Actualités du 11 au 13 mai 2026

ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES

 

Appels d’offres sur les médicaments génériques : les officines craignent un choc économique

Le rapport Igas-IGF sur la distribution pharmaceutique propose d’importer en ville un modèle proche des appels d’offres hospitaliers pour les médicaments génériques. Une piste explosive pour les syndicats, qui redoutent une concentration du marché, des tensions d’approvisionnement et une fragilisation économique des officines. L’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) et Federgy redoutent une concentration du marché au profit de quelques industriels capables de casser les prix, avec un risque accru de pénuries et d’abandon des molécules les moins rentables. Alain Grollaud, président de la chambre syndicale des groupements, met en garde contre des appels d’offres « trop restrictifs ». « L’expérience européenne montre que, lorsque l’on réduit l’offre industrielle et que certains laboratoires quittent le marché, les tensions d’approvisionnement deviennent beaucoup plus difficiles à contenir », souligne-t-il. La Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) défend une autre voie : légaliser et encadrer les négociations déjà menées par les groupements avec les laboratoires afin de sortir d’un système jugé opaque. En contrepartie, il réclame que ces structures ne soient plus rémunérées par les laboratoires via des prestations commerciales mais travaillent directement pour le compte des officines.

Source : le moniteur des pharmacies.

Lien vers le post d’Hélène Charrondière :

https://www.linkedin.com/posts/hcharrondi%C3%A8re_rapport-igas-igf-activity-7458185100162265089-M151?utm_source=share&utm_medium=member_android&rcm=ACoAAAjD3Z8BHQ0sUtdFoR-JcivYmf-Qmzk9sZg

Lien vers l’article de Pharmapex : https://pharmapex.fr/actualites/rapport-igas-igf-remises-generiques-officines-2026-refonte-remuneration

 

Rapport IGAS-IGF sur la chaîne de distribution pharmaceutique : un socle déterminant pour ouvrir un avenant structurel selon l’USPO

Rendu public le 7 mai dernier, le rapport des inspecteurs IGAS-IGF constate : sur une décennie, le taux de rentabilité médian des officines a baissé de 3 points (ratio EBE/CA). Le rapport incite la CNAM et à la DSS à engager “une négociation conventionnelle avec les pharmaciens afin de décorréler totalement leur rémunération des prix et des volumes des médicaments” (proposition n°4). L’ouverture d’un avenant structurel pour lequel l’USPO plaide depuis l’avenant n°1 de juin 2024 est indispensable pour ne pas attendre que l’inflation croissante et l’augmentation des charges de personnel ne continuent d’asphyxier un réseau qui nécessite des soins urgents plutôt que des soins palliatifs. Travaillant depuis la mobilisation 2025 à une refonte du mode de rémunération de l’officine décorrélé des volumes, l’USPO demande instamment l’ouverture de la négociation conventionnelle.

Lien vers le communiqué de presse de l’USPO : https://uspo.fr/rapport-igas-igf-sur-la-chaine-de-distribution-pharmaceutique/

 

Rapport Igas-IGF : un affront aux pharmaciens selon l’UPGF

L’Union des pharmacies groupées de France (UPGF) exprime sa colère à la lecture du rapport Igas-IGF « La chaîne de distribution pharmaceutique » publié le 7 mai 2026. « Ce n’est pas un rapport objectif mais un affront fait à l’ensemble d’une profession, en forme d’ordonnance dont les mauvais traitements ne feraient qu’accélérer les fermetures d’officines et aggraver les pénuries de médicaments, donc priver les patients d’un recours pharmaceutique digne de ce nom ». L’Union des pharmacies groupées de France rejette les appels d’offres sur les génériques, qualifiés de « ligne rouge absolue ». Laurent Filoche estime que la réforme de la rémunération ne devrait pas aboutir avant 2027, mais prévient qu’en cas d’accélération du calendrier, le syndicat pourrait appeler à une mobilisation « très forte », incluant éventuellement des grèves.

Lien vers le communiqué de presse : https://www.upgf.fr/positions/rapport-igas-igf-un-affront-aux-pharmaciens/

 

Pharmaciens : pourquoi les élections URPS de 2027 vont rebattre les cartes syndicales

La réforme des élections professionnelles des soignants libéraux promet de bouleverser l’équilibre syndical officinal. Fédération des syndicats pharmaceutiques de France, Union des syndicats de pharmaciens d’officine et nouvelle Union des pharmacies groupées de France se préparent déjà à une campagne à forte charge politique et économique. Concrètement, les pharmaciens ne voteront plus pour des candidats régionaux appelés à siéger dans leur Union régionale des professionnels de santé. Ils voteront directement pour une organisation syndicale nationale. Les sièges seront ensuite répartis proportionnellement aux résultats obtenus dans chaque territoire, aussi bien dans les Unions régionales des professionnels de santé que dans les commissions paritaires départementales, régionales et nationales. Le futur système pourrait également ouvrir une fenêtre politique à un nouvel entrant : l’Union des pharmacies groupées de France. Créée récemment autour notamment de l’ancienne Union nationale des pharmacies de France, l’organisation espère profiter du vote sur sigle pour franchir le seuil des 10 % nécessaire à la représentativité. « Nous sommes en totale opposition avec leur positionnement politique », tranche Philippe Besset. Pierre-Olivier Variot se montre lui aussi très offensif. « Quand la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France et l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine parlent, nous savons que ce sont les titulaires qui s’expriment. Quand un syndicat parle au nom des groupements, dont certains sont financiarisés, on ne sait plus exactement qui parle. »Cette ligne de fracture pourrait devenir l’un des grands thèmes idéologiques de la campagne de 2027.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Entreprise officinale : ce que le nouveau code change

Bertrand Cadillon, expert-comptable, en charge du marché de la pharmacie chez Fiducial revient sur le nouveau code de déontologie publié par décret le 3 mars 2026 et sur les enjeux d’adaptation aux nouvelles pratiques professionnelles. Extraits choisis : « Le nouveau code rappelle que le pharmacien ne peut aliéner sa liberté de jugement et ne doit subir aucune contrainte commerciale ou financière susceptible de compromettre la qualité de la dispensation. Cela s’inscrit dans une réflexion plus large menée par plusieurs ordres professionnels sur la place des investisseurs et sur la nécessité de préserver l’éthique des professions de santé. Dans cet esprit, des textes législatifs et réglementaires devraient préciser dans les prochains mois les moyens qui seront donnés à l’Ordre des pharmaciens pour faire respecter le principe l’indépendance professionnelle des titulaires ».

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Docaposte crée Docaposte Santé

Pour accompagner les enjeux majeurs de transformation du système de santé, Docaposte, leader de la confiance numérique en France, crée Docaposte Santé, rassemblant ses expertises d’édition logicielle, d’orchestration des parcours de santé, d’interopérabilité des systèmes et d’intégration en santé. Docaposte souhaite faire de Docaposte Santé l’éditeur et l’opérateur souverain de référence du numérique en santé en France.

Lien vers le communiqué de presse : https://www.docaposte.com/presse/communique-de-presse/docaposte-cree-docaposte-sante

 

Enquête OSIAP : lancement de la phase de recueil des ordonnances suspectes

Les ordonnances suspectées de falsification identifiées par les pharmaciens d’officine constituent une source d’information importante en matière d’addictovigilance, en tant qu’indicateur d’un détournement médicamenteux. La surveillance de ces ordonnances fait l’objet d’une enquête annuelle nationale “Ordonnance suspecte indicateur d’abus possible” (OSIAP), pilotée par le centre d’évaluation et d’information sur la pharmacodépendance et d’addictovigilance (CEIP-A) de Toulouse et coordonnée par l’ANSM. Pendant tout le mois de mai 2026, les pharmaciens officinaux sont invités à contribuer à cette enquête.

Lien vers l’enquête : https://redcap.chu-toulouse.fr/surveys/?s=W3KNAR3AR9XRY4M3

Lien vers l’article de l’Ordre des pharmaciens : https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/enquete-osiap-lancement-de-la-phase-de-recueil-des-ordonnances-suspectes

 

La prévention ? « Le grand retard français », cingle Édouard Philippe, candidat à l’élection présidentielle

À l’occasion du conseil national de son parti Horizons, à Reims, Édouard Philippe a déclaré vouloir investir dans la formation des médecins, la prévention et l’intelligence artificielle. Objectif : répondre à la réalité d’un système de santé en crise structurelle. Candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2027, Edouard Philippe a ciblé la prévention comme « le grand retard français en matière de médecine », sans détailler ses intentions, et plaidé pour un renforcement de la formation médicale. Il a aussi appelé la profession à s’emparer de l’intelligence artificielle. « Elles vont nous permettre d’avancer, de transformer l’accès aux soins. Maîtrisons-les, pour les mettre au service de l’ensemble de nos concitoyens. »

Source : le quotidien du médecin.

 

Des médicaments en vente sur Vinted

Malgré l’interdiction, certains utilisateurs de la plateforme de seconde main vendent des médicaments et dispositifs médicaux, révèle une enquête de l’APM. Les médicaments utilisés dans le traitement de la douleur, de l’épilepsie ou encore de l’asthme sont vendus de manière illégale sur l’application Vinted (initialement destinée aux objets d’occasion), à des prix parfois bien supérieurs à ceux affichés dans la nomenclature de l’assurance maladie, a constaté APMnews ces derniers jours. L’ANSM se serait saisie du sujet.

Source : egora.

