ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES
ROSP, tiers payant contre biosimilaire, aides aux officines : les nouveaux arbitrages dévoilés
Une Commission paritaire nationale (CPN), réunion qui permet aux syndicats et à l’Assurance maladie de faire le point régulièrement sur la mise en œuvre de la convention, s’est tenue au siège parisien de la Caisse nationale le 17 juin. Les représentants de la profession ont communiqué immédiatement à son sujet, mettant en avant plusieurs avancées. Dans un message vidéo posté directement sur les réseaux en sortant de la réunion, le président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), Philippe Besset, a ainsi annoncé que la Rémunération sur objectifs de santé publique numérique (ROSP) sera enfin payée lundi. Toujours concernant la ROSP, Philippe Besset fait état d’évolutions possibles au sujet du taux de 95 % de feuilles de soins électroniques que doivent atteindre les pharmaciens pour obtenir la rémunération maximale prévue pour cet indicateur. 847 pharmacies ont été identifiées comme fragiles et vont prochainement être contactées pour monter le dossier qui leur permettra d’avoir 20 000 euros d’appui pendant deux ans », a-t-il annoncé.
Lien vers la vidéo : https://fr.linkedin.com/posts/fspf_pharmaciens-activity-7473047824520314880-wbzH
Le pharmacien, une plus-value dans la télésurveillance des patients sous thérapie anticancéreuse orale
Le pharmacien clinicien apporte une plus-value dans le suivi par télésurveillance des patients sous thérapie anticancéreuse orale, selon un retour d’expérience du centre hospitalier (CH) de Cannes, présenté au congrès Hopipharm, organisé par le Syndicat national des pharmaciens des établissements publics de santé (Synprefh) fin mai à Montpellier. « Pour les patients à domicile, entre deux consultations, c’est un peu ‘l’angle mort' », a-t-il imagé. Dans le cadre du déploiement de consultations pharmaceutiques au sein d’un hôpital de jour spécifique, la télésurveillance a été mise en place pour renforcer le suivi ambulatoire des patients. Depuis fin 2024, le suivi des thérapies orales par la télésurveillance, au CH de Cannes, est assuré par un pharmacien, tandis que celui des thérapies intraveineuses est réalisé par une infirmière d’annonce.
Source : tic pharma.
Intelligence artificielle en santé : la HAS publie des repères pour les usagers
L’IA générative en santé peut aider… mais elle n’est pas toujours fiable et ne remplace jamais un professionnel. La Haute Autorité de santé (HAS) publie des repères pour les usagers.
Pour en savoir plus : https://www.has-sante.fr/jcms/p_4092354/fr/intelligence-artificielle-en-sante-la-has-publie-des-reperes-pour-les-usagers
Téléconsultation, OSyS, TROD : l’officine gagne sa place dans le réseau France santé
Une circulaire interministérielle du 16 juin 2026 ouvre la porte à l’intégration des pharmacies d’officine au sein du réseau France santé. Réservée aux zones les moins dotées en médecins généralistes, cette reconnaissance pourrait renforcer le rôle des pharmaciens dans l’accès aux soins de premier recours. Sans financement spécifique à ce titre toutefois, les officines devront s’appuyer sur les leviers déjà prévus par la convention pharmaceutique.
Lien vers l’article :
Le gouvernement veut baisser le remboursement de la « Sécu » sur les actes médicaux
Le gouvernement envisagerait de relever dès cet été le ticket modérateur sur les actes médicaux. Une mesure qui transférerait une partie des dépenses de l’Assurance maladie vers les complémentaires santé, avec le risque de nouvelles hausses de cotisations pour les assurés. Cette mesure vise à réaliser plusieurs milliards d’euros d’économies pour freiner la dérive du déficit de la branche maladie de la Sécurité sociale.
Source : le moniteur des pharmacies.
L’Assemblée nationale enquête sur la financiarisation
Pour la première fois, une commission d’enquête parlementaire consacre plusieurs développements à la financiarisation des professions réglementées. Dans un rapport de 232 pages publié le 9 juin 2026, les députés dénoncent l’entrée croissante des fonds d’investissement dans le secteur de la santé et proposent un durcissement inédit des règles applicables aux structures détenues ou financées par des investisseurs financiers. Un signal politique fort pour les officines.
