ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES
Une cotisation ordinale trop salée
L’Inspection générale des finances (IGF) a produit un rapport sévère à l’encontre de trois Ordres dont l’Ordre national des pharmaciens. A la fois leurs pratiques disciplinaires et leur gestion budgétaire y sont vivement critiquées. La FSPF réagit et se prononce en faveur d’une baisse des cotisations pour les pharmaciens titulaires. Aujourd’hui, les titulaires (section A) cotisent à la fois pour la responsabilité de l’entreprise dans le cadre de la société d’exercice libéral (SEL) et à titre personnel. « Ce budget doit baisser » a-t-il commenté. « Si on peut faire avec moins d’argent, c’est mieux ». Sur la question du budget, le leader syndical s’avère plus critique. « 45 millions de budget, c’est beaucoup » a relevé Philippe Besset alors que nombre de pharmacies sont en difficulté. Le président de la FSPF a par ailleurs critiqué la position des inspecteurs de l’IGF qui, toujours selon le document ayant fuité, « recommandent de supprimer les douze conseils régionaux au profit d’un pilotage centralisé » : « Nous sommes favorables au maintien des instances régionales, a-t-il précisé. Les réformer pour qu’elles coûtent moins cher, peut-être. Mais nous avons besoin de confrères dans les régions, qui sont proches de nous et connaissent le terrain. »
Sources : pharm-enews.fr et le pharmacien de France.
Le point de vue de l’USPO sur les cotisations
Pierre-Olivier Variot, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO), met également en avant la nécessité de conserver des échelons régionaux, « au plus près des spécificités territoriales ». « Les pharmaciens sont efficients car ils s’adaptent à une population, à un territoire, explique-t-il. Les conseils régionaux, tout comme les ARS, prennent en compte ces spécificités, nous en avons besoin ». Pierre-Olivier Variot attend les explications de l’IGF pour affirmer que le produit des cotisations n’est pas justifié par rapport aux besoins de l’Ordre. « Ce que j’entends, de la part des pharmaciens, c’est davantage une demande de simplification des différentes cotisations payées, en tant que pharmacien, en tant qu’associé, en tant que SEL, etc. Quand, dans une pharmacie, 4 à 5 cotisations sont payées, cela semble trop. » Quant aux besoins du CNOP, « il est le seul à savoir comment rationaliser ses dépenses ».
Source : le quotidien du pharmacien.
Quelles suites à l’avenant 2 ? Un forfait structure pour les pharmacies ?
La FSPF compte « militer pour la détermination d’un forfait structure qui embarquerait des critères de qualité et qui serait à la fois égalitaire et équitable ». Pour Philippe Besset, cela pourrait passer, par exemple, par « la transformation de l’honoraire à la boîte en un forfait structure de 20 000 euros pour toutes les officines ; c’est en tout cas ce genre d’idées que nous souhaitons promouvoir ». Par ailleurs, Philippe Besset se félicite que le préambule de l’avenant, écrit par la Cnam et signé par les partenaires conventionnels, stipule bien que les prochaines négociations s’ouvriront en 2026. « Cela veut dire que nous ne sommes pas seuls à bord, l’Assurance maladie est avec nous pour réclamer l’ouverture de ces négociations. » Le préambule précise que les discussions vont porter, a minima, sur « de nouveaux actes en pharmacie » et sur « une revoyure pour suivre la trajectoire économique des 2 % d’évolution de la rémunération par an sur les années de la convention ». Mais le président de la FSPF espère davantage et demande à nouveau une lettre de cadrage de la ministre de la Santé. « Cela nous permettrait d’aller plus en profondeur pour réformer le mode de rémunération des pharmaciens. »
Source : le pharmacien de France.
Avenant 3 en vue : comment va se reconfigurer l’officine en 2027
Après la signature de l’avenant 2 le 7 avril, la FSPF et l’USPO réclament l’ouverture immédiate de négociations structurelles. Quatre chantiers vont redessiner le compte d’exploitation de chaque officine :
- la recomposition des honoraires
- l’avenir de l’euro à la boîte
- la régulation des remises commerciales
- l’extension et la tarification des missions OSYS
Pour en savoir plus :
https://pharmapex.fr/actualites/avenant-3-en-vue-comment-l-officine-va-se-reconfigurer-d-ici-2027
Rencontre avec le Directeur de la Sécurité sociale : défendre l’économie officinale et accélérer l’évolution de la profession au bénéfice des patients
L’USPO a été reçue par la Direction de la Sécurité sociale, en présence notamment de son directeur, Pierre Pribile, pour un échange constructif portant sur l’avenir du modèle économique officinal et les évolutions de la profession. L’USPO a rappelé l’importance de s’orienter vers un nouveau modèle de rémunération équilibré, en cohérence avec l’évolution de la profession et permettant de préserver la pérennité de l’entier maillage officinal.
Lien vers le communiqué de presse : https://uspo.fr/rencontre-avec-le-directeur-de-la-securite-sociale-communique/
Remettre la délivrance du médicament au cœur de la rémunération
La refonte à venir de la rémunération officinale nourrit les velléités réformatrices, pour le meilleur et pour le pire. Dans cette tribune, les représentants de l’UPGF alertent sur les risques d’un changement brutal de modèle, qui décorrélerait totalement cette rémunération du prix du médicament, au mépris de l’historique et des principes d’une économie bien dosée. Le passage au tout honoraire ne serait donc pas un simple ajustement technique. Il marquerait une rupture. Dans un environnement déjà sous tension, cette rupture aurait pour conséquence presque inévitable d’accentuer les fragilités du réseau.
