ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES
Groupements, financiarisation… le rapport IGF-IGAS continue de faire des vagues
La réunion du 3 juin entre les syndicats de la profession et la direction de la Sécurité sociale (DSS) a été l’occasion pour les représentants des pharmaciens de revenir à la charge sur les flux financiers dont bénéficient les groupements via les remises génériques, évoqués dans le rapport IGF-IGAS. Pour l’USPO, il ne fait aucun doute que « toutes ces rémunérations doivent rester dans le giron de la pharmacie ». Le syndicat approuve donc l’avis de la DSS d’étendre les obligations déclaratives à tous les acteurs de la chaîne du médicament sur ce que chaque maillon de la chaîne pharmaceutique perçoit respectivement. Pour lui, une différenciation s’impose entre les groupements. « En effet, certains redistribuent l’argent numéraire puisqu’ils reversent des dividendes, par exemple quand ce sont les coopératives. Ou alors en investissant pour le réseau en formation ou en développement de nouvelles missions. Enfin, il y a plein de façons de redescendre l’argent, mais il y a aussi certains groupements qui ne redescendent rien. Si ce n’est à titre personnel ou au profit de fonds de pension. » Par ailleurs, Alain Grollaud, président de Federgy (la chambre syndicale des groupements et enseignes de pharmacies), dénonce des chiffres « extrapolés » à partir d’une poignée de contrats passés entre pharmaciens, groupements et grossistes – « 16 officines sur 20 000, en quoi est-ce représentatif ? », proteste-t-il – ainsi que des « sommes extravagantes » citées par certains représentants syndicaux. « Nulle part le rapport n’indique que les groupements perçoivent des milliards, mais au contraire entre 300 et 600 millions d’euros. Cela reflète la valeur ajoutée des groupements dans l’accompagnement quotidien des pharmaciens (services, outils, formations, communication…). »
Source : le quotidien du pharmacien.
Réforme économique de la pharmacie : elle pourrait entrer en vigueur le 1er janvier 2027
La FSPF demande une réforme de la rémunération officinale dès le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027. Le syndicat souhaite désormais « poursuivre la déconnexion entre la rémunération de l’officine et les prix des médicaments », mais aussi aller plus loin en créant une déconnexion avec les volumes dispensés. En parallèle, la Fédération défend la mise en place d’un « forfait structure » destiné à garantir une base économique minimale à chaque pharmacie, quel que soit son modèle d’activité. Pour la FSPF, repousser encore la réforme reviendrait à accepter de nouvelles fermetures. « Attendre six mois de plus, ce serait accepter la fermeture d’une centaine de pharmacies supplémentaires », alerte le syndicat.
Source : le moniteur des pharmacies.
L’Inspection générale des finances envisage la suppression de l’Ordre des pharmaciens
Après avoir recommandé la suppression des conseils régionaux de l’Ordre des pharmaciens, l’Inspection générale des finances (IGF) va plus loin. Dans une note de synthèse consacrée aux ordres des professions de santé, elle invite les pouvoirs publics à étudier deux scénarios de rupture : d’un côté, la fusion de l’ensemble des ordres de santé dans une structure unique, et de l’autre, leur suppression, avec transfert de leurs missions aux administrations et aux juridictions. L’IGF propose la suppression des douze conseils régionaux au profit d’un pilotage centralisé par le Conseil central A. Trop nombreux (ils sont 267), trop coûteux (ils génèrent un volume élevé d’indemnités, estimé à 1,4 million d’euros en 2024), leur poids dans la structure de l’Ordre paraît bien trop important par rapport à l’effectivité de leurs missions, assurées en grande partie par les salariés. L’IGF se montre enfin cinglante envers les conseillers ordinaux : absences répétées et non sanctionnées, manque criant de participation dans l’instruction des dossiers individuels, notamment, qui fait reposer l’essentiel de la charge opérationnelle sur les salariés de l’Ordre, et irrégularités dans leur régime indemnitaire, avec un cumul fréquent des indemnités de responsabilité (constituée d’une partie forfaitaire et d’une part variable, directement conditionnée à la présence) et de participation.
Sources : le quotidien du pharmacien et le moniteur des pharmacies.
Premier recours : un projet de décret pour la généralisation d’OSyS
Nouvelle étape pour le dispositif OSyS : le 1er juin, le ministère de la Santé a soumis un projet de décret pour sa généralisation, aux syndicats de pharmaciens ainsi qu’à Pharma Système Qualité (PHSQ), initiateur de l’expérimentation il y a cinq ans. Leurs commentaires doivent être soumis avant le 10 juin, avant transmission du décret au Conseil d’État. Le dispositif a été expérimenté pendant cinq ans en Bretagne et trois ans en Occitanie, Centre-Val de Loire et Corse. Les pathologies actuellement concernées : plaies simples, piqûres de tiques, brûlures de premier degré et conjonctivites. Le renvoi à un arrêté ministériel laisse la porte ouverte à d’autres situations, comme les douleurs dentaires. La rémunération de l’acte, fixée à 12,50 euros pendant l’expérimentation (pour environ 15 minutes de prise en charge), devra être renégociée dans le cadre de la convention avec l’Assurance-maladie.
