Actualités du 22 au 26 juin 2026

ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES

 

Négociations conventionnelles : c’est lancé !

Les syndicats représentatifs de la profession ont participé le 22 juin 2026 à une réunion avec le cabinet de la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, les directions concernées et la Caisse nationale de l’assurance-maladie, pour préparer l’ouverture des négociations conventionnelles. Le ministère a l’intention d’aller vite : la lettre de cadrage et l’enquête de représentativité des syndicats sont attendues dans les jours à venir et les groupes de travail se rencontreront tout l’été. Un premier avenant devrait être négocié à l’automne prochain. « Conformément à ce que l’USPO avait obtenu dans l’avenant n° 2 d’avril 2026, explique Pierre-Olivier Variot, président de l’USPO, cet avenant technique permettra d’avancer sur la valorisation des nouveaux actes, dans le cadre de l’intégration d’OSyS dans le droit commun, du dépistage de l’hypertension artérielle, du suivi du diabète ou encore des entretiens pharmaceutiques. » Il devra également « inclure la clause de revoyure », ajoute Philippe Besset. En parallèle, les travaux préparatoires aux discussions sur l’avenant structurel devraient démarrer début juillet, et se poursuivre pendant l’été, pour une négociation au début de l’année 2027. Elles porteront sur la refonte du modèle de rémunération officinal afin que celui-ci soit décorrélé des volumes. Des groupes de travail doivent démarrer dès le début du mois de juillet sur l’ensemble de ces sujets. Enfin, dans le prochain projet de loi de financement de la Sécurité sociale, discuté à l’automne 2026, la question de la place des groupements devrait être abordée. Dans le prochain budget de la Sécurité sociale, la FSPF demande leur reconnaissance juridique dans le code de la santé publique, avec un pharmacien responsable par groupement. L’USPO  a également évoqué la problématique des produits chers. Par ailleurs, le ministère a également annoncé l’ouverture très prochaine d’une enquête de représentativité.

Sources : le quotidien du pharmacien, USPO.

Lien vers la vidéo de Pierre-Olivier Variot, président de l’USPO : https://www.youtube.com/shorts/3YcjhIjmCbM

 

Proposition de loi portant mesures visant à lutter contre les excès de la financiarisation en santé

Thibault Bazin, député LR de la Moselle et rapporteur général de la commission des Affaires sociales, a déposé une proposition de loi le 23 juin 2026 à l’Assemblée nationale, visant à « Lutter contre les excès de la financiarisation en santé ». Il en est le seul signataire. Il cite explicitement la pharmacie comme l’une des situations les « plus préoccupantes » et évoque les « 156 officines qui ferment en moyenne, du fait des difficultés rencontrées par les pharmaciens pour s’installer, conséquence logique de la hausse du prix moyen d’acquisition des officines ». La proposition de loi est composée de 6 articles (dont un article de gage financier), comme suit :

  • Élargit le champ de la documentation devant être fournie aux différents ordres par les professionnels de santé et crée une cellule nationale d’appui aux ordres afin de leur permettre d’examiner les différents montages financiers existants et d’alerter sur les risques qu’ils posent en matière de déontologie.
  • Crée un registre permettant d’identifier les personnes physiques et morales détentrices de participations dans une ou plusieurs sociétés de participations financières de professions libérales et qui ont elles‑mêmes des participations au sein d’une société d’exercice libéral constituée pour l’exercice d’une profession de santé.
  • Encadre le recours aux actions de préférence et aux dispositions permettant à des investisseurs de bénéficier de droits économiques préférentiels.
  • Prévient les situations de retrait de capitaux apportés par des investisseurs dans SEL en inscrivant dans la loi une durée minimale d’investissement de sept ans.
  • Aligne sur le droit commun le régime de sanction applicable aux professionnels en cas de défaut de communication des documents au conseil de l’ordre.

