ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES
Le ministère de la Santé confirme que les pharmacies resteront le seul circuit d’approvisionnement en vaccins antigrippaux pour les autres professionnels de santé
Le 24 mars 2026, le ministère de la Santé a apporté une clarification attendue à l’USPO (Union des syndicats de pharmaciens d’officine) : si les médecins, infirmiers et sages-femmes devaient stocker des doses de vaccins contre la grippe dans leurs cabinets, ils devront s’approvisionner exclusivement auprès des pharmacies d’officine. Pas de livraison directe par les fabricants ni par les grossistes-répartiteurs. En clair : le volume de commandes des pharmaciens ne devrait pas être impacté. Pierre-Olivier Variot, président de l’USPO, rappelle qu’un pharmacien injecte en moyenne 70 % des doses commandées. Que les autres professionnels stockent ou non, ils passeront de toute façon par l’officine. La possibilité pour ces autres effecteurs de stocker des doses, prévue par la LFSS 2026, n’est toutefois pas garantie pour la prochaine campagne.
Source : le quotidien du pharmacien.
Vaccins grippe améliorés et standards : pas d’égalisation des marges
Le projet d’alignement des marges entre vaccins grippe hautement dosés (Fluad, Efluelda) et vaccins standards est suspendu. Il ne sera pas appliqué lors de la campagne 2026-2027. Une victoire pour les syndicats, qui s’y opposaient depuis fin 2025. La question de la reprise des stocks de vaccins périmés, elle, reste sans réponse. Le ministère considère que ce n’est pas de son ressort.
Source : le quotidien du pharmacien.
Un livret d’accueil pour guider les pharmaciens nouvellement installés
La Caisse primaire de l’Assurance maladie (CPAM) de Paris met à disposition des pharmaciens d’officine nouvellement installés un livret d’accueil consacré à la réglementation médico-sociale et aux bonnes pratiques professionnelles. Ce guide tient compte des textes parus jusqu’au 15 septembre 2025.
Lien vers le guide : https://www.ameli.fr/paris/pharmacien/actualites/livret-d-accueil-pour-les-pharmaciens-nouvellement-installes-0
Détection du mélanome en officine : HUVY mise sur l’intelligence artificielle pour aider au repérage précoce
Récompensée par le prix coup de cœur du Prix de l’innovation à PharmagoraPlus 2026, HUVY développe une plateforme d’intelligence artificielle dédiée au repérage précoce du mélanome. Pensée pour les professionnels de santé de proximité, cette solution entend aider à trier les lésions suspectes et à mieux orienter les patients dans un contexte de tensions persistantes sur l’accès à la dermatologie.
Lien vers l’article : https://www.pharma365.fr/congres-et-salon/pharmagoraplus/detection-du-melanome-en-officine-huvy-mise-sur-lintelligence-artificielle-pour-aider-au-reperage-precoce/
Stratégie à venir de la FSPF
Réunie en assemblée générale cette semaine, la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) a déjà statué sur la stratégie à suivre dans les prochaines semaines, qui doivent aboutir à l’ouverture de nouvelles négociations conventionnelles avec l’assurance-maladie. « Nous voulons ouvrir une négociation conventionnelle avec l’assurance-maladie le plus vite possible en 2026 », confirme Philippe Besset, président de la FSPF. Après la remise du rapport IGAS/IGF, ou au moins de ses conclusions, Philippe Besset compte demander au ministère une lettre de cadrage qui permettra de lancer ces négociations avec l’assurance-maladie, lesquelles doivent permettre de définir un modèle pérenne pour assurer la survie économique de l’ensemble du réseau. « Si le gouvernement décide finalement de ne pas ouvrir de négociations, alors nous enverrons un courrier directement à l’assurance-maladie, formalisant notre rejet tacite de la convention actuelle. Cela obligera à l’ouverture d’une négociation en décembre », détaille le président de la FSPF.
Source : le quotidien du pharmacien.
Imaginer le futur de la santé : lancement d’OSE 2050
Face aux transformations profondes du système de santé, la Direction Générale de l’Offre de Soins (DGOS) et l’Agence de l’Innovation en Santé (AIS) lancent OSE 2050, un programme inédit de prospective porté par les Hospices Civils de Lyon (HCL), visant à explorer les futurs possibles de l’offre de santé. Cette consultation citoyenne est ouverte à tous et le Cespharm met à disposition des pharmaciens sur son site le kit de communication des outils du projet.
Pour en savoir plus : https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/imaginer-le-futur-de-la-sante-lancement-d-ose-2050
Lien vers l’information : https://www.cespharm.fr/prevention-sante/catalogue/ose-2050-presentation-programme
Notes personnelles des médecins : le code de déontologie va évoluer
Le code de déontologie médicale « est en passe d’être amendé », indique Le Parisien, confirmant une information d’Egora datée du 8 mars dernier. Le sujet sensible des données personnelles des patients devrait évoluer. Le texte est actuellement examiné au Conseil d’Etat.
Source : egora.
Le Conseil d’État saisi sur la question des pénuries de psychotropes
Après une mise en demeure n’ayant rien donné, un syndicat de médecins a saisi le Conseil d’État sur la question des pénuries de médicaments psychotropes. Il lui demande de statuer sur la responsabilité du ministère de la Santé et de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) dans ces pénuries.
Source : le quotidien du pharmacien.
Proposition de loi relative à l’aide à mourir : la nécessité de reconnaître le rôle et la responsabilité du pharmacien dans ses missions et d’envisager explicitement sa participation au collège pluriprofessionnel
L’Académie nationale de Pharmacie attire l’attention des pouvoirs publics et du législateur sur l’absence, dans la proposition de loi relative à l’aide à mourir (AAM) actuellement en discussion, de toute disposition reconnaissant explicitement le rôle du Pharmacien dans l’accompagnement des patients en demande d’aide à mourir et de la possibilité pour lui de coopérer avec l’équipe médicale en charge du parcours de soins des patients. La mise en œuvre du dispositif envisagé suppose, à un moment déterminant du processus, l’intervention du pharmacien chargé de délivrer une substance destinée à provoquer la mort. Une telle intervention ne saurait être assimilée à un acte ordinaire de dispensation pharmaceutique : elle engage directement la responsabilité professionnelle, éthique et personnelle du pharmacien.
Lien vers le communiqué de presse :
https://www.acadpharm.org/dos_public/AVIS___FIN_DE_VIE___2026_03_23_VF.PDF
CHIFFRES
L’expérimentation des antennes de pharmacies va être étendue à l’ensemble du territoire. Aujourd’hui limitée à certaines régions, l’ouverture d’antennes peine à décoller avec seulement 6 projets opérationnels à ce jour, loin de l’objectif de 12 initialement fixé. « Ces antennes répondent à un vrai besoin mais cela ne doit pas être perverti. Pas question que cela soit accaparé par de grands groupes ou qu’il n’y ait pas de règles précises », souligne Guillaume Racle. De son côté, Philippe Besset n’est toujours pas emballé par ce dispositif. « Il faut travailler sur la gestion du réseau dans les territoires ruraux, mais les antennes ce n’est pas une bonne solution ». Certaines antennes ont ouvert ou vont ouvrir en 2026, ce qui va faire durer l’expérimentation jusqu’en 2029. Source : le quotidien du pharmacien.
La publication d’un avenant flash, débat avril, permettra essentiellement d’étendre le nombre de pharmacies bénéficiaires de l’aide de 20 000 euros, jusqu’alors réservée aux officines situées dans des territoires définis comme fragiles. Des critères de base trop sélectifs qui n’ont permis qu’à une centaine d’officines d’être aidées, loin de l’objectif du millier prévu à l’origine avec une enveloppe globale de 20 millions d’euros. Source : le quotidien du pharmacien.
Afin que les pharmaciens puissent précommander sereinement les vaccins contre la grippe pour la prochaine campagne de vaccination, Sanofi (qui commercialise Efluelda et Vaxigrip) a décidé de prolonger sa campagne de précommande jusqu’au 30 avril. Dans l’attente de la confirmation par les autorités de santé d’une prolongation officielle de la campagne de précommande des vaccins grippe, les autres laboratoires (CSL Seqirus, qui commercialise Flucelvax, et Viatris, qui commercialise Influvac) devraient faire de même. Source : le quotidien du pharmacien.
Le 25 mars 2026, l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire) a publié une expertise alarmante : près de la moitié de la population française dépasse les seuils de référence d’exposition au cadmium. Un métal classé cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction. L’alimentation est responsable de 98 % de l’exposition chez les non-fumeurs. Les principaux coupables : les céréales du petit-déjeuner, le pain, les pâtisseries, les pâtes, le riz, les pommes de terre et certains légumes à feuilles vertes (épinards, choux). Le chocolat, souvent suspecté, n’est qu’un contributeur mineur. L’ANSES recommande de réduire la consommation de produits à base de blé, de privilégier les légumineuses (lentilles, pois chiches) et de varier ses sources d’approvisionnement. Les aliments bio contiendraient 48 % de cadmium en moins. Source : le quotidien du pharmacien.
La généralisation de l’intelligence artificielle pourrait bouleverser profondément le marché du travail français, avec jusqu’à 16,3% des emplois menacés à horizon de deux à cinq ans, soit près de 5 millions de salariés, selon une étude de Coface et de l’Observatoire des emplois menacés et émergents (OEM) relayée par Le Monde. A ce stade, l’impact reste limité (3,8% des emplois fragilisés), mais l’adoption encore faible de l’IA (7 % d’usage quotidien en 2025) laisse présager une accélération. Contrairement aux précédentes révolutions technologiques, celle de l’IA pourrait d’abord toucher les hauts revenus, avec plus de 20% des emplois menacés dans les déciles supérieurs. Parmi les métiers les plus exposés, on retrouve ainsi l’ingénierie (26,9%), l’informatique (24,9%) ou les fonctions administratives (23,8%).
Le Figaro se penche sur l’attractivité retrouvée de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) auprès des soignants. Entre 2022 et 2025, les recrutements ont progressé de 30% et les départs ont diminué de 30%, permettant ainsi la réouverture de 1.000 lits. En outre, malgré ces embauches, l’AP-HP a diminué son déficit en 2025, notamment grâce à un gain de performance. Un véritable succès pour son plan lancé en 2022 autour de 30 « leviers » pour améliorer le quotidien des soignants. Parmi les mesures clés, la semaine de trois jours de 12 heures ou des horaires « plus atypiques » permettant des semaines de quatre jours.
Dans le cadre de la lutte contre les pénuries et en application de la règlementation, les laboratoires déclarent chaque année à l’ANSM les médicaments qu’ils considèrent être des médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM) selon les critères du code de la santé publique. Depuis 2024, la loi demande à l’ANSM de publier la liste des MITM. L’Agence vient d’actualiser cette liste le 13 mars 2026. Lien vers la liste : https://ansm.sante.fr/documents/reference/medicaments-dinteret-therapeutique-majeur-mitm
L’accès aux soins a pesé dans les choix de vote des Français lors des élections municipales. La santé est en effet le troisième thème le plus cité par les électeurs, en très nette progression par rapport aux municipales de 2020. C’est le résultat d’une enquête d’opinion réalisée le jour du premier tour de scrutin par Toluna-Harris Interactive pour les Libéraux de Santé (LDS). La région Centre-Val de Loire est la seule région où les électeurs ont d’abord voté pour améliorer l’accès aux professionnels de santé, devant les thèmes des aménagements urbains et de la sécurité. 31 % des habitants de cette région veulent la construction de maisons de santé sur le territoire et 26 % souhaitent l’implantation de professionnels près de chez eux. Des résultats peu surprenants : avec 263,8 médecins pour 100 000 habitants, le Centre-Val de Loire est la région à la densité médicale la plus faible, devant la Guyane (272,1) et les Hauts-de-France (308,9).
Le laboratoire Viatris procède à un rappel, à tous les niveaux de la chaîne pharmaceutique, et notamment au niveau patient, d’un lot de Rivaroxaban 20 mg, boîte de 28 comprimés pelliculés. Il a été mis en évidence la présence en très faible quantité de Quétiapine. Les patients sont appelés à faire un échange en pharmacie. Plus de 95 000 boîtes sont concernées. L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a demandé le rappel du lot 8212020 du médicament Rivaroxaban Viatris 20 mg comprimé pelliculé (CIP : 3400930276211, avec la date de péremption au 07/2028). Le lot concerné est distribué en France depuis le 27 janvier 2026.
Le paiement de la collecte des DASRI PRO pour l’année 2026 ainsi que la déclaration des vaccins réalisés en 2025 sont actuellement possibles. Pour rappel, ces démarches doivent être effectuées avant le 31 mars 2026 sur le site de DASTRI via le lien suivant : https://dastri.fr/commande/index_uspo.php
L’Unoformation, qui rassemble une vingtaine d’organismes, défend l’éthique et la qualité de la formation continue. Témoin actif des transformations de la formation professionnelle, elle alerte les autorités compétentes sur les problématiques remontées par les équipes officinales. Un nouveau défi attend donc les organismes de formation dans un délai relativement court, puisque le premier cycle de certification s’achèvera, pour certains pharmaciens inscrits à l’Ordre début 2023, à la fin de l’année 2028. Interrogée par Le Moniteur des pharmacies lors du salon PharmagoraPlus, sa présidente, Marie-Pierre Béranger, partage sa vision de la situation actuelle : https://youtu.be/nkrYwebaCeM?si=8F38frNaVWtvJ6O9
Le rapport public annuel 2026 de la Cour des comptes consacre l’essentiel de son analyse à l’organisation et à la répartition territoriale des structures hospitalières. La question de l’accessibilité est principalement abordée sous l’angle des temps de trajet vers les établissements et de la densité des sites hospitaliers. Ainsi, près de 90,4 % de la population française peut accéder à un hôpital en moins de quinze minutes en voiture, un indicateur jugé satisfaisant au regard des comparaisons européennes. Si la Cour évoque la coordination entre ville et hôpital, l’analyse reste peu développée sur les autres composantes du système de santé de proximité. Dans ce paysage, la pharmacie d’officine apparaît insuffisamment sollicitée ou intégrée. Sa répartition territoriale homogène, sa capacité d’orientation des patients et son implication croissante dans les missions de santé publique constituent pourtant des leviers concrets pour réduire les inégalités départementales d’accès aux soins. Source : le moniteur des pharmacies.
Lors d’un comité de liaison officines qui s’est tenu le 26 mars dans les locaux du ministère de la Santé, les syndicats représentatifs de la profession ont pu aborder l’ensemble des sujets d’actualité qui concernent la pharmacie d’officine. Avec notamment au menu, le projet de limitation à deux boîtes pour toute première délivrance d’antalgiques de palier I. Un projet combattu par les syndicats, qui ont peut-être réussi à faire fléchir le ministère…Source : le quotidien du pharmacien.
La loi n°2024-317 du 8 avril 2024 a généralisé à l’échelle nationale la phase 1 du programme ICOPE (Integrated Care for Older People), expérimenté dans neuf régions dans le cadre de l’article 51. Un décret vient aujourd’hui préciser les modalités de pilotage de ce programme de dépistage précoce et de prévention de la perte d’autonomie et un arrêté fixe son cahier des charges. ICOPE est un programme de santé publique développé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), et mis en œuvre en France pour prévenir la perte d’autonomie chez les personnes âgées de 60 ans et plus. Pour en savoir plus : https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/phase-de-reperage-du-programme-icope-le-cahier-des-charges-publie
En 2024, 174 824 hospitalisations en lien avec une chute ont été dénombrées chez les personnes âgées ≥65 ans, soit un taux standardisé de 1 198 hospitalisations pour 100 000 habitants ≥65 ans, en augmentation de 20,5 % par rapport à 2019. En 2024, 20 148 personnes âgées de 65 ans et plus sont décédées en lien avec une chute, soit un taux de mortalité standardisé de 138 pour 100 000 habitants ≥65 ans, en augmentation de 18 % par rapport à 2019. Pour en savoir plus : https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/hospitalisations-et-mortalite-en-lien-avec-une-chute-chez-les-personnes-de-65-ans-et-plus-en-france.-donnees-2015-2024
Le service de commande des tests de diagnostic rapide (Trod) de l’angine sera temporairement suspendu à partir du 3 avril 2026. En effet, le marché public concerné arrive à échéance à cette date et la nouvelle prestation débutera dans plusieurs semaines. Les professionnels de santé bénéficiaires du dispositif sont donc invités à anticiper leurs besoins pour les quelques semaines à venir en passant commande au plus tard le 2 avril 2026 via amelipro.
Dans un DGS-Urgent, le ministère chargé de la Santé informe que depuis le mois d’avril 2025, le département de Loire-Atlantique connaît une situation d’épidémie d’hépatite aiguë A concentrée dans la métropole nantaise, avec plus de 250 personnes touchées, hors personnes de retour de zone à risque. Le ministère invite les professionnels de santé à demeurer vigilants face à des patients présentant des symptômes compatibles, même sans notion d‘exposition évidente, et à demander une sérologie pour confirmer le diagnostic et un bilan hépatique pour évaluer la gravité de l’atteinte hépatique. Pour en savoir plus : https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/situation-epidemiologique-et-recommandations-sanitaires-epidemie-d-hepatite-a-en-loire-atlantique
La prévention du VIH franchit une nouvelle étape déterminante avec l’arrivée en France de la PrEP injectable par cabotégravir (Apretude). Administrée tous les deux mois, cette nouvelle molécule est une innovation majeure qui vient compléter les outils de prévention et constitue un levier supplémentaire en France vers l’objectif d’élimination du VIH à l’horizon 2030. Pour en savoir plus : https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/vih-la-prep-injectable-arrive-en-france-et-renforce-les-outils-de-prevention
Vaccination grippe des salariés : envoi du formulaire APGIS avant le 31 mars. Cette prise en charge s’effectue à hauteur de 21 euros par salarié (25 euros outre-mer) et couvre le coût du vaccin et celui de l’injection. Pour en bénéficier, le formulaire APGIS doit être complété et renvoyé avant le 31 mars 2026, soit par courriel à hds.officines@apgis.com, soit par courrier postal à : APGIS SOLIDARITE, A l’attention du Médecin conseil, 12 rue Massue, 94684 VINCENNES CEDEX. Source : pharm-enews.fr
Entre 2004 et 2018, le dépistage du cancer du sein en France, à la fois organisé et individuel, a permis d’éviter 23 000 décès. Et, d’ici à 2054, 95 000 décès pourraient être évités, selon une étude de l’Institut national du cancer (Inca), publiée à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes le 8 mars.
Nami Beauty vient d’être distinguée aux Victoires de la Pharmacie 2026 dans la catégorie « Clean », pour sa gelée nettoyante rééquilibrante et purifiante NAGE sur des critères d’efficacité et d’exigence de sa formule.La distinction repose sur un protocole d’évaluation indépendant : 40 consommateurs ont testé la gelée à l’aveugle pendant trois semaines, sans influence du packaging ni discours marketing, afin de juger exclusivement la sensorialité et l’efficacité du produit. Sa composition a également été analysée par les experts de l’application INCI Beauty, qui lui ont attribué la note de 19,2/20, soulignant la qualité de sa formulation. Déjà présente dans plusieurs officines en Nouvelle-Aquitaine et en Île-de-France, la marque affirme un positionnement qui allie dermocosmétique indépendante, innovation scientifique, naturalité et production locale. Source : pharm-enews.fr.
La France fait face au « risque » de ne pas avoir accès à certains nouveaux médicaments sur fond de pressions sur les prix, a reconnu mercredi la présidente du CEPS, Virginie Beaumeunier, devant la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale. Elle répondait à l’inquiétude de l’ancien ministre de la Santé, le député Yannick Neuder, face aux menaces de certains grands groupes de quitter la France pour éviter une comparaison tarifaire désavantageuse sur d’autres marchés, Etats-Unis en tête. « La France représente entre 3 et 4% du marché mondial du médicament (…). Et pour certaines firmes, c’est même moins. Donc, le risque que nous n’ayons pas certains produits existe », a insisté Virginie Beaumeunier.
Une vaste fraude à la Caisse primaire d’assurance-maladie (CPAM), estimée à 58 millions d’€, a conduit à la mise en examen de sept personnes, rapporte Le Monde. L’enquête révèle un système structuré de facturation d’actes fictifs, principalement dans des centres de soins dentaires. La quasi-totalité des actes étaient établis au nom de personnes bénéficiaires de la complémentaire santé, « pour des montants très supérieurs aux moyennes remboursées », note la procureure de Paris, Laure Beccuau. Certains soins étaient même imputés à un praticien décédé. Au total, 18 centres sont concernés à l’échelle nationale.
L’acide tranexamique, commercialisé sous la marque Haima®, est désormais disponible en accès libre en traitement des règles abondantes. Le sujet de santé publique est majeur: 40% de femmes disent souffrir de règles abondantes, d’après un sondage Ipsos réalisé pour le laboratoire Cemag Care (fabricant d’Haima®) et paru en décembre, et jusqu’à 30% selon différentes études, note Le Parisien. Le traitement, non hormonal, favorise la fabrication de caillots sanguins, dernière étape de la coagulation et réduit ainsi les règles « d’environ 30 à 50%, d’après les études », avance Frédérique Welgryn, experte en santé féminine et consultante pour Cemag Care. Le délistage du traitement devrait aussi faciliter son accès pour les femmes qui n’osent pas en parler à leur médecin, soit près de la moitié d’entre elles, d’après le sondage Ipsos.
5 125 nouvelles infections par le VIH ont été recensées en France en 2024. Ce niveau, associé à une hausse marquée chez les jeunes, souligne la persistance de l’épidémie et la nécessité de renforcer prévention, dépistage et accès aux soins, alerte le Sidaction, à la veille de son week-end de mobilisation du 27 au 29 mars.
49 % des personnes qui souffrent de difficultés psychologiques n’en parlent à personne, ni à leur entourage ni à un professionnel de santé. Cette proportion est particulièrement élevée chez les hommes de plus de 65 ans et dans les milieux ruraux, illustrant le poids de la stigmatisation et la nécessité de faciliter la parole autour de la santé mentale, souligne Santé publique France dans une étude.
L’association ADOP (Aide et dispositif d’orientation des pharmaciens), ligne d’écoute dédiée aux pharmaciens en difficulté, enregistre une hausse de 30 % des appels en 2025 par rapport à l’année précédente. Le motif en forte progression : les problèmes économiques liés à l’équilibre financier de l’officine. Les autres raisons d’appels restent récurrentes : épuisement professionnel, isolement, difficultés de recrutement, violences au comptoir. Un chiffre résume la situation : 56 % des pharmaciens se déclarent en stress professionnel chronique, selon une étude menée auprès de 1 322 répondants (titulaires, adjoints et préparateurs).L’ADOP rappelle que la plateforme est tenue par des pharmaciens bénévoles, disponibles de 6h à minuit, 7 jours sur 7, au 0800 736 959.
Échéance réglementaire imminente pour les titulaires d’officine. Comme l’ensemble des entreprises relevant des professions libérales, les pharmacies doivent s’acquitter de la contribution destinée au financement du dialogue social sectoriel. Calculée sur la masse salariale 2025 et fixée à 0,04 %, elle doit impérativement être déclarée et réglée en ligne avant le 15 avril 2026. Une obligation conventionnelle nationale encore insuffisamment anticipée dans certaines structures.
Un décret publié au Journal officiel du 26 mars 2026 renforce les exigences applicables à l’hébergement des données de santé à caractère personnel. Implantation obligatoire du stockage dans un pays membre de l’Union européenne (UE), transparence accrue sur les transferts hors UE et nouvelles obligations contractuelles : les pharmaciens disposent d’un délai de six mois pour vérifier la conformité de leurs prestataires et sécuriser leurs flux numériques.
GROUPEMENTS
Film sur les groupements : partenaires privilégiés des pharmaciens d’officine
Federgy, le syndicat des groupements et enseignes de pharmacies d’officine, a réalisé un film pédagogique pour expliquer concrètement le rôle d’un groupement de pharmaciens et l’accompagnement qu’il apporte au quotidien aux officines. En quelques minutes (court métrage de 2’30), il montre également comment le groupement soutient le pharmacien d’officine dans ses services et ses missions (vaccination, prévention, dépistage, entretiens thérapeutiques…).
Lien vers le film : https://www.federgy.com/2026/03/26/film-sur-les-groupements-partenaires-
privilegies-des-pharmaciens-dofficine/
Lien vers le communiqué de presse : https://www.federgy.com/communiques-presse/
« Le code reconnaît le rôle des groupements dans les campagnes de santé publique »
Guillaume Paquin, président du groupement Wellpharma, salue une avancée majeure : les pharmaciens peuvent désormais informer les patients sur les missions et prestations qu’ils proposent. Sur leur vitrine, sur leur site internet et sur celui de leur groupement. Le nouveau code marque un tournant avec la reconnaissance des groupements comme vecteur de santé publique. « Je note un événement majeur, c’est que dans le code de déontologie apparaissent les groupements de pharmaciens. Les groupements sont des structures non reconnues dans le code de la santé publique, mais l’Ordre les reconnaît dans ce code. »
Source : le quotidien du pharmacien.
Le Toulousain Hygie31 ouvre une filiale en Espagne et vise 1 000 pharmacies
Avec plus de 400 pharmacies dès son lancement et un objectif de 600 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici 2026, Hygie31 franchit une nouvelle étape stratégique en structurant son développement international depuis l’Espagne. Le groupe européen Hygie31 engage une nouvelle phase de son développement avec la création de sa filiale Hygie31 España, fruit d’un partenariat stratégique avec le groupement espagnol CentralFarma. Cette opération marque la première structuration internationale du groupe, avec la mise en place d’un écosystème national inédit sur le marché espagnol. Si Hygie31 s’intéresse de près au marché espagnol, c’est parce qu’il combine un cadre réglementaire proche de celui de la France et des relais de croissance encore largement sous-exploités, en particulier sur la parapharmacie.
