Actualités du 28 février au 4 mars 2022

ACTUALITÉS PROFESSIONNELLES

 

L’USPO signe la nouvelle convention pharmaceutique avec des réserves et des espoirs

Réuni le 1er mars dernier, le Conseil d’administration de l’USPO a décidé de signer la nouvelle convention pharmaceutique.

Prévention, dépistage, accompagnement des patients : des évolutions déterminantes pour notre profession.

Négociée depuis le mois d’octobre entre les syndicats et l’assurance maladie, la nouvelle convention pharmaceutique entérine des avancées importantes pour les pharmaciens d’officine. Son rôle majeur d’acteur de santé publique est reconnu, priorisé et valorisé.

  • Prescription et injection des vaccins,
  • Dépistage du cancer colorectal,
  • Dépistage de la cystite,
  • Accompagnement des femmes enceintes,
  • Poursuite de la dispensation adaptée des médicaments.

Le modèle économique actuel signé par l’USPO, permettant une désensibilisation de la rémunération du prix et du volume des médicaments, est pérennisé dans cette nouvelle convention pharmaceutique.

Source : USPO.

 

Convention pharmaceutique : publiée dès la fin mars ?

Si l’Assemblée générale de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) décide, le 8 mars prochain, de donner à son président, Philippe Besset, mandat pour ratifier la convention nationale pharmaceutique avec l’Assurance maladie, celle-ci sera alors signée officiellement dès le lendemain, mercredi 9 mars, par ce syndicat mais aussi par Pierre-Olivier Variot, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO), déjà mandaté pour parapher ce texte. Ensuite, le texte sera soumis au ministre de la Santé qui disposera alors de 21 jours pour approuver la convention, et le cas échéant, adresser ses remarques. Une fois entérinée par toutes les parties prenantes, elle pourra être publiée au Journal officiel, en tout logique pour fin mars ou début avril.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Prévention des cancers à HPV : vers de nouvelles missions ?

A l’occasion d’une conférence de presse de l’association Imagyn, Pierre-Olivier Variot, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) a présenté les projets du syndicat pour impliquer d’avantage les pharmaciens dans la prévention des cancers liés à une infection à papillomavirus (HPV). Vacciner contre le HPV dès l’âge de 11 ans et fournir un kit de dépistage du HPV à l’officine, telles sont les deux missions que pourraient assurer les pharmaciens à l’avenir. Il ne s’agit pour le moment que de vœux, mais Pierre-Olivier Variot compte porter ces demandes au cours des prochaines réunions – points d’étape autour de la convention nationale pharmaceutique qui auront lieu dans 18 mois. Les pharmaciens seront bientôt autorisés à prescrire, à dispenser et à injecter les vaccins inscrits au calendrier vaccinal des personnes âgées de 16 ans et plus. Or, la vaccination contre le HPV, qui peut être initiée dès l’âge de 11 ans chez les filles et les garçons, souffre d’un vrai déficit de notoriété. « Alors que de nombreux pays d’Europe ont un taux de vaccination contre le HPV autour de 80 % chez les jeunes, la France atteint à peine 30 % », déplore Coralie Marjollet, présidente de l’Association de patientes atteintes de cancers gynécologiques Imagyn. « Pour être efficace, il faut multiplier les canaux d’information et les effecteurs de la vaccination », poursuit-elle. L’autre demande est la mise à disposition en ville d’un autotest pour dépister la présence du HPV au niveau vaginal. Ce test déjà disponible en Angleterre a montré son utilité pour atteindre notamment les femmes en situation de précarité.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Interventions pharmaceutiques : cette plateforme en ligne qui simplifie le recueil

L’Union régionale des professionnels de santé (URPS) Pharmaciens du Grand Est s’est associée à la Société française de pharmacie clinique (SFPC) pour lancer la plateforme de recueil en ligne des interventions pharmaceutiques (IP) par les pharmaciens d’officine. Baptisée Act-IP Officine et inspirée d’une initiative hospitalière, elle est d’ores et déjà accessible à l’adresse actip-officine.sfpc.eu.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Évolution de la stratégie de dépistage

La stratégie de dépistage pour les personnes contact disposant d’un schéma vaccinal complet évolue. Ce nouveau dispositif s’applique également aux enfants scolarisés. A partir du 28 février, un seul test devra être réalisé à J2 de la date d’information du statut de personne contact. Le test de dépistage pourra être un TAG, un RT-PCR ou un autotest. Ce test ou autotest est pris en charge par l’assurance maladie. Pour rappel, le montant d’un autotest est fixé à 3,35 euros ou 4,10 euros pour l’autotest spécifique enfant, auquel s’ajoute le montant de l’honoraire de dispensation fixé à 2 euros, soit respectivement 5,35 euros ou 6,10 euros.