La proposition de loi a été envoyée en commission des Affaires sociales. Elle n’est pour l’heure pas inscrite à l’ordre du jour.  A noter : on peut penser que, si la loi n’a pas le temps d’être examinée avant l’examen du PLFSS pour 2027, le député, qui est rapporteur général du PLFSS, pourrait être tenté de proposer les mesures de cet articles par amendement au PLFSS.

Source : BTA.

Lien vers la proposition :

 https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17b2956_proposition-loi

 

Le dispositif Demandez Angela se déploie dans les pharmacies

Toute administration, collectivité ou commerce, et notamment toute pharmacie, peut participer au dispositif Demandez Angela, qui permet aux personnes se sentant en insécurité, menacées ou harcelées dans l’espace public de trouver refuge dans un lieu sûr en utilisant cette phrase codée. Les établissements participant sont identifiables par un autocollant Ici demandez Angela apposé sur leur vitrine. Plusieurs officines se sont déjà engagées dans cette démarche. Par exemple, à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne), 8 pharmacies sur les 9 que compte la commune et 38 commerces ont rejoint le réseau. À Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), 7 officines y participent. À Lyon et Montpellier, elles sont des dizaines. L’Assurance-maladie participe aussi. Le dispositif sera généralisé à l’ensemble de ses accueils d’ici fin 2026.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Une liste de volontaires comme alternative à la clause de conscience sur l’aide à mourir ?

Alors que les députés examinent pour la troisième fois la loi sur l’aide à mourir, la question de la clause de conscience des pharmaciens revient sur la table. L’association Pharmaciens en conscience défend une solution intermédiaire : instaurer une clause de conscience, assortie d’une liste de pharmaciens volontaires. Ces derniers prendraient en charge la délivrance de la substance létale, à l’officine comme à l’hôpital. L’objectif serait de respecter la liberté de conscience de chaque pharmacien, garantie par la Constitution, sans entraver le parcours du patient.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Blisters, boîtes, notices : ce qui va changer pour les pharmaciens dès août

Le règlement européen sur les emballages et déchets d’emballages, le Packaging and Packaging Waste Regulation ou « PPWR » en abrégé est entré en vigueur le 11 février 2025, abrogeant la directive 94/62/CE relative aux emballages. Les exigences du PPWR s’appliqueront dès août. L’industrie pharmaceutique sera concernée et l’officine aussi, indirectement. Le PPWR aura principalement des répercussions indirectes pour les pharmaciens d’officine, déjà en partie familières avec le concept des 3R (Réduire, recycler, réutiliser). La refonte progressive des emballages des médicaments par les laboratoires entraînera l’apparition de nouveaux conditionnements (modification des dimensions des boîtes, des matériaux utilisés, de la présentation des notices ou encore des informations de tri), susceptibles de générer des interrogations chez les patients et un risque accru de confusion entre anciennes et nouvelles présentations d’une même spécialité.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

L’Académie nationale de pharmacie regrette l’abandon de l’accès direct à la filière pharmacie via Parcoursup

Le 25 juin 2026, l’Académie nationale de pharmacie a exprimé ses regrets. La réforme des études de santé ne retient pas l’accès direct à la filière pharmacie via Parcoursup. L’accès direct, c’est la possibilité de choisir la pharmacie dès le lycée, sans passer par la sélection commune. L’option avait pourtant été arbitrée favorablement par les ministres de la Santé et de l’Enseignement supérieur. L’Académie y voit une occasion manquée. Pour elle, l’accès direct est un levier d’attractivité, un moyen d’identifier tôt les étudiants motivés. Elle appelle les pouvoirs publics à revoir leur position.

Lien vers le communiqué de presse :

https://www.acadpharm.org/dos_public/CP___ABANDON_ACCES_DIRECT_A_PHARMACIE___VF.PDF

 

En cas de fraude, les pharmaciens encourent désormais un déconventionnement

Les pharmaciens fraudant l’assurance-maladie risquent de se voir exclus de la convention. Cette disposition est inscrite dans la nouvelle loi luttant contre la fraude sociale et fiscale publiée le 26 juin au « Journal officiel ». Les échanges entre les administrations, une mesure décriée par les Libéraux de santé (LDS), sont décloisonnés.