Lien vers l’article : https://www.upgf.fr/positions/remettre-la-delivrance-du-medicament-au-coeur-de-la-remuneration/
Génériques et biosimilaires : les industriels regrettent le retard pris par la France
Officiellement créée ce 15 avril, l’Alliance des médicaments abordables (ALMA) prend la suite du GEMME avec un même objectif : encourager le développement et le recours aux médicaments à moindre coût, génériques et biosimilaires en premier lieu. L’ALMA, qui représente plus de 50% des volumes de médicaments remboursables, plus de 28 millions de patients traités chaque année et 2,5 milliards d’euros d’économies générées, demande la reconnaissance des spécificités de son secteur. Cette nouvelle organisation, qui regroupe 26 entreprises, regrette le retard de la France par rapport à d’autres pays dans le déploiement de ces médicaments pourtant générateurs d’économies importantes pour le système de santé. En France, 44 % des médicaments prescrits sont des génériques contre 79 % au Canada, 80 % au Royaume-Uni et 84 % en Allemagne. Même situation avec les biosimilaires, avec seulement 52 % de part de marché, contre 85 % au Canada, 79 % en Italie ou 66 % au Royaume-Uni. « Si on arrivait à atteindre le même taux de pénétration des génériques qu’en Allemagne, 800 millions d’euros d’économies additionnelles seraient générés mécaniquement chaque année », abonde Sébastien Michel, dans des propos rapportés par l’AFP. Pour renforcer la présence des médicaments abordables sur le marché, l’ALMA demande donc de « stopper la spirale de dépréciation des prix », mais aussi d’élargir le périmètre des médicaments pouvant être remplacés par un biosimilaire.
Source : le quotidien du pharmacien.
Lien vers le communiqué de presse :
Mon espace santé accélère pour devenir un outil clé de prévention
Quatre ans après son lancement, ce service public numérique s’impose comme un outil central du parcours de soins et franchit aujourd’hui une nouvelle étape, avec le développement de fonctionnalités renforçant la prévention personnalisée et l’accompagnement des usagers.
Plusieurs nouvelles fonctionnalités sont déployées ou en cours de déploiement :
- notifications ciblées pour les campagnes de vaccination et de dépistage ;
- accompagnement des femmes enceintes tout au long de leur grossesse ;
- enrichissement du carnet de santé numérique de l’enfant ;
- aide à l’identification des facteurs de risque de maladies chroniques ;
- parcours personnalisé pour les personnes diabétiques, prévu dès 2026.
Lien vers l’article : https://www.paca.ars.sante.fr/mon-espace-sante-accelere-pour-devenir-un-outil-cle-de-prevention
Pour en savoir plus :
Le directeur général de l’Agence régionale de santé Île-de-France prononce la dissolution du Conseil départemental de l’Ordre des médecins de la ville de Paris
Ce lundi 13 avril, Denis Robin, directeur général de l’ARS Île-de-France, a prononcé la dissolution du CDOM75, sur proposition du Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM). Cette décision, consécutive à la saisine du CNOM par la Ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Stéphanie Rist, le 2 avril dernier, fait suite aux nombreux dysfonctionnements et défaillances de l’institution mis en lumière dans un rapport récent de l’Inspection générale des finances (IGF).
Lien vers le communiqué de presse : https://www.iledefrance.ars.sante.fr/le-directeur-general-de-lagence-regionale-de-sante-ile-de-france-prononce-la-dissolution-du-conseil
Stelara enfin substituable par le pharmacien !
Qui font onze ! Dans les tuyaux suite à la parution en février dernier de l’avis favorable de l’ANSM, la substitution de Stelara (ustékinumab) par le pharmacien est désormais possible. Un arrêté publié au Journal officiel du 14 avril confirme la création d’un onzième groupe biologique similaire pour lesquels la substitution à l’officine est autorisée. Imuldosa, Otulfi, Pyzchiva, Steqeyma, Usrenty, Uzpruvo, Wezenla et Yesintek pourront donc être délivrés en remplacement du médicament de référence, dans le strict respect du périmètre de l’AMM. Car c’est la particularité ici : les indications thérapeutiques de Stelara et de ses biosimilaires peuvent différer, notamment pour la maladie de Crohn pédiatrique et pour la rectocolite hémorragique. A noter, les médicaments de ce groupe biosimilaire viennent de voir leur prix augmenter de 17,36 euros à compter du 1er mai. En revanche, le prix du médicament de référence, Stelara (45 et 90 mg), reste inchangé, à 1 493,04 euros TTC (hors honoraire de dispensation).
Lien vers l’article :
L’Académie nationale de médecine demande le report de la réforme Pass/LAS à 2028
Tout en se disant favorable à la mise en place d’une année unique, l’Académie nationale de médecine critique le calendrier actuel de la réforme et estime que sa mise en œuvre en septembre 2027 est « prématurée ». Pour rappel, le ministère de la Santé et celui de l’enseignement supérieur souhaitent réformer le modèle Pass / LAS, actuellement en place. Depuis le mois d’octobre, des consultations, réunissant les représentants des filières (maïeutique, médecine, odontologie, pharmacie, kinésithérapie), des universités et du Gouvernement, sont organisées.
Source : egora.
Non monsieur Consigny, un comptoir de pharmacie plein ne fait pas un modèle rentable
Le 13 avril sur RMC, une séquence des Grandes Gueules relance une idée aussi intuitive que trompeuse : une pharmacie très fréquentée serait nécessairement prospère. Derrière cette évidence apparente, une réalité plus implacable : le nombre d’officines recule depuis dix ans, et la spirale s’accélère. Si la pharmacie était réellement un “excellent business”, le réseau se développerait. Or il se contracte. Dans le détail : 60 % des fermetures sans indemnité dont 62 % d’officines sous le seuil de 1 million d’euros de chiffre d’affaires.
Lien vers l’article du moniteur des pharmacies :
Anne-Sophie Joly : « Le pharmacien peut redonner confiance et recréer du lien »
Parcours de soins chaotique, manque de formation des professionnels, discrimination : les patients en situation d’obésité font face à de nombreux obstacles. Anne-Sophie Joly, présidente du Collectif national des associations d’obèses (CNAO) appelle à une prise en charge globale, avec le pharmacien comme acteur clé de proximité. « Le pharmacien est souvent le dernier professionnel de santé que les patients continuent à voir quand ils ont quitté le système de soins à cause de la stigmatisation. Il peut redonner confiance, recréer du lien, orienter vers des soignants bienveillants, et faire de la prévention. »
Source : le moniteur des pharmacies.
Jean‑Carles Grelier, député de la Sarthe : « Dire la vérité sur la Sécurité sociale est devenu un acte politique »
En mobilisant la fiction comme un outil de mise en débat, Jean-Carles Grelier interroge les impensés de la gouvernance sociale contemporaine. Normalisation du déficit, court‑termisme décisionnel, érosion de la solidarité : le député de la Sarthe analyse les mécanismes qui conduisent la Sécurité sociale au bord de la cessation de paiement et esquisse les conditions politiques de son redressement. Un des leviers est de « structurer le système autour de véritables parcours de soins, réduire les actes redondants grâce au numérique et rendre obligatoire l’usage de Mon espace santé. Les actes inutiles peuvent, selon les estimations, atteindre 30 % de la dépense. Il faudra aussi envisager, transitoirement, un gel de certaines prestations et assumer une réforme du reste à charge proportionnelle aux revenus, afin de corriger une injustice sociale profonde ».
Lien vers l’article : https://pharmaceutiques.com/actualites/en-vue/jean%e2%80%91carles-grelier-depute-de-la-sarthe-dire-la-verite-sur-la-securite-sociale-est-devenu-un-acte-politique/
CHIFFRES
Un Français sur 4 a été confronté à une pénurie de médicaments en officine sur les douze derniers mois, selon le dernier Baromètre des droits des personnes malades de France Assos Santé. Sans surprise, la relation patient-professionnel de santé s’en trouve dégradée : alors que la relation avec les professionnels de santé est jugée négative par seulement 8 % des répondants, ce taux passe à 14 % chez les personnes ayant subi une pénurie de médicaments. Parmi les progressions intéressantes pour le pharmacien, 68 % des patients ont déjà entendu parler du droit à refuser ou interrompre un traitement (+ 10 % par rapport à 2025), surtout les moins de 35 ans (76 %) et 55 % ont entendu parler du droit de modification et d’opposition à l’utilisation de ses données de santé (+ 8 %). En revanche, 77 % des personnes interrogées se sentent informées sur le coût de leurs soins et de leurs médicaments, alors qu’elles étaient 82 % en 2025. Pour en savoir plus : https://france-assos-sante.org/communique_presse/barometre-2026-des-droits-des-personnes-malades-4-francais-sur-10-en-galere-pour-obtenir-un-rendez-vous-medical/
Leclerc a annoncé l’adoption et le déploiement de l’indicateur de coût environnemental sur 6 000 produits alimentaires MDD. Dit autrement, l’enseigne va donner une visibilité à grande échelle au scoring voulu par le Ministère de la Transition Écologique, dans le prolongement de la loi Climat et Résilience. L’an dernier, à pareille époque, l’enseigne avait déjà généralisé l’impact carbone de ses MDD. Source : Olivier Dauvers. Pour en savoir plus : https://www.e.leclerc/e/innovation-reduction-empreinte-carbone
1 étudiant·e sur 2 souhaite arrêter PASS/LAS au cours de l’année. L’enquête REES de la FAGE et des fédérations MMOPK menée auprès de plus de 13 000 étudiant·e·s en est la preuve : 81% des étudiant·e·s sont plus stressé·e·s depuis leur entrée en PASS/LAS et 42% pensent au cours de l’année à abandonner leur cursus de santé. Lien vers le communiqué de presse : https://toute-la.veille-acteurs-sante.fr/files/2026/04/Communique%CC%81-Un-e%CC%81tudiant-sur-2-souhaitent-arre%CC%82ter-PASS-LAS-au-cours-de-lanne%CC%81e-le%CC%81volution-de-la-re%CC%81forme-de-lentre%CC%81e-dans-les-e%CC%81tudes-des-sante%CC%81-ne-peut-plus-attendre.pdf
Sur les 723 millions d’euros de fraudes détectées et stoppées par l’assurance-maladie en 2025, 42 millions sont liés à des fraudes de pharmaciens, en recul de 32 % par rapport à 2024. Cette baisse s’explique par la fin des fraudes aux tests antigéniques Covid-19. Source : le quotidien du pharmacien.
Selon le bilan CNAM du 16 avril 2026, les dispositifs déployés depuis 2023 portent leurs fruits. L’ordonnance numérique, obligatoire depuis le 1er janvier 2023, franchit un cap. Près d’une ordonnance sur deux réalisée par un médecin généraliste est désormais numérique, avec 167 millions d’ordonnances créées depuis le début. L’ordonnance sécurisée, obligatoire depuis le 1er mars 2025 pour les antalgiques de palier 2 (tramadol, codéine, dihydrocodéine), montre des effets spectaculaires. Entre 2022 et 2025, le volume de boîtes remboursées est passé de 53 millions à 42,2 millions sur la période mars-septembre, soit – 21 %.Asafo-Pharma, critiqué par la profession, fait aussi ses preuves côté CNAM. En 2025, plus de 10 000 ordonnances suspectes ont été signalées, avec un taux de confirmation de fraude de 75 %.Enfin, le tiers payant contre carte Vitale pour les médicaments chers (plus de 300 euros la boîte) a fait passer la part de boîtes délivrées avec carte Vitale de 70 % en janvier 2024 à 78,5 % en 2025. Source : le quotidien du pharmacien.
