Actualités du 9 au 13 février 2026

ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES

 

Accès aux soins, vaccination… : ce que l’Élysée attend désormais de l’officine

Reçue à l’Élysée, la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France a échangé avec un conseiller du président de la République sur les priorités sanitaires. Couverture vaccinale, fragilisation du réseau officinal, soutenabilité des comptes sociaux : Philippe Besset livre le rôle attendu de la pharmacie dans les années à venir. « Il nous a été indiqué qu’un PLFSS 2027 était d’ores et déjà envisagé, avec l’ambition de projeter les équilibres futurs du système », rapporte Philippe Besset. Un texte appelé, selon lui, à donner de la visibilité aux acteurs de santé. « L’idée est de disposer d’un cadre qui décrive l’avenir et permette d’inscrire les réformes dans une trajectoire lisible », conclut-il.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Titulaires : un pouvoir d’achat en baisse de 25 % en dix ans, on laisse faire ?

Lors d’un débat organisé par Pharmaceutiques, les syndicats officinaux ont évoqué les points forts de la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) 2026, mais ont aussi débattu de l’avenir de l’officine, notamment de la réforme de l’économie officinale en cours. Philippe Besset livre les premiers enseignements transmis aux organisations professionnelles du rapport conjoint de l’Inspection générale des affaires sociales et de l’Inspection générale des finances chargé d’établir un diagnostic complet du modèle de rémunération, de la rentabilité des officines et de la soutenabilité du maillage. « Les rapporteurs ont constaté une perte de 25 % de pouvoir d’achat du pharmacien titulaire entre 2016 et 2025. » Une érosion installée, alimentée à la fois par les baisses de prix successives, la transformation de la structure de marge et l’augmentation continue des charges d’exploitation. Pierre-Olivier Variot résume cette tension structurelle : « On ne peut pas bâtir une croissance sur quelque chose qui nous fait déjà souffrir. » Car c’est désormais toute l’équation qui se pose aux négociations à venir : financer l’élargissement des missions, soutenir les officines les plus exposées et restaurer une rentabilité moyenne capable de stabiliser le réseau. À défaut, la transformation attendue de l’officine pourrait reposer sur un modèle économique que la décennie écoulée a déjà profondément fragilisé.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

La FSPF demande un aménagement de la taxe sur les surfaces commerciales applicable à certaines pharmacies

Certaines officines paient une taxe pensée pour les grandes surfaces. La FSPF veut changer cela.

Les pharmacies de plus de 400 m², ouvertes après 1960 et réalisant un chiffre d’affaires annuel supérieur à 460 000 euros HT, sont assujetties à la TASCOM (taxe sur les surfaces commerciales). Une taxe qui peut atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros par an. Le problème : cette taxe traite l’officine comme n’importe quel commerce de détail — un hypermarché, une station-service ou un caviste. Pour la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), c’est une anomalie. Une part du chiffre d’affaires des pharmacies est réalisée sans marge (médicaments remboursés à prix réglementé). La pharmacie est un lieu de santé, pas un commerce classique. Philippe Besset, président de la FSPF, a obtenu un rendez-vous avec la direction générale des finances publiques (DGFiP) pour exposer ces arguments. L’objectif : adapter le calcul de la TASCOM au secteur pharmaceutique. Le dossier est en cours. Aucune décision n’a encore été annoncée.

Source : Le Quotidien du Pharmacien.

 

Demande urgente du paiement des avances conventionnelles

L’Union des Syndicats de Pharmaciens d’Officine (USPO) tire la sonnette d’alarme à la suite des dysfonctionnements majeurs et récurrents lors des mises à jour des bases de données liées aux changements de prix et à la mise en place de Tarifs Forfaitaires de Responsabilité (TFR). Le mode opératoire actuel, qui consiste à intégrer des fichiers de prix sans vérification préalable avec les Logiciels de Gestion d’Officine (LGO), est source d’erreurs massives. Les pharmaciens doivent gérer les conséquences de ces bases de données erronées a posteriori, impactant directement la dispensation et la facturation des prescriptions pharmaceutiques.

Lien vers le communiqué de presse : https://uspo.fr/demande-urgente-du-paiement-des-avances-conventionnelles/

 

Vaccins contre la grippe : marge unique ou pas, un appel à précommander sans hésiter

La Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) exhorte les pharmaciens à précommander sans attendre les vaccins antigrippaux en vue de la prochaine campagne de vaccination. Il y a quinze jours, l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) invitait quant à elle à ne pas se précipiter.

