ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES
Le grossiste-répartiteur Phoenix OCP confirme sa stratégie dans la vente en ligne
Branlebas de combat dans la vente en ligne de médicaments en Europe. Le grossiste-répartiteur Phoenix OCP charge Maximilian Achenbach, expert du e-commerce des produits de santé et ancien dirigeant du portail gesund.de, de développer cette activité sur le marché français. Entré au 1er février au comité de direction du grossiste-répartiteur Phoenix OCP, Maximilian Achenbach y prend la responsabilité de la transformation digitale et plus particulièrement du développement du e-commerce de la filiale française de Phoenix group. Le choix de Maximilian Achenbach n’est pas fortuit puisque ce dirigeant était depuis 2021 à la tête du portail gesund.de, filiale de Phoenix Group, utilisé aujourd’hui par un titulaire allemand sur trois. Le principe du portail gesund.de repose sur la pharmacie de proximité et mise sur le lien entre patients et officine physique, loin des géants de la vente en ligne très actifs sur le marché allemand.
Source : le quotidien du pharmacien.
Adoption amendement relatif à l’extension de l’expérimentation des antennes de pharmacie
Dans le prolongement de l’examen en Commission des lois, le mercredi 28 janvier, de la proposition de loi visant à faciliter la création et le fonctionnement des communes nouvelles, l’amendement relatif à l’extension de l’expérimentation des antennes de pharmacie a été adopté. Cet amendement ouvre la possibilité aux pharmaciens titulaires de la commune nouvelle ou d’une commune limitrophe de créer une antenne d’officine au sein de l’ancienne commune constitutive où la dernière pharmacie a cessé son activité, dès lors que l’approvisionnement en médicaments est compromis. La Commission des lois s’est ainsi prononcée en faveur de cette proposition de loi, qui a été votée en séance publique le 5 février dernier. Le texte a ensuite été transmis à l’Assemblée nationale, en vue d’une promulgation envisagée courant 2026.
Lien vers le dossier législatif : https://www.senat.fr/dossier-legislatif/ppl25-251.html
Ustékinumab : avis favorable à la substitution biosimilaire par le pharmacien
L’ANSM a rendu un avis favorable à la substitution, par le pharmacien, des médicaments biosimilaires de l’ustékinumab. Le médicament de référence Stelara est indiqué dans la maladie de Crohn chez l’adulte et l’enfant à partir de 40 kg, ainsi que dans la rectocolite hémorragique chez l’adulte. Cette substitution ne sera toutefois possible qu’après la publication d’un arrêté au Journal officiel. Elle portera alors à onze le nombre de groupes biologiques substituables en officine. L’ANSM précise que la substitution par le pharmacien ne devra se faire que « sous réserve du respect, par le prescripteur et le dispensateur, de la continuité de traitement, en fonction des indications mentionnées dans chaque AMM des spécialités de ce groupe ».
Source : le quotidien du pharmacien.
Rappel de laits infantiles : deux nouvelles marques
A la suite d’un nouveau seuil limite de céréulide fixé par l’Europe dans les laits infantiles, des boîtes de lait Blédilait, Gallia, Guigoz, Picot ont été rappelées et retirées des rayons dans une soixantaine de pays. En France, une dizaine de nourrissons ont dû être hospitalisés et depuis lundi, deux nouvelles marques de lait sont touchées. Le 2 février, il y a eu un deuxième rappel par Vitagermine de trois lots Babybio Optima 1er âge (800 g) ainsi que Babybio Caprea 1er âge (800 g) en vente depuis le 11 septembre 2025 ainsi qu’un premier rappel par Popote de deux lots du lait 1er âge (400 g et 800 g) commercialisés entre le 26 novembre 2025 au 1er février 2026. Les pharmaciens sont appelés à la vigilance. La France va durcir la réglementation sur le lait infantile en abaissant le seuil autorisé de toxine céréulide, après des rappels massifs de produits et le décès suspect de deux nourrissons. Cette décision fait suite à une réunion de coordination européenne et s’aligne sur les nouvelles recommandations attendues de l’Autorité européenne de sécurité des aliments. Le ministère précise que les fabricants ont été sommés de s’y conformer immédiatement, avertissant que « cet abaissement du seuil est susceptible d’entraîner de nouveaux retraits et rappels dans les jours à venir ».
