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ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES
Antibiotiques : la dispensation à l’unité pourrait très vite devenir obligatoire
Le PLFSS 2027 veut faire de la dispensation à l’unité un outil de lutte contre l’antibiorésistance. Pour certaines spécialités, un arrêté pourrait imposer au pharmacien de délivrer le nombre exact d’unités prescrites. Le périmètre et les modalités restent à fixer. L’article 28 du PLFSS 2027, consacré à la préservation de l’efficacité des antibiotiques et à leur disponibilité, prévoit qu’un arrêté des ministres chargés de la Santé et de la Sécurité sociale puisse rendre obligatoire la délivrance à l’unité (DAU) de certains antibiotiques. Le texte ne fixe pas encore la liste des spécialités concernées, mais inscrit clairement cette possibilité dans le Code de la santé publique. Le texte prévoit aussi de pouvoir restreindre certaines prescriptions d’antibiotiques en télémédecine. Lorsqu’un examen clinique à distance ne permet pas de garantir la pertinence ou la sécurité de la prescription, un arrêté pris après avis de la Haute Autorité de santé pourra fixer des conditions particulières ou limiter la prescription à certaines situations.
Source : le moniteur des pharmacies.
Lien vers l’article de la revue pharma : https://www.revuepharma.fr/2026/10/dispensation-a-lunite-justificatif-de-prescription-ce-qui-pourrait-changer-pour-les-antibiotiques-avec-le-plfss/
Dispositifs médicaux : une taxe à 150 millions d’euros qui crispe les industriels
Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour l’année 2027 crée une nouvelle contribution pour les fabricants de dispositifs médicaux. Ces derniers évaluent cette taxe supplémentaire à plus de 150 millions d’euros par an et agitent des menaces de délocalisation si elle venait à être votée. Une contribution à hauteur de 3,6 % est exigée aux entreprises de dispositifs médicaux (DM) au titre de l’année 2027. Cette taxe introduite par le PLFSS 2027 a pour objectif d’adapter la contribution de ce secteur à la forte croissance des dépenses qu’il engendre pour l’Assurance maladie : +4,7 % par an en moyenne, pour « une dépense remboursée brute de plus de 12,1 milliards d’euros en 2025 », détaille le texte.
Source : le moniteur des pharmacies.





ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES
PLFSS 2027 : les groupements dans le collimateur
L’article 10 est consacré entièrement aux groupements. Le projet instaure un cadre juridique dédié aux groupements, renforce la transparence et le contrôle de leurs activités, et crée une contribution de 15 % sur certaines rémunérations reçues des entreprises pharmaceutiques pour des médicaments remboursables. Ces mesures pourraient s’appliquer à compter du 1er janvier 2027 sous réserve de l’adoption du texte. Le PLFSS 2027 prévoit une contribution de 0,1 milliards d’euros sur les flux financiers de ces acteurs, « tout en assurant davantage de transparence et de contrôle déontologique quant aux liens avec les officines ».
Lien vers le projet de texte : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17b3211_projet-loi
La position des syndicats sur l’article 10 du PLFSS
Les syndicats de pharmaciens soutiennent le principe, mais jugent le rendement attendu trop faible au regard des besoins du réseau. Les deux syndicats de pharmaciens font la même lecture : la contribution alimentera d’abord la branche maladie, avant de pouvoir revenir vers les officines par la voie conventionnelle. Guillaume Racle, élu national à l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO), et Julien Chauvin, président de la commission Études et stratégie économiques de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), soulignent que ce fléchage vers les officines n’est pas garanti dans le texte. Ils considèrent toutefois ce passage par l’Assurance maladie comme le canal attendu pour refinancer ensuite le réseau. Les deux syndicats s’accordent à penser que ce montant risque de se révéler insuffisant au regard des besoins du réseau. Guillaume Racle partage cette analyse. « Dans tous les cas, ce ne sera pas suffisant. » L’USPO veut également faire valoir les économies générées par les biosimilaires et d’autres mesures afin d’augmenter l’enveloppe destinée au réseau. Le syndicat défend une première injection financière rapide, avant une réforme de la rémunération étalée sur plusieurs années. La FSPF comme l’USPO voient dans ces obligations la traduction d’une demande ancienne de transparence. « Nous avions demandé de la transparence vis-à-vis de tous les acteurs », rappelle Julien Chauvin. Reste que la diversité des structures juridiques, des filiales et des activités exercées par certains groupements pourrait compliquer la lecture des flux.
Source : le moniteur des pharmacies.
