Actualités du 6 au 13 mai 2022

ACTUALITÉS PROFESSIONNELLES

 

Pourquoi l’inflation menace aussi l’officine

L’inflation s’invite aussi au cœur de la pratique officinale comme le dénonce un titulaire : « un seul exemple : le coût d’un déambulateur a pratiquement triplé en six mois, à tel point que le prix d’achat dépasse désormais le tarif de 53 euros correspondant à la prise en charge par l’assurance-maladie ». En cause, le prix de l’aluminium sur les marchés mondiaux. Pour ce pharmacien tourangeau, la hausse du prix de ce produit courant de MAD est une illustration parfaite de l’inflation. Les autres conséquences de cette hausse galopante des prix sont plus cachées, moins immédiates. Et il faudra attendre les premiers bilans pour constater à quel point les 4,5 % d’inflation, voire 10 % prévues d’ici à la fin de l’année, ont entamé la rentabilité des officines. A priori les frais généraux, plus particulièrement le poste de l’énergie, devraient être les premiers à gonfler. C’est en tout cas ce que redoutent les ménages français.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Convention – Dépistage du Cancer Colorectal en officine, c’est parti !

Depuis le 7 mai 2022, les pharmaciens d’officine et le personnel pharmaceutique sous leur responsabilité peuvent participer au dépistage du cancer colorectal. Ils peuvent recruter, vérifier l’éligibilité, expliquer et remettre le kit de dépistage aux personnes cibles après avoir été formé par un CRCDC et avoir commandé les kits. Pour aller plus loin, l’USPO organise également une visioconférence thématique pour ses adhérents le lundi 23 mai à 20h30.

 

PDA et sevrage tabagique en rade

La préparation des doses à administrer (PDA) a été rajoutée in extremis dans la convention qui précise que cet axe ne pourra être développé qu’à condition que les règles de bonnes pratiques soient publiées, car il ne peut y avoir de tarif de remboursement si la qualité de cette préparation n’est pas garantie. Sur l’accompagnement des patients pour le sevrage tabagique, la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2022 autorise pour une durée de deux ans et à titre expérimental, dans trois régions, la prise en charge par l’Assurance maladie des traitements du sevrage tabagique par des substituts nicotiniques lorsqu’ils sont dispensés par les pharmaciens d’officine sans ordonnance, ce qui revient à leur accorder un droit de prescription. « Sauf que les trois régions n’ont toujours pas été définies, constate amèrement Pierre-Olivier Variot, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO). « Nous proposerons donc au ministre de la Santé du futur gouvernement de généraliser tout de suite cette expérimentation », lance-t-il.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

ROSP et exercice coordonné : où en êtes-vous ?

La rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP) pour le développement du numérique en santé et l’amélioration de l’accès aux soins, révisée par la nouvelle convention nationale pharmaceutique, sera versée en 2023 au titre de l’année 2022. Cette ROSP représente un gain potentiel de 10 millions d’euros par an pour la profession. Dans ce cadre, le pharmacien est tenu de respecter des « indicateurs socles » qui conditionnent son versement. L’un des indicateurs socles concerne la participation du pharmacien à un exercice coordonné et exige l’implication du pharmacien soit dans :

  1. une équipe de soins primaires (ESP) ;
  2. une maison de santé pluriprofessionnelle (MSP) ;
  3. une communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) ;
  4. OU d’autres formes de coordinations pluriprofessionnelles de prise en charge des patients.

Or, le directeur général de la CNAM nous a fait savoir que l’indicateur socle serait considéré comme atteint uniquement dans les trois premiers cas, c’est-à-dire si le pharmacien fait partie d’une ESP, une MSP ou une CPTS.

Source : FSPF.

 

Lutte contre le gaspillage : KéaBot, une solution ?

Les pharmaciens, mais aussi les grossistes et les laboratoires jettent chaque année pour un milliard d’euros de produits, selon une émission de Capital diffusée sur M6 en mars 2021. Un gâchis monstre qui n’est pourtant pas une fatalité. Des alternatives existent à l’image de KéaBot, un réseau de déstockage de produits de parapharmacie issus du surstock des pharmacies.

Lien vers la vidéo : https://www.youtube.com/watch?time_continue=132&v=L1NoN-JCvbM&feature=emb_logo

 

Vigilance – L’ANSM demande aux officines de retirer le Previdspray®

Le spray nasal Previdspray®, initialement censé protéger contre le Covid-19, doit être retiré des pharmacies dans les plus brefs délais. L’ANSM a conclu que « les documents techniques ne présentent pas de preuves cliniques suffisantes pour justifier une utilisation contre la COVID ».