Lien vers l’article : https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/business/economie/achat/vaccins-contre-la-grippe-marge-unique-ou-pas-un-appel-a-precommander-sans-hesiter

 

ACL Santé lance un outil pour sécuriser les alertes sanitaires

Pour sécuriser la transmission des alertes sanitaires concernant les produits de santé, l’association ACL Santé lance « Alerte Produit Santé ». Un portail numérique qui permet à ses fournisseurs adhérents d’envoyer l’alerte directement dans certains logiciels métier de ses clients, dont ceux des pharmaciens. Objectif : permettre aux acteurs de la chaîne de distribution de tenir leurs obligations de retrait rapide des lots et de leur mise en quarantaine.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Déployer l’application carte Vitale comme mode de connexion sécurisé pour les assurés qui utilisent des services de santé en ligne

L’appli carte Vitale accessible depuis le smartphone des assurés est l’alternative dématérialisée et sécurisée à la carte vitale physique qui continue d’exister. Depuis novembre 2025, elle peut être activée par tous les assurés affiliés à la Sécurité Sociale. Les services de préadmissions en établissements, de prise de rendez-vous médical en ligne, de téléconsultation ou de prévention et tous les autres services numériques en santé vont pouvoir utiliser l’appli carte Vitale comme mode de connexion sécurisé pour leurs utilisateurs. Pour qu’un service numérique en santé puisse proposer aux assurés de s’identifier et s’authentifier à distance avec leur appli carte Vitale, les entreprises du numérique en santé pourront déposer leur demande d’autorisation auprès du GIE SESAM-Vitale à partir de juin 2026.

Lien vers le communiqué de presse : https://sante.gouv.fr/actualites-presse/presse/communiques-de-presse/article/deployer-l-application-carte-vitale-comme-mode-de-connexion-securise-pour-les

 

La Cnam lance un outil d’analyse de données pour booster les prescriptions de biosimilaires à l’hôpital

Le directeur général de la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam), Thomas Fatôme, a annoncé sur LinkedIn le lancement d’un nouvel outil, baptisé « VisuBiosim », pour suivre le taux de prescription et d’initiation de médicaments biosimilaires à l’hôpital afin d’encourager leur pénétration en ville. Sur LinkedIn, Thomas Fatôme a expliqué que l’hôpital jouait un rôle « central dans cette dynamique: les choix thérapeutiques initiés à l’hôpital ont un impact direct sur la délivrance en ville ». L’outil lancé par la Cnam vise à mieux comprendre les prescriptions de biosimilaires à l’hôpital et d' »objectiver, de façon simple et visuelle, les marges de progression » sur les prescriptions en initiation, et d’encourager la substitution.

Source : tic pharma.

 

Les peptides, stars des réseaux sociaux… souvent inutiles, parfois dangereux

Sur les réseaux sociaux, les peptides sont devenus le nouveau sujet phare des influenceurs. Ils sont fréquemment présentés comme des remèdes miracles pour prendre du muscle, mieux dormir ou encore effacer les signes de l’âge. Une tendance récente a même émergé : le peptide stacking, qui consiste à associer plusieurs peptides dans l’espoir d’en cumuler les effets. Mais cette popularité repose davantage sur le marketing que sur la science. Les preuves scientifiques restent limitées et certains peptides présentent même des risques bien réels pour la santé, alerte l’INSERM dans un article.

Source : le quotidien du pharmacien.

Lien vers l’article de l’Inserm : https://presse.inserm.fr/canal-detox/vieillissement-performances-sportives-sommeil-que-dit-vraiment-la-science-des-peptides/

 

Selon l’Anepf, la réforme de l’Aide médicale d’État menace les plus vulnérables et la santé publique

L’Association nationale des étudiants en pharmacie de France (Anepf) exprime son inquiétude face aux récentes mesures gouvernementales modifiant les conditions d’accès à l’Aide médicale d’État (AME). L’Association nationale des étudiants en pharmacie de France (Anepf) a souhaité réagir à la réforme en cours de l’Aide médicale d’État (AME). La réforme ne prévoit pas la suppression du dispositif, mais elle introduit un durcissement des démarches administratives et un renforcement des contrôles. Selon l’Anepf, ces évolutions risquent de restreindre l’accès effectif aux soins pour les personnes étrangères en situation irrégulière.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

CHIFFRES

 

Cinq antennes sont aujourd’hui déployées à titre expérimental dans trois régions, avec une sixième ouverture annoncée en février 2026. Toutes sont implantées dans des communes de moins de 2 500 habitants ayant perdu leur dernière pharmacie. Adossées à une officine-mère située à quelques kilomètres, ces structures dispensent médicaments et conseils pharmaceutiques selon des amplitudes variables. L’expérimentation, menée dans le cadre de l’article 51, doit durer trois ans. Source : le moniteur des pharmacies.

Les pharmacies qui ont un chiffre d’affaires de plus de 6 millions 6 euros représentent 3 % du réseau et 8 % du chiffre d’affaires total de la profession. Les grandes (entre 3,1 et 6,6 millions de chiffre d’affaires) représentent 20% du réseau des pharmacies et 40 % du chiffre d’affaires total de la profession. Les pharmacies moyennes avec un chiffre d’affaires entre 2 et 3, 1 millions d’euros représentent 30% des pharmacies et 30% du chiffre d’affaires total de la profession. Les petites pharmacies inférieures à 2 millions d’euros, soit une pharmacie sur 2, représentent 25 % du marché. Les pharmacies qui ont un chiffre d’affaires important supérieur à 3, 1 millions montrent de la croissance entre 3 et 5,8%. Le reste du réseau est stable. Source : ateliers du gie gers.

La vaccination enregistre une évolution de + 42 % en janvier 2026 par rapport au même mois l’an dernier. Seulement deux autres secteurs font mieux cette année que l’an dernier à pareille époque, mais dans des proportions moindres : la beauté (+ 7,1 %) et les produits de prescription médicale obligatoire (+ 2,1 %), ces derniers restant, et de loin, le principal contributeur en valeur. Pour tous les autres, les résultats sont dans le rouge. Source : ateliers du gie gers.