Lien vers toutes les marques rappelées : https://www.lequotidiendupharmacien.fr/exercice-pro/liste-des-rappels-de-lots-de-lait-infantile
Sources : le moniteur des pharmacies, le quotidien du pharmacien, pharm-enews.fr.
Contre le « médecins bashing », un site aide les patients à mieux comprendre les honoraires des praticiens
« Les chiffres parlent souvent mieux que les longs discours »… Pour aider les patients à comprendre la réalité qui se cache derrière les honoraires médicaux, un collectif de médecins libéraux a mis au point la plateforme honoraires.app. Un outil de recherche en ligne permet aux patients de décortiquer les tarifs des actes et des spécialités et voir leur évolution depuis 2005. « Ce n’est pas votre médecin qui est trop cher. C’est votre base de remboursement qui est obsolète », écrit un collectif de praticiens libéraux* sur le nouveau site honoraires. app. Le site ambitionne de faire comprendre aux patients « la réalité économique » qui se cache derrière la facture médicale. « Imaginez si le prix de votre baguette de pain était resté bloqué au tarif de 2005, alors que la farine et l’électricité augmentaient chaque année », compare le site, pointant des « tarifs Secu gelés depuis 20 ans ».
Pour en savoir plus : https://honoraires.app/
Nexum Pharma lance un standard vocal intelligent au service des officines
Grâce à l’intelligence artificielle, un nouvel assistant téléphonique promet de soulager les équipes officinales tout en améliorant la qualité de service aux patients. Testée dans plusieurs pharmacies, la solution développée par Nexum Pharma entend répondre aux enjeux croissants de gestion des appels et de satisfaction patient/client. Actuellement testé dans une quinzaine d’officines en France, le standard vocal intelligent de Nexum Pharma est directement relié au système téléphonique et au stock de la pharmacie. Il propose cinq fonctionnalités principales : vérifier la disponibilité d’un médicament, commander une livraison, laisser un message, identifier un appel commercial, obtenir les horaires et les disponibilités de l’officine. Le pharmacien titulaire peut également enrichir le dispositif en intégrant des services complémentaires, comme la prise de rendez-vous pour la vaccination ou les entretiens pharmaceutiques. Proposée au tarif de 150 euros par mois, la solution suscite déjà l’intérêt des groupements, avec lesquels Nexum Pharma est actuellement en discussion. Elle sera officiellement présentée lors du salon PharmagoraPlus, les 14 et 15 mars prochains, porte de Versailles, sur l’espace E-Santé.
Source: pharm-enews.fr.
Municipales 2026 : la FSPF entre en campagne
Afin de faire de la pharmacie d’officine une préoccupation centrale des futurs édiles de la Nation, le syndicat mobilise d’ores et déjà ses troupes. Les 15 et 22 mars prochains, les Français se rendront aux urnes pour élire les 34 875 maires des communes métropolitaines et des départements d’outre-mer, sans oublier ceux des 33 communes de Nouvelle-Calédonie, des 48 de Polynésie française et des 2 de Saint-Pierre-et-Miquelon. Saisissant cette opportunité donnée aux pharmaciens de faire entendre leur voix auprès des futurs élus de terrain, la FSPF a mis au point un « kit de campagne » à destination des présidents des syndicats départementaux, a annoncé Philippe Besset.
Source : le pharmacien de France.
Messages d’alerte sanitaire : nouvelles modalités de communication auprès des professionnels de santé
Afin de gagner en lisibilité et en efficacité, les messages d’alerte destinés aux professionnels de santé, émanant du ministère de la Santé, évoluent. Afin de s’assurer de les recevoir correctement, les pharmaciens sont invités à communiquer et mettre à jour leur adresse électronique déclarée à l’Ordre via le portail e-POP.
