Actualités du 24 au 28 novembre 2025

PLFSS

 

Après l’opposition du Sénat, le PLFSS revient à l’Assemblée

Les sénateurs ont adopté mercredi, avec 196 voix pour et 119 contre, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) après l’avoir profondément remanié. Après ce vote du Sénat, une commission mixte paritaire (CMP) s’est tenue, mercredi soir. Elle n’a duré que 38 minutes, scellant le désaccord des deux chambres sur le texte. Le projet de loi reviendra donc dès mardi à l’Assemblée nationale pour une seconde lecture. Avec, cette fois-ci, la règle de l’entonnoir, qui contraint les parlementaires à ne déposer que des amendements en relation directe avec une disposition restant en discussion. Le Parlement doit donc examiner le texte en seconde lecture et se prononcer, conformément au délai constitutionnel, d’ici le 12 décembre 2025.

Lien vers les dispositions qui concernent les pharmaciens : https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/plfss-2026-le-texte-retourne-a-l-assemblee-nationale

 

Le Sénat s’est déclaré favorable à la généralisation des antennes de pharmacie

« Alors que la création de nouvelles officines peut présenter un risque de déstabilisation du maillage officinal, l’ouverture d’antennes […] peut constituer une solution pour répondre de façon satisfaisante aux besoins de territoires isolés », estime la sénatrice Corinne Imbert dans son amendement. Il ouvre la voie à « une antenne par officine » dans des communes proches, dès 2027. Pour rappel, quatre antennes de pharmacie sont ouvertes à ce jour en France (Cozzano en Corse, Coupiac dans l’Aveyron, Châteauneuf-de-Randon en Lozère et Puycasquier dans le Gers). Deux autres projets (dans le Cher et dans la Loire) devraient aboutir dans les prochaines semaines. L’expérimentation en cours prévoit un maximum de douze projets d’antennes dans six régions. Un plafond qui, à l’heure actuelle, a peu de chances d’être atteint.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Le Sénat a largement rejeté dimanche la création d’un « réseau France Santé », censé améliorer l’accès aux soins sur le territoire

Ces structures pourraient recevoir le label « France Santé », ainsi qu’un forfait d’environ 50.000 € destiné par exemple à embaucher « une infirmière ou une secrétaire en plus », a rappelé la ministre de la Santé, Stéphanie Rist. Elle a défendu une mesure qui doit permettre de « rendre visible ce que les professionnels ont fait, sans que ce soit une nouvelle structure ». Mais les sénateurs ont dénoncé une « coquille vide ». « C’est plutôt de la communication », a déclaré Corinne Imbert (LR), en s’inquiétant d’un « effet d’aubaine » lié au forfait de 50.000 €, mais aussi du sort des structures qui n’obtiendraient pas le label. Source : Le Figaro.

 

La consultation obligatoire du DMP par les professionnels de santé supprimée au Sénat

L’article 31 du PLFSS sur l’obligation de consulter le dossier médical partagé (DMP) par les professionnels de santé a été supprimé au Sénat, contre l’avis du gouvernement. Il prévoyait de sanctionner les professionnels de santé qui n’ont pas rempli ou pas consulté le DMP de leurs patients. Corinne Imbert, rapporteure pour la branche assurance-maladie, a défendu une logique d’incitation et non de sanction, dans la mesure où les outils fournis par les éditeurs informatiques ne sont pas efficients.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Grève des médecins le 3 décembre 2026

Face au PLFSS pour 2026, plusieurs centaines de médecins libéraux des Alpes-Maritimes, un collectif médical du Sud-Est qui se revendique asyndical, apolitique et transpartisan, organisent une journée de grève le mercredi 3 décembre, dénonçant « une attaque sans précédent contre le système de santé [qui] met en danger l’accès aux soins ». FMF et Jeunes Médecins rejoignent le mouvement.  Le collectif réclame la suppression de plusieurs articles du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026, dont l’article 24. « Nous refusons un système où la Cnam ou le ministère pourrait décider seul, chaque année, de baisses tarifaires sur la base d’algorithmes et de tableaux Excel, en qualifiant une spécialité de ‘déviation financière’ sans jamais regarder la pertinence médicale ni la réalité du terrain », écrivent les médecins du Sud-Est dans une lettre ouverte adressée à la ministre de la Santé.

Source : pharm-enews.fr

 

Contre le PLFSS, les syndicats de médecins libéraux appellent à une grève massive

Réunis en intersyndicale mercredi, les syndicats représentatifs des médecins libéraux ont signé un appel à la grève à partir du 5 janvier. Ils enjoignent « tous les médecins libéraux, de toutes les spécialités, tous les internes et les étudiants en médecine » à former une « mobilisation générale ». Donc à « reporter dès aujourd’hui » tous les rendez-vous prévus à partir du 5 janvier et à « soutenir » voire « amplifier » les actions déjà lancées, comme un mouvement de grève dans le sud-est de la France prévu le 3 décembre. Une « grande manifestation nationale » est annoncée le 7 janvier à Paris, note Libération.

 

Pour MG France, les généralistes doivent disposer des vaccins dans leurs cabinets !

La dernière épidémie de grippe a entraîné une surmortalité de plus de 15 000 personnes, et la couverture vaccinale des plus fragiles reste très insuffisante malgré la multiplication des vaccinateurs. MG France réclame depuis longtemps la possibilité pour les généralistes de détenir les vaccins grippaux dans leurs cabinets afin de pouvoir proposer aux patients la réalisation de l’acte vaccinal au fil des consultations. Pourtant, certains sénateurs ont déposé un amendement pour leur refuser cette possibilité en invoquant l’incapacité des médecins à gérer la chaîne de conservation des vaccins.