Lien vers l’article : https://www.lequotidiendupharmacien.fr/exercice-pro/en-cas-de-fraude-les-pharmaciens-encourent-desormais-un-deconventionnement

 

CHIFFRES

 

39 millions de Français ont été concernés par la vigilance rouge canicule le 23 juin 2026, dans 54 départements, selon Météo-France. Au total, plus de 90% de la population française s’est trouvé sous vigilance orange ou rouge. L’épisode est qualifié d' »exceptionnelle, similaire à celle d’août 2003″ qui avait fait près de 15.000 morts en France.

La vague de chaleur qui s’abat sur la France depuis plus d’une semaine pèse de façon grandissante sur le système de soins. A Paris, 25 arrêts cardiaques ont été recensés dans la seule journée de mercredi, contre « moins de dix habituellement », selon la ministre de la Santé, Stéphanie Rist. Les interventions des pompiers en Ile-de-France sont passées de 1.250 à plus de 2.100 par jour. Les appels au Samu ont augmenté de 15 à 20% en moyenne nationale, et de 40 à 50% dans certains départements, comme Paris ou le Val-d’Oise. Selon le bulletin de Santé publique France, plus de 650 passages aux urgences et 390 consultations SOS-Médecins liés à la canicule ont été enregistrés depuis le 22 juin, des chiffres proches des « pics historiques » des étés 2019 et 2025. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a déclenché de son côté le plan Orsan au niveau 3, le plus élevé, permettant de mobiliser la réserve sanitaire et de déprogrammer les consultations non urgentes pour libérer des lits. Sources : Le Figaro, Le Monde.

Au journal de 20 heures de France 2, le 24 juin 2026, la ministre de la Santé Stéphanie Rist a annoncé 100 millions d’euros en urgence. Objectif : financer climatiseurs et outils d’appoint dans les hôpitaux. Le constat de terrain est rude. À Nantes, certaines chambres atteignent 40 degrés. À Argenteuil, les équipes travaillent autour de 38 degrés. Beaucoup de bâtiments datent des années 1960-1970, mal isolés. Source : Le Monde.

Six projets d’antennes de pharmacie – les derniers – viennent de recevoir un avis favorable des autorités, portant le nombre total d’antennes expérimentées à 12 dans les territoires sous denses. L’expérimentation article 51 est menée jusqu’en 2029.

« Les chiffres sont impressionnants. En cinq ans, plus de 10 000 pharmacies ont disparu dans cinq grandes nations européennes », (L’Allemagne, le Royaume-Uni, la France, la Belgique et la Pologne) rappelle Antoine Collet. « Cette évolution a forcément des conséquences sur l’accès aux médicaments et aux services de santé pour les populations concernées. »

À 69 ans, Marie-Thérèse Dumas, titulaire de la pharmacie de Bellegarde-en-Marche, dans la Creuse, n’a pas trouvé d’acheteur pour reprendre son officine. Celle-ci baissera son rideau le 30 juin. Un phénomène récurrent dans ce département. Ce sera en effet la 11e pharmacie à disparaître en 6 ans. Source : le moniteur des pharmacies.

Alors que le Smic a rattrapé les 10 premiers coefficients de la grille le 1er juin 2026, des négociations visant la revalorisation du point officinal s’ouvriront dans la branche le 6 juillet. Source : le moniteur des pharmacies.

Une enquête menée dans le Grand Est auprès de 127 pharmacies apporte des données inédites sur la prise en charge des soins non programmés en officine. En seulement quatorze jours cumulés d’observation, près de 4 800 sollicitations ont été recensées. Des résultats qui relancent le débat sur la reconnaissance et la rémunération de cette mission de premier recours. Les orientations vers les urgences restent exceptionnelles, puisqu’elles ne concernent qu’environ 1 % des patients accueillis. La réponse apportée par le pharmacien est rapide, avec un temps moyen de prise en charge de huit minutes par demande. La quasi-totalité des pharmaciens interrogés (98 %) réclame désormais une reconnaissance et une rémunération dédiées à cette mission de premier recours. Source : le moniteur des pharmacies.

