Actualités du 22 au 26 janvier 2024

ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES

 

Sa pharmacie « décorée »: Agnès Firmin Le Bodo prête à porter plainte

Déjà près de 20 000 vues pour le post d’Agnès Firmin Le Bodo publié le 20 janvier sur son compte Twitter (X), annonçant qu’elle allait porter plainte contre les « petits plaisantins qui ont souhaité décorer » sa pharmacie. Samedi 20 janvier, l’ex-ministre de la Santé et de la Prévention par intérim a en effet constaté, collée sur la vitrine de son officine au Havre, une feuille en format A4 l’accusant à mots couverts de soutenir le projet d’autoroute A69 entre Toulouse et Castres où est implanté le laboratoire Pierre Fabre. Une affiche appelant à boycotter les produits du dit laboratoire. Après l’affaire Urgo, la polémique autour de sa visite à l’Institut Jérôme Lejeune et son départ du ministère de la Santé, pas de répit pour Agnès Firmin Le Bodo !

Source: pharm-enews.fr

 

Immobilier, santé, Smic : les idées explosives du député Ferracci pour doper la croissance

Marc Ferracci est l’homme clé de la « loi Macron II » à venir, censée lever les blocages qui freinent l’emploi et empêchent les prix de baisser. Dans sa première interview sur le sujet, le député Renaissance révèle les secteurs ou acteurs qu’il passe au peigne fin : agences immobilières, labos de biologie, pharmacies ou grande distribution. Il expose aussi ses idées pour flexibiliser le marché du travail, avançant une piste de réforme explosive : la fin de l’indexation automatique du smic, en transférant sa revalorisation à des négociations entre syndicats et patronat.

Lien vers l’article : https://www.challenges.fr/politique/immobilier-sante-smic-les-idees-explosives-du-depute-ferracci-pour-doper-la-croissance_881185

 

Enjeux écologiques : troisième séance de travail le 24 janvier 2024

La question des enjeux écologiques était au cœur de la troisième séance des négociations sur le volet économique de la convention pharmaceutique entre l’Assurance-maladie et les syndicats de pharmaciens. La question de la dispensation de médicaments à l’unité (DAU) a notamment été abordée. “La Cnam a beaucoup insisté sur la DAU, nous lui avons répondu que nous n’en voulons toujours pas”, synthétise pour Le Quotidien du Pharmacien Pierre-Olivier Variot, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO). Même position du côté de Yorick Berger, responsable des relations avec la chaîne du médicament de la FSPF. “Pour nous, la DAU n’est pas l’alpha et l’oméga de l’écologie en pharmacie”, résume-t-il. En avril 2023, un an après sa mise en place pour certains médicaments, la DAU ne représentait d’ailleurs que 0,1% des délivrances de médicaments en officine, soit 772.000 médicaments vendus à l’unité entre mai et décembre 2022 sur un total de 600 millions d’actes de délivrance de médicaments remboursables par an. Pour la FSPF comme l’USPO, l’engagement écologique du pharmacien peut et doit se matérialiser par d’autres moyens. Pierre-Olivier Variot cite notamment « le déploiement de nouveaux TROD, les entretiens pharmaceutiques, la juste dispensation, privilégier des médicaments qui ont un impact écologique plus faible quand c’est possible ou encore encourager les livraisons de médicaments par les grossistes-répartiteurs. Les livraisons en direct sont très chronophages que ce soit en temps ou en énergie », rappelle-t-il. Autre idée soumise par les représentants des pharmaciens, la création d’une ROSP qui valoriserait l’engagement environnemental des officinaux.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

L’indicateur « Logiciel d’aide à la dispensation HAS » : pas pour cette année

« Attention ! », alerte la FSPF : « L’indicateur socle de la ROSP numérique “Logiciel d’aide à la dispensation HAS “est neutralisé pour l’année 2023, vous n’avez pas à renseigner cet indicateur, ni à transmettre un justificatif (bien qu’il soit actif, l’outil ne vous permet pas de renseigner cet indicateur)». Le syndicat précise que le paiement provisionnel de la ROSP pour le développement du numérique en santé et l’amélioration de l’accès aux soins 2023 sera effectué en avril 2024, le paiement de la ROSP bon usage des produits de santé avant la fin du 1er trimestre 2024. Pour mémoire, les pharmaciens ont jusqu’au 26 février pour remplir leur déclaration d’indicateurs pour les ROSP 2023 sur le site amelipro. Pour rappel, le titulaire doit, pour effectuer cette déclaration, se rendre à la rubrique « Convention – ROSP » de son compte amelipro et se connecter à l’aide de sa carte CPS ou eCPS.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Grippe : l’épidémie s’intensifie, la campagne de vaccination est prolongée jusqu’au 29 février

