ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES
Le nouveau code de déontologie est publié
Le nouveau code de déontologie est enfin publié, le 5 mars, après dix années d’attente. Il s’est adapté à l’exercice des pharmaciens, intégrant notamment des articles sur le numérique, et assouplit les règles de communication. Il renforce le principe d’indépendance professionnelle. Concernant les groupements, on soulignera notamment qu’ils peuvent mener des campagnes de prévention ou de promotion de la santé publique, en lien avec la stratégie nationale de santé. Il y a également la notion d’indépendance qui est soulignée à plusieurs reprises « Art. R. 4235-15. – Le fait pour le pharmacien d’être lié dans son exercice professionnel par un contrat ou un statut à un autre professionnel, une administration, une collectivité, une entreprise, un groupement ou tout autre organisme public ou privé ne saurait affecter son indépendance. Il ne peut accepter, de la part de son employeur ou de toute autre autorité hiérarchique, de limitation à son indépendance professionnelle ». Une première garantie visant à lutter contre la financiarisation, en attendant un nouveau véhicule législatif donnant à l’Ordre plus de pouvoirs dans la vérification des contrats des sociétés libérales lors de leurs demandes d’inscription au tableau et au cours de la vie de la société. Ce nouveau code de déontologie est en application depuis le 6 mars. Pour aider les pharmaciens à se l’approprier, l’Ordre prépare une version commentée ainsi que des recommandations, notamment en matière de communication et de publicité, pour éclaircir ce qui est permis et ce qui ne l’est pas.
Sources : Ordre, le quotidien du pharmacien.
Lien vers le texte :
https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf?id=crKyPMGYNmdvZo15tJZuQsXue6e00N38ALbR05J-d0I=
Lien vers le communiqué de presse de l’Ordre :
Réseau France Santé : votre pharmacie pourra-t-elle faire partie des structures labellisées ?
La cartographie reprenant l’ensemble des Maisons labellisées France Santé a été mise en ligne. Pour l’heure, 1029 maisons France Santé ont obtenu leur labellisation. À ce jour, quatre pharmacies d’officine ont déjà été labellisées. Ce label, inscrit dans la loi de financement de la sécurité sociale de décembre, prévoit de labelliser 5 000 structures d’ici 2027 : maisons de santé, centres de santé, bus de santé, pharmacies. En échange d’une subvention de 50 000 euros, chaque structure s’engage à fournir une réponse aux demandes de soins dans les 48 heures. La subvention pourra financer des projets concrets : recrutement d’une infirmière de pratique avancée, installation d’une cabine de téléconsultation, agrandissement des locaux pour accueillir un docteur junior. L’assurance-maladie a entamé des négociations avec des représentants des professionnels de santé pour définir le cahier des charges du nouveau label « France Santé ». Ces négociations, qui doivent fixer des objectifs, notamment « en termes d’accès aux soins, de prévention, parcours de soins, ou de réponse aux soins non programmés », doivent aboutir au début du mois de mai. Lien vers la carte : https://reseau-france-sante.com/
Création d’une pharmacie en ligne : les règles changent
Un décret paru au Journal Officiel du 28 février 2026 établit une nouvelle procédure pour la création d’un site Internet de vente de médicaments. Pour les officines, à partir du 30 avril, la création d’un site Internet relèvera d’un régime déclaratif avec un délai d’instruction ramené à 21 jours. Ce décret, paru au JO du 28 février, remplace la procédure d’autorisation préalable de l’activité de commerce électronique de médicaments exercée par un pharmacien d’officine, par un régime de déclaration préalable de cette activité et de la création d’un site internet pour son exercice, auprès des Agences régionales de santé (ARS). Si le dossier est complet, l’activité de commerce électronique des médicaments peut débuter dès l’expiration du délai de 21 jours. Dans un délai de sept jours, le pharmacien informe le conseil de l’ordre des pharmaciens qu’il exerce cette activité et lui transmet une copie du récépissé de déclaration préalable de création d’un site internet pour l’activité de commerce électronique des médicaments ou de tout autre document de nature à justifier du dépôt d’un dossier complet de déclaration préalable et de l’expiration du délai réglementaire.
Sources : Federgy, https://pharm-enews.fr/
Lien vers le JO : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053594248
Certification professionnelle : le cadre est enfin défini
Un arrêté du 26 février 2026 détaille la mise en œuvre de la certification périodique des professionnels de santé, dispositif de validation régulière des compétences. Le catalogue des actions pour les pharmaciens est à retrouver sur le Bulletin officiel du ministère chargé de la Santé ou sur le site du Conseil national professionnel (CNP) de la pharmacie. La certification doit être validée tous les six ans à compter de la date d’inscription à l’Ordre. Pour les pharmaciens inscrits à l’Ordre avant le 1er janvier 2023, la première période de certification a été portée à 9 ans. Avec le retard de trois ans dans la mise en place, il reste trois ans pour les nouveaux inscrits et six ans pour les plus anciens pour réaliser leurs actions de certification.
Pour en savoir plus : https://bulletins-officiels.social.gouv.fr/arrete-du-26-fevrier-2026-relatif-aux-referentiels-de-certification-periodique-des-professions-de-sante-relevant-dun-ordre-professionnel
Certification professionnelle : attention aux sites frauduleux !
La plateforme officielle « Ma certif’Pro Santé » n’est, à ce jour, ni opérationnelle, ni accessible en ligne. Mais, attention, des sites frauduleux détournent déjà l’identité de la plateforme de certification. Ces tentatives de fraudes visant les professionnels de santé se multiplient, alertent l’Ordre des pharmaciens et le ministère de la Santé. Sur un site, qui apparaît au premier rang des recherches Google, il est par exemple possible d’acheter pour 39 euros en deux clics une « formation 100 % en ligne, accessible 24 heures/24 pendant 6 mois. Attestation de réussite téléchargeable » sur le sujet « Certification périodique : comprendre vos obligations ». Le numéro de SIRET ne correspond à aucune entreprise enregistrée au registre national des entreprises.
