ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES
Appels d’offres sur les médicaments chers : la piste pour épargner les génériques
Et si les prochaines économies sur le médicament étaient réalisées non plus sur les génériques, mais sur les traitements les plus coûteux ? Remise sur la table par le rapport de l’Igas et de l’IGF sur la chaîne de distribution pharmaceutique, la piste des appels d’offres ciblés sur certains médicaments chers suscite un intérêt croissant. Pour plusieurs responsables syndicaux, elle pourrait permettre de desserrer la pression exercée depuis des années sur les médicaments matures, dont les marges de manœuvre apparaissent désormais largement épuisées.
Source : le moniteur des pharmacies.
Généralisation d’OsyS : quels médicaments le pharmacien pourra-t-il délivrer ?
Le projet de décret relatif à la généralisation du dispositif OSyS est en cours de validation. Pharma System Qualité (PHSQ) et les deux syndicats de la profession ont envoyé, le 10 juin, leurs commentaires sur ce projet. Pour Nicolas Fauquet, directeur général de PHSQ, à l’initiative de l’expérimentation sur l’orientation dans le système de soins, ce texte est une avancée majeure pour les pharmaciens, bien qu’un point nécessite des précisions : quels médicaments pourront être délivrés par le pharmacien ? Le décret précise qu’elle peut donner lieu « à la délivrance de dispositifs médicaux ou de médicaments de prescription médicale facultative ». « Cette formulation exclut les médicaments de prescription médicale obligatoire (PMO), commente Nicolas Fauquet. Or OSyS a fait la preuve que les pharmaciens peuvent délivrer des PMO puisque la prescription d’antibiotiques, dans le cadre des TROD angine et TROD cystite, a été sortie d’OSyS pour rejoindre le droit commun. »
Source : le quotidien du pharmacien.
Une nouvelle mission rémunérée à venir pour les pharmaciens
La proposition de loi visant à accélérer la prévention cardio-neuro-vasculaire est adoptée au Sénat. Elle autorise les pharmaciens à mesurer la pression artérielle des patients et à les orienter vers un médecin si nécessaire. La FSPF a annoncé qu’elle négociera une rémunération pour cette nouvelle mission.
Lien vers le post : https://x.com/fspfsyndicat/status/2064620835466334693
Les pharmaciens bientôt contraints de déclarer leurs stocks de médicaments essentiels ?
L’Union des pharmacies groupées de France (UPGF) alerte sur un projet de décret actuellement examiné par le Premier ministre. Ce texte prévoit la mise en place d’un dispositif imposant aux acteurs du médicament, notamment aux officinaux, de déclarer quotidiennement leurs stocks et flux de médicaments d’intérêt thérapeutique majeur. Le pilotage en serait confié à l’Ordre des pharmaciens via une convention avec l’État. Toutefois, « ce projet transforme le pharmacien en agent de saisie d’un dispositif de surveillance d’État, opérant un transfert de mission régalienne (l’anticipation des ruptures) à des acteurs de santé libéraux et leur en faisant porter le financement », dénonce l’UPGF. Une logique qui « porte atteinte au statut libéral de notre profession et à l’économie du temps officinal, déjà saturé ». En effet, aucune rémunération n’est prévue pour cette déclaration.
Lien vers le communiqué de presse : https://toute-la.veille-acteurs-sante.fr/files/2026/06/UPGF_CP_MITM_11062026_VF.pdf
L’UPGF s’engage pour un nouvel élan officinal
Des pharmacies cédées pour 1 euro symbolique : ces dénouements dramatiques ne sont plus si rares en France. Ils résultent de l’érosion continue des marges, au point de transformer l’investissement d’une vie en fonds de commerce pratiquement invendable. L’UPGF s’engage à défendre une marge pérenne sur la distribution des produits de santé, en tant que tronc commun d’une rémunération équitable pour tous les pharmaciens. Le syndicat demande une valorisation juste de la dispensation et des missions complémentaires, afin de :
– garantir la valeur de nos fonds de commerce ;
– les moderniser pour répondre aux besoins de santé en évolution constante ;
– les rendre attractifs pour in fine les transmettre et ainsi protéger le maillage.