Source : le quotidien du pharmacien.
Haro sur les appels d’offre
En suggérant de mettre fin aux remises génériques par l’instauration d’un système d’appels d’offres, à l’instar de ce qui se fait à l’hôpital, le rapport IGF-IGAS a mis, une nouvelle fois, le feu aux poudres. Comme il y a quatre ans, la profession s’y déclare formellement opposée. L’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) redoute une fragilisation de l’approvisionnement induite par la dépendance à un nombre restreint de fabricants et craint également une complexité dans la gestion des stocks. Dans l’attente de la mise en place d’appels d’offres sur le générique, la mission préconise dans une période de transition que le Comité économique des produits de santé (CEPS) fixe le prix des génériques en fonction du prix révélé par les marchés hospitaliers. Un alignement qui pourrait être fatal au réseau, selon Guillaume Racle.
Source : le quotidien du pharmacien.
PLFSS 2027 : officine tiers-lieu de téléconsultation
La téléconsultation d’officine existe depuis 2019, encadrée par l’avenant numéro 15 à la convention nationale pharmaceutique, signé le 6 décembre 2018 et entré en vigueur le 2 septembre 2019. Mais son périmètre est étroit : les soins non programmés uniquement. Parmi les pistes actuellement étudiées par l’USPO figure une évolution majeure : permettre son utilisation non plus uniquement pour les soins non programmés, mais aussi pour des consultations programmées de suivi. C’est un changement de paradigme. Un patient chronique pourrait désormais effectuer son suivi cardio ou oncologique depuis son officine, sans se déplacer à l’hôpital. L’oncologie et la dialyse sont les deux pathologies qui génèrent le plus de dépenses de transport, représentant à elles seules 35 % des dépenses totales de transport sanitaire. La téléconsultation programmée représenterait un levier de revenus directs et indirects que les titulaires ne peuvent pas ignorer.
Lien vers l’article :
https://pharmapex.fr/actualites/plfss-2027-l-officine-tiers-lieu-de-teleconsultation-programmee
Santé sexuelle : la PrEP, la contraception et le dépistage bientôt confiés aux pharmaciens ?
Lors d’un entretien avec Grégory Emery, conseiller santé à la présidence de la République, l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) a rappelé l’importance de davantage impliquer les officinaux dans la prévention en santé sexuelle. L’USPO prépare une proposition de loi pour élargir le rôle des pharmaciens en santé sexuelle. Les pharmaciens pourraient prescrire une contraception hormonale après la délivrance d’une contraception d’urgence. L’objectif est d’améliorer l’accès à la contraception, notamment pour les femmes sans suivi médical rapide. L’USPO souhaite également autoriser la prescription de la PrEP et du traitement post-exposition (TPE) pour prévenir le VIH. Le dépistage des infections sexuellement transmissibles (IST) en pharmacie pourrait être renforcé, via la réalisation de tests rapides d’orientation diagnostique (Trod).
Source : le moniteur des pharmacies.
Tessan en redressement judiciaire s’adresse à ses clients pharmaciens
Tessan, la start-up de téléconsultation, a été placée en redressement judiciaire le 28 avril 2026, selon un jugement publié le 15 mai. Son PDG, Jordan Cohen détaille au « Quotidien du pharmacien » pourquoi la société s’est retrouvée en cessation de paiement, il y a un an, et les mesures qui ont déjà été prises. Notamment pour rassurer ses partenaires pharmaciens. La société a été restructurée, y compris la gouvernance, et les effectifs sont passés de 145 personnes à 95 ces derniers mois. « Nous avons optimisé nos contrats logiciels, réduit nos dépenses et recentré nos investissements sur notre cœur de métier. L’intelligence artificielle nous a également aidés à mettre en place de nouveaux outils. Nous espérons revenir à la rentabilité dès septembre », confie le PDG de Tessan. Aux pharmaciens équipés de dispositifs Tessan, la société assure dans un courrier du 1er juin que « concrètement, rien ne change dans l’exploitation quotidienne du dispositif. Les téléconsultations continuent, les médecins restent mobilisés, la maintenance et l’assistance technique sont assurées. »
Source : le quotidien du pharmacien.