Source : USPO.

 

Médicaments biosimilaires : l’ANSM fait le point

Alors que la loi de financement de la sécurité sociale pour 2022 permet aux officinaux de substituer certains biomédicaments par leurs biosimilaires (filgrastim et pegfilgrastim), l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) publie ce mercredi 11 mai un état des lieux des médicaments biosimilaires. L’ANSM y défend sa vision d’une mise en place très progressive de la substitution biosimilaire par les pharmaciens pour « garantir le bon usage et la sécurité d’utilisation » des médicaments concernés. En plus de lister les différents biosimilaires enregistrés dans l’Union européenne, ce dossier permet également de se familiariser avec cette catégorie de médicaments et de renforcer les connaissances notamment concernant les procédés de fabrication et les moyens mis en place pour garantir leur bon usage.

Pour en savoir plus : https://ansm.sante.fr/actualites/lansm-publie-son-etat-des-lieux-des-medicaments-biosimilaires

 

Vente en ligne : quel est cet écosystème de santé que DocMorris met en place ?

Avec plus de 12 millions de clients actifs en Europe et un chiffre d’affaires de plus de 200 M€ en 2021, le Groupe Zur Rose, auquel appartient DocMorris, est la première place de marché européenne de produits de parapharmacie. En 2021, en France, Doctipharma est devenu DocMorris afin de renforcer l’identité de la marque. Rencontre avec David Masó, responsable Europe du groupe Zur Rose. « En France, notre modèle est celui d’une marketplace gérée. Les pharmacies intègrent leur catalogue de produits de soins et de beauté, leur stock et leurs prix à notre plateforme.

Nous sommes en charge du processus transactionnel sur la boutique en ligne, de la logistique entre les pharmacies et les clients, et du service client en cas de litige. Nous collaborons désormais avec plus de 300 pharmacies en France, qui vendent 90 000 produits de bien-être différents ».

Lien vers le reste de l’article : https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/actu/actualites/actus-socio-professionnelles/vente-en-ligne-quel-est-cet-ecosysteme-de-sante-que-docmorris-met-en-place.html

 

Netflix est-il l’avenir du marketing pharma?

Novartis vit son « instant Netflix » avec le lancement d’une plateforme numérique de vidéo à la demande « à la Netflix », raconte Fierce Pharma. Le laboratoire suisse veut dépasser le marketing numérique « traditionnel » en proposant des contenus de 3 à 15 minutes « avec une multitude d’offres: mini-séries, vignettes, podcasts et vidéos d’animation » sur les médicaments, la conception des essais cliniques, les disparités dans les soins de santé, sans oublier « d’offrir le premier rôle » à sa spécialité la plus vendue, le médicament de dermatologie et de rhumatologie Cosentyx (sécukinumab). Le but est aussi de connaître les contenus appréciés des médecins et de permettre aux équipes marketing de s’appuyer sur ces données. En France, la start-up Intertio produit une plateforme similaire, qui utilise des algorithmes de recommandation de contenu, et revendique « une dizaine » de laboratoires clients, dont GSK, Pfizer et Takeda. Dans un monde où Youtube et Netflix écrasent les usages, le marketing vidéo à la demande peut paraître comme évident voire indispensable pour l’industrie. Il reste une différence fondamentale entre les plateformes qui dominent aujourd’hui le marché de la vidéo et le marketing pharma: les premières répondent d’abord et avant tout à un usage de divertissement, tandis que le second s’inscrit dans le contexte professionnel. Leur succès repose sur leur technologie (simplicité d’utilisation, pertinence des recommandations et capacité à retenir l’utilisateur) et à la quantité, la qualité et la diversité des contenus. Mais rien ne garantit que recopier cette recette pour un contexte professionnel permette de s’inscrire dans les habitudes des médecins et de remplacer le fameux Vidal.

Source : tic pharma.

 

L’ANEPF reçoit un prix européen

L’Association nationale des étudiants en pharmacie de France (ANEPF) a reçu un prix de la Commission européenne pour son travail sur la santé mentale des étudiants en pharmacie.