Dans un contexte de circulation élevée des différents virus respiratoires, les autorités sanitaires ont décidé de prolonger la campagne de vaccination contre la grippe jusqu’au 29 février 2024 (au lieu du 31 janvier). La vaccination est particulièrement recommandée chez les personnes à risque susceptibles de développer une forme grave de la maladie. Pour ces populations, le vaccin est intégralement pris en charge par l’Assurance Maladie et représente la meilleure façon de se protéger du virus et de ses complications. En moyenne, en France, 2 000 vies par an sont sauvées chaque année chez les seniors de 65 ans et plus grâce à la vaccination.

Lien vers l’article d’ameli: https://www.ameli.fr/paris/assure/actualites/la-campagne-de-vaccination-contre-la-grippe-prolongee-jusqu-au-29-fevrier

Lien vers l’article de l’Ordre : https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/grippe-prolongation-de-la-campagne-de-vaccination

 

Certains produits de contraste vont finalement rester dans le circuit de ville

La forfaitisation de la prise en charge par l’assurance-maladie des produits de contraste utilisés dans le cadre des examens d’IRM et de scanners doit prendre effet le 1er mars. La direction de la Sécurité sociale (DSS) a toutefois informé les syndicats que deux types de produits de contraste resteraient finalement dans le circuit actuel de distribution. Les deux catégories de produits de contraste concernés sont précisément : « les produits iodés d’une contenance inférieure strictement à 50 ml » et « les produits iodés faiblement dosés et de grande contenance (ex : Iomeron 150 ; Radioselectan 30 pour cent) ou des produits administrés par voie orale/rectale (Télébrix Gastro), voie intravésicale (Télébrix 12 Sodium) ou voie intra articulaire (Artirem) ».

Source : le quotidien du pharmacien.

 

La licence pro préparateur en pharmacie dès la rentrée 2025 !

Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), a annoncé que la première rentrée pour la licence professionnelle de préparateur/technicien en pharmacie d’officine serait accessible en 2025. Le contenu de ce cursus reste à valider.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Les biologistes pourront vacciner à partir du mois de juillet

Afin de continuer à améliorer la couverture vaccinale et faciliter le parcours des patients qui souhaitent se faire vacciner, le biologiste médical exerçant au sein d’un laboratoire de biologie pourra prescrire et administrer les vaccins contre la grippe et ceux à prescription obligatoire, à compter de juillet 2024. Officialisé par un arrêté du 5 janvier, publié au Journal officiel du 10 janvier 2024, cette nouvelle mission des biologistes s’inscrit dans le cadre de l’avenant signé entre les syndicats de biologistes et l’Assurance maladie le 20 décembre dernier.

Source : pharm-enews.fr

 

Pénuries de médicaments : n’y aurait-il qu’une seule solution ?

Dans un communiqué en date du 22 janvier 2024, l’Académie nationale de pharmacie revient à la charge au sujet de la lutte contre les pénuries de médicaments. Pour l’institution, la seule solution est d’avoir une vraie politique coordonnée au plus haut niveau de l’Etat.

Lien vers l’article : https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/actu/actualites/actus-medicaments/penuries-de-medicaments-n-y-aurait-il-qu-une-seule-solution.html?utm_source=24h-mpl&utm_medium=newsletter&utm_content=actu

 

“Rien n’est fait pour attirer les jeunes” : Miss et généraliste, elle se lance dans un tour de France des déserts médicaux

Elle n’a que 26 ans, mais sait déjà résolument ce qu’elle veut : exercer à la campagne, là où l’on manque de généralistes. Tout juste thésée, Anaïs Werestchack a entamé début janvier un tour de France des remplacements avec son compagnon, masseur-kinésithérapeute. Durant un an, les tourtereaux vont sillonner en fourgon les villages de l’Hexagone pour soigner une population souvent démunie face aux difficultés d’accès aux soins. Forte de son expérience en tant que Miss Auvergne 2021, la jeune femme partage cette nouvelle aventure sur ses réseaux sociaux, avec un objectif en tête : sensibiliser ses 20 000 abonnés à la grande cause des déserts médicaux.