Vente directe exclusive des médicaments : l’USPO dénonce une dérive dangereuse pour les patients et appelle les pouvoirs publics à agir
Dans une lettre ouverte diffusée le 3 juin, l’USPO alerte les pouvoirs publics sur la multiplication des pratiques de vente directe exclusive aux officines, et l’approvisionnement insuffisant des grossistes-répartiteurs par certains industriels. Le syndicat demande l’ouverture d’une enquête, de contrôles, et l’engagement de poursuites à l’encontre des laboratoires concernés. « Alors que les grossistes-répartiteurs constituent un maillon essentiel de la sécurité d’approvisionnement des patients sur l’ensemble du territoire, certains industriels choisissent désormais de contourner ce réseau en réservant la distribution de leurs spécialités aux seules commandes directes des pharmacies ou en ne mettant pas leurs produits en quantité suffisante à disposition des grossistes-répartiteurs » dénonce explicitement l’Union des Syndicats de Pharmaciens d’Officine (USPO) dans sa lettre ouverte.
Lien vers la lettre ouverte : https://uspo.fr/vente-directe-exclusive-des-medicaments-luspo-denonce-une-derive-dangereuse-pour-les-patients-et-appelle-les-pouvoirs-publics-a-agir/
Signature de l’avenant 2 à l’accord-cadre interprofessionnel (ACI) sur les maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP)
La FSPF a annoncé le 29 mai 2026 la signature de l’avenant 2 à l’accord-cadre interprofessionnel (ACI) sur les maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP). Jusqu’ici, seul le pharmacien en tant que professionnel pouvait exercer au sein d’une Sisa (société interprofessionnelle de soins ambulatoires). Désormais, c’est l’officine elle-même qui pourra contractualiser avec la MSP. L’objectif est concret : permettre aux pharmacies situées dans les territoires sous-denses en médecins de devenir des lieux de délégation de la MSP la plus proche. La téléconsultation assistée en officine permettra aux médecins de la MSP de prendre des patients, à la pharmacie, en tant que médecin traitant. Le dispositif s’inscrit dans le programme France Santé, doté de 150 millions d’euros dans la LFSS 2026. Chaque structure intégrée recevra une subvention annuelle de 50 000 euros en moyenne.
Source : le quotidien du pharmacien.
Substitution des dispositifs médicaux en officine : des règles encore très discutées
Un projet d’arrêté visant à encadrer la substitution des dispositifs médicaux (DM) en officine est en préparation. Entre pharmaciens et industriels, les positions divergent. La Haute Autorité de santé a rendu un avis favorable, avec des réserves. Le SNITEM, syndicat des entreprises de dispositifs médicaux, s’oppose fermement à toute substitution dans une tribune diffusée le 3 juin : « L’inscription de plusieurs produits sur une même ligne générique de la LPPR n’a jamais eu pour vocation de créer une interchangeabilité. Au sein d’une même catégorie de remboursement coexistent des dispositifs aux caractéristiques très différentes : conception, matériaux, ergonomie, technologies embarquées, tolérance ou encore modalités d’apprentissage et d’utilisation. Assimiler une ligne générique à une équivalence clinique, c’est détourner l’esprit même du système de remboursement. » Dans son avis publié le 3 juin, la Haute Autorité de santé (HAS), si elle se montre favorable au principe de substitution, estime cependant que « les seules spécifications techniques minimales nécessaires pour définir une ligne générique peuvent ne pas être suffisantes pour discriminer de façon suffisamment fine des produits destinés à répondre précisément à des situations personnelles diverses ». Elle conseille ainsi au pharmacien d’officine de prendre en compte l’équivalence des caractéristiques techniques inhérentes au produit prescrit.
Source : le quotidien du pharmacien.
Préparateurs : l’ANPPO s’européanise
L’Association nationale des préparateurs en pharmacie d’officine (ANPPO) a officiellement intégré l’Association européenne des techniciens en pharmacie (EAPT) le 22 mai, à Strasbourg. En France, seuls les préparateurs hospitaliers disposent d’un diplôme de grade licence depuis la rentrée 2024. Côté officine, le chantier a repris le 13 janvier dernier avec la présentation d’un projet de référentiel au ministère de la Santé. Un pas après l’autre.
Source : le moniteur des pharmacies.
Cegedim Santé acquiert Médoucine, “le Doctolib de la médecine douce”
Rachetée par l’éditeur de logiciels médicaux Cegedim Santé, la plateforme française Médoucine met en relation utilisateurs et praticiens en médecine douce. Malgré ce rachat, cette dernière restera une entité indépendante avec ses équipes et sa marque.
Source : Maddyness.