Lien vers l’article :

https://www.lequotidiendupharmacien.fr/exercice-pro/etudes-formation-continue/lanepf-recoit-un-prix-europeen?xtor=EPR-1-%5BNL_editionnumerique%5D-%5B20220505%5D&utm_content=20220505&utm_campaign=NL_editionnumerique&utm_mediu

 

Leader des génériques, Biogaran se diversifie dans toute la santé du quotidien

Biogaran veut réduire sa dépendance au marché français des génériques, en se développant sur tous les créneaux de soins qui existent en pharmacie, des pansements aux vaccins en passant par les médicaments sans ordonnance. Jérôme Wirotius, qui a pris en 2020 le relais du fondateur de Biogaran, explique sa stratégie. « J’ai lancé plusieurs axes de diversification. L’objectif est que dans dix ans à venir, les génériques ne représentent plus que 60% de la rentabilité du groupe. » Seul laboratoire français dans le Top 10 mondial des fabricants de génériques, Biogaran produit aujourd’hui environ un tiers de toutes les boîtes de génériques consommées en ville en France. Mais leur faible prix pèse sur les marges du groupe. « Leur rentabilité est trois fois inférieure à celle des princeps », souligne Jérome Wirotius, qui voit dans les biosimilaires un bon compromis. Ce créneau en forte croissance est un premier axe de diversification: « vu les tombées de brevets, si tous les médicaments biologiques concernés étaient convertis en biosimilaires, le marché potentiel serait, en France, de 1,3 à 1,4 milliard d’€ par an ». Le groupe mise aussi sur les médicaments sans ordonnance, trois fois plus rentables que les génériques. Biogaran en avait une quarantaine en 2021. « Je souhaite porter l’offre à 80 produits pour doubler nos 20 millions d’€ de ventes, puis atteindre 70 millions d’ici à dix ans », détaille le directeur général. S’appuyant sur sa notoriété et sa forte présence en pharmacies, Biogaran veut ensuite investir d’autres segments de soins, avec le lancement, en mars, d’une offre de pansements techniques pour les plaies complexes (ulcères, postopératoires…). « Nous voulons aussi lancer une gamme de vaccins et recherchons pour cela des partenaires », ajoute le dirigeant.

Source : les échos.

 

Amgevita : extensions de prise en charge pour ce biosimilaire d’Humira

Le Journal officiel de ce mardi 10 mai annonce des extensions de prise en charge pour la spécialité Amgevita (adalimumab), du laboratoire Amgen, anti-TNF alpha biosimilaire d’Humira.

Lien vers l’article :

https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/actu/actualites/actus-medicaments/amgevita-extensions-de-prise-en-charge-pour-ce-biosimilaire-d-humira.html?utm_source=24h-mpl&utm_medium=newsletter&utm_content=actu

 

CHIFFRES/DATES

 

À la sortie du Conseil des ministres, Olivier Véran a annoncé que le port du masque ne serait plus obligatoire dans les transports en commun à partir du lundi 16 mai. Dès la semaine prochaine, le masque sera uniquement obligatoire dans les hôpitaux et les établissements médico-sociaux accueillant des personnes à risque de formes graves du Covid, notamment les EHPAD.

 

Les indicateurs d’activité de l’officine sont au vert, en dépit de la baisse de délivrance des tests antigéniques de dépistage du Covid-19. Selon les données du GERS arrêtées à avril, le chiffre d’affaires des officines a progressé de 10 % sur les quatre premiers mois de l’année 2022 par rapport au même quadrimestre de l’année 2021. Sur avril, la croissance est de +13 %, par rapport au même mois de l’année précédente qui correspondait au troisième confinement.

 

Le marché le plus dynamique sur ce mois est le conseil (+ 20 % hors TVA 0 %), devançant les ventes issues de la prescription hospitalière (+ 19 %) et de la prescription ville (+ 7 %). Les activités à TVA 10 % (conseil OTC) sont particulièrement en verve sur ce mois (+ 25 %) et sur le premier quadrimestre (+ 13 %). Sur le segment de la santé conseil et nutrition, la dynamique est plus forte (+18 %) qu’à la veille du premier confinement de 2020, au moment du rush en pharmacie. « Le retour à la convivialité en 2022, avec la forte diminution des gestes barrières à l’origine de la reprise des maux quotidiens, et la crise sanitaire qui a ancré le pharmacien dans un rôle d’acteur de santé de proximité, expliquent ces évolutions », analyse David Syr, directeur général adjoint de GERS Data.

 

Sur le secteur de la dermocosmétique, l’officine a performé de + 9 % en avril, et se partage la croissance avec les enseignes de parapharmacie (les deux circuits, ensemble, progressent de + 11 %, sans réelle modification du rapport de force, soit 80/20 en faveur du circuit officinal).

 

La Haute Autorité de santé (HAS) est chargée d’établir, sur saisine de la Direction générale de la santé, des recommandations dans le cadre de l’élargissement de l’offre vaccinale et de la simplification du parcours vaccinal. Les vaccins qui seront examinés dans le cadre de cette extension de compétences vaccinales sont ceux obligatoires et recommandés chez les moins de 16 ans. Elle devrait se prononcer fin juin. Les pharmaciens pourront peut-être administrer les vaccins du calendrier vaccinal aux personnes de moins de 16 ans ?

 

La téléconsultation plafonne à 4 % des consultations médicales en 2022, selon des données du GERS. Le développement de la téléconsultation au sein du réseau officinal pourrait constituer un ressort indéniable, d’autant qu’elle a déjà pris racine dans 10 % des pharmacies.

 

23 % des Français ont déjà réalisé une téléconsultation contre 6 % avant la crise sanitaire, selon les derniers résultats du baromètre santé 360 d’Odoxa (avril 2022).

 

Depuis 2022, le nouveau calendrier vaccinal recommande la vaccination contre les infections à méningocoques B chez tous les nourrissons à partir de 2 mois et avant l’âge de 2 ans. La vaccination des nourrissons est réalisée avec le vaccin Bexsero®, désormais remboursable chez tous les enfants à partir de 2 mois depuis le 29 avril 2022. Elle est prescrite et administrée par un médecin.

 

« Giphar est le premier groupement de France engagé dans la téléconsultation », se félicite Pierre-Xavier Frank, directeur général, pharmacien responsable et directeur des affaires pharmaceutiques de Giphar, pointant les 250 adhérents ayant souscrit à ce nouveau service grâce à un partenariat entre le groupement et la société Medadom. Valérie Kieffer considère avant tout cette nouvelle solution comme un service, notamment le samedi après-midi lorsque les cabinets médicaux sont fermés. « La téléconsultation nous ramène du monde à l’officine, fidélise la patientèle. Il ne faut pas hésiter à en parler aux patients, à l’afficher sur le site, en vitrine… ».

 

Les pharmacies Giphar ont de leur côté réalisé 6800 dépistages du diabète en 2021 dans le cadre d’animations thématiques. Et dans la continuité des expérimentations régionales sur le dépistage cardiovasculaire conduites en 2018 avec Malakoff Médéric dans le Nord, et en 2019 avec Klésia dans l’Ouest, Giphar et Malakoff Humanis se rapprochent à nouveau pour initier une nouvelle expérimentation qui débutera en juin par une phase de test et se pérennisera à partir de septembre à l’échelon national.

 

Si 88 % des mamans ont choisi d’allaiter, 69 % d’entre elles ne se sont pas senties soutenues par la société dans cette démarche et 61 % se sentent mal informées sur l’allaitement, selon une récente étude de Lansinoh. Source : le quotidien du pharmacien.

 

Pfizer a annoncé le rachat, pour 11,6 milliards de dollars, de Biohaven Pharmaceuticals, une biotech américaine qui développe des médicaments destinés au traitement de la migraine.

 

Le fléau de la contrefaçon de médicaments tue chaque année 100 000 personnes en Afrique subsaharienne et même jusqu’à un million dans le monde, surtout avec les faux antipaludiques comme la chloroquine. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) alerte depuis des années sur le sujet, et ce trafic avait explosé avec le Covid-19. Arnaud Pourredon, étudiant en médecine de 26 ans a mis de côté ses études pour un projet entrepreneurial ambitieux inspiré de la santé publique : lutter contre les faux médicaments en Afrique grâce à une application à destination des pharmaciens. Lien vers l’article du monde :

https://www.lemonde.fr/sciences/article/2022/05/07/arnaud-pourredon-un-jeune-entrepreneur-en-croisade-contre-les-faux-medicaments_6125178_1650684.html

 

Alors que plus de 12.000 tonnes d’écran solaire se répandent dans les océans chaque année, certains États comme Hawaï ou l’archipel des Palaos ont tout simplement décidé d’interdire les crèmes solaires afin de préserver leurs récifs coralliens. Cette toxicité vis-à-vis des animaux bâtisseurs de récifs ayant été attribuée notamment à l’oxybenzone, un filtre d’origine synthétique qui bloque les rayons UV provoquant les coups de soleil, certains fabricants remplacent désormais ce composant par d’autres molécules censées protéger la peau de façon similaire. Source : geo.