Lien vers le communiqué de presse :

https://www.mgfrance.org/actualites/publication/communiques/mg-france-refuse-que-les-mg-soient-prives-des-vaccins

 

Une rémunération « à la carte » ? Le Sénat recycle un forfait modulable pour les médecins dans les déserts

Le Sénat a adopté dans le budget de la Sécurité sociale (PLFSS 2026) une « rémunération forfaitaire modulée » pour les médecins de toutes spécialités exerçant en zone sous-dense. Issue de la proposition de loi Mouiller, cette mesure doit s’articuler avec le contrat de praticien territorial en médecine ambulatoire (PTMA) que le gouvernement réserve aux jeunes médecins.

Lien vers l’article : http://www.lequotidiendumedecin.fr/liberal-soins-de-ville/honoraires/une-remuneration-la-carte-le-senat-recycle-un-forfait-modulable-pour-les-medecins-dans-les-deserts?xtor=EPR-1-%5BNL_editionnumerique%5D-%5B20251125%5D&utm_content=20251125&utm_campaign=NL_editionnumerique&utm_medium=newsletter&utm_source=qdm

 

Des médecins du travail alertent sur plusieurs dispositions du PLFSS 2026, qu’ils jugent susceptibles de fragiliser la protection des salariés

La profession est particulièrement mobilisée contre la proposition de rendre optionnelle la visite de reprise après un congé maternité, mesure jugée cruciale pour adapter le poste aux séquelles physiques ou risques d’exposition. Autre point de tension: la volonté gouvernementale de limiter la durée des arrêts maladie (1 mois pour une première prescription, 2 mois en renouvellement). Les médecins dénoncent une intrusion dans l’acte médical et un risque de reprise trop précoce. La possibilité, un temps envisagée, de prescrire du télétravail en substitution d’un arrêt a également suscité des craintes. Source : Le Monde.

 

ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES

 

Le nouveau code de déontologie sera plus strict

Après bien des rebondissements, le nouveau code de déontologie devrait enfin voir le jour rapidement. La version en vigueur date de 1995. Une mise à jour, initiée en 2016, est très attendue par la profession, qui a bien évolué depuis. Ce nouveau code devrait notamment s’adapter au numérique et sera « renforcé sur l’obligation de la diffusion d’une information fiable pour lutter contre le charlatanisme, avec à la clé de possibles sanctions disciplinaires. Ces sanctions seront rendues publiques », a dévoilé la présidente de l’Ordre, Carine Wolf-Thal, lors de la table ronde sur la lutte contre la désinformation en santé, dont l’invité d’honneur était le Pr Mathieu Molimard, pharmacologue au CHU de Bordeaux. La nouvelle version a été transmise au Conseil d’État pour validation. Il manquait une notification à l’Europe. « Je vous annonce ici que la Commission européenne vient d’être saisie pour la dernière étape. La publication interviendra donc d’ici trois mois », promet la ministre de la Santé.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Le parcours de soins officinal, un accès aux soins facilité et un réel service rendu pour les patients

Alors que 9 Français sur 10 ont déjà sollicité leur pharmacien pour un problème de santé courant, une expérimentation inédite a été mise en place en Ouest Gironde. Objectif : faire de la pharmacie d’officine une véritable porte d’entrée dans le système de soins pour les maux du quotidien. Après avoir mis en place les protocoles « angine » et « cystite » (désormais généralisés), la Communauté Professionnelle Territoriale de Santé (CPTS) Ouest Gironde s’est engagée en 2025, en partenariat avec l’USPO,  dans une nouvelle expérimentation autour de la rhinite et rhino-conjonctivite allergique. Sur la période d’avril à septembre 2025 : 115 actes ont été dispensés par les 7 pharmacies engagées dans le dispositif conformément aux recommandations du protocole.

Lien vers l’article : https://uspo.fr/le-parcours-de-soins-officinal-un-acces-aux-soins-facilite-et-un-reel-service-rendu-pour-les-patients/

 

L’Agence nationale du DPC vit ses derniers jours

Selon une information relayée par « Le Quotidien du médecin », l’Agence nationale du développement professionnel continu (ANDPC) va être fermée dans les prochaines semaines. Le départ de sa directrice générale Michèle Lenoir-Salfati est prévu le 11 janvier 2026. La Haute Autorité de santé (HAS) et France Compétences devraient récupérer les missions jusque-là confiées à cette agence, selon un calendrier qui reste encore à déterminer. L’ANDPC était sur la sellette depuis la publication en mars d’un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), qui avait jugé très sévèrement le bilan de cette agence.

Source : le quotidien du médecin et du pharmacien.

 

Auto-évaluation : le compte à rebours est lancé

L’autoévaluation est la première étape indispensable pour vous engager concrètement dans la démarche qualité à l’officine. Il ne vous reste plus que quelques semaines avant le 31 décembre, date butoir pour la réaliser comme chaque année.

Lien vers l’article :

https://www.demarchequaliteofficine.fr/actualites/autoevaluation-2025-le-compte-a-rebours-a-debute

 

Prévention : voilà comment les missions des officines d’Ile-de-France vont s’enrichir

Prévenir plutôt que guérir : l’URPS Pharmaciens Île-de-France mise sur de nombreux projets dont la primoprescription contraceptive, le dépistage rénal et celui des infections sexuellement transmissibles. Objectif : faire des officines des acteurs majeurs de la santé publique. Parmi les initiatives phares figure la relance du dépistage de la protéinurie en officine, destiné à détecter précocement une maladie rénale. Autre chantier ambitieux : la vaccination du voyageur en pharmacie. Si les pharmaciens peuvent désormais prescrire et administrer les vaccins du calendrier vaccinal, la vaccination spécifique avant un départ à l’étranger reste encadrée par la réglementation. Parmi les initiatives de l’URPS figure également un projet novateur portant sur la primoprescription de la pilule contraceptive par le pharmacien, de manière anonyme et gratuite. Un projet inspiré du modèle canadien. Enfin, l’URPS souhaite relancer le dossier du dépistage des IST en officine, notamment via des tests rapides pour la syphilis, l’hépatite C et le VIH.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

L’USPO demande la mobilisation de vaccin grippes supplémentaires

À ce jour, selon les données IQVIA, 1 672 000 doses restent en stock, soit moins d’une semaine de couverture au niveau national, avec déjà des situations de rupture localisée observées sur le terrain. Face à cette situation, l’USPO a saisi cette après-midi le cabinet de la ministre de la Santé afin de demander la mobilisation rapide du stock de sécurité de l’État de Vaxigrip®. Il est impératif que ces doses puissent être acheminées vers les officines dans les plus brefs délais afin de leur permettre de répondre efficacement aux besoins de la population au moment critique de la campagne.