Lien vers le rapport : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/rapports/cefonspe/l17b2903-ti_rapport-enquete#_ftn75
La réforme de l’Agence du DPC présentée par le ministère de la Santé provoque un tollé chez Les Libéraux de Santé
Après l’annonce de la fermeture de l’ANDPC par le ministère de la Santé en novembre dernier, la répartition de ses différentes missions auprès d’autres opérateurs de l’État se précise. Mais, pour Les Libéraux de Santé (LDS), les pistes évoquées sont « inacceptables », car elles vont exclure les professions libérales de santé « du pilotage opérationnel et financier de leur propre formation continue ».
Lien vers l’article : https://lepharmaciendefrance.fr/linacceptablereforme/
Déclaration obligatoire des médicaments essentiels : un projet soutenu par les deux syndicats
Le dispositif de déclaration des stocks et flux de médicaments essentiels (notamment par le pharmacien d’officine), décrié par l’Union des pharmacies groupées de France (UPGF), obtient le soutien des deux syndicats représentatifs de la profession, la FSPF et l’USPO. Ces derniers voient cet outil comme un gain de temps et un levier de transparence. Toutefois, il est loin d’être opérationnel.
Source : le quotidien du pharmacien.
CHIFFRES
En 2025, les officines ont enregistré une croissance de 2,1 % de leur marge administrée (missions Covid comprises), soit 159 millions d’euros, selon les chiffres communiqués le 3 juin aux syndicats représentatifs de la profession par les services de l’assurance-maladie, dans le cadre de l’observatoire de l’économie. Ce volume, supérieur à ceux enregistrés en 2024 et 2023, n’est cependant pas suffisant pour compenser la hausse des salaires et l’inflation subie l’année dernière, comme le remarque Guillaume Racle, co-président Ardennes-Marne de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO). Et surtout, souligne Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), ce sont 38 millions d’euros de moins que ce que prévoyait l’avenant conventionnel. En 2024, déjà, l’objectif de l’avenant 1 avait été raté à 22 millions d’euros près. Source : le quotidien du pharmacien.
Un tiers des pharmacies propose la téléconsultation à leurs patients. Tablette, borne, cabine… En moyenne, ces pharmacies ont réalisé 234 consultations en 2025, soit 4 à 5 par semaine. Mais en y regardant de plus près, cette moyenne cache de grandes disparités : la plupart en font autour de 160 par an (médiane), en hausse de 16 % par rapport à 2024, tandis qu’une poignée (5 %) très active en effectue plus de 719 par an, soit 14 par semaine. À partir de quel seuil, cette activité serait-elle rentable ? « Ce qui est sûr c’est qu’à 5 téléconsultations par semaine, on a du mal à amortir l’investissement », estime Emmanuel Leroy, expert-comptable, associé Leader national santé du cabinet Rydge Conseil. De nombreux facteurs entrent en jeu et il vaut mieux le savoir avant de signer un crédit-bail sur cinq ans. » Source : le quotidien du pharmacien.
Au 1er janvier 2026, 75 731 pharmaciens étaient inscrits à l’Ordre, toutes sections confondues (+0,9 % en un an). L’âge médian est passé à 45 ans, avec 32,6 % de moins de 40 ans (contre 23,5 % il y a dix ans). La profession reste majoritairement féminine (67,6 %). Côté officines, 245 fermetures ont été enregistrées en 2025. La France compte désormais 19 990 officines (dont 19 381 en métropole), soit 29 pour 100 000 habitants. Parmi les fermetures, 42 % concernent des officines dont le chiffre d’affaires se situe entre 500 000 et 1 million d’euros. Fait notable : 8 % touchent des officines de plus de 2 millions d’euros de CA. Pour en savoir plus : https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/la-demographie/les-pharmaciens-panorama-au-1er-janvier-2026
Le nombre de pharmaciens diplômés à l’étranger exerçant en France a plus que doublé en dix ans, passant de 1.170 en 2015 à 2.600 en 2025, soit une hausse de 125%, selon le panorama annuel de l’Ordre national des pharmaciens. Parmi eux, 1.990 sont titulaires d’un diplôme européen, principalement obtenu en Belgique, Roumanie et Espagne. Cette évolution intervient alors que l’Observatoire national des professions de santé doit déterminer le nombre de pharmaciens à former d’ici la fin de la décennie, en intégrant l’évolution des produits de santé, les transformations numériques, les attentes des patients et les enjeux d’accès aux soins selon les territoires, note franceinfo.