Pharmaguide : une borne interactive en pharmacie
La jeune startup bordelaise PharmaGuide annonce le lancement de son offre à destination des pharmacies avec ses premiers déploiements en France et à l’international. Elle a développé une borne interactive permettant d’accompagner les clients directement en rayon. Installée en pharmacie, cette borne accompagne le client à travers des parcours selon son besoin : dermocosmétique, micronutrition, santé naturelle, bébé ou autres univers de conseil. En quelques étapes, l’outil l’aide à préciser sa recherche et l’oriente vers une sélection de produits disponibles dans l’officine. D’ici la fin de l’année 2026, la startup vise d’équiper plus de 30 pharmacies et d’implanter sa solution au sein de groupements de référence.
Pour en savoir plus : https://www.pharmaguidefrance.com/
CHIFFRES
La déclaration réglementaire du chiffre d’affaires et du nombre d’adjoints d’une pharmacie d’officine doit obligatoirement être effectuée de manière dématérialisée à partir du portail ouvert du 7 avril au 30 juin 2026 (date limite de réponse).Lien vers le portail : https://declarations-pharmacie.ars.sante.fr/
Selon le bilan publié aujourd’hui par l’Ordre, avec 460 déclarations de vols, violences physiques et verbales, injures, menaces et autres incivilités à l’encontre des titulaires et de leurs équipes, l’année 2025 bénéficie une certaine accalmie dans les relations patients-pharmaciens (contre 523 en 2024). Mais ce recul ne doit pas cacher une réalité alarmante : les actes de violence touchent proportionnellement plus les pharmaciens et leurs équipes que les biens matériels. En effet, dans 70,65 % des cas, pharmaciens et préparateurs sont destinataires de ces actes : injures, provocation, hurlement, manque de respect, harcèlement quand ce ne sont pas des agressions physiques et même des menaces de mort, comme le répertorie l’Ordre. Plus de 4 agressions sur 5 ont lieu pendant les heures d’ouverture des officines. Les régions les plus touchées : Auvergne-Rhône-Alpes, Île-de-France et Hauts-de-France. Source : le quotidien du pharmacien.
Les Français semblent prêts à franchir une nouvelle étape dans l’élargissement des compétences officinales. Selon une étude OpinionWay pour Valneva, 76 % des Français se disent favorables à la prescription et à l’administration des vaccins du voyage par les pharmaciens. Les patients recherchent avant tout un parcours plus simple et plus rapide pour préparer un voyage à l’étranger. La vaccination du voyageur pourrait constituer une nouvelle mission clinique à forte valeur ajoutée pour les officines. Source : le moniteur des pharmacies.
Selon les études statistiques menées par notre groupement Conseil gestion pharmacie (CGP) auprès de 1 905 pharmacies — soit environ 10 % des officines françaises — les frais de personnel représentent en moyenne 39 % de la marge d’une pharmacie. Autrement dit, près de 40 % de la valeur créée est absorbée par les charges de personnel. Ce ratio a tendance à augmenter ces dernières années, mais il doit être interprété avec prudence. En effet, au-delà de la moyenne, le niveau des frais de personnel varie fortement selon l’organisation de l’officine, notamment en fonction du nombre de titulaires présents et exerçants.
En 2025, la marge réglementée – missions liées au Covid-19 comprises – a atteint 159 millions d’euros, en hausse de 2,1 % par rapport à 2024. « Les chiffres de la Cnam indiquent toutefois qu’il manque 38 millions d’euros de rémunération pour le réseau par rapport aux prévisions de l’avenant n° 1 », observe Pierre-Olivier Variot, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO). « Ce montant diffère de ce que nous avons calculé. Nous estimons plutôt cet écart à 66 millions. Nous allons demander plus de détails à l’Assurance maladie », affirme pour sa part Fabrice Camaioni, vice-président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF). Source : le moniteur des pharmacies.
Selon une étude de l’Alliance des médicaments abordables (ALMA), en France, le prix moyen par unité de dispensation est inférieur de 42 % à la moyenne des prix pratiqués dans quatre autres pays européens (Italie, Allemagne, Espagne et Royaume-Uni). Ainsi, l’unité de dispensation, c’est-à-dire la seringue préremplie ou le flacon, coûte en moyenne 200 euros en France contre 347 euros dans les autres pays européens. Source : le quotidien du pharmacien.
Sanctionnés pour escroqueries aggravées et trafic de médicaments en bande organisée, deux titulaires de Fort-de-France et du François, en Martinique, sont interdits d’exercer pendant cinq ans. Leurs officines seront cédées dans un délai d’un an. Source : le quotidien du pharmacien.
Le nouveau diplôme d’études spécialisées (DES) de pharmacie s’appliquera à partir de septembre 2026. Ce troisième cycle court, d’une durée d’un an, donne lieu à la délivrance d’un diplôme d’État de docteur en pharmacie. Ainsi, la 6e année d’études bascule dans un nouveau modèle fondé sur l’alternance entre enseignements et deux stages de six mois, avec l’obligation d’intégrer au moins une pharmacie située en zone sous-dense. Source : le moniteur des pharmacies.
A l’occasion de son premier anniversaire, Opella qui collabore avec la quasi-totalité des officines et plus de 10 000 médecins généralistes, annonce renforcer son accompagnement des professionnels de santé. La plateforme Opella+ s’ouvre aux médecins généralistes et une expérimentation est menée en région sur la prise en charge de la rhinite allergique au comptoir. L’objectif final de l’expérimentation est de faciliter l’accès aux soins en mobilisant davantage l’expertise officinale et en optimisant la place du pharmacien dans la prise en charge et la coordination avec les médecins. Source : pharm-enews.fr
Le 2 juin 2026, Santé publique France a publié les résultats de deux grandes enquêtes sur la santé mentale des jeunes : l’une portant sur 11 400 collégiens et lycéens (données 2024), l’autre sur 8 200 écoliers de 6 à 11 ans. Premier constat encourageant : la proportion d’élèves déclarant un bon niveau de bien-être mental progresse. Elle atteint 70 % chez les collégiens et 63 % chez les lycéens, soit +11 et +12 points par rapport à 2022. Le sentiment de solitude recule aussi : 15 % des collégiens et 20 % des lycéens, en baisse de 6 à 7 points. En revanche, les symptômes de dépression continuent d’augmenter : 18,9 % des élèves sont concernés, dont 25,7 % des filles. Les tentatives de suicide déclarées au cours de la vie dépassent 15 % chez les lycéens, en hausse chez les deux sexes. En réponse, la ministre de la Santé Stéphanie Rist a annoncé un dispositif de « coupe-file » : chaque élève repéré en difficulté par l’Éducation nationale devrait obtenir un rendez-vous avec un psychologue ou un pédopsychiatre sous 24 à 48 heures. Une promesse qui se heurte à la pénurie connue de professionnels dans le secteur. Source : Le Monde.
Le 2 juin 2026, députés et sénateurs ont acté leur désaccord en commission mixte paritaire sur la proposition de loi créant un droit à l’aide à mourir. Aucun compromis n’a été trouvé entre les deux chambres. Le ministre des relations avec le Parlement, Laurent Panifous, a annoncé que le gouvernement donnera le dernier mot aux députés le 15 juillet. Une nouvelle lecture est prévue à l’Assemblée dès la semaine du 22 juin, puis au Sénat. Dans sa version actuelle, le texte prévoit une procédure encadrée d’aide à mourir pour certains malades atteints d’une affection grave et incurable. La substance létale pourrait être administrée par le patient lui-même (suicide assisté) ou par un soignant (euthanasie) lorsque le malade n’est pas en mesure d’y procéder. Source : Le Monde.
L’entretien vaccinal en officine lors de l’expérimentation PharmaVaxAuRA favorise le passage à l’acte. En effet, 80 % des vaccinations ont été réalisées le jour même de l’entretien vaccinal, 10 % dans la semaine suivante, 3 % entre J+8 et J+14 et 7 % au-delà des 14 jours après l’entretien. Plus encourageant encore, ce sont près de neuf patients sur dix qui ont accepté de se faire vacciner après l’entretien. En tête des vaccins les plus fréquemment réalisés, se classe le DTCP (39 %), puis ceux contre le zona (20 %), les pneumocoques (14 %), la grippe saisonnière (10 %), le Covid-19 (5 %) et l’hépatite B (3 %). Par ailleurs, « les trois quarts des patients disposent d’une trace écrite de leur vaccination, se réjouit Jean-Daniel Rigaud, élu URPS Pharmacien AuRA et titulaire d’officine, ce qui laisse tout de même une place pour des réflexions sur les efforts à déployer pour aller chercher le quart restant ». Source : le quotidien du pharmacien.
Un nouveau congé de naissance pour chacun des deux parents vient s’ajouter, à partir du 1er juillet, aux congés déjà existants. À l’expiration des congés de maternité (16 semaines), de paternité (28 jours) et d’accueil de l’enfant ou d’adoption (16 semaines), les parents pourront désormais prolonger leur présence auprès de leur bébé d’un à deux mois. Les deux parents peuvent le prendre simultanément ou en alternance, de manière continue ou fractionnée. Seule contrainte : faire démarrer ce congé supplémentaire dans les neuf mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant. Créé par la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2026, le congé de naissance est indemnisé par la Sécurité sociale, à hauteur de 70 % le premier mois, 60 % le second. Il est ouvert à tous les parents en activité remplissant les conditions d’ouverture de droits applicables aux congés de maternité et de paternité, qu’ils soient travailleurs indépendants, salariés ou relevant d’un autre statut. Source : le quotidien du pharmacien.