Source : le quotidien du pharmacien.
Qui est Valérie Jougla, la présidente de l’UPGF ?
Installée à Grenade (Haute-Garonne) depuis 1998, diplômée de la faculté de pharmacie de Toulouse, fondatrice d’un groupement centré sur la trésorerie des officines, Valérie Jougla prend la tête de l’Union des pharmacies groupées de France à l’heure où la réforme économique s’accélère. Sa ligne est claire : consolider la dispensation et replacer le médicament du quotidien au centre du modèle officinal. Elle établit un lien direct entre dévalorisation tarifaire et tensions d’approvisionnement. Environ 50 % des médicaments dispensés affichent un prix inférieur à 1,91 euro. Selon elle, ce niveau de rémunération pèse sur la chaîne industrielle et alimente les pénuries.
Source : le moniteur des pharmacies.
Pour en savoir plus :
Le combiné grippe-Covid de Moderna disponible pour 2027 ?
La campagne 2025-2026 de vaccination contre la grippe et la Covid s’est achevée le 28 février, sans atteindre ses objectifs. Malgré les recommandations du ministère de la Santé, et une épidémie virulente, les taux de couverture des plus de 65 ans au 31 décembre étaient de 53% pour la grippe et de 15% seulement contre la Covid, pour lequel la campagne avait pourtant commencé quelques semaines plus tôt. Les experts comptent désormais sur l’arrivée du vaccin combiné de Moderna pour améliorer la prévention. « Ce sera peut-être un tout petit juste pour la prochaine saison en France (2026-2027). Mais, pour 2027, ça devrait être bon », indique au Parisien Arnaud Chéret, directeur médical de Moderna. La biotech vient en effet de recevoir le feu vert de l’Agence européenne des médicaments et attend celui de la Commission. Son arrivée sur le marché marquera aussi une nouvelle étape dans le développement des vaccins à ARNm, qui facilitent ce type de combinaison.
Lien vers l’article :
Passerelle entre officines et PUI : pourquoi les étudiants sont dubitatifs
Dans un communiqué commun publié le 23 février 2026, les représentants des pharmaciens hospitaliers et des étudiants soutiennent l’ouverture d’un groupe de travail sur le deuxième diplôme d’études spécialisées. Mais ils contestent toute expérimentation autorisant l’exercice en pharmacie à usage intérieur sans diplôme d’études spécialisées de pharmacie hospitalière.
Lien vers le communiqué de presse : https://www.instagram.com/p/DVHSaYADL4_/
Un parcours de soins remboursé pour l’obésité complexe entre en vigueur en France ce 4 mars 2026
Un arrêté publié au Journal officiel le 4 mars 2026 officialise le déploiement national d’un parcours de soins renforcé pour les adultes atteints d’obésité sévère ou compliquée. Ce dispositif, jusqu’ici expérimenté en Bourgogne-Franche-Comté, est désormais pris en charge par l’Assurance maladie. Il repose sur quatre piliers : accompagnement médical, suivi diététique, soutien psychologique et activité physique adaptée. Chaque patient bénéficie d’un programme personnalisé selon ses besoins. L’obésité touche environ 8 millions de personnes en France, avec de fortes inégalités territoriales et socio-économiques. Si l’arrêté porte avant tout sur l’organisation du parcours de soins, il intervient dans un contexte d’évolution de la prise en charge de l’obésité, marqué par l’arrivée de traitements médicamenteux spécifiques. Dans ce cadre, les pharmaciens d’officine peuvent être amenés à accompagner les patients engagés dans ces parcours coordonnés, notamment dans le suivi des traitements et l’éducation thérapeutique.
Sources : Libération, le moniteur des pharmacies.
Lien vers le journal officiel : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053613439
L’Assurance maladie publie un guide consolidé sur les règles de prescription et de remboursement pour les officinaux
Remboursement des préparations magistrales, substitution des biosimilaires, prise en charge des perfusions Perfudom… : les principales règles de prescription et de dispensation des produits de santé, ainsi que les conditions de leur prise en charge, sont rassemblées dans le guide « Vous accompagner : la réglementation médico-sociale » de l’assurance-maladie. Le guide prend en compte les textes de référence publiés jusqu’au 15 septembre 2025.
Source : le quotidien du pharmacien.
Lien vers le guide : https://www.ameli.fr/sites/default/files/Livret-install-pharmacien-2025_Cpam-Hauts-de-Seine.pdf
Fauteuils roulants : le point sur la prise en charge intégrale et les règles de prescription
Depuis le 1er décembre 2025, les fauteuils roulants – aussi appelés véhicules pour les personnes en situation de handicap (VPH) – inscrits sur la liste des produits et prestations remboursables (LPP) sont pris en charge intégralement. Cette prise en charge s’applique aux fauteuils roulants manuels, électriques ou sportifs, aux poussettes, aux cycles modulaires à roues multiples et aux scooters modulaires. Afin de simplifier et d’améliorer la prise en charge des fauteuils roulants, l’assurance maladie obligatoire est devenue le financeur et guichet unique, garantissant une prise en charge intégrale des fauteuils roulants. Elle centralise également les demandes d’accord préalable (DAP) pour de nombreuses catégories de VPH et pour les pièces nécessaires à la prise en charge.
Lien vers l’article de l’Ordre : https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/fauteuils-roulants-le-point-sur-la-prise-en-charge-integrale-et-les-regles-de-prescription
DM et DMDIV : les obligations des pharmaciens d’officine
Les évolutions de la réglementation européenne relative à la mise à disposition des dispositifs médicaux (DM) et des dispositifs médicaux de diagnostic in vitro (DMDIV), entrées en application en mai 2021, ont introduit de nouvelles obligations pour les pharmaciens d’officine. Afin de leur permettre d’avoir une vue d’ensemble de ces dernières, l’ANSM met à leur disposition un document synthétique.