Source : DGS Urgent.

 

Nouveau vaccin NOVAVAX

Le nouveau vaccin « NUVAXOVID » de la société NOVAVAX est désormais disponible en France et dans un premier temps dans les centres de vaccination. Avant d’être accessible sur la plateforme habituelle de commande, les pharmaciens d’officine qui le souhaitent peuvent s’approvisionner en centre de vaccination.

Source : USPO.

 

Limitation de l’utilisation du vaccin Janssen

Selon les recommandations des autorités de santé et dans l’attente des résultats des travaux de l’agence européenne du médicament (EMA), le vaccin Janssen doit désormais être utilisé uniquement chez les personnes à risque de forme grave de Covid et qui présentent une contre-indication à un vaccin ARN messager. Dans tous les autres cas, les vaccins Pfizer et Moderna doivent être privilégiés.

Source : USPO.

 

Les pharmaciens se préparent à devenir des acteurs clés de la prévention

Les pharmaciens devraient dans les jours qui viennent voir leurs prérogatives étendues avec la signature d’une nouvelle convention négociée avec l’Assurance-maladie. « Avec un axe fort: la prévention », explique au Figaro Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France. Ils pourront notamment vacciner toutes les personnes de plus de 16 ans (hors vaccin à virus vivant atténué) et participer aux dépistages, en distribuant des kits de dépistage du cancer colorectal aux patients éligibles, ou en réalisant des analyses d’urines en cas de suspicion de cystite. Mais, pour le moment, ce test ne sera pas couplé à la délivrance d’antibiotiques urinaires. L’idée n’est cependant pas totalement abandonnée. « Nous devrions pouvoir, le samedi après-midi, délivrer un antibiotique dans le cas d’une infection urinaire. Si nous pouvions gérer ces petites urgences, cela contribuerait à désengorger les hôpitaux et cabinets médicaux », estime Christophe Le Gall, président de l’Union nationale des pharmacies de France (UNPF). L’évolution du rôle des pharmaciens est saluée par les associations de patients. « L’entrée dans le système de soins par le médecin généraliste est devenue un véritable entonnoir. Le pharmacien est sans aucun doute une porte d’entrée dans le système de santé à la portée de tous nos concitoyens », souligne Gérard Raymond, président de France Assos Santé. Les médecins redoutent de leur côté une perte d’information. « Il ne faudrait pas que chacun pense que l’autre a fait ce qu’il fallait. Nous connaissons déjà ces malentendus dans le cas de la vaccination contre le pneumocoque entre médecin traitant et médecin hospitalier », prévient le Pr Paul Frappé, président du Collège de la médecine générale.

Sources : le figaro et pharmaceutiques.

 

« Mon espace santé » : l’Assurance maladie alerte déjà sur des tentatives d’escroquerie

Lancé début février par le ministère de la Santé, le nouveau téléservice Mon Espace Santé, qui doit rassembler les données de santé, rendez-vous et dossiers médicaux de tous les Français, est déjà la cible d’individus malveillants. L’Assurance maladie a en effet alerté sur des appels et messages frauduleux. Trois semaines à peine après le lancement de Mon espace santé, la nouvelle plateforme censée devenir le nouveau carnet de santé version numérique des Français – après l’échec du DMP (dossier médical partagé), l’Assurance maladie fait déjà remonter des premières tentatives d’escroquerie. Dans un message publié sur Ameli.fr et sur les réseaux sociaux, elle alerte ses assurés sur des appels et messages frauduleux. « Ces appels et leurs intermédiaires assurent vouloir ‘aider à la création de Mon espace santé’ et demandent à renseigner les identifiants ‘France Connect’ pour accéder au service numérique. » Or, ajoute-t-elle, « Mon espace santé n’est pas encore compatible avec France Connect », précisant qu’il s’agit de fait d’une tentative d’escroquerie. Les risques d’usurpation d’identité des assurés sont « importants », prévient-elle. En effet, les identifiants France Connect permettent d’accéder à tout un tas de services (déclaration d’impôt sur le revenu via impots.gouv, simuler des droits sociaux, obtenir une attestation d’indemnités journalières…) permettant aux cyberattaqueurs de collecter des données précieuses. 