 

Propos antisémites à la Sorbonne : condamnation « ferme » de la part des étudiants en médecine, une enquête ouverte

Lors d’un cours organisé à la faculté de santé de Sorbonne Université, à Paris, des propos racistes et antisémites ont été affichés sur un grand écran. Les associations d’étudiants, le département de médecine générale et l’université ont condamné fermement ces comportements.

Lien vers l’article : http://www.lequotidiendumedecin.fr/jeunes-medecins/internat/propos-antisemites-la-sorbonne-condamnation-ferme-de-la-part-des-etudiants-en-medecine-une-enquete?xtor=EPR-1-%5BNL_editionnumerique%5D-%5B20251125%5D&utm_content=20251125&utm_campaign=NL_editionnumerique&utm_medium=newsletter&utm_source=qdm

 

Réforme de la prise en charge des fauteuils roulants : des conseils pour ne pas se perdre

La réforme de la prise en charge et de la nomenclature des fauteuils roulants entre en vigueur le 1er décembre. Des évolutions d’une complexité rare qui vont fortement impacter l’activité fauteuil roulant en officine, tant sur la vente que sur la location. Pour (tenter de) s’y retrouver, la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) et l’Union nationale des prestataires de dispositifs médicaux (UNPDM) ont proposé aux officinaux un webinaire qui répond à l’ensemble de leurs interrogations.

Lien vers le webinaire : https://www.youtube.com/watch?v=KWNlND1cxmo

 

Le droit français à l’épreuve des plateformes européennes

Encadrée par le Code de la santé publique, la vente en ligne de médicaments reste un exercice strictement réservé aux officines physiques autorisées. Si le droit européen a ouvert la voie, le modèle français, plus protecteur, continue de privilégier la santé publique à la logique de marché. « Le droit français ne reconnaît pas de place pour un acteur tiers entre le pharmacien et le patient, rappelle Me Beaugendre, avocat au barreau de Paris. Les plateformes ne peuvent ni stocker ni vendre : leur rôle doit rester strictement technique. L’e-commerce officinal n’est pas un canal de substitution, mais un prolongement du comptoir. »

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Déserts médicaux : la dermatologie prend la route

Alors que l’accès à la dermatologie est devenu critique dans de nombreuses régions, la Société Française de Dermatologie (SFD) va mettre en circulation Mobil’Derm, un cabinet itinérant capable de se rendre directement chez les patients. Cette solution concrète aux déserts médicaux pourrait devenir un appui précieux pour les officinaux. La première phase pilote débutera en Nouvelle-Aquitaine dès février 2026, avant une extension progressive au reste du territoire, à raison de deux nouvelles régions par an. Chaque mission Mobil’Derm sera animée par un ou deux dermatologues (hospitaliers, libéraux ou retraités), accompagnés d’un assistant-chauffeur chargé de l’accueil et de l’organisation des consultations.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Un projet de livraison de médicaments à l’étude dans une commune sans officine

Afin de pallier l’absence d’officine à Pont-en-Royans (Isère), un projet baptisé « Livraison Pharma » pourrait être lancé en début d’année prochaine. Il assurerait la distribution de médicaments aux habitants les plus fragiles de ce village isolé. « Livraison Pharma » a été imaginée par la maison de santé pluriprofessionnelle (MSP) de Pont-en-Royans pour répondre à l’absence d’officine dans ce lieu de 800 âmes. Depuis cinq ans, les habitants s’organisent tant bien que mal pour se rendre dans les pharmacies voisines, mais certaines ordonnances restent parfois lettre morte pour des personnes isolées ou en grande difficulté qui ne parviennent pas à trouver de solutions. L’expérimentation ciblerait 380 patients rattachés à la MSP, âgés de plus de 80 ans ou atteints d’une pathologie spécifique. Elle pourrait débuter en début d’année 2026.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

CHIFFRES

 

À partir du 1er décembre 2025 et jusqu’au 27 février 2026, les titulaires pourront déclarer les indicateurs qui leur permettront de percevoir deux rémunérations forfaitaires (ROSP et REMU NUM) au titre de l’année 2025. Au chapitre des indicateurs socles de la REM NUM, la rémunération s’élève à 820 euros par an pour une participation à l’exercice coordonné et 200 euros pour la possession d’un LAD certifié HAS (deux premières années civiles). Quant à la ROSP BUPS, l’adhésion à la démarche qualité mise en place par le Haut Comité à la qualité en officine (HCQO) « doit être effectuée au plus tard le 31 décembre 2025 et le justificatif doit être téléchargé lors de la saisie pour bénéficier de la rémunération ». Source : le quotidien du pharmacien.

Depuis 2014, le réseau officinal a perdu 11% des points de ventes physiques. Une diminution qui devrait se poursuivre pour se stabiliser autour de 17 000 pharmacies à l’horizon 2035. Le CA moyen de la pharmacie augmente en moyenne de 3,9% entre 2014 et 2025. On est aujourd’hui à 2,5 millions d’euros. Source : les ateliers du gers.

