Actualités du 25 au 28 octobre 2021

PLFSS

Sevrage tabagique et substitution des dispositifs médicaux

L’Assemblée nationale a adopté, le 26 octobre, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2022 par 344 voix contre 202, en première lecture. Le PLFSS va désormais être examiné au Sénat, avec l’examen du rapport en commission des Affaires sociales le mercredi 3 novembre.

Deux amendements importants portés par l’USPO depuis plusieurs années ont été adoptés par les députés. Ils renforcent l’accès aux soins pour les patients et confirment le pharmacien d’officine comme un professionnel de santé de premier recours, acteur de la prévention et de la continuité des soins.

  1. Dispensation des substituts nicotiniques pris en charge

Les substituts nicotiniques dispensés par le pharmacien d’officine sans ordonnance pourront désormais être pris en charge. Cette disposition s’inscrit, dans un premier temps, dans le cadre d’une expérimentation.

  1. Substitution des dispositifs médicaux par le pharmacien

Les députés ont demandé au Gouvernement de fournir, dans un délai de six mois, une liste des dispositifs médicaux pouvant être substitués.

Source : USPO

Lien vers les articles du quotidien du pharmacien :

https://www.lequotidiendupharmacien.fr/exercice-pro/nouvelles-missions/substituts-nicotiniques-le-pharmacien-enfin-prescripteur?xtor=EPR-1-%5BNL_infodujour%5D-%5B20211022%5D&utm_content=20211022&utm_campaign=NL_infodujour&utm_medium=newsle

 

Le retour du droit de substitution en mode mineur

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2022 devrait consacrer le retour du droit de substitution biosimilaire par le pharmacien. Une mesure accueillie favorablement par les syndicats de pharmaciens, l’association des génériqueurs (GEMME) et les groupements. Avec des nuances. « La montagne a accouché d’une souris ! », tonne Alain Grollaud, président de FEDERGY, la chambre syndicale des groupements et enseignes. « Un droit de substitution limitée à deux molécules pour les pharmaciens quand les médecins vont pouvoir interchanger avec six, avec au bout une carotte… Je n’ai rien contre les médecins mais c’est toujours pareil, on commence par leur donner de nouvelles missions, comme on l’a fait pour développer le générique ou la vaccination et comme ce n’est pas toujours une réussite, au final on fait appel au pharmacien. » Toujours est-il qu’il regrette que des molécules très matures, telles l’énoxaparine, bien connues des pharmaciens, ne soient pas dans la liste des médicaments biologiques substituables. Rappelant l’engagement sans faille de la profession dans la crise du Covid-19, Alain Grollaud déplore que « les pharmaciens ne soient pas très bien traités vu tout ce qu’ils ont fait pendant 18 mois ».

Source : le quotidien du pharmacien.

 

ACTUALITÉS PROFESSIONNELLES

 

Données de santé à l’officine: la Cnil lance une consultation publique sur un référentiel

La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a annoncé le 25 octobre l’ouverture d’une consultation publique sur un projet de référentiel visant à  »aider » les professionnels travaillant dans les pharmacies d’officine  »à respecter la protection des données ». La consultation publique se tiendra jusqu’au vendredi 19 novembre, a fait savoir la commission sur son site.  »Depuis l’entrée en application du règlement général sur la protection des données (RGPD), la norme simplifiée 52 adoptée par la Cnil pour encadrer les traitements de gestion des pharmacies n’est plus en vigueur », explique la commission, qui souhaite  »continuer à guider les pharmaciens dans leur mise en conformité ». Celui que prépare la Cnil vise à  »faciliter la mise en conformité des traitements de données personnelles mis en œuvre au sein des officines de pharmacie dans le cadre de la prise en charge sanitaire et de la gestion administrative de leur patientèle/clientèle ». Il s’adresse aux officines et à leurs prestataires.  »La conformité au référentiel peut être documentée dans le registre des activités de traitement tenu par le délégué à la protection des données, s’il existe. » Peuvent y contribuer le pharmacien d’officine, le représentant d’un groupement de pharmaciens ou encore les éditeurs de logiciels de gestion d’officine. La Cnil invite les acteurs à regrouper, si possible, leurs commentaires et propositions au sein d’une seule contribution. Début juillet, l’Autorité de la concurrence a fait savoir que des « opérations de visite et saisie inopinées » avaient été menées dans le secteur de la collecte et de l’exploitation des données de pharmacies d’officine, auprès de trois entreprises.

Lien vers l’article : https://www.ticpharma.com/story.php?story=1766

Pour participer à la consultation : https://www.cnil.fr/fr/la-cnil-organise-une-consultation-publique-sur-un-referentiel-pour-la-gestion-des-pharmacies

 

Politique de l’enfance : la pharmacie pourrait en sortir grandie

Les pharmacies pourraient être impliquées dans la toute nouvelle politique publique baptisée « Les 1 000 premiers jours », lancée pour accompagner les jeunes parents avec des outils et des informations. Selon l’entourage du secrétaire d’Etat chargé de l’Enfance et des Familles, Adrien Taquet, l’Etat est actuellement en discussion avec les principaux syndicats de pharmaciens et le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens, pour étudier la possibilité de distribuer dans les officines le « Livret de nos 1000 premiers jours », qui fait partie du plan. Ledit livret est depuis la mi-octobre envoyé par l’Etat aux parents qui déclarent une grossesse. Outre ce livret, ce programme comprend également un site, réalisé en partenariat avec Santé Publique France, une application et une « bébé box ». Ce programme pourrait constituer une nouvelle occasion pour les officinaux de drainer du trafic en lien avec le livret et d’enclencher, en écho aux informations et produits reçus, des démarches d’éducation thérapeutique auprès des jeunes parents.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Vente en ligne : des règles encadrant la publicité bien encombrantes

Les représentants de plusieurs organisations syndicales dont la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), l’Union des syndicats des pharmaciens d’officine (USPO), l’Union des groupements de pharmaciens d’officine (UDGPO) et Federgy, se sont mobilisés pour solliciter une explication de la part du ministère de la Santé. Une lettre cosignée par la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO), FEDERGY, l’Association nationale des étudiants en pharmacie de France (ANEPF) et donc l’UDGPO, a été adressée le 17 octobre au ministre de la Santé, Olivier Véran. Mais sans succès. Ainsi, le ministère de la Santé et la profession se trouvent dans une impasse. Si le ministère notifie les règles dérogatoires, il est fort probable au final que celles-ci soient considérées comme disproportionnées au regard du droit européen, et inapplicables. S’il ne notifie pas, les pharmacies françaises se retrouvent en concurrence face à des pharmacies européennes en ligne qui ne respectent pas les mêmes règles du jeu.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Cosmétiques : quelles sont les marques les plus sûres ?

Le mensuel Que choisir consacre, dans son numéro de novembre 2021, un dossier aux marques de cosmétiques jugées les plus sûres par sa rédaction. Et donne, une fois n’est pas coutume, un avantage à celles vendues en officine. « L’étude de nos statistiques ne laisse pas de place au doute : les résultats du match pharmacie/grande distribution penchent clairement en faveur de la première », est-il écrit. Pour figurer dans le palmarès, une marque doit présenter au moins les deux tiers de ses références identifiées en vert dans l’appli Quelproduit du magazine. Le podium en pharmacie place sur la première marche Neutraderm et Mustela, créditées de 100 % de produits verts et d’aucun composant nocif. Viennent ensuite Topicrem et A-Derma en deuxième position, suivies par La Roche-Posay. Avène, Bioderma, Rivadouce, SVR et Uriage affichent également « des scores honorables ». Au rayon des produits bio figurent Eau thermale Jonzac, Laboratoires de Biarritz et Alphanova, présentes dans le circuit officinal. Tandis que Ducray se retrouve en haut du podium des shampooings, et que l’hygiène intime met en tête de liste Rogé Cavaillès et Hydralin.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Santédiscount rejoint la plateforme européenne Atida

La parapharmacie en ligne poursuit sa concentration. Le site toulousain Santédiscount annonce son adhésion à la plateforme européenne de santé Atida. L’offre actuelle (55 000 références de 1500 marques, dont Avène, La Roche-Posay, Lierac…) demeurera adaptée au marché français, selon Loïc Lagarde, président de Santédiscount, dont le chiffre d’affaires est estimé à 100 M€. Elle sera enrichie avec les compléments alimentaires personnalisés « Atida Pure » et des marques référencées sur les sites des autres partenaires du Hollandais, déjà présent dans neuf pays d’Europe et revendiquant 4 millions de clients actifs. Le nom Santédiscount désormais accolé à la mention « by Atida » devrait à terme disparaître au profit d’Atida. « Nous sommes le fer de lance du groupe en France. Ici la part de marché du net en parapharmacie est de l’ordre de 5/6 % contre 20 % en Allemagne ou au Royaume-Uni. C’est en France qu’existe le plus grand potentiel de croissance », explique Loïc Lagarde, qui refuse de donner des précisions sur la nature de l’accord avec Atida. Ce rapprochement intervient la semaine même où la place de marché Doctipharma (1000 officines partenaires), propriété du groupe suisse Zur Rose, est rebaptisée du nom de son cousin DocMorris. Un changement de nom qui sera notamment soutenu en télévision avec une campagne de publicité de deux mois notamment sur TF1 et M6. La bataille de la notoriété est engagée.

Sources : le moniteur des pharmacies et lsa.

Lien vers l’article de LSA :

https://www.lsa-conso.fr/la-plateforme-atida-integre-santediscount,394546

 

Trois mois cruciaux pour l’avenir de l’officine

Sur le pont depuis plus de 18 mois, les pharmaciens ont démontré leur faculté d’adaptation pour répondre aux problématiques de santé publique. Une base solide que les syndicats comptent mettre en avant, alors que s’engagent les négociations avec l’assurance-maladie pour une nouvelle convention pharmaceutique. « La négociation doit être terminée aux alentours du 15 janvier, au-delà il sera très difficile de signer en raison de la présidentielle. » Philippe Besset est confiant quant au respect des délais. « C’est jouable car on a déjà tout dans nos cartables et je ne doute pas qu’on arrive à travailler ensemble et vite. Ce qui prendra plus de temps c’est de s’accorder sur le volet économique. »

Lien vers l’article : https://www.lequotidiendupharmacien.fr/exercice-pro/trois-mois-cruciaux-pour-lavenir-de-lofficine

 

Vaccination, prescription… Contre les délégations de tâches à tout va, MG France lance un appel au boycott

Dénonçant le dépôt de plusieurs amendements par le Gouvernement dans le budget de la Sécurité sociale, qui transfèrent une partie de l’activité des généralistes à d’autres professions, le syndicat appelle l’ensemble de la profession à boycotter les expérimentations du Service d’accès aux soins (SAS). « Trop, c’est trop » pour le syndicat MG France. A commencer par la possibilité pour les patients d’accéder directement aux kinésithérapeutes, orthoptistes et orthophonistes sans prescription médicale. MG France dénonce également l’autorisation pour les pharmaciens de prescrire des substituts nicotiniques, ainsi qu’aux infirmières de pratique avancée (IPA) de prescrire en première intention [amendement jugé finalement irrecevable], et aux infirmières de prescrire et de réaliser la vaccination. Des lignes rouges largement franchies pour le syndicat.

Lien vers l’article : https://www.egora.fr/actus-pro/syndicalisme/69584-vaccination-prescription-contre-les-delegations-de-taches-a-tout-va-mg

Répertoire des génériques : nouvelles inscriptions

Sept nouveaux groupes génériques ont fait leur entrée au Répertoire, parmi lesquels quatre concernent des spécialités commercialisées à l’officine : méthylphénidate en gélule à libération prolongée dosée à 10 mg, 20 mg, 30 mg et 40 mg (avec pour princeps Ritaline L.P). Deux groupes portent sur des collyres en solution en récipient unidoses non actuellement disponibles : bimatoprost 0,3 mg/ml (Lumigan) et dorzolamide 20 mg/ml + timolol 5 mg/ml (Cosopt).La spécialité du dernier groupe, sugammex sodique (Bridion) est réservée à l’usage hospitalier.

 

Exposition : Nantes met les pharmaciens à l’honneur

Morgan Le Leuch est intarissable lorsqu’il s’agit de présenter l’exposition « Apothicaires et pharmaciens. Remèdes aux maladies » qui se tient à Nantes jusqu’au 23 décembre. Responsable des expositions temporaires aux Archives départementales de Loire-Atlantique, il raconte au grand public comme aux plus avertis, le métier de pharmacien et l’évolution de l’art pharmaceutique, l’histoire des matières médicinales, à travers des objets insolites et des images d’archives.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Dapagliflozine : les généralistes peuvent initier le traitement

Le Laboratoire AstraZeneca annonce que les médecins généralistes sont désormais autorisés à prescrire, en initiation de traitement tout comme en renouvellement, la dapagliflozine(diabète de type 2, insuffisance cardiaque chronique symptomatique à fraction d’éjection réduite et maladie rénale chronique). Jusqu’alors la molécule faisait l’objet d’une primoprescription réservée à certains spécialistes. Selon le laboratoire, cela va permettre de raccourcir le délai d’initiation du traitement, améliorer le pronostic et retarder des événements comme le passage à l’insuline pour les diabétiques ou la mise sous dialyse dans les pathologies rénales.