Source : egora.

 

Du conseil au premier recours

Lancée il y a bientôt un an par Pharma Système Qualité, une expérimentation donne à une cinquantaine de pharmaciens bretons les clés d’un nouveau parcours patients dans les soins non programmés. Les pharmaciens participant au dispositif OSyS exercent sur les îles, les côtes du nord de la Bretagne et du Finistère Sud, mais aussi en Centre Bretagne, dans des Zones d’intervention prioritaire (ZIP) ou des Zones action complémentaire (ZAC), c’est-à-dire identifiées par l’agence régionale de santé (ARS) comme médicalement sous-dotées. 38 officinaux ont à ce jour suivi le cursus obligatoire, 12 autres confrères devraient suivre au 1er mars. Néanmoins 200 patients ont déjà pu être pris en charge pour des soins non programmés depuis le lancement, en juin dernier, de cette expérimentation s’appuyant sur le dispositif de l’article 51 de la loi de financement de la Sécurité sociale de 2018. Il s’agit de prises en charge par voie dérogatoire de petits maux tels la lombalgie, la cystite, mais aussi, par autre dérogation, de la piqûre de tiques. Ainsi, dans ce cas précis, les pharmaciens sont autorisés à retirer la tique. De même, ils suivent l’évolution de la piqûre par photographie à J +1 et J +3. « Ces prises en charge sont effectuées à la suite d’un « triage » qui s’opère selon les protocoles validés par le Comité technique de l’innovation en santé (CTIS), à partir des recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS) », expose Martine Costedoat, directrice générale de PHSQ, rappelant que le modèle suisse netCare, dont s’est inspiré OSyS, prévoit, lui, 27 situations de prise en charge. On est, certes, encore loin des 15 000 prises en charge ciblées par l’expérimentation. Mais déjà les premières données corroborent les observations du Canada ou de la Suisse, deux pays où ces modèles existent depuis respectivement 2012 et 2015.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

GSK santé grand public devient Haleon

Ne dites plus « GSK Santé Grand Public », mais « Haleon ». Prononcez « Hay-Lee-On ». Tel est le nom de l’entreprise que le laboratoire GlaxoSmithKline va créer mi-2022, un spin-off issu de sa branche santé grand public. Le nom de cette nouvelle société « Haleon » qui unit les notions de force et de bonne santé « a été conçu avec la contribution des employés, des praticiens de santé et des consommateurs ». Cette entreprise qui pèsera 10 milliards de livres sterling de chiffre d’affaires (11,99 Md d’euros) « sera déployée dans plus de 100 marchés partout dans le monde, là où l’entreprise est présente », précise un communiqué de presse. Dans le prolongement de l’activité actuelle, Haleon comprendra notamment des marques comme les produits d’hygiène buccodentaire Sensodyne et Parodontax, ainsi que les antidouleurs Voltaren et Advil.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Vente d’autotests en GMS : comment réagir aux infractions constatées ?

Malgré l’interdiction de vendre des autotests à compter du 15 février 2022, certains établissements de grandes et moyennes surfaces alimentaires (E. Leclerc, Intermarché…) continuent pourtant de le faire. Alertée sur ces infractions par plusieurs syndicats départementaux d’officines qui les ont déjà signalées à la Direction générale de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) invite les pharmaciens, qui relèvent près de leur officine des entorses à la réglementation, à les faire constater par les services de la DREET (Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités) qui a pris la place de la DIRECCTE. Lors de son point d’information hebdomadaire, Philippe Besset, président de la FSPF, a donné la marche à suivre : « Faites des photos de l’infraction, contactez la DREET et adressez-lui une déclaration, ainsi qu’une copie au Conseil régional de l’Ordre des pharmaciens (CROP) et au Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (CNOP). »

 

Nombre d’adjoints : la date limite de déclaration est reportée

Un arrêté en date du 21 février 2022 et publié au Journal officiel du 26 février porte sur le nombre de pharmaciens adjoints dont les titulaires doivent se faire assister en fonction du chiffre d’affaires de l’officine. Le chiffre d’affaires hors taxes de la dernière année civile et le nombre de pharmaciens adjoints sont déclarés par le pharmacien titulaire auprès de l’agence régionale de santé sur le portail de télédéclaration des pharmacies (service actuellement fermé). Cette déclaration s’effectue au plus tard au 30 juin de chaque année. Pour l’année 2022, le délai prévu est reporté au 30 septembre, indique l’arrêté. Le nombre minimal de pharmaciens adjoints dont le titulaire doit se faire assister reste fixé à un équivalent temps plein par tranche révolue de 1,3 million d’euros hors taxe. Les pharmaciens titulaires associés, ou gérants, exerçant en équivalent temps plein au sein de l’officine, peuvent venir en déduction du nombre de pharmaciens adjoints.

Ainsi, ce nombre est fixé :

  • à un pharmacien adjoint (35 heures) pour un CA annuel HT compris entre 1,3 et 2,6 millions d’euros ;
  • à deux pharmaciens adjoints (35 heures), pour un CA annuel HT compris entre 2,6 et 3,9 millions euros ;
  • au-delà de ce chiffre d’affaires, à un adjoint (35 heures) supplémentaire par tranche de 1,3 million d’euros supplémentaires.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Antibiotiques injectables : ne m’appelez plus jamais Clamoxyl

Ils reviennent sur le marché, mais sous un nouveau nom. Les Laboratoires Delbert, nouveaux titulaires des spécialités injectables Clamoxyl et Augmentin, annoncent le changement de dénomination commerciale de ces 2 antibiotiques :

– Clamoxyl devient Xyllomac ;

– Augmentin devient Levmentin.

Seules les présentations injectables sont concernées par les changements d’appellation qui seront effectifs à partir de mars 2022.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Dons de médicaments à l’Ukraine : ce qu’il est possible de faire

Dans le cadre du conflit en Ukraine, l’Ordre national des pharmaciens témoigne son profond soutien aux populations. Conscient des besoins en médicaments et matériel médical liés à la situation, il encourage vivement toutes les initiatives d’approvisionnement dans des conditions sécurisées.

Lien vers l’article : http://www.ordre.pharmacien.fr/Communications/Les-actualites/Dons-de-medicaments-a-l-Ukraine-ce-qu-il-est-possible-de-faire

 

Pourquoi l’avenant 1 à l’ACI-MSP n’est toujours pas signé ?

Il devait être signé courant janvier 2022, « voire plus tôt », disent les syndicats, mais à aujourd’hui, l’avenant 1 à l’accord conventionnel interprofessionnel (ACI) MSP ne l’est toujours pas. Si l’Assurance maladie a indiqué la date butoir du 4 mars, plusieurs syndicats n’acceptent toujours pas certaines propositions sur la table. Les pourparlers durent depuis plus d’un an… mais n’ont toujours pas pu aboutir à un accord. Démarrées fin janvier 2021, avec l’objectif de revoir les modalités de l’accord conventionnel interprofessionnel sur les MSP, signées en avril 2017, et de l’adapter aux orientations prises par le plan « Ma santé 2022 » et le Ségur de la santé, les négociations conventionnelles ACI-MSP peinent toujours à fédérer l’ensemble des syndicats représentatifs. En cause, pour certains, l’étiquette trop médico-centrée du dispositif, et pour d’autres, la question du salariat au sein de structures libérales. S’il reconnaît avoir « beaucoup d’amis dans les non-signataires » qui ont « peur que le tout-MSP nuise finalement à l’exercice libéral et qu’on se retrouve avec des salariés comme dans des mini cliniques », Philippe Besset a décidé, pour sa part, de signer l’avenant au nom de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) car « le fait d’augmenter les budgets et d’avoir cette nouvelle mission sur les crises sanitaires, c’est important ». Pour autant, il les rejoint sur le fait qu’il « manque la brique de base à la coordination », que sont les équipes de soins coordonnées autour du patient (Escap). Ce que défend également Sébastien Guérard, également président des Libéraux de santé, l’intersyndicale qui porte ce dispositif de coordination : « Les libéraux y sont attachés. Ils tiennent à cette logique d’organisation qui impose de mettre le patient (et non les structures) au cœur de la prise en charge et de la coordination. Mais nous ne sommes pas entendus, notamment par la Cnam et la DGOS, peu empressées à soutenir cette modalité pragmatique de coordination, sans doute parce qu’elle ne rentre pas dans le modèle voulu par les pouvoirs publics. Certes, il n’est pas question d’opposer les deux modèles. Il faut laisser place aux initiatives sans pour autant faire croire ou imposer la vision selon laquelle la MSP est l’alpha et l’oméga. Il faut en effet tenir compte du facteur humain, tant du côté des professionnels que des populations, avec leur singularité. »

Lien vers l’article d’egora : https://www.egora.fr/actus-pro/exercice-coordonne/72339-pourquoi-l-avenant-1-a-l-aci-msp-n-est-toujours-pas-signe?nopaging=1

 

CHIFFRES

 

Philippe Besset a confirmé ce 4 mars qu’il serait candidat à sa propre succession à la présidence de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF). L’élection doit se tenir les 28 et 29 mars. Source : le quotidien du pharmacien.