Selon une étude de l’Institut WifOR et de l’université de Columbia, publiée par la Fédération européenne des industries pharmaceutiques (EFPIA), chaque euro investi dans les médicaments innovants génère 5,67 € de bénéfices en Europe, soit un gain net de 467%. Sur la période 2014-2022, les 11,67 milliards d’€ investis dans de nouveaux médicaments auraient ainsi généré 66 milliards de retombées économiques, dont 9 milliards d’€ d’économies directes pour les hôpitaux, 38 milliards de gains de productivité et 19 milliards d’économies sur les soins informels. L’étude, portant sur 29 pays européens dans les domaines du cancer, du diabète et des maladies respiratoires, évalue aussi à 1,83 million le nombre d’années de vie perdues évitées avant 85 ans et à 20,9 millions la réduction des jours d’hospitalisation grâce aux médicaments innovants. Ces chiffres visent à convaincre les gouvernements européens de réviser leur approche.

Une étude de l’économiste Frédéric Bizard, commandée par l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes et rendue publique ce mardi, estime que la généralisation de l’accès direct à la kinésithérapie sans prescription médicale pourrait générer 14 milliards d’€ d’économies annuelles pour la société, dont 6,5 milliards pour l’Assurance-maladie. Pour la lombalgie seule, qui touche 84% des adultes sur leur vie entière, « le gain brut global de la kinésithérapie précoce est de 7.500 € par patient », dont 36 jours d’arrêt de travail évités en moyenne. L’étude pointe également l’enjeu de la prévention des chutes chez les personnes âgées, note Le Figaro.

La réforme du 3e cycle des études de pharmacie option officine sera effective dès la rentrée 2026-2027. La 6e année se composera désormais de deux stages, dont l’un devra être réalisé en priorité dans une zone caractérisée par une offre de soins insuffisante. Par ailleurs, l’agrément des maîtres de stage nécessite la création d’un statut de Maître de stage universitaire (MSU), ce qui suppose une évolution législative. Le contexte politique (composition de l’Assemblée nationale, approche de la présidentielle) rend cette avancée difficile. La Conférence nationale des doyens de pharmacie, présidée par Vincent Lisowski, vise une obtention de ce statut en 2027. Source : le quotidien du pharmacien.

Le groupe français Roquette, spécialiste des ingrédients d’origine végétale pour l’industrie pharmaceutique et alimentaire, a présenté le 17 juin un plan de restructuration prévoyant la suppression de 310 postes en France, soit environ 8% de ses 3.800 salariés sur le territoire. Le site historique de Lestrem (Pas-de-Calais), le plus grand du groupe en France, serait le plus touché. La direction mise sur des départs volontaires, des mobilités internes et des reclassements, et annonce en parallèle 89 créations de postes. Les syndicats, qui ont prévu une grève à partir du 23 juin, dénoncent des « erreurs stratégiques depuis 15 ans » – investissements industriels défaillants, dérapage des coûts de construction au Canada, acquisition jugée trop onéreuse de Qualicaps et fort endettement. Source : L’Usine Nouvelle.

Sanofi a officiellement inauguré le 16 juin son CryoPark à Montpellier. Cette infrastructure de stockage et distribution mondiale de produits biologiques à très basse température (entre -80 °C et -196 °C) est dédiée aux thérapies cellulaires, géniques et à ARN messager en cours de développement clinique. Ce projet représente un investissement de 6 millions d’€, dans le cadre d’un programme global de 25 millions en cinq ans consacrés à l’activité supply chain de lots cliniques à Montpellier, et de 130 millions sur l’ensemble du site sur la période 2022-2028. Sanofi est le seul groupe pharmaceutique en Europe à disposer de cette technologie cryogénique.