Le Gouvernement franchit une nouvelle étape contre la précarité menstruelle en annonçant la prise en charge des protections périodiques réutilisables pour toutes les femmes de moins de 26 ans ainsi que pour les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire. Cette mesure, qui devrait concerner 6,7 millions de personnes, poursuit trois objectifs majeurs :
- lutter contre la précarité menstruelle qui touche particulièrement les jeunes femmes et les publics les plus fragiles ;
- soutenir le pouvoir d’achat en réduisant une dépense contrainte du quotidien ;
- encourager l’usage de protections réutilisables, plus durables et plus respectueuses de l’environnement et non nocives pour la santé.
Le remboursement se fera à hauteur de 60 % par la Sécu, via les pharmacies. Les 40 % restants seront pris en charge par les complémentaires.
Lien vers le communiqué de presse : https://sante.gouv.fr/actualites-presse/presse/communiques-de-presse/article/le-gouvernement-annonce-le-remboursement-des-protections-periodiques-pour-les
« La marge a augmenté en moyenne de 20 000 euros par pharmacie, dont 11 000 euros qui s’expliquent par la revalorisation de l’honoraire et les nouvelles missions », analyse Bastien Legrand, expert-comptable chez FCC et président du réseau CGP. Lien vers l’article : https://www.revuepharma.fr/2026/04/11-000-euros-de-marge-voila-ce-quont-rapporte-en-plus-les-nouvelles-missions-et-les-honoraires-en-2025/?utm_source=brevo&utm_campaign=Pharma%20weekly%20news%2016%20avril%2026&utm_medium=email
Le 16 avril 2026, GERS Data publie les chiffres du premier trimestre 2026. En mars, le marché global progresse de 4,1 % en valeur. Le nombre de médicaments onéreux (plus de 1 930 euros la boîte) est passé de 136 en 2020 à 235 en mars 2026. Ces produits chers représentent 1 boîte sur 1 000 en volume… mais 24 % en valeur. Côté missions, la dispensation des kits de détection du cancer colorectal et les rappels de vaccination adultes sont toujours largement plébiscités, avec un taux de 96 % de pharmacies impliquées. La prescription et l’acte de vaccination sont proposés par 84 % des officines même s’il faut noter que 40 % du volume est concentré sur 10 % des officines concernées. TROD angine et cystite sont pratiqués par plus de 80 % du réseau, bien plus que les entretiens femme enceinte (25 %). Source : le quotidien du pharmacien.
Dans un contexte de maillage officinal toujours dense mais en légère contraction, avec 19 345 pharmacies en activité, le marché officinal retrouve des couleurs en mars avec une dynamique globalement favorable, soutenue par une activité soutenue par point de vente. Le chiffre d’affaires officinal atteint 4,3 Md€, en hausse de près de 7%, confirmant un regain d’activité à la fois en valeur et en fréquentation. Source : IQVIA.
Près de 50 % de la population cible s’est fait vacciner contre la grippe en 2025-2026, une couverture en hausse de 3 % environ. En revanche, l’efficacité en vie réelle du vaccin s’est révélée modérée, comme la saison précédente, de l’ordre de 30 %, selon Santé publique France (SPF) dans son bilan annuel des infections respiratoires aiguës.
Sept personnes ont été mises en examen pour une fraude à l’Assurance Maladie estimée à 58 millions d’euros. Cette affaire met en lumière les failles structurelles du système de santé, notamment le développement incontrôlé des centres de santé et un contrôle insuffisant des dépenses, analyse l’économiste Frédéric Bizard. Lien vers l’article : Sept personnes ont été mises en examen pour une fraude à l’Assurance Maladie estimée à 58 millions d’euros. Cette affaire met en lumière les failles structurelles du système de santé, notamment le développement incontrôlé des centres de santé et un contrôle insuffisant des dépenses, analyse l’économiste Frédéric Bizard.
En février 2026, seulement 25,5% des ordonnances numériques générées par les médecins ont été exécutées en officine via QR code, selon la CNAM- contre 10,5% un an plus tôt. Les 74,5% restantes transitent encore sans traçabilité numérique, exposant chaque officine à des ordonnances multiplement utilisées, à des indus CNAM et à une conformité Ségur incomplète. Ce que les syndicats n’osent pas toujours dire tout haut : la V3 du logiciel d’ordonnance numérique, censée colmater la faille centrale, n’est déployée que chez 2 éditeurs de LGO sur 10 à ce jour. Source : Pharmapex.
Suite à la publication d’une recommandation par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), les pharmaciens sont officiellement autorisés à délivrer des préparations magistrales d’aprépitant 320 mg/16 ml (soit 20 mg/ml) en solution buvable. En savoir plus : https://ansm.sante.fr/uploads/2026/04/15/20260415-emend-reco-remplacement.pdf
Une étude montre que la prise d’amantadine avec la lévodopa en début de maladie de Parkinson, et non pas à un stade avancé comme actuellement, permettrait de réduire de moitié les dyskinésies au bout de 18 mois. Source : le quotidien du pharmacien.
Le marché français des antalgiques en pharmacie pèse 1,776 milliard d’euros au cumul mobile annuel (CMA) de février 2026. Il recule toutefois de 3,8 % en valeur et de 4,8 % en volume, à 608,9 millions d’unités vendues, tandis que le prix moyen atteint 2,92 €, en hausse de 1,1 %. La marque Doliprane domine très nettement le marché avec 713,6 M€ et 40,19 % de parts de marché, loin devant Dafalgan (150,5 M€) et EfferalganMed (54,3 M€). Dans un marché globalement orienté à la baisse, DolipraneTabs tire son épingle du jeu avec une progression de 3,15 %, tandis que NurofenFlash parvient à rester légèrement positif à +0,4 %. Lien vers l’article : https://www.revuepharma.fr/2026/03/le-marche-des-antalgiques-sessouffle-par-iqviafrance/?utm_source=brevo&utm_campaign=NL%20235%20Revue%20Pharma%20mars&utm_medium=email
220,5 milliards d’euros. C’est l’excédent commercial record de l’industrie pharmaceutique de l’Union européenne en 2025, selon Eurostat. L’UE a en effet exporté pour 366,2 milliards d’euros de médicaments – en hausse de 16% sur un an – et en a importé pour 145,7 milliards. Les Etats-Unis constituent la première destination des exportations européennes, avec 43,8% du total.