Cette transmission doit également être facilitée par des mécanismes de financement responsables entre pharmaciens, permettant aux acquéreurs de compléter leur apport, pour s’installer et exercer en toute indépendance.
Lien vers l’article : https://www.upgf.fr/positions/valoriser-le-fonds-de-commerce-quelle-que-soit-la-taille-des-pharmacies-afin-de-permettre-linvestissement-et-la-modernisation-du-reseau-de-sante-de-ville/
Un SMS pour informer les patients de leurs coûts de santé
Le ministre de l’Action et des Comptes publics suggère d’envoyer un SMS aux assurés, à chaque fois qu’ils consomment un soin, pour les informer des coûts réels engendrés au système de santé. Qu’ils sortent de l’hôpital, du cabinet dentaire ou de la pharmacie. Cette idée émane de David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics qui veut ainsi responsabiliser les assurés sociaux. Une prise de conscience qui s’opérera de manière simple et directe. « 80 % de l’augmentation de la dépense publique depuis 50 ans, ce sont les retraites et la santé. Et moi, je ferai la transparence sur ces deux sujets. Les Français doivent savoir où vont leurs impôts, leurs cotisations ».
Source : le quotidien du pharmacien.
Le Sénat adopte un texte pour garantir la neutralité financière du don d’organes du vivant
Jugé « inabouti, tant dans sa conception que dans son application », le principe de neutralité financière du don d’organes du vivant est au cœur d’une proposition de loi adoptée à l’unanimité au Sénat. Elle doit être à nouveau examinée par l’Assemblée nationale.
Rapport de l’Inspection générale des finances : l’Ordre des pharmaciens contre-attaque
Après les publications incendiaires de l’Inspection générale des finances sur les ordres de santé, Carine Wolf-Thal, la présidente du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (Cnop) dénonce une analyse « à charge » et défend le rôle de l’Ordre national des pharmaciens dans la protection des patients et la sécurité sanitaire.
Lien vers le communiqué de presse :
PFAS : des outils pour répondre aux questions des patients
Le ministère de la Santé met à disposition des pharmaciens des outils d’information et de conseils sur les substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS). Ceux-ci sont disponibles sur le site du Cespharm :
Vyndaqel, Dupixent, Tagrisso… : l’officine veut mesurer la valeur réelle des traitements
Les médicaments innovants, parfois facturés plusieurs centaines de milliers d’euros par patient, mais encore peu évalués dans leur usage quotidien. Des pharmaciens souhaitent désormais participer à la collecte de données en vie réelle afin de documenter l’efficacité des traitements après leur mise sur le marché. Une démarche qui pourrait ouvrir un nouveau champ d’activité pour les officines tout en pesant sur les futures décisions de remboursement et de fixation des prix.
CHIFFRES
Les premières boîtes de paracétamol 100 % français des laboratoires UPSA et Opella sortiront en janvier 2027. Des engagements pris par ces entreprises il y a six ans, dans le cadre du renforcement de la souveraineté nationale dans l’industrie du médicament voulu par Emmanuel Macron. Non seulement ces médicaments seront produits sur le sol français, mais également leur principe actif, le paracétamol. Les boîtes ne pourront cependant pas porter la mention Made in France.
Le marché de la pharmacie accuse le coup. Le chiffre d’affaires tous secteurs confondus (hors médicaments remboursables) affiche un recul de 0,8 % sur les cinq premiers mois de l’année, selon les données IQVIA présentées le 10 juin.
Selon un rapport de l’EUDA (Agence de l’Union européenne sur les drogues), une nouvelle substance psychoactive est détectée chaque semaine sur le continent. En 2025, 50 nouvelles substances ont été identifiées pour la première fois, portant le total sous surveillance à 1 050. Deux catégories inquiètent particulièrement. D’abord, les produits à base de cannabis : certains sont adultérés avec des cannabinoïdes de synthèse puissants, vendus sous forme de cigarettes électroniques ou de produits comestibles. Ce format facilite l’accès à un public potentiellement plus jeune. Ensuite, les opioïdes de synthèse. Sept nouveaux ont été signalés rien qu’en 2025, parmi lesquels des nitazènes et des orphines, des molécules particulièrement dangereuses. Le bilan humain est lourd. Au moins 7 600 décès par surdose ont été enregistrés dans 29 pays (dont les 27 de l’UE) sur la dernière année connue. Source : le quotidien du pharmacien.