En janvier 2026, le nombre de consultations en médecine de ville a chuté de 10 % par rapport à janvier 2025, selon les chiffres de Clinityx. Source : ateliers du gie gers.

Plus de 2300 baisses de prix ont été publiées au Journal officiel en janvier, pour près d’un milliard d’euros d’économies attendues. S’ajoutent des volumes de vente en recul de 5 %. Le mois de janvier met l’officine sous pression. Source : ateliers du gie gers.

Les professions libérales représentent près de 2 millions d’entreprises, 3 millions d’actifs, 1,4 million de salariés, 11 % de la valeur ajoutée nationale. Et pourtant, trop souvent encore, ce modèle est mal compris, sous-estimé, relégué à la marge des politiques publiques. Source : Denis Raynal, président de l’UNAPL.

Sur le marché de la vente libre, les officines ont résisté face à leurs challengers en 2025 (parapharmacies, sites Internet, etc.). Malgré un repli de la santé familiale dû à une moindre circulation de pathologies hivernales, selon le cabinet IQVIA, la pharmacie rafle plus de 90 % du chiffre d’affaires de la vente libre. La vente en ligne poursuit cependant sa dynamique. Amazon, qui ne prend pour l’instant que 1 % de ce marché, a connu une croissance de + 18 % « seulement » en 2025. « Dans l’absolu, ce n’est pas mal, mais Amazon nous a habitués à des croissances de l’ordre de 40 à 50 % ces dernières années », analyse Paul Reynolds. Les autres sites de ventes en ligne affichent une croissance analogue de + 18 %. Chez Amazon, elle est tirée à 47 % par la catégorie beauté et hygiène et 26 % par la santé familiale. En parapharmacie en ligne, 52 % du chiffre d’affaires vient de la beauté et de l’hygiène, complétée par une catégorie santé familiale forte (+ 37 %). Source : IQVIA/le quotidien du pharmacien.

La cartographie des Maisons labellisées France Santé vient d’être dévoilée, révélant une forte concentration du Nord au Sud-Est, ainsi qu’en Bretagne. Les territoires les plus touchés par les déserts médicaux – la fameuse « diagonale du vide » – demeurent largement dépourvus. Un contraste qui interroge sur le rythme et les priorités du déploiement du réseau. Pour l’heure, 749 maisons France Santé ont obtenu leur labellisation : 432 maisons de santé, 24 cabinets médicaux, 181 centres de santé, 33 hôpitaux de proximité et 79 autres lieux de santé. Source : le moniteur des pharmacies.

Une plainte collective se prépare en France contre Novo Nordisk, fabricant d’Ozempic® (sémaglutide), pour des effets secondaires graves liés à l’usage de cet antidiabétique, parfois détourné à des fins de perte de poids. « Les patients souffrent de sévères effets secondaires », explique l’avocat Me Pierre Debuisson, évoquant notamment gastroparésie, insuffisance rénale, pancréatite ou accident vasculaire cérébral. En France, 870.000 patients sont traités par des agonistes du GLP-1. Depuis 2019, 1.600 cas graves, dont 65 décès, ont été notifiés à l’ANSM.

Près de sept patients chroniques sur dix s’avouent fatigués de devoir suivre leur traitement au long cours, selon une étude menée par Opinionway pour MedInTechs. Au-delà du soutien de leur professionnel de santé, y compris de leur pharmacien, ces patients peuvent aussi s’appuyer sur des moyens matériels, voire des solutions technologiques. Pourtant, seulement 28 % des patients chroniques utilisent un pilulier, 12 % un rappel sur leur téléphone et 4 % une application dédiée. Parallèlement, près de sept patients sur dix persistent à croire qu’une simplification de leur traitement les rendrait plus observants.

Après leur mobilisation en janvier et leur « exil symbolique » à Bruxelles, les chirurgiens et autres médecins spécialistes libéraux du bloc opératoire réclament une remise à plat de leur rémunération. Ces propositions ont toutefois peu de chances d’aboutir face au déficit de la Sécurité sociale qui devrait dépasser les 20 milliards cette année. Les syndicats ne s’avancent d’ailleurs pas sur le coût de leur plan tout en évoquant un « beau projet » dans la perspective de la présidentielle. Source : les échos.

La téléconsultation peine à réduire les déserts médicaux, constatent Les Echos. Selon une étude de la Drees, en 2023, seuls 2,2% des consultations de médecins généralistes libéraux ont été réalisées à distance. En 2024, 23% des 18-29 ans y ont eu recours au moins une fois, contre 12% des plus de 60 ans. Et le fait de vivre en zone sous-dotée influence peu le recours (17% contre 15% ailleurs). Les habitants des grands centres urbains (21%) et les plus diplômés (24% avec bac +3) consultent d’ailleurs davantage à distance que les ruraux (9%) ou les moins diplômés (10%). Par ailleurs, si 73% des Français jugent la téléconsultation utile contre les déserts médicaux, 83% estiment qu’elle « déshumanise la relation patient/médecin ».

