Actualités du 4 au 7 mai 2026

ACTUALITÉS PROFESSIONNELLES

 

Publication du rapport IGAS-IGF sur la chaîne de distribution pharmaceutique

Le rapport IGAS-IGF tant attendu par la profession a été publié le 7 mai 2026. Le rapport IGAS-IGF dresse un constat de dégradation de l’économie officinale sur la dernière décennie, avec une baisse de la rentabilité et de la marge et met en avant la fragilité du modèle dans plusieurs territoires. Il souligne aussi le rôle “vital” des remises commerciales sur les génériques, en particulier pour les officines rurales où les volumes sont plus faibles. En pratique, cela confirme que le sujet prioritaire n’est pas seulement la distribution, mais bien la soutenabilité économique des pharmacies de proximité. Le rapport IGAS-IGF place les groupements au cœur d’un débat plus large sur la répartition de la valeur, la rentabilité des officines et l’avenir du réseau de pharmacies. Il est donc fondamental pour nous de défendre les groupements comme un outil de stabilité économique, de mutualisation et de modernisation des pharmacies. Il est mis en exergue que « les groupements de pharmacies, qui mutualisent diverses fonctions support des officines et en particulier la fonction achat, sont devenus des acteurs majeurs de la chaîne de valeur. Mais contrairement aux acteurs traditionnels, ils ne sont pas soumis à des obligations de service public. Leur effet sur les prix payés par les pharmacies aux laboratoires est très faible, et ne justifie par la rémunération qu’ils perçoivent pour cette fonction ». Le rapport propose deux propositions qui concernent directement les groupements :

  • Proposition 1 : (Ordre des pharmaciens) : Rendre effectif le contrôle, aujourd’hui inexistant, des contrats liant les officines aux groupements pour vérifier les aspects déontologiques d’indépendance du pharmacien.
  • Proposition 5 : (DSS, CEPS) : Les déclarations au CEPS prévues à l’article L 138-9-1 du code de la sécurité sociale doivent être étendues à tous les acteurs y compris les courtiers, groupements et centrales d’achat ; les sommes déclarées doivent inclure les rémunérations pour référencement. Pour les prestations commerciales, le montant à déclarer est calculé au prorata du chiffre d’affaires des génériques.

Lien vers le rapport : https://igas.gouv.fr/la-chaine-de-distribution-pharmaceutique

Lien vers l’article du quotidien du pharmacien : https://www.lequotidiendupharmacien.fr/exercice-pro/rapport-igf-igas-vers-la-fin-des-remises-generiques?xtor=EPR-1-%5BNL_editionnumerique%5D-%5B20260507%5D&utm_content=20260507&utm_campaign=NL_editionnumerique&utm_medium=newsletter&utm_source=qph

Lien vers l’article du moniteur des pharmacies :

https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/profession/socio-professionnel/exclusivite-groupements-remises-marges-les-7-propositions-du-rapport-igas-igf

 

« En France, on fait semblant de faire de la prévention ! » : le coup de sang du député Isaac-Sibille, missionné par Matignon

Lors d’un point d’étape à mi-parcours de sa mission sur la prévention primaire en santé, le député Cyrille Isaac-Sibille (MoDem) a fustigé la situation française, jugée calamiteuse. Absence de suivi scientifique et d’évaluation, dispersion de la stratégie… L’ORL lyonnais remettra son rapport mi-juillet.

Lien vers l’article : https://www.lequotidiendumedecin.fr/sante-societe/politique-de-sante/en-france-fait-semblant-de-faire-de-la-prevention-le-coup-de-sang-du-depute-isaac-sibille-missionne?xtor=EPR-1-%5BNL_editionnumerique%5D-%5B20260506%5D&utm_content=20260506&utm_campaign=NL_editionnumerique&utm_medium=newsletter&utm_source=qdm

 

Avancer « groupés » quand la Sécu veut nous diviser

L’UPGF s’étonne de voir les dirigeants de la Sécurité sociale accueillis en grande pompe lors de rencontres syndicales. Le « haro » sur les groupements, confondus avec financiarisation, est du pain béni pour la Sécu. Sans intermédiaires, sans syndicats militants, sans écosystème officinal, elle n’aurait face à elle que des pharmacies désunies, aisées à contrôler et fonctionnariser.

