ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES
Pharmaciens, industriels et patients s’opposent à la limitation de la délivrance des antalgiques de palier I à deux boîtes par patient
Le 6 mars 2026, les représentants de la profession pharmaceutique, des associations de patients et des industriels ont envoyé un courrier commun au ministère de la Santé pour contester le projet de limiter les premières dispensations de paracétamol, d’ibuprofène et d’aspirine à deux boîtes par patient. Leur proposition : utiliser l’ordonnance numérique et les outils de l’Assurance-maladie pour permettre au pharmacien d’adapter la dispensation au cas par cas, en tenant compte du stock du patient et de ses besoins réels. Le président de la FSPF qualifie la mesure envisagée d’absurde pour les patients chroniques. Un patient prenant 3 grammes de paracétamol par jour devrait revenir à chaque fois après deux boîtes. Le ministère doit maintenant se prononcer sur les propositions contenues dans ce courrier.
Source : le quotidien du pharmacien.
Le Leem ouvre une concertation nationale sur l’avenir du système de soins
Le syndicat professionnel des entreprises du médicament (Leem) a lancé une concertation nationale, ouverte aux citoyens et acteurs de la santé, afin de recueillir leurs propositions sur l’avenir du système de santé avant l’élection présidentielle. Une plateforme numérique ouverte au public jusqu’à début juin propose un questionnaire portant sur les enjeux du médicament, l’accès aux traitements, l’information, la recherche ainsi qu’une boîte à idées, a indiqué le Leem lors d’une conférence de presse.
Source : AFP.
Lien vers la plateforme : https://avenir.medicament.org/
Une sixième antenne de pharmacie en France
Le 3 mars 2026, l’antenne de La Chapelle d’Angillon a accueilli ses premiers patients. Sixième en France, dans le cadre d’une expérimentation nationale. Ce village du Cher (600 habitants) avait perdu sa pharmacie fin 2019, faute de repreneur. L’antenne, installée dans l’ancien bureau de poste mis à disposition par la mairie, ouvre les mardis et jeudis après-midi (8 heures par semaine). La gestion est assurée par Laurence Giron, titulaire de l’officine la plus proche, à Henrichemont (12 minutes en voiture). L’antenne propose dispensation, conseils, vaccinations grippe et Covid, TROD angines et cystites, dépistage du cancer colorectal, orthopédie et matériel médical. Financement : 62 500 euros sur trois ans via le fonds pour l’innovation du système de santé (FISS). L’objectif national : douze antennes avant la fin de l’été. La moitié est atteinte. La DGOS a sollicité l’ensemble des régions pour identifier les projets prêts à être lancés.
Source : le quotidien du pharmacien.
Des précisions sur l’UPGF
Extraits choisis de l’article sur https://pharm-enews.fr/ intitulé « le nouveau syndicat UPGF officiellement créé : pourquoi, comment ? »
« L’ambition de l’UPGF, attachée aux valeurs de la profession, se fonde sur le collectif et la fermeté d’action. Sa devise « Le renouveau officinal », reflète sa volonté de redonner l’initiative aux pharmaciens. Son statut mixte permettra à la fois à des pharmaciens individuels et à des groupements d’adhérer, avec pour seul but de défendre les pharmaciens d’officine. Pour être plus précis, l’UPGF est une évolution de l’UNPF dont les statuts ont été modifiés. »
Lien vers le site web de l’UPGF : https://www.upgf.fr/
L’agence du médicament alerte sur les « risques graves » liés aux usages détournés de médicaments contre l’acné sévère, promus sur les réseaux sociaux
Depuis quelques mois, des messages sur les réseaux font la promotion de médicaments à base d’isotrétinoïne, comme le Roaccutane, qui permettraient selon la rumeur d’affiner son nez. Une rumeur qui n’est bien sûr étayée par aucune preuve scientifique et qui peut même s’avérer dangereuse, car les médicaments contre l’acné contenant cette molécule peuvent occasionner des effets secondaires graves.