Les personnes vaccinées sont désormais dispensées de présenter un test Covid négatif pour voyager dans l’Union Européenne. Cette mesure est en vigueur depuis le 1er mars, alors que le coronavirus baisse partout sur le continent.

« On compte deux fois plus de maisons de santé, cent fois plus d’actes de télémédecine qu’au début de la législature, qui permettent de pallier les difficultés de déplacement. Vous pouvez désormais vous référer à votre infirmier, votre kinésithérapeute, votre pharmacien, dotés de missions supplémentaires de sorte que vous ne soyez pas sans cesse obligé d’aller chercher un médecin ». Source : discours Olivier Véran à l’Assemblée nationale.

Covid-19 : L’EMA donne son feu vert au vaccin de Moderna pour les 6-11 ans. Elle s’est également prononcée en faveur de la dose de rappel du vaccin de Pfizer-BioNTech pour les 12 ans et plus. Source : egora.

Après les allégements du début et de la mi-février, les restrictions sanitaires continuent à diminuer depuis le 28 février 2022 avec la fin du masque obligatoire dans les lieux soumis au pass vaccinal : musées, cinémas, restaurants, etc. Il restera en revanche obligatoire dans les transports, comme le train ou l’avion, où le pass est également exigé.

L’épidémie de Covid-19 poursuit son reflux: 384 nouvelles admissions à l’hôpital ont été comptabilisées dimanche, contre 712 la veille et 1.834 mardi. Du côté des services de réanimation, on a compté 59 admissions, contre 62 la veille et 206 mardi. Au total, 25.277 personnes infectées par la Covid-19 sont actuellement hospitalisées, dont 2.491 en services de soins critiques. Source : 20 minutes.

Présentes toute la journée, accessibles sans rendez-vous, les équipes des pharmacies ont été sur tous les fronts: tests, vaccination, mise à jour des passes… «Nous avons également répondu aux nombreuses interrogations des Français. Dans une pharmacie comme la mienne, qui voit environ 100 clients par jour, nous répondions en plus à une trentaine d’appels téléphoniques», raconte Christophe Le Gall, pharmacien à Angers et président de l’Union nationale des pharmacies de France (UNPF), l’un des syndicats de la profession.

Le chiffre d’affaires moyen de janvier 2022 surperforme avec une progression de l’activité de + 24,89 % par rapport à l’an dernier, nous pouvons parler de surchauffe avec une très forte affluence provoquée par le dépistage COVID. Au niveau national, 31 millions de tests antigéniques ont été réalisés en janvier 2022 contre 18 millions en décembre 2021. Les TAG, pour notre officine moyenne, contribuent à hauteur de 10 points de croissance. L’année 2022 démarre donc sur les chapeaux de roues avec une activité hors norme, le chiffre d’affaires en cumul mobile sur les 12 derniers mois ressort à près de 10 %. Source : LLA cabinet expert-comptable.

Un nouveau sondage Harris Interactive pour la Mutualité française montre un décalage entre les attentes des Français sur la santé et les priorités du gouvernement. Ainsi, loin de la question de la faiblesse de la prévention, de l’arrivée du carnet de santé numérique ou du coût des mutuelles, ils s’inquiètent d’abord sur l’accès aux soins (41%). 58% des personnes interrogées ont déjà renoncé à des soins parce qu’il n’y avait pas de rendez-vous disponible assez rapidement, un chiffre en hausse de 12 points en cinq ans. La hausse est même de 17 points dans les cas où le professionnel à consulter était « trop loin », avec en fin de compte 42% de « renonçants ». De plus, près d’un tiers des Français (31%) estiment qu’il est difficile d’obtenir un rendez-vous rapide avec un généraliste, contre 22% il y a cinq ans.