Entre octobre 2024 et octobre 2025, le chiffre d’affaires résultant de la dispensation des médicaments onéreux a augmenté de 10 %. Ces produits représentent aujourd’hui 24 % du chiffre d’affaires du médicament de prescription obligatoire. Entre 2019 et 2024, ce chiffre d’affaires a été multiplié par 2,4, rappelle David Syr, qui note une accélération des ventes de médicaments de plus de 1 930 euros au second semestre. Quant aux produits dont le prix public excède 468,97 euros, leurs ventes en valeur ont augmenté de 10 % au cours des dix derniers mois (13 % en volume) et ils constituent aujourd’hui 43 % du chiffre d’affaires du médicament de prescription obligatoire. Source : les ateliers du gers.

L’ANSM lance une initiative inédite pour allonger les durées de conservation des médicaments, aujourd’hui limitées à 2 à 3 ans pour la grande majorité (moins de 10% atteignent 5 ans). L’objectif est de réduire le gaspillage, alors que les produits périmés pèsent lourd dans l’empreinte carbone du système de santé. Une phase pilote d’appel à candidatures des laboratoires intéressés, nommée « Longue vie aux médicaments », est lancée. « Notre objectif est d’identifier et d’accompagner les industriels qui ont l’intention de déposer, dans les cinq prochaines années, une demande de modification d’AMM d’au moins un de leurs médicaments en vue d’augmenter la durée de conservation de leurs médicaments », précise l’ANSM. Source : le quotidien du pharmacien.

96 % des pharmacies en ligne seraient illégales, selon l’Institut de recherche anti-contrefaçon de médicaments (IRACM). Un niveau illustré par l’ANSM, qui a récemment fait retirer du Web de faux traitements contre l’obésité censés contenir du sémaglutide. Plusieurs plateformes comme Amazon, Cdiscount ou eBay ont été épinglées, tandis que sept sites non coopératifs font désormais l’objet de signalements judiciaires et de mesures de police sanitaire.

En Angleterre, des milliers d’internes du NHS mènent une grève de cinq jours pour dénoncer des conditions de travail dégradées et une érosion salariale de 20% depuis 2008, rapporte franceinfo. Le mouvement, débuté le 14 novembre, pourrait s’amplifier avec l’entrée possible des médecins hospitaliers. Les internes dénoncent des semaines pouvant atteindre 72 heures, des services sous-dotés au point de rediriger des enfants vers des cliniques pour adultes, et un moral en chute libre. Le Royaume-Uni compte 3,2 médecins pour 1.000 habitants, bien en dessous de l’Allemagne (4,5). Et l’exode s’accélère: plus de 4.000 médecins ont quitté le NHS en 2024, un record décennal.

70% des Français attendent de leur maire des actions en matière d’offre de soins et de services de santé, selon un sondage CSA pour France Assos Santé.

Environ 8 millions de Français ont déjà été vaccinés contre la grippe à la mi-novembre, soit une hausse de 21% par rapport à la même période en 2024 (6,5 millions). Plus de 50% des injections ont été réalisées en pharmacie, confirmant leur rôle central dans la campagne. La circulation virale reste faible: tous les indicateurs sont au niveau de base, hors Mayotte, entrée en phase pré-épidémique fin octobre. Santé publique France observe toutefois une hausse des positifs chez les 0-18 ans, suggérant un début de diffusion dans cette tranche d’âge. Source : francebleu.

Selon le 6e baromètre Silver Alliance et Retraite.com, il faut compter 1.291 € par mois en moyenne pour maintenir un senior à domicile. Et jusqu’à 2.216 € pour les plus de 85 ans, note Le Parisien. Soit un montant en hausse de 2,4% comparé à 2024 et de près de 25% depuis 2020. « Comme chaque année, ce qui tire vers le haut, c’est la mutuelle. Le 100% santé, qui est une vraie avancée pour la prise en charge de certains frais d’optique, dentaires et auditifs, a de manière mécanique engendré une augmentation du coût », précise Ludovic Herschlikovitz, fondateur du site d’information Retraite.com.

Une nouvelle méta-analyse publiée par Cochrane confirme l’impact majeur de la vaccination anti-HPV: administré avant 16 ans, le vaccin réduit d’environ 80% l’incidence du cancer du col de l’utérus. L’analyse, qui s’est appuyée sur plus de 200 études en vie réelle, valide clairement l’efficacité populationnelle des campagnes menées chez les adolescents. En effet, la protection tend ensuite à diminuer lorsque la vaccination intervient après le début de la vie sexuelle, une partie des jeunes étant déjà exposés au HPV. Pour les cancers liés au virus hors col utérin (vulve, anus, pénis), les données suggèrent un bénéfice, mais restent moins solides, du fait de leur rareté. Source : Libération.

Après l’agression d’un généraliste au centre SOS Médecins de Tourcoing mardi, les antennes de Lille, Roubaix et Tourcoing ont fermé jusqu’à samedi « pour marquer les esprits ». Le praticien, roué de coups par un couple venu « en expédition punitive », souffre d’un traumatisme thoracique et d’une plaie au coude. Une enquête pour « violence sur un professionnel de santé » est ouverte et l’agresseur présumé a été placé en garde à vue. Le Nord reste le département le plus touché avec près de 400 agressions recensées en 2024 et déjà 300 en 2025, un chiffre largement sous-estimé selon l’Ordre. Source : Libération.

10 000 : c’est, en euros, le coût annuel des dépenses de santé de chaque patient contaminé par le VIH, selon l’infectiologue Eric Billaud, qui souligne l’urgence de renforcer la prévention, alors que la connaissance du virus se dégrade rapidement chez les 15/25 ans.