Lien vers l’article de l’Ordre des pharmaciens : https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/dm-et-dmdiv-les-obligations-des-pharmaciens-d-officine
Mars Bleu : « Va chier », un slogan cru pour sauver 17 000 vies par an
La Ligue contre le cancer relance une campagne choc, « Va chier », pour inciter au dépistage du cancer colorectal. Ciblant les 50-74 ans, ce message volontairement frontal entend lever les freins et les tabous autour du test, alors que ce cancer provoque chaque année près de 17 000 décès en France.
Source : le moniteur des pharmacies.
Pour en savoir plus : https://www.ligue-cancer.net/mars-bleu
CHIFFRES
Le ministère de la Santé qui s’inquiète de commandes inférieures à celles de l’an passé, engage les pharmaciens par le biais d’un message de santé publique diffusé le 27 février, à précommander sans attendre les vaccins antigrippaux pour la saison 2026-2027, sans tenir compte des possibles évolutions. Les précommandes de vaccins antigrippaux pour la campagne à venir sont en baisse de 20 % par rapport à l’an dernier. Dans le cadre de la préparation de la campagne 2026-2027 contre la grippe saisonnière, les laboratoires pharmaceutiques commercialisant les vaccins antigrippaux ont mis en place comme habituellement des précommandes de vaccins « qui se termineront fin mars » indique la DGS. La campagne de vaccination contre la grippe saisonnière 2025-2026 vient tout juste de s’achever, avec 12,5 millions de doses délivrées à la date du 22 février, soit une hausse de 11 % par rapport à la saison précédente, selon les chiffres de la DGS. Mesure introduite par la dernière loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS), la possibilité pour les autres effecteurs de stocker des vaccins antigrippaux dans leurs cabinets ne sera pas encore en place lors de la prochaine campagne de vaccination. Le projet d’alignement des marges des différents vaccins antigrippaux, lui, n’a pas encore été arbitré. Sources : pharm-enews.fr, le quotidien du pharmacien.
Eliminer les déchets perforants issus de la vaccination est obligatoire, sous peine de lourdes sanctions pénales. En réponse à cette obligation, les pharmaciens d’officine souscrire à DASRI PRO ou un autre opérateur recensé sur le site de votre Agence régionale de santé. La souscription à DASRI, à renouveler annuellement, coûte 50 euros. La plateforme de souscription est ouverte du 2 au 31 mars 2026. Lien pour se connecter : https://www.dastri.fr/commande/
Les trois principales centrales syndicales des pharmaciens d’officine du Maroc ont annoncé une série de grèves nationales afin de protester contre une proposition du Conseil de la concurrence recommandant l’ouverture du capital des officines. Source : le quotidien du pharmacien.
Le 27 février 2026, le cabinet de la ministre de la Santé a confirmé la fuite de données concernant environ 15 millions de personnes, suite à une cyberattaque visant un logiciel de médecins édité par Cegedim Santé. L’attaque remonte à fin 2025. Elle a touché 1 500 médecins parmi les 3 800 utilisateurs du logiciel. Dans la grande majorité des cas, les données exposées sont administratives : nom, prénom, adresse, téléphone, email. Mais dans 1 % des dossiers — soit 169 000 patients précisément —, des annotations saisies en texte libre par les médecins ont également fuité. Parmi elles, des informations particulièrement sensibles sur l’orientation sexuelle, la religion ou le statut sérologique des patients. Le ministère précise qu’aucun logiciel destiné aux pharmaciens n’est concerné. Source : le quotidien du pharmacien.
Les kits de dépistage relevant du nouveau marché « Dépistage organisé du cancer colorectal » (DOCCR), mis en place par l’Assurance Maladie et assuré par le prestataire reconduit, seront disponibles gratuitement à la commande sur amelipro à compter du 15 mars 2026. Les kits issus de l’ancien marché, commandés avant le 15 mars 2026, ne pourront plus être analysés au laboratoire après le 15 septembre 2026. Il est donc recommandé de les remettre aux patients et les inciter à les réaliser rapidement. Pour mémoire, le dépistage organisé du cancer colorectal s’adresse aux femmes et hommes de 50 à 74 ans inclus à risque moyen de développer ce type de cancer et repose sur un test immunologique simple, rapide, indolore et à réaliser chez soi, permettant de rechercher un saignement occulte dans les selles. Ce test, proposé tous les 2 ans et pris en charge à 100% par l’Assurance Maladie, permet de détecter très tôt des signes de lésions suspectes ou de cancer à un stade précoce. Source : Ameli.
En France, le comprimé générique vaut 0,16 euro, contre 0,27 euro en moyenne chez les quatre grands voisins européens. Sur dix ans, 30 % des génériques critiques présents en Europe en 2014 avaient tout simplement disparu du marché en 2024. La proportion monte à 33 % pour les antibiotiques. Source : les échos.
Rivotril, Subutex, Lyrica… Une pharmacienne a été condamnée, lundi 2 mars, par le tribunal correctionnel de Marseille, à 18 mois de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende pour avoir délivré massivement des psychotropes sans ordonnance. Elle a également été radiée définitivement par le Conseil régional de l’Ordre des pharmaciens de PACA et de Corse, selon « La Marseillaise ».
Les pommades ophtalmiques à la vitamine A enregistrées à la LPPR viennent d’obtenir leur remboursement. Ce qui porte à quatre, avec le médicament Vitamine A Blache, le nombre de spécialités prises en charge pour remplacer la pommade Vitamine A Dulcis. Source : le quotidien du pharmacien.
La suppression, au 1er janvier 2026, de l’aide exceptionnelle de 5.000 € à l’embauche d’apprentis de niveau Bac+2 et plus fragilise les officines. Le dispositif, qui concernait notamment les niveaux 5 (DEUST), 6 (Licence) et 7 (Master), n’a pas été reconduit dans la loi de finances, ne laissant en vigueur que l’aide unique pour les diplômes de niveau 4 (Baccalauréat). Selon la FSPF, cette rupture crée un « vide législatif » pénalisant le recrutement des préparateurs en pharmacie formés via le DEUST. Son président, Philippe Besset, souligne que l’absence de visibilité budgétaire freine les embauches pour l’été et la rentrée. Des discussions sont en cours avec le ministère du Travail pour rétablir une aide d’ici juin 2026.
L’ancien directeur général de Sanofi, Paul Hudson, percevra une indemnité de départ de 5,2 millions d’€ et une indemnité de non-concurrence de 3,1 millions d’€ pour une période de neuf mois, soit 8,3 millions d’€ correspondant à deux ans de rémunération. BFM s’interroge sur ce coût, dont une partie aurait pu être évitée, puisque le mandat de Paul Hudson se terminait le 29 avril prochain. Par ailleurs, Paul Hudson n’a pas été démis de ses fonctions pour faute grave, ce qui lui permet de conserver toutes ses actions acquises ces trois dernières années, de 2023 à 2025, pour un montant d’environ 12 millions d’€.
Viatris prévoit de supprimer jusqu’à 10% de ses effectifs mondiaux, soit sur une base de 32.000 salariés fin 2025, dans le cadre d’un plan de restructuration visant 600 à 700 millions de $ d’économies annuelles sur trois ans. Les coupes concerneront notamment les fonctions commerciales, la R&D, les affaires médicales et réglementaires.
Le 23 février 2026, l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament) a ordonné le rappel de 27 lots de Doliprane 2,4 % suspension buvable, un médicament à base de paracétamol destiné aux nourrissons et jeunes enfants de 3 à 26 kg. Le problème : les graduations des pipettes fournies avec les flacons peuvent s’effacer progressivement après un rinçage à l’eau tiède ou chaude. Sans graduation lisible, le risque de surdosage en paracétamol existe. Les patients disposant d’un lot concerné sont invités à le rapporter en pharmacie pour un remplacement gratuit. Les numéros de lots sont consultables sur le site de l’ANSM. La qualité du médicament lui-même n’est pas remise en cause. Aucun effet indésirable n’a été signalé à ce jour.
52 % des cas médicaux jugés comme des urgences immédiates par des médecins sont sous-estimés par ChatGPT, selon une étude indépendante publiée le 23 février dans la revue Nature Medicine. Les chercheurs de l’Icahn School of Medicine de New York alertent sur un risque « incroyablement dangereux », alors que l’IA a conseillé une consultation différée pour des situations telles qu’une acidocétose diabétique ou une détresse respiratoire.
Doctolib accélère dans l’intelligence artificielle médicale face à la montée en puissance de Google, OpenAI et Anthropic. « Je pense que nous avons des atouts forts. Nous avons accès à 400.000 soignants et 90 millions de patients, qui nous font confiance depuis douze ans. Nous avons toujours protégé leurs données et nous disposons des technologies parmi les plus avancées dans le domaine de la santé », assure au Figaro Stanislas Niox-Chateau, président et fondateur de Doctolib. L’entreprise consacre 160 millions d’€ à l’IA en 2026 et emploie désormais 900 profils en R&D. Elle vient aussi de lancer un laboratoire d’IA clinique, doté de 20 millions d’€, associant notamment le CHU de Nantes et l’Inria.
Un décret publié au Journal officiel le 20 février 2026 vient préciser les règles de dispensation des préservatifs pris en charge par l’assurance maladie pour les moins de 26 ans, sans prescription médicale. La règle : un seul conditionnement inscrit à la LPP (liste des produits et prestations remboursables) par assuré et par dispensation, sans avance de frais. Les préservatifs concernés — masculins et féminins — doivent figurer sur la LPP. Source : le quotidien du pharmacien.
Ancien président du Leem (2013-2018) et directeur d’Astellas France jusqu’en 2022, le Dr Patrick Errard a repris la blouse blanche en 2024 comme médecin urgentiste à l’hôpital européen Georges-Pompidou (AP-HP). A 65 ans, il a validé huit mois de formation intensive. « Je m’étais lancé un défi: tout réapprendre et retourner dans mon métier d’origine, ma vraie passion. Je voulais aussi me sentir utile à 65 ans. » Gardant ses qualités d’observateur, il publie un nouveau livre « Sthétoscopie – Ce que les urgences disent de nous » (éd. L’Harmattan), dans lequel décrit un système « à bout de souffle », marqué par la disparition du médecin de premier recours et le vieillissement de la population. Source : le quotidien du médecin.
Le 18 février 2026, les rapports de l’IGAS (Inspection générale des affaires sociales) et de l’IGF (Inspection générale des finances) ont été rendus publics. Leur conclusion : le déficit record des hôpitaux publics — 2,9 milliards d’euros en 2024 — ne s’explique pas par une mauvaise gestion. C’est avant tout un problème de sous-financement de l’État. Le chiffre clé : 1,7 milliard d’euros de revalorisations salariales non compensées. Cela inclut les hausses liées au Ségur de la santé (2020), les revalorisations du point d’indice de la fonction publique, les indemnités de garde, de nuit et de week-end. Autant de mesures décidées par l’État… mais jamais intégralement financées.
Les députés ont adopté l’article 5 du projet de loi contre la fraude, qui prévoit un cadre juridique permettant l’échange de données entre l’Assurance-maladie et les complémentaires santé, afin de détecter plus rapidement les remboursements frauduleux. Cette mesure, soutenue par les assureurs, doit faciliter la lutte contre certaines fraudes, notamment dans l’optique, rappellent Les Echos. Plusieurs amendements adoptés introduisent toutefois des limitations, notamment l’obligation de supprimer les données de santé sous six mois en l’absence d’anomalie. Un autre amendement exclut du dispositif les plateformes de tiers payant et les réseaux de soins.