Lien vers l’article de l’Ordre : https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/messages-d-alerte-sanitaire-nouvelles-modalites-de-communication-aupres-des-professionnels-de-sante
France Assos Santé demande un encadrement des prescriptions de fluoroquinolones
Suite à la publication d’une enquête par « Le Média » sur les effets indésirables graves liés aux fluoroquinolones, le collectif d’associations de patients France Assos Santé demande un meilleur encadrement de la prescription de ces antibiotiques. Le collectif, qui réunit plusieurs dizaines d’associations de patients, dénonce le « laxisme des autorités » sur le sujet.
Pour en savoir plus : https://www.france-assos-sante.org/bon_mauvais_point/fluoroquinolones-et-effets-indesirables-graves-nous-demandons-urgemment-un-encadrement-de-leur-prescription/
La nécessité d’un cadre réglementaire pour la PDA
Aujourd’hui, l’UNPF défend que l’érosion des marges officinales sur les génériques menace directement la PDA. L’Union nationale des pharmacies de France (UNPF) estime que la préparation des doses à administrer (PDA), activité essentielle pour sécuriser la prise en charge médicamenteuse des 600 000 résidents d’EHPAD, souffre d’une lacune structurelle : l’absence de cadre réglementaire. Selon l’UNPF, le seul moyen pour les pharmaciens de rendre la PDA viable est de se rémunérer sur les volumes de médicaments vendus qui sont pour l’essentiel des génériques. « Les pharmacies réalisant la PDA dépendent plus étroitement encore que les autres des génériques » analyse le syndicat.
Lien vers l’article : https://www.unpf.eu/actualites/actualites/en-2026-il-faut-mettre-la-pda-en-soins-durgence
Élus, ordinaux et officinaux partagent leurs solutions dans une pharmacie des Landes
Comment assurer la sauvegarde du maillage officinal ? C’est l’enjeu prioritaire auquel doit répondre la profession à l’heure où les fermetures d’officines se multiplient, en particulier dans les zones rurales. Deux solutions sont aujourd’hui préconisées pour garantir une présence pharmaceutique sur l’ensemble du territoire : mieux valoriser l’accompagnement du patient par les pharmaciens et définir un nouveau modèle pour leur rémunération. « Il faut mieux valoriser ce que l’on fait déjà en termes d’accompagnement du patient, la vaccination, le dépistage, l’orientation… et rémunérer tous ces actes que nous faisons aujourd’hui gratuitement. Je ne suis pas sûre que les élus présents avaient pleinement conscience de tout ce que les pharmaciens peuvent être amenés à faire aujourd’hui », confie l’officinale Nathalie Cantarelli, qui espère que ces échanges avec députés et sénateurs s’avéreront utiles pour l’avenir.
Source : le quotidien du pharmacien.
“Nous n’étions que deux étudiants de garde, sans tuteur, ChatGPT a peut-être bien sauvé cette vie”: de la fac de médecine aux hôpitaux, l’intelligence artificielle devient un recours vital dans un système de santé sous tension
De plus en plus d’étudiants et de médecins ont recours à l’intelligence artificielle pour gagner du temps sur des tâches chronophages, de la rédaction de comptes rendus à l’aide au diagnostic. Longtemps taboue en France, l’IA médicale s’impose sous la pression du manque de personnel et du sous-financement du système de santé.
Les IA échouent aux questions sur la santé des femmes
Confrontés à près de 350 questions relatives à la santé des femmes, les 13 agents conversationnels les plus populaires ont échoué à donner des conseils adéquats dans au moins la moitié des cas. En moyenne, 60% des réponses ont été jugées incorrectes, « avec des variations importantes entre les disciplines et les types d’erreurs ». Parmi les erreurs les plus fréquentes : dosage des médicaments, recommandations de traitements obsolètes ou incorrectes, erreurs factuelles, ou le fait de ne pas noter qu’un traitement serait urgent.