Sources : le quotidien du pharmacien, France info.
Maillage officinal : ce que les étudiants attendent pour l’avenir du réseau
Pour la deuxième année consécutive, Le Moniteur des pharmacies affirme son engagement au service de la santé des patients pour préserver le maillage pharmaceutique. Invitée de la première « Rédac ouverte », rendez-vous d’échange en direct entre les internautes et les acteurs clés de la profession, Noémie Chantrel-Richard, présidente de l’Association nationale des étudiants en pharmacie de France (Anepf), explique comment les étudiants perçoivent l’avenir du réseau officinal et précise les attentes d’une génération qui rêve d’une nouvelle façon d’exercer.
Lien vers l’article :
Code de déontologie : l’Académie nationale de Pharmacie salue une réforme attendue depuis trente ans
Entré en vigueur avec la publication du décret du 3 mars 2026 au Journal officiel du 5 mars, le nouveau Code de déontologie des pharmaciens actualise en profondeur les règles professionnelles inscrites dans le Code de la santé publique. L’Académie nationale de Pharmacie accueille favorablement cette réforme, estimant qu’elle aligne enfin le cadre déontologique sur l’évolution du métier et des missions pharmaceutiques.
Pour en savoir plus :
https://www.acadpharm.org/dos_public/CP___NOUVEAU_CODE_DE_DEONTOLOGIE_DES_PHARMACIENS_VF.PDF
Philippe Besset (FSPF) : « Notre modèle économique reste fondé sur les volumes de médicaments, alors même que ces volumes diminuent »
La diminution progressive des volumes de médicaments délivrés fragilise un modèle officinal historiquement construit autour de la boîte dispensée. Pour Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), la profession doit désormais rééquilibrer sa rémunération en faveur de la qualité des actes et des missions pharmaceutiques.
Source : le moniteur des pharmacies.
« Le modèle économique de l’officine a atteint ses limites », Pierre-Olivier Variot, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO)
Baisse de la rentabilité des officines, explosion des charges salariales, progression des médicaments onéreux et incertitudes autour de l’économie des génériques : le modèle économique officinal traverse une phase de tensions. Pour Pierre-Olivier Variot, président de l’USPO, une refonte progressive de la rémunération devient indispensable afin de redonner de la visibilité économique au réseau et préserver le maillage pharmaceutique.
Source : le moniteur des pharmacies.
Prédiabète : ce rapport parlementaire qui ouvre la piste d’un dépistage en pharmacie
Dans leur rapport consacré au diabète de type 2, les députés Stéphane Viry et Salvatore Castiglione appellent à renforcer le repérage précoce de la maladie. Parmi les pistes avancées figure une mobilisation accrue des professionnels de santé de proximité, dont les pharmaciens d’officine. L’objectif consiste à identifier plus tôt les patients à risque, notamment grâce au questionnaire FINDRISC, afin d’orienter vers un diagnostic médical et d’agir avant l’installation du diabète. La mobilisation des pharmaciens dans le repérage du prédiabète reste à ce stade une piste proposée par le rapport parlementaire. Sa mise en œuvre supposerait de définir les modalités d’intervention en officine, les outils de dépistage utilisables et les circuits d’orientation vers les médecins.
Source : le moniteur des pharmacies.
L’Avenir de la Pharmacie : Vocations, Réformes, Intelligence Artificielle avec Vincent Lisowski
Dans cet épisode, Jérôme Escojido échange avec Vincent Lisowski, doyen de la faculté de pharmacie de Montpellier et président de la Conférence nationale des doyens de pharmacie. Il retrace son parcours, de ses études en Normandie à son installation à Montpellier comme enseignant-chercheur, en évoquant son engagement pour la transmission et son rôle stratégique au sommet des instances universitaires. La discussion aborde les enjeux critiques de la formation : le déficit de recrutement lié à la réforme PASS/LAS, l’intégration de l’intelligence artificielle dans les pratiques de santé et l’évolution vers un exercice coordonné centré sur le patient.
Lien vers la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=2FlNmybny8c
L’association Tulipe lance un appel aux dons de médicaments pour le Liban
L’association Tulipe est à l’interface entre le Leem (organisation professionnelle représentant les entreprises du médicament en France) et les ONG. Elle collecte des dons de médicaments et de dispositifs médicaux, ainsi que des dons financiers pour assurer la préparation, le conditionnement et l’acheminement de ces produits vers des structures de soins ciblées, à destination des populations libanaises victimes collatérales du conflit armé qui s’étend au Moyen-Orient.
Source : le quotidien du pharmacien.
Doctolib déploie un service de télé-expertise gratuit pour les soignants utilisateurs
La plateforme vient de lancer son nouveau service de télé-expertise à destination de ses soignants utilisateurs. Gratuite, cette fonctionnalité passera par un « cadre sécurisé et conforme aux exigences réglementaires ».
Lien vers l’article : https://about.doctolib.fr/news/doctolib-lance-un-service-de-teleexpertise-pour-renforcer-la-coordination-entre-soignants-et-ameliorer-la-prise-en-charge-des-patients/
CHIFFRES
Depuis début janvier 2026, 50 officines ont déjà disparu. En février 2026, au cumul fixe, la croissance n’est que de +2,7% alors que l’année 2025 se terminait autour de 6,2% et l’ensemble des segments enregistrent des baisses de volumes surtout sur les médicaments avec -8,7% au cumul fixe. Source : IQVIA.
D’après les données d’IQVIA, les vaccins restent les premiers contributeurs à l’économie officinale en janvier avec un CA en PFHT qui progresse de +47%, les anti-infectieux par voie générale (hors antiviraux et vaccins), régressant de -12,4%.
En janvier 2026, le chiffre d’affaires du réseau a connu une baisse d’environ 1 % par rapport à janvier 2025. Lors du premier mois de l’année en cours, « les médicaments remboursables ont été les seuls à voir leur chiffre d’affaires augmenter timidement (+ 0,9 %) alors que les honoraires de dispensation ont plongé dans le même temps de 6,8 % et que le chiffre d’affaires généré par les dispositifs médicaux remboursables a, lui, diminué de 5,1 % », synthétise la FSPF.
À travers une enquête réalisée auprès d’un panel représentatif de 160 pharmaciens titulaires d’officine âgés de moins de 40 ans, la dernière publication des Echos Études « Jeunes pharmaciens : portrait » décrit la nouvelle génération de pharmaciens titulaires. La nouvelle génération de pharmaciens montre un engagement professionnel important au quotidien en s’affirmant à la tête de structures managériales plus importantes que ses prédécesseurs. Ils prennent les commandes d’officines à fort potentiel : près de 60% réalisent un chiffre d’affaires annuel supérieur à 2 millions d’euros.
Les premières semaines de 2026 confirment la tendance observée en 2025 : « le marché reste dynamique et s’oriente vers des regroupements autour d’officines de plus grande taille, capables de proposer une offre de services élargie et disposant d’une surface financière et immobilière suffisantes pour investir » déclare Rachida Barré, directrice du réseau des ingénieurs financiers de CMV Médiforce. Les projets de reprise d’une officine, défi financier important pour la jeune génération (23 % des pharmaciens ont moins de 35 ans), sont d’ailleurs souvent accompagnés par des pharmaciens déjà installés qui interviennent comme investisseurs ou partenaires.
La vente libre occupe toujours 91 % des parts de marché (PDM) avec un chiffre d’affaires (CA) de 15,3 milliards d’euros, mais elle enregistre aussi une croissance de 2,4 %, quand la parapharmacie (5 % de PDM) ne progresse que de 1,7 %, à 887 millions d’euros. Les sites de e-commerce, tout comme le cas particulier d’Amazon, restent dynamiques (+ 18 %) mais leurs parts de marché sont toujours limitées (respectivement 2 % et 1 %). Source : FSPF.
Un décret paru au « Journal officiel » renouvelle l’aide exceptionnelle aux employeurs d’apprentis. Son montant varie selon la taille de l’entreprise et le niveau de diplôme préparé, avec une baisse pour certains profils. Pour un apprenti préparant un DEUST ou un BTS, l’aide s’élève désormais à 4 500 euros et monte à 6 000 euros pour un apprenti en situation de handicap. Lien vers le JO : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053634597
85 % des femmes déclarent assumer presque seules la prise de rendez-vous médicaux pour leur famille, selon une enquête de la Fédération hospitalière de France. 82% affirment « gérer les traitements médicaux des enfants ou d’autres personnes du foyer » et 80% d’entre elles déclarent « accompagner aux rendez-vous médicaux les enfants, ou d’autres personnes du foyer ».
Servier a annoncé vendredi l’acquisition de la biotech américaine Day One Biopharmaceuticals, pour une valeur totale d’environ 2,5 milliards de $, soit une prime d’environ 68% par rapport au cours de clôture du 5 mars. Avec cette acquisition, le laboratoire français renforce sa position dans les thérapies ciblées en oncologie, en ligne avec son ambition 2030 visant à développer des traitements innovants pour les patients présentant d’importants besoins médicaux non satisfaits. L’actif principal de Day One est Ojemda® (tovorafenib), un inhibiteur de RAF de type 2 approuvé par la FDA en avril 2024 pour traiter les patients âgés de six mois et plus atteints de gliome pédiatrique de bas grade (pLGG) en rechute ou réfractaire, note Fierce Pharma.
25 % des Français dorment moins de six heures par nuit. Le sommeil des Français continue de se dégrader sous l’effet de la pollution, de l’hyperconnexion, de la chaleur et du rythme de travail, a alerté mardi l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV) à l’occasion de la publication de son enquête annuelle. Il rappelle qu’un sommeil altéré peut nuire à la santé, physique et psychique, et pointe l’impact de modes de vie contrariant les rythmes biologiques.
75 % des médecins citent la disponibilité des médicaments et le risque de pénuries parmi leurs principales sources d’inquiétude, selon un baromètre Ipsos réalisé pour le Leem. 92% des 300 professionnels de santé interrogés pointent les délais d’attente pour un rendez-vous médical et 89% la difficulté d’accès aux soins selon les territoires, précise Le Quotidien du Médecin.
Une pétition lancée sur le site de l’Assemblée nationale vise à relancer le débat sur la « grande Sécu » à l’approche de l’élection présidentielle de 2027, rapporte Libération. Lancée par deux fers de lance du collectif Inter-Hôpitaux, le diabétologue André Grimaldi et le cardiologue Olivier Milleron, avec le soutien de nombreuses personnalités marquées à gauche, elle dénonce les atteintes au principe de solidarité entre assurés sociaux et d’égalité dans l’accès aux soins, qui résultent du système de double remboursement des prestations santé. Un modèle dont l’efficacité laisse en outre à désirer. « Alors que les complémentaires ne remboursent que 12,5% des soins, leurs frais de gestion atteignent, en 2024, la somme exorbitante de 8,7 milliards », relève le texte. « A l’inverse, la Sécu, qui rembourse 80% des soins, ne consacre que 7 milliards d’€ aux frais de gestion. » Une gestion unique par la Sécu permettrait donc une économie substantielle, estiment ses promoteurs. Lien vers la pétition : https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-5254
Le dépistage du cancer du sein en France aurait permis d’éviter environ 23.000 décès entre 2004 et 2018, selon une modélisation de l’Institut national du cancer (Inca), citée par Le Quotidien du Médecin. L’étude estime également que 95.000 décès pourraient être évités d’ici 2054. Chez les femmes éligibles, cette stratégie aurait réduit la mortalité liée au cancer du sein de 20,4% et diminué de 26% la part des diagnostics à un stade métastatique. La participation au dépistage organisé reste toutefois limitée, avec 46,3 % de participation en 2023-2024, contre un objectif européen de 70 %. Le modèle estime qu’une hausse de 10 % de la participation réduirait la mortalité de 2 % supplémentaires.
Une vaste étude internationale suggère que certains cancers pourraient être moins fréquents chez les personnes suivant un régime végétarien. Publiée fin février dans le British Journal of Cancer, l’analyse compile les données de neuf cohortes totalisant 1,8 million d’individus. Les chercheurs ont observé chez les végétariens moins de myélomes multiples (−31%), de cancers du pancréas (−21%), du rein (−28%), de la prostate (−12%) et du sein (−9%) par rapport aux consommateurs de viande. L’explication ne tient toutefois pas uniquement à l’absence de viande. « Les végétariens consomment généralement plus de fruits, de légumes et de fibres », souligne l’épidémiologiste Aurora Perez-Cornago, à l’origine de ces travaux. Source : Le Monde.
Santé publique France alerte sur l’augmentation des chutes chez les personnes âgées. Plus de 20.000 personnes de plus de 65 ans sont mortes à cause d’une chute en 2024, soit environ 5.000 de plus qu’en 2019. Et près de 175.000 hospitalisations en lien avec une chute ont été dénombrées en 2024 chez les 65 ans et plus, ce qui correspond à une augmentation de 20,5% par rapport à 2019. Les mauvaises chutes pèsent également sur l’autonomie et la qualité de vie des personnes âgées, alors que la Cour des comptes estime que leur prise en charge coûte à près de deux milliards d’€ par an. Dans un contexte de vieillissement de la population, leur prévention constitue donc un défi majeur. Source : Le Figaro.
La consommation d’antalgiques contenant de la poudre d’opium, comme Izalgi® (poudre d’opium + paracétamol) ou Lamaline® (poudre d’opium + paracétamol + caféine), progresse fortement en France. Selon Libération, 5,5 millions de Français, soit près de 8% de la population, ont reçu une prescription de ces médicaments en 2025, avec une hausse d’environ 15% des volumes et un million de patients supplémentaires exposés. Cette tendance s’explique notamment par un effet de report lié aux ordonnances sécurisées désormais obligatoires pour le tramadol et la codéine. Source : Libération.
L’accès aux soins s’impose comme un enjeu majeur des élections municipales des 15 et 22 mars, alors que 87% du territoire français est encore considéré comme un désert médical. Selon une enquête réalisée fin 2025 par l’institut CSA pour France Assos Santé, la santé serait même la première attente des Français (70%) vis-à-vis de leur prochain maire, devant la sécurité (68%) et la lutte contre les incivilités (62%). Actuellement, seules 53% des personnes interrogées se déclarent satisfaites des actions menées dans leur commune pour améliorer la santé de ses habitants. Source : Le Figaro.
Depuis 2020, l’offre de gummies a été multipliée par cinq. Les gammes pour enfants, décorées de Mickey ou du Roi Lion, suivent la même trajectoire. Près de deux Français sur trois consomment désormais des compléments alimentaires. Une proposition de loi, présentée en janvier 2026, prévoit d’interdire la publicité pour les produits ayant un Nutri-Score D ou E. Prix moyen : entre 15 et 30 euros la boîte. Source : Le Parisien.
Environ 42% des patients sous traitement de longue durée déclarent « avoir déjà oublié ou interrompu une prise » dans l’année écoulée, selon une étude Opinionway, réalisée pour le salon Medintechs, dédié à l’innovation en santé. Les conséquences sanitaires sont catastrophiques »: « c’est plus de réhospitalisations, plus d’aggravations », « de rechutes », et pour le système de santé, « un coût majeur », insiste Gérard Friedlander, professeur émérite à l’Université Paris-Cité. Plusieurs facteurs expliquent ces comportements: complexité des traitements, effets indésirables, manque d’explications médicales ou déficit de confiance. Les experts plaident ainsi pour renforcer l’éducation thérapeutique, mobiliser davantage pharmaciens et infirmiers et développer des outils numériques de suivi et de rappel afin d’améliorer l’adhésion aux traitements. Source : le Figaro.
L’étude HypoG-01 promue par Unicancer montre qu’un protocole de radiothérapie hypofractionnée de 15 séances réparties sur trois semaines dans le cancer du sein est aussi sûr et aussi efficace que le standard de 25 séances sur cinq semaines. Ces résultats proposent « un nouveau standard thérapeutique mondial, permettant de simplifier et d’alléger le parcours de soins des patientes », avance Gustave Roussy. Au total, 1.265 patientes ont été incluses dans l’essai entre septembre 2016 et mars 2020. Source : le quotidien du médecin.
Les laboratoires Guerbet, Ipsen, LFB, Pierre Fabre, Sanofi, Servier et Théa lanceront le 2 avril à Paris leur nouveau syndicat de l’industrie pharmaceutique lors d’une conférence de presse organisée à Future4Care. Les sept entreprises fondatrices ont pour ambition d’impulser une dynamique nouvelle pour faire de l’innovation et de la souveraineté sanitaire françaises, deux priorités indissociables pour notre système de santé. « Alors que 40% des médicaments approuvés en Europe ne sont pas disponibles en France, l’accès des patients français aux médicaments innovants et la reconnaissance de l’empreinte industrielle et R&D en France doivent être au centre d’un dialogue constructif avec les autorités françaises et européennes. »
Le 11 mars 2026, la députée Mathilde Hignet (LFI-NFP) a annoncé le lancement d’une mission flash sur les laits infantiles, à l’initiative de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale. Les industriels concernés — Lactalis, Nestlé, Vitagermine — seront auditionnés, tout comme les autorités sanitaires (ministère de la Santé, Anses) et des associations comme le collectif Intox’Alim. 24 familles ont déjà engagé des actions en justice contre l’État et les industriels. Le rapport est attendu d’ici juin 2026. Source : France info.
À partir du 1er avril 2026, l’Assurance maladie modifie l’apparence de ses courriels pour les rendre plus lisibles et mieux les distinguer des arnaques. De nouveaux éléments visuels à apprendre à reconnaître pour ne pas tomber dans le piège des faux messages. Lien vers l’article : https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/business/numerique/digitalisation/comment-lassurance-maladie-compte-lutter-contre-les-faux-messages?utm_source=sendinblue&utm_campaign=24h_infos_09_03_2026&utm_medium=email
Quel étudiant n’a jamais rêvé de présoutenir sa thèse et de recevoir les retours de pharmaciens aguerris ? En face, quel pharmacien refuserait à un étudiant de lui apporter conseils et indications, directement construites sur son expérience du terrain ? L’Union régionale des professionnels de santé (URPS) pharmaciens d’Île-de-France a justement imaginé un tel exercice. Tous les deux mois, des étudiants sont invités à soutenir leur thèse en visio face à un parterre de pharmaciens. Les inscriptions sont ouvertes. Source : le quotidien du pharmacien.
Marion Mallet, titulaire de la Pharmacie d’Onesse (chiffre d’affaires de 1,2 million d’euros, dont 85 % de TVA à 2,1 %) à Onesse-et Laharie dans les Landes, a fait installer un locker Mondial Relay sur le parking de son officine du réseau Pharm’O Naturel. Un service pour tous ! Côté financier, cela ne me coûte rien. Au contraire Mondial Relay me paie, pour l’emplacement, un loyer de l’ordre de 80 euros par mois, ce qui couvre bien l’électricité. Source : le quotidien du pharmacien.
Entre 260 euros et plus de 12 600 euros, la grille tarifaire des fauteuils roulants reconditionnés est désormais posée. En fixant les prix avant même que les modalités concrètes d’approvisionnement, d’agrément ou de collecte ne soient pleinement clarifiées, les pouvoirs publics ouvrent un chantier réglementaire qui interroge. Structurer le réemploi, oui. Mais publier les tarifs sans avoir sécurisé l’offre ni la logistique revient, pour nombre d’experts, à mettre la charrue avant les bœufs. Source : le moniteur des pharmacies.
Les honoraires et les missions rapportent 11 000 euros de marge par an. Source : le quotidien du pharmacien.
Le Shift Project a annoncé, le 12 mars, l’ouverture d’une consultation nationale à l’intention des professionnels de santé. Ces derniers peuvent y répondre jusqu’en septembre 2026. Lien vers la consultation : https://s2.sphinxonline.net/SurveyServer/s/theshiftproject/GCSANTE/CTSANTE.htm
Dans le cadre de la surveillance des cas de listériose, les autorités sanitaires, en lien avec Santé publique France, ont identifié douze cas survenus entre octobre 2025 et janvier 2026, dont sept en janvier. L’âge médian des patients est de 81 ans. Parmi ces douze patients, deux décès ont été signalés chez des personnes de plus de 75 ans présentant des comorbidités. La liste des produits concernés par les retraits-rappels est publiée ici, sur le site gouvernemental RappelConso
GROUPEMENTS
Des formations sur les aidants ouvertes à toutes les officines chez D pharma
Alors qu’un Français sur quatre est un aidant, le groupement D Pharma déploie une offre de formation pour améliorer l’accompagnement au comptoir de ces proches très sollicités par les patients. Réservées aux pharmacies de son réseau pendant le mois d’avril, consacré au Mois des Aidants, ces formations seront en partie accessibles à l’ensemble des pharmacies cet été. Pendant le Mois des aidants, les officinaux membres du groupement auront accès en back-office à une formation e-learning repensée, couplée à huit thématiques de vidéos courtes sur la perte d’autonomie, l’incontinence, la dénutrition, l’observance, la fatigue de l’aidant, la dépression, etc. Dans l’espace de vente, l’aidant verra tout de suite, grâce à un dispositif marketing complet, « qu’il est reconnu et peut être accompagné ». En juillet, un site Internet, ouvert à l’ensemble de la profession, sera lancé. Il comprendra trois types de ressources : des formations e-learning sur les huit thématiques, des fiches synthétiques directement utilisables au comptoir pour avoir sous la main les bons réflexes, et un quiz de validation des connaissances.
Source : le quotidien du pharmacien.
David Abenhaïm : « Le désengagement de l’État sur le médicament a validé notre modèle de grandes pharmacies »
PharmaBest célèbre ses dix ans. À cette occasion, son président depuis 2016, David Abenhaïm, titulaire de la pharmacie Prado-Mermoz à Marseille, revient sur le modèle des hyperpharmacies qu’il défend. Un modèle inspiré du retail, de grandes surfaces implantées dans les villes à grosse chalandise (plus de 70 000 habitants), qui affiche de très bons résultats. Avec 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2025.
Extraits : « Dans mon officine, 36 pharmaciens diplômés travaillent à plein de temps. Leur seul métier, c’est de faire de la délivrance, de la prophylaxie avec les vaccins, de s’occuper des missions pharmaceutiques et d’appareiller les patients en orthopédie… Autour d’eux, il y a des préparateurs, des conseillers dans le domaine de la santé, des esthéticiennes. Non, nous n’asphyxions pas les petites officines. Il y aura toujours des gens qui préféreront aller à leur officine de proximité. »
Source : le quotidien du pharmacien.
Ces missions du pharmacien que les patients connaissent mal
Communiquer sur les nouvelles missions est devenu « indispensable, estime Caroline Lapointe, directrice du digital, du marketing et de la communication au sein du réseau Pharmacie Lafayette. Sébastien Tosques, directeur des opérations au sein du groupement Pharm-UPP, qui compte, parmi ses adhérents, 25 % de pharmaciens situés dans des territoires classés déserts médicaux, le rappelle : « Notre mission est de faciliter l’accès aux soins sur tous les territoires où Pharm-UPP est présent. » « Notre recommandation auprès de nos pharmaciens est de multiplier les points d’affichage afin que le patient qui entre dans l’officine ne passe pas à côté de l’information », explique Frédéric Legendre, président du groupement Normandie Pharma. Le rôle des groupements est d’« accompagner les adhérents dans cette transformation culturelle que connaît l’officine, ce changement de pratique et d’attitude au comptoir qui consiste à proposer aux patients des services de santé », souligne Frédéric Legendre.
Source : le moniteur des pharmacies.
NOMINATIONS/DEPARTS
Nouvelle présidente pour Alphega
Alphega Pharmacie a le plaisir d’annoncer la nomination de Nathalie Bailly à la Présidence du réseau Alphega Pharmacie, effective depuis le 1er février 2026. Nathalie succède à Lilian Elmi. Au nom du réseau, nous tenons à remercier chaleureusement Lilian pour son engagement au cours de ces deux dernières années et pour sa contribution au développement d’Alphega Pharmacie. Pharmacien titulaire de la pharmacie Bailly depuis plus de 15 ans, Nathalie est adhérente du réseau depuis 2011. Dans ses nouvelles fonctions, elle représentera le réseau auprès des instances professionnelles nationales et des laboratoires partenaires.
Source : Linkedin.
Départ de Laurent Gainza du Leem
Laurent Gainza annonce son départ du Leem et de sa direction des Affaires publiques, un poste au cœur des débats sur l’attractivité industrielle, l’accès aux traitements et les politiques du médicament en France.
Pour en savoir plus :
Un nouveau poste pour Romain Moulin
Romain Moulin, président et directeur France de Zydus, annonce sa nomination au poste de vice-président « médicaments à valeur ajoutée » au sein de l’association GEMME (Générique Même Médicament).
Source : Linkedin.
AILLEURS
Etats-Unis : une flambée de rougeole liée à la baisse de la vaccination en Caroline du Sud
Le comté de Spartanburg est devenu l’épicentre de la plus importante flambée de rougeole aux Etats-Unis depuis 2000, avec 990 cas recensés, principalement chez des enfants non vaccinés. Selon le New York Times, deux enfants ont déjà développé une encéphalite rougeoleuse, une complication grave provoquant une inflammation du cerveau. L’un des foyers majeurs concerne la Global Academy of South Carolina, une école publique où seulement 21% des élèves sont vaccinés. « Ce n’est pas normal. C’est sans précédent », déplore Linda Bell, épidémiologiste de l’Etat.
Au Royaume-Uni, un ultime vote pour mettre en place la première génération sans tabac d’Europe
Les parlementaires britanniques vont se prononcer définitivement ce lundi 9 mars sur un texte qui prévoit d’interdire la vente de cigarettes aux personnes nées à partir de 2009. Une proposition de loi similaire a été récemment déposée en France.
Lien vers l’article : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-info-de-france-inter/au-royaume-uni-le-parlement-veut-creer-la-premiere-generation-sans-tabac-en-reculant-l-age-legal-de-vente-de-cigarettes-1230414
AGENDA/PHARMAGORA
Mieux vaut prendre le virage que subir l’impact : c’est le constat de nombreux pharmaciens face à l’IA. Sans posture idéologique ni discours convenu, cette session propose d’évaluer concrètement ce que l’IA apporte déjà à l’officine, et ce qu’elle imposera demain. Gains de temps et de performance, cadre réglementaire, essor des chatbots et évolution de la relation patient : des réponses pratiques seront apportées et sans ChatGPT ! Quand ? Samedi 14 mars 2026 de 11h15 – 12h45 avec Alain Grollaud, Président de Federgy.