Sandoz a inauguré un centre de développement de biosimilaires à Ljubljana, en Slovénie, d’une superficie de 10.000 m², pour un investissement de 99 millions de $, et la création de 200 emplois scientifiques. Ce centre assure le développement complet de substances actives et de produits finis, en s’appuyant sur l’analyse avancée et la science des données. Il constitue le premier de trois projets d’investissement majeurs dans un plan global de plus de 1,1 milliard de $ en Slovénie, visant à créer un pôle européen intégré de développement et de fabrication de biosimilaires. Ce projet complète les futurs sites de Lendava (production de substances actives) et de Brnik (production stérile et conditionnement).

La directive européenne sur la transparence salariale, que la France aurait dû transposer en droit national le 7 juin, suscite une levée de boucliers patronale. Le texte oblige notamment les employeurs à publier des rapports sur les écarts de rémunération, à mentionner des fourchettes salariales dans les offres d’emploi et à justifier tout écart supérieur à 5% entre postes équivalents, sous peine de sanctions. Pour une entreprise de 1.000 salariés, le Meti évalue le coût de mise en conformité entre 300.000 et 500.000 €, classification des postes, refonte des systèmes informatiques, formation des équipes RH et ajustements salariaux compris. « C’est le summum de ce qu’on n’a jamais vu en termes de complexité », a dénoncé Patrick Martin, président du Medef.

15,6 % : c’est la part des dons d’organes réalisés par des donneurs vivants en France, loin de l’objectif de 20 % fixé par le Plan greffe 2022-2026, rappelle l’Agence de la biomédecine à l’occasion, ce lundi, de la Journée nationale du don d’organes.

Environ 90.000 personnes ont bénéficié d’un remboursement intégral de leur fauteuil roulant depuis la réforme sur leur prise en charge intégrale, entrée en vigueur le 1er décembre 2025. Mais l’engorgement des listes d’attente, qui peuvent atteindre plusieurs mois, et les taux de rejet élevés (25% des demandes d’accord préalable et 36% des facturations aux prestataires par les caisses primaires d’assurance-maladie) plombent la mise en œuvre, déplore le comité de suivi réuni au ministère délégué au handicap le 18 juin. En outre, des disparités territoriales s’accentuent, les consultations d’ergothérapeutes libéraux n’étant pas remboursées par la Sécu. Source : Le Monde.

Selon un bilan annuel publié le 23 juin 2026 par Santé publique France, l’Inserm et la Drees, les tumeurs et les maladies cardio-vasculaires sont restées en 2024 les deux premières causes de mortalité. Plus de 641 000 décès ont été enregistrés cette année-là. La mortalité par cancer continue de baisser, sauf pour le pancréas (en hausse tendancielle) et pour le poumon, les bronches et la trachée chez les femmes. Les décès par tumeur touchent en moyenne des personnes plus jeunes que la mortalité toutes causes confondues. Troisième grande cause, les maladies respiratoires progressent encore, à 8,2 % des décès (hors Covid). Cette hausse s’explique notamment par une épidémie de grippe 2024-2025 précoce, avec un pic mi-janvier 2025. Source : Le Monde.

À la suite de plusieurs erreurs médicamenteuses signalées en officine, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) rappelle que Testostérone Besins 1000 mg/4 mL ne peut pas être remplacé par Androtardyl ou son générique. Une alerte qui mérite d’être partagée avec les équipes. Source : pharm-enews.fr

Le groupe pharmaceutique français Mayoly Spindler relocalise la production de Colchicine 1 mg à Auxerre (Yonne), en partenariat avec le sous-traitant pharmaceutique Galien. Les premiers lots « made in France » devraient sortir en 2027. Une demande pour revaloriser le prix du médicament sera déposée l’année prochaine. Source : le quotidien du pharmacien.

L’anticoagulant Eliquis va subir une forte baisse de prix au premier novembre. La Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) alerte sur les répercussions de cette décision du Comité économique des produits de santé (CEPS) sur l’économie du réseau officinal. À partir du premier novembre, le prix d’une boîte de soixante comprimés d’Eliquis – 2,5 mg et 5 mg – passera de 59,97 euros à 24,30 euros (Prix fabricant hors taxe), à l’occasion de la sortie du médicament générique Apixaban. « Le prix de ce générique sera lui de 11,40 euros, soit 14,22 euros prix TTC », précise Julien Chauvin, président de la commission Études et stratégie économiques à la FSPF. Source : le moniteur des pharmacies.

Repevax indiqué dans l’immunisation active contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche et la poliomyélite chez les sujets à partir de l’âge de 3 ans en rappel après primovaccination, et la protection passive du nourrisson contre la coqueluche suite à la vaccination de la femme enceinte, est déclaré en tension en ville jusqu’à la fin de l’année. Dans l’attente d’un retour à la normale prévu pour décembre 2026, l’ANSM recommande de considérer les alternatives possibles à ce vaccin en consultant vaccination-info-service.fr sachant qu’il n’existe qu’un équivalent : le Boostrixtetra (laboratoire GSK). L’ANSM renvoie également vers les recommandations de la Haute autorité de Santé (HAS)  et le RCP du vaccin. Source : pharm-enews.fr

Dans une étude publiée le 25 juin 2026, le groupement Epi-Phare dresse l’état des lieux du recours au traitement hormonal de la ménopause (THM) en France. 496 245 femmes en ont reçu une prescription en 2025. Le THM, c’est le traitement qui compense la chute hormonale de la ménopause, pour soulager bouffées de chaleur et troubles associés. Son usage avait reculé pendant dix ans. Il remonte depuis 2022. En 2025, la Haute Autorité de santé a confirmé la place du THM pour les troubles modérés à sévères de la ménopause et la prévention de l’ostéoporose, avec une réévaluation annuelle. Source : le quotidien du pharmacien.

La rémunération « Numérique et Accès aux Soins » (REMU NUM) a été versée le 22 juin, pour un montant moyen de 3 763 € par officine. Les pharmaciens peuvent consulter le détail des items pris en compte dans leur rémunération directement sur Ameli Pro.

Le dispositif « Ma santé, Ma Région », lancé en juillet 2022 par la présidente de la région Occitanie Carole Delga pour lutter contre les déserts médicaux, a franchi le cap des 500.000 consultations et visites médicales en quatre ans dans les territoires sous-dotés. Le réseau compte désormais 26 centres de santé régionaux et 133 professionnels de santé salariés, dont 119 médecins généralistes, 10 sages-femmes et 4 infirmières en pratique avancée, pour 52 secrétaires médicales, note Le Quotidien du Médecin. Plus de 38.800 patients ont retrouvé un médecin traitant grâce au dispositif.

L’Italie est devenue le deuxième producteur pharmaceutique européen derrière l’Irlande, avec des exportations ayant bondi de 248% en dix ans pour atteindre un record de 69,2 milliards d’€ en 2025 (+28,5% sur un an), rapportent Les Echos. Le secteur représente 74 milliards d’€ de production, soit environ 2% du PIB, et emploie 72.200 personnes. Cette ascension s’appuie sur une stratégie publique, à l’origine de zones d’investissement prioritaires assorties de crédits d’impôt de 40% à 60%, d’un guichet unique pour simplifier la création industrielle et d’un plan d’innovation technologique pour ramener l’impôt sur les sociétés de 24% à 20%.

Les fausses pharmacies en ligne continuent de cibler massivement les internautes français en 2026. Selon une analyse publiée par Avast, éditeur de logiciels de cybersécurité, plus de 5 000 sites frauduleux liés à ce phénomène, baptisé « PharmaFraud », avaient déjà été identifiés en juillet 2025 au niveau mondial. Une activité qui ne montre pas de signe de recul. Source : pharm-enews.fr

Dans son baromètre de l’attractivité de la France pour l’industrie pharmaceutique, le Leem alerte également sur une « pénurie silencieuse » d’innovations, alors que 60% seulement des nouveaux traitements ayant obtenu une AMM entre 2021 et 2024 sont aujourd’hui disponibles pour les patients en France, contre 93% en Allemagne, 79% en Italie et 69% en Espagne. « On parle de médicaments qui ne seront jamais disponibles sur le marché français ou qui arriveront très en retard, ce qui représente une réelle perte de chance pour les patients français », déclare Auriane Cano-Chancel, présidente d’AstraZeneca France.