A partir du 15 juin, le Wegovy® (sémaglutide) et le Mounjaro® (tirzépatide) seront remboursés à 65% par l’Assurance-maladie en traitement de l’obésité massive, faisant de la France le premier pays européen à les prendre en charge dans le droit commun. Pour les 130.000 patients qui en prennent déjà à leurs frais, pour un coût de 250 à 300 € par mois, l’annonce est « un énorme soulagement ». Source : Le Parisien.
L’Assemblée nationale a adopté en première lecture, contre l’avis du gouvernement, la proposition de loi écologiste visant à réduire le taux de cadmium autorisé dans les engrais phosphatés. Il prévoit une trajectoire en deux étapes: moins de 40 mg/kg dès le 1er janvier 2027, puis moins de 20 mg/kg au 1er janvier 2030, rejoignant les recommandations de l’Anses et les seuils déjà appliqués par la Finlande, la Hongrie et la Slovaquie, note Libération. La France autorise actuellement 90 mg/kg par dérogation, alors que le plafond européen est fixé à 60 mg/kg. « Les Français sont deux à trois fois plus contaminés au cadmium que partout ailleurs en Europe », a rappelé Benoît Biteau, porteur du texte avec Clémentine Autain.
Les 22 Français cas contacts du hantavirus des Andes hospitalisés depuis trois semaines vont pouvoir rentrer chez eux ce samedi, annonce le ministère de la Santé. Ce groupe comprend huit passagers d’un vol Sainte-Hélène-Johannesburg et 14 passagers d’un vol Johannesburg-Amsterdam, dans lesquels voyageait le 25 avril une femme néerlandaise symptomatique. Ce samedi marque le 42e jour depuis leur dernier contact à risque, soit le maximum de la durée d’incubation estimée du hantavirus des Andes, précise Le Parisien.
« Longtemps, on a pensé que le cancer était une maladie touchant indistinctement l’ensemble de la population, mais des études plus récentes montrent un lien extrêmement fort avec la situation socio-démographique des individus », souligne Thomas Wanecq, directeur de la Drees. En effet, les 10% les plus modestes ont un risque 1,7 fois plus élevé de développer un cancer de mauvais pronostic que les 10% les plus aisés, et plus de deux fois plus élevé pour les cancers évitables liés au tabac ou à l’alcool. Pour le seul cancer du poumon, tumeur la plus mortelle en France avec plus de 160.000 décès annuels toutes localisations confondues, les hommes les plus modestes présentent un risque 2,2 fois supérieur à celui des plus aisés. A l’inverse, les cancers du sein et de la prostate sont plus fréquents dans les catégories aisées, notamment en raison d’un meilleur recours au dépistage, note Ouest-France.
Huit médecins sur dix (82%) estiment que les exigences de leurs patients ont augmenté au cours des cinq dernières années, selon un sondage OpinionWay pour Orisha Healthcare, cité par Le Quotidien du Médecin. Pourtant, les médecins saluent la relation « très bonne » (61%) ou « plutôt bonne » (39%) qu’ils entretiennent avec leurs patients. Ces derniers plébiscitent la qualité des traitements (91%), des diagnostics (90%) et la capacité d’écoute (89%). Un patient sur deux a déjà changé volontairement de médecin, dans un tiers des cas pour insuffisance de soins ou manque de confiance.
Selon une étude de la cohorte épidémiologique NutriNet (Inrae, Inserm, universités Paris Cité et Sorbonne Paris-Nord), publiée dans l’American Journal of Clinical Nutrition, remplacer chaque jour 100 grammes de fruits et légumes conventionnels par leurs équivalents bio est associé à une réduction d’environ 10% du risque de cancer du sein postménopausique. Menée sur plus de 31.000 personnes suivies pendant plus de sept ans, l’étude a identifié 284 cas de cancers du sein postménopausiques, indique Le Monde. Le mécanisme le plus plausible, selon les auteurs, serait la réduction de l’exposition aux résidus de pesticides de synthèse, interdits en agriculture biologique et reconnus comme perturbateurs endocriniens.
L’ARS de Guyane lance une campagne de vaccination contre le chikungunya, avec 2.500 doses commandées à destination des personnes les plus vulnérables, alors que l’épidémie est « en phase exponentielle » selon son directeur général, Bertrand Parent. Depuis janvier, 513 cas ont été confirmés dans le département, dont 101 hospitalisations, avec une concentration de 74% des cas dans l’ouest du territoire, note France24. La campagne ciblera en priorité les plus de 65 ans et les personnes présentant des comorbidités, avec deux vaccins autorisés par l’ANSM: Vimkunya® du laboratoire Bavarian Nordic et Ixchiq de Valneva, réservé aux 18-64 ans après évaluation individuelle du rapport bénéfice-risque.
Le Canard Enchaîné révèle que Doctolib, plateforme de prise de rendez-vous médicaux utilisée par 90 millions de patients et 500.000 praticiens en Europe, transmet les données de ses utilisateurs à trois géants américains de l’intelligence artificielle: Gemini (Google), Claude (Anthropic) et Copilot (Microsoft), pour entraîner ses propres modèles d’IA. L’information figure dans une mise à jour de la politique de protection des données diffusée fin avril. Doctolib assure que « aucun tiers ne peut accéder au contenu des notes médicales », mais l’hebdomadaire rappelle qu’en vertu du droit américain, ces entreprises peuvent être contraintes de transmettre les données aux autorités américaines.
3 à 5 % : C’est la part estimée de la population touchée par l’hyperphagie boulimique, un trouble des conduites alimentaires encore peu identifié malgré sa fréquence. A l’occasion de la Semaine nationale de sensibilisation aux troubles des conduites alimentaires, la Fédération française anorexie boulimie rappelle les signes d’alerte de ce trouble, officiellement décrit en 2012, et les clés d’une prise en charge pluridisciplinaire. L’hyperphagie boulimique consiste en la consommation récurrente de grandes quantités d’aliments, accompagnée d’une sensation de perte de contrôle. Il n’est pas suivi d’un comportement compensateur inapproprié, tel que des vomissements provoqués ou l’utilisation de laxatifs.
Le temps d’attente aux urgences a augmenté de près d’une heure en dix ans selon la Drees. En 2023, la moitié des patients pris en charge aux urgences y sont restés plus de 3 h 10. En 2013, c’était 2 h 15. Soit une augmentation de 40 % en dix ans. L’allongement concerne tous les profils. Les patients admis en unité d’hospitalisation de courte durée (UHCD, 9 % des passages) passent désormais plus de 17 h 30 aux urgences, soit 2 h 40 de plus qu’en 2013. Ceux qui repartent après une simple consultation attendent 20 minutes supplémentaires. Source : Libération.
La conférence nationale des URPS médecins libéraux alerte sur la pollution chimique de l’eau potable en France, qualifiée de « menace systémique, insuffisamment encadrée, aux conséquences sanitaires potentiellement considérables », rapporte Libération. Selon des chiffres du ministère de la Santé repris par les médecins, 19 millions de Français ont consommé au moins une fois en 2024 une eau non conforme. Les risques identifiés incluent des impacts sur les systèmes hormonal, nerveux et immunitaire, ainsi que le développement de pathologies cardiaques et cancéreuses, de troubles neurodégénératifs et d’hypofécondité.
GROUPEMENTS
NEP : pourquoi ce relooking est une décision de marge
En mai 2026, NEP, la marque propre de Giropharm, dévoile une nouvelle identité de marque : packagings repensés, code couleur par univers, promesse écrite « comme au comptoir ». NEP, acronyme de « Notre Engagement de Pharmaciens », existe depuis 2003. La marque, héritée par Giropharm du rachat d’Apothera en septembre 2024, revendique aujourd’hui plus de 150 produits du quotidien. La presse spécialisée y verra un relooking. C’est une erreur de lecture. Ce que NEP exécute là est une décision stratégique que toute officine devrait étudier de près, parce qu’elle adresse le gisement de marge le plus sous-exploité de la pharmacie française : la marque propre représente aujourd’hui 3 à 5 % du chiffre d’affaires de la parapharmacie en officine, contre 30 à 35 % en grande distribution. Le dossier de presse de mai 2026 annonce un positionnement prix en moyenne 30 % inférieur aux marques leaders, et une marge pour le pharmacien que la marque situe autour de 60 %. Le relooking n’est pas une affaire de design. C’est une manœuvre pour aller chercher ces points de marge.
Lien vers l’article : https://pharmapex.fr/actualites/nep-pourquoi-ce-relooking-est-une-decision-de-marge
Pour en savoir plus : https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/business/groupements/giropharm-diversifie-ses-relais-de-croissance
Le groupement Giropharm organise son premier séminaire destiné aux préparateurs
Pour la première fois, Giropharm organise un séminaire spécifiquement pour les préparateurs de son réseau. Une initiative qui vise à renforcer leur rôle dans la performance et les nouvelles missions de l’officine. Organisé au sein de Disneyland Paris, le séminaire s’articulera autour d’une séance plénière de 45 minutes comprenant notamment une intervention sur les biosimilaires.