Synapse Medicine, qui propose une base de données de médicaments, annonce une levée de 25 millions d’€ pour financer son déploiement à l’étranger, notamment aux États-Unis, où la start-up va ouvrir un bureau en juin prochain. « Même si ce produit s’adapte facilement aux réglementations locales, contrairement aux acteurs de la télémédecine qui doivent prendre en compte différents modes de remboursement, il faut que Synapse s’appuie sur un partenaire dans chaque pays », observe Fleur Pellerin, à la tête de Korelya Capital, qui l’aidera à se développer au Japon et en Corée du Sud. Lien vers les articles : https://objectifaquitaine.latribune.fr/business/2022-03-01/synapse-medicine-exporte-son-yuka-du-medicament-avec-25-millions-d-euros-en-serie-b-905014.html https://www.maddyness.com/?p=1318764

5,9 % des vaccins et 1,9% des traitements en développement contre la Covid-19 ont été approuvés à ce jour, constate l’EFPIA dans un rapport.

Chaque année depuis 2012, un excès d’environ 1 200 décès d’enfants âgés de moins de un an est observé en France par rapport à d’autres pays européens à économie similaire.

Depuis deux à trois ans, le nombre d’étudiants en 6e année de pharmacie augmente dans la filière officine. Un choix qui se résume en un mot : évolution. Evolution du métier et évolution dans la pédagogie des enseignements dispensés dans les facultés. Après des années de baisse des effectifs étudiants, la filière officine serait-elle de nouveau attractive ? Oui, semble-t-il. « En 4e année, nous avons actuellement 53 étudiants et en 5e année, 63 jeunes. Si la promotion de 6e année comporte 30 élèves aujourd’hui, ce qui est finalement peu, ils seront 60 dans les prochaines », note Claire Sallenave-Namont, maître de conférences à l’université de Nantes (Loire-Atlantique). Idem à la faculté de Lille (Nord) où la hausse des effectifs est nette en 6e année officine : « Il y a trois ans, les promotions étaient de 90 à 95 étudiants, cette année, nous arrivons à 117 plus deux redoublants. La tendance s’accélère même, puisqu’on devrait atteindre environ 170 étudiants l’année prochaine », souligne Patrick Wierre, pharmacien et professeur associé. Source : le moniteur des pharmacies.

La modification du code de la Sécurité sociale par le décret du 23 février permet désormais, pour les jeunes femmes jusqu’à 25 ans, une prise en charge des coûts de la contraception à 100 % par l’Assurance maladie et sans avance de frais. Mise en place depuis le 1er janvier 2022 et publiée au Journal officiel du 27 février, cette mesure concerne les pilules hormonales remboursées de 2e génération, les implants contraceptifs hormonaux, les dispositifs intra-utérins, les diaphragmes et les progestatifs injectables. Sont exclus de la prise en charge, les préservatifs (masculins et féminins), les crèmes spermicides, les patchs, les anneaux vaginaux et les pilules de 3e et 4e générations.

Selon une récente étude de Telecoming, le marché français de l’abonnement devrait, dans les 4 prochaines années, augmenter de 18 % par an dépassant le chiffre édifiant de 10 milliards d’euros en 2025. Les Français qui, aujourd’hui, disposent en moyenne de 10 abonnements, devraient d’ici là en posséder 20, illustrant le déploiement massif en cours et à venir de l’abonnement chez les retailers.

L’économiste de la santé Frédéric Bizard raconte ses 21h de galère passées dans un hôpital parisien après avoir été renversé par une voiture à Paris et explique comment « ce service public accessible à tous, est en réalité régi par certains privilèges ». Lien vers l’article : https://www.fredericbizard.com/21-heures-de-galere-dans-un-grand-hopital-parisien/

Suspension du pass vaccinal, fin du port du masque (presque) partout : les annonces de Castex. Il a ainsi annoncé la fin du port du masque, dès le 14 mars, “là où il est encore applicable, c’est-à-dire plutôt à l’intérieur”. Avec néanmoins des exceptions, notamment les transports collectifs de voyageurs, “compte tenu de la promiscuité”. Le chef du Gouvernement a également annoncé la “suspension”, à partir de la même date, du pass vaccinal. Ce dispositif restera néanmoins en vigueur dans “les établissements de santé, les maisons de retraite, les établissements accueillant des personnes en situation de handicap qui sont particulièrement fragiles”. Là, l’obligation vaccinale des soignants, elle, demeure bel et bien, insiste-t-il. 