Lien vers l’article : https://www.upgf.fr/positions/avancer-groupes-quand-la-secu-veut-nous-diviser/

 

Une proposition de loi veut taxer les laboratoires pour financer la recherche sur les cancers pédiatriques

L’Assemblée nationale se penchera la semaine prochaine sur le texte porté par la socialiste Marie Récalde, qui vise à créer un fonds public d’investissement dédié aux cancers de l’enfant, hébergé par Bpifrance. Pour le financer, le texte prévoit une taxe sur le chiffre d’affaires des laboratoires pharmaceutiques, dont le taux a été ramené de 0,15% à 0,10% en commission, pour une enveloppe estimée à 50 millions d’€ par an, note L’Opinion. Le texte répond à un besoin persistant: en près de 20 ans, aucun traitement n’a été spécifiquement développé pour les cancers infantiles les plus mortels. Sur 150 médicaments anticancéreux mis au point pour l’adulte depuis 2009, seuls 16 ont obtenu une autorisation pédiatrique.

Source : L’Opinion.

 

Le laboratoire français Gifrer Barbezat change de main

Le groupe sud-coréen Celltrion a annoncé l’acquisition du laboratoire Gifrer Barbezat, connu des officines pour ses produits d’automédication (sérum physiologique, éosine, antiseptiques). L’opération s’inscrit dans un contexte d’assainissement financier de Gifrer. Le laboratoire bénéficiera d’une injection immédiate de capitaux. Un plan de relance sera déployé dès le mois prochain, axé sur l’expertise française, le renforcement de la proximité avec le réseau officinal et le retour à une position de leader sur le segment OTC (médicaments sans ordonnance) en France. Celltrion promet la pérennité de l’entreprise, le maintien des emplois et la sauvegarde des savoir-faire industriels sur le territoire français.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

L’Ordre des pharmaciens rappelle l’interdiction de réutiliser les médicaments non utilisés, y compris à des fins humanitaires

Informé d’opérations de collecte de médicaments non utilisés (MNU) en dehors du circuit réglementaire, l’Ordre national des pharmaciens a rappelé les règles. La réutilisation de MNU, qu’ils soient périmés ou non, est interdite, y compris à des fins humanitaires. Toute infraction est passible de sanctions pénales. Deux exceptions existent : les DASRI (déchets d’activités de soins à risques infectieux) conservés dans une boîte spécifique, et les stupéfiants, soumis à des dispositions strictes via Meddispar. L’Ordre insiste : en cas de catastrophe naturelle, les MNU ne doivent pas être envoyés. Des organismes spécialisés et ONG disposent de pharmaciens permanents capables de sécuriser ces circuits.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Sécurité des commerces : les principales mesures annoncées par le Gouvernement

Serge Papin ministre du commerce et Jean-Didier Berger, ministre délégué auprès du ministre de l’intérieur, ont présenté ce vendredi à l’occasion d’un déplacement à Nancy, un plan visant à renforcer la sécurité des commerces et des commerçants face à la hausse des vols, agressions et incivilités. Articulé autour de deux objectifs, il vise à mieux protéger les commerces et donner davantage de moyens aux collectivités pour agir contre les établissements problématiques.

Parmi les principales mesures annoncées :

  • le développement de la vidéoprotection assistée jusqu’en 2030 afin de détecter plus rapidement les comportements suspects ;
  • l’autorisation des caméras-piétons pour les agents de sécurité privée dans les commerces et centres commerciaux ;
  • l’extension des pouvoirs des polices municipales, notamment contre la vente à la sauvette
  • la création d’une cellule interministérielle réunissant État et représentants des commerçants pour suivre les problématiques de sécurité.

Source : CDCF.

Pour en savoir plus : https://presse.economie.gouv.fr/648-dp-renforcer-la-securite-des-commerces-et-des-commercants/

 

CHIFFRES

 

À partir de la rentrée 2026-2027, les étudiants en 6e année de pharmacie (parcours officine) devront effectuer deux stages dans deux officines différentes, dont l’un prioritairement en zone sous-dense. Leur gratification passera de 600 euros à 1 037 euros nets par mois. Le financement sera partagé. Environ 600 euros resteront à la charge de la pharmacie (comme aujourd’hui). Les 400 euros restants seront pris en charge par l’Assurance maladie, mais versés en fin de stage de six mois, soit environ 2 400 euros en une fois pour l’officine. Source : le quotidien du pharmacien.

À partir du 15 mai 2026, les spécialités à base d’aflibercept voient leur prix reculer, selon un avis publié au Journal officiel du 30 avril. L’Eylea 114,3 mg/ml (seringue préremplie) passe de 404,76 euros à 392,56 euros (soit -12,20 euros). L’Eylea 40 mg/ml passe de 335,02 euros à 324,92 euros (soit -10,10 euros). Ces prix s’entendent hors honoraires de dispensation. Les biosimilaires (Afqlir, Pavblu, Eyedenzelt, entre autres) ne baissent que de 45 centimes, passant de 248,21 euros à 247,76 euros. Source : le quotidien du pharmacien.

Tous les titulaires d’un certificat de qualification professionnelle (CQP) toucheront désormais une prime mensuelle identique : 40 fois la valeur du point, soit 211,12 € par mois. Décidée en commission paritaire réunissant syndicats de salariés et d’employeurs, cette harmonisation a été actée à l’occasion de la négociation du montant de la bonification du nouveau CQP de phytothérapie, aromathérapie et herboristerie (PAH), dont la première promotion sera diplômée en juin 2026. Le CQP de dermocosmétique, dont la valeur était auparavant fixée à 30 fois la valeur du point officinal (soit 158,34 € par mois), gagne donc 10 points, ce qui représente 52,78 € supplémentaires sur la fiche de paie. Source : le moniteur des pharmacies.

Près de 2700 officines adhérant à l’association PHSQ et 170 questions posées dans le cadre d’une auto-évaluation pour essayer d’évaluer en quoi la démarche qualité fait progresser les pratiques. Et un exemple : face à une erreur de dispensation détectée, 83 % des pharmaciens l’analysent et mettent en œuvre des actions correctrices détectables. Une précaution qui n’est pas seulement l’apanage d’un professionnel sérieux. Le nouveau code de déontologie dont le décret a été publié au Journal officiel du 3 mars 2026 dispose en effet « qu’en cas d’erreur, le pharmacien doit informer sans délai le patient et le prescripteur, prendre des mesures nécessaires pour corriger ou limiter les conséquences, consigner l’événement et mettre en place des mesures correctives. » Source : le moniteur des pharmacies.

Pour un problème de peau, l’officine constitue souvent le premier point de contact des patients. Selon la Société française de dermatologie (SFD), 60 % de ceux qui sollicitent un conseil à la pharmacie n’ont pas d’ordonnance. Source : le moniteur des pharmacies.

La France prolonge d’un an la suspension de commercialisation des produits contenant Garcinia cambogia. Un arrêté maintient l’interdiction jusqu’au 18 avril 2027, à la suite d’effets indésirables graves mis en évidence par l’Anses. Source : le moniteur des pharmacies.

La prise en charge publique du coût du Deust préparateur technicien en pharmacie va baisser de 20 %. Cette décision signifiée par l’organisme de financement de l’apprentissage France Compétences provoque la colère de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), qui appelle à une mobilisation de tous les acteurs concernés. Le Deust préparateur va ainsi « passer de 8 500 euros sur deux ans à quelque 6 500 euros. C’est un scandale. L’apprentissage, c’est la clé de la formation des jeunes. Pour former les préparateurs en pharmacie, il faut des profs, un cursus pédagogique, des locaux. Il ne saurait être question de baisser le financement de cette formation », s’indigne Philippe Besset, président de la FSPF. Source : le moniteur des pharmacies.

Mon espace santé compte plus de 25 millions d’utilisateurs. « L’enjeu est désormais d’atteindre l’exhaustivité », alors que certains documents sont encore peu envoyés dans Mon espace santé. Seulement 40% des comptes rendus de biologie ou d’imagerie atteignent le carnet de santé numérique, tandis que ce chiffre monte à 80% pour les lettres de liaison hospitalières et deux tiers pour les vaccinations en officine, des taux « satisfaisants ». Source : tic santé.

Amazon annonce un projet d’investissements de 15 milliards d’euros en France sur trois ans, de 2026 à 2028. C’est le plus gros investissement du géant américain dans le pays. Ces investissements couvrent les dépenses d’infrastructure et d’exploitation, la construction de nouveaux sites logistiques, les investissements dans le réseau existant, le développement de ses capacités Cloud et IA en France. Cela correspond à la création de plus de 7 000 emplois en CDI. Les créations d’emplois en manutention et préparation de commandes débuteront en 2026, avec l’ouverture prochaine de trois centres de distribution à Illiers-Combray (1 000 CDI), Beauvais (1 000 CDI) et Colombier-Saugnieu (3 000 CDI) et avec le lancement fin 2027 d’un centre de distribution à Ensisheim (2 000 CDI). Lien vers l’article : https://www.larevuedudigital.com/amazon-va-investir-15-milliards-deuros-en-france-et-creera-7-000-emplois-en-cdi/

Doctolib rachète la startup britannique Medicus Health pour s’implanter au Royaume-Uni, son cinquième marché européen. La licorne française prévoit d’y investir plus de 100 millions de livres afin de concurrencer les acteurs historiques des logiciels médicaux avec ses outils dopés à l’intelligence artificielle. Lien vers l’article : https://www.maddyness.com/2026/05/06/doctolib-rachete-son-concurrent-britannique-et-simplante-au-royaume-uni/?mtm_campaign=maddynews&mtm_source=newsletter&utm_source=MaddyNews&utm_campaign=df6ab6b159-EMAIL_CAMPAIGN_2026_05_06_04_40&utm_medium=email&utm_term=0_0800d260f2-df6ab6b159-71182069

Julie Prasivoravong, médecin andrologue au CHU de Lille et au CH de Lens, a conçu un dispositif baptisé STEOM : un « stérilet pour homme », capable de bloquer mécaniquement le passage des spermatozoïdes. Sans hormones, sans chirurgie lourde, et totalement réversible. Le dispositif est conçu pour rester en place trois ans, et peut être retiré à tout moment. Le brevet a été déposé en 2025. Les premiers essais précliniques sur des êtres vivants débutent en mai 2026, en collaboration avec l’université de Liège. Le dispositif devra prouver qu’il préserve la fertilité et la sexualité. Une mise sur le marché est espérée dans sept à dix ans. Une start-up devrait être lancée d’ici la fin de l’année pour porter le projet. Source : Libération.

Le délai pour déclarer vos actions de DPC réalisées sur la période 2023-2025 est prolongé jusqu’au 30 juin 2026 (au lieu du 30 avril). Les pharmaciens doivent enregistrer leurs actions sur le site de l’ANDPC pour permettre leur contrôle par l’Ordre, sans envoi manuel nécessaire si les données sont correctement renseignées et le compte e-POP activé. Source : L’Ordre des pharmaciens.

47 % : c’est la proportion de Français ayant fait au moins un don à une association ou une fondation en 2025, selon le baromètre de la solidarité Ipsos BVA pour la fondation Apprentis d’Auteuil, contre 52 % en 2024. C’est le taux le plus bas depuis le lancement du baromètre.

Les autorités sanitaires dressent un bilan sans précédent de la circulation des moustiques vecteurs de maladies en France métropolitaine en 2025. En plus des 2.398 cas importés de chikungunya, 809 cas autochtones ont été rapportés entre mai et novembre, contre un seul en 2024 et aucun en 2023, note Santé publique France.

Mobilisés lundi à l’occasion d’une grève intersyndicale, deux jours avant les négociations salariales annuelles, les salariés des laboratoires d’analyse se montrent de plus en plus inquiets vis-à-vis de leurs conditions de travail et des services proposés aux patients. Ils dénoncent la concentration du secteur autour de six grands groupes. « On se dirige vers de vraies usines de biologie », explique à Libé Murielle Morand, représentante de la Fédération nationale des industries chimiques Fnic-CGT. Avec des conséquences directes sur l’emploi dans le secteur. « On est passé de 55.000 salariés avant la Covid à environ 49.000 en 2025. »

La Croix s’intéresse à l’association Sourire à la vie, qui a ouvert à Marseille le château Sourire, un centre de soins de support unique en France dédié aux enfants atteints de cancer et à leurs familles. Ce projet a été rendu possible par le don à l’association d’une ancienne propriété de la famille Ricard, et par un investissement de cinq millions d’€ financés par des dons. La demeure accueille aujourd’hui des enfants en vacances thérapeutiques, en convalescence, en rééducation ou en soins palliatifs, avec des activités physiques adaptées, des consultations et des prises en charge médicales.

La rougeole continue de circuler en France avec 44 cas déclarés depuis le 1er janvier 2026, et quatre décès enregistrés en 2025, tous chez des patients immunodéprimés, selon Santé publique France. L’autorité de santé déplore une couverture vaccinale toujours inférieure à 95% pour la seconde dose. « La peur des vaccins a remplacé la peur des maladies », déplore Robert Sebbag, infectiologue à l’AP-HP, qui pointe l’essor du vaccino-scepticisme depuis la pandémie de Covid. Plus de 127.300 cas ont été signalés en Europe en 2024, soit le double de 2023 et le niveau le plus élevé depuis 1997. Source : BFM.

Le Répertoire des groupes génériques est modifié avec la création de dix nouveaux groupes, des ajouts de spécialités génériques, et plusieurs autres changements. Lien vers l’article : https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/therapeutique/medicaments/mieux-delivrer/encore-10-nouveaux-groupes-generiques-et-pas-des-moindres?utm_source=sendinblue&utm_campaign=24h_infos_05_05_2026&utm_medium=email

Sur la période cumul mobile à mars 2026, le marché du maquillage en pharmacie atteint 66,97 M€ de CA, avec une hausse de 12,36 % par rapport à l’année précédente.Cette performance confirme la solidité du circuit officinal : un canal de référence pour des produits associant efficacité cosmétique et bénéfices soins. Lien vers l’article : https://www.revuepharma.fr/2026/05/le-marche-du-maquillage-performe-par-iqviafrance/?utm_source=brevo&utm_campaign=NL%20236%20Revue%20Pharma%20avril&utm_medium=email

Le parquet d’Angers a écarté mercredi la piste du lait infantile contaminé dans le décès d’un nourrisson de 27 jours survenu le 23 décembre 2025. Les dernières analyses concluent à une mort par asphyxie, vraisemblablement involontaire, la mère ayant dormi cette nuit-là dans le même lit que son bébé. Une dernière expertise toxicologique est encore attendue avant que le parquet ne décide des suites. Source : Libération.

L’ANSM a infligé des sanctions financières à Novo Nordisk pour avoir diffusé des campagnes de communication contre l’obésité, jugées constitutives d’une promotion indirecte de médicaments soumis à prescription obligatoire. La filiale française du laboratoire écope d’une sanction globale de 1,78 million d’€: un million pour des publicités en faveur du Saxenda® (liraglutide) et 783.838 € pour le Wegovy® (sémaglutide). En cause, une campagne marquante affichée notamment dans le métro parisien: « Les préjugés ne soignent pas l’obésité », indiquait par exemple une affiche, qui mettant en scène des personnes en surpoids. Déployée également à la télévision et sur les réseaux sociaux, elle renvoie vers des plateformes comme audeladupoids.fr ou monpoidsmasante.fr, qui proposent des informations sur la maladie ainsi qu’une orientation vers des spécialistes. Eli Lilly a également été sanctionné d’une amende de 108.766 € pour sa campagne « L’obésité, c’est un truc de malades », accusée par l’ANSM de faire la promotion du Mounjaro® (tirzépatide). En France, les médicaments destinés à traiter l’obésité ne peuvent pas faire l’objet de publicité directe auprès du grand public lorsqu’ils sont délivrés uniquement sur ordonnance, rappelle BFM.

Novo Nordisk a publié des résultats du premier trimestre 2026 supérieurs aux attentes, avec un bénéfice net en bond de 67% à 6,5 milliards d’) et un chiffre d’affaires de 12 milliards d’€, en hausse de 32% à taux de change constant. Ces performances sont portées par le Wegovy® et l’Ozempic® (sémaglutide), et surtout par le Wegovy® en comprimé oral, lancé uniquement aux Etats-Unis. Depuis son lancement, ce médicament est utilisé par plus d’un million de patients, ce qui en fait « le lancement en volume de GLP-1 le plus réussi jamais enregistré aux Etats-Unis », s’est félicité le groupe danois. Son concurrent direct, le Foundayo® de l’américain Eli Lilly, vient seulement d’obtenir le feu vert des Etats-Unis pour être mis sur le marché. Source : les échos.

A l’occasion de la Journée internationale des sages-femmes du 5 mai, un collectif de quinze organisations professionnelles a publié dans Les Echos une tribune dénonçant les fragilités structurelles de la périnatalité française. La France enregistre en effet une mortalité infantile de 4,1 décès pour 1.000 naissances vivantes, supérieure à celle de nombreux pays européens comparables. « Notre système se concentre sur le risque à l’accouchement, alors que la majorité des grossesses auraient besoin d’un suivi périnatal continu », indiquent les auteurs. Ils citent l’exemple du Royaume-Uni et de la Suède, qui ont structuré leur périnatalité autour d’une sage-femme référente identifiée tout au long de la grossesse, de l’accouchement et du post-partum.

Le Comité d’alerte sur l’évolution des dépenses d’assurance-maladie a appelé fin avril le gouvernement à « la plus grande vigilance » face au risque de dérapage des dépenses de santé. L’avis porte en particulier sur les soins de ville, qui représentent environ 43% de l’enveloppe totale, soit près de 118 milliards d’€. Deux postes concentrent l’inquiétude, notent Les Echos. Le remboursement des médicaments et autres « produits de santé », d’abord, pourrait coûter plus cher qu’anticipé. Pour contenir cette facture, il est bien prévu que la Sécurité sociale obtienne des baisses de prix de la part des industriels, mais le comité « ne dispose pas d’une visibilité suffisante à ce stade » pour juger de la crédibilité des prévisions, regrette-t-il.

48 % des jeunes utilisent des outils d’intelligence artificielle conversationnelle pour parler de sujets personnels ou intimes, et 33% les considèrent comme un « psy » dans certains cas, selon une enquête Ipsos BVA menée pour le groupe VYV et la Cnil auprès de 3.800 jeunes de 11 à 25 ans dans quatre pays.

Dans une tribune publiée par Le Monde, le rhumatologue Christophe Hudry alerte sur l’angle mort du débat public autour du vieillissement: l’accès réel aux soins pour les maladies invalidantes. Les affections ostéo-articulaires (lombalgie, arthrose, douleurs chroniques) sont désormais les premières causes de handicap dans le monde, devant les maladies mortelles. Or cette progression de la demande survient au moment même où l’offre spécialisée se fragilise. En France, les 2.500 rhumatologues libéraux constituent une génération vieillissante: « en Ile-de-France, l’âge moyen des rhumatologues libéraux approche 60 ans ».

L’Académie nationale de médecine se prononce pour la troisième fois, après 2020 et 2023, en faveur de l’obligation vaccinale contre la grippe pour l’ensemble des soignants, alors que seuls 20% d’entre eux sont actuellement vaccinés. « Les recommandations vaccinales contre la grippe sont trop peu suivies par les soignants, alors que l’efficacité des vaccins est bien démontrée », indique le rapport. La rapporteuse, Christine Rouzioux, professeure de virologie, rappelle que les soignants « peuvent être à l’origine d’infections, parfois indépendamment de leur volonté, la grippe pouvant être asymptomatique ». Source : Le Quotidien du Médecin.

Le Leem (Les entreprises du médicament) a élu le 5 mai son nouveau conseil d’administration de 35 membres lors de son assemblée générale, dont près d’un tiers siègent pour la première fois. Ils sont répartis en trois collèges selon le chiffre d’affaires des entreprises (inférieur à 100 millions; entre 100 et 800 millions; supérieurs à 800 millions), avec deux autres collèges consacrés aux laboratoires en développement et aux sous-traitants pharmaceutiques. Chaque collège rassemble ainsi l’ensemble des acteurs de l’industrie du médicament en France, qu’ils soient à capitaux nationaux ou internationaux. Le conseil se réunira le 9 juin pour élire la présidence du Leem et les douze membres du bureau, puis le 7 juillet pour désigner les présidents des commissions stratégiques.

Près de 270 personnes soupçonnées de trafic de médicaments ont été arrêtées et 66 groupes criminels démantelés lors d’une opération policière menée dans 90 pays, a indiqué le 7 mai Interpol. Les saisies concernent des médicaments contre les troubles de l’érection, des sédatifs, des analgésiques, des antibiotiques, des produits d’aide au sevrage tabagique, mais aussi des antiparasitaires vétérinaires vendus pour traiter le cancer, et des faux analogues du GLP-1.

 

GROUPEMENTS

 

5000 officines isolées : pourquoi le groupement est devenue leur seul filet de sécurité  

260 officines fermées en 2024, 54 communes sans pharmacie, et le groupement qui devient, dans la France rurale, le seul filet de sécurité concret du titulaire isolé. Selon Alain Grollaud, le président de Federgy, on estime que 3000 à 4000 petites et moyennes pharmacies auraient fermé ces dernières années si les groupements n’étaient pas là pour les soutenir.

Lien vers l’article : https://pharmapex.fr/actualites/5000-officines-isolees-groupement-filet-de-securite-2026

 

Groupements : le parti prix du retail

Face à la baisse des marges sur les médicaments remboursés, les pharmacies misent de plus en plus sur les produits sans ordonnance pour soutenir leur croissance. Les groupements accompagnent cette évolution avec de nouveaux outils commerciaux, marketing et digitaux. Pour renforcer la commercialité des officines, les groupements s’inspirent du retail afin de rendre le lieu plus lisible et plus attractif pour les patients. Leur objectif : accompagner les titulaires dans le développement d’une véritable expérience client. Cela passe par le parcours du patient dans la pharmacie, l’organisation en différents univers clairement identifiés, la signalétique, ou encore des dispositifs merchandising, comme des bacs soldeurs, des présentoirs de caisse ou des corners spécifiques. « Cette approche s’inspire des pratiques du retail et de la grande distribution, tout en étant adaptée au modèle officinal. Tout ce qui contribue à créer de la commercialité et donne envie aux clients de manipuler et tester les produits est important », détaille Ségolène Defline, directrice marketing chez Boticinal. « Une pharmacie devient commercialement performante quand l’espace de vente est structuré, l’offre commerciale lisible, et l’équipe officinale formée au conseil. L’objectif n’est pas uniquement d’obtenir de bons accords avec les laboratoires », résume Aurélie Stos.