Les signalements d’effets indésirables graves liés à la consommation de dérivés de la tryptamine, principalement utilisés pour leurs effets hallucinogènes, sont en augmentation. Compte tenu de l’enjeu de santé publique, l’ANSM a décidé d’inscrire 7 dérivés de la tryptamine sur la liste des stupéfiants. Leur production, vente et usage sont interdits à compter du 10 juin 2026. Source : le quotidien du pharmacien.
52 % des femmes sont confrontées régulièrement à des symptômes douloureux en France contre 28% des hommes, selon un sondage Odoxa pour Haleon auprès de 3.020 adultes. De plus, 71% des femmes ressentent des douleurs supérieures à 7/10, contre 52% des hommes. 70 % que la prise en charge par les professionnels de santé intervient trop tardivement. Une lacune à combler, pour laquelle les patientes se tournent préférentiellement vers le pharmacien d’officine, perçu comme le professionnel de santé le plus accessible (84 % des Français) et le plus apte à proposer une réponse rapide (69 % des Français). Réciproquement, 94 % des pharmaciens interrogés se disent prêts à étendre leurs missions pour mieux prendre en charge la douleur des femmes spécifiquement. Source : le quotidien du pharmacien.
L’épisode de canicule précoce de fin mai 2026 a entraîné une hausse significative des recours aux soins d’urgence, selon le bilan de Santé publique France publié le 5 juin. Entre le 22 et le 26 mai, 411 passages aux urgences et 253 consultations SOS Médecins ont été recensés pour hyperthermies, déshydratations, hyponatrémies et malaises. Le 29 mai, les hospitalisations après passage aux urgences ont atteint 231 en une journée, dont 49 patients en soins intensifs ou réanimation depuis le 22 mai. Toutes les tranches d’âge ont été touchées, précise Le Quotidien du Pharmacien.
– 23 % : c’est la baisse, en 2025, des pénuries de médicaments aux Etats-Unis, selon l’US Pharmacopeia (USP). Toutefois, leur durée est en augmentation. Plus de 64 % des médicaments actuellement en pénurie sont indisponibles depuis plus de trois ans, et 39 % le sont depuis plus de cinq ans.
Le Sénat a examiné cette semaine la proposition de loi transpartisane portée par le député socialiste Guillaume Garot, adoptée à l’Assemblée nationale en avril 2025, qui vise à réguler l’installation des médecins libéraux et salariés. Concrètement, toute nouvelle installation serait soumise à l’aval des agences régionales de santé et conditionnée au départ d’un confrère dans les zones bien pourvues, note Le Figaro. Mais la commission des affaires sociales du Sénat a déjà jugé cette solution « ni efficace ni appropriée » et le gouvernement ne semble pas pressé d’accélérer le calendrier. La ministre de la Santé Stéphanie Rist avait voté contre ce texte lorsqu’elle était députée, le qualifiant de « recette pour signer la mort de la médecine de ville ». Si le nombre de médecins spécialistes a globalement progressé, à 137.000 au 1er janvier 2025 contre 126.000 en 2020, soit 200 pour 100.000 habitants, la répartition territoriale reste en effet inégale. La Gironde ou le Bas-Rhin atteignent 250 médecins pour 100.000 habitants quand la Mayenne n’en compte que 86,4. Pour en savoir plus : https://www.egora.fr/actus-pro/acces-aux-soins/le-senat-vote-la-regulation-de-linstallation-des-medecins
Près d’un salarié du privé sur trois a été arrêté au moins une fois en 2025, selon la dixième édition du baromètre annuel de Malakoff Humanis. Le taux d’absentéisme s’établit à 4,3%, soit 4,3 jours d’absence pour 100 jours calendaires, en hausse de 25,5% par rapport à 2019. Les indemnités journalières dans le secteur privé ont de leur côté atteint 17,9 milliards d’€ en 2025, soit une progression de 45% depuis 2019. Les troubles psychologiques (dépression et burn-out en tête) en sont le premier motif, représentant 37,8% des arrêts de plus de 30 jours, soit une hausse de 25% par rapport à 2020. Cette surreprésentation est particulièrement marquée chez les femmes (36,9% contre 28,7% chez les hommes) et les cadres (44,4% contre 32,5% chez les non-cadres). Les troubles musculosquelettiques constituent le second motif d’arrêts longs, à 21,6% et jusqu’à 28,8% dans l’industrie. Source : le quotidien du médecin.
Le 5 juin 2026, Stéphanie Rist, ministre de la Santé, a présenté un plan d’actions devant les urgentistes réunis en congrès à Paris. Le cœur du dispositif : réorienter les patients dont la pathologie relève de la médecine de ville. Le chiffre est connu : 30 à 40 % des passages aux urgences sont évitables. L’objectif affiché est de 4 millions de passages en moins. La mesure la plus notable : à partir de l’automne 2026, une centaine de services d’urgences fragiles passeront en régulation systématique pérenne. L’accès ne sera plus libre. Les patients devront appeler le 15 ou être réorientés vers une maison de santé à proximité. Du côté des urgentistes, le diagnostic est différent. Pour 87 % des 500 professionnels interrogés par le syndicat Samu Urgences de France, le vrai problème n’est pas le flux de patients. C’est le manque de lits d’aval, qui contraint les médecins à garder des malades sur brancards pendant des heures, parfois des jours. Source : Libération.
Selon les projections démographiques de l’Insee publiées lundi, la France comptera 21 millions de personnes de plus de 65 ans en 2070, contre 15,3 millions aujourd’hui, et 8,9 millions de plus de 80 ans, rapportent Les Echos. Le nombre de centenaires sera multiplié par quatre. L’espérance de vie à la naissance atteindra 89,5 ans pour les femmes et 86,7 ans pour les hommes. Ce vieillissement inéluctable va profondément déséquilibrer le rapport entre actifs et inactifs: le ratio de personnes de plus de 65 ans pour 100 personnes en âge de travailler passera de 40 aujourd’hui à 62 en 2070, mettant en péril un modèle de protection sociale fondé sur l’équilibre entre cotisants et bénéficiaires.
Les Echos se sont penchés sur la transformation du groupe Vidal, référence centenaire de l’aide à la prescription médicale, qui revendique près d’un médecin français sur deux parmi ses utilisateurs. Depuis l’arrêt de son célèbre dictionnaire papier en 2019, le groupe a opéré une transformation numérique complète, passant d’un chiffre d’affaires 100% papier à un chiffre d’affaires 100% numérique, pour atteindre 100 millions d’€ en 2025. Dernière innovation, le lancement au printemps 2026 de RecoFlow, un assistant d’intelligence artificielle conçu comme un arbre décisionnel interactif guidant les médecins vers les recommandations thérapeutiques les plus récentes. Fruit de dix ans de recherche, l’outil s’appuie sur la technologie du français Mistral, alimentée par les données accumulées par Vidal depuis plus d’un siècle.
Le Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance-maladie (HCAAM) a publié ce mardi un rapport d’alerte sur les dépassements d’honoraires des médecins spécialistes libéraux, rapporte Libération. Sans réforme, ils pourraient dépasser les 10 milliards d’€ par an en 2040, contre 4,3 milliards en 2024. « Il est urgent d’agir », insiste Yann-Gaël Amghar, président du HCAAM. « Aujourd’hui, 56% des praticiens exercent en secteur 2, avec liberté tarifaire. Mais plus que la photo, c’est le film qui est inquiétant. Sans régulation, à comportement constant, ils seront 90% en 2040. Cela préfigure, à terme, une quasi-disparition des médecins en secteur 1, dont les tarifs sont opposables. »
Dans une tribune publiée par Les Echos, l’économiste Pierre-Yves Geoffard plaide pour une décentralisation de la prévention en santé, dont les dépenses ne représentaient que 2,3% de la dépense totale de santé en France en 2023, contre plus de 5,5% au Royaume-Uni. « L’ensemble de la prévention ne peut faire l’économie d’une prise en compte fine des inégalités sociales de santé; et il faut adapter les stratégies de prise en charge d’un territoire à l’autre, selon leur population. »
Sigma Healthcare, propriétaire australien de l’enseigne Chemist Warehouse, a confirmé mercredi être en discussions préliminaires pour acquérir Boots, le géant britannique de la pharmacie de détail. L’opération valoriserait Boots à environ 10 milliards de $. D’autres candidats au rachat seraient également en lice, dont la famille milliardaire canadienne Weston, selon le Financial Times. Boots compte plus de 1.800 points de vente au Royaume-Uni et est actuellement contrôlé par le fonds de capital-investissement américain Sycamore Partners, qui envisageait jusqu’ici une introduction en Bourse à Londres. Au Royaume-Uni, Sigma vient d’acquérir le mois dernier 75% de Greenlight Healthcare, chaîne de 22 pharmacies londoniennes, pour y implanter l’enseigne Chemist Warehouse. Une acquisition de Boots lui permettrait d’atteindre d’emblée une taille critique sur le marché britannique. Source : les échos.
Depuis mars 2026, la loi Rixain impose aux entreprises françaises d’au moins 1.000 salariés de compter 30% de femmes parmi leurs cadres dirigeants et instances de direction, un seuil qui devra atteindre 40% en mars 2029. Source : Le Monde.
Un projet d’arrêté vient fixer les modalités de rémunération des étudiants stagiaires, applicable à compter de la prochaine rentrée universitaire. Le texte prévoit que la part prise en charge par l’Assurance maladie ne soit versée qu’à la fin du stage et sur justificatif. Soit 3 600 euros par stage à avancer par les pharmaciens… Source: pharm-enews.fr
Dans une vidéo publiée sur LinkedIn et les réseaux sociaux, Antoine Prioux et Eliza Castagné, pharmaciens installés sur le plateau de Millevaches, en Haute-Corrèze, dénoncent la confirmation en appel de leur suspension d’exercice de six mois pour avoir dispensé des médicaments à l’unité. Ils appellent désormais leurs confrères à les rejoindre. Source : le moniteur des pharmacies.
Chaque fermeture d’officine prive les habitants d’un service de santé de proximité, mais elle retire aussi au territoire un acteur économique majeur. Aujourd’hui, 62 % des communes françaises ne disposent plus d’aucun commerce, selon l’Insee, contre 25 % en 1980. En 2025, une officine française enregistrait en moyenne 1 199 passages en caisse par semaine (chiffre Iqvia), soit près de 170 visites quotidiennes. Source : le moniteur des pharmacies.
Le marché de l’alternance se porte moins bien (-12 % en 2025), mais la pharmacie continue d’attirer les candidats, essentiellement des préparateurs. C’est l’un des enseignements du dernier Baromètre Hellowork de l’alternance. Source : le quotidien du pharmacien.
La DGS a confirmé que les pharmaciens étaient bien autorisés à prescrire et administrer les vaccins Bexsero® et Trumemba® aux personnes entre 15 et 24 ans, selon les schémas préconisés dans le calendrier vaccinal en vigueur. Pour en savoir plus : https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/vaccination-contre-les-meningocoques-b-que-peuvent-faire-les-pharmaciens
GROUPEMENTS
Sept enseignes de pharmacie au palmarès des marques milliardaires
Le classement 2 026 des enseignes « milliardaires » publié par Olivier Dauvers confirme l’essor des réseaux officinaux. Sept groupements franchissent désormais le seuil symbolique du milliard d’euros de chiffre d’affaires sous enseigne, avec une croissance moyenne de 15 % en 2025. Parmi les réseaux les mieux classés figurent Giphar, 30e du classement général avec 2,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires sous enseigne, et Elsie Santé, 31e avec 2,4 milliards d’euros. Aprium Pharmacie complète le podium officinal avec 2,1 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Suivent Giropharm (1,625 milliard d’euros), PharmaBest (1,5 milliard d’euros), Pharmacie Lafayette (1,462 milliard d’euros) et Apothical, qui franchit cette année le seuil du milliard d’euros. À elles seules, ces sept enseignes totalisent près de 12,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Mention spéciale pour Apothical, qui entre cette année au classement. Son positionnement : les pharmacies « géantes ». 134 officines, une surface de vente moyenne de 400 m², des équipes allant jusqu’à 50 collaborateurs. L’une d’entre elles, dans le centre commercial Cap 3000 à Nice, atteint 3 500 m² de surface et 100 millions d’euros de chiffre d’affaires.
Sources : le quotidien du pharmacien, le moniteur des pharmacies.
Jean–Claude Pothier réélu à la tête d’Apsagir et de DPGS
Jean-Claude Pothier a été réélu les 2 et 9 juin à la tête des deux structures. Cette réélection est avant tout celle d’une équipe pour lui et d’un projet collectif au service des pharmaciens. Il a affirmé : « Ensemble, nous avons renforcé la place des pharmaciens indépendants, développé des projets utiles au réseau et défendu avec conviction les intérêts de nos adhérents. Cette confiance renouvelée est avant tout une reconnaissance du travail collectif accompli et de la vision que nous partageons pour l’avenir de nos pharmacies ».
Lien vers le post : https://fr.linkedin.com/posts/jean-claude-pothier-08ab7297_%C3%AAtre-soi-et-%C3%AAtre-vrai-depuis-toujours-activity-7470266356886810624-P6Ki
NOMINATION
Jean-François Brochard élu à la présidence du Leem
Jean-François Brochard, directeur général de Roche Pharma France, a été élu président du Leem, pour un mandat de trois ans. Il succède à Thierry Hulot, dans un contexte complexe pour la représentation de l’industrie pharmaceutique en France, avec la récente création d’Initiative Pharma, MedFrance et de l’Alliance des médicaments abordables (Alma). Agé de 59 ans, Jean-François Brochard a un parcours de plus de 30 ans dans l’industrie pharmaceutique à dimension internationale. Il a notamment exercé des fonctions de direction générale en Belgique et en France chez GSK, après des postes au Mexique, aux Etats-Unis et aux Philippines. Il dirige Roche Pharma France depuis mai 2018 et siège au Conseil d’administration du Leem depuis 2019, où il présidait la commission du financement et de la régulation (CFR), pilotant des initiatives sur l’évolution du système de santé et la structuration de la régulation sectorielle.
Lien vers le communiqué de presse : https://www.leem.org/presse/jean-francois-brochard-elu-president-du-leem-et-composition-du-nouveau-bureau
AILLEURS
Japon : le Parlement adopte une loi pour augmenter le reste à charge des médicaments OTC lorsqu’ils sont prescrits par un médecin
A partir de mars 2027, les patients devront acquitter une participation supplémentaire de 25% sur quelque 1.100 produits, avant application du taux habituel de remboursement. Pour un antihistaminique prescrit sur 30 jours, le coût passerait ainsi de 540 à 855 yens, contre 1.000 yens (5,37 euros) pour l’équivalent en vente libre. La mesure vise à freiner la hausse des cotisations d’assurance-maladie pour la population active. Les personnes atteintes de maladies chroniques, les enfants et les foyers à faibles revenus en seront exemptés. La même loi étend en revanche la couverture de l’assurance-maladie publique aux frais d’accouchement, jusqu’ici non remboursés, une réforme qui devrait entrer en vigueur dans les deux ans. Source : Japan Times.
L’Allemagne commercialise un traitement dérivé du cannabis
Le laboratoire Vertanical a obtenu une autorisation de mise sur le marché en Allemagne pour Exilby, son traitement dérivé du cannabis. C’est le premier traitement à base de cannabinoïdes à être commercialisé contre les lombalgies chroniques à composante radiculaire en Europe. En France, le cannabis thérapeutique est encore au cœur d’une expérimentation commencée en 2021 pour les patients souffrant de maladies graves, notamment le cancer, les épilepsies pharmacorésistantes ou les douleurs neuropathiques réfractaires. À l’origine prévue pour s’achever fin décembre 2024, elle a été prolongée pour les personnes déjà suivies. Fin mars 2026, la ministre de la Santé Stéphanie Rist a signé la lettre de couverture garantissant la continuité d’accès au cannabis médical pour les quelque 750 patients concernés, en attendant sa généralisation éventuelle. Son remboursement par l’assurance-maladie, lui, est suspendu à l’avis de la Haute Autorité de santé (HAS), prévu pour l’automne 2026.
Source : le quotidien du pharmacien.