Lien vers l’article : https://www.entreprises-occitanie.com/actualites/hygie31-accelere-son-expansion-europeenne-cap-sur-1-000-pharmacies-en-espagne-dici-2030
Les groupements à l’assaut de l’Europe
Espagne, Italie, Portugal, Belgique… De plus en plus de groupements sortent des frontières françaises pour convoiter les pays européens. Le but ? Saisir de nouvelles opportunités et peser plus lourd dans les négociations avec les laboratoires. Dans le sillage de Lafayette, d’autres groupements ont franchi le pas. Evecial s’est implanté en Espagne en janvier 2025 avec son enseigne Boticinal. « Plus de 20 pharmacies Boticinal sont déjà implantées sur le territoire espagnol. L’ambition est claire : poursuivre un développement structuré et maîtrisé, avec l’objectif de 50 officines à fin 2026 », dévoile François Rochet, président d’Evecial et fondateur de Boticinal. Même dynamique chez Pharmabest, qui a ouvert en juin 2025 sa première pharmacie pilote de 500 m² à Madrid. Depuis, 16 officines espagnoles ont rejoint le réseau, avec pour objectif rapide une vingtaine de points de vente. Plus récemment, Kare Santé (ex-CPC) a aussi affiché des ambitions internationales. « Nous allons d’abord nous développer en Espagne, puis en Belgique et au Portugal », précise Julien Grézanlé, directeur opérationnel. En Italie, le secteur officinal connaît une profonde restructuration. L’ouverture du capital des pharmacies à des investisseurs non-pharmaciens, en 2017, a favorisé l’essor de chaînes intégrées comme Boots ou Hippocrates, qui regroupent désormais près de 8 % des quelque 20 000 officines du pays. Une majorité des pharmacies italiennes, environ 60 %, reste cependant indépendante. Les autres sont rattachées à des réseaux de grossistes. L’internationalisation constitue un moyen stratégique pour renforcer le poids des groupements face aux laboratoires. En gagnant en envergure, les enseignes consolident leur crédibilité et leur capacité à négocier.
Lien vers l’article : https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/business/groupements/les-groupements-a-lassaut-de-leurope
Film institutionnel pour le groupement Giropharm : valoriser le nouveau concept d’officine
Giropharm met en avant sa nouvelle officine pilote à Perpignan et l’évolution de son identité visuelle. À travers cette production audiovisuelle, on aperçoit l’ensemble du concept : façade, covering extérieur, signalétique intérieure et nouveaux espaces de santé. L’objectif est de montrer comment ce nouvel aménagement repense l’expérience client en officine et valorise les services proposés.
Lien vers la vidéo : https://youtu.be/5tg1WGwuk18?si=9FKokEk_yih7i5zV
Une étape importante pour Aprium Partners : la seconde ouverture du capital de notre groupe auprès des pharmaciens Aprium !
Les prochains actionnaires pharmaciens viendront grossir les rangs des nombreuses Aprium pharmacie déjà engagées au capital, signe de confiance et de conviction.
Lien vers la vidéo : https://fr.linkedin.com/posts/emmanuel-schoffler-a2a43827_une-%C3%A9tape-importante-pour-aprium-partners-activity-7442916459367825408-rOFj
Interwiew de Pharmabest par Cosmétique mag
David Abenhaim, président du groupement de pharmaciens Pharmabest, profite des 10 ans de l’enseigne pour refaire le point sur ses ambitions : devenir un acteur européen. Le chiffre d’affaires progresse de 14% pour chaque année.
Lien vers la vidéo : https://www.instagram.com/reel/DWOdG9RjITQ/
Clinique Minute ou l’industrialisation des missions
Bilans de prévention en 15 minutes, entretiens systématisés, multiplication des ventes associées : avec Clinique Minute, le groupe Univers Santé propose un modèle fondé sur la standardisation des prestations et leur capacité à générer des revenus complémentaires. Le concept repose sur la création d’un espace dédié en officine — un corner « Clinique Minute » bordé de rouge et marqué d’une croix rouge — regroupant non seulement les missions des pharmaciens, mais aussi les téléconsultations sans rendez-vous : dépistage, TROD et tests, vaccination (grippe, covid, prescription et suivi), bilans de prévention, entretiens pharmaceutiques, matériel médical (semelles orthopédiques, bas de contention, orthèses, prothèses mammaires, tout comme le bilan diététique, les téléconsultations dermatologiques, etc. Jérémy Buchinger, directeur général du groupe Univers Santé, détaille ses prévisions : 5 bilans de médication par semaine représentent environ 20 000 euros de prestations annuelles ; 5 entretiens pharmaceutiques par semaine rapportent 16 000 euros par an ; 5 réalisations de semelles orthopédiques par semaine conduit à 20 000 euros par an ; 60 bilans de prévention par semaine rapportent jusqu’à 120 000 euros par an. Il faut ajouter le corner matériel médical et ses 20 000 euros de marge supplémentaire. Source : le quotidien du pharmacien.