Lien vers l’article :

https://www.lequotidiendupharmacien.fr/medicament-parapharmacie/medicament/dapagliflozine-les-generalistes-peuvent-initier-le-traitement

 

Losartan indisponible : le pharmacien autorisé à délivrer un autre sartan

Certains lots de médicament à base de losartan Teva sont retirés du marché en raison de la présence d’une impureté qui pourrait être mutagène. En cas d’indisponibilité de la spécialité à base de losartan initialement prescrite, le pharmacien est autorisé à délivrer un autre sartan, à titre exceptionnel et temporaire.

Lien vers l’article :

https://www.lequotidiendupharmacien.fr/medicament-parapharmacie/medicament/losartan-indisponible-le-pharmacien-autorise-delivrer-un-autre-sartan

 

Réforme des études : le ras-le-bol des étudiants en pharmacie

Sans cesse retardée, la réforme du 3e cycle des études de pharmacie n’intéresse plus les ministères de tutelle. C’est en tout cas le sentiment de l’Association nationale des étudiants en pharmacie de France (Anepf) qui, dans un communiqué du 27 octobre, soutenu par la Fage, la Fédération des associations générales étudiantes, fait part de sa lassitude face à tant d’atermoiement du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et du ministère des Solidarités et de la Santé. En effet, le dépôt du rapport de la réforme du 3e cycle, initialement prévu au 19 octobre 2021, puis repoussé au 27 octobre, se retrouve une fois de plus annulé et reporté. « Ce rapport discuté avec les différents doyens de faculté de pharmacie doit maintenant être soumis à l’arbitrage de nos deux ministères de tutelle », explique Théo Vitrolles, porte-parole de l’Anepf, qui estime qu’une course contre la montre est engagée. « Notre dossier n’est pas une priorité aujourd’hui pour ces deux ministères mais il le sera encore moins après, à l’approche des élections présidentielles », s’indigne-t-il. Dans cette réforme du 3e cycle, les étudiants de l’Anepf souhaitent intégrer une évolution importante de la formation, notamment aux nouvelles missions de la profession, et défendent pour les étudiants de 6e année officine le statut d’interne plutôt que celui d’apprenti.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Délivrer le passe sanitaire aux vaccinés hors UE : une nouvelle mission du pharmacien

Le gouvernement élargit les modes d’obtention du passe sanitaire pour les ressortissants des États hors Union européenne. Outre les demandes en ligne, ils pourront dès demain se faire délivrer un justificatif de certificat vaccinal auprès d’un pharmacien d’officine dès lors qu’ils présentent un schéma vaccinal complet avec l’un des vaccins reconnus par la Commission européenne. Cette mission peut être facturée par le pharmacien au maximum 30 euros HT au demandeur, soit 36 euros TTC.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Une année obligatoire dans un désert pour les jeunes médecins thésés : la proposition choc du candidat Philippe Juvin

Remédier à la difficulté d’accès aux soins, en particulier dans certains territoires, est un des enjeux de la présidentielle à venir. Le chef des urgences de l’hôpital Pompidou, candidat à la primaire de la droite, suggère lui que les jeunes médecins soient obligés d’exercer un an en zones sous-dotées.

Lien vers l’article : https://www.egora.fr/actus-pro/politique/69658-une-annee-obligatoire-dans-un-desert-pour-les-jeunes-medecins-theses-la

 

GMS

 

Carrefour s’appuie sur Cajoo et UberEats pour se lancer dans la livraison rapide

À peine deux mois après son entrée au capital de Cajoo, service de livraison en une dizaine de minutes, Carrefour lance sa propre solution de livraison express, Carrefour Sprint. Au niveau de la préparation et du stockage, elle s’appuiera sur la startup parisienne et pour l’interface de commande, sur UberEats.