Le Groupe d’étude du phénomène sectaire (GéPS), dont les prérogatives incluent la lutte contre la désinformation en santé, pointe du doigt la recrudescence de diplômes universitaires (DU) ou interuniversitaires (DIU) de pratiques de soins non conventionnelles. Ceux-ci sont passés de 101 en 2021 à 203 en 2023, alors qu’elles ne disposent parfois d’aucune base scientifique.
Conformément au code de la santé publique, le pharmacien titulaire est tenu de déclarer annuellement auprès du directeur général de l’ARS, le nombre et le nom des pharmaciens exerçant dans son officine ainsi que la mesure de son activité globale sur l’année civile précédente. La déclaration 2025 doit être réalisée avant le 30 juin 2026. La déclaration est à effectuer en ligne sur le portail dédié où le pharmacien s’identifie via sa carte CPS ou eCPS. Lien vers le portail : https://declarations-pharmacie.ars.sante.fr/
Le groupe de hackeurs LAPSUS$ a revendiqué en mars le vol d’au moins 3 gigaoctects de données appartenant à AstraZeneca, selon une publication sur le dark web repérée par des consultants en cybersécurité. Les données sont à vendre. La fuite pourrait permettre d’accéder à quantité d’informations internes et sensibles du laboratoire. Le centre de coordination de la cybersécurité dans la santé américain (H3C) avait émis en 2022 une mise en garde contre LAPSUS$, dans une note relayée par le CERT Santé. Les principales motivations du groupe « seraient financières, mais son objectif est aussi de détruire des données et des structures IT ». Source : tic pharma.
Avec plus de 53 % des voix et une très large majorité à l’Assemblée nationale, Péter Magyar et son parti Tisza ont largement remporté les élections législatives hongroises dimanche 12 avril face à Viktor Orbán. Chirurgien traumatologique et orthopédique de formation, Zsolt Hegedus est pressenti pour devenir le ministre de la Santé de Péter Magyar. Le conservateur pro-européen de 45 ans est arrivé en tête des élections législatives, son parti Tisza ayant remporté deux tiers des sièges au Parlement. Il a ainsi mis fin à 16 ans de règne du nationaliste Viktor Orbán. Source : le Figaro.
L’URPS Chirurgiens‑dentistes Nouvelle‑Aquitaine annonce la mise en ligne du site www.buccojeunes-na.fr, une plateforme dédiée à la valorisation du plan d’actions régional en faveur de la santé bucco‑dentaire des jeunes de 0 à 25 ans. Lien vers le site web : https://www.buccojeunes-na.fr/
Le 10 avril 2026, l’Institut Gustave Roussy a annoncé avoir obtenu 6 millions d’euros sur quatre ans pour son programme Interception. Lancé en 2021, ce dispositif identifie les personnes présentant un risque élevé de développer un cancer (antécédents familiaux, expositions, prédispositions génétiques). Jusqu’ici, il fonctionnait grâce à des dons et du mécénat. Le constat de départ est frappant. Selon Suzette Delaloge, oncologue qui dirige le programme, 30 à 40% des patients atteints d’un cancer auraient pu être détectés cinq à dix ans plus tôt. Le programme s’appuie sur un réseau de pharmaciens, médecins de ville, sages-femmes et infirmières pour repérer les personnes à risque. Le bilan est encourageant. 40% des participants ont modifié leur mode de vie et 85 à 100% font un dépistage. Le programme a déjà bénéficié à 4 000 personnes.
Source : les échos.
Les erreurs médicales causeraient jusqu’à 30.000 décès par an en France, selon le Pr Marc Tadié, neurochirurgien et expert judiciaire, dans son ouvrage « Le Scandale des accidents médicaux », publié le 2 avril. Ce chiffre reste difficile à corroborer: en 2025, seuls 4.630 événements indésirables graves ont été déclarés à la HAS, alors que la réalité se situerait « autour de 300.000 à 400.000 événements indésirables par an », reconnaît Candice Legris, adjointe au chef du service évaluation à la HAS. Le Pr Tadié plaide pour une culture de la sécurité fondée sur la déculpabilisation des soignants et l’inversion de la logique des sanctions: mieux vaudrait pénaliser le silence que la déclaration. Source : La Croix.
En 2023, les prescriptions d’antibiotiques en médecine de ville étaient restées globalement stables, avec une légère baisse de 0,2 % par rapport à 2022, et dans le même temps, la consommation mesurée en doses définies journalières (DDJ) avait reculé de 3,3 %. Mais cette tendance ne s’est pas confirmée, en 2024, la consommation en ville a progressé de 5,4 % en DDJ pour 1 000 habitants et par jour, tandis que le nombre de prescriptions a augmenté de 4,8 %. Au total, 27,2 millions de personnes ont reçu au moins une prescription d’antibiotiques, soit près de quatre Français sur dix. La France reste parmi les plus gros consommateurs européens. Selon les données de 2024, elle conservait la deuxième place en Europe pour la consommation d’antibiotiques, bien loin de son objectif de 650 prescriptions pour 1 000 habitants par an d’ici 2027, fixé par la Stratégie nationale de prévention des infections et de l’antibiorésistance. Source : le moniteur des pharmacies.
Le Parisien fait le point sur la vaccination contre le rotavirus, principal responsable des gastro-entérites du nourrisson. Elle est recommandée en France depuis 2022 après une suspension de sept ans liés à des cas d’invaginations intestinales aiguës. « Les pédiatres y étaient très favorables, car ils voient les nourrissons les plus petits qui vont à l’hôpital », rappelle Anne-Claude Crémieux, présidente de la commission technique des vaccinations à la HAS. Mais si la couverture vaccinale progresse (un enfant sur trois vacciné en 2024 contre un sur quatre en 2023), elle reste insuffisante au regard des 18.000 hospitalisations annuelles de nourrissons pour déshydratation.