AILLEURS
Les pharmaciens allemands mobilisés
Les pharmaciens allemands sont appelés par leurs syndicats à se mobiliser une nouvelle fois pour obtenir enfin une augmentation de leur honoraire de dispensation, bloqué depuis 2013, et dont la revalorisation, promise depuis des années, n’a toujours pas été concrétisée. Ils ont manifesté dans tout le pays le 23 mars, tout en fermant leurs officines ce jour-là. Les manifestations, organisées à Berlin, Hanovre, Düsseldorf et Munich par l’ABDA (la fédération des pharmacies), portaient le slogan « les pharmacies ne sont pas gratuites ». L’Allemagne connaît une chute inquiétante de sa démographie officinale, passée de près de 21 000 pharmacies en 2012 à 16 600 fin 2025, soit une baisse de 20 %, avec une aggravation sensible ces dernières années, désignée par le terme aussi parlant que funèbre d’ « Apothekensterben », la mort des pharmacies. Ce reflux, particulièrement marqué en zones rurales et dans les villes moyennes, est lié avant tout au blocage de l’honoraire, introduit en 2004, et qui n’a plus été revalorisé depuis 2012 : il se monte à 8,35 euros par boîte, alors que les frais et charges des pharmaciens ont augmenté de 65 % depuis cette date. Les pharmaciens sont d’autant plus inquiets qu’en dépit des promesses du gouvernement, les parlementaires se montrent divisés sur la nécessité d’une telle augmentation, beaucoup privilégiant plutôt un soutien aux seules pharmacies rurales ou isolées… voire une annulation pure et simple de la revalorisation.
Etats-Unis : Amazon lance une IA conversationnelle
Le robot conversationnel d’Amazon peut apporter conseils et informations personnalisés, gérer des
rendez-vous ou encore interpréter des résultats d’examen, a fait savoir la société dans un communiqué le 10 mars. Baptisé Health AI, il permet d’accéder à des téléconsultations avec des professionnels de santé, gratuites pour les abonnés de son offre de centres de santé One Medical ou à tarif réduit pour ses clients Prime. Des consultations avec des spécialistes sont accessibles grâce à des partenariats avec les groupes hospitaliers Cleveland Clinic (Ohio) et Rush University Medical Center (Chicago, Illinois). Il peut gérer le renouvellement des ordonnances directement avec une pharmacie ou avec Amazon Pharmacy. La plateforme d’Amazon vend en ligne des médicaments de marque et des génériques, notamment sous la marque homonyme. Les patients qui le souhaitent peuvent donner accès à leur dossier médical et à leur historique d’achats sur Amazon à Health AI afin de bénéficier de conseils plus personnalisés, par exemple afin de déterminer si la toux d’un asthmatique « est bénigne ou peut être le signe d’un problème plus important », a illustré la société.
Source : tic pharma.
AGENDA
Jeudi 2 avril 2026 : conférence « Prix & valeurs des pharmacies » organisée par l’OCP et Interfimo à partir de 19h30 à Paris mais aussi à Lille, Lyon, Strasbourg, Nantes, Marseille, Montpellier, Bordeaux et Toulouse. Pour s’inscrire gratuitement : https://lnkd.in/e4Vjiaxj
19 au 25 avril 2026 : Semaine européenne de la vaccination 2026
Jeudi 23 avril 2026 : les 16èmes rencontres de l’USPO auront lieu au Conseil économique, social et environnemental (CESE) jeudi 23 avril après-midi prochain. Deux grandes thématiques seront à l’ordre du jour :
- Nouvel élan pour la pharmacie : une évolution indispensable au service des patients
- Financiarisation des officines : une lutte générale indispensable pour préserver notre indépendance
Inscription obligatoire aux 16èmes Rencontres de l’USPO pour jeudi 23 avril à 14h ici : https://my.weezevent.com/16eme-rencontres-de-luspo
Le matin, il y a aussi les 50 ans de la CNPL (Chambre nationale des professions libérales) dont l’USPO est adhérente : https://my.weezevent.com/la-cnpl-fete-ses-50-ans