Lien vers l’article :

https://www.maddyness.com/2021/10/26/carrefour-cajoo-livraison-rapide/

 

CHIFFRES/DATES

Ouverte à Toulouse fin août, la première pharmacie MonOrdo préfigure un nouveau réseau d’officines numériques, dédiées aux patients chroniques : ordonnance dématérialisée, PDA robotisée, livraisons gratuites, visioconsultation… Objectif : s’implanter dans les 22 plus grandes villes de France. Un développement en franchise qui s’adresse à de jeunes pharmaciens à l’esprit start-up, reprenant de petites officines peu chères, et parfois mal en point. En effet, le concept nécessite peu de place : 60m² en front office et autant en réserves et production, pour la pharmacie toulousaine.

Les bilans partagés de médication (BPM) devraient représenter bien plus que « 1 ou 2 millions d’euros dans les 6,5 milliards d’euros de rémunération annuelle du réseau ». Selon ses calculs, si tous les pharmaciens s’y investissaient au même niveau que son prédécesseur, Philippe Gaertner, les BPM représenteraient 260 millions d’euros de rémunération pour le réseau.

« Tout cumulé, parce qu’on est pas que sur les pharmacies, on a fait 650 000 tests antigéniques auprès de centres commerciaux, festivals, salons, boîtes de nuit et les différentes pharmacies, indique Jordan Cohen, le fondateur d’Ajan, une de ces entreprises prestataires, créé il y a moins d’un an. « On a dû prendre entre 15 et 20% de ce chiffre d’affaires-là. C’est globalement rentable », reconnaît le chef d’entreprise.  

34 pays dans le monde ont déjà détecté le variant AY.4.2, de la famille du Delta, suspecté d’être un peu plus transmissible. Au Royaume-Uni, il est passé, en trois semaines, de 3,8 % des cas de Delta (semaine du 19 au 25 septembre) à 5,9 % (du 3 au 9 octobre), rapporte Le Quotidien du Médecin.

Le nombre de nouveaux cas quotidiens de Covid-19 en France est repassé ces derniers jours au-dessus de la barre des 5.000. Les données hospitalières restent toutefois relativement rassurantes. Le nombre de patients hospitalisés, de 6.405 lundi, est quasi stable depuis mi-octobre. Et dans les services de soins critiques, qui traitent les cas les plus graves, le nombre de patients recensés était de 1.023 ce lundi, soit parmi les plus bas depuis le début de la pandémie. Source : Libération.

L’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité dans la nuit de vendredi à samedi la prise en charge intégrale de la contraception pour les jeunes femmes de 18 à 25 ans, dans le cadre du projet de budget 2022 de la Sécurité sociale. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, avait annoncé en septembre cette prochaine extension de la contraception gratuite aux 18-25 ans. Le dispositif, concernant potentiellement trois millions de jeunes femmes et effectif dès le 1er janvier 2022, coûtera 21 millions d’€ annuels. Source : Libération.

L’obligation vaccinale s’impose aux professionnels de santé « sans distinction selon les modalités d’exercice ». Ainsi, un médecin non vacciné qui poursuivrait son activité, même en téléconsultation à 100%, serait dans l’illégalité. Lien vers l’article : https://www.lequotidiendumedecin.fr/liberal/exercice/teleconsulter-pour-contourner-lobligation-vaccinale-covid-les-medecins-dans-lillegalite

Les députés donnent la primo-prescription aux orthoptistes mais rejettent toute extension du rôle des opticiens. Vendredi 22 octobre, l’Assemblée nationale a adopté en séance publique l’article 40 du PLFSS 2022, qui donne aux orthoptistes le droit de prescrire des lunettes et des lentilles en accès direct.

Environ 40 000 personnes ont défilé contre le pass sanitaire en France, une participation stable. Le ministère de l’Intérieur a recensé 171 actions, dont environ 5 000 manifestants à Paris rassemblés dans quatre cortèges différents. Source : France tv info.

La France a commandé 50.000 doses de la pilule anti-Covid 19 (molnupiravir) du laboratoire américain Merck, a annoncé mardi Olivier Véran, ministre de la Santé, alors que les autorités sanitaires européennes examinent ce traitement qui pourrait être crucial dans la lutte contre l’épidémie.

Lors d’une audition au Sénat sur le projet de loi « vigilance sanitaire », ce mardi 26 octobre, le ministre de la Santé a annoncé que deux tiers des soignants suspendus, car ils n’étaient pas vaccinés contre le Covid, ont finalement reçu leurs injections.