Les spécialités Olumiant 2 mg et 4 mg comprimé pelliculé sont désormais remboursables à 65 % et agréées aux collectivités dans le traitement de la dermatite atopique (DA) modérée à sévère des enfants à partir de 2 ans, lorsqu’un traitement systémique est nécessaire.
Le 20 février 2026, le ministère de la Santé a confirmé le lancement d’une concertation publique sur le cannabis thérapeutique. Objectif : préparer le passage du cadre expérimental, en place depuis 2021, à un cadre de droit commun. Du côté des pharmaciens, une question reste en suspens : la marge. Aujourd’hui, les médicaments à base de cannabis sont en rétrocession hospitalière, avec un prix allant de 14 à 190 euros la boîte. Le pharmacien d’officine perçoit une rémunération fixe de 3,57 euros. La FSPF (Fédération des syndicats pharmaceutiques de France) espère une revalorisation. Sous réserve des avis réglementaires, les médicaments à base de cannabis pourraient être accessibles à tous les patients concernés d’ici la fin 2026.
Selon Deloitte, la part de travailleurs disposant d’un accès à des outils IA par l’entreprise est passée de moins de 40% à environ 60% en un an. Pour les organisations, la question n’est donc plus d’ouvrir l’accès, mais de faire en sorte que l’IA s’efface derrière l’outil et s’utilise naturellement, au bon moment.
4,1 % des Français âgés d’au moins 16 ans déclarent avoir renoncé à des soins pour des raisons financières, de distance ou de délais d’attente, selon les statistiques de l’UE sur le revenu et les conditions de vie (EU-Silc), publiées par Eurostat. La proportion a plus que doublé depuis 2010, plaçant la France parmi les 16 Etats membres où la situation s’est dégradée.
France Assos Santé dénonce les hausses de restes à charge prévues au 1er mars et la fin de certaines exonérations pour les patients en affection de longue durée, alertant sur un risque accru de renoncement aux soins.
Lien vers l’article : https://france-assos-sante.org/communique_presse/hausse-des-restes-a-charge-les-usagers-passent-encore-a-la-caisse/
Deux nouveaux cas de variole B (mpox) ont été détectés à La Réunion, portant à quatre le nombre total de cas confirmés depuis le début de l’année, rapporte franceinfo. Les deux patients sont « en lien avec le second cas importé de Madagascar et confirmé le 9 février » et « résident au sein du même domicile », précise l’ARS. Une campagne de vaccination préventive a été lancée le 9 février.
60 % : c’est le niveau de survie à dix ans des femmes atteintes d’un cancer du sein de stade IV détecté dans le cadre d’un dépistage organisé par mammographie, contre moins de 20 % chez celles n’ayant pas participé à un programme. A cinq ans, la survie atteint 74,7% pour les patientes dépistées, un niveau comparable à celui des cancers symptomatiques de stade IIIc (72,6 %), selon les résultats d’une étude du King’s College de Londres.
Plusieurs décrets sont annoncés dans les prochains jours afin d’acter la hausse de certains forfaits hospitaliers à partir du 1er mars. A la clé, une économie de 400 millions d’€ pour les comptes de la Sécurité sociale en 2026. Une fois ces textes adoptés, la somme laissée à la charge des patients hospitalisés, passera de 20 à 23 € par jour. En cas d’hospitalisation dans un service de psychiatrie, le forfait, qui était fixé jusqu’ici à 15 €, passera à 17 €. Le forfait patient urgences (FPU), facturé pour un patient qui passe aux urgences sans être ensuite hospitalisé, passera de 20 à 23 €, et à 10 € dans le cas d’un FPU minoré, pour certains patients vulnérables, dont les personnes en affection de longue durée. En outre, le 1er avril, la participation forfaitaire, facturée au patient en cas de soins lourds et coûteux, s’élèvera à 32 €, contre 24 € précédemment, note Le Figaro.
À compter du 16 avril 2026, pour toute initiation de traitement, la dispensation du finastéride 1 mg sera conditionnée à la présentation d’une attestation annuelle d’information partagée, cosignée par le prescripteur et par le patient (ou son représentant légal). Cette condition s’appliquera à partir du 16 juin pour les traitements en cours. Le finastéride 1 mg est indiqué pour traiter l’alopécie androgénétique chez les hommes de 18 à 41 ans. Source : le quotidien du pharmacien.
Le mois de janvier a enregistré un recul marqué du recours aux soins. Selon les données présentées par le GERS Data, les consultations médicales ont baissé de 10 % par rapport à janvier 2025. Une évolution qui n’est pas neutre pour les officines : « Elle se traduit immédiatement par une baisse du trafic en pharmacies. Si l’impact sur le remboursable reste mesuré, les segments dépendants du conseil sont plus exposés », souligne David Syr, directeur général de GERS Data. La croissance ne pourra venir que d’un meilleur pilotage de l’offre et d’une valorisation plus efficace de chaque passage. « Nos analyses démontrent qu’une part significative du linéaire reste peu productive. Il faut travailler l’offre et être plus agile », poursuit David Syr. Les produits dits « dormants » – qui ne génèrent plus de ventes – sont en effet trop nombreux. Ils représentent par exemple :
- 26 % des références beauté
- 23 % en hygiène bucco-dentaire
- 22 % en santé familiale.
Conformément aux recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS), un arrêté daté du 18 février ouvre la prise en charge du vaccin Nimenrix pour les enfants nés en 2020, 2021 et 2022. Cette décision, attendue depuis les recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS) publiées en mars et juillet 2025, a été entérinée par un arrêté au « Journal officiel » daté du 18 février. Source : le quotidien du pharmacien.