Lien vers l’article : https://www.egora.fr/actus-pro/acces-aux-soins/83902-rien-n-est-fait-pour-attirer-les-jeunes-miss-et-generaliste-elle-se

 

Répertoire des génériques : deux nouveaux groupes

Le Répertoire des groupes génériques de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) accueille deux nouveaux groupes :

  • hydrocortisone 10 mg en comprimé sécable, avec pour spécialité de référence Hydrocortisone Roussel 10 mg comprimé ;
  • testostérone (undécanoate de) 1 000 mg/4 ml en solution injectable (Nebido 1 000 mg/4 ml).

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Les pharmacies face à la protection des données à caractère personnel

Dans le monde de la santé, où la confidentialité des données revêt une importance cruciale, l’application du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) aux pharmacies est une question essentielle. En tant que gardiennes de renseignements sensibles sur la santé des individus, les pharmacies sont soumises à des impératifs stricts en matière de protection des données. La CNIL estime que la réalisation d’une telle analyse devrait être nécessaire pour les officines de pharmacie déclarant une activité globale annuelle de plus de 2 600 000 euros HT.

Lien vers l’article :

https://www.village-justice.com/articles/conformite-rgpd-des-pharmacies,47985.html

 

Réforme Pass et LAS : le Gouvernement prévoit un nouveau décret pour mai

Forcé à définir de nouvelles modalités d’admission des étudiants en deuxième année de médecine, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche préparerait un nouveau décret pour le mois de mai. Fin décembre, le Conseil d’Etat avait donné raison au collectif Pass/LAS et enjoint le Gouvernement à revoir sa copie d’ici juin.

Lien vers l’article :

https://www.egora.fr/etudiants/passlas/83972-reforme-pass-et-las-le-gouvernement-prevoit-un-nouveau-decret-pour-mai#:~:text=R%C3%A9forme%20Pass%20et%20LAS%20%3A%20le%20Gouvernement%20pr%C3%A9voit%20un%20nouveau%20d%C3%A9cret%20pour%20mai,-Par%20C.S.%20le&text=Forc%C3%A9%20%C3%A0%20d%C3%A9finir%20de%20nouvelles,pour%20le%20mois%20de%20mai.

 

Insulines Novo, Twicor, Genvoya et Odefsey : baisse de prix annoncée

Le Journal officiel du 25 janvier 2024 prévoit la baisse du prix, à compter du 1er mars, de plusieurs insulines : Actrapid, Fiasp, Novomix et Novorapid, du laboratoire Novo Nordisk. La plus forte chute concerne les présentations d’insuline asparte Novorapid (près de -15 %), tandis que les autres gammes perdront de 6 à 10 %. Les anti-VIH Genvoya (elvitégravir, cobicistat, emtricitabine, ténofovir alafénamide) et Odefsey (emtrictitabine, rilpivirine, ténofovir alafénamide) vont quant à eux voir leur prix hors honoraires de dispensation passer respectivement à 591,27 € et 435,50 € (- 9,5 % et – 3 %).

Les plus fortes baisses s’appliqueront aux boîtes de l’hypocholestérolémiant Twicor 20 mg/10 mg (rosuvastatine, ézétimibe), dont les prix vont baisser de 17 à 20 % pour s’aligner sur les nouveaux tarifs de Twicor 10 mg/10 mg, soit 17,51 € la boîte de 30 comprimés et 48,97 € la boîte de 90.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Pradaxa, Décapeptyl, Humalog, Lyumjev, Umuline, Liporosa… : chute de prix

Le Journal officiel du 24 janvier 2024 prévoit la baisse du prix d’une soixantaine de spécialités, effective à compter du 1er mars 2024. Sont notamment concernés l’antiasthmatique Beclospin (béclométasone), l’analogue de la GnRH Décapeptyl (triptoréline), les insulines Humalog, Lyumjev et Umuline, les hypocholestérolémiants Liporosa  et Suvreza (rosuvastatine, ézétimibe). L’anticoagulant oral direct Pradaxa (dabigatran), dont le prix avait déjà fortement diminué en décembre 2023, va de nouveau perdre près de 20 % pour s’afficher à 4,25 € (boîte de 10), 12,48 € (boîte de 30) et 24,91 € (boîte de 60).