Un premier cas de maladie à virus Ebola a été confirmé le 24 juin par les autorités sanitaires françaises. Le médecin humanitaire concerné, de retour de République démocratique du Congo (RDC), a été pris en charge « selon le protocole strict en vigueur ». Cinq autres personnes identifiées comme cas contacts ont été placées à l’isolement. Source : pharm-enews.fr

L’assureur santé français Alan a levé 480 millions d’euros dans une opération le valorisant désormais à 5,5 milliards d’euros, a-t-il annoncé. Les fonds serviront principalement à accélérer l’internationalisation, avec quatre nouveaux pays visés dans les 18 prochains mois, dont certains hors d’Europe, et à développer Mo, son assistant médical dopé à l’IA. « Nous voulons reproduire ce qu’a fait Revolut dans la banque, à savoir une plateforme globale », déclare Jean-Charles Samuelian, cofondateur et PDG. Alan maintient son objectif de rentabilité au niveau du groupe pour fin 2027, étant déjà rentable en France. Source : le quotidien du médecin.

Florence Jusot, professeure à Paris-Dauphine et présidente du Collège des économistes de la santé, appelle dans Libération à « repenser les dépassements d’honoraires ». Aujourd’hui, les trois quarts des jeunes spécialistes s’installent en secteur 2, dont 60 % pratiquent des tarifs supérieurs au dispositif Optam censé encadrer les dépassements. « Les défenseurs du secteur 2 invoquent volontiers la liberté de choix des patients. Encore faut-il qu’une alternative existe. Or, les travaux récents sur l’accès aux soins montrent que, pour les ophtalmologistes et les dermatologues, l’accessibilité au seul secteur 1 est divisée par deux par rapport à l’offre totale. »

La plateforme française MesVaccins.net, utilisée par des particuliers et des professionnels de santé pour gérer un carnet de vaccination numérique, a été victime d’une cyberattaque ayant conduit à la copie non autorisée de données personnelles, dont des numéros de sécurité sociale ainsi que des données vaccinales et des informations de santé, note L’Usine Digitale. Selon la dernière étude de TrendAI, les données de santé alimentent désormais une véritable économie souterraine associant groupes de ransomware et marketplaces clandestines.

Parmi les personnes qui n’ont pas acquis le réflexe de rapporter leurs médicaments non utilisés (MNU) à la pharmacie, les moins de 35 ans en représentent près de la moitié, note une étude IPSOS/BVA réalisée pour Cyclamed. Un enjeu dans la lutte pour le tri des médicaments et la gestion des déchets alors que, d’une manière générale, la pratique semble désormais bien ancrée au sein de la population.

Chose promise, deux ans après son annonce, cette grande première dans l’histoire de la prise en charge des coûts induits par les règles menstruelles devrait voir le jour en octobre. Comme le relate la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), des précisions ont été apportées lors de la commission paritaire nationale (CPN) du 17 juin. Le syndicat se félicite d’avoir été entendu par le ministère de la Santé sur la fixation d’un prix de cession. La base de remboursement (BRSS) définira par ailleurs le prix de vente. De plus, le taux de remboursement a été communiqué aux syndicats : 60 % par l’assurance-maladie (comme les produits de la LPPR) avec, donc, un reste à charge de 40 % qui devrait être couvert par les organismes complémentaires dans le cadre des contrats responsables. Le tiers payant sera possible avec la carte Vitale et le tiers payant intégral sera obligatoire uniquement pour les bénéficiaires de la C2S. Source : le quotidien du pharmacien.

Le Prix de l’Ordre récompense des travaux ou actions marquantes qui ont contribué à renforcer le rôle des pharmaciens en matière de santé publique. À partir d’aujourd’hui et jusqu’au 15 septembre 2026, les pharmaciens intéressés peuvent soumettre leur candidature. Ce Prix, qui sera décerné le 23 novembre 2026 à l’occasion de la prochaine Journée de l’Ordre, attribue une récompense de 3 000 € à un pharmacien personnellement engagé dans des actions ou travaux contribuant à renforcer le rôle du pharmacien notamment dans la prévention, la promotion de la santé, l’amélioration des pratiques professionnelles, le dépistage, la qualité des soins ou encore l’éducation thérapeutique des patients. Pour en savoir plus : https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/prix-de-l-ordre-2026-ouverture-des-candidatures

 

GROUPEMENTS

 

La coopérative Welcoop veut inspirer le nouveau modèle de la pharmacie

Au cours d’un échange avec la presse le 18 juin, les dirigeants de La Coopérative Welcoop ont présenté les valeurs fondamentales qui structurent leur modèle et leurs priorités stratégiques pour 2026-2030, affirmant leur rôle de moteur dans la transformation du système de santé. « Notre rôle est d’accompagner les professionnels dans l’évolution de leur métier et contribuer à un modèle de santé efficient pour le patient et viable pour les soignants », a souligné Jean-Pierre Dosdat, Président du Conseil de Surveillance de La Coopérative Welcoop. À la rentrée, la coopérative présentera un plan « Non Violence », consacré à la prévention des incivilités et des violences envers les professionnels de santé. Elle finalise également pour cet automne la rédaction d’un livre blanc sur l’autonomie, construit dans une logique interprofessionnelle. Source: pharm-enews.fr

 

Campagne TV Médiprix

La pharmacie indépendante joue un rôle que personne ne peut jouer à sa place. Pas une enseigne. Pas une plateforme. Un pharmacien, dans son quartier, qui connaît ses patients. Ce rôle est sous pression. Alors aujourd’hui, Mediprix, groupement de pharmacies, prend la parole à la télévision pour le dire et pour le défendre. En creux, la campagne est donc l’occasion pour Mediprix de défendre l’utilité des groupements, alors que leur modèle est contesté.

Pour en savoir plus : https://nousagissons.clubmediprix.fr/?trk=public_post_comment-text

 

NOMINATION

 

Marguerite Cazeneuve à la tête de la Fédération de l’hospitalisation à domicile

Marguerite Cazeneuve, ancienne dirigeante de la Cnam, est élue présidente de la FNEHAD (Fédération de l’hospitalisation à domicile) et succède ainsi à Elisabeth Hubert. De McKinsey aux plus hautes responsabilités de l’Assurance maladie, elle a construit un parcours au service de l’intérêt général. Ex-directrice générale déléguée de la Caisse nationale d’assurance maladie, elle est aussi actuellement engagée politiquement dans le cadre de la préparation de l’élection présidentielle, et entend bien porter ses convictions sur la santé, la protection sociale et l’avenir de l’action publique.

Lien vers son portrait : https://www.veille-acteurs-sante.fr/2026/06/18/marguerite-cazeneuve-lassurance-maladie-represente-pour-moi-le-symbole-de-ce-que-la-france-sait-faire-de-mieux/

 

AILLEURS

 

Espagne : les génériqueurs réclament une hausse de 25% du seuil minimal de prix de référence, de 1,60 à 2 euros pour enrayer les problèmes de ruptures.

« Un pourcentage très élevé des désapprovisionnements se concentre sur des thérapies coûtant moins de 5 euros », a déclaré María Álvarez, directrice générale de la patronale Aeseg. Ce seuil n’a pas été révisé depuis douze ans, malgré l’inflation et la hausse des coûts de production. Cette situation entraîne d’importants problèmes. Le méthylphénidate et le formotérol, par exemple, ont respectivement subi des baisses de prix de 59% et 30% malgré des ruptures depuis deux ans. « Si le prix est la seule variable, nous perdrons notre capacité industrielle et les autres pays fabriqueront les médicaments », a averti la secrétaire générale Elena Casaus. L’impact d’un relèvement du seuil serait inférieur à 100 millions d’euros sur les dépenses de santé. Source : El Economista.