15,9 % des décès liés à une maladie infectieuse, en France en 2023, seraient attribuables à l’obésité, selon une étude publiée dans le Lancet. Les personnes en obésité ont 70 % plus de risque d’être hospitalisées ou de mourir d’une maladie infectieuse que celles ayant un poids normal. Source : Le Quotidien du Médecin.

La plateforme Panacée (pour Plateforme d’information du cancer bronchique) est en cours d’expérimentation dans le Grand Est et en Bourgogne-Franche-Comté. Son lancement a eu lieu fin janvier à Strasbourg. Les cancers bronchiques non à petites cellules représentent 85 % des cancers du poumon et sont la première cause de mortalité par cancer en France, en Europe et dans le monde. L’innovation thérapeutique y est rapide, grâce à une grande diversité d’anomalies génétiques. L’accès à ces traitements, en revanche, reste inégal. Source : les échos.

La Réunion a lancé une campagne de vaccination contre le Mpox, après la confirmation le 22 janvier d’un premier cas importé de Madagascar. Cette campagne, gratuite et préventive, s’adresse aux personnes les plus exposées, dont celles originaires de Madagascar, où le virus circule activement avec 245 cas confirmés et plus de 300 cas suspects. Source : 20minutes.

Une alimentation restreinte dans le temps réduit de 40 % l’activité de la maladie de Crohn et favorise la perte de poids, selon une petite étude randomisée contrôlée parue dans « Gastroenterology » qui suggère également des bénéfices pour la rémission à long terme.

Une équipe chinoise a développé une méthode alternative pour détecter les signes de cancer du col de l’utérus à partir d’une analyse du sang des cycles menstruels prélevé sur une serviette hygiénique. La méthode a montré une sensibilité un peu supérieure à celle d’un frottis classique réalisé par un médecin (94,7% vs 91%). Cette recherche, qui nécessitera d’être confirmée par des travaux plus approfondis, ouvre ainsi une voie pour un test facile et indolore. Source : Le Monde.

En buvant deux à trois tasses de café par jour, ou une à deux tasses de thé, il est possible de réduire significativement le risque de démence lors du vieillissement, selon une étude rétrospective publiée dans le « Jama ».

Près de 7 Français sur 10 (67 %) déclarent ne pas savoir si l’IA est aujourd’hui utilisée à l’hôpital alors que près de 70 % des établissements y ont déjà recours dans le diagnostic ou le traitement des cancers. Ce déficit d’information alimente des réticences : près de 4 Français sur 10 se disent encore hésitants face à l’utilisation de l’IA en cancérologie. Les jeunes adultes se distinguent particulièrement : 60 % des moins de 35 ans qualifient l’IA de « gadget » dans le diagnostic et le traitement des cancers, quand 78% des seniors (65 ans et plus) sont convaincus de son potentiel thérapeutique. Source : Fondation pour la recherche contre le cancer.

On estime que 4,5 millions de filles – dont beaucoup ont moins de cinq ans – risquent de subir des mutilations génitales féminines en 2026. Actuellement, plus de 230 millions de filles et de femmes en ont des séquelles à vie. Source : OMS.

Un essai clinique montre que l’heure d’administration d’une immunochimiothérapie influence significativement la survie des patients atteints de cancer du poumon : les perfusions effectuées avant 15 heures doubleraient la survie sans progression et amélioreraient la survie globale des patients. Source : le quotidien du pharmacien.

Une étude publiée le 9 février 2026 dans Nature Medicine révèle que les utilisateurs de ChatGPT obtiennent un diagnostic correct dans seulement 37 % des cas, contre 45 % avec une recherche classique sur internet. L’étude, menée par le chercheur Andrew M. Bean de l’université d’Oxford, a mobilisé près de 1 300 participants britanniques. Chacun devait simuler des symptômes à partir de dix scénarios médicaux, puis interroger le chatbot d’OpenAI.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a signé deux décrets réformant l’Aide médicale d’Etat (AME), publiés au Journal officiel. Le premier vise à « renforcer la lutte contre la fraude », avec des économies attendues de 180 millions d’euros. Le second « modernise les systèmes informatiques de l’État afin que tous les fonctionnaires (des consulats notamment) en charge du dossier puissent y avoir accès », précise Sébastien Lecornu. Il défend en même temps un dispositif « absolument indispensable d’un point de vue sanitaire » et affirme qu’ »il faut donc le conserver », tout en le réformant. Une évolution du panier de soins est envisagée ultérieurement. Source : BFM.

Des tarifs forfaitaires de responsabilité (TFR) seront instaurés à compter du 1er mars sur sept molécules ou associations de molécules, à des tarifs inférieurs aux prix de vente actuels. Le CEPS confirme au « Quotidien » qu’il n’y aura pas de reste à charge pour les patients, mais un alignement des prix. Lien vers l’article : http://www.lequotidiendupharmacien.fr/exercice-pro/nouveaux-tfr-au-1er-mars-pas-de-reste-charge-mais-une-baisse-de-marge?xtor=EPR-1-%5BNL_editionnumerique%5D-%5B20260209%5D&utm_content=20260209&utm_campaign=NL_editionnumerique&utm_medium=newsletter&utm_source=qph

43 médicaments de marque sont proposés sur la plateforme TrumpRx, dont au moins 18 disposent déjà de génériques moins chers, parfois de plusieurs centaines de $, selon une analyse de Stat.

Les fabricants de médicaments génériques se préparent à entrer massivement dans la course aux traitements de l’obésité, à mesure que les brevets du sémaglutide arrivent à expiration dans plusieurs pays clés. Cette molécule (Ozempic® et Wegovy®), développée par Novo Nordisk, tombera dès 2026 dans le domaine public, notamment en Chine, en Inde, au Brésil, en Turquie et au Canada. En Chine, 17 laboratoires préparent la sortie de leur sémaglutide. « Parmi ces fabricants figurent des acteurs compétents ayant déjà une expérience dans la commercialisation des GLP-1, ce qui laisse présager une concurrence intense dans les années à venir. »

Le bilan et l’attestation de réalisation de l’autoévaluation sont générés automatiquement pour toute nouvelle autoévaluation complétée, et restent disponibles depuis votre espace Ma DQO Perso. Une fois téléchargée, l’attestation devra être complétée, signée, tamponnée et transmise dans le cadre de votre déclaration ROSP (remise à l’Assurance maladie avant le 27 février 2026.

Dans l’Allier, le groupe français Unither, sous-traitant de l’industrie pharmaceutique, investit 140 millions d’euros pour développer son activité. L’entreprise produit des solutions liquides unidoses ou multidoses en atmosphère stérile. Quelque 250 emplois seront créés à l’horizon 2030. 

En France, environ 870.000 patients sont traités par des analogues du GLP-1 – Ozempic® (sémaglutide), Wegovy® (sémaglutide) et Mounjaro® (tirzépatide) – pour le diabète et plus de 100.000 pour l’obésité. Une enquête de pharmacovigilance, rendue publique le 7 janvier par l’ANSM, « confirme le profil de sécurité de ces médicaments ». Entre août 2023 et janvier 2025, 376 cas graves ont été déclarés chez des personnes traitées, dont 140 pour le traitement de l’obésité. Dix-neuf décès ont été notifiés. Sans surprise, les effets indésirables les plus fréquents ont été des troubles gastro-intestinaux. Mais l’enquête confirme un signal préoccupant : le risque de carences nutritionnelles (en fer, en vitamines…) liées à une perte de poids rapide, avec 15 cas enregistrés dont 6 graves. Source : Le Monde.

Dans le cadre de la loi de finances pour 2026, si la « réforme » du régime de l’apport/cession est limitée à des changements de délais et de pourcentages, le dispositif d’amortissement déductible des fonds de commerce acquis est reconduit jusqu’à fin 2029. Lien vers l’article : https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/legislation/droit-des-societes/que-change-la-nouvelle-loi-de-finances-pour-les-titulaires-dofficines?utm_source=sendinblue&utm_campaign=24h_infos_09_02_2026&utm_medium=email

C’est une bonne nouvelle : l’activité globale des officines progresse. Et, sans surprise, elle progresse avec des médicaments chers et très chers représentant désormais plus de 41 % de l’activité à TVA 2,1 % (contre 38,5 % en 2024). Et si l’on en juge par les statistiques du cabinet AdequA, la marge absorbe la hausse des charges d’exploitation. Certes, le taux de marge global décroche de 30.29 % en 2023 à 29.18 % en 2024 et 28.73 % en 2025 mais cet indicateur apparaît peu pertinent pris isolément : seule l’évolution de la marge en valeur compte. Et elle progresse de presque 5 % sur la période. Source : le moniteur des pharmacies.

Alors que le financement d’Asalée est « mis en péril », la CFDT appelle à engager une procédure de sauvegarde dans l’intérêt des 2000 infirmières salariées par l’association. L’association a en effet reconnu, lors d’un point presse vidéo auquel participaient des salariés, avoir payé en retard les salaires de janvier. Elle doit également 4,2 millions d’euros à l’Urssaf, selon l’Assurance maladie. Source : egora.

La commission des lois a adopté, ce mercredi 11 février, une proposition de loi visant à « renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat ». Ce texte, soutenu par plus de 140 députés, offre la possibilité aux préfets d’enjoindre à une personne « suspecte » de se soumettre à un examen psychiatrique et, en cas de refus, à demander une admission provisoire en soins psychiatriques sans consentement. Il suscite l’indignation de la profession médicale. Source : egora.

Le service public de santé britannique (NHS) a annoncé une réduction des marges versées aux pharmacies communautaires, accompagnée d’un mécanisme de « clawback », c’est-à-dire de récupération financière, à hauteur de 16,8 millions de livres par trimestre à partir de janvier 2026. Cette mesure concerne le système britannique de remboursement des médicaments, dans lequel l’État ajuste régulièrement les marges théoriquement accordées aux officines sur les médicaments génériques. Source : le moniteur des pharmacies.

Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie hors LFI, vise un objectif de « 100 nouveaux lieux de soin de proximité en secteur 1 » dans la capitale. Dans son programme, il promet un service de santé scolaire renforcé avec « au moins un bilan de santé complet pour chaque enfant en maternelle et en primaire » et un grand plan de santé mentale en direction des jeunes. Une consultation de santé mentale sera ainsi proposée aux élèves de 4ème et de 3ème sur le temps scolaire. Source : egora.