Un Français sur cinq souffre d’insomnie chronique. Lien vers l’article : https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/37577-Un-Francais-souffre-d-insomnie-chronique

Un peu plus d’un mois après l’abandon de leur pass sanitaire, les Danois connaissent un rebond de l’épidémie, avec un nombre de cas qui a plus que doublé en quelques semaines. Lien vers l’article : https://www.ladepeche.fr/2021/10/18/pass-sanitaire-le-danemark-la-abandonne-il-y-a-plus-dun-mois-et-les-nouvelles-ne-sont-pas-bonnes-9861243.php

Le comité des médicaments à usage humain (CMUH) de l’Agence européenne du médicament (EMA) a donné, le 25 octobre en fin de journée, un avis favorable pour un rappel de vaccination anti-Covid-19 avec Spikevax (Moderna) chez les adultes de 18 ans et plus… mais à demi-dose : il faudra prélever l’équivalent de 50 µg d’ARNm pour un rappel alors qu’en primovaccination, les doses contiennent 100 µg d’ARNm. L’heure n’est pas encore à la reprise des rappels de Moderna à l’officine : la HAS doit encore se prononcer. En clair : pas d’annonce avant début novembre.

Alors que les ventes sur Internet ont explosé, pour atteindre 112 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2020 selon la Fédaration du e-commerce et de la vente à distance (Fevad), plus de la moitié des produits vendus sur Internet ne respectent pas les normes françaises ni européennes. Tel est l’enseignement d’une étude menée par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

Dans un avis publié l’après-midi du 22 octobre, la Haute Autorité de santé (HAS) est favorable à la vaccination antigrippale par les préparateurs. Elle approuve donc la modification de l’arrêté du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion et à la sortie de crise sanitaire proposée, qui va permettre aux préparateurs en pharmacie de procéder à la vaccination contre la grippe saisonnière des personnes majeures, en officine. Cette mesure est pour l’instant « temporaire et exceptionnelle ».

Une nouvelle formulation du vaccin anti-Covid-19 Comirnaty (Pfizer/BioNTech) en mode prêt à l’emploi vient d’être validée par l’Agence Européenne du médicament mais ne devrait être disponible qu’à l’horizon de février 2022. Si cette nouvelle formulation simplifie la manipulation et permet d’augmenter la durée de conservation, les contraintes de préparation de seringues individuelles resteront puisque le vaccin sera toujours présenté en flacons multidoses.

« La semaine dernière, 2,1 millions de tests ont été réalisés dont 55 % de tests antigéniques (TAG) et 45 % de tests RT-PCR », indique Gilles Bonnefond, porte-parole de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO). Alors que la pharmacie était sur une tendance de 600 000 TAG/jour avant le changement de règles, « la pharmacie réalise environ 170 000 tests par jour, dont 25 à 40 % sont des tests payants », précise Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF).

Au 24 octobre, 2,5 millions de rappels de Covid-19 ont été pratiqués depuis le début de la campagne de lancement, dont 500 000 sur les sept derniers jours (contre 400 000 rappels la semaine précédente). En termes de couverture vaccinale pour les populations éligibles au rappel ayant reçu leur primovaccination il y a sept mois, 64 % des 65 ans et plus « hors Ehpad et hors Janssen » et 63 % des résidents d’Ehpad sont totalement vaccinés, a expliqué le ministère de la Santé dans son point presse hebdomadaires du 26 octobre.

Selon un sondage réalisé par Harris Interactive pour l’organisme de protection sociale et patrimoniale AG2R La Mondiale, 87 % des français accordent du crédit aux pharmaciens pour leur prodiguer des conseils de santé. Leur image est celle d’un “expert en santé“. Des affirmations que le Moniteur des pharmacies a testé en mode micro-trottoir dans deux officines parisiennes. Et si le consommateur est de plus en plus exigeant, l’information envers lui reste perfectible. Ainsi, « dispositifs médicaux » ou encore « biosimilaires » sont des termes qui portent à confusion!

 Lien vers la vidéo :

https://www.youtube.com/watch?v=jVGmlGuw7oc&t=121s&ab_channel=LeMoniteurdespharmacies

 

Selon une étude CGP, les officines se sont vendues en moyenne à 1,618 million d’euros en 2020, soit 8,44 % de plus qu’un an auparavant. La taille et bien entendu l’EBE (excédent brut d’exploitation) doivent pouvoir rémunérer deux pharmaciens. De plus, les nouvelles missions, tels les tests antigéniques (TAG), nécessitent des bras et il est préférable d’avoir un adjoint.