Une étude américaine publiée dans la revue Cancer Research Communications établit un lien entre statut matrimonial et risque de cancer. Les hommes qui n’ont jamais été mariés présentent un risque accru de développer la maladie de 70 % par rapport à ceux qui sont mariés ou l’ont été, et les femmes de 85 %. Conduite par le Sylvester Comprehensive Cancer Center de l’université de Miami sur plus de 4 millions de cas diagnostiqués entre 2015 et 2022, l’étude précise que les écarts sont particulièrement marqués pour les cancers évitables liés au tabac, à l’alcool ou aux infections. Source : Le Figaro.
L’Anses alerte sur les effets indésirables des produits de coloration et décoloration capillaire, après avoir recensé 124 déclarations entre 2019 et 2025, rapporte Libération. Parmi ces signalements, 63% ont été jugés graves, ayant entraîné une incapacité fonctionnelle ou une hospitalisation. Les réactions rapportées vont des démangeaisons et brûlures aux pertes de cheveux, gonflements du visage et, dans huit cas, œdèmes de la gorge, « signes d’une réaction allergique sévère pouvant représenter un risque vital immédiat ».
La stéatose hépatique métabolique (MASLD), communément appelée maladie du « foie gras », pourrait toucher 1,8 milliard de personnes dans le monde d’ici 2050, selon une étude publiée dans le Lancet Gastroenterology & Hepatology par des chercheurs de l’Institute for Health Metrics and Evaluation, basé à Seattle. En 30 ans, le nombre de cas a déjà progressé de 143%, passant de 500 millions en 1990 à 1,3 milliard en 2023, note Paris Match. Cette hausse est directement liée à l’augmentation mondiale de l’obésité, du diabète de type 2 et de l’hyperglycémie. La MASLD se caractérise par une accumulation de graisses dans le foie sans lien avec une consommation excessive d’alcool. En France, 16,7% de la population est concernée, 24,6% des hommes et 10,1% des femmes, avec une prévalence atteignant 80% chez les personnes obèses et 63% chez les diabétiques. Il n’existe à ce jour aucun traitement médicamenteux contre la MASLD. Les mesures hygiéno-diététiques (activité physique, réduction des sucres et de l’alcool, régime méditerranéen) demeurent la seule option thérapeutique reconnue par l’Assurance-maladie.
Selon un sondage publié par France Alzheimer, 71% des Français jugent l’action des pouvoirs publics contre Alzheimer insatisfaisante. En outre, 91% d’entre eux se disent prêts à prendre un traitement contre la maladie d’Alzheimer « même avec un bénéfice limité ». « Les associations de patients avaient très mal vécu le déremboursement, en 2018, de médicaments contre le déclin cognitif, jugés peu efficaces. Elles digèrent encore moins que deux médicaments d’un genre nouveau, autorisés au niveau européen, ne soient pas autorisés en accès précoce en France », souligne Ouest-France.
Depuis 2020, le Covid long a touché près de 75 millions de personnes dans le monde, soit environ 5% de la population de l’OCDE. Le risque de développer la maladie a baissé autour de 1% aujourd’hui, notamment grâce à la vaccination. Le coût des soins eux-mêmes est estimé à 10 milliards d’euros par an, en nette baisse par rapport au pic de 50 milliards atteint en 2021.Mais le coût économique global est tout autre : 116 milliards d’euros par an sur la période 2025-2035. Soit onze fois le coût des soins. Cette somme intègre les arrêts de travail, le présentéisme forcé, les départs prématurés du marché du travail et les pertes de productivité. Source : Libération/OCDE.
La Biotexh américaine Revolution Medicines publie les résultats de son étude sur le daraxonrasib, un nouveau médicament pour traiter le cancer du pancréas. Cette étude de phase 3 dirigée par des médecins américains et qui a inclus soixante patients français, a montré que le daraxonrasib permettrait de doubler la durée de survie des malades en stade avancé. La commercialisation de ce nouveau traitement est attendue d’abord aux États-Unis au cours des prochains mois. La biotexh Revolution Medicines va déposer un dossier auprès de la FDA (Food and Drug Administration) en premier lieu. En Europe, le délai pour la mise à disposition du traitement est difficile à déterminer à ce stade, « peut-être un à deux ans ». Chaque année, 16 000 nouveaux malades sont détectés en France du cancer du pancréas, et la moitié survit moins d’un an. Ce cancer, difficile à dépister est souvent détecté à un stade avancé. Source : pharm-enews.fr
Les hospitalisations des femmes liées à des tentatives de suicides ont augmenté de plus de 25 %, et ont même plus que doublé chez les jeunes filles de 10-14 ans. Face à des besoins de soins psychiatriques exponentiels, la Fédération hospitalière de France appelle à un plan d’urgence et la désignation d’un délégué interministériel. Source : le quotidien du médecin.
Dans une tribune publiée le 16 avril 2026 dans Les Échos, Bernard Meunier, membre de l’Académie des sciences et de l’Académie nationale de pharmacie, alerte sur le déclin de la France dans la création de médicaments. Entre 2020 et 2025, la FDA a approuvé 291 nouveaux médicaments. Seulement 8 provenaient de sociétés françaises. Soit 2,7 % du total. Pour l’année 2025, la répartition des 46 nouveaux médicaments est éloquente. Les États-Unis en captent 20 (56 %). L’Allemagne en obtient 5. La France se contente de 2, au niveau de la Chine ou de la Belgique. Source : les échos.
135 milliards de dollars. C’est le coût annuel estimé du Covid long pour les 38 pays membres de l’OCDE sur la prochaine décennie, selon une étude inédite réalisée en collaboration avec la Commission européenne. Ce montant, comparable au budget annuel de la santé des Pays-Bas ou de l’Espagne, reflète principalement les pertes de productivité et de participation au marché du travail imputables à cette pathologie.
Ils sont 190.000 patients à avoir demandé à bénéficier d’un fauteuil roulant durant ces quatre derniers mois. « 75 % de ces fauteuils sont à la location. Les trois-quarts des usagers concernés sont donc dans le pétrin à cause de cette réforme mal ficelée », dénonce Patrick Raimond, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) dans les Bouches-du-Rhône. Le syndicaliste a assisté au comité de pilotage qui a eu lieu hier à la DSS en présence de la ministre de la Santé. « Stéphanie Rist a mis en demeure l’Union nationale des complémentaires santé (Unocam) d’assurer le remboursement de leur part des locations de fauteuil d’ici à la prochaine réunion, prévue dans un mois et demi », poursuit le pharmacien. Car les complémentaires continuent de rejeter la prise en charge des 65 % des frais de location de fauteuils roulants, mettant en difficulté patients, prestataires et pharmaciens. Source : le moniteur des pharmacies.
9 : c’est le nombre de personnes dans le monde à être en rémission du VIH, après la guérison, révélée lundi d’un Norvégien de 63 ans. Cette nouvelle prouesse médicale est due à une greffe de moelle osseuse qui s’est avérée, au dernier moment, porteuse d’une mutation du gène CCR5, connue pour empêcher l’entrée du VIH dans les cellules.
À compter du 1er octobre 2026, les médicaments à service médical rendu (SMR) faible ne seront plus pris en charge à 100 % pour les patients en ALD. Ces médicaments seront donc remboursés à 15 % pour cette population. Source : le quotidien du pharmacien.
Lundi 20 avril, une nouvelle campagne de vaccination contre le Covid-19 dédiée aux patients les plus vulnérables va officiellement commencer. Si les pharmaciens ont déjà pu commander des doses issues du stock État, ils ne peuvent désormais plus s’approvisionner en seringues ni aiguilles sur le portail de Santé publique France. Problème : des officinaux rencontrent maintenant des difficultés pour obtenir ces dispositifs médicaux… Source : le quotidien du pharmacien.
L’arrêté d’extension publié dans le « Journal officiel » du 17 avril officialise la hausse du point conventionnel et la revalorisation de la prime d’équipement, conformément à l’accord conclu entre les représentants des salariés et des employeurs en début d’année. L’accord collectif national relatif aux salaires, qui prévoit une hausse du point conventionnel de 1,2 %, entre en vigueur « à compter de la date de publication du présent arrêté (soit le 17 avril) pour la durée restant à courir et aux conditions prévues par lesdits accords », précise le texte. Cette hausse du point s’applique simultanément à l’ensemble des officines, syndiquées ou non, sans effet rétroactif. Elle a été décidée alors que le SMIC a été revalorisé de 1,18 % au 1er janvier 2026, entraînant le rattrapage des quatre premiers coefficients de la grille des salaires applicables en officine, soit les coefficients 100 à 130 inclus. Le texte publié au « Journal officiel » entérine également la revalorisation de la prime d’équipement, qui passe de 90 à 92 euros. Cette mesure prend elle aussi effet à partir de ce vendredi 17 avril. Source : le quotidien du pharmacien.
Alors que le diplôme d’études spécialisées (DES) Officine entre en vigueur en septembre 2026, les modalités d’organisation de cette sixième année de stages professionnalisants restent à clarifier. Un arrêté est notamment attendu sur les conditions de prise en charge de la rémunération des étudiants stagiaires. L’Assurance maladie prendra en charge une partie de la rémunération des stagiaires, revalorisée de 437 euros par mois. « Le budget du stagiaire coûtera 6 000 euros à l’officine sur six mois, dont 2 500 euros financés par la Cnam », annonce Philippe Besset. Les modalités de cette prise en charge ne sont toujours pas connues. « Nous négocierons cela avec l’Assurance maladie. Un arrêté explicitant cette question sera ensuite publié avant l’été », poursuit le patron de la FSPF. Source : le moniteur des pharmacies.
La Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) et l’Opérateur de compétences des entreprises de proximité (OPCO EP) signent une vidéo présentant le parcours d’une apprentie préparatrice en pharmacie. Objectif : faire connaître ce métier en tension aux lycéens. Lien vers la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=CdrA2pybC_U&t=1s
Un nouveau diplôme interuniversitaire (DIU), consacré à la gestion et au management pharmaceutique pour les professionnels du secteur pharmaceutique (officine et industrie), va voir le jour d’ici la fin de l’année. Le parcours officinal sera assuré à Strasbourg et son pendant industriel sera dispensé à Montpellier. Les inscriptions commenceront à partir de novembre pour un début effectif début 2027. Source : le moniteur des pharmacies.
Le médicament anticancéreux Mektovi (binimétinib) est disponible depuis juillet 2025 en deux dosages différents (15 mg et 45 mg). L’ANSM a depuis reçu des signalements d’erreurs médicamenteuses dues à une erreur de dispensation ou à une confusion sur le nombre de comprimés à prendre à chaque prise. Afin de limiter ces risques d’erreurs et de surdosage, l’ANSM rappelle les conseils de bon usage et avons mis en place des mesures. Lien vers l’article : https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/mektovi-binimetinib-ne-confondez-pas-les-dosages-15-mg-et-45-mg
GROUPEMENTS
Santalis : retour d’expérience Full Concept
Elsa TEULIERE, titulaire de la Pharmacie de La Villedieu du Clain (86), nous expose pourquoi elle a décidé de franchir le pas du Full Concept : une patte jeune, dynamique, des espaces clairs et une visibilité pour les patients…
Lien vers les deux vidéos : https://fr.linkedin.com/posts/santalis-bio_nouvelle-mini-s%C3%A9rie-retour-dexp%C3%A9rience-activity-7445402984500379648-0Y3V
Opération marge 0 % chez Pharmacie Lafayette
Du 15 au 22 avril 2026, les pharmaciens de notre réseau s’engagent concrètement en supprimant totalement leur marge sur 10 produits essentiels du quotidien.
OUI à l’accessibilité réelle et immédiate.
OUI à la défense du pouvoir d’achat des ménages.
NON au renoncement aux soins par nécessité économique.
Parce que se soigner ne devrait jamais être une option.
Parce qu’une enseigne de pharmacie peut et doit être un bouclier contre la précarité sanitaire.
Parce qu’il est urgent de remettre la santé du quotidien au cœur du débat public.
Source : Linkedin.
La MDD d’EvoluPharm, une alliée anti-inflation pour les officines
Face à la baisse du pouvoir d’achat, les patients arbitrent de plus en plus leurs dépenses de santé non remboursées. En misant sur sa marque de distributeur et l’opération « La qualité sans se ruiner », EvoluPharm propose aux pharmaciens une stratégie clé en main pour proposer des prix accessibles et sécuriser leur rentabilité. Les MDD constituent un moyen de proposer des produits à des tarifs plus accessibles, tout en conservant la valeur de la vente en pharmacie. La gamme compte actuellement près de 450 références, des offres de soin et d’hygiène aux compléments alimentaires, en passant par les huiles essentielles. L’objectif affiché reste de proposer des prix comparables à ceux observés en grande distribution.
Source : le moniteur des pharmacies.
Pharmabest signe une année record à 1,5 milliard d’euros
Porté par une croissance de 14,1 % en 2025, Pharmabest franchit le cap du milliard d’euros de chiffre d’affaires. Le groupement s’appuie sur un modèle où la parapharmacie est désormais majoritaire, tandis que les marques propres enregistrent une forte progression. Fort de cette dynamique, le réseau affiche des ambitions européennes assumées à l’horizon 2030. Le réseau regroupe 140 pharmacies, d’une surface moyenne de 800 m2.
Source : le moniteur des pharmacies.
Installation officinale : Giphar muscle son dispositif pour sécuriser les projets de A à Z
Giphar, qui accompagne chaque année une cinquantaine d’installations, renforce son positionnement sur le terrain entrepreneurial en structurant son dispositif « Copilote ». Plus qu’un simple levier financier, ce programme, en trois étapes, vise à encadrer l’ensemble du parcours d’installation, depuis la phase de réflexion jusqu’aux premiers mois d’exploitation. Le groupement propose des solutions de complément d’apport allant jusqu’à cinq fois la mise initiale, dans la limite de 500 000 €.
Source : le moniteur des pharmacies.
Groupements de pharmacies : le pari risqué des influenceurs
Le nouveau code de déontologie a largement assoupli la communication des pharmacies et de leurs groupements, mais de nombreux flous persistent. Alors que des vidéos d’influenceurs extérieurs aux officines se multiplient sur les réseaux sociaux, la question de leur compatibilité juridique avec les nouvelles règles édictées par l’Ordre se pose. L’assouplissement des règles de communication et de publicité dans le nouveau code de déontologie a modifié la donne. En quelques semaines, les vidéos d’influenceurs promouvant des pharmacies et des groupements sont montées en puissance. Mais nombreux sont les pharmaciens qui se demandent si ces nouvelles pratiques sont bien légales. Si l’avocate en droit de la santé au Barreau de Paris, Klervi Simon, admet que les nouvelles règles du code « permettent la publicité collective ou individuelle en faveur des officines membres », une limite majeure persiste : « Le texte ne vise pas expressément le recours aux influenceurs ». Cette absence de mention explicite nourrit une incertitude juridique. Seule l’indication qu’« il ne peut être fait appel à des témoignages de tiers » semble difficilement conciliable avec le recours à ces pratiques. Pour Klervi Simon, « il paraît donc difficile d’affirmer que les influenceurs peuvent, de manière sécurisée, faire de la publicité pour un groupement », ou pour une pharmacie, qualifiant ce type de dispositif de « fragile sur le plan juridique ».
Source : le moniteur des pharmacies.
Préférez les groupements coopératifs
La FSPF recommande aux adhérents des groupements appartenant à des fonds de pension de les quitter pour rejoindre des structures coopératives, détenues par des pharmaciens ou des grossistes-répartiteurs.
Lien vers l’article : https://lepharmaciendefrance.fr/preferez-les-groupements-cooperatifs/
RETAIL
Amazon lance une plateforme d’IA pour accélérer la découverte de médicaments
Amazon Web Services a lancé le 14 avril Amazon Bio Discovery, un outil pour accélérer la découverte de candidats-médicaments au stade précoce, a annoncé la division cloud d’Amazon dans un post de blog. L’outil répond à une logique lab-in-the-loop, où les données issues de laboratoires alimentent les IA et vice-versa.
Lien vers l’article :
La proximité, nouveau terrain de conquête de la grande distribution
Le mouvement est structurel. Alors que les hypermarchés et les supermarchés perdent chacun des parts de marché, le commerce de proximité progresse — 8 % de part de marché en valeur fin 2025 selon Worldpanel by Numerator, avec plus d’un million de nouveaux clients recrutés sur la seule période de novembre. Toutes les grandes enseignes se repositionnent en conséquence, avec des rythmes et des modèles différents. Le format de proximité contraint mécaniquement les assortiments : 2 000 à 3 000 références dans un E. Leclerc de 100 m², contre plusieurs dizaines de milliers en hypermarché. Dans un linéaire réduit, les arbitrages de référencement se durcissent, au bénéfice des marques distributeurs et des premiers prix, qui constituent le cœur du « mix » affiché par les enseignes dans ces formats. La montée en puissance de la proximité n’est donc pas un sujet neutre pour la visibilité des marques nationales.
Lien vers l’article : https://www.ilec.asso.fr/breves/breve/24547