Source : le moniteur des pharmacies.

 

CHIFFRES

 

Le gouvernement a confirmé le doublement de la franchise sur les médicaments, les actes paramédicaux, les transports sanitaires et les consultations et examens de biologie. Dans le détail, ce montant, non remboursé par les assureurs, atteindra donc 1 € par boîte de médicaments ou après chaque consultation chez un professionnel paramédical d’ici à la fin du mois de mars (contre 50 centimes aujourd’hui). Il passera à 2 € pour les actes et les consultations des médecins, les examens et les analyses de biologie médicale, et 4 € pour les transports sanitaires, précisent Le Figaro. “Ces montants n’avaient pas été revalorisés depuis leur création en 2008 et 2004”, insistent les ministères de l’Économie et de la Santé. Et de préciser, comme attendu, que le plafond de 50 € par an et par patient est maintenu pour “protéger celles et ceux affectés par une pathologie lourde”. La mesure devrait ainsi rapporter 800 millions d’€ sur un an, selon des estimations du gouvernement.

11.000 pharmacies ont souscrit à la solution proposée par l’éco-organisme DASTRI pour la collecte des déchets perforants à risque infectieux au titre de l’année 2023, selon un premier bilan de l’éco-organisme.

30 euros : c’est la rémunération des professionnels de santé pour les bilans de prévention aux âges clés qui s’étendent progressivement en France. La consultation sera prise en charge à 100% par l’Assurance-maladie pour les assurés, sans frais à avancer, précise Le Quotidien du Médecin.

Pour Thomas Fatôme, directeur général de l’Uncam, « Grâce à la mobilisation de notre réseau et aux récentes mesures d’assouplissement et de simplification du dispositif, le cap des 6 000 d’assistants médicaux a été atteint en janvier 2024, avec 2 000 contrats supplémentaires signés en quelques mois. Cette montée en charge actuelle permet d’être en phase avec la trajectoire des 10 000 assistants médicaux à fin 2024. Aujourd’hui, l’emploi d’un assistant médical permet au médecin une organisation optimisée et le suivi de 10% de patients supplémentaires en moyenne. »

Santé publique France note une forte augmentation de l’activité pour grippe/syndrome grippal en France au cours de la semaine du 15 au 21 janvier. À l’hôpital, le nombre de passages aux urgences pour grippe/syndrome grippal a nettement monté (+61% en une semaine, à 7.546), comme le nombre d’hospitalisations ensuite (+55% à 1.349). La bronchiolite, qui touche essentiellement les bébés, continue en revanche à refluer. En métropole, plus aucune région n’est en phase d’épidémie. Quant à la Covid-19, le virus circule encore activement, mais la baisse observée depuis plusieurs semaines se poursuit.

Les données de surveillance indiquent une triple épidémie très forte pour cette saison 2023/2024 alors que les couvertures vaccinales contre la grippe restent trop basses et inférieures à celle de l’année dernière. On dénombre en effet 650 000 personnes de + de 65 ans vaccinées en moins par rapport à l’année dernière, au même moment. Lien vers le communiqué de presse : https://www.cnpgeriatrie.fr/grippe-la-communaute-geriatrique-appelle-a-vacciner-de-toute-urgence-les-personnes-agees-de-plus-de-65-ans/

Depuis le scandale Orpea, les Ehpad privés multiplient les mesures pour améliorer leur image, a constaté La Croix. Parmi ces efforts, le renforcement du contrôle des maisons de retraite. Promis par l’État au printemps 2022, ce grand plan prévoit de contrôler 7.500 établissements sur deux ans. “On est à 65% aujourd’hui”, rapporte Jean-Christophe Amarantinis, à la tête du Synerpa, syndicat numéro un des Ehpad privés.