Le ministère de la Santé donne un mois aux syndicats de pharmaciens pour proposer une alternative à la limitation des antalgiques de palier I à deux boîtes. Côté FSPF, une piste est évoquée : limiter le nombre de comprimés plutôt que le nombre de boîtes, pour les douleurs aiguës uniquement. Le syndicat demande surtout une règle unique et simple, au lieu de la multiplication des formules à connaître au comptoir (sept jours ici, dix jours-là, deux boîtes ailleurs…). Un point fait consensus : les patients chroniques, identifiés par une ordonnance renouvelable, ne devraient pas être concernés par cette limitation. Source : le quotidien du pharmacien.

Le 11 février 2026, le ministère de la Santé a annoncé le décès d’un troisième bébé ayant consommé du lait infantile concerné par la récente vague de rappels en France. 14 hospitalisations ont également été recensées, contre 11 précédemment. Précision importante : à ce jour, aucun lien direct n’a été scientifiquement établi entre les décès et la consommation du produit. Des enquêtes judiciaires sont en cours. Par ailleurs, dans le cadre de cette affaire de laits contaminés, 24 familles, réunies au sein du collectif Intox’Alim, attaquent l’État. La demande vise à obtenir l’analyse, par des laboratoires indépendants, des poudres consommées par les enfants afin d’établir un éventuel lien de causalité entre produits et symptômes. Source : Libération. Lien vers la liste des rappels : la base de données rappel.conso.gouv

En cinq ans, les ventes annuelles de sertraline (Zoloft) ont été multipliées par plus de deux en France, d’après les données de l’Assurance maladie. La hausse dépasse 50 % pour la quétiapine (Xeroquel) et la fluoxétine (Prozac). L’escitalopram (Seroplex) et le diazépam (Valium) suivent la même trajectoire, à un rythme un peu moindre. Derrière ces chiffres : une détérioration massive de la santé mentale des Français, en particulier des moins de 40 ans, et surtout des jeunes femmes. Hausse des troubles anxieux, dépressifs, des tentatives de suicide… En 2023, 936 000 jeunes de 12 à 25 ans ont été remboursés d’au moins un psychotrope. C’est 18 % de plus qu’en 2019, alors que la population de cette tranche d’âge n’a augmenté que de 3 %. La CNAM note une accélération nette depuis la pandémie. La sertraline a même connu des ruptures de stock en pharmacie. Source : Le Parisien.

Le portail Amelipro est ouvert pour le suivi des indicateurs ROSP jusqu’au vendredi 27 février. Source : USPO.

Tiers-Payant : la facturation est-elle possible sans carte Vitale ? Le recours au mode dégradé doit demeurer exceptionnel. Un usage ponctuel et maîtrisé semble toléré, à condition de ne pas dépasser les seuils conventionnels de référence (notamment un taux de flux dégradés supérieur à 5 %), susceptibles de déclencher des contrôles. Source : USPO.

À partir de septembre 2026, pendant un mois, deux régions françaises vont participer à une phase pilote dans le cadre du projet européen Jacardi lancé en novembre 2023, « pour réduire le fardeau des maladies cardiovasculaires, du diabète et des facteurs de risque associés, tant au niveau individuel que sociétal ». Objectif affiché par Santé publique France, chef de file du dispositif en France : « Dépister l’HTA en pharmacie et sensibiliser le grand public via une campagne de communication », expose Grégory Tempremant, président de l’URPS Hauts-de-France dont la région a été retenue ainsi que le Grand Est. Source : le quotidien du pharmacien.

Dans un Message d’information de santé publique, le ministère chargé de la Santé informe les professionnels de santé des dates de clôture de la campagne de vaccination et d’immunisation contre le virus respiratoire syncytial (VRS) pour l’ensemble des publics concernés : femmes enceintes, nouveau-nés et nourrissons. Les dates de fin de campagne sont fixées au 20 février pour la France métropolitaine, Saint-Barthélémy et Saint-Martin, au 31 mars pour la Guadeloupe et la Martinique, et au 31 mai pour Mayotte. Elle se poursuit en Guyane sans date de fin. Source : Ordre des pharmaciens.

36 % des patients ayant débuté un traitement de l’obésité par Wegovy® (sémaglutide) n’avaient jamais été traités auparavant par un analogue du GLP-1, selon une analyse de la société de données de santé Truveta portant sur 8.762 dossiers médicaux. Parmi les autres patients, 21,1% utilisaient déjà la version injectable de Wegovy® (sémaglutide) et 15,8% de Zepbound® (tirzépatide). Ce chiffre suggère que la formulation orale pourrait élargir le marché au-delà des seuls utilisateurs déjà familiers des injections.

Amazon Pharmacy va étendre la livraison de médicaments à environ 4 500 villes et localités américaines d’ici la fin de l’année, soit près de 2.000 communautés supplémentaires, rapporte Reuters. L’extension concernera notamment l’Idaho et le Massachusetts. Lancée en 2018 après l’acquisition de PillPack, la filiale pharmacie d’Amazon a récemment renforcé ses partenariats, notamment avec WeightWatchers pour la livraison de traitements injectables GLP-1 contre l’obésité. En décembre, certaines prescriptions courantes ont aussi commencé à être délivrées via des kiosques électroniques dans les centres de soins primaires One Medical, acquis en 2023. Source : Reuters.

L’Anses alerte jeudi 12 février sur l’exposition « toujours préoccupante » des Français au cadmium, plomb, mercure et acrylamide via l’alimentation. Malgré une baisse globale depuis 2006-2011, certains produits céréaliers et légumes montrent des concentrations en hausse. L’agence recommande de poursuivre les efforts. Source : La Croix.

La pharmacie reste le canal d’achats de prédilection des consommateurs de compléments alimentaires. Question d’expertise, de confiance, de qualité des produits mais aussi de largeur de gammes. À l’inverse de la GMS et des magasins bio qui ont réduit leurs assortiments depuis le Covid, voyant leur chiffre d’affaires baisser de 3,8 % et 2,9 % dans ces rayons, le réseau officinal maintient sa position en 2025. Voire, la développe. En effet, l’officine s’arroge plus de la moitié (55 %) de ce marché de 3 milliards d’euros, et ce pour un chiffre d’affaires de 1,670 milliard d’euros, soit une croissance en valeur de 3,7 % en un an. La demande est dominée par les produits dédiés à la vitalité et l’immunité dont les ventes ont augmenté de 6,3 % en valeur et par ceux de l’humeur, stress et sommeil, en hausse de 4,66 %. Ces performances n’ont rien d’étonnant puisque sur les 62 % de Français qui déclarent avoir consommé des compléments alimentaires en 2025, la moitié recherche un produit contre la fatigue et 33 % un autre pour la qualité du sommeil. Source : Synadiet (syndicat des acteurs de ce marché)/le quotidien du pharmacien.

Les différents effets sanitaires liés au cycle de vie des plastiques pourraient être responsables de la perte de 4,5 millions d’années de vie en bonne santé en 2040, alerte une étude parue dans « The Lancet Planetary Health ». Pour l’heure, les tentatives de conclure un traité mondial contre la pollution plastique ont échoué.

Depuis le 1er janvier, l’aide à l’embauche d’apprentis, d’un montant de 5 000 euros, à laquelle pouvaient notamment prétendre les pharmaciens, n’est plus en vigueur. Cette aide exceptionnelle, destinée aux apprentis préparant un niveau Bac + 2 ou supérieur, devrait bientôt être réintroduite, affirme Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF).

Selon le bilan annuel de la Fevad (Fédération du E-commerce et de la Vente À Distance), le secteur a généré 196,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2025, soit une progression de 7% sur un an. Une performance solide, même si elle est légèrement inférieure à celle de 2024, qui traduit l’entrée du marché dans une phase de maturité. L’e-commerce représente désormais près de 7% du PIB français et 12% du commerce de détail, avec huit Français sur dix achètent en ligne. Mais c’est surtout la fréquence d’achat qui marque l’année, car 3,2 milliards de transactions ont été enregistrées, soit une hausse de 10% en un an. Au total, cela équivaut à plus de 100 commandes traitées chaque seconde sur le territoire. Source : siècle digital.

 

GROUPEMENTS

 

Totum Pharmaciens : une croissance soutenue et des ambitions renforcées

950 millions d’euros de chiffre d’affaires, 52 nouvelles pharmacies et près de 20 % d’adhérents supplémentaires : le réseau Totum Pharmaciens signe un bilan 2025 très positif. Le groupement mise sur la structuration et l’implication de ses membres pour atteindre 775 pharmacies d’ici 2029. Le réseau Totum Pharmaciens a clôturé l’année 2025 sur une dynamique de croissance marquée. Au total, 52 pharmacies ont rejoint l’enseigne sur l’exercice, portant la progression annuelle du nombre d’adhérents à près de 20 %. Au 1er janvier 2026, Totum, qui fait partie des groupements fédérés au sein du collège des pharmacies de la Fédération du commerce coopératif et associé (FCA), constitue un réseau de 348 officines, représentant un chiffre d’affaires global estimé à environ 950 millions d’euros. À horizon 2029, Totum affiche un objectif de 775 pharmacies, ce qui impliquerait une hausse de plus de 20 % des adhérents chaque année, et réaffirme sa volonté de préserver la cohérence du modèle et l’état d’esprit des pharmaciens qui rejoignent le réseau.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

« C’est une question de survie » : les chiffres fous des mégapharmacies Pharmabest alors que les petites officines ferment à tour de bras

Le réseau de mégapharmacies Pharmabest a enregistré en 2025 un chiffre d’affaires record de 1,5 milliard d’€, en hausse de 14,1%, dans un environnement pourtant morose, marqué par la fermeture, chaque année en France, de 200 à 300 officines. Le groupement, qui fête ses dix ans, revendique 140 pharmacies fin décembre, principalement dans des agglomérations de plus de 70.000 habitants. « Depuis 2016, Pharmabest transforme profondément le métier de pharmacien », affirme son président, David Abenhaim. Le modèle repose sur de grandes surfaces (800 m² en moyenne), une forte activité de parapharmacie (56% du chiffre d’affaires) et des marques propres. Parmabest compte maintenir le rythme. En misant sur l’intégration de 10 à 12 nouveaux adhérents par an, sa cadence actuelle, il vise 185 pharmacies en France d’ici à 2030. De quoi viser 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires à cet horizon.