 

36% des pharmaciens considèrent la gestion du tiers-payant comme complexe et chronophage et 41% des pharmaciens affirment se consacrer entre 4 et 9 heures par mois pour la gestion de leur tiers-payant. Source : kozea group.

 

81 % des Français veulent que les candidats à l’élection présidentielle s’engagent à mieux payer les soignants, selon un sondage OpinionWay pour le cabinet Deloitte. Il montre en même temps que 84 % des sondés sont satisfaits de la qualité des soins et 83 % de la sécurité des soins.

 

Une nouvelle étude dresse un portrait inquiétant de la santé mentale des futurs médecins : un interne met fin à ses jours chaque mois, 75% présentent des symptômes d’anxiété pathologique et 39% de dépression contre respectivement 66% et 27% en 2017. « Le constat, on l’a fait, on le refait, c’est de pire en pire », s’indigne Gaëtan Casanova, président de l’Intersyndicale nationale des internes, à l’origine du rapport, présenté hier à l’Assemblée nationale. « Quand on n’a pas dormi depuis 48 heures, on fait des bêtises », lâche-t-il. Source : le parisien.

 

La Commission européenne a révélé sa liste des dix traitements les plus prometteurs contre la Covid. Ils sont classés en trois catégories: les anticorps monoclonaux antiviraux (Ronapreve® de Regeneron et Roche, Xevudy® de Vir Biotechnology et GlaxoSmithKline et Evusheld® d’AstraZeneca; les antiviraux oraux (molnupiravir de Ridgeback Biotherapeutics et MSD, PF-07321332 de Pfizer, et l’AT-527 d’Atea Pharmaceuticals et Roche); et les immunomodulateurs, destinés aux patients hospitalisés (Actemra® de Roche, Kineret® de Swedish Orphan Biovitrum, Olumiant® d’Eli Lilly et lenzimulab de Humaningen). Cette liste est appelée à évoluer à travers les prochaines données scientifiques. « Notre objectif est d’autoriser au moins trois traitements dans les semaines à venir, et éventuellement deux autres d’ici à la fin de l’année, et d’aider les États membres à y accéder dès que possible », indique Stella Kyriakides, commissaire européenne à la Santé. Source : le quotidien du pharmacien.

 

GROUPEMENTS

Trop de contraintes pour les nouvelles missions

L’un des objectifs affichés de la stratégie nationale de santé est de faire de l’exercice isolé une exception. Pour y parvenir, divers leviers ont été utilisés par l’assurance-maladie pour inciter les pharmaciens à s’investir dans une forme de coordination professionnelle. Mais le conditionnement des missions du pharmacien correspondant ou de la dispensation protocolisée à cet exercice coordonné hérisse une partie de la profession. « On veut nous enfermer dans des contraintes administratives », clame Alain Grollaud, président de la chambre syndicale des groupements et enseignes FEDERGY. Saluant l’arrivée de missions telles que celles dévolues au pharmacien correspondant ou encore la dispensation protocolisée, il regrette néanmoins qu’elles ne puissent être réalisées autrement que dans le cadre d’un exercice coordonné. Car, rappelle-t-il, « seulement 14 % des pharmaciens intègrent ce genre de structure administrative » et l’exercice coordonné est parfois impossible dans certaines zones qui ne comptent aucun médecin « alors qu’il faut au moins deux médecins pour créer une communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) ». Alain Grollaud veut lever cette obligation de coordination pour ces deux « avancées professionnelles » et que l’ensemble des pharmaciens puisse enfin s’y investir.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Comment résoudre la pénurie de personnel