8,3 % de croissance annuelle moyenne et une rentabilité supérieure dans 85 % des secteurs : le modèle coopératif confirme sa performance économique. Selon une étude Xerfi, les officines coopératives affichent un résultat net moyen de 4,2 %, contre 3,8 % pour l’ensemble du secteur. Source : le moniteur des pharmacies.
Trois ans après l’inscription dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2023 d’une expérimentation permettant aux pharmaciens d’intervenir dans un cadre élargi sur les substituts nicotiniques (prescription prise en charge)), rien n’a été lancé. Pas de protocole stabilisé, pas de calendrier crédible, pas d’enveloppe budgétaire identifiée. Source : le moniteur des pharmacies.
Le vendredi 20 février 2026, en fin d’après-midi, un homme a fait irruption dans la pharmacie La Collégiale, place du Général-Leclerc, à Avesnes-sur-Helpe. Tenant en main un fusil de chasse, il a tiré à bout portant sur une employée de la pharmacie. La femme de 53 ans qui s’est révélée être sa compagne, grièvement blessée, a été héliportée au CHU de Lille. Dimanche soir, son pronostic vital était toujours engagé, selon la procureure de la république de Valenciennes, Christelle Dumont. « Le couple était en instance de séparation » et l’auteur des tirs, âgé de 56 ans, « devait quitter le domicile familial », a précisé la procureure. Source : le quotidien du pharmacien.
Le gouvernement met en place, dès le 1er mars, une taxe de 2 € par article sur les colis de moins de 150 € venant de pays hors UE. La taxe est payée par les plateformes, pas par les consommateurs, et restera en place jusqu’à un futur dispositif européen prévu fin 2026. Objectif : limiter les micro‑expéditions, réduire les achats impulsifs à très bas prix, renforcer les contrôles, réduire l’empreinte carbone et rétablir des conditions de concurrence plus justes pour les commerçants de proximité. Source : FNH.
La prise d’aspirine en prévention du cancer colorectal et des polypes colorectaux fait l’objet de débats depuis plusieurs années. Selon une étude Cochrane, sa prise pendant 5 à 10 ans ne montre pas de bénéfice en prévention du cancer colorectal, alors qu’il existe un risque d’hémorragie sévère. Source : le quotidien du pharmacien.
La filière française de la healthtech – qui regroupe biotech, medtech et santé numérique – confirme son rôle structurant dans l’économie de l’innovation. Selon le Panorama France HealthTech 2026, elle compte près de 2.800 entreprises innovantes et environ 80.000 emplois directs.
Deux hommes, dont un salarié de Gustave Roussy, ont été mis en examen et placés en détention provisoire par le tribunal judiciaire de Créteil pour le vol de médicaments anticancéreux estimé à près de 3 millions d’€. Les faits remontent à la mi-février et les produits dérobés n’ont pas été retrouvés. Le vol aurait eu lieu sur un quai de livraison, et non à l’intérieur de l’établissement. Le produit concerné serait notamment du Keytruda® (pembrolizumab), immunothérapie dont chaque flacon de 4 ml affiche un tarif d’environ 2.300 €. Source : Le Parisien.
Plusieurs substances présentes dans les cosmétiques pourraient prochainement être classées cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques (CMR) par l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA). Parmi elles figurent notamment l’héliotropine, largement utilisée dans les parfums et crèmes pour son odeur d’amande, note Le Parisien. Selon l’eurodéputé Pascal Canfin, jusqu’à 85% des produits cosmétiques pourraient être concernés sur le marché européen. Le Parlement européen doit aussi examiner une révision de la réglementation des cosmétiques prévoyant d’allonger de dix-huit mois à cinq ans le délai laissé aux industriels pour remplacer les substances jugées problématiques.
Sandoz a finalisé le rachat du site de production de biomédicaments de Toulouse à l’allemand Evotec pour 350 millions d’€, rapporte La Dépêche. L’usine, inaugurée en 2024 et rebaptisée « Sandoz Biologics France », s’étend sur 15.000 m², dont 4.000 m² de salles blanches, et emploie environ 300 salariés. Le site, spécialisé dans la production d’anticorps monoclonaux, reste dirigé par Sophie N’gouat. Cette acquisition s’inscrit dans la stratégie de Sandoz visant à se positionner sur le marché en forte croissance des biosimilaires, estimé à plus de 320 milliards de $ alors que les brevets de nombreux biomédicaments arrivent à expiration.
Le 3 mars 2026, le Conseil d’État a rejeté le recours en référé du collectif Intox’Alim, qui contestait les recommandations sanitaires adressées aux soignants et hôpitaux dans le cadre de la crise des laits infantiles. L’affaire dure depuis plus de deux mois. Point commun : un ingrédient — une huile riche en acide arachidonique — fourni par le même sous-traitant chinois. En France, trois décès ont été signalés parmi des bébés ayant consommé des laits concernés par les rappels, ainsi qu’une dizaine d’hospitalisations. Aucun lien de cause à effet n’a encore été établi. La toxine céréulide a toutefois été détectée chez un bébé hospitalisé pour la première fois la semaine dernière. Le Conseil d’État a estimé que les recommandations de l’État ne portaient pas atteinte au droit à la vie ni à la protection de la santé. Il a également précisé que ces recommandations n’empêchaient en rien les familles d’engager des actions en justice. Source : Le Monde.
Le tribunal administratif de Marseille a reconnu l’existence d’un « lien direct » entre le cancer du sein d’une infirmière et ses conditions de travail de nuit pendant près de 25 ans, estimant que sa maladie était imputable à son service. « Alors que la plupart des causes à l’origine de la maladie restent ignorées, les études scientifiques dès 2007 révèlent les effets du travail de nuit sur les fonctions hormonales de la femme, entraînant une majoration du risque de cancer », note le tribunal, qui « enjoint donc au centre hospitalier de reconnaître l’imputabilité de la maladie au service ». Source : Franceinfo.