Lien vers l’article : https://www.challenges.fr/entreprise/sante/cest-une-question-de-survie-les-chiffres-fous-des-megapharmacies-pharmabest-alors-que-les-petites-officines-ferment-a-tour-de-bras_639717

 

DEPART/NOMINATION

 

Non renouvelé par le conseil d’administration, Paul Hudson laisse la direction de Sanofi à Belén Garijo

Sanofi annonce la nomination de Belén Garijo en tant que directrice générale du groupe après que son conseil d’administration a décidé de ne pas renouveler le mandat d’administrateur de son actuel directeur général, Paul Hudson. Ce dernier quittera ses fonctions de directeur général le 17 février 2026 au soir. Belén Garijo prendra ses fonctions à l’issue de l’Assemblée générale de Sanofi, qui se tiendra le 29 avril 2026. Belén Garijo, directrice générale de Merck KGaA depuis 2021, avait de son côté déjà prévu de quitter le groupe allemand, où elle sera remplacée par Kai Beckmann à compter du 1er mai 2026. A la tête de Bayer, elle a restructuré le groupe, en lançant plusieurs acquisitions et cessions. Docteure et médecin de formation, elle a également exercé plusieurs postes chez Sanofi. Elle est par ailleurs membre du conseil d’administration de BBVA et a siégé pendant dix ans au conseil d’administration de L’Oréal.

Source : Investir.

 

AILLEURS

 

Canada : Les pharmaciens de l’Île-du-Prince-Édouard peuvent évaluer plus d’infections

À l’Île-du-Prince-Édouard, la province élargit son programme Pharmacie Plus. Les pharmaciens peuvent désormais diagnostiquer et traiter les angines streptococciques, causées par le streptocoque du groupe A. Les pharmaciens pouvaient déjà évaluer les maux de gorge. Désormais, ils peuvent réaliser un test de dépistage rapide du streptocoque du groupe A, qui cause la pharyngite bactérienne ou angine streptococcique. Ils peuvent également prescrire des antibiotiques si le test s’avère positif. Auparavant, seuls les médecins et les infirmiers praticiens étaient autorisés à le faire.

Lien vers l’article : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2227177/pharmaciens-ipe-consultations-infections

Pour en savoir plus sur Pharmacie plus : https://www.princeedwardisland.ca/fr/information/sante-et-mieux-etre/pharmacie-plus-i-p-e-affections-communes

 

Etats-Unis : la remise en cause des politiques vaccinales infantiles amène des parents à remettre en question d’autres soins aux nouveau-nés

Des pédiatres de différents Etats ont déclaré à Reuters passer plus de temps à discuter avec les parents des traitements standard administrés aux nouveau-nés, notamment la vitamine K pour prévenir les hémorragies dangereuses et un antibiotique topique qui protège contre les infections oculaires. « Nous constatons une résistance à toute intervention », a déclaré le Dr Rana Alissa, présidente de la section floridienne de l’Académie américaine de pédiatrie. Elle déplore les récentes mesures prises par le ministère de la Santé, qui ont entraîné une « confusion totale » chez les parents, renforçant leur méfiance à l’égard de la communauté médicale.

 

Japon : alerte sur les abonnements de médicaments vendus par correspondance

En 2024, les centres de protection des consommateurs ont recensé 2.066 plaintes, soit 1,5 fois plus que l’année précédente, principalement en lien avec des conditions de remboursement et d’annulation peu lisibles. Les personnes âgées sont les plus touchées: les 70 ans et plus représentent 57 % des cas, suivis des 60-69 ans (24 %). Dès octobre 2025, le nombre de signalements atteignait déjà 1.481, confirmant la persistance du phénomène. Plusieurs dossiers illustrent des achats réalisés en pensant commander un produit unique, alors qu’ils engageaient en réalité un contrat d’abonnement interdisant toute annulation lors du premier envoi, y compris en cas d’effets indésirables. Source : The Japan Times.

 

Pologne : la publicité de nouveau autorisée pour les pharmacies

La Pologne avait totalement privatisé son réseau de pharmacies après la chute du communisme. La libéralisation a été particulièrement effrénée, au point que le gouvernement a fait marche arrière en 2010, et pris des mesures de régulation, dont une interdiction totale de la publicité officinale. Depuis, la communication se limite à quelques prospectus sur les comptoirs et l’indication des tours de garde dans les médias. Cette politique vise, selon le gouvernement, à protéger la santé des patients incités à consommer, et à réorganiser les créations en fonction des besoins. Mais certains pharmaciens ont saisi les tribunaux et l’affaire a abouti à la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), début 2024. Dans leur arrêt, les juges ont estimé que si la Pologne était en droit de limiter la publicité officinale, notamment en ligne, son interdiction totale constituait une mesure disproportionnée par rapport à son objectif de protection de la santé, et faussait la concurrence entre les pharmacies. La Pologne devra donc autoriser à nouveau la publicité, même en l’encadrant fortement, et la jurisprudence de cet arrêt pourrait donner des idées aux pharmaciens des pays où elle est interdite ou très réduite.

Source : le quotidien du pharmacien.