1,22 million d’euros. C’est le prix moyen de cession d’une pharmacie en France en 2025, selon une étude d’Altares, qui note un léger tassement de 1% sur un an. Le marché reprend des couleurs avec 842 transactions enregistrées, en hausse de 6,2% après un recul de 5,7% en 2024, note Le Moniteur des Pharmacies. Par ailleurs, les officines rurales affichent une attractivité comparable aux pharmacies urbaines, sans écart de prix significatif.
Aucun décès par cancer du col de l’utérus n’a été enregistré en Angleterre entre 2020 et 2024 chez les femmes de 20 à 24 ans, selon une étude publiée le 18 juin dans le Lancet par Cancer Research UK et l’université Queen Mary de Londres. Ce résultat est directement attribué à la vaccination contre les papillomavirus humains (HPV), introduite pour les filles en 2008 et pour les garçons en 2019, note l’HuffPost. Au total, 200 décès ont été évités depuis l’introduction du vaccin. L’étude suscite néanmoins une alerte, alors que la couverture vaccinale a baissé ces dernières années en Angleterre, tombant à 75,5% chez les filles en 2024-2025.
Devant les dirigeants du Medef, le Premier ministre Sébastien Lecornu a désigné l’assurance-maladie comme le « sujet majeur » du budget 2027 qui ne peut « pas attendre la présidentielle ». Il entend mettre au « débat » deux questions: le remboursement de médicaments « qui ne servent plus à grand-chose » et le coût des arrêts maladie, « mère de toutes les batailles ». Sébastien Lecornu a également parlé timing devant le patronat en mettant en garde contre l’absence de budget qui « conduirait à un déficit à 6 ou 7% », contre 5% envisagé. Source : Egora.
Les vagues de chaleur ont causé en moyenne 5.398 morts par an en France entre 2017 et 2022, selon un rapport d’Oxfam, réalisé à partir des données de Santé publique France. Le changement climatique augmente significativement le risque d’insuffisance rénale aiguë (+70% lors des canicules de plus de sept jours), d’infarctus du myocarde (+7% lors des journées les plus chaudes) et d’AVC (+3,8% par degré supplémentaire au-delà du seuil local optimal), note Libération. Les fumées de feux de forêt, dont les particules fines sont dix fois plus nocives que celles d’autres sources de pollution, sont responsables de 2.830 morts supplémentaires par an.
La réforme de l’entrée dans les études de santé, attendue pour la rentrée 2027-2028, n’intégrera pas de voie d’accès direct à la filière pharmacie via Parcoursup, contrairement à ce que réclament depuis plusieurs années les doyens des facultés de pharmacie. Les étudiants devront d’abord intégrer le cursus commun avant d’exprimer leur intérêt pour les études pharmaceutiques. Une solution qui « manque de courage politique et n’améliorera pas l’attractivité de la filière », dénonce Vincent Lisowski, président de la Conférence des doyens. Source : Le Moniteur des Pharmacies.
Avec plus de deux millions de vœux formulés sur Parcoursup en 2026, les formations en santé représentent plus de 20% des choix des néo-bacheliers, constate L’Etudiant. Le PASS (parcours accès santé spécifique) arrive en tête de toutes les formations avec 8,9% des vœux, suivi de près par le diplôme d’Etat infirmier au même niveau, tandis que les LAS (licences accès santé) représentent 4,3% des vœux supplémentaires.
53 départements français sont placés en vigilance orange canicule ce vendredi, selon Météo-France. Le ministère de la santé a adressé jeudi un message aux professionnels de santé pour les inviter à sensibiliser leurs patients, surtout les plus fragiles, aux risques ainsi qu’aux recommandations de prévention.
Sur la période cumul mobile à mars 2026, le marché des solaires en pharmacie atteint 259,8 millions d’euros de chiffre d’affaires, en hausse de 15,7 % par rapport à l’année précédente. Cette croissance est principalement portée par les volumes (+14,7 %), le prix moyen étant globalement stable à 17,04 € (+0,9 %). Le marché reste relativement concentré : les cinq premiers laboratoires cumulent plus de 62 % des ventes en valeur, tout en laissant place à une concurrence dynamique. Avene reste n° 1 avec 62,4 M€ (+14,4 %), devant La Roche Posay (33,9 M€, +8,5 %). SVR se distingue fortement avec 32,7 M€ (+52,7 %), devant La Rosée (20,1 M€, +16,9 %) et Nuxe (14,1 M€, +21,5 %). Source : La revue pharma.
Les laboratoires Novalac rappellent un lot de lait infantile Allernova AR, à la suite de 11 signalements d’effets indésirables digestifs chez des nourrissons. D’après le fabricant, ce lot aurait été chauffé trop longtemps pendant la production, d’où une couleur et une odeur inhabituelles. Les analyses ne montrent cependant pas de présence d’agent pathogène, selon les autorités sanitaires. Pour en savoir plus : https://rappel.conso.gouv.fr/fiche-rappel/22555/Interne
À partir du 1er septembre 2026, la durée des arrêts de travail sera limitée à 31 jours, comme le prévoit la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026. Un second décret, publié le même jour, limite à 4 ans la durée maximale de versement des indemnités journalières en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle. « En cas d’interruption suivie de reprise du travail, l’indemnité journalière peut être servie pendant une nouvelle période d’une durée maximale de quatre ans, si l’activité a été reprise pendant une durée d’au moins un an. L’assuré atteste sur l’honneur la date de reprise d’activité », précise le décret. Source : le quotidien du pharmacien.
Le remboursement de Mounjaro et Wegovy dans l’indication obésité sévère est possible depuis ce lundi 15 juin. Ce remboursement est soumis à certaines conditions et ne concerne que les adultes avec un IMC initial ≥ 40 kg/m² ou un IMC initial ≥ 35 kg/m² associé à au moins une comorbidité sévère. Source : le quotidien du pharmacien.
Les pharmaciens doivent effectuer deux déclarations obligatoires avant le 30 juin : la déclaration de l’activité globale pour 2025 et la déclaration des actions de DPC. Source : le quotidien du pharmacien.
La Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) Ouest Gironde a lancé en 2025, en partenariat avec l’USPO (Union des syndicats de pharmaciens d’officine), une expérimentation inédite sur la rhinite et rhino-conjonctivite allergique. Après avoir généralisé les protocoles angine et cystite, le collectif franchit une nouvelle étape. Sept officines volontaires ont appliqué un arbre décisionnel clinique validé par le CNP (Conseil national pharmaceutique), permettant au titulaire ou à l’adjoint de diagnostiquer une rhinite allergique non compliquée et de délivrer un traitement, y compris des médicaments habituellement soumis à prescription médicale obligatoire (PMO). Les résultats sont encourageants. Sur la période d’avril à septembre 2025, 115 actes ont été dispensés conformément aux recommandations du protocole, sans réorientation vers un médecin ni effet indésirable rapporté (USPO, novembre 2025). Lien vers l’article : https://pharmapex.fr/actualites/rhinite-allergique-au-comptoir-la-mission-qui-travaille-pour-rien
L’association Médecins Solidaires lance une campagne nationale pour recruter des médecins généralistes volontaires prêts à consacrer une semaine par an à des consultations dans les déserts médicaux. Fondée en 2022 par le Dr Martial Jardel, l’association revendique aujourd’hui près de 1.000 médecins engagés et vient d’inaugurer son 14e centre de santé.
L’association Stop aux violences obstétricales et gynécologiques (StopVOG) publie les résultats de la première enquête nationale sur le consentement en gynécologie, menée auprès de 10.152 personnes. Les chiffres sont alarmants: 80,9% des répondantes rapportent au moins une atteinte à leur consentement lors de consultations gynécologiques, 88% attestent d’un manque de respect de leur intimité, et 84,6% estiment difficile de refuser un examen proposé par un soignant, même si l’information délivrée est souvent insuffisante. Sur la contraception, seulement 37% indiquent avoir reçu des informations sur au moins quatre méthodes différentes.
32 % : c’est la proportion de Français souffrant de « fatigue visuelle », soit plus de 10 millions d’actifs, selon un baromètre OpinionWay pour l’Association nationale pour l’amélioration de la vue (Asnav), publié à l’occasion de la Semaine de la qualité de vie au travail. En cause: une moyenne de 12 heures par jour passées devant les écrans. Pourtant, 92 % des troubles visuels se résolvent après une consultation, mais seul un Français sur deux a réalisé un contrôle visuel dans l’année écoulée.
Le Royaume-Uni s’apprête à interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans, rapporte RFI. Le texte, inspiré du modèle australien adopté fin 2024, ciblera Snapchat, TikTok, YouTube, Instagram, Facebook et X, et devrait entrer en vigueur au printemps 2027. « Les réseaux sociaux rendent les enfants malheureux. Ils facilitent le harcèlement et les abus », a déclaré le Premier ministre Keir Starmer, qui s’appuie sur une consultation nationale ayant recueilli plus de 116.000 contributions, dont neuf parents sur dix favorables à la mesure.
Six mois après l’entrée en vigueur en Australie de l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans, les premiers bilans sont contrastés. Si 61% des parents australiens déclarent des améliorations dans le comportement de leurs enfants (davantage d’interactions sociales en physique, meilleure relation parents-enfants), deux parents sur cinq signalent aussi des effets négatifs: inégalités numériques accrues, migration vers des plateformes moins réglementées et réduction des liens sociaux en ligne. Source : Les Echos.
Le directeur de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a annoncé le 18 juin 2026 que presque tous les passagers et membres d’équipage du MV Hondius, placés en quarantaine aux Pays-Bas, étaient autorisés à rentrer chez eux. L’épidémie de hantavirus liée au navire avait provoqué 12 cas confirmés, un cas probable et trois décès. Aucun nouveau cas n’a été signalé depuis le 2 mai. Source : Le Figaro.
Selon l’Observatoire de l’alimentation, les volumes de vente couverts par le Nutri-Score sont passés de 64 % en 2023-2024 à 63 % en 2025. C’est la première baisse depuis la création du dispositif. Plusieurs grandes marques se sont désengagées. Danone a retiré le logo de ses boissons lactées (Actimel, Danonino) et de ses desserts Danette. Bjorg lui a préféré le Planet-Score environnemental. Kellogg’s, racheté par Mars en Europe, a invoqué des contraintes logistiques. En réaction, plus de 100 députés de neuf groupes politiques ont cosigné une proposition de loi pour rendre l’affichage obligatoire. Une pétition a recueilli près de 65 000 signatures sur le site de l’Assemblée nationale. Source : Le Monde.
Toute dispensation de finastéride 1 mg, en initiation comme en renouvellement, est désormais conditionnée à la présentation d’une attestation annuelle d’information partagée, cosignée par le médecin et le patient. Jusqu’ici, cette obligation ne s’appliquait qu’aux initiations de traitement (depuis le 16 avril 2026). Elle s’étend désormais aux renouvellements. Sont concernés tous les génériques de Propecia : Arrow Lab, Bailleul, Biogaran, Cristers, EG, Sandoz, Teva, Viatris, Zentiva et Zydus France. L’attestation est valable un an, renouvelable.
Source : le quotidien du pharmacien.
4,8 millions. C’est le nombre record de boîtes jaunes pour déchets d’activités de soins à risques infectieux (DASRI) perforants distribuées par les pharmacies en 2025, en hausse de 10% en un an, selon le bilan de l’éco-organisme DASTRI. Au total, 1.276 tonnes de DASRI ont été collectées, avec un taux de collecte dépassant 85% en métropole, note Le Quotidien du Pharmacien.