Une vingtaine de structures d’exercice coordonné ont demandé en 2025 à reprendre le protocole sur les douleurs et ulcères dentaires mis en place sur l’île d’Oléron. Là où près de 400 patients en ont déjà bénéficié depuis son lancement à l’été 2023. Lien vers l’article : https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/profession/interpro/douleurs-dentaires-ce-protocole-local-qui-fait-des-emules?utm_source=sendinblue&utm_campaign=24h_infos_05_03_2026&utm_medium=email
Un décret va abaisser à 15% le taux de prise en charge des médicaments à service médical (SMR) faible pour les patients en ALD, a confirmé le cabinet de Stéphanie Rist. Une mesure vivement dénoncée par France assos santé. Source : egora.
La commercialisation de dispositifs médicaux à usage individuel reconditionnés a été officiellement autorisée par la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) de 2020. Un décret, publié en mars 2025, est venu encadrer cette activité de remise en bon état d’usage, mais les catégories précises de dispositifs concernées n’étaient pas définies. En 2026, deux arrêtés, datés des 24 et 26 février, viennent finalement préciser les dispositifs concernés ainsi que les modalités de mise en œuvre. 14 catégories de dispositifs médicaux à usage individuel pouvant faire l’objet d’une remise en bon état d’usage. Pour en savoir plus :
À compter du 1er mars, le numéro 3133 remplace le 3977 pour signaler les maltraitances envers les personnes âgées et en situation de handicap. Gérée par l’opérateur privé Qualisocial et financée par l’État à hauteur de 1,26 million d’euros par an, la nouvelle plateforme suscite l’inquiétude de France Assos Santé, qui redoute une rupture dans la qualité et l’indépendance de l’écoute. Source : le moniteur des pharmacies.
17 enfants atteints d’amyotrophie spinale ont été dépistés et traités en France depuis la généralisation du dépistage néonatal le 1er septembre 2025. Cette maladie génétique rare, potentiellement fatale avant deux ans dans ses formes les plus sévères, touche environ une centaine de nouveau-nés par an. Désormais intégrée aux 16 pathologies recherchées à la naissance, elle peut être prise en charge avant 28 jours de vie, condition déterminante pour préserver les motoneurones et éviter des handicaps irréversibles, indique Le Figaro Magazine.
L’agence nantaise d’Alliance Healthcare, spécialisée dans la distribution de médicaments et de produits de santé (10.000 références) auprès des officines de Loire-Atlantique, Vendée, Charente-Maritime et Maine-et-Loire, devrait fermer dans le cadre d’une réorganisation nationale. Trente-deux postes sont menacés aux Sorinières. Selon les salariés, cinq agences seraient concernées en France (Nantes, Bourges, Charleville-Mézières, Brive et Orléans), soit plus de 90 emplois. La direction évoque un « projet de réorganisation lié à des difficultés économiques » et indique que « les échanges avec les partenaires sociaux » sont en cours. Source : Ouest-France.
75 % des troubles psychiatriques apparaissent avant l’âge de 25 ans, selon un rapport publié mercredi par le ministère de la Santé. Ses autrices alertent sur des délais d’accès aux soins pouvant atteindre 2 à 5 ans pour les troubles psychotiques débutants, alors que trois mois sont recommandés, et préconisent dix mesures d’urgence, dont la création d’un centre national ressource et un maillage territorial renforcé.
Le Sénat a adopté une proposition de loi visant à interdire la vente de protoxyde d’azote aux particuliers et à la réserver aux seuls professionnels, rapporte Le Monde. Déjà interdite aux mineurs depuis 2021, la vente restait légale pour les majeurs, alors que la consommation, en forte hausse chez les jeunes, est associée à des accidents de la route et à des troubles neurologiques. Chez les moins de 35 ans, 10 % déclarent en avoir déjà consommé. Inspirée du Danemark et des Pays-Bas, la mesure doit encore poursuivre son parcours législatif.
Avec 58 911 médecins et 20 351 officines utilisateurs, la prescription dématérialisée s’impose dans les pratiques de ville. Le bilan du GIE Sesam-Vitale confirme une appropriation massive par les prescripteurs et une quasi-généralisation dans le réseau officinal.
Le dépistage de l’hypertension artérielle (HTA), qui concerne 17 millions d’adultes en France, pourrait bientôt intégrer les missions courantes de l’officine, rapporte Le Quotidien du Pharmacien. Un hypertendu sur deux ignore sa pathologie et 18% des Français n’ont pas bénéficié d’une prise de tension dans l’année, selon Santé publique France. Plusieurs expérimentations régionales plaident pour un rôle accru du pharmacien dans le repérage et l’orientation des patients. Dans les Hauts-de-France, 932 repérages ont été réalisés par 130 officines, avec 535 orientations vers un médecin.
GROUPEMENTS
Chez Giphar, le dépistage HTA au cœur de la pharmacie
Les pharmaciens du groupement Giphar mènent des dépistages HTA selon deux dispositifs : dans le cadre d’une campagne de prévention gratuite pour leurs patients et auprès des assurés de Malakoff Humanis pour prévenir les risques cardio-vasculaires. Depuis 2023, la campagne « Les six jours du cœur » du groupement Giphar prend de l’ampleur à chaque édition. La dernière en septembre 2025 a permis de réaliser 10 000 dépistages tensionnels en officine en moins d’une semaine, ce qui porte à 24 000 le nombre de dépistages réalisés en trois ans. Preuve d’un engagement fort des équipes officinales, 80 % des 1 250 pharmacies du groupement ont participé en 2025.
Source : le quotidien du pharmacien.