Lien vers l’article : https://www.sciencepresse.qc.ca/actualites-scientifiques/2026/01/29/ia-echouent-aux-questions-sante-femmes
États généraux de la santé et de la protection sociale : répondez au questionnaire !
L’USPO est partenaire des États généraux de la santé et de la protection sociale afin que les pharmaciens d’officine puissent apporter leur vision de l’avenir de la santé et de la protection sociale dans notre pays.
Lien vers le questionnaire : https://consultation.placedelasante.fr/survey/egsps
Expert de la santé et du grand âge, le député socialiste Jérôme Guedj candidat à la présidentielle
Premier socialiste à se déclarer candidat à la présidentielle de 2027, Jérôme Guedj revendique une gauche républicaine et laïque. Le député est reconnu comme un expert des questions sociales, du grand âge et des Ehpad.
Source : le quotidien du médecin.
À Saint-Cyr-sur-Morin, le combat continue pour le retour d’une pharmacie
Privée de pharmacie depuis 2020, la commune de Saint-Cyr-sur-Morin (Seine-et-Marne) a lancé une pétition pour obtenir la réouverture d’une officine. Malgré l’engagement des élus et des habitants, les blocages législatifs freinent toujours l’accès aux soins dans ce territoire rural jugé fragile.
Cancer de la peau : se faire dépister en officine
À l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer le 4 février, Tessan a lancé une campagne nationale de dépistage du cancer de la peau en pharmacie, qui s’étendra sur tout le mois de février. Un service accessible sans rendez-vous et sans ordonnance, avec un avis dermatologique sous 48 heures ouvrées. Dans le cadre de cette campagne nationale, les avis dermatologiques en pharmacie sont proposés les mardis, mercredis et jeudis, tout au long du mois de février, selon l’organisation de chaque officine. Un site permet de trouver rapidement la pharmacie équipée la plus proche : www.tessan.io/dermatologue-sans-rendez-vous.
Source : pharm-enews.fr
CHIFFRES
Alors que les attestations 2025 d’autoévaluation de démarche qualité à l’officine doivent être envoyées à l’assurance-maladie avant le 27 février, le nouveau formulaire pour 2026 est déjà en ligne. Il s’appuie sur une version actualisée et enrichie du Référentiel qualité, fruit de deux ans de travail collectif des acteurs de la profession. Un document clair et concret. Pour se lancer : https://www.demarchequaliteofficine.fr/je-m-evalue-connexion
Les tarifs forfaitaires de responsabilité (TFR) visant plusieurs molécules dispensées au quotidien (simvastatine, desloratadine, rosuvastatine…), initialement prévus pour le 15 janvier, entreront en vigueur le 1er mars. Tels qu’ils sont fixés aujourd’hui, ces TFR pourraient entraîner un reste à charge pour les patients. Lien vers le JO : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053439960
Le baromètre de l’association d’industriels NèreS s’appuie sur les données de 14 761 pharmacies. Il porte sur les produits vendus sans remboursement (médicaments, dispositifs médicaux, compléments alimentaires), appelés « de premier recours ». Ils représentent en moyenne un cinquième du chiffre d’affaires d’une pharmacie et 42 % des boîtes qui y sont dispensées. La vaccination a continué sa progression, en hausse de 15 % en 2025 à 21,3 millions d’actes, dont 9,5 millions pour la grippe (+ 5,4 %).
La charge de travail en officine est en constante augmentation. L’impact sur la santé des pharmaciens est lourd. A tel point que 37 % des titulaires sont en risque sévère de burn-out. Ce burn-out s’explique en partie par les cadences de travail : d’après l’étude, 84,1 % des titulaires interrogés ressentent leur rythme de travail comme souvent ou toujours soutenu. Les difficultés de recrutement sont également citées comme un facteur de risque non-négligeable d’épuisement. L’enquête révèle aussi que moins un titulaire est satisfait de sa rémunération, plus les risques d’épuisement sont élevés. Autre fait marquant : être un homme multiplie par 3,5 le risque de burn-out sévère lié au travail.
Un message « DGS-Urgent » en date du 4 février confirme l’existence de plusieurs cas autochtones de chikungunya en Guyane. Des cas sont signalés depuis le 23 janvier dans plusieurs secteurs distincts, suggérant « une circulation virale à bas bruit déjà installée », préviennent les autorités sanitaires. Source : le quotidien du pharmacien.
Pour se voir dispenser les médicaments oraux à base de finastéride 1 mg, les patients devront présenter une attestation annuelle d’information partagée, cosignée par le médecin et par le patient. Deux dates clés sont à retenir : 16 avril et 16 juin. La mesure s’applique à compter du 16 avril pour toute initiation de traitement, à partir du 16 juin pour les patients en cours de traitement. Cette attestation remplace le document d’information pour les patients mis en place en 2019. Seuls les médicaments administrés par voie orale à base de finastéride 1 mg sont concernés. Source : le quotidien du pharmacien.
Partie de l’indignation d’une patiente, une pétition contre le gaspillage de médicaments non utilisés a recueilli 13.000 signatures en trois jours, constate Le Moniteur des Pharmacies. Son autrice, Marielle, dénonce une situation qu’elle juge absurde: « La boîte contient 30 comprimés. Je ne dois en prendre que 2. Les 28 restants vont partir à la destruction. » Ce mouvement citoyen fait écho aux travaux engagés après un rapport de la Cour des comptes, qui estime le coût annuel du gaspillage entre 561 millions et 1,7 milliard d’€. La pétition, qui plaide notamment pour des conditionnements mieux adaptés et une dispensation à l’unité strictement encadrée, doit être remise à la ministre de la Santé dans l’espoir d’ »une réglementation rapide et effective ».
23 % des personnes âgées de 65 ans et plus ont eu au moins une prescription de benzodiazépines (BZD) en 2022 en France, selon une enquête de l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé, rendue publique en janvier. Le pourcentage était de 28% en 2012, précise Le Monde. Malgré cette baisse, la consommation de ces traitements reste problématique, les benzodiazépines au long cours étant associées chez les personnes âgées à une augmentation des risques d’effets indésirables, tels des chutes et des troubles de la mémoire.
Dans un nouveau rapport, l’Anses dresse une évaluation complète des risques sanitaires liés au vapotage en France, à partir de près de 3.000 études. Elle confirme ainsi que les risques sont inférieurs à ceux du tabac, mais bien réels: en présence de nicotine, des effets cardiovasculaires sont jugés probables, et des atteintes respiratoires possibles, notamment pour la bronchopneumopathie chronique obstructive. Si aucun effet cancérogène n’est démontré à ce stade, le rapport souligne aussi les incertitudes sur les effets à long terme, en raison du recul encore limité et du fort taux de double usage tabac-vape. Source : Le Point.
720 000 : c’est le nombre de candidatures au diplôme d’Etat d’infirmier déposées sur Parcoursup en 2025. La formation était la troisième la plus demandée, derrière le Pass et les cursus d’ingénieurs. Cet engouement traduit l’attractivité d’une formation perçue comme concrète et porteuse de sens, malgré un taux d’abandon encore élevé en première année.
Pour lutter contre les déserts médicaux et l’autocensure à l’entrée des études de santé, des campus de médecine délocalisés se développent en France. Depuis septembre 2025, 35 étudiants suivent ainsi leur première année de médecine de l’Université Claude-Bernard Lyon 1 depuis Aubenas, en Ardèche. Les cours sont retransmis en direct depuis Lyon, avec un accompagnement pédagogique sur place. L’objectif est de favoriser l’égalité des chances et, à terme, l’installation de professionnels de santé dans des territoires sous-dotés. « L’idée est qu’ils se projettent ici, d’abord en stage, puis dans l’avenir », explique à La Croix Julie Audigier, à l’origine du projet.