Une quarantaine de cas de dermatophilose humaine, causée par la bactérie Dermatophilus congolensis, ont été identifiés en France, dont une trentaine à Lyon, selon Maxime Bonjour, médecin au CHU de Lyon et auteur d’une enquête épidémiologique publiée dans Emerging Infectious Diseases. Sept des neuf patients lyonnais étudiés avaient fréquenté un même sauna dans les jours précédant l’apparition des symptômes. Des cas ont également été recensés à Barcelone, Berlin, Stockholm et Tel-Aviv. « Tous les faisceaux d’indices tendent à dire qu’il y a eu au moins une transmission sexuelle. Ce serait la première fois que des articles scientifiques documenteraient des infections interhumaines avec cette bactérie », indique le médecin au Parisien.
Le dosage urinaire du cadmium est remboursé par la Sécurité sociale depuis ce mardi sur prescription médicale, à hauteur de 60% pour un acte à 27,50 €, avec prise en charge complémentaire d’un dosage sanguin en cas de taux élevé, rapporte Libération. Cette mesure, préconisée par la Haute Autorité de santé en 2024, ne concerne toutefois que les personnes résidant dans des zones reconnues comme polluées au cadmium, un périmètre jugé trop restrictif par plusieurs experts. En 2025, près de la moitié des adultes français présentaient des niveaux urinaires dépassant les valeurs de référence, selon l’Anses.
D’après une récente étude de Schneider Electric, 86% des hôpitaux publics connaîtront au moins une semaine supplémentaire de jours dépassant 30°C chaque été, avec quatre fois plus de nuits tropicales. Beaucoup d’établissements, construits il y a plusieurs décennies, ne sont pourtant pas équipés pour y faire face, note Le Parisien. « Au-delà d’un certain seuil thermique, ce ne sont pas uniquement les humains qui souffrent », prévient Baptiste Verneuil, auteur d’une étude sur l’impact des canicules sur les hôpitaux au sein de l’ONG Shift Project, rappelant que chaque degré supplémentaire au-dessus de 32 °C est associé à une hausse des complications et du temps de travail des soignants.
L’australien Sigma Healthcare a finalement renoncé à l’acquisition de la chaîne de pharmacies britannique Boots, jugeant l’opération non conforme à ses objectifs stratégiques et d’investissement en capital. Selon les analystes de Citi, Sigma tire de ce processus deux enseignements: la réaction défavorable du marché face à l’acquisition d’un acteur historique majeur sur un nouveau segment, et une meilleure connaissance du marché britannique et de son leader Boots. Le groupe avait envisagé cette opération comme un levier pour accélérer son expansion au Royaume-Uni, après sa prise de participation majoritaire dans Greenlight Healthcare en mai. Sigma réaffirme toutefois que la croissance internationale demeure un pilier stratégique clé. Source : Bloomberg.
La direction générale de la santé (DGS) a confirmé auprès de l’Ordre des pharmaciens que les pharmaciens d’officine sont bien autorisés à prescrire et administrer le vaccin contre le méningocoque B aux jeunes de 15 à 24 ans. La vaccination contre les méningocoques ACWY est également autorisée pour les 11 à 14 ans. En pratique, les pharmaciens peuvent utiliser trois vaccins ACWY : Nimenrix, Menquadfi et Menveo, en une dose unique pour les 11-14 ans.
C’est un niveau inédit. En six ans, le réseau officinal est passé de 36 milliards d’euros à 49 milliards. « Pourtant, l’économie des officines est dans le dur pour une grande partie d’entre elles », a souligné mercredi David Syr, directeur général du Gers Data, lors d’un webinaire consacré aux chiffres du marché pharmaceutique entre mai 2025 et juin 2026.
La coupe de 1 400 euros par contrat d’apprenti préparateur est confirmée pour la rentrée. Malgré l’alerte des syndicats, les CFA et les facultés verront bien leurs budgets amputés, menaçant l’offre de formation d’un métier déjà en manque chronique d’attractivité. Source : le moniteur des pharmacies.