Rocade : bref le débrief de l’année 2025
17 nouveaux adhérents avec au total 73 pharmacies.
Lien vers la vidéo : https://fr.linkedin.com/posts/pharma-rocade_un-groupement-peut-grandir-sans-perdre-activity-7426524033954922496-l0Q3
L’ouverture du capital d’Aprium Pharmacie à ses adhérents
Le groupement annonce officiellement une deuxième ouverture au capital, destinée aux pharmaciens qui souhaitent :
- S’impliquer davantage dans l’avenir du groupement
- Participer activement à un modèle vertueux et solidaire
- Bénéficier pleinement de la dynamique de développement du réseau
Pour en savoir plus : https://fr.linkedin.com/posts/apriumpharmacie_pharmacie-pharmaciens-officine-activity-7429099708272451584-Eug-
AILLEURS
Suisse : les envois illégaux de médicaments ont augmenté de 17 % en 2025
Swissmedic rapporte 6.647 saisies, dont 40% provenaient d’Europe de l’Ouest, notamment de France et d’Allemagne, contre 9 % en 2022. Les stimulants érectiles restent majoritaires (41%), mais en forte baisse par rapport à 2022 (79%). En revanche, les produits contre la chute des cheveux progressent de 4% à 19%, et les hormones de 4% à 12%. Swissmedic met en garde contre de fausses pharmacies en ligne utilisant des domaines en « .ch » et évoque des stratégies de réexpédition depuis l’Union européenne pour contourner les seuils d’importation. L’autorité rappelle également les « risques majeurs pour la santé » liés à ces produits.
Lien vers l’article : https://www.letemps.ch/suisse/les-medicaments-envoyes-illegalement-en-suisse-sont-en-hausse-et-viennent-surtout-de-france-et-d-allemagne
Allemagne : un site de droguerie en ligne peut-il vendre des médicaments OTC ?
Une chaîne de drogueries est-elle autorisée à vendre du paracétamol ou de l’ibuprofène en ligne ? La question est soulevée, non pas par des associations de consommateurs ni par les pouvoirs publics, mais par les acteurs économiques eux-mêmes dans le cadre de la régulation de la concurrence. La Centrale de la concurrence allemande (Wettbewerbzentrale), émanation des acteurs de l’économie créée en 1912 pour réguler la concurrence, a saisi la justice afin qu’elle statue sur la présence, parmi les articles de droguerie, de médicaments sans ordonnance exclusivement vendus en pharmacie sur le site Internet de la chaîne DM. Depuis décembre 2025, le site DM propose à la vente des médicaments exclusivement réservés au circuit officinal. Comme le précise le quotidien économique allemand « Handelsblatt », l’envoi des commandes est assuré par une pharmacie en ligne tchèque, gérée par une entreprise de la holding DM. La Centrale de la concurrence considère qu’il s’agit d’une infraction à la législation du médicament et de la pharmacie, dans la mesure où des médicaments vendus exclusivement en pharmacie sont commercialisés en ligne parmi des biens de consommation courants. Ce qui est interdit dans une droguerie physique. L’issue de cette procédure sera suivie de près par le marché allemand, d’autant plus que la chaîne Rossman, numéro deux des drogueries en Allemagne, envisage elle aussi de se lancer dans la vente en ligne de médicaments sans ordonnance.
Source : le quotidien du pharmacien.
Etats-Unis : Johnson & Johnson lance un site web pour la vente directe aux consommateurs
Johnson & Johnson a lancé un site internet permettant aux patients américains sans assurance ou payant leurs traitements de leur poche d’acheter directement certains médicaments. Baptisée J&J Direct, la plateforme propose notamment les antidiabétiques Invokana® (canagliflozine) et Invokamet® (canagliflozine + metformine), ainsi que l’anticoagulant Xarelto® (rivaroxaban). Cette initiative s’inscrit dans les engagements pris par le groupe dans le cadre d’un accord conclu avec l’administration américaine visant à réduire le coût des médicaments en échange d’exemptions de droits de douane.
Lien vers l’article : https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/johnson-johnson-lance-un-site-web-de-vente-directe-aux-consommateurs-ce7e5fdadd8ff721
Tensions d’approvisionnement en Europe : l’officine en première ligne
Le 3 mars 2026, le Groupement pharmaceutique de l’Union européenne (GPUE), association européenne de la pharmacie d’officine, a présenté son rapport 2025 sur les ruptures d’approvisionnement en médicaments et dispositifs médicaux à l’officine, lors d’un événement organisé au Parlement européen à Bruxelles, en présence notamment d’autorités nationales et européennes. Le Groupement alerte sur l’ancrage durable des pénuries de médicaments en Europe et appelle à une action coordonnée à l’échelle européenne et nationale. Selon le rapport du GPUE, fondé sur les données de 27 pays de l’Union européenne et de l’Association européenne de libre-échange (AELE), 96 % des pays sont confrontés à des pénuries à l’officine, et dans 70 % des cas, la situation reste à un niveau jugé inacceptable. Dans plus d’un tiers des pays, plus de 600 médicaments sont actuellement en rupture.
Lien vers l’article de l’Ordre des pharmaciens : https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/tensions-d-approvisionnement-en-europe-l-officine-en-premiere-ligne
Espagne : les arrêts maladie presque doublés en sept ans
En 2017, 4,7 millions d’arrêts avaient été enregistrés pour 18 millions d’actifs. En 2024, ils ont atteint 8,6 millions, soit presque le double, alors que le nombre de travailleurs n’a progressé que de 19%. Les experts évoquent une « tempête parfaite », entre un système de santé public saturé, une population vieillissante et des jeunes travailleurs beaucoup plus touchés par les problèmes de santé mentale. De plus, certains experts évoquent un changement culturel qui a rendu la société plus consciente de sa santé et plus encline à consulter un médecin, mais aussi moins responsable de son bien-être. Source : El Pais.