Medaviz, acteur de télémédecine dédiée aux acteurs de santé, a dévoilé les résultats de la sixième édition de son étude annuelle sur les usages de la téléconsultation. Parmi les chiffres clés, on notera : – 72,5 % des praticiens actifs ont moins de 50 ans,
- Plus de la moitié des praticiens suivent plus de 50 patients,
- Chez les patients, les femmes restent les premières utilisatrices,
- Une seule téléconsultation par an pour 80 % des patients.
Les laboratoires Leo rappellent un lot de leur anticoagulant Innohep 2 500 UI anti-Xa/0,25 ml en boîte de 10 seringues, en raison d’un défaut de conditionnement (Le lot en question : lot D46686 (exp. 09/2028) de leur héparine Innohep 2 500 Ul, présentée en boîte de 10 seringues préremplies (CIP : 34009 334 331 5 4)). Source : le quotidien du pharmacien.
Si le recours aux contraceptifs délivrés au comptoir a globalement baissé de 10,6 % sur les six dernières années, les délivrances de contraception d’urgence, elles, sont en augmentation. C’est ce que confirme le Baromètre 2025 de NèreS.
En 2024, à 65 ans, les hommes peuvent espérer vivre 10,5 ans sans incapacité et les femmes 11,8 ans. L’espérance de vie sans incapacité à 65 ans a progressé d’1 an et 9 mois depuis 2008, pour les femmes comme pour les hommes. Cependant, l’essentiel de cette hausse a eu lieu entre 2008 et 2019, car depuis 2019 l’indicateur n’a progressé que de 4 mois pour les femmes et de 1 mois pour les hommes. Source : Drees.
La Région Île-de-France a adopté, le 29 janvier 2026, une nouvelle étape de son Plan santé. Face à la persistance des tensions sur l’offre de soins en Île-de-France, cet « Acte 2 » prévoit de nouveaux dispositifs en faveur des professionnels de santé et des territoires les plus fragiles : « bonus » à l’installation, aide à la sécurisation des cabinets, nouvelle aide à l’aménagement et à l’équipement, poursuite du déploiement des maisons de santé et lancement d’une option santé au lycée pour susciter des vocations. Pour en savoir plus : https://www.iledefrance.fr/toutes-les-actualites/la-region-renforce-son-action-pour-faciliter-lacces-aux-soins-des-franciliens
130 milliards d’euros. C’est la valeur monétaire annuelle des pertes liées aux décès prématurés imputables à la pollution de l’air par les particules fines (PM2,5) en France. Ce calcul de la Direction générale du Trésor intègre à la fois les coûts de santé directs et les pertes économiques indirectes, notamment de productivité, sur la période 2016-2019.
Le « plan grand âge », souhaité par Emmanuel Macron dès 2018 et qui devait se concrétiser début 2026, est de nouveau reporté sine die. Charlotte Parmentier-Lecoq, ministre déléguée chargée des Personnes handicapées et de l’Autonomie, devait le mettre en œuvre ; mais elle a annoncé mercredi 4 février son départ du gouvernement, explique Libération. Aucune nouvelle date n’a été fixée pour la présentation de ce plan alors que les professionnels du secteur du grand âge pressent depuis des années l’exécutif d’élaborer une stratégie de moyen terme et de débloquer les financements nécessaires. Selon les projections démographiques et épidémiologiques, quatre millions de personnes âgées seront en perte d’autonomie en 2050.
La préfecture et l’ARS Nouvelle-Aquitaine ont organisé hier, à Saintes, une grande conférence publique contre la désinformation vaccinale, diffusée en direct sur les réseaux sociaux. L’initiative vise une ville particulièrement perméable aux discours antivax, où des associations sont actives et des opérations de tractage ont été signalées devant des établissements scolaires, notamment contre la vaccination HPV. L’ARS alerte sur un effritement des couvertures vaccinales depuis 2021. Pour le vaccin ROR, le taux est de 95%, de 89% pour le vaccin contre les méningocoques. Lien vers l’article : https://www.leparisien.fr/charente-maritime-17/je-suis-legitime-a-saintes-le-prefet-met-le-paquet-contre-les-antivax-04-02-2026-K7TSJ644AJDDTFMCTZQOXB7RTI.php
Face à la baisse continue de la fertilité, le gouvernement prévoit d’envoyer, avant la fin de l’été, un courrier d’information à tous les Français âgés de 29 ans, afin de mieux éclairer leurs choix en matière de procréation. Ce message portera sur la contraception, la santé sexuelle, l’aide médicale à la procréation et l’autoconservation des gamètes, autorisée hors motif médical depuis la loi de bioéthique de 2021. Le ministère de la Santé entend ainsi répondre à une situation qui concerne « un couple sur huit », dans le prolongement du « réarmement démographique » voulu par Emmanuel Macron.