Source : le moniteur des pharmacies.
La transparence et la redistribution de la valeur vues par les groupements coopératifs
« Nous souhaitons mettre en place un Observatoire de la transparence car nos flux sont parfaitement transparents pour nos adhérents », explique Domitille de Bretagne, présidente du collège depuis fin 2025 et présidente du groupement Giropharm. La charte d’engagement des membres du collège prévoit, en effet, un « Observatoire de la Performance Économique et Sanitaire ». À la clé : « une publication annuelle des données agrégées sur la performance de nos pharmacies (performance amont et redistribution aval de la valeur), les investissements mutualisés et les actions collectives financées par les groupements de commerce associé ou coopératifs. »
Source : le quotidien du pharmacien.
Maintien à domicile : EvoluPharm renforce le MAD
EvoluPharm déploie un quatrième site EvoluMAD pour structurer son offre de maintien à domicile. Le service, ouvert aux officines sur un rayon de 150 km, permet de prendre en charge jusqu’à 2 000 patients et d’optimiser l’organisation logistique du parcours de soins à domicile. Historiquement ancré dans le groupe, le MAD constitue aussi, pour Pierre Lefèvre, le directeur d’EvoluMAD, un relais de croissance pour les officines : « C’est rarement au-delà de 3 % du chiffre d’affaires, mais ça peut atteindre près de 10 % dans certains territoires, avec des niveaux de marge intéressant. »
Source : le moniteur des pharmacies.
Le nouveau métier du pharmacien vu par Lucien Bennatan
Le seul endroit encore où on peut accéder à un professionnel de santé, c’est la pharmacie à moins de 20 minutes de chez soi. Lucien Bennatan préconise que le pharmacien passe son temps à la santé, pour la prévention, l’épidémiologie, la dispensation, l’accompagnement au lieu de vendre la parapharmacie. En Italie, le pharmacien fait des prélèvements sanguins, des électrocardiogrammes. Il propose trois modèles : le commercial (le drugstore), le généraliste (s’inscrire dans la dispensation, la parapharmacie de dépannage), le spécialisé (activité spécialisée dans le serviciel).
Lien vers la vidéo : https://www.bsmart.fr/video/33809-sante-future-29-mai-2026
AILLEURS
Appels d’offre : pour les biosimilaires aussi
En Allemagne, la pratique des appels d’offre jusqu’alors réservée aux génériques s’étend aux biosimilaires. Un dispositif poussé par les caisses d’assurance maladie mais réprouvé par les fabricants et les pouvoirs publics, qui redoutent des pénuries et craignent pour la pérennité du tissu industriel allemand. 7 molécules dans 12 classes thérapeutiques sont désormais concernées par cette pratique destinée à soutenir la substitution biosimilaire obligatoire depuis le 1er avril, dans les pharmacies allemandes. C’est dire l’enjeu pour les fabricants. Ils ont jusqu’au 3 juin pour se positionner sur un marché annuel évalué à 1,56 milliard d’euros. Les contrats d’une durée de deux ans devraient prendre effet au 1er janvier 2027.
Source : le quotidien du pharmacien.
Pays-Bas : les pharmaciens accusent les assureurs maladie d’aggraver les pénuries de médicaments
Dans leur viseur, les politiques d’achat « préférentiel », qui désignent un seul médicament remboursé, généralement le moins cher, et qui poussent les fabricants à privilégier des marchés européens plus rémunérateurs. Résultat: 3,5 millions de Néerlandais font face à des ruptures, alors que certains médicaments indisponibles aux Pays-Bas restent accessibles en Allemagne. Les associations LEF et VJA, soutenues par la Consumentenbond, réclament davantage de transparence sur les prix d’achat, la désignation d’au moins cinq fournisseurs par médicament et la possibilité de substitution gratuite en cas de rupture.
Source : radar.
Portugal : Une pharmacie sans pharmacien ?
Au cœur de Lisbonne, une titulaire portugaise teste actuellement une parapharmacie ouverte 24h/24, autonome comme les boutiques Amazon. L’offre couvre 3 000 références : hygiène, cosmétiques, produits bébé, vitamines, compléments alimentaires, dispositifs médicaux. Son objectif à moyen terme : pouvoir également vendre le hors prescription sans personnel. De quoi faire face au manque chronique de pharmaciens dans le pays. Ouverte en novembre 2025, Pharma&Go revendique au printemps quelque 70/80 clients par jour en moyenne, avec des pics au moment des consultations de la clinique voisine, entre 10 heures et 18 heures. Avec les médicaments hors prescription (non encore autorisés faute de cadre juridique clair), la rentabilité est estimée à trois ans. Sans, plutôt cinq à six ans.
Source : le quotidien du pharmacien.