La Haute Autorité de santé (HAS) a acté la mise à l’écart de la vitesse de sédimentation (VS), un examen centenaire encore largement prescrit: 16 millions d’actes en 2023, pour 12 millions d’euros remboursés. Après analyse de la littérature, l’instance conclut que la VS est « dépassée », peu spécifique, peu reproductible et dotée d’une cinétique trop lente. Elle ne s’élève qu’au bout de 24 à 48 heures et met des semaines à revenir à la normale. Aucun intérêt médical n’a été démontré dans les indications évaluées, que ce soit en médecine générale ou dans les maladies inflammatoires chroniques. Source : Le Monde.

Les jeunes hommes de 18 à 21 ans dans leurs premières années de relations entre hommes sont moins familiers avec la prophylaxie pré-exposition (Prep) et le dépistage des IST que les 21-29 ans, selon une étude de Santé publique France. D’où l’intérêt de poursuivre « des stratégies de prévention ciblées, comme l’accessibilité aux préservatifs gratuits et la mise en place du dépistage sans ordonnance », pris en charge en France à 100 % pour les moins de 26 ans. Source : le quotidien du médecin.

L’Agence européenne du médicament (EMA) a recommandé en date du 13 novembre 2025 l’octroi d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) pour VacPertagen du laboratoire BioNet, un vaccin prophylactique contre la coqueluche. Ce produit est un vaccin acellulaire qui comprend deux antigènes coquelucheux purifiés : la toxine coquelucheuse recombinante (PTgen) et l’hémagglutinine filamenteuse (FHA). Il est indiqué en rappel de la vaccination contre la coqueluche chez les adultes et les adolescents de 12 ans et plus, mais aussi pendant la grossesse pour la protection passive des nouveau-nés. Il s’administre en une seule injection intramusculaire. Son autorisation de mise sur le marché dans l’Union européenne devrait être prononcée dans les prochaines semaines.

Le comité économique des produits de santé (CEPS) a confirmé deux baisses de prix successives des compresses stériles, à compter du 15 décembre 2025 puis du 15 décembre 2026. Les produits concernés sont les compresses non tissées stériles et les compresses de gaze hydrophile stériles inscrites sur la liste des produits et prestations remboursables (LPPR), qui se présentent en différentes tailles et différents conditionnements (boîtes de 10 sachets x 2, de 25 sachets x 2 ou de 50 sachets x 2). Au final, les baisses de prix sont en moyenne de 14,4 %. La plus petite baisse est de 8,3 %, pour les compresses non tissées stériles, ≥ 56 cm² et < 100 cm², boîte de 10 sachets x 2, dont le prix passera de 3,25 euros TTC à 2,98 euros TTC au 15 décembre 2026. La plus forte baisse de prix, de 19,43 %, concerne les compresses de gaze hydrophile, stériles, ≥ 100 cm², 50 sachets x 2, dont le prix passera de 6,64 euros TTC à 5,35 euros TTC au 15 décembre 2026. Source : le quotidien du pharmacien.

Alors que le déficit de la Sécurité sociale devrait atteindre 23 milliards d’euros cette année et que le remboursement de l’ostéopathie par les complémentaires santé fait débat, la CPAM du Doubs communique sur la possibilité pour un assuré de bénéficier d’une aide financière pour une séance d’ostéopathie. 40 euros par an. C’est le montant de la « participation financière » mise en place par la CPAM du Doubs pour une séance d’ostéopathie. La caisse, à travers son dispositif d' »action sanitaire et sociale », entend ainsi « lutter plus efficacement contre le non-recours aux soins et à la santé » et « faciliter l’accès au système de santé ». Une offre généreuse, brocardée par le président de la FMF-Gé sur Linkedin, néanmoins conditionnée aux ressources de l’assuré. Ce dernier ne pourra, en outre, en bénéficier qu' »après épuisement des droits [de sa] mutuelle ». Source : egora.

Plus de 15 000 suspicions de fausses ordonnances ont été transmises par les pharmaciens sur Asafo-Pharma, qui fête son premier anniversaire. Après vérification auprès du prescripteur, trois ordonnances sur quatre étaient bel et bien frauduleuses, indique l’Assurance maladie. Sans surprise, près de 30 % des médicaments ou dispositifs figurant sur les fausses ordonnances sont liés au traitement du diabète : insuline, capteurs et bandelettes, médicaments antidiabétiques… Source : la revue pharma.

Poupée vaudou, pouvoir maléfique des marabouts et pensées-prières : une pharmacienne titulaire de Bretagne a été condamnée à cinq ans d’interdiction temporaire d’exercer pour des faits de « charlatanisme ». Une décision confirmée en mars dernier par la chambre disciplinaire du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens. Source : la revue pharma.

La spécialité Tranxène 20 mg/2 ml, lyophilisat et solution pour usage parentéral, est en rupture de stock depuis le 31 octobre 2025, en ville comme à l’hôpital. Dans le contexte de rupture, l’alternative thérapeutique est le diazépam en solution injectable. Source : le quotidien du pharmacien.

À compter du 1er décembre, plusieurs médicaments vont faire l’objet de baisses de prix. Pour ne pas les vendre à perte, mieux vaut surveiller l’état de ses stocks. Certains produits subissent une baisse conséquente de leur prix fabricant hors taxes (PFHT), comme Eyléa® (de 180 à 250 € selon la présentation), Neulasta® (environ 100 €) ou Ninlaro® (environ 200 €). Source : FSPF.

Le pharmacien est habilité à prescrire et à administrer la vaccination contre le méningocoque B, notamment chez les adolescents et jeunes adultes âgés de 15 à 24 ans, avec les vaccins Bexsero® ou Trumenba®. Pour rappel, cette recommandation figure pleinement dans le calendrier vaccinal. La période transitoire durant laquelle les pharmaciens ne pouvaient pas réaliser cette vaccination, faute d’inscription officielle dans le calendrier vaccinal, a pris fin en avril 2025.Source : USPO.