Cadeaux des laboratoires Urgo : 14 pharmaciens normands condamnés pour avoir accepté des avantages contraires à la loi. Le tribunal de Rouen leur a infligé des peines d’amendes de 3 000 à 16 000 euros pour avoir reçu près de 175 000 euros de présents de l’entreprise pharmaceutique entre 2015 et 2021. L’affaire s’inscrit dans un dossier plus large, avec plus de 8.500 pharmaciens concernés, pour un montant global de 55 millions d’€. Source : Le Monde.
La grippe continue de circuler en France, mais son intensité recule, selon le dernier bilan hebdomadaire de Santé publique France publié le 4 février. Toutes les régions hexagonales restent en situation épidémique, à l’exception de l’Ile-de-France, passée en phase de post-épidémie. Dans leurs nouvelles projections, l’Institut Pasteur et Santé publique France anticipent ainsi « une diminution du recours aux soins au cours des quatre prochaines semaines ». Fin 2025, la couverture vaccinale atteignait 46,3% des personnes ciblées, un niveau supérieur à celui observé un an plus tôt. Source : France info.
La promesse du Royaume-Uni de payer plus cher certains médicaments pour s’éviter les droits de douane américains sur le secteur pharmaceutique coûtera 1 milliard de £ sur trois ans au service de santé anglais, le NHS. Source : Le Figaro.
À l’occasion de la présentation de la deuxième feuille de route de la stratégie de lutte contre le cancer 2021-2030, ce 4 février, l’Institut national contre le cancer présentait les 5 priorités identifiées dont le dépistage des cancers. Parmi les projets en cours, l’expérimentation sur le dépistage organisé du cancer du poumon devrait démarrer en mars prochain. L’objectif est de recruter 20 000 participants volontaires sur une période de 18 à 24 mois. Les personnes ciblées sont des fumeurs et ex-fumeurs (sevrés depuis moins de 15 ans), de 50 à 74 ans. Dans le cadre de l’expérimentation, le dépistage des cancers du poumon reposera sur la réalisation d’un scanner thoracique à faible dose. Deux scanners à un an d’intervalle seront réalisés, puis tous les deux ans. En complément, le programme prévoit pour les fumeurs un accompagnement à l’arrêt du tabac. Source : le moniteur des pharmacies.
433 136 : c’est le nombre de nouveaux cas de cancer diagnostiqués en 2023 en France métropolitaine. Un chiffre, qui rappelle l’ampleur du défi collectif et l’importance cruciale du dépistage, souligne l’Assurance-maladie.
Dans un rapport rendu public, l’Institut Montaigne propose d’ »informer chacun du coût exact des prestations de santé dont il bénéficie ». Les citoyens verraient ainsi apparaître, sur leurs ordonnances ou relevés de soins, le coût de leur traitement, quand la Carte Vitale donne l’impression d’une quasi-gratuité. « Il y a une solidarité dans ce pays, mais rien ne tombe du ciel », souligne Marie-Pierre de Bailliencourt, directrice générale du think-tank. « Une jambe ou un bras cassé, c’est entre 60 et 70.000 €. » L’Assurance-maladie a d’ailleurs déjà commencé à se pencher sur le sujet. Toutefois, selon la Drees, annoncer ainsi le coût des soins pourrait renforcer le renoncement à certains actes et s’avérer finalement contre-productif auprès de certains publics précaires.