294 collaborateurs de Sanofi ont été choisis pour porter la flamme. 2.024 autres, retenus parmi 11.000 candidatures, dont 50% viendront de l’étranger, feront partie des volontaires des JO pour l’accueil du public, le contrôle antidopage, etc. Ce sera la plus grande cohorte parmi les 45.000 volontaires déployés. Le laboratoire français compte par ailleurs sur les Jeux pour remobiliser face à la méningite, à travers une campagne mondiale de sensibilisation à la vaccination lancée début 2023. Source : les échos.

40 % : c’est la proportion de femmes qui ne participent pas ou pas régulièrement au dépistage du cancer du col de l’utérus, selon l’Institut national du cancer (INCa). Pour favoriser leur adhésion à cet examen, l’INCa a lancé une vaste campagne de communication du 15 janvier au 2 février. Grâce au dépistage régulier, 90% des cancers du col de l’utérus pourraient être évités.

“Environ 9200 nouveaux cas de cancers sont attribuables chaque année au manque de dépistage en France ainsi que 11.000 à des stades avancés, avec un coût du non-dépistage qui varie de 2400 à 6500 euros par patient”, souligne Antoine Tesnière, président des acteurs de la French Care et directeur de PariSanté Campus.

Les assurés vont subir une hausse de leur complémentaire santé “de l’ordre de 10%” en 2024, et non de 8,1% comme annoncé par la Mutualité française, selon une estimation de l’UFC-Que choisir. Pour établir son évaluation, la Mutualité a en effet raisonné “à âge constant”, sans prendre en compte le fait que des assurés basculent chaque année dans une tranche d’âge supérieure, passant dès lors à un tarif supérieur, explique l’association de défense des consommateurs. Certains groupes, tels que les retraités, pourraient même subir des hausses “de 25% et même de 30%”.

Une mère de famille dans les Pyrénées-Atlantiques attaque en justice l’usine de Sanofi à Mourenx, qui fabrique la Dépakine® (valproate de sodium), soupçonnant ses rejets d’être à l’origine des troubles autistiques de ses enfants. “L’accumulation de troubles chez mon fils, aujourd’hui âgé de 7 ans, comme chez ma fille de 10 ans, autiste également, alors que nous n’avons pas d’antécédents familiaux et le fait que j’avais de la Dépakine® dans le sang en 2018 alors que je n’ai jamais pris ce médicament antiépileptique m’ont décidé à sonner l’alerte”, explique-t-elle au Figaro.

L’OMS pointe “une hausse alarmante” de la rougeole dans la zone Europe, avec plus de 30.000 cas signalés par 40 pays entre janvier et octobre 2023. Soit un nombre multiplié par plus de 30 par rapport à l’ensemble de l’année 2022, où 941 cas avaient été notifiés. “L’augmentation du nombre de cas s’est accélérée ces derniers mois, et cette tendance devrait se poursuivre si des mesures urgentes ne sont pas prises”, prévient l’organisation de santé, qui appelle à mener “des activités de vaccination (…) de toute urgence pour stopper la transmission et empêcher la propagation”. Source : France info.

La coqueluche marque un rebond en France. Seuls quatre cas avaient conduit à une hospitalisation en 2021, puis 45 en 2022, selon les chiffres du réseau Renacoq. Pour 2023, on serait sur “une légère augmentation, mais pas sur une explosion”, complète Christèle Gras-Le Guen, ancienne présidente de la Société française de pédiatrie.

Débuter un traitement antirétroviral dès quatre semaines après une infection au VIH pourrait permettre de contrôler le virus sur le long terme, même après l’arrêt du traitement. C’est le résultat mis en évidence par une étude publiée le 11 janvier 2024 dans la revue Nature Communications. Source : le quotidien du pharmacien.

La révélation, par le média d’investigation « Mediapart », des avantages en nature reçus par l’éphémère ministre de la Santé, Agnès Firmin Le Bodo, de la part du groupe Urgo a mis l’ensemble de la profession au cœur d’une polémique dont elle se serait bien passée. Selon une estimation, pas moins de 8 000 officinaux auraient bénéficié, entre 2015 et 2021, de ces biens accordés en échange d’un renoncement à des remises commerciales. Un premier pharmacien a été condamné par la justice et d’autres pourraient suivre. Titulaire dans un petit village de l’Aude, Marc Alandry n’aurait jamais imaginé se retrouver devant un juge. Le 13 novembre 2023, celui qui est aussi vice-président de l’Association des pharmacies rurales (APR) s’est vu infliger une amende de 17 500 euros par le tribunal judiciaire de Carcassonne. Source : le quotidien du pharmacien.

Réalisant un bond de 6 % depuis 2022, et même de 23 % depuis 2020, le chiffre d’affaires du réseau officinal atteint 44 milliards d’euros en 2023. Certes, la plupart des segments ont le vent en poupe à l’instar des dispositifs médicaux remboursables (+ 5 %), des compléments alimentaires (+8 %) ou encore des cosmétiques (+13 %), et le plus gros contributeur à la croissance (80 %) reste le médicament prescrit et remboursable qui connaît, lui aussi, une hausse de 6 %. Celle-ci est cependant portée pour un tiers par les médicaments onéreux (prix supérieur à 1930 euros) bénéficiant eux-mêmes d’une hausse de 13 %. A noter, les pharmaciens ont réussi à s’imposer dans la vaccination grippe dont ils concentrent désormais 60 % des injections (plus dix points par rapport à 2022). Sources : Gers data/le quotidien du pharmacien.

La deuxième pharmacie de Bora-Bora a été contrainte de fermer. En Polynésie française, le tribunal administratif de Papeete a rendu sa décision dans l’affaire qui oppose la pharmacie Lafayette de Vaitape à la nouvelle pharmacie Te Ora de Nunue, ouverte depuis octobre 2023. Cette dernière a été condamnée à fermer au motif qu’elle serait trop proche de la première. L’île de Bora-Bora ne se retrouve plus qu’avec une seule pharmacie. Source : le quotidien du pharmacien.

Dans son rapport d’activité pour 2022, le Comité économique des produits de santé (CEPS) note qu’il a, en 2022, réalisé 842 millions d’euros d’économies dont 686 M€ de baisses relatives à l’objectif national des dépenses d’assurance maladie (Ondam) de ville. Les économies réalisées par des baisses de prix sur les génériques sont de 250 M€. Lien vers l’article : https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/actu/actualites/actus-socio-professionnelles/medicaments-686-millions-d-euros-de-baisses-de-prix-en-ville.html?utm_source=24h-mpl&utm_medium=newsletter&utm_content=actu

276 pharmacies ont fermé leurs portes en 2023, faisant tomber le nombre d’officines dans l’hexagone à 19 966, un seuil pour la première fois en-dessous des 20 000, selon le Gers data.

Une nouvelle étude donne raison aux femmes victimes de règles abondantes. Le risque de troubles menstruels est légèrement augmenté pendant les trois mois qui suivent l’administration d’un vaccin anti-Covid à ARN messager, avance une étude diffusée ce mercredi 24 janvier par les autorités sanitaires françaises, alors qu’un tel lien reste débattu dans la communauté scientifique. L’étude «met en évidence une augmentation de 20% du risque de saignements menstruels abondants ayant nécessité une prise en charge à l’hôpital dans un délai de 1 à 3 mois», après avoir pour la première fois reçu un vaccin Pfizer ou Moderna, résume dans un communiqué l’organisation Epi-Phare, qui associe l’autorité du médicament et la Sécurité sociale, en charge notamment de la protection des individus en matière de santé. Source : Capital.

Pour Anaïs Varago, responsable de la gamme Nicorette au sein du département Sevrage tabagique chez Kenvue, la prescription des substituts à l’officine est un moyen d’améliorer l’accès aux traitements dans un contexte où la pénurie de médecins et les déserts médicaux s’aggravent. Elle permettra aussi de mieux informer les patients, « 27 % d’entre eux ignorant la possibilité de prise en charge des TNS ». Mathilde Calmes, responsable marketing OTX chez Pierre Fabre (NicopatchLib et Nicopass), estime pour sa part que « le médecin garde un rôle majeur dans la prescription des substituts mais le pharmacien peut, par ses compétences, apporter une réponse complémentaire afin d’améliorer la prise en charge du sevrage ». Si l’on considère la part (89 % en valeur, en hausse de 12 %, source IQVIA Pharmastat) qu’occupent les produits remboursables dans les ventes de TNS, on ne peut ignorer le rôle majeur que joue la prescription sur le marché. « Elle représente 80 % des volumes de dispositifs transdermiques vendus mais seulement 48 % des formes orales. » Source : le quotidien du pharmacien.

 

GROUPEMENTS

 

Cisco accompagne Giphar dans la sécurité informatique

Le kit Cisco comprend 4 éléments pour les adhérents Giphar : un routeur pare-feu, une borne wifi pour propager le réseau sécurisé, une protection contre la navigation internet, une passerelle 4G pour assurer la continuité de services sur la liaison internet.

Lien vers la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=patPQGPWH9U

Elsie : l’enseigne qui regroupe les plus grandes pharmacies indépendantes de France

Depuis 2016, Elsie Santé accompagne près de 200 grandes officines en France dans leur déploiement économique. Son objectif ? Créer et développer l’enseigne des plus grandes pharmacies indépendantes de France. Extraits choisis : « La pharmacie Elsie doit disposer d’un chiffre d’affaires d’au moins 5 millions d’euros, d’une surface de vente d’environ 500m² favorisant l’expérience client et permettant de proposer un large choix de produits aux meilleurs prix ».

Lien vers l’article : https://www.capital.fr/entreprises-marches/lenseigne-qui-regroupe-les-plus-grandes-pharmacies-independantes-de-france-1489101

 

Lafayette intensifie ses efforts dans le numérique

« Le numérique aide à donner le bon message à la bonne personne au bon moment avec le bon produit », rappelle Caroline Lapointe, directrice marketing et e-commerce Hygie31. Pour y arriver, deux options se détachent : le programme de fidélité et les outils de communication (store, écran…). Lafayette favorise de son côté une approche multicanal, avec des notifications par push sur mobile et par mail, générées en fonction des événements mais aussi personnalisées en fonction des profils clients (sexe, âge, historique d’achat…). « Par exemple, lors des campagnes de détection du cancer colorectal, nous envoyons un mail aux abonnés de 50 ans ou plus pour leur rappeler l’importance de cet événement et les inviter à se rendre en pharmacie pour recevoir des kits de prévention », explique Caroline Lapointe. Un système de campagne qui peut être automatisé et qui est déclinable à l’infini, garantissant une communication plus pertinente et proche des préoccupations des patients.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

RETAIL

 

Digitalisation des magasins : une nouvelle techno arrive chez Walmart

Walmart a déjà équipé une cinquantaine de ses magasins d’étiquettes électroniques, nouvelle génération, sans piles. Co-construit avec SES Imagotag, cette techno à plus faible consommation énergétique s’implémente sur les rails des linéaires déjà existants, alimentés via des batteries rechargeables et connectés par Bluetooth.

Lien vers l’article : https://www.republik-retail.fr/solutions-techno/omnicanal/nrf-2024-digitalisation-des-magasins-une-nouvelle-techno-arrive-chez-walmart.html?nl=194480&utm_source=email&utm_id=194444&utm_campaign=newsletter-retail-2024-01-24

 

Le « convenience store » à la française de Monoprix

En face du célèbre Moulin Rouge, Monoprix dévoile dans son premier magasin parisien, datant de 1932, une nouvelle version de la proximité, du « tous sous le même toit », regroupant les derniers concepts du distributeur dans l’alimentaire, la beauté et la maison.

Lien vers l’article : 

https://www.republik-retail.fr/strategie-retail/concepts/le-convenience-store-a-la-francaise-de-monoprix.html?nl=194480&utm_source=email&utm_id=194470&utm_campaign=newsletter-retail-2024-01-24

 

AILLEURS

 

L’Estonie, championne de l’e-santé : « Nous sommes passés à 100 % de prescriptions numériques »

L’Estonie, pays balte d’1,3 million d’habitants, est souvent présenté comme le champion européen du numérique. Prescriptions dématérialisées, « projet génome » (un recensement génétique)… Dès 2010, l’Estonie a mis en place un système de transmission de la facture numérisée aux mutuelles. “Les envois de données se font maintenant entre les hôpitaux, les médecins généralistes et les spécialistes. Cela aboutit à un dossier médical totalement numérique, consultable sur un site dédié par les praticiens, mais aussi par le patient qui peut y retrouver ses résultats de prélèvements sanguins, ses antécédents de vaccins et prendre rendez-vous.” La prescription digitale est aussi intégrale. “Je ne me rappelle pas la dernière fois où j’ai vu une ordonnance papier”, commente la ministre estonienne de la Santé, Riina Sikkut. En outre, ce système ne repose pas sur une identification dédiée, comme la carte Vitale en France. “Notre carte d’identité numérique sert à nous identifier auprès d’un docteur comme elle sert de permis de conduire, ou à voyager.” Interrogée sur les clés de ce succès, Riina Sikkut met en avant la confiance des citoyens. “En Estonie c’est accepté, car les gens se disent qu’ils sont mieux traités. N’importe qui peut désactiver le système s’il ne veut pas que son médecin ait connaissance d’un diagnostic passé.”

Source : le Parisien.

 

Suède : le gouvernement envisage de payer l’industrie pour stocker davantage d’antibiotiques

Stockholm réfléchit à un modèle “Netflix 2.0” pour éviter de voir disparaître de son marché des antibiotiques à peine rentables pour les industriels, mais essentiels pour le système de santé. La proposition, présentée par l’Agence de santé publique, vise à mettre en place une rémunération allant jusqu’à 36.000 euros par an pour le stockage de l’un des 20 médicaments cités sur une période de six mois. Le coût annuel total pour l’État pourrait s’élever à environ 1,5 million d’euros. “Je ne peux pas vous donner de réponse aujourd’hui sur la manière dont nous agirons. Mais ce que je peux dire, c’est qu’il est urgent de trouver des modèles de remboursement pour les anciens et les nouveaux antibiotiques “, a expliqué le ministre des Affaires sociales, Jako Forssmed.

Lien vers l’article : https://www.euractiv.com/section/health-consumers/news/could-reimburse-the-pharma-industry-for-storing-more-antibiotics/

 

Iran : la déréglementation des pharmacies met leur économie sous pression

Shahram Kalantari, président de l’Association des pharmaciens iraniens, dénonce l’augmentation incontrôlée de la création de nouvelles pharmacies, qui pousse les plus anciennes au bord de la faillite. “La délivrance irréfléchie de licences au cours de l’année écoulée a conduit les pharmacies à se tourner vers la vente de cosmétiques, de produits d’hygiène et de suppléments afin d’éviter la faillite”, déplore-t-il, en évoquant une hausse de 30% du nombre de pharmacies dans le pays sur un an. Ainsi, si dans certaines provinces, il y a une pharmacie pour 11.000 habitants, dans certains quartiers du nord de Téhéran, on en compte une pour 1.500 habitants.

Lien vers l’article : https://iranfocus.com/general/50575-irans-pharmacies-nearing-bankruptcy-due-to-new-government-regulation/

 

AGENDA

 

10 mars 2024 : Premiers « Trophées de la Pharmacie » qui auront lieu le dimanche à 11h00 pendant Pharmagora. Les pharmacies et les équipes officinales ont jusqu’au 13 février 2024 pour s’inscrire gratuitement en ligne sur le site des Trophées de la pharmacie et mettre à l’honneur leur projet dans l’une ou l’autre des catégories. Pour en savoir plus : https://www.les-trophees-de-la-pharmacie.org/

 

7 février 2024 : 14èmes Rencontres de l’USPO au Ministère de la Santé. Professionnels de santé, représentants institutionnels, parlementaires et associations de patients s’exprimeront sur leur vision de la pharmacie d’officine pour les années à venir autour de la thématique : Quels moyens pour la pharmacie de demain ? Pour en savoir plus : https://uspo.fr/les-14emes-rencontres-de-luspo-mercredi-7-fevrier-2024/