 

Obésité en France : 47% de la population en surpoids depuis la pandémie. Source : Nice Matin.

 

Une étude de la Caisse des dépôts montre les inégalités d’accès aux soins des seniors selon leur lieu de vie. Comme la majorité de la population, les plus de 60 ans vivent plutôt dans les zones urbaines et dans les zones littorales. Mais ils sont proportionnellement plus nombreux que les autres classes d’âge dans les zones rurales ou peu denses. Or, l’accès aux professionnels de santé est plus compliqué à mesure qu’on s’éloigne des villes. Les seniors qui vivent à la campagne se retrouvent ainsi en première ligne face aux « déserts médicaux », définis comme des territoires où les habitants n’ont accès qu’à 2,5 consultations par an, alors que la moyenne nationale est de plus de 4 visites annuelles par habitant.

 

Le ministre de la Santé Olivier Véran a rappelé hier sur BFMTV et RMC que les mesures de freinage de l’épidémie pourraient être réinstaurées en cas de nouvelle vague épidémique à l’automne. « La question d’une vaccination des plus fragiles ou de la population » pourrait aussi se reposer. « Je souhaite qu’on soit libérés de la Covid, mais si j’écoute les spécialistes français et internationaux, ils nous disent qu’il y aura d’autres variants qui apparaîtront », a-t-il expliqué. En attendant, la baisse se poursuit avec désormais moins de 20.000 malades hospitalisés, dont 1.292 en soins critiques.

 

La France compte aujourd’hui 478 maternités, contre 717 en 2010, selon la Drees. Cette baisse est particulièrement visible dans des départements comme Mayotte, le Gers, la Haute-Loire, la Lozère, la Creuse, le Lot et la Haute-Saône, qui ne comptent désormais plus qu’une seule maternité. Au niveau national, environ 7% des femmes en âge de procréer vivent à plus de trente minutes d’une maternité. Et pour 1 à 2% de potentielles futures mamans, le trajet excède quarante-cinq minutes.

 

Selon les derniers chiffres de la DREES, le nombre de tests Covid réalisés continue, lui, de diminuer. Entre le 2 et le 8 mai, 1,7 million de tests antigéniques et PCR ont été validés contre un peu plus de 2 millions la semaine précédente, soit une baisse de 16 %. À titre de comparaison, environ 4 millions de tests hebdomadaires étaient effectués fin mars-début avril.

 

L’OMS évalue dans un nouveau rapport à 14,9 millions le nombre de décès liés à la pandémie de Covid-19 de janvier 2020 à fin décembre 2021, alors que le décompte officiel des pays ne dépasse pas les 5,5 millions. « Ces données, qui donnent à réfléchir, soulignent non seulement l’impact de la pandémie, mais aussi la nécessité pour tous les pays d’investir dans des systèmes de santé plus résilients, qui peuvent soutenir les services de santé, essentiels pendant les crises, y compris des systèmes d’information sanitaire plus solides », indique le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

 

500 000 : c’est le nombre de professionnels à temps partagé en France. Source : portail du temps partagé.

 

Le gouvernement a l’intention de baisser les tarifs de prise en charge de la location des fauteuils roulants à 3,53 euros par semaine, à partir du 1er juillet. Une mesure dénoncée par la Fédération des syndicats de pharmaciens de France (FSPF) et par les prestataires de dispositifs médicaux.

 

La section G (pharmaciens biologistes) de l’Ordre national des pharmaciens s’associe à douze autres organisations et syndicats de biologistes médicaux pour revendiquer, dans une lettre au ministre de la Santé et à la Haute Autorité de santé, le droit de vacciner.

 

Dormir 7 heures par nuit serait la durée idéale de sommeil dès la quarantaine, un repos plus court ou plus long étant associé à des performances cognitives plus faibles et une moins bonne santé mentale. C’est le résultat publié dans « Nature Aging » par des chercheurs des universités de Cambridge et de Fudan.

 

GROUPEMENTS

 

Wellpharma : la bienveillance des patients non-voyants

Wellpharma, 1ère enseigne de pharmacie en France à proposer un dispositif innovant pour les personnes déficientes visuelles. Chez Objectif Pharma, et plus particulièrement Wellpharma, le groupement s’est rapproché d’un expert dans le but de proposer un dispositif répondant à une ambition sociétale forte. Lundi 2 mai, le chanteur et compositeur Gilbert Montagné inaugurera à 14h au sein de la pharmacie de La Poste d’Avermes dans l’Allier, ce nouveau dispositif à destination des personnes visuellement déficientes. Proposé par wellpharma, l’enseigne solidaire du Mouvement de pharmaciens Objectif Pharma, ce dispositif technologique et bienveillant répond à une seule et même ambition : simplifier la vie des patients en situation de handicap. Christèle Grand, titulaire de la pharmacie de la Poste, s’est équipée d’une balise extérieure au-dessus de sa porte d’entrée. Celle-ci est reliée à l’équipement dont dispose le client, qu’il s’agisse d’un téléphone portable avec oreillette ou d’une télécommande avec haut-parleur. En actionnant l’un ou l’autre, le patient en situation de handicap va pouvoir facilement localiser la pharmacie.

Lien vers le post : https://fr.linkedin.com/showcase/pharmacies-wellpharma

 

Giphar se fixe un nouveau cap

Dans une région où il est en position de force avec 200 adhérents, le groupement Giphar a fêté ce week-end à Lille des retrouvailles avec ses adhérents après deux longues années de pandémie. Le Forum Giphar a donné le coup d’envoi d’une période post-Covid où de nouveaux jalons doivent être posés pour le groupement et ses quelque 1 250 adhérents. Une nouvelle organisation va permettre de resserrer les liens dans les régions, dont le découpage sera désormais calqué sur celui des ARS. Ce niveau permettra davantage de proximité entre les adhérents et les 110 présidents de groupements locaux qui animeront des réunions mensuelles. Plus que jamais, Giphar mise sur son identité de coopérative. Ce statut différenciant dans le paysage des groupements s’est aussi traduit pour le pharmacien adhérent par le versement de 33 000 euros d’excédents de gestion au titre de l’année 2020/2021. Une somme qui équivaut à 2 % de marge supplémentaire pour l’officine, en moyenne. « Ce sont donc 98 % de nos résultats qui ont été restitués aux adhérents », déclare Magali Ghirardi. Elle pointe comme autre indicateur de la bonne santé financière du groupe, un ratio dettes sur fonds propres de 0,7 %. Cette solidité permet, ajoute-t-elle, d’envisager avec sérénité un investissement de 20 millions d’euros dans une quatrième agence de répartition qui sera opérationnelle au 2 janvier 2023, à Dijon. Avec près de 6 % de parts de marché en valeur sur la pharmacie française, l’enseigne ambitionne d’atteindre rapidement les 10 %. Pour ce faire, elle s’appuie sur deux nouveaux concepts : « XL2 » à destination des pharmacies d’environ 200 m2 et « Cœur santé » pour les plus petites surfaces. « Cœur santé » est une évolution du précédent concept « Agora », qui a déjà été installé dans 400 officines du réseau. Une pharmacie Giphar (CA moyen de 1,8 M€), qui voudra passer au nouveau concept devra investir, en moyenne, 600 €/m2. Une aide de 300 €/m2 est proposée par la coopérative, qui promet + 25 % de CA front office après l’adoption du nouveau concept. La coopérative entend réaliser une centaine de projets par an.

Lien vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=2xOVJMwUz44&t=26s

 

Aprium : 550 pharmacies d’ici 3 ans

Aprium, qui compte aujourd’hui 400 pharmacies, modifie sa gouvernance pour être toujours plus proche de ses adhérents. Laurent Keiser assume pendant 12 mois la fonction de président d’Aprium, aux côtés d’Alain Hababou, vice-président, (et par ailleurs président du comité de pharmacie et du conseil scientifique, Ndlr) et de deux directrices générales, Elodie Viol Cadot et Laurence Caurette. L’objectif de cette présidence tournante : animer et fédérer les adhérents organisés autour de sept régions (Ile-de-France, Rhône-Alpes, Auvergne/Bourgogne, Pacca, Sud-Ouest, Grand-Ouest, Hauts-de-France et Grand-Est). « Nous souhaitons poursuivre notre croissance, avec une moyenne de 50 nouveaux adhérents/an, tout en maintenant l’homogénéité de notre réseau. Des officines de 80 à 100 m2 dans les grandes villes, entre 150 et 200 m2 dans les villes de taille moyenne, leader sur leur zone de chalandise, avec un chiffre d’affaires compris entre 3 et 5 M€. Notre cherchons particulièrement à nous développer dans le Grand-Ouest et le Grand-Est, zones où Aprium est encore peu présent et, en Ile-de-France, où il y a un gros potentiel sur la grande couronne ». En avril 2023, cela sera au tour d’Alain Hababou d’endosser le rôle de président d’Aprium. Par ailleurs, Laboratoire Aprium, la MDD du groupement lancée l’année dernière autour de quatre pôles (hygiène, cosmétique, micronutrition et premiers soins), enrichit son offre en micronutrition de probiotiques Prob A et Prob G. Quatre autres formules (Prob Digestion, Magnésium, Sommeil et Stress) les complèteront d’ici à l’été. La gamme hygiène accueille également de nouvelles références : les shampoings douche vanille, coco et monoï.