C’est l’un des effets collatéraux de la crise. Nombre de secteurs font état d’une pénurie de personnel et d’un recrutement poussif. La pharmacie d’officine chercherait ainsi à recruter 8 000 à 10 000 personnes, principalement des pharmaciens adjoints et des préparateurs. Une partie du problème pourrait être réglée, selon FEDERGY, par un système d’emplois partagés. Ce manque de bras est, aux yeux de Laurent Filoche, président de l’Union des groupements de pharmaciens d’officine (UDGPO), la raison pour laquelle tous les confrères n’ont pas pu s’engager dans la vaccination ou les tests antigéniques au cours de la crise, ou dans les nouvelles missions comme les entretiens pharmaceutiques. « On voit qu’il n’y a pas eu de crise économique dans notre secteur grâce à l’engagement dans la vaccination et le dépistage du Covid-19, mais ces puissants relais de croissance n’ont profité qu’à la moitié du réseau, l’autre moitié n’a pas pu mettre en œuvre ces services car les ressources humaines manquaient », analyse-t-il. Alain Grollaud, président de la chambre syndicale des groupements et enseignes FEDERGY, fait le même constat. « Des officines n’ont pas pu s’engager dans certaines missions, non pas parce qu’elles ne voulaient pas mais parce qu’elles n’avaient pas les moyens humains pour le faire. » C’est pourquoi il propose de mener une réflexion sur « les emplois partagés » pour les pharmaciens adjoints, les préparateurs et même les infirmiers. « Dans le contexte du déplacement de la vaccination Covid vers la ville avec la fermeture progressive des centres de vaccination, et alors que la campagne de vaccination contre la grippe démarre, il nous faut des ressources humaines supplémentaires. L’une des solutions serait de nous donner la possibilité de faire appel aux infirmiers par exemple, et j’en connais dont le centre de vaccination ferme qui seraient très heureux de venir à l’officine. Mais tout cela nécessite une évolution du Code de la santé publique. »

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Laurent Filoche : « l’enjeu, c’est la fin du monopole »

Laurent Filoche, président de l’Union des groupements de pharmaciens d’officine (UDGPO), rappelle que les pharmaciens français n’en ont pas fini avec les assauts de la pharmacie en ligne européenne. Le prochain combat portera sur les plateformes et son issue pourrait être fatale au réseau officinal si les acteurs de la profession ne se mobilisent pas.

Lien vers l’article : https://www.lequotidiendupharmacien.fr/exercice-pro/laurent-filoche-lenjeu-cest-la-fin-du-monopole

 

La vision de Totum sur les biosimilaires et les pharmaciens adjoints

« Selon moi, le pharmacien d’officine adjoint a une réelle plus-value », affirme Matthieu Gauthier, directeur médical et pharmaceutique du groupement Totum pharmaciens. « Pourquoi ? Car il a été formé plus récemment, et il est souvent référent au sein de son officine dans l’accompagnement des patients, à travers les entretiens conventionnés et les bilans partagés de médication. Je pense que la dispensation et la transmission des informations liées aux biosimilaires et médicaments biologiques vont logiquement intégrer l’activité pharmaceutique. À ce titre l’adjoint a toute sa place pour devenir le référent dans cette activité. » Ce rôle est d’autant plus important que l’implication des adjoints va croissant avec l’importance de la pharmacie où ils travaillent. « Ils ont comme rôle d’être garants de leur bon usage en médecine de ville. Ce qui passe par le fait de transmettre des informations validées, claires et synthétiques sur les médicaments auprès des patients, jusqu’à devenir leur interlocuteur privilégié sur les questions relatives au traitement par les biothérapies, et évidemment, par les biosimilaires », explique Medhi Djilani, président de Totum pharmaciens. Totum a pour projet celui de la création d’un site de référence « guichet unique » sur le sujet, bioMedInfo, prévu pour sortir courant 2022. « Les biomédicaments en officine, c’est plus de 10 familles thérapeutiques et plus de 120 spécialités. Ce sont des chiffres déjà importants, et qui ne vont faire qu’augmenter. Il y a donc effectivement beaucoup de choses à dire », reprend Matthieu Gautier. Au programme donc : une base de données composée de fiches et de pages produits, avec une entrée par produit et par indication thérapeutique, comprenant les caractéristiques de chacun, mais aussi les modes d’application et les bons usages, afin de faciliter l’utilisation des biomédicaments et de leurs biosimilaires. Le site ne sera pas accessible seulement aux pharmaciens adjoints, mais aussi aux préparateurs, le but étant de « faire avancer la profession ».

Source : le quotidien du pharmacien.

 

AILLEURS

États-Unis : un antivax tue son frère pharmacien pour l’empêcher de vacciner

Un américain est accusé du meutre de son grand-frère, pharmacien de profession. Il accusait ce dernier “d’empoisonner les gens”, en leur administrant le vaccin anti-Covid.

Lien vers l’article : https://www.egora.fr/actus-pro/international/69400-etats-unis-un-antivax-tue-son-frere-pharmacien-pour-l-empecher-de