L’Assurance-maladie se prépare à l’ouverture des discussions avec les médecins. Ces derniers réclament d’importants moyens: « Une nouvelle convention ne pourra pas avoir l’accord des médecins libéraux sans un budget estimé à trois milliards », affirme Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF. Il plaide en particulier pour une revalorisation de la consultation, à 30 €, et jusqu’à 100 € pour les plus complexes, dont les annonces de cancer. Le Syndicat des médecins libéraux (SML) propose, lui, de passer le tarif de la consultation à 45 €.

 

GROUPEMENTS

 

Alphega Pharmacie s’allie à Doctolib

Depuis le début de l’année, les 900 adhérents du groupement Alphega Pharmacie peuvent recourir à l’agenda de Doctolib pour les rendez-vous de vaccination, de dépistage et d’entretiens pharmaceutiques. Comme le précise le groupement, la fiche profil personnalisée liée à l’agenda Doctolib apporte un gain de temps et permet une gestion optimale des activités quotidiennes telles que l’organisation de tests antigéniques, la planification de la vaccination anti-Covid et contre la grippe ou encore le suivi des entretiens pharmaceutiques et des bilans de médication. Ces solutions Doctolib ont pour avantage, souligne d’Alphega Pharmacie, de valoriser l’officine et ses expertises, de fidéliser ses patients, d’augmenter sa visibilité, ou encore d’accroître le trafic, avec en moyenne plus de 100 nouveaux patients par mois.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Un espace digital en officine pour expliquer la santé aux enfants

Le groupement de pharmaciens Giropharm propose à ses adhérents de nouveaux corners destinés aux enfants. Dans ces espaces baptisés « Lili Pop », les plus jeunes patientent en officine avec leurs parents, en interagissant avec la mascotte Lili. Elle leur dispensera des conseils, afin qu’ils adoptent les bons réflexes santé et hygiène. C’est à travers l’application dédiée, « L’Univers de Lili », que la mascotte délivre ses recommandations ludiques, le tout au travers d’aventures colorées, d’histoires drôles, ou encore de coloriages en ligne, de puzzles. Soit autant de moyens de travailler sa motricité, d’apprendre les couleurs ou d’aiguiser son sens de l’observation. La Box se présente sous forme de plusieurs tablettes tactiles individuelles ou de tables tactiles pour quatre joueurs, habillée de stickers colorés. Prix de vente : à partir de 1 441 € HT.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Pharmactiv : la box naissance arrive

Avec le printemps, le Box Naissance Pharmactiv fait son retour dans les pharmacies affiliées au groupement. Les officines à l’enseigne et les adhérentes Optimum recevront des dotations respectives de 15 et 10 Box Naissance à offrir aux futures et jeunes mamans. Car la stratégie est de fidéliser cette clientèle en lui offrant ces produits pour le bain, la toilette, le change et la dermatologie conçus spécialement pour le nouveau-né, accompagnés des conseils contenus dans le dépliant « 1ers soins de bébé ».

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Hygie 31 : une stratégie unique pour défendre la pharmacie et son métier

Extraits de l’entretien avec Hervé Jouves : « Nous travaillons à accélérer la téléconsultation, en particulier pour le suivi des patients chroniques et la détection des problèmes de santé. Nous souhaitons en particulier mettre en place un programme de dépistage de l’hypertension artérielle s’adressant aux 50-60 ans qui s’organiserait sur 4 à 5 moments dans l’année. Nous disposons déjà d’une offre de téléconsultation composée d’un ordinateur et de cinq accessoires et mesures de constantes. Nous avons mis en place un partenariat avec l’entreprise Qare, la première à déployer une application de télémédecine en BtoC en France depuis plusieurs années déjà et depuis un an avec Medadom. Notre volonté dans ce domaine est d’accompagner les pharmaciens qui en ont le plus besoin, en fonction de leur localisation ».

Lien vers l’article : https://pharm-enews.fr/2022/02/22/hygie31-une-strategie-unique-pour-defendre-la-pharmacie-et-son-metier/

 

AILLEURS

 

Pharmasimple annonce les premiers résultats de son plan de transformation : Normalisation de l’encours fournisseurs et apurement de la dette bancaire et projet de rachat de 5 premières pharmacies en cours de finalisation.