Lien vers l’article : https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/business/economie/strategie-et-gestion/groupements-le-parti-prix-du-retail

 

Après un an d’existence, Pharmacology dans le droit fil de ses objectifs

Lancé il y a près d’un an par les fondateurs de Médiprix (275 officines), le groupement Pharmacology entame ses premiers pas tels que prévus. À ce stade, 15 officines ont ouvert leurs portes à ce concept, tandis que cinq nouvelles ouvertures sont programmées d’ici au 1er juin, date anniversaire. Né à Pérols (Hérault), une commune de l’agglomération montpelliéraine, le réseau est désormais déployé à Lille, Levallois-Perret, Marseille, Labenne (Pyrénées-Atlantiques) et Bordeaux, notamment. « L’objectif était de ne pas démarrer comme un réseau régional, mais de se positionner immédiatement comme un acteur national, avec des drapeaux un peu partout sur le territoire », résume Dorian Barberan, cofondateur de Pharmacology. Pour Pharmacology, le prochain objectif est désormais clairement fixé : 50 officines à l’horizon janvier 2027, puis une capacité d’une cinquantaine de pharmacies par an.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Entretien avec François DOUÈRE, directeur général d’Evolupharm, sur le rôle des groupements : amplifier sans uniformiser

La notion de l’indépendance est très importante chez Evolupharm. Le rôle des groupements est pour lui amplifier sans uniformiser. L’idée c’est de leur faire gagner de temps, de leur donner des outils. Il y a un besoin de capital dans la profession comme discuté avec Federgy. Il faut distinguer financement et financiarisation. Les pharmacies chez Evolupharm choisissent ce qu’elles veulent comme produits. Pour le président, rien n’est obligé.

Lien vers le replay : https://youtu.be/5dNs_raTAwA?si=jdXOVl0xfdIEhJeV

Lien vers un article « offre « anti-gaspi » : https://pharm-enews.fr/2026/05/07/evolupharm-lance-une-offre-anti-gaspi-et-renforce-sa-gamme-de-generiques/

 

AILLEURS

 

Belgique : la dispensation à l’unité des antibiotiques va entrer en vigueur

La Belgique autorisera à compter du 1er octobre 2026 la dispensation à l’unité d’antibiotiques en pharmacie. La mesure doit notamment permettre de lutter contre le gaspillage et l’automédication. L’entrée en vigueur de la mesure se fera en deux temps :

  • au 1er octobre 2026, les pharmaciens seront tenus d’appliquer cette règle si le médecin prescrit en dénomination commune internationale (DCI)
  • à compter du 1er janvier 2027, tous les médecins seront tenus de rédiger les antibiotiques oraux en prescription en DCI, ce qui doit permettre une adaptation plus large.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Newpharma propose des consultations en ligne avec des pharmaciens

Après une phase de lancement de douze mois en Belgique, le site de vente en ligne Newpharma étend désormais son service de consultation en ligne avec des pharmaciens aux publics néerlandais et français. Depuis le 4 mai, une équipe de huit pharmaciens répond, depuis le site belge d’e-commerce Newpharma, aux questions de patients français dans des domaines aussi divers que leurs traitements, mais aussi la cosmétique, l’allaitement, la nutrition, la santé infantile, le stress, la fatigue, le sommeil, la santé animale. Cette consultation gratuite, dénommée « Pharma Consult », peut être réservée depuis la page dédiée sur le site Newpharma.

Source : le quotidien du pharmacien.