38 millions de dollars. C’est le montant record des dépenses de lobbying de l’industrie pharmaceutique américaine, via le syndicat PhRMA (Pharmaceutical Research and Manufacturers of America) en 2025, soit 22% de plus qu’en 2024, rapporte Politico.
Les Etats-Unis ont officiellement quitté l’Organisation mondiale de la santé le 22 janvier, sans régler leurs 260,6 millions de $ de contributions obligatoires dues pour l’exercice 2024-2025, rapporte Le Monde.
Jusqu’à quatre cancers sur dix dans le monde sont dus à des facteurs de risque évitables, selon une analyse de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de son Centre international de recherche sur le cancer (Circ). Dans une étude publiée dans Nature Medicine, l’institution onusienne s’est penchée sur 30 faveurs de risque évitables de cancers, en tête desquels le tabac, l’alcool et les infections. Source : le quotidien du médecin.
AILLEURS
Irlande : les pharmaciens peuvent prescrire
Les pharmaciens de toute l’Irlande pourront désormais évaluer et prescrire des traitements pour huit affections courantes : la rhinite allergique, les boutons de fièvre, la conjonctivite, impétigo, le muguet buccal, le zona, les infections urinaires basses non compliquées, la candidose vulvo-vaginale. Les patients se rendant dans les pharmacies participantes seront évalués par des pharmaciens formés, qui pourront évaluer les symptômes, donner des conseils sur l’autosoins, fournir des traitements appropriés – y compris des médicaments sur ordonnance le cas échéant – ou conseiller aux patients de contacter leur médecin généraliste. La ministre de la Santé, Jennifer Carroll MacNeill, a déclaré : « Je suis ravie de constater un tel engouement de la part des pharmacies à travers le pays, avec plus de 1 800 pharmacies inscrites au nouveau service de prise en charge des affections courantes. Plus de 2 500 professionnels ont suivi les modules de formation de base, ce qui témoigne du dévouement et de l’engagement des acteurs du secteur pharmaceutique à soutenir les patients et à renforcer les soins de première ligne.
Pour en savoir plus : https://www.irishmirror.ie/news/irish-news/health-news/major-irish-pharmacy-shake-up-36616306
https://www.gov.ie/en/department-of-health/campaigns/commonconditionsservice/
US : lancement de TrumpRx pour vendre des médicaments à prix réduit
Donald Trump, a annoncé le lancement de TrumpRx.gov, un site qui doit permettre aux Américains d’accéder à une gamme de médicaments à prix réduit. « A partir de ce soir, des dizaines de médicaments parmi les plus couramment prescrits seront disponibles à des prix considérablement réduits pour tous les consommateurs », a-t-il déclaré, en évoquant des baisses jusqu’à plus de 80% du tarif actuel. Le président américain a notamment cité l’exemple de l’antidiabétique Ozempic® (sémaglutine), également prescrit dans la lutte contre l’obésité, dont le coût sera de 199 $ (soit 168,53 €) sur la plateforme, contre environ 1.000 $ en prix « catalogue ». « Vous ne devriez plus acheter de médicaments à l’avenir sans vérifier s’ils sont disponibles à ces prix réduits » sur le site, a ajouté lors de la conférence de presse Mehmet Oz, qui pilote le programme public d’assurance-maladie. Le site ne permettra toutefois pas d’acheter directement ces médicaments, mais il orientera les patients vers d’autres sites, dont ceux des industriels, où ils pourront obtenir un bon valable en pharmacie offrant la réduction promise.
Source : Le Monde.
Les Japonaises pourront enfin acheter la pilule du lendemain en pharmacie
Soumis jusqu’ici à une consultation médicale et à la délivrance d’une ordonnance, l’accès à la contraception d’urgence hormonale est enfin assoupli au Japon. Les féministes du pays saluent une “avancée majeure”.
Lien vers l’article : https://www.courrierinternational.com/article/droits-des-femmes-les-japonaises-pourront-enfin-acheter-la-pilule-du-lendemain-en-pharmacie_240024