Source : le pharmacien manager.

 

RETAIL

 

Carrefour veut financer plus de pharmacies

« Notre objectif est d’avoir une officine dans chacune de nos 129 galeries », confie Frédéric Després, directeur de Carmila Retail Development et directeur opérations de Carmila, une foncière commerciale, dont Carrefour est actionnaire à 35,5 %. Propriétaire de galeries marchandes, Carmila est par ailleurs actionnaire minoritaire de Pharmalley, une joint-venture montée en 2019 avec des pharmaciens. Plus que jamais avec les confinements liés à la pandémie du Covid-19, Carmila, dont les centres commerciaux sont installés historiquement en périphérie de villes moyennes et, depuis, rattrapés par l’étalement urbain, dotés de parking, entend miser sur sa proximité avec les habitants. Cette stratégie passe par un intérêt marqué pour une offre de santé. Elle s’est traduite par le lancement de la marque de cabinets dentaires Vertuo en 2020, mais aussi par l’accompagnement des officines en quête d’agrandissement (environ la moitié comprennent déjà une croix verte) ou de transfert. « Carmila propose un emplacement et Pharmalley offre une facilité de financement par le biais d’obligations », précise Frédéric Desprès. « Petit à petit, Pharmalley sort de ce système, selon des échéances prévues à 4 ou 8 ans », complète-t-il. Trois officines ont déjà ainsi été épaulées à Berck-sur-Mer (Pas-de-Calais), Annecy (Haute-Savoie), et Laon (Aisne). « Six centres vont accueillir une pharmacie à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), Ormesson (Val-de-Marne), Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), Anglet (Pyrénées-Atlantiques), Goussainville (Val-d’Oise) et Tarnos (Landes) », annonçait déjà le “Document d’enregistrement universel 2020”, de Carmila, cotée en Bourse.

Source : le pharmacien manager.

 

LEGISLATIVES

 

Législatives : Olivier Véran investi par la majorité présidentielle

« Il y a cinq ans, les Isérois m’ont fait confiance en m’élisant député. Je suis de nouveau candidat pour les représenter. Sur les sujets du quotidien et face aux défis futurs, vous pourrez compter sur mon engagement », a annoncé Olivier Véran sur son compte Twitter, vendredi 6 mai. L’actuel ministre des Solidarités et de la Santé a été investi sous la bannière de la majorité présidentielle pour les élections législatives qui se dérouleront les 12 et 19 juin, selon les listes dévoilées par La République en marche (LREM). Olivier Véran se présente dans la première circonscription de l’Isère, où il avait été élu en juin 2017, avant de démissionner pour rejoindre le gouvernement en février 2020.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Jean-Luc Mélenchon annonce qu’il ne sera pas candidat à sa réélection à Marseille

Le leader de la France insoumise a annoncé ce jeudi 12 mai à Marseille qu’il ne se représenterait pas dans la 4ème circonscription des Bouches-du-Rhône pour les élections législatives, annonçant l’investiture revenait à son directeur de campagne, l’eurodéputé Manuel Bompard. Pour Jean-Luc Mélenchon Emmanuel Bompard « est une des figures parmi les plus éminentes de la nouvelle génération ». Dans cette circonscription Jean-Luc Mélenchon a dépassé les 54 % des voix au premier tour de la présidentielle le 10 avril. Pour mémoire, l’ex-candidat à la présidentielle avait affirmé dimanche dernier se préparer « plutôt à l’idée d’être premier ministre qu’à l’idée d’être de nouveau député ».

Source : BTA.

 

Gérard Larcher, président du Sénat, réaffirme que LR doit rester une force d’opposition indépendante.