Pharmasimple a décidé d’adapter son business model en 2022 vers un mix online/offline, afin de réduire ses dépenses marketing, de limiter la pression moyenne sur les prix des articles en catalogue et d’augmenter le conseil, permettant de mieux diffuser la parapharmacie. Dans ce contexte, Pharmasimple annonce un premier projet d’acquisition de 5 pharmacies pour lequel le Groupe est entré en négociations exclusives avec un objectif de closing d’ici fin juin 2022. Cette opération permettra d’accroître le chiffre d’affaires consolidé du groupe d’environ 7 M€ en année pleine et de contribuer à son EBITDA à hauteur de 0,7 M€.

Lien vers l’article : https://www.actusnews.com/fr/pharmasimple/cp/2022/03/03/pharmasimple-annonce-les-premiers-resultats-de-son-plan-de-transformation

 

PRÉSIDENTIELLES

 

La santé, une des priorités du candidat Macron

Enfin déclaré candidat, le président de la République s’est dévoilé dans une « Lettre aux Français » de trois pages, avant de s’adresser, par mail, aux militants de La République en marche. Il dessine les contours généraux de son programme et cite, parmi ses priorités, « la révolution de la prévention » en matière de santé.

Lien vers l’article : https://www.lequotidiendupharmacien.fr/exercice-pro/politique-de-sante/la-sante-une-des-priorites-du-candidat-macron

 

Valérie Pécresse répond aux pharmaciens

Dans un entretien exclusif avec « le Quotidien du pharmacien », la candidate LR à l’élection présidentielle livre sa vision de la place et du rôle du pharmacien dans le système de santé. Elle entend non seulement pérenniser les missions des officinaux dans la vaccination et la prévention, mais elle souhaite aussi s’appuyer sur eux pour améliorer la qualité des prises en charge médicamenteuses, en développant largement la conciliation médicamenteuse et en expérimentant le déploiement de pharmaciens cliniciens.

Lien vers l’article : https://www.lequotidiendupharmacien.fr/exercice-pro/valerie-pecresse-l-amazon-de-la-pharmacie-ne-verra-pas-le-jour-sous-mon-mandat

 

Les pharmaciens cités dans les programmes de Valérie Pécresse et de Marine Le Pen

Afin de libérer du temps médical, Marine Le Pen propose l’élargissement des tâches confiées aux pharmaciens, aux sages-femmes, aux infirmiers et aux assistantes sociales. Dans la même optique, elle souhaite organiser un partenariat entre les services d’urgence et des cabinets médicaux libéraux qui prendraient en charge les patients qui ne relèvent pas des urgences mais qui attendent tout de même une réponse médicale. De son côté, Valérie Pécresse souhaite le renforcement du rôle des pharmaciens d’officine : elle souhaite qu’ils deviennent des « piliers de l’aménagement du territoire en santé » et des « remparts contre la désertification médicale » grâce à une montée en compétence et en responsabilité, et ce dans l’optique d’assurer un continuum de soins. Elle souhaite également confier de nouvelles responsabilités aux professionnels de santé, notamment aux pharmaciens et infirmiers de ville, en matière de dépistage et de suivi des maladies chroniques.

Source : placedelasante.fr

 

Christiane Taubira se retire de l’élection présidentielle

La candidate de la Primaire populaire a annoncé ce mercredi 2 mars qu’elle se retirait de la course présidentielle, faute de parrainages suffisants.  Elle jette l’éponge. A deux jours de la date limite pour valider les 500 parrainages nécessaires à la candidature pour l’élection présidentielle, l’ancienne garde des Sceaux a annoncé ce mercredi 2 mars qu’elle se retirait officiellement de la campagne. Elle n’en avait obtenu que 181 au total. 

Source : egora.

 

Jean-Luc Mélenchon contre la vente en ligne de médicaments

À quelques semaines du premier tour, le leader de La France Insoumise défend toujours, comme en 2017, le monopole pharmaceutique et le capital de l’officine aux seules mains des pharmaciens. Il s’oppose résolument à toute publicité sur les médicaments tout comme à leur vente sur Internet. À la lumière de l’engagement des confrères pendant la crise du Covid, Jean-Luc Mélenchon veut continuer à les impliquer dans la lutte contre les virus, et en premier lieu contre le VIH.

Lien vers l’article : https://www.lequotidiendupharmacien.fr/exercice-pro/jean-luc-melenchon-contre-la-vente-en-ligne-de-medicaments

 

AGENDA

 

Visioconférence de l’USPO – dimanche 6 mars à 10h (actualité Covid (vaccination, dépistage) et avancées des négociations conventionnelles).

Lien pour s’inscrire : https://attendee.gotowebinar.com/register/5433405355261342480