 

Pénuries de médicaments : l’ANSM Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé poursuit sa politique de sanctions

L’avocate Aude Vidal fait le point sur la politique de sanctions de l’ANSM en matière de pénuries de médicaments. Les dernières décisions visent les pratiques de short-lining des grossistes-répartiteurs, les manquements à l’obligation de permanence pharmaceutique et l’absence de mise en œuvre effective des mesures d’information patients prévues dans les plans de gestion des pénuries (PGP).

Lien vers le post :

https://www.linkedin.com/posts/aude-vidal-3a696453_actualit%C3%A9s-share-7457793106705547264-ADQZ?utm_source=share&utm_medium=member_desktop&rcm=ACoAAAweGCwBDlJQ8BYKhUIcTOXhrCzmqUudlYQ

 

CHIFFRES

 

Le chiffre d’affaires moyen est passé de 1,6 million d’euros il y a dix ans, à 2,5 millions d’euros. « 3 % des pharmacies pèsent aujourd’hui 9 % du réseau officinal et cette concentration s’accentue », relève David Syr, directeur adjoint de l’institut d’analyses Gers.

Quelques points du rapport IGAS : l’excédent brut d’exploitation (EBE) a diminué de 11% ;  le taux de marge a baissé de 10 points ;  la rémunération des titulaires a baissé de 15% en euros constants ;  le nombre des officines a baissé de 9 % entre 2017 et 2024 tandis que dans le même temps, les charges de personnel ont augmenté de 66%. Source : IGAS/USPO.

Les pharmacies perçoivent en moyenne 55 000 euros de remises commerciales par an. Selon le rapport, ce montant représente plus de la moitié de l’excédent brut d’exploitation médian d’une officine. Source : IGAS.

Près de 90 % des pharmacies adhèrent aujourd’hui à un groupement. Les inspections considèrent désormais ces structures comme des acteurs majeurs de la chaîne de valeur du médicament remboursable. Source : IGAS.

Selon la mission, les fabricants de génériques verseraient chaque année aux groupements entre 240 et 680 millions d’euros de prestations commerciales sur le seul marché des génériques remboursables. Source : IGAS.

35% à 67% : c’est la part du chiffre d’affaires hors taxe que les laboratoires de génériques accordent en remises et prestations commerciales aux différents acteurs de la chaîne du médicament, selon un rapport de l’IGF et de l’IGAS consulté par Le Quotidien du Pharmacien. Il préconise de mettre fin à ce système opaque en instaurant des centrales d’achat pour les génériques, biosimilaires et hybrides sur le modèle hospitalier, et en compensant la perte de rémunération des pharmaciens par une tarification à l’ordonnance dégressive.

20 à 25 ferment chaque mois et 10% de la population vit désormais à plus de 15 minutes d’une officine, selon un rapport récent de l’Igas. « Dans ce monde du médicament, nous avons besoin de réglementation parce que c’est assez facile de devenir des marchands du temple. Nous faisons à la fois un métier de santé et un métier de commerce. Mais nous devons toujours être un métier de santé d’abord », estime Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF). Source : le Figaro.

Selon une étude Harris Interactive pour Pharmacie Lafayette, 50 % des Français ont renoncé à acheter un produit de santé ou d’hygiène au cours des douze derniers mois pour des raisons budgétaires. Malgré ces arbitrages, le pharmacien reste jugé plus crédible que la grande distribution et les plateformes en ligne. Source : le moniteur des pharmacies.

Mi-avril 2026, la chambre de discipline du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens a confirmé en appel la sanction prononcée contre Antoine Prioux et Eliza Castagné, pharmaciens titulaires à Sornac et Bugeat (Haute-Corrèze). La peine : 6 mois d’interdiction d’exercer, dont 4 avec sursis. Leur tort : avoir étendu dès 2020 la dispensation à l’unité (DAU) à des médicaments à fort potentiel iatrogène (risque d’effets indésirables graves), comme les benzodiazépines et les antalgiques opioïdes. Ces produits ne relèvent pas du dispositif légal de DAU. L’Ordre régional de Nouvelle-Aquitaine avait porté plainte en mai 2024. Source : le quotidien du pharmacien.

92 % des Français sont favorables à l’autorisation du cannabis thérapeutique dans un cadre médical, selon un sondage commandé par l’association Apaiser (1.004 personnes, avril 2026). 90% des personnes interrogées « connaissent l’existence du cannabis thérapeutique et son usage distinct du cannabis récréatif » et 89% pensent que celui-ci « constitue une alternative intéressante, nécessaire ou porteuse pour les personnes qui souffrent ».

La production de matériel médical plastique, qui dépend de dérivés pétrochimiques, est fortement ralentie depuis la fermeture du détroit d’Ormuz, avec un risque de pénuries dans les hôpitaux français. La tonne de polypropylène a doublé depuis le début du conflit, passant de 1.200 à plus de 2.400 €. « C’est la dernière étape avant la rupture d’approvisionnement », alerte dans Le Parisien Joseph Tayefeh, de Plastalliance, représentant l’industrie européenne du plastique. « Et celle-ci pourrait s’avérer encore bien pire qu’à l’époque du Covid. » La gestion des stocks stratégiques par Santé publique France est par ailleurs remise en cause, des agents ayant reconnu leurs difficultés à fournir des données précises.

Le programme pilote de dépistage du cancer du poumon Impulsion, porté par l’Institut national du cancer, a démarré le 11 mai dans cinq régions (Ile-de-France, Pays de la Loire, PACA, Hauts-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes), avant une extension nationale prévue début 2027. L’objectif est de recruter 20.000 fumeurs ou ex-fumeurs âgés de 50 à 74 ans ayant consommé l’équivalent d’un paquet par jour pendant au moins 20 ans. « Détecté tôt, un cancer du poumon a toutes les chances de pouvoir être guéri », indique à Libération la Pr Marie-Pierre Revel, cheffe du service de radiologie à l’hôpital Cochin et coordinatrice du programme. Les participants pourront s’inscrire en appelant le 3433 ou sur le site depistage-cancer-poumon.fr. Le scanner de dépistage, entièrement pris en charge par la Sécurité sociale, ne prend que quelques secondes.

Une proposition de loi déposée le 27 avril par les sénateurs LR Pauline Martin et Mathieu Darnaud vise à supprimer les agences régionales de santé (ARS) et à transférer leurs missions dans de nouveaux services déconcentrés de l’Etat placés sous l’autorité des préfets. Son examen au Sénat est prévu la semaine du 8 juin. « Les ARS sont une strate de plus dans l’action publique. On a le sentiment que l’Etat ne se pilote plus lui-même », justifie Pauline Martin, qui s’appuie sur plus de 70 auditions menées lors d’une commission d’enquête sénatoriale. Source : Le Quotidien du Médecin.

Interpol a annoncé les résultats impressionnants de l’opération « Pangea XVIII », menée en mars dans 90 pays, avec près de 270 personnes arrêtées et 66 groupes criminels démantelés. Quelque 6 millions de médicaments illicites ont été saisis pour une valeur de 15,5 millions de $, et 6.000 sites frauduleux fermés, précise Le Figaro. Les produits interceptés, non homologués ou contrefaits, comprennent des traitements contre les troubles de l’érection, des sédatifs, des analgésiques, des antibiotiques et des produits anti-tabac.

Les Fidji font face à l’une des progressions les plus rapides du VIH au monde, avec plus de 2.000 nouveaux cas recensés en 2025, en hausse de 26% par rapport à 2024, pour un archipel d’un peu moins d’un million d’habitants. Le gouvernement a déclaré une épidémie nationale. La flambée, amorcée vers 2019, est étroitement liée à l’essor de la consommation de drogues injectables (méthamphétamine, cocaïne) dont le trafic transite par les îles du Pacifique, plaques tournantes entre l’Amérique latine et l’Asie vers l’Australie et la Nouvelle-Zélande. La stigmatisation sociale et la peur du dépistage freinent la riposte. « Beaucoup ne viennent pas par crainte d’obtenir un résultat positif », témoigne une habitante de Suva. Source : BFM.

Le Mounjaro® (tirzépatide) d’Eli Lilly s’est hissé au premier rang mondial des ventes de médicaments au premier trimestre 2026, avec 8,7 milliards de dollars de revenus, soit plus du double du niveau observé un an plus tôt, contre 7,9 milliards pour le Keytruda® (pembrolizumab) de Merck (MSD), qui occupait la première place depuis trois ans. Ce dernier avait lui-même détrôné en 2023 l’Humira® (adalimumab) d’AbbVie, traitement contre les maladies auto-immunes. Initialement approuvé dans le diabète de type 2, le Mounjaro® a rapidement démontré son efficacité comme traitement anti-obésité, portant à lui seul une large part de la croissance spectaculaire d’Eli Lilly, notent Les Echos. Le laboratoire américain prévoit pour 2026 un chiffre d’affaires total de 82 à 86 milliards de $, avec une croissance qui devrait se poursuivre.

Le 11 mai 2026, la ministre de la Santé Stéphanie Rist a confirmé qu’une passagère française rapatriée du navire de croisière MV Hondius a été testée positive à l’hantavirus Andes. Son état s’est dégradé dans la nuit. Elle est hospitalisée à l’hôpital Bichat, à Paris. Les quatre autres Français rapatriés sont négatifs et sous surveillance. Au total, 22 cas contacts ont été identifiés en France.  Le gouvernement a publié un décret prescrivant les mesures d’urgence : quarantaine de 42 jours pour les rapatriés, isolement possible pour les cas contacts après évaluation médicale sous trois jours. Source : les échos. Pour en savoir plus, lien vers la FAQ du gouvernement : https://sante.gouv.fr/actualites-presse/actualites-du-ministere/article/foire-aux-questions-sur-l-hantavirus-andes

Le 11 mai 2026, les sénateurs ont rejeté l’article 2 de la proposition de loi portée par Olivier Falorni, par 151 voix contre 118. Cet article définissait la future procédure d’aide à mourir et les situations dans lesquelles elle s’appliquerait. C’était le cœur du texte. Point positif : le volet sur les soins palliatifs, porté par la députée Annie Vidal, a été définitivement adopté par le Sénat le même jour, à 325 voix contre 18. La suite reste incertaine. Près de 600 amendements doivent encore être examinés d’ici mercredi. Le gouvernement pourrait choisir de donner le dernier mot à l’Assemblée nationale pour faire aboutir cette réforme. Source : le Monde.

942 millions d’euros. C’est la part des investissements dédiés au secteur de la santé dans les 23 milliards d’euros annoncés par Emmanuel Macron lors du forum Africa Forward à Nairobi, premier sommet franco-africain organisé dans un pays anglophone.

Le Leem annonce la constitution complète de son Conseil d’administration, fort de 36 administrateurs élus pour trois ans répartis en cinq collèges. L’élection de la présidence et des membres du Bureau aura lieu le 9 juin, et les présidents des commissions stratégiques seront désignés le 7 juillet. https://www.leem.org/presse/le-leem-finalise-sa-nouvelle-gouvernance-avec-l-election-de-son-36-administrateur

Alors que le Gouvernement doit prochainement arbitrer la réforme des études de maïeutique issue de la loi du 25 janvier 2023, l’inquiétude est désormais forte au sein de la profession de sage-femme. À partir de 2027, les formations en maïeutique doivent progressivement être transférées d’un financement régional vers un financement universitaire. Dans un contexte de crise budgétaire majeure de l’enseignement supérieur, de nombreuses universités indiquent déjà ne pas pouvoir absorber les coûts réels de ces formations. Source : Organisation Nationale Syndicale des Sages‑Femmes (ONSSF).

Le Parlement a définitivement adopté, ce lundi 11 mai, le projet de loi de lutte contre les fraudes sociales et fiscales, après un ultime vote du Sénat. Ce texte pourrait rapporter 1,5 milliard d’euros aux caisses de l’Etat et de la Sécurité sociale, selon le  Premier ministre. Pour en savoir plus : https://www.egora.fr/actus-pro/politiques/le-projet-de-loi-de-lutte-contre-les-fraudes-definitivement-adopte

À partir du 15 mai, tous les produits alimentaires à base de CBD seront interdits en France en application d’une réglementation européenne visant à standardiser le marché. La Direction Générale de l’Alimentation (DGAL), qui assure la sécurité sanitaire des aliments en France, a décidé d’appliquer à la lettre la réglementation européenne et d’intensifier les contrôles sur les denrées et compléments alimentaires contenant du CBD. Attention à votre référencement. Source : pharm-enews.fr

La spécialité Victan 2 mg (loflazépate d’éthyle), comprimé pelliculé sécable, fait l’objet de tensions d’approvisionnement qui conduisent à la mise en place d’un contingentement sur l’ensemble des circuits ville et hôpital. Pas de retour à la normale avant au moins le premier trimestre 2027. Source : pharm-enews.fr

Le Sénat a officiellement inscrit la proposition de loi transpartisane contre les déserts médicaux à l’ordre du jour de ses travaux. Le texte sera examiné́ le 11 juin prochain. Le texte prévoit de soumettre l’installation des médecins libéraux et salariés à une autorisation préalable selon les besoins du territoire. Un « indicateur territorial de l’offre de soins » serait créé pour mesurer chaque année la densité médicale et paramédicale. La proposition de loi rétablit l’obligation de participation des médecins à la permanence des soins, contre l’avis du gouvernement. Pour en savoir plus : https://www.senat.fr/dossier-legislatif/ppl24-605.html

Seize familles françaises ont déposé une plainte collective pour « abus de faiblesse » contre TikTok auprès du parquet de Paris le 11 mai, rapporte franceinfo. Ils accusent la plateforme chinoise d’avoir exploité la vulnérabilité de leurs adolescents, avec pour conséquences le suicide de cinq jeunes filles et des cas d’anorexie et de dépression. Leur avocate, Laure Boutron-Marmion, dénonce « une machine conçue, développée, pour exploiter [la] vulnérabilité » des jeunes, la comparant à « du crack digital ». Cette action pénale vient compléter une procédure civile engagée en novembre 2024 devant le tribunal de Créteil.

Entre 700 et 1.000 personnes meurent chaque année de l’asthme en France, des décès qualifiés d’évitables par les experts réunis au Congrès francophone d’allergologie fin avril, à Paris. Derrière ce bilan, une maladie chronique trop souvent sous-traitée, qui touche 4 millions de Français et provoque plus de 60.000 hospitalisations annuelles, note Le Monde. « La moitié des patients décédés d’asthme en France avaient reçu des doses inadéquates de corticoïdes inhalés », déplore Laurent Guilleminault, pneumologue et allergologue au CHU de Toulouse.

Une équipe de l’Institut d’oncologie Vall d’Hebron à Barcelone, dirigée par Jose A. Seoane, vient de publier dans Nature Medicine une étude reliant le piclorame, un herbicide utilisé depuis les années 1960, à la hausse des cancers colorectaux chez les jeunes adultes aux US. Résultat : parmi 25 facteurs de risque testés (tabac, alimentation, pollution, 14 pesticides), le piclorame se détache nettement dans les tumeurs des jeunes patients. Les patients de moins de 50 ans ont été exposés au piclorame dès l’enfance, via l’alimentation. Cette précocité rendrait certains organes plus vulnérables au cancer plus tard dans la vie. Source : Le Monde.

L’Hexagone accuse un retard préoccupant face à ses homologues européens dans l’adoption des médicaments génériques. Cette résistance singulière prive l’Assurance maladie d’économies substantielles, chiffrées à 800 millions d’euros annuels par l’Alliance des médicaments abordables (ALMA). Pourtant, un générique constitue la réplique fidèle d’un médicament princeps dont la protection brevetée a expiré, garantissant une efficacité thérapeutique identique pour un prix considérablement réduit. Alors que les médicaments génériques ne représentent que 44% des prescriptions françaises, nos voisins européens témoignent d’une adoption bien plus ambitieuse. L’Allemagne trône au sommet avec 84% de prescriptions génériques, devançant le Royaume-Uni (80%) et le Canada (79%). Cette différence abyssale de quarante points avec l’Allemagne souligne l’ampleur du défi hexagonal. S’agissant des biosimilaires — versions analogues mais non rigoureusement identiques de médicaments biologiques — la performance française demeure tout aussi décevante. Avec 52% de parts de marché, l’Hexagone se trouve largement distancé par le Canada (85%), l’Italie (79%) ou le Royaume-Uni (66%). Ces écarts considérables questionnent les mécanismes de prescription et l’acceptabilité de ces alternatives thérapeutiques sur le territoire national. Source : économie matin.  

Évolution de la profession infirmière : les médecins toujours réservés sur la réforme avec 47 % d’avis négatifs.

Lien vers l’article : https://www.lequotidiendumedecin.fr/liberal-soins-de-ville/exercice/evolution-de-la-profession-infirmiere-les-medecins-toujours-reserves-sur-la-reforme-avec-47-davis?xtor=EPR-1-%5BNL_editionnumerique%5D-%5B20260513%5D&utm_content=20260513&utm_campaign=NL_editionnumerique&utm_medium=newsletter&utm_source=qdm

Le Smic va augmenter d’environ 2,4 % au 1er juin, a déclaré ce matin sur « France Info » Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités, ajoutant que l’administration était en train « d’affiner le deuxième chiffre après la virgule ». Cette hausse estimée à environ 44 euros bruts s’explique par une augmentation mécanique du Smic quand le taux d’inflation dépasse 2 %. Or l’Insee a annoncé aujourd’hui qu’en avril les prix à la consommation ont augmenté de 2,2 % sur un an.

En France, 40 % des consommateurs utilisent l’IA pour les aider dans leur intention d’achat, dont 34 % pour rechercher des produits, 27 % pour consulter des avis et 24 % pour identifier des promotions ou de bonnes affaires. L’étude révèle que l’utilisation par les consommateurs français d’outils comme ChatGPT ou Google Gemini a augmenté de 90 % en deux ans, un niveau supérieur de 28 points à la moyenne mondiale. Un chiffre qui positionne la France parmi les marchés les plus avancés sur ces usages. Source : IBM Institute for Business Value.

L’e-commerce français franchit un nouveau cap : 196,4 milliards d’euros en 2025 (produits et services confondus), en hausse de 7 % sur un an. Cette croissance est avant tout portée par les usages : les Français achètent plus souvent en ligne, même si la pression sur les prix limite la progression du panier moyen. « Avec près de 200 milliards d’euros de chiffre d’affaires, l’e-commerce français confirme qu’il est devenu un véritable levier de performance économique pour le pays, pointe Marc Lolivier, directeur général de la Fevad.

La spécialité Victan 2 mg comprimé (loflazépate d’éthyle) est bientôt en rupture de stock. Le laboratoire Neuraxpharm rappelle les alternatives thérapeutiques : oxazépam, clorazépate, lorazépam, diazépam, clotiazépam, bromazépam, prazépam et clobazam. Source : le quotidien du pharmacien.

Les vaccins méningococciques ACWY Nimenrix (dès 6 mois), Menquadfi (à partir de 12 mois), Menveo (à partir de 2 ans) et le vaccin méningococcique B Bexsero sont pris en charge de manière temporaire en rattrapage chez les enfants nés entre 2020 et 2024, même s’ils ont plus de 5 ans, à condition qu’ils soient prescrits sur ordonnance. Les pharmaciens ne peuvent pas prescrire ni administrer ces vaccins pour les moins de 11 ans. Source : le quotidien du pharmacien.

 

GROUPEMENTS

 

Où en est « Ma Pharmacie en France » ?

Officiellement lancé le 22 mai 2025, il y a bientôt un an, « Ma Pharmacie en France », portail de services numériques, créé par Federgy, syndicat des groupements et enseignes de pharmacies d’officine, et le pôle Santé et Autonomie du groupe La Poste, devrait bientôt entrer en phase pilote. Une expérimentation pilote doit débuter à la fin du mois ou tout début juin avec plusieurs centaines de pharmacies. Un déploiement plus large est par ailleurs prévu en septembre. Le point avec Alain Grollaud, président de Federgy.

Lien vers l’article :

https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/business/numerique/digitalisation/321-ou-en-est-ma-pharmacie-en-france?utm_source=sendinblue&utm_campaign=24h_infos_11_05_2026&utm_medium=email

 

Igas-IGF : le rapport qui interroge le modèle des groupements de pharmacies

Le rapport de l’Inspection générale des affaires sociales et de l’Inspection générale des finances ouvre une offensive sans précédent contre le modèle des groupements de pharmacies. Reçu ce lundi 11 mai 2026 au ministère par les conseillers de Stéphanie Rist, Alain Grollaud, président de Federgy, chambre syndicale des groupements et enseignes de pharmacies explique que les pouvoirs publics souhaitent désormais ouvrir un cycle de discussions avec l’ensemble des représentants du secteur avant toute décision. « Le ministère nous a rappelé qu’à ce stade, il s’agit d’un document d’analyse et non d’un arbitrage politique définitif. Aucune conclusion immédiate ne doit être tirée avant la phase de concertation qui s’ouvrira dans les prochaines semaines », rapporte Alain Grollaud. Le dirigeant dit toutefois avoir perçu « une vraie volonté de changer le modèle de rémunération de la pharmacie et d’obtenir une transparence totale de tous les acteurs, y compris les groupements ». L’un des points les plus sensibles des discussions porte sur l’hypothèse d’appels d’offres renforcés sur les génériques. Selon Alain Grollaud, les groupements ont fait part de « grandes réticences » au ministère, en s’appuyant sur les exemples étrangers.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

«Aujourd’hui, tous les groupements de pharmaciens s’y mettent» : quand les officines lancent leur propre marque de distributeur

La marque Hautherm est une création récente du groupement de pharmacies Lafayette. Ce dernier compte déjà 15 marques à son actif, dans le domaine des soins d’hygiène (les gels douche Authentine Bio), des soins solaires (Onisis) ou des compléments alimentaires (Minolvie). Les autres groupements (des structures qui négocient avec les fournisseurs des pharmaciens et leur proposent des services) ne sont pas en reste. « Depuis 2023, ces marques de distributeur ont connu un très fort essor dans les officines, où elles sont présentées comme des boucliers anti-inflation », explique Antoine Collet, directeur des panels chez Iqvia France.

Source : Le figaro

 

Blagnac : une pharmacie du groupement Maxipharma ouvre ses portes à l’aéroport

Une pharmacie a ouvert récemment ses portes au sein de l’aéroport, au niveau départ. C’est un débat désormais clos qui remonte à 2009, lorsqu’il avait été envisagé une telle implantation, en prenant l’hypothèse du déménagement d’une officine déjà implantée dans la ville, afin de respecter le numerus clausus. Le titulaire de la nouvelle pharmacie, Matthieu Ruiz, remplit toutes les cases, puisqu’après avoir exercé dans plusieurs pharmacies de Toulouse et Montauban, il a tenu le poste de directeur général du groupe Maxipharma, un regroupement de professionnels du domaine. Groupement qui a remporté l’appel d’offres public lancé par l’aéroport, et le directeur général a ensuite postulé pour en occuper la gérance.

Lien vers l’article : https://www.ladepeche.fr/2026/05/12/une-pharmacie-ouvre-ses-portes-a-laeroport-13366859.php

 

L’indépendance ne devrait jamais rimer avec isolement

C’est la conviction qui anime Co&Pharm – Groupement de Pharmaciens, de la CERP Bretagne Atlantique, depuis 2005. Co&Pharm s’appuie sur un modèle fondé sur :

✔ la proximité

✔ la transparence

✔ l’accompagnement humain

Lien vers le post : https://fr.linkedin.com/posts/cerp-bretagne-atlantique_pharmacie-pharmacien-officine-activity-7458128177249398785-5_hS

 

RETAIL

 

Le plan de bataille de JoyBuy pour se faire une place entre Amazon et la GMS

JoyBuy, filiale du groupe chinois JD.com, a officiellement ouvert son site e-commerce mi-mars. Un mélange d’Amazon et Cdiscount pour la logistique, le service de Boulanger et Darty, et l’offre d’un hypermarché avec du non-alimentaire et de l’alimentaire (hors frais), avec un positionnement tarifaire annoncé attractif. Le tout saupoudré d’une gamification propre aux acteurs chinois. Voici comment on pourrait résumer brièvement JoyBuy, nouveau marchand, qui s’est lancé officiellement mi-mars en France et aussi en Allemagne, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Belgique et au Luxembourg. Derrière ce nouvel acteur se cache un mastodonte du commerce chinois : JD.com. L’offre de JoyBuy est donc calibrée pour que les internautes commandent régulièrement sur le site, d’autant que la promesse de livraison est express. C’est d’ailleurs sur ce point que l’e-commerçant compte marquer des points sur la concurrence. JD.com a en effet investi dans des entrepôts logistiques dans toute l’Europe, dont un de 60 000 m² en France, à Tournan en Brie, en Seine-et-Marne. Une dizaine d’agences relais complète le dispositif pour pouvoir proposer aux Parisiennes le service Double 11, soit une livraison le jour même avant 23h pour toute commande passée avant 11h, sur la quasi-totalité de l’offre.

Lien vers l’article : https://www.republik-retail.fr/strategie-retail/e-commerce/le-plan-de-bataille-de-joybuy-pour-se-faire-une-place-entre-amazon-et-la-gms.html?nl=199177&utm_source=email&utm_id=199184&utm_campaign=newsletter-retail-2026-05-13

 

Et si un chatbot faisait vos courses à votre place ?

Carrefour et Sephora expérimentent des assistants d’intelligence artificielle inspirés de ChatGPT pour accompagner les consommateurs dans leur parcours d’achat. Le but ? Reproduire en ligne le conseil en magasin. Carrefour teste un assistant qui permet aux clients de préparer leurs courses via une interface de type ChatGPT. L’outil peut suggérer des listes d’achats, proposer des recettes ou encore organiser un panier en fonction des besoins et des habitudes du consommateur. Sephora s’inscrit dans la même dynamique. L’enseigne a lancé des expérimentations autour d’un assistant basé sur ChatGPT pour orienter les consommateurs dans le choix de produits, en s’appuyant sur leurs préférences, leurs besoins ou leur type de peau.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

EUROPE

 

Bruxelles parvient à un accord avec les Etats membres sur les médicaments critiques

Après une longue négociation à Bruxelles, le Conseil et le Parlement européen sont parvenus mardi à un accord provisoire sur le Critical Medicines Act, pour sécuriser l’approvisionnement de l’UE en médicaments essentiels. L’accord cible environ 270 médicaments jugés critiques pour la sécurité sanitaire du bloc (antibiotiques, insuline, vaccins, traitements des maladies chroniques et rares) et dont les chaînes d’approvisionnement dépendent largement de fournisseurs chinois et indiens. Il doit encourager « la diversification des chaînes d’approvisionnement » et soutenir « la fabrication de produits pharmaceutiques au sein de l’UE, tout en permettant aux États membres de coopérer plus étroitement pour améliorer l’accès aux médicaments en Europe ». Pour les médicaments critiques dont l’approvisionnement est fortement dépendant de pays tiers, celles-ci seront tenues de favoriser la « fabrication dans l’UE ». « L’Union européenne ne produit qu’un quart des ingrédients essentiels utilisés dans les produits pharmaceutiques, appelés ‘principes actifs pharmaceutiques' », précise le Financial Times. Elle se retrouve donc fortement dépendante d’autres pays. « La Chine fournit plus de 40 % des importations de l’UE en [principes actifs pharmaceutiques] en volume, et l’Inde 20 % supplémentaires », poursuit le journal britannique. Les fabricants locaux pourront en outre disposer d’avantages concurrentiels dans les appels d’offres. Un autre point du texte porte sur les exigences, propres à chaque Etat membre, des stocks d’urgence. Ils « devront veiller à ce que cela n’ait pas d’incidence négative sur l’approvisionnement en médicaments critiques dans d’autres pays de l’Union ». Le texte prévoit également la création de projets stratégiques industriels et d’achats groupés pour certains produits.

Lien vers le communiqué de presse : https://www.europarl.europa.eu/news/fr/press-room/20260511IPR43110/accord-sur-la-lutte-contre-les-penuries-de-medicaments-essentiels-dans-l-ue