Il souligne : « Après la présidentielle, où au premier tour près de 60% de nos concitoyens ont voté pour des candidats qu’on peut qualifier de protestataires, (…) est-ce qu’on imagine l’opposition à l’Assemblée nationale incarnée simplement par LFI ou le Rassemblement national? Je dis non : il y a la place pour une opposition d’une droite républicaine alliée à l’UDI et aux centristes ». Il ajoute notamment que l’objectif de LR lors du scrutin des 12 et 19 juin est « d’avoir un maximum de députés». Par ailleurs, alors que Christian Jacob, à la tête du groupe LR, quittera son poste après les législatives, le parti est à la recherche d’un nouveau président. Alors que de nombreux noms circulent déjà (Eric Ciotti, Laurent Wauquiez, Rachida Dati…le député du Vaucluse Julien Aubert s’est également dit intéressé.

Source : BTA.

 

AILLEURS

 

Pharmasimple : changement de stratégie du online au brique et mortier

La société belge de e-parapharmacie créée en 2010, Pharmasimple, qui a repris les sites français Pharmazen et 1001Pharmacies, va petit à petit réduire ses investissements en e-commerce pour acheter des… officines physiques. Une opération possible en Belgique, contrairement à notre pays. « Désormais, nous sommes convaincus que le business de la pharmacie en ligne ne gagnera pas d’argent », estime Michaël Willems, cofondateur avec son épouse pharmacienne Annabelle Thiry, et président de l’entreprise qui a réalisé en 2021 un chiffre d’affaires de 30 M€ (en recul de 33 %), dont « 85 % en France ». « Le marché va encore se durcir. Cela deviendra encore plus compliqué de fidéliser en ligne. Le seul moyen de s’en sortir c’est d’être en face des clients et de les conseiller », conclut celui qui a commencé à remonter ses prix en ligne et à diminuer ses investissements en référencement. La transformation du modèle fait l’objet d’un financement de 200 M€ sous forme d’obligations convertibles, auprès du fonds Alpha Blue Ocean. Cette décision intervient après deux événements majeurs. Après un « nettoyage » de l’actionnariat, Pharmasimple a déjà acheté sept officines en Belgique (quatre arborent déjà le nom Pharmasimple en façade, début mai). La société espère en compter 15 à la fin de l’année, et ensuite, en reprendre au rythme de 30 par an. Le digital ne devrait plus représenter qu’environ 20 % du chiffre d’affaires de la société dans les prochaines années. C’est donc un revirement total de stratégie, alors que l’entreprise avait renforcé sa place sur le marché français de la e-pharmacie ces dernières années, en rachetant, Parapharmazen en 2018 et 1001Pharmacies en 2019.

Sources : le moniteur des pharmacies, le quotidien du pharmacien.

 

Le métavers, mirage ou nouvel eldorado de la e-pharmacie ?

Début mars, CVS Health, l’une des plus importantes chaînes de pharmacie et fournisseur de produits et de services de santé aux États-Unis, a annoncé avoir déposé des droits de marque pour le métavers auprès du US Patent Trade Office, l’organisme chargé d’émettre des brevets et des marques déposées aux États-Unis. Une première dans le monde de la santé. CVS Health pourra y vendre ainsi des biens et des services. Dans le détail, le géant de la pharmacie a déclaré avoir déposé son logo, vouloir créer une boutique en ligne, ou encore créer des biens virtuels. La requête auprès de USPTO mentionne « des biens virtuels téléchargeables, des biens de consommation, des ordonnances de médicament, des produits de santé et de bien-être, des produits de beauté et de soins ainsi que des biens utilisables en ligne et dans les mondes virtuels en ligne ». La demande inclut aussi la création de « biens virtuels téléchargeables créés à l’aide de la technologie de la blockchain », tels des objets de collection numériques vendus en tant que jetons non fongibles (NFT), des titres de propriété numérique émis par une blockchain et associés à un actif numérique (photo, vidéo, etc.).Au nombre de ses requêtes, CVS Health souhaite également transférer des services de santé traditionnellement dispensés en magasin vers un environnement virtuel. Citons : les services de traitement médical non urgent, comme des programmes de bien-être ou encore des services de conseil en nutrition.

Lien vers l’article : https://www.lequotidiendupharmacien.fr/gestion-de-lofficine/e-sante/le-metavers-mirage-ou-nouvel-eldorado-de-la-e-pharmacie?xtor=EPR-2-%5BNL_editionhebdo%5D-%5B20220505%5D&utm_content=20220505&utm_campaign=NL_editionhebdo&utm_medium=newsletter&utm_source=qph