Les plaintes contre les pharmaciens sont en hausse, note Catherine Dumont, directrice des affaires juridiques, lors de la 37e Journée de l’Ordre qui s’est déroulée lundi 24 novembre. Les chambres disciplinaires ont enregistré 348 plaintes en 2024, contre 312 en 2023 (+ 11,5 %). Les plaintes contre les titulaires sont de loin les plus nombreuses (261). Les faits reprochés portent le plus souvent sur des dispensations de médicaments. Source : le quotidien du pharmacien.

– 2,3 % : c’est la nouvelle baisse de la natalité enregistrée en France sur les neuf premiers mois de l’année, selon l’Insee. Ce recul prolonge une tendance structurelle, avec 660.800 nouveau-nés en 2024, soit le plus bas niveau depuis la Seconde Guerre mondiale, et un solde naturel devenu négatif en mai 2025.

La Caisse nationale de l’Assurance maladie (CNAM) a informé la profession le 27 novembre que des opérations techniques auront lieu certains vendredis entre le 28 novembre 2025 et le 20 mars 2026 sur le système d’information de l’Assurance maladie. « En conséquence, pour les assurés rattachés aux CPAM ou régimes concernés, la télémise à jour des cartes Vitale sera indisponible entre 12h et 20h aux dates prévues » relaie la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF). Lien vers le planning des dates concernées ainsi que les CPAM et régimes impactés, au jour le jour. : https://www.fspf.fr/wp-content/uploads/2025/11/planning-operation-technique-carte-vitale.pdf

Les Français et les salariés ont des craintes très diverses pour leur santé… mais ne sont qu’1 sur 2 à réaliser chaque année des examens pour faire le point. Source : Odoxa.

Selon les derniers chiffres de Santé publique France, la participation au dépistage organisé du cancer du col de l’utérus atteint 60,9 % en 2024, soit près de dix points de plus qu’en 2017. Pour le SDBIO, cette progression — essentielle pour se rapprocher du standard européen de 80 % — repose largement sur l’engagement quotidien des biologistes médicaux et de leurs laboratoires, qui garantissent la qualité et l’efficience du parcours de dépistage. Lien vers le communiqué de presse : https://toute-la.veille-acteurs-sante.fr/238451/cancer-du-col-de-luterus-les-biologistes-medicaux-acteurs-cles-de-la-progression-du-test-hpv-dans-le-depistage-communique/

Aujourd’hui, 8 Français sur 10 achètent en ligne. Ils ne délaissent pas pour autant les points de vente : ils veulent pouvoir choisir entre magasin et Internet, et combinent souvent les deux canaux au cours du même parcours d’achat. Source : Fevad.

Selon IQVIA (Institut de données et d’analyses de santé), le marché français de la vente en ligne de produits de pharmacie (hors médicaments sur ordonnance) a atteint près de 210 millions d’euros en 2024, contre zéro en 2012. Une croissance annuelle de + 15 à 20 %, confirmée par la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (FEVAD), qui indique que près d’un tiers des Français a déjà acheté un produit de santé ou de parapharmacie en ligne.

« Sur les 800 sites référencés, seuls quatre ou cinq réalisent la majorité du chiffre d’affaires : La Santé.net, Pharma GDD, Pharmacie des Drakkars et Pharmashopie, explique Cyril Tétart, président de l’Association française des pharmacies en ligne (AFPEL) et fondateur du groupement Pharmacyal. Ce sont de véritables structures industrielles : Pharma GDD expédie entre 800 et 1 200 commandes par jour, La Santé.net entre 600 et 700, Drakkars et Pharmashopie autour de 500. » Derrière ces locomotives, la grande majorité des sites restent anecdotiques. Contrairement aux idées reçues, les patients ne vont pas uniquement en ligne pour acheter. « Environ deux tiers consultent nos contenus santé sans passer commande. Ils viennent chercher une information, un conseil, un avis sur un produit, puis se rendent parfois ensuite en officine », observe le président de l’AFPEL. Source : le quotidien du pharmacien.

Selon une étude de l’Union des prestataires de santé à domicile indépendants (UPSADI), confier de nouvelles missions aux PSAD pourrait générer entre 250 et 630 millions d’euros pour le système de santé. « Les PSAD sont déjà présents, déjà compétents et déjà aux côtés des patients les plus fragiles y compris ceux qui résident dans les déserts médicaux », souligne Didier Daoulas, président de l’UPSADI, rappelant que près de 4 millions de Français sont déjà pris en charge chaque année par des professionnels du secteur. Lien vers l’article : http://www.lequotidiendupharmacien.fr/exercice-pro/politique-de-sante/les-prestataires-de-sante-domicile-veulent-de-nouvelles-missions?xtor=EPR-1-%5BNL_editionnumerique%5D-%5B20251128%5D&utm_content=20251128&utm_campaign=NL_editionnumerique&utm_medium=newsletter&utm_source=qph

Le dispositif de télécontrôle a d’abord été testé pendant trois mois dans trois régions françaises. Les retours des assurés se sont révélés très positifs : près de 85 % d’entre eux se sont déclarés favorables à une nouvelle convocation en télécontrôle. Sur cette base, l’Assurance maladie a décidé de généraliser le télécontrôle dans le cadre d’un arrêt de travail, d’un accident de travail, d’une maladie professionnelle ou de certaines demandes d’invalidité. Cet échange a pour but de fluidifier les échanges entre les assurés et les médecins, de simplifier l’organisation des rendez-vous et de limiter les déplacements des assurés. Source : le moniteur des pharmacies.

Devant les présidents des sections ordinales réunis à Montrouge (Hauts-de-Seine) le 24 novembre à l’occasion de la 37e Journée de l’Ordre national des pharmaciens, Mathieu Molimard l’a rappelé avec force : les pharmaciens sont parmi les premiers à entendre les doutes des patients, alimentés par des contenus TikTok ou YouTube d’influenceurs dont la parole, souvent enveloppée d’un vernis pseudoscientifique, pèse parfois plus lourd que celle des professionnels de santé. Mathieu Molimard décrit désormais une désinformation organisée : financements parfois étrangers, influenceurs rémunérés, campagnes coordonnées précédant les campagnes vaccinales, pressions judiciaires contre les scientifiques. Ceux qui contestent ces discours peuvent en payer le prix. Il cite ainsi l’exemple d’une chercheuse engagée dans la lutte contre les infox, déjà contrainte de consacrer 24 000 euros à sa défense. Source : le moniteur des pharmacies.

Lancé en 2017, le mouvement de concentration des groupements officinaux s’est nettement accéléré ces dernières années. 2025 a été particulièrement dynamique, avec près d’une dizaine de rachats annoncés depuis le début de l’année. Lien vers l’image :

https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/business/groupements/groupements-officinaux-vers-une-concentration-du-marche?utm_source=sendinblue&utm_campaign=24h_infos_28_11_2025&utm_medium=email

 

GROUPEMENTS

 

Groupements : les mutations structurelles de 1968 à nos jours

Le rôle des groupements pharmaceutiques français, d’abord pensé comme des centrales d’achat, a finalement évolué vers celui de partenaire stratégique. Cette trajectoire est la marque d’un secteur en constante évolution, où la logique économique a laissé place aux services. « Historiquement, l’intérêt principal d’un groupement reposait sur la mutualisation et la négociation des achats », rappelle Michel Dailly, directeur général de Wellpharma. « Les négociations commerciales restent évidemment importantes, notamment dans un contexte économique tendu. Mais les structures qui se sont uniquement construites autour de quelques accords commerciaux ne répondent plus aux attentes actuelles des pharmaciens », remarque Michel Dailly (Wellpharma). « À présent, les pharmaciens attendent bien plus qu’un simple levier d’achat : ils veulent des services digitaux, un soutien marketing, des conditions commerciales compétitives, mais aussi un accompagnement concret pour leurs équipes », détaille Gilles Unglik, directeur général opérationnel chez Giropharm. Illustration de cette évolution : Giphar dispose par exemple de quatre plateformes logistiques. « Ce maillage permet de livrer rapidement les officines du réseau, leur faisant ainsi gagner un temps précieux dans la réception et le traitement des commandes, tout en améliorant leur trésorerie », précise Benoît Le Gavrian, président de la coopérative Giphar. Actuellement, 37 % des officines sont sous enseigne, avec une progression régulière d’environ 1 point par an depuis trois ans, selon l’observatoire LPC (l’observatoire des groupements et des enseignes). « Notre rôle, en tant que groupement, est d’accompagner les différents profils d’officines et de leur proposer des solutions adaptées », souligne Thomas Nepveux, directeur général d’Evecial. Le véritable enjeu reste de fédérer les adhérents autour de valeurs communes tout en répondant, de manière ciblée, aux besoins spécifiques de chaque typologie d’officine. « D’ici dix ans, je pense qu’une vingtaine de grands groupements pharmaceutiques émergeront », pronostique Alexis Berreby (Leadersanté).

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Cartes d’identité des groupements 2025

Chaque groupement développe sa stratégie digitale en fonction de ses besoins et de ceux de ses adhérents : sites personnalisables, applications, services aux patients, Click & Collect, pilotage des stocks et des ventes… Voici une liste (non exhaustive) de fiches présentant les groupements de pharmacie et leur stratégie digitale.

Lien vers l’article : http://www.lequotidiendupharmacien.fr/exercice-pro/cartes-didentite-des-groupements-2025?xtor=EPR-6-%5BNL_flash%5D-%5B20251128%5D&utm_content=20251128&utm_campaign=NL_flashinfo&utm_medium=newsletter&utm_source=qph

 

Click & Collect / Click & Drive : capter l’énergie de nouveaux flux

Dans un marché où les patients comparent, s’informent et arbitrent au prix comme au délai, le click  & Collect répond à une demande simple : gagner du temps sans perdre le conseil. Selon Totum, « Le numérique doit rester un levier de drive-to-store : on commande en ligne, mais on revient chercher son produit, on échange, on renforce la relation. » Chez Giphar, le click & collect s’inscrit dans une stratégie globale de simplification des parcours. « C’est une réponse à l’évolution des attentes : plus de praticité, moins d’attente, mais toujours du conseil », explique Mélanie Dieu, responsable marketing digital. L’efficacité de l’outil repose sur son intégration dans le quotidien officinal. Le dispositif n’est pourtant pas généralisé. « Le click & collect n’est actif que dans une partie du réseau, environ 10 % aujourd’hui », reconnaît Thierry Miquel, directeur des systèmes d’information de Giropharm. « Certains pharmaciens jugent le service coûteux ou peu demandé. » Les obstacles sont à la fois techniques et organisationnels : disponibilité des stocks en temps réel, temps de préparation, répartition des tâches en équipe. « Beaucoup de titulaires voient encore la vente en ligne comme une contrainte. Or, c’est un prolongement du comptoir, pas une rupture. » Pour Olivier Verdure, directeur de Pharmonweb, prestataire technique spécialisé dans le digital officinal, la clé du succès réside dans la mutualisation. « La pharmacie de demain ne sera pas 100 % connectée, conclut Mélanie Dieu. Elle sera surtout fluide : capable d’offrir la rapidité du web, la sécurité du soin et la chaleur du contact humain. »

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Vente en ligne ? Pas sans ma Société de regroupement à l’achat

Créées en 2009 dans le cadre des réformes issues de la loi de modernisation de l’économie (LME), les Sociétés de regroupement à l’achat (SRA) avaient pour ambition de permettre aux pharmaciens de mutualiser leurs volumes pour obtenir de meilleures conditions commerciales. Quinze ans plus tard, leur potentiel reste largement inexploité. Guillaume Paquin, président du réseau coopératif Wellpharma, plaide pour une refonte du dispositif : « Les groupements de pharmaciens devraient pouvoir bénéficier des mêmes leviers que les SRA, sans être freinés par la lourdeur administrative actuelle. Les officines doivent pouvoir déléguer leurs achats à des structures solides, transparentes et capables de négocier à armes égales. Cela passe par une reconnaissance légale du rôle des groupements dans la structuration du marché. Aujourd’hui, exercer sans être adossé à un groupement devient quasi impossible ; autant le reconnaître officiellement ».