Le Comité économique des produits de santé (CEPS) a décidé de baisser de 30 centimes le prix fabricant de la spécialité Sterdex®, médicament d’intérêt thérapeutique majeur, sans équivalent, à compter du 1er juillet prochain. Pour la FSPF, cette décision du CEPS concernant le Sterdex®, utilisé dans la prévention des complications d’opération de l’œil et le traitement de certaines infections oculaires, contredit les objectifs affichés du gouvernement sur la souveraineté sanitaire. Selon le syndicat, cette décision « coûtera plus d’un million d’euros à un laboratoire français, maintenant sa production en France, à Angers ou à Ploërmel ». Source : pharm-enews.fr
La spécialité Téralithe 250 mg est en rupture de stock, avec une remise à disposition prévue à la fin du mois de juin. Pour pallier cette indisponibilité, le laboratoire Delbert importe la spécialité Lithium Carbonate 250 mg tablets boîte de 100 comprimés pelliculés, du laboratoire anglais Essential Pharma. Les deux spécialités sont strictement identiques : « Les comprimés de la spécialité importée sont fabriqués en Grèce et ont la même composition en substance active et la même forme pharmaceutique », précise Delbert dans un courrier aux professionnels de santé.
Les personnes ayant reçu une prophylaxie pré-exposition (PrEP) injectable avec Apretude (cabotégravir) doivent attendre 24 mois après leur dernière injection avant de pouvoir donner leur sang, informe l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).
À moins de trois mois de son entrée en vigueur prévue le 1er septembre 2026, le remboursement des protections périodiques réutilisables pour les moins de 26 ans et les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire n’est toujours pas opérationnel. L’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) alerte sur un calendrier devenu très serré pour les industriels et les pharmacies. Pour en savoir plus : https://uspo.fr/protections-menstruelles-reutilisables-trois-ans-apres-lannonce-ministerielle-lurgence-est-desormais-de-rendre-la-mesure-applicable/
Avec 232 nouvelles adhésions enregistrées en 2025, Pharma Système Qualité (PHSQ) poursuit sa progression et fédère désormais 2 750 officines, soit près de 15 % du réseau officinal français. A noter, l’association se dote d’un nouveau président : Xavier Magne, titulaire à Mauguio (Hérault), engagé dans la formation des pharmaciens et l’interprofessionnalité, succède à Laetitia Hénin-Hible, qui occupait cette fonction depuis 2017. Source : le moniteur des pharmacies.
GROUPEMENTS
Groupements et indépendance : où se situe la limite ?
Absents du Code de la santé publique, mais omniprésents dans l’économie officinale, les groupements interrogent de plus en plus la profession. Où se situe la frontière entre accompagnement et perte d’indépendance ? À la lumière du rapport Igas-IGF, Emma Favre-Rochex, avocate au barreau de Lyon (Rhône), apporte son éclairage juridique sur un débat devenu central pour les pharmaciens. Extraits choisis : «Les groupements sont utiles à l’économie officinale, donc à la santé publique et aussi aux finances publiques : en achetant mieux on réduit les coûts, mais surtout on favorise le maillage territorial et la prévention. Il faut distinguer deux niveaux : l’indépendance professionnelle dans l’acte de dispensation et de conseil – cœur du statut de pharmacien, non négociable – et les choix d’organisation et de gestion de l’officine, où une forme de mutualisation pourrait être considérée comme acceptable. Ce qui me semble essentiel, c’est que pour être réellement indépendant, le pharmacien doit comprendre avec exactitude les engagements qu’il souscrit et à quelle liberté il renonce. »
Source : le moniteur des pharmacies.
Performances 2025 de la fédération Apsara
La fédération APSARA met en avant les performances de ses 260 pharmacies en 2025, avec un chiffre d’affaires supérieur à 500 millions d’euros et une hausse du CA moyen de +6,75%. Source : LPC.
Kare salud : première implantation en Espagne
Kare Santé annonce l’implantation de sa filiale Kare Salud et l’ouverture de sa première pharmacie Kare Salud à Madrid. Une étape clé qui marque le début de son développement sur le marché espagnol. Source : LPC.
NOMINATION
Nouveau délégué général de la Chambre syndicale de la répartition pharmaceutique
Arthur Arlaud, ancien Conseiller législatif du groupe Les Républicains à l’Assemblée, consultant senior de Vae Solis Communications été nommé délégué général de la Chambre syndicale de la répartition pharmaceutique (CSRP).
Pour en savoir plus :
