DASTRI pour la collecte des déchets perforants issus de la vaccination pour l’année 2023. Une opération à réaliser sur les plateformes de paiement mises à disposition par les syndicats.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Les pharmaciens USPO relancent le port du masque

Sous le hashtag #JeSuisSolidaire, une campagne de communication grand public incite la population à porter un masque pour protéger les personnes immunodéprimées. L’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) est solidaire de l’opération.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Une plateforme d’écoute pour les étudiants

Le gouvernement vient de mettre en service une plateforme dédiée à l’accompagnement des étudiants en situation de mal-être psychologique. Dénommée CNAé, elle propose une prise en charge par des psychologues et des travailleurs sociaux. Dédiée aux étudiants en détresse psychologique, elle permet de communiquer avec des psychologues et des travailleurs sociaux (Tel : 0 800 737 800 de 10 heures à 21 heures en semaine et de 10 heures à 14 heures le samedi).

Pour en savoir plus : https://xn--cnae-sant-j4a.fr/

 

Pour “éviter le gaspillage”, une ancienne dentiste lance le “Vinted” des professionnels de santé

“Entrepreneuse dans l’âme”, la Dre Gaëlle Hernandez, dentiste de formation, a créé il y a un an et demi une boutique en ligne de vente de matériel médical de seconde main, Biens Confraternels. Un projet né d’un triste constat : quand les praticiens libéraux cessent leur activité et ne trouvent pas de repreneurs, les seringues, compresses, et autres ustensiles médicaux terminent bien souvent à la poubelle ou dans des cartons… Une situation ” insupportable ” à l’heure où l’on promeut le cabinet vert.

Source : egora.

Lien vers le site web : https://www.biensconfraternels.fr/

 

CHIFFRES

 

16 530 (soit 79.64%) des officines ont terminé au moins une autoévaluation en 2023 (vs 15 826 (soit 75.61%) en 2022). Source : Ordre des pharmaciens.

Entre 2004 et 2023, la Bretagne a perdu près de 180 pharmacies. En cause, le manque de médecins, et donc de prescription, mais aussi une pénurie de jeunes diplômés et une appétence moindre pour la gestion de l’officine. Face à cette situation, les pharmacies optent pour la fusion. Depuis le 1er janvier 2023, dix regroupements ont ainsi été réalisés sur le territoire breton. “C’est une solution qui nous donne un peu plus de liberté, analyse Julie Le Corre, pharmacienne à Ploeren dans le Morbihan. On reprend le personnel qui était dans l’autre pharmacie et ça pallie car c’est compliqué de trouver du personnel en ce moment”. Lien vers l’article : https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/morbihan/lorient/reportage-desert-medical-penurie-de-jeunes-diplomes-pourquoi-les-pharmacies-mettent-elles-la-clef-sous-la-porte-2898209.html

Responsable d’un centre précurseur à Toulouse, la Pr Florence Trémollières rappelle pour Libération le large éventail de possibilités pour accompagner les femmes lors de la ménopause. “Selon les dernières enquêtes, sur plus de 1.000 femmes représentatives des Françaises entre 50 et 65 ans, plus de 90% d’entre elles déclarent avoir au moins un symptôme de ménopause. Or, plus de 40% ne consultent pas de médecin”, déplore la spécialiste. “Non seulement il est possible de répondre à la demande des femmes, mais il serait possible de limiter ces pathologies si on faisait de la prévention.”

Une étude révèle que le traitement expérimental prôné par Didier Raoult et utilisé pendant la première vague de Covid-19 en 2020 serait responsable du décès de près de 17 000 personnes dans 6 pays, dont la France, qui compterait 199 morts. Un chiffre potentiellement sous-évalué selon les chercheurs. Source : le quotidien du pharmacien.

Pourtant interdites en France, de nouvelles versions XL des vapoteuses, comme la “puff 9 000”, font fureur devant les collèges et lycées. Colorées, parfois clignotantes, odeurs litchi ou cerise glacée… Cette nouvelle création des industriels, deux fois plus grosse que la “puff” classique, est tout aussi nocive pour la santé, précise L’Obs. Elles sont aussi très faciles à dégoter en ligne, où un marché noir se développe à grande vitesse, en particulier sur les réseaux sociaux.

Les “junior doctors”, médecins du NHS au statut proche de celui des internes en France, ont cessé le travail en Angleterre pendant six jours à partir de mercredi pour réclamer des augmentations. Cette grève, d’une durée inédite pour le système de santé public britannique, fait suite à trois jours de débrayage avant Noël et plusieurs autres mouvements ces derniers mois. Source : RFI.

Les prix de plus de 500 médicaments vont augmenter courant janvier aux États-Unis. Comme l’an dernier, Pfizer compte le plus grand nombre de hausses, avec 124 médicaments concernés et 22 supplémentaires pour sa filiale Hospira. Sanofi, qui s’est engagé à réduire en 2024 les prix de la plupart de ses insulines prescrites au début de l’année, augmente de son côté les prix de ses vaccins contre la fièvre typhoïde, la rage et la fièvre jaune de 9% chacun. Source : Zonebourse.

-6,8 % : c’est la baisse du nombre de naissances enregistrée en France entre janvier et novembre 2023 par rapport à la même période de l’année précédente. Sur l’ensemble de l’année, le nombre de naissances devrait ainsi atteindre un nouveau plus bas historique, après une année 2022 qui a connu le nombre de naissances le plus faible depuis la fin de la Seconde guerre mondiale.

Malgré l’objectif présidentiel de donner à chaque patient en affection longue durée un médecin traitant pour fin 2023, encore 530.000 n’ont trouvé aucune solution. La promesse d’Emmanuel Macron, tenue il y a un an, n’a donc été remplie à seulement 11%, constate Libération.

À Turin, une équipe de spécialistes en microchirurgie et neurochirurgie est parvenue pour la première fois à réactiver la mobilité de la main d’un patient grâce à une greffe de nerf sciatique. Durant l’intervention qui a duré 12 heures, les chirurgiens ont transféré un composant du nerf sciatique vers le plexus brachial pour permettre au patient de récupérer la mobilité de sa main paralysée après un accident. Cette nouvelle technique, qui a été approuvée par le comité éthique du CTO de Turin, a nécessité quatre ans de recherches, précise Le Quotidien du Médecin.

Au 1er janvier 2024, le montant du Smic s’élèvera à 1 766,92 € bruts par mois, soit 1 398,69 € nets pour 35 heures hebdomadaires. Il s’agit d’une hausse de 1,13 %, comme le précise le décret paru au Journal officiel le 21 décembre 2023. Source : USPO.

Un premier décret n° 2022-1714 du 29 décembre 2022 avait instauré une aide à l’embauche de 6 000 € maximum aux employeurs pour la conclusion d’un contrat d’apprentissage ou d’un contrat de professionnalisation d’un salarié de moins de 30 ans. Tous s’interrogeaient sur le maintien de ce dispositif en 2024. Le texte récemment publié vient confirmer cette prolongation, dans les mêmes conditions que celles applicables en 2023. Lien vers l’article : https://www.centre-inffo.fr/site-droit-formation/actualites-droit/aides-a-lembauche-dalternants-leur-prolongation-actee-par-un-decret-du-29-decembre-2023

Seules trois régions métropolitaines sont encore épargnées par l’épidémie de grippe qui s’étend à tout le territoire. Il s’agit de la Bretagne, la Normandie et les Pays de la Loire. La dernière semaine de décembre a été marquée par une “forte augmentation des indicateurs (de l’épidémie de grippe) dans l’Hexagone particulièrement à l’hôpital avec 10 régions en épidémie”, a résumé Santé publique France dans un bilan hebdomadaire daté du 3 janvier.

Entre janvier et octobre, le réseau a subi 45 liquidations, 25 redressements et 15 sauvegardes. Contre respectivement, 34 liquidations, 10 redressements et 6 sauvegardes sur l’ensemble de l’année 2022. Source : USPO.

 

GROUPEMENTS

 

Le Groupe Hygie31, acteur de référence de la santé, annonce un partenariat stratégique avec le groupement de pharmacies Magdaléon

Le Groupe Hygie31 poursuit son développement et annonce son rapprochement avec le réseau Magdaléon, basé à Strasbourg. Ce partenariat s’inscrit dans la continuité de la politique de développement du Groupe, qui vise à intégrer des réseaux régionaux de pharmacies, pour créer un écosystème de santé européen de premier plan. “Après les réussites des rapprochements avec Pharmacorp (plus de 520 pharmacies traditionnelles de proximité), et Pharmacyal (135 pharmacies situées dans la région des Hauts de France), cette opération avec Magdaléon marque une nouvelle étape dans la politique de développement du Groupe Hygie31, tout en préservant l’identité et la spécificité de chaque réseau. Notre approche vise à consolider le marché en accompagnant les initiatives régionales pour garantir un accès optimal à la santé, quelle que soit sa zone d’implantation (urbaine, péri-urbaine, rurale, de quartier)” commente Hervé Jouves, Président d’Hygie31.

Source : CP Hygie 31.

 

AILLEURS

 

USA : Eli Lilly lance un service en ligne pour son traitement de l’obésité

Eli Lilly a lancé jeudi un site internet aux États-Unis destiné à aider les personnes souffrant d’obésité à obtenir des ordonnances auprès de prestataires de soins de santé à distance et à assurer la livraison à domicile de ses médicaments amaigrissants. Le démarrage de ce service, baptisé LillyDirect, fait suite au lancement de son médicament contre l’obésité Zepbound le mois dernier. Le marché des médicaments pour la perte de poids devrait générer environ 100 milliards de dollars (91,40 milliards d’euros) d’ici à la fin de la décennie.

Source : les échos.