 

Ma Pharmacie en France : une plateforme qui monte en puissance

Né d’un ultimatum lancé à la profession pour bâtir une réponse collective avant que les géants du numérique ne s’imposent, le projet Ma Pharmacie en France incarne une étape clé du digital officinal. Portée par Federgy et plusieurs groupements partenaires, cette vitrine numérique partagée doit offrir à chaque pharmacien un site personnalisé et sécurisé. Initialement prévue fin 2025, la phase pilote a été reportée à 2026 afin de renforcer la cybersécurité du dispositif. « On a voulu prouver que la profession pouvait s’unir sur un projet collectif sans attendre que l’État ou un acteur extérieur le fasse à sa place », résume Alain Grollaud. « Nous ne cherchons pas à imiter Amazon. Nous voulons montrer que les pharmaciens français peuvent innover ensemble, dans le respect de ses valeurs : proximité, sécurité, confiance. » « Nous avions besoin d’un outil commun », résume Alain Grollaud, président de Federgy. « Aujourd’hui, chaque groupement a sa logique : sites, interfaces, contenus… et le patient s’y perd. L’idée est de créer un point d’entrée unique vers les pharmacies françaises. » Le site se veut une vitrine nationale d’intérêt collectif, et non une place de marché. Chaque officine disposera d’une page dédiée (coordonnées, horaires, spécialités, services, actualités locales) et de modules activables : prise de rendez-vous, click & collect, conseils santé. « Nous ne voulons pas d’un site centré sur la vente », insiste Alain Grollaud. « Le numérique doit prolonger le comptoir, pas le remplacer. Le conseil reste au cœur. »

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Vente en ligne : pourquoi les groupements et enseignes sont à convertir

Portés par la transformation des usages et la montée du e-commerce santé, les groupements pharmaceutiques accélèrent leur virage numérique. Sites vitrines, click & collect, référencement local, outils de fidélisation : chacun affine sa stratégie. Objectif commun : défendre la place du pharmacien dans le parcours de santé connecté, tout en préservant la souveraineté et la confiance du modèle officinal français. Pour Federgy, la chambre syndicale des groupements et enseignes de pharmacies, la diversité des modèles illustre la vitalité du réseau. « L’important, c’est que chaque groupement développe des solutions conformes, sécurisées et interopérables », souligne Alain Grollaud, son président. « Le numérique ne doit pas uniformiser les pratiques, mais renforcer la cohérence du maillage officinal. » « Le numérique officinal ne peut pas être une zone de dérégulation. Il doit s’inscrire dans une logique de sécurité, de conformité et de souveraineté. » « Aucun acteur n’a intérêt à refaire seul ce que d’autres ont déjà développé », estime Alain Grollaud. « La clé du succès sera la capacité du réseau officinal à unir ses forces autour d’outils interopérables, plutôt que de se disperser. » Cette convergence, amorcée avec « Ma Pharmacie en France » mais aussi à travers des solutions internes aux groupements, devrait permettre de consolider une présence numérique durable, tout en préservant la spécificité du modèle français : une pharmacie de proximité, humaine et régulée.

Lien vers l’article : http://www.lequotidiendupharmacien.fr/exercice-pro/vente-en-ligne-pourquoi-les-groupements-et-enseignes-sont-convertir?xtor=EPR-6-%5BNL_flash%5D-%5B20251128%5D&utm_content=20251128&utm_campaign=NL_flashinfo&utm_medium=newsletter&utm_source=qph

 

RETAIL

 

Alliance inédite en vue entre Auchan et Intermarché autour des supermarchés

Auchan envisagerait de confier l’identité commerciale de ses supermarchés à Intermarché et Netto, tout en conservant leur exploitation. Cette configuration inédite, mêlant franchise et pilotage opérationnel, marque une nouvelle étape dans le rapprochement entre les deux enseignes et ouvre la voie à un modèle hybride encore jamais vu dans le secteur.

Lien vers l’article : https://www.republik-retail.fr/strategie-retail/enseignes/alliance-inedite-en-vue-entre-auchan-et-intermarche-autour-des-supermarches.html?nl=198583&utm_source=email&utm_id=198549&utm_campaign=newsletter-retail-2025-11-26

 

AILLEURS

 

Argentine : la couverture vaccinale pédiatrique chute dangereusement

L’Argentine enregistre un effondrement historique de la vaccination des enfants: les couvertures pour la poliomyélite, la rougeole–rubéole–oreillons (ROR) ou la diphtérie–tétanos–coqueluche sont tombées sous les 50%, contre plus de 90% avant 2019. Les risques liés aux faibles taux de vaccination ont déjà commencé à se manifester. Cette année, l’Argentine a connu une épidémie de rougeole avec 35 cas confirmés; le pays est aussi touché par une épidémie de coqueluche; et la tuberculose a augmenté de 65% au cours des cinq dernières années. Les experts attribuent cette chute à la montée des discours antivaccins depuis la pandémie. Source : El Pais.