ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES
Les premières orientations du PLFSS 2027 sur le médicament
Le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2027 pourrait contenir de nouvelles mesures en matière de lutte contre l’antibiorésistance et d’encadrement des groupements d’officines, tandis que l’effort d’économies par des baisses de prix sur les médicaments devrait rester élevé, selon plusieurs sources interrogées par APMnews. Selon la présentation faite au comité d’interface, l’administration souhaite apporter davantage de transparence sur ces flux financiers, en obligeant les groupements à déclarer au Comité économique des produits de santé (CEPS) les prestations commerciales consenties. La définition d’un statut spécifique pour les groupements d’officines était aussi à l’étude, ainsi qu’un encadrement plus strict de leur rémunération.
Source : APM news.
Groupements de pharmacies : « A ce stade, il n’est pas question de les taxer, mais de transparence »
Alors qu’une taxe sur les groupements pourraient s’inviter dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027, Alain Grollaud, président de Federgy, assure qu’aucune information de la sorte n’a été évoquée lors de ses rendez-vous à Matignon puis à la Caisse nationale de l’Assurance maladie (Cnam). Les échanges ont porté sur la transparence et sur la régulation. Nous sommes absolument opposés à la financiarisation. Il faut en revanche distinguer financiarisation et financement. Les pharmacies ont besoin de capitaux et, lorsque les banques ne suivent pas, il faut pouvoir trouver des financements complémentaires. Mais cela ne signifie pas ouvrir le capital des officines à des acteurs financiers. Aucun groupement, y compris ceux ayant des fonds d’investissement à leur propre capital, ne souhaite entrer au capital des pharmacies.
Source : le moniteur des pharmacies.
Thomas Fatôme : « nous nous engageons dans une réforme du modèle de rémunération de l’officine complexe »
Le directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie a enfin reçu les syndicats de pharmaciens le 22 septembre 2026. Première séance de travail après le coup de pression des syndicats pour obtenir la lettre de cadrage des négociations conventionnelles et un calendrier. Celui-ci est serré : les travaux débutent en octobre pour l’avenant 3 et en novembre pour l’avenant structurel, baptisé avenant 4 par la Cnam. Il manque cependant toujours une date de fin des négociations. Pour obtenir davantage de garantie sur l’aboutissement de la négociation, Pierre-Olivier Variot a proposé d’inclure au préambule de l’avenant 3 la date de fin de la négociation de l’avenant 4 comme cela avait été fait dans le préambule de l’avenant 2. « Le directeur de la Cnam considère que cela ne doit pas devenir une habitude, mais c’est une solution que nous mettons sur la table ». Il ajoute avoir demandé « une avance » financière pour soutenir le réseau dans le cadre du PLFSS, sans attendre la mise en œuvre d’un avenant 4 qui prendrait encore six mois, car d’autres mesures vont avoir des conséquences sur l’économie du réseau dont la réduction de la marge des grossistes dès janvier 2027.
Source : le quotidien du pharmacien.
Santé publique France se lance dans une expérimentation du dépistage de l’hypertension artérielle
Intitulée » Ta Tension « , l’expérimentation évalue un parcours de dépistage de l’hypertension artérielle centré sur l’officine. Elle se déroule du 14 septembre au 16 octobre 2026 dans quatre territoires du Grand Est et des Hauts-de-France. Le dispositif mobilise les agences régionales de santé, les URPS pharmaciens et médecins, les caisses d’Assurance maladie et des acteurs locaux. Au total, 98 pharmacies volontaires participent, à Metz, Château-Thierry, Rethel Vouziers et Calais. Le parcours est structuré. Le pharmacien réalise d’abord trois mesures tensionnelles à l’officine. Lorsque les résultats le justifient, il prête un tensiomètre pour une automesure à domicile pendant trois jours.Le patient rapporte ensuite ses relevés, que le pharmacien saisit sur une plateforme dédiée avant d’orienter vers le médecin traitant ou une communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS). La rémunération a été définie avec les URPS pharmaciens selon le temps passé. 10 euros pour le questionnaire et les trois mesures en officine, 25 euros lorsque s’ajoutent le prêt du tensiomètre, la récupération des données et l’orientation.
L’évaluation du dispositif est prévue à partir de 2027.
Source : Le Moniteur des pharmacies.
Conseil national de l’Ordre des pharmaciens : les bisbilles s’enchaînent
Motion de défiance envers la présidente, enquête disciplinaire à l’encontre du président des Hauts-de-France et trésorier de la section A… Le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens traverse une période de troubles. La motion votée par le Conseil central de section A énonce : « Les positions qu’il a exprimées n’ont pas été suffisamment relayées et défendues au sein des instances nationales, il constate une rupture de confiance dans les conditions actuelles de sa représentation et exprime sa défiance à l’égard de Mme Carine Wolf-Thal représentante de la section A au Conseil national et présidente du Conseil national. »
Source : le quotidien du pharmacien.
Le président de l’Ordre des pharmaciens des Hauts-de-France visé par une plainte
David Alapini, président du Conseil régional de l’Ordre des pharmaciens (Crop) des Hauts-de-France et trésorier du Conseil central de la section A, fait l’objet d’une plainte disciplinaire déposée par la présidente du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (Cnop). David Alapini n’entend pas se mettre en retrait pendant la procédure. Il continuera, à ce stade, d’exercer ses fonctions ordinales. Son avocat, estime qu’« il n’y a aucune raison » qu’il quitte ses fonctions, avançant une autre lecture de la procédure : un « bras de fer » entre la présidence du Cnop et David Alapini.
Source : le moniteur des pharmacies.
La Fédération des syndicats pharmaceutiques de France craint une « pénurie de seringues » avant le début de la campagne de vaccination contre le Covid-19
La Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) alerte sur le risque d’une pénurie de seringues avant le début de la campagne de vaccination contre la Covid-19, prévue le 13 octobre en même temps que celle de la grippe. Si les vaccins restent fournis gratuitement par l’Etat via un portail de commandes, les pharmaciens ne peuvent plus y commander de seringues depuis la campagne du printemps dernier. Beaucoup de pharmaciens « avaient eu des difficultés à s’en procurer, mais avaient encore un stock résiduel des campagnes dernières. Maintenant, le stock résiduel est soit épuisé, soit les seringues sont périmées », prévient Lucie Bourdy-Dubois, présidente de la commission Métier pharmacien de la FSPF.
Sources : France info, FSPF, USPO.
Lien vers le communiqué de presse conjoint des deux syndicats FSPF et USPO :
https://mailchi.mp/uspo/communiquedepresse-uspo-250926?e=7c0d28556b
Deux nouveaux groupes biosimilaires substituables à l’officine
Un arrêté publié au Journal officiel le 17 septembre 2026 ajoute deux groupes biologiques similaires à la liste des 11 groupes déjà substituables en officine, faisant entrer le dénosumab dans le dispositif. Le groupe à 60 mg, dont le médicament de référence est Prolia® (dénosumab, Amgen), est indiqué dans l’ostéoporose et la perte osseuse liée à certains traitements hormono-ablatifs ou glucocorticoïdes ; il compte onze biosimilaires disponibles en officine. Le groupe à 120 mg, référencé sur Xgeva® (dénosumab, Amgen), cible la prévention des complications osseuses dans les cancers avec atteinte osseuse et les tumeurs à cellules géantes. Il compte neuf biosimilaires en officine.
Sources : legifrance, le moniteur des pharmacies.
Suppression des coupe-fils : les plateformes ne seront pas prêtes au 1er octobre
Les entreprises de la télésanté, représentées par le LET, assurent ne pas avoir été informées par le ministère de l’impératif de suppression des coupe-fils sur les plateformes de téléconsultation à partir du 1er octobre. De son côté, la ministre Stéphanie Rist confirme les en avoir informés dès le 20 juillet et avoir envoyé un courrier de confirmation le 31 juillet, diffusé à la presse. Le LET demandait un report au 1er janvier 2027. Les plateformes Qare, Livi, MédecinDirect ou Tessan en officine se sont engouffrées dans une zone grise de l’encadrement légal : si la réglementation impose que les téléconsultations remboursées par l’Assurance-maladie soient facturées au tarif conventionnel de 25 euros, sans dépassement, un décret de février 2024 autorise les plateformes à proposer des « prestations optionnelles complémentaires à titre onéreux ». À condition d’informer clairement le patient de leur caractère facultatif. Les acteurs de la télésanté estiment qu’ils ne peuvent faire les modifications demandées en « quinze jours », à partir de la date de diffusion du courrier dans la presse. Source : le quotidien du pharmacien.
Enquête flash USPO – Circulation grippe et COVID-19
À la suite de plusieurs remontées de terrain, l’USPO souhaite objectiver certains signaux faibles faisant état d’une reprise des syndromes pseudo-grippaux et d’une possible résurgence de la grippe et de la COVID-19 dans plusieurs territoires.
Lien vers l’enquête :
https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSchuFeARnBnEqRFxhxCbNI3Acn2nXe7GCpr0E6EDrz28pWmgg/viewform
Recommandations de la mission AMO-AMC sur le (dé)remboursement des SMR faibles ou modérés et des vaccins
Le rapport de la mission sur l’articulation entre l’assurance maladie obligatoire (AMO) et complémentaire (AMC), lancée par la ministre de la Santé en janvier 2026, vient d’être rendu public. Ses recommandations sont inédites : les médicaments à SMR faible, et une partie de ceux à SMR modéré, seraient totalement déremboursés. Exclus du panier de l’AMO, ils sortiraient par effet domino du nouveau contrat « essentiel », appelé à remplacer le contrat responsable. Pour les vaccins, la mission propose de rencentrer sur certaines populations la prise en charge par l’AMO. Dérembourser les uns pour financer les autres ? Ces mesures visent notamment à permettre de financer l’innovation mais la mission n’émet pas de recommandation sur les modalités de sa prise en charge.
Lien vers l’article : https://www.gd-associes.com/actualites/les-recommandations-de-la-mission-amo-amc-sur-le-deremboursement-des-medicaments-a-smr-faible-ou-modere-et-des-vaccins/
CHIFFRES
Le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2027 devrait tabler sur une progression de l’Objectif national des dépenses d’Assurance-maladie (Ondam) proche de 2%, selon des informations obtenues par Les Echos. Ces dépenses, qui représentent aujourd’hui près de 275 milliards d’€, n’ont cessé de croître ces dernières années sous l’effet du vieillissement de la population et de l’essor des maladies chroniques. Le budget 2026 avait acté une hausse de 3,1%. « On peut se rapprocher des 2%, mais en dessous, ce n’est pas réaliste », indique une source au sein de l’exécutif, après l’échec d’un objectif initial de 1,6% défendu par l’ancien Premier ministre François Bayrou avant sa démission.
Eric Chenut, président de la Mutualité française, a appelé sur franceinfo les parlementaires à « réduire les taxes qui frappent les complémentaires santé », pour contenir la hausse des cotisations. Il plaide pour un retour au taux de 5,5% applicable aux biens et services essentiels, et rappelle qu’en 20 ans, ces taxes sont passées de 400 millions à 7,5 milliards d’€, « une aberration ». Le transfert de remboursements acté par le gouvernement pour l’an prochain représente plus d’un milliard d’€: 590 millions sur le dentaire, 370 millions sur les médicaments, 490 millions sur les dispositifs médicaux. Les cotisations des complémentaires ont déjà progressé de 8,2% en 2024, à 46,5 milliards d’€, après 6% en 2023 et 2,9% en 2022.
Les campagnes de vaccination contre la grippe saisonnière et le Covid-19 seront menées conjointement à partir du 13 octobre. La vaccination est recommandée aux personnes à risque de formes graves, aux professionnels et personnes en contact régulier avec des personnes vulnérables, selon les populations définies par le calendrier des vaccinations et rappelées en annexe. Plusieurs vaccins sont disponibles contre la grippe saisonnière : Efluelda, Fluad, Flucelvax, Influvac, Vaxigrip. Chez les personnes âgées de 65 ans et plus, les vaccins Efluelda (hautement dosé) et Fluad (avec adjuvant) sont recommandés préférentiellement. Lien vers le DGS Urgent : https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/dgs-urgent_no2026_12_campagne_grippe_covid-19_2026-2027.pdf
L’association Nères et les syndicats de pharmaciens (FSPF, USPO) ont identifié 33 molécules compatibles, selon eux, avec une dispensation sans ordonnance « sous conseil pharmaceutique ». Cette liste a été établie en s’appuyant sur un benchmark européen mené l’an dernier par Nérès auprès de huit pays (Allemagne, Belgique, Espagne, Italie, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Royaume-Uni) où les médicaments ciblés sont déjà délivrés sans ordonnance. Ils couvrent des troubles fréquents: affections dermatologiques, douleurs articulaires, troubles digestifs, mycoses, rhinites allergiques, insomnies occasionnelles ou encore douleurs dentaires; avec un profil de sécurité éprouvé. La mesure générerait environ 200 millions d’€ d’économies de consultations médicales et 177 millions d’économies sur les dépenses de médicaments pour l’Assurance-maladie. Source : le moniteur des pharmacies. Lien vers la liste des molécules : https://uspo.fr/156664-2/
À l’horizon 2030, le pharmacien pourrait consacrer davantage de temps aux activités cliniques et au suivi des patients, tandis que les tâches les plus répétitives seraient progressivement confiées à des technologiques numériques. Source : le moniteur des pharmacies.
70 % des médecins estiment ne pas être suffisamment rémunérés pour leur travail, selon une enquête Medscape menée auprès de 944 médecins hospitaliers et libéraux. Ce sentiment est plus marqué chez les jeunes praticiens (80%) que chez les plus de 45 ans (68%), note Egora.
Une analyse du registre français FAST-MI 2015, publiée dans la revue Frontiers in Artificial Intelligence, identifie quatre profils de patients à risque d’infarctus grâce à un algorithme de regroupement. La mortalité à un an varie ainsi de 1,5% dans le groupe le plus favorable, hommes jeunes de 44 ans en moyenne, majoritairement fumeurs, à 15,7% dans le plus vulnérable, composé de patients de 82 ans en moyenne, qui cumulent diabète et hypertension. « Les cardiologues connaissent depuis longtemps ces quatre grandes catégories de patients », note le Pr Jean Ferrières, du CHU de Toulouse, qui salue la capacité de l’IA à les retrouver sans les données de mortalité utilisées pour les construire. Source : Le Figaro.
Un patient de 77 ans est mort à l’hôpital d’Auxerre après une erreur dans l’administration d’un médicament. Lien vers l’article : https://www.liberation.fr/societe/sante/un-patient-meurt-a-auxerre-apres-une-erreur-dans-ladministration-dun-medicament-lhopital-presente-ses-condoleances-20260918_SG3THHXOSZF4TJNIXSQF2IQ2SA/
La filière française du dispositif médical pèse près de 36 milliards d’euros en 2025. Néanmoins, le panorama 2025 du Snitem, syndicat des entreprises du dispositif médical, révèle que ses 1500 sociétés sont pressurées par les contraintes réglementaires et les incertitudes budgétaires. Au risque d’entraver l’innovation des petites entreprises, selon le syndicat. Entre 2023 et 2025, 68 entreprises ont disparu et les liquidations ont bondi de 145%. En cause, notamment, le règlement européen sur les dispositifs médicaux (le MDR). Concrètement, il génère un surcoût moyen de 50% par produit, parfois jusqu’à 100%. Pour une startup, le coût du marquage CE aurait été multiplié par trois ou quatre.
Face aux tensions d’approvisionnement en Solumedrol 120 mg/2 ml, l’ANSM et le laboratoire Pfizer mettent en place un contingentement quantitatif en ville et autorisent temporairement la mise à disposition d’une présentation destinée au marché belge. Solu-Medrol S.A.B. (= Sine Alcohol Benzylicus) ActO-Vial 125 mg (succinate sodique de méthylprednisolone), poudre et solvant pour solution injectable (CIP 34009 303 355 4 3) sont exceptionnellement et transitoirement mises à disposition. Le laboratoire Pfizer met à disposition son département d’information et d’accueil médical via l’adresse www.pfizermedicalinformation.fr, ou le téléphone au 01 58 07 34 40. Source : le moniteur des pharmacies.
Pour faire découvrir l’appli carte Vitale au plus près des assurés, l’Assurance Maladie a organisé le mardi 22 septembre 2026 en lien avec les pharmaciens d’officine volontaires, une journée spécialement dédiée à l’appli carte Vitale. Au total, plus de 1 000 officines en France ont été mobilisées et ont participé à cet événement. 90% des officines sont utilisatrices de l’appli carte Vitale et près d’1 million de facturations ont déjà été réalisées par ce moyen. Source : assurance maladie.
Pour la première fois en France, une cérémonie officielle du serment d’Augusta a réuni plus de 500 personnes dans la chapelle Saint-Louis à la Pitié-Salpêtrière à Paris. Inspiré du serment d’Hippocrate, les principes s’adressent à l’ensemble des professionnels de santé et défendent une autre vision du soin, fondée sur l’écoute, l’inclusivité, la lutte contre les discriminations. Une manière, pour la nouvelle génération de soignants, de repenser ses pratiques. Pour en savoir plus : https://www.egora.fr/actus-pro/conditions-dexercice/apres-hippocrate-place-augusta-plus-de-500-soignants-ont-prete-un?utm_source=ownpage&utm_medium=email&utm_campaign=20260920&_ope=eyJndWlkIjoiMThkYmQ5NDI0MzBkYjJjMTJkNmQ2ZWMxMGJhMzg4M2QifQ%3D%3D
Suite à l’apparition, en fin de semaine dernière, d’un cas de diphtérie sur le territoire, un DGS-Urgent rappelle la conduite à tenir face à un cas potentiel de contamination de cette infection, qui peut s’avérer mortelle. Lien vers le DGS Urgent : https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/dgs-urgent_2026-11_cas_de_diphterie_dans_le_dunkerquois.pdf
Près de 70% des salariés des PME, ETI et grandes entreprises françaises bénéficient d’une indemnisation dès le premier jour d’arrêt maladie, mais cette couverture est très inégale selon la taille de l’entreprise et le secteur, selon une étude de la Dares publiée jeudi. Si plus de 80% des entreprises de 500 salariés et plus couvrent les trois jours de carence, cette proportion tombe à environ 40% dans les structures de 10 à 49 salariés. Les disparités sectorielles sont frappantes: seules 13 % des entreprises de l’hôtellerie-restauration-tourisme offrent cette protection, contre la quasi-totalité de celles de la métallurgie, de la banque, de l’assurance, de la chimie ou de la pharmacie. Source : Les Echos.
Urgo s’apprête à lancer la construction d’une nouvelle usine dédiée à la compression médicale à Andrézieux-Bouthéon (Loire), dans le prolongement de son site de Veauche. Régis Juanico, président de Saint-Etienne Métropole, et plusieurs élus ont visité les deux sites début septembre 2026. Les travaux, financés par un investissement de 60 millions d’€, doivent s’achever en 2028. Le site de 35.000 m² regroupera production, recherche et développement, ainsi qu’un centre logistique. Le projet devrait créer 300 emplois directs et indirects sur dix ans, dans les métiers du textile, mais aussi en automatisme et informatique industrielle.
+30 % : c’est la surmortalité observée chez les patients opérés par un médecin anesthésiste-réanimateur qui a enchaîné plus de 16 heures consécutives de travail, selon une étude américaine, qui a passé en revue plus de 1,5 million de procédures chirurgicales aux Etats-Unis. Le SNPHARE s’appuie sur ces résultats pour réclamer l’interdiction du travail au-delà de 16 heures consécutives pour cette spécialité, et dénoncer le modèle dérogatoire français de 24 heures.
Le taux d’absentéisme en entreprise a atteint 4,68% en 2025, son plus haut niveau depuis 2022, selon l’observatoire Apicil dévoilé jeudi. Cette hausse provient surtout des arrêts de plus de 90 jours, qui représentent plus de 50% du taux, les troubles psychiques (42,75%) et musculosquelettiques (30,54%) dominant les arrêts longs. Près de 28% des salariés ont eu au moins un arrêt dans l’année, ajoute BFM. Ces résultats donnent des arguments au Premier ministre Sébastien Lecornu, qui veut faire des arrêts maladie « la mère des batailles » du budget de la Sécu 2027, après plusieurs mesures déjà en vigueur pour limiter les indemnités journalières.
Le décret n° 2026-874, paru au Journal officiel, le 19 septembre 2026 étend l’aide exceptionnelle liée à l’activité partielle pour les entreprises, dont les pharmacies, victimes des incendies de l’été. Deux listes de communes concernées sont publiées. Lien vers les listes : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000054860173
Le 24 septembre 2026, Hervé Maisonneuve a présenté sa démission de son poste de référent à l’intégrité scientifique de Santé publique France, qui l’a acceptée. Le médecin avait été nommé à cette fonction fin mars. En cause : des liens d’intérêts non déclarés avec Pfizer. Entre 2021 et 2023, le laboratoire Pfizer a versé plus de 100 000 euros à la société de conseil d’Hervé Maisonneuve. Ces versements n’avaient pas été divulgués par l’intéressé. Source : Le Monde.
Un rapport d’experts propose de confier optique, audioprothèses et transports non urgents aux seules mutuelles. Remis au gouvernement le mercredi 23 septembre 2026, il propose de confier certains frais de santé aux seules complémentaires, sans intervention de l’Assurance maladie. Ces complémentaires financent déjà près de 13% des dépenses de santé en France. Source : franceinfo.
Depuis le 7 septembre 2026, les assurés peuvent transmettre certaines feuilles de soins papier via leur smartphone. L’Assurance maladie a ouvert un téléservice accessible depuis l’application Compte ameli. Il permet de photographier une feuille de soins papier et de l’envoyer directement à la caisse primaire d’Assurance maladie (CPAM), sans déplacement ni courrier. Le montant des soins indiqué doit être inférieur ou égal à 100 €. Autre limite : l’assuré peut transmettre au maximum cinq demandes de remboursement sur 30 jours, pour lui-même et ses ayants droit. Le patient doit conserver l’original de sa feuille de soins papier pendant 27 mois. Source : le moniteur des pharmacies.
44 % : C’est la part des Français éligibles à la Complémentaire santé solidaire (CSS) qui n’y ont pas recours. Ce chiffre s’explique par un défaut d’information (quatre personnes sur dix n’en ont jamais entendu parler), une image dégradée héritée de l’ancienne CMU-C, et des démarches administratives jugées complexes, note Le Monde.
Les associations de lutte contre le sida (Act Up, Aides, Sidaction, Société française de lutte contre le sida) dénoncent l’absence cette année de la campagne de prévention traditionnellement déployée par Santé publique France pour la Journée mondiale de lutte contre le sida du 1er décembre. Dans une lettre ouverte à la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, le collectif affirme que « cette campagne est annulée » et estime que cela « envoie un signal particulièrement inquiétant sur le niveau réel d’engagement de l’Etat », alors que la France vise l’élimination de la transmission du VIH d’ici 2030. Source : franceinfo.
Le Leem, syndicat des entreprises du médicament en France, a présenté aux candidats à la présidentielle 2027 son analyse du déclin de l’attractivité pharmaceutique française. Le syndicat rappelle qu’en un peu plus de vingt ans, la France est passée d’environ 20% à 8% des exportations pharmaceutiques européennes, et que seules 10% des 448 nouvelles indications autorisées dans l’UE depuis 2021 disposent d’un site de fabrication en France. Le Leem propose de mettre en place une gestion « plus dynamique du panier de médicaments remboursables, fondée sur la valeur réellement apportée aux patients ». Et plaide pour un déremboursement de certains médicaments utilisés pour traiter des symptômes bénins, « comme c’est déjà le cas dans la plupart des pays européens ». Source : les échos.
Les présidents des conseils d’administration d’AstraZeneca, Boehringer Ingelheim, Chiesi, Ipsen, GSK, Novo Nordisk, Novartis, Roche et Sanofi alertent dans une lettre ouverte sur la perte de compétitivité pharmaceutique de l’Europe face aux Etats-Unis et à la Chine, qui ont capté plus de 600 milliards de $ d’investissements du secteur ces deux dernières années. « En 1990, l’Europe représentait 43% de la R&D pharmaceutique mondiale. Aujourd’hui, cette part est tombée à 31% et continue de diminuer. La part de l’Europe dans les essais cliniques sponsorisés par l’industrie, qui fournissent des revenus essentiels aux hôpitaux publics et contribuent à améliorer les résultats pour les patients, a été divisée par deux en dix ans, pour atteindre 9% », déplorent les dirigeants. Cette chute a de lourdes conséquences pour les patients. « Environ 40% des thérapies nouvellement approuvées n’atteignent jamais les patients européens. » Source : reuters.
Le nombre d’IVG a atteint 259.400 en 2025, en hausse de 2,89% par rapport à 2024, selon une étude publiée mardi par la Drees. « Le principal facteur tient au fait que les gens veulent de moins en moins d’enfants, en lien avec une précarisation socio-économique et une incertitude grandissante », avance Justine Chaput, chercheuse à l’Ined. Elle précise que la grande majorité des femmes ayant recours à l’IVG utilisaient pourtant une méthode contraceptive. Le ministère de la Santé compte de son côté sur sa feuille de route « santé sexuelle 2026-2030 », qui prévoit le renforcement du programme d’Education à la sexualité (Evars) et l’amélioration de l’accès à la contraception. Source : La Croix.
Lors de la Soirée des hôpitaux 2026 organisée par Le Point, Dominique Pon, directeur général de La Poste Santé et Autonomie et DGA de Docaposte, a livré un diagnostic nuancé sur l’IA en santé. « Pour la première fois, je suis troublé par une technologie […] je trouve ça génial, j’hallucine de tout ce qu’on peut faire, mais en vrai, ça me fait flipper aussi », a-t-il confié. Il souligne qu’en France, 70% des médecins se déclarent prêts à travailler avec l’IA et 45% des citoyens lui font confiance. La santé a toutefois été classée parmi les domaines à haut risque par l’AI Act européen, imposant le principe de « garantie humaine ». Concluant sur un ton plus large, Dominique Pon a appelé à « réaffirmer la primauté du vivant sur le virtuel ».
La Direction générale des entreprises (DGE) et la Direction générale de la santé (DGS) ont actualisé le 21 septembre la liste des médicaments « stratégiques d’un point de vue industriel et sanitaire » (MSIS), rapporte Le Moniteur des Pharmacies. Elle recense désormais près de 270 références jugées prioritaires pour les politiques publiques de relocalisation et de sécurisation des approvisionnements.
Prévu le 27 septembre, le renouvellement de 178 sièges du Sénat concerne une trentaine d’élus particulièrement investis dans les dossiers sanitaires et médico-sociaux. Parmi eux, plusieurs médecins, mais aussi des professionnels de santé et des parlementaires occupant des responsabilités clés, notamment au sein de la commission des affaires sociales.
L’ouverture d’une antenne de pharmacie à Doulaincourt-Saucourt, en Haute-Marne, concrétise à son tour l’extension nationale de l’expérimentation. Elle est le fruit d’un montage original mêlant acquisition et fusion. Pour l’heure seules 650 références sont disponibles dans l’antenne, mais un éventail de nouvelles missions y est proposé (vaccination, Trod, entretiens…). Source : le moniteur des pharmacies.
L’Association française de l’eczéma publie un « Livre noir » qui dresse un état des lieux de la maladie et formule des propositions pour améliorer le parcours des patients. Un ouvrage qui marque les 15 ans de l’association, tout en ouvrant une nouvelle étape. Lien vers le livre : https://www.associationeczema.fr/wp-content/uploads/2026/08/LIVRE-NOIR-DE-LECZEMA_SANS-LOGO.pdf
Depuis plus de 25 ans, Le Quotidien du pharmacien organise la Journée de l’économie de l’officine. Cette année, elle se tiendra le 30 septembre 2026, au Pavillon d’Armenonville à Paris.
RETAIL
L’enseigne de soins de beauté Guinot – Mary Cohr optimise sensiblement ses stocks
La gestion de la chaîne logistique est le nerf de la guerre dans le commerce. Le groupe Guinot–Mary Cohr, spécialiste français des soins de beauté, présent dans 73 pays, a amélioré sa gestion des stocks en adoptant un nouvel outil de pilotage délivré par la société Colibri S@OP. En quelques mois, l’entreprise a accru la fiabilité de ses prévisions, réduit ses stocks de plusieurs millions d’euros et ramené son taux de rupture de 15 % à seulement 3 %.
Lien vers l’article : https://www.larevuedudigital.com/lenseigne-de-soins-de-beaute-guinot-mary-cohr-optimise-sensiblement-ses-stocks/
GROUPEMENT
Le groupement D Pharma ouvre gratuitement sa plateforme dédiée aux aidants à tous les pharmaciens d’officine
Pour préparer la Journée nationale des aidants du 6 octobre, le groupement D Pharma ouvre sa plateforme êtreutileauxaidants.org à tous les pharmaciens d’officine. Le site est gratuit et accessible en dehors du réseau. Le cœur du dispositif repose sur une bibliothèque de 16 modules de formation conçus pour l’exercice officinal. Ils abordent le bon usage du médicament, la perte d’autonomie, l’incontinence, la dénutrition ou l’asthénie des aidants, via e-learning, vidéos et quiz. La plateforme intègre aussi des ressources issues de Ma Boussole Aidants, pour orienter vers des associations, des services d’aide à domicile ou des plateformes de répit.
Source : le quotidien du pharmacien.
NOMINATIONS
Nomination au sein de Pharmavie
Tanguy Delbreuve, Directeur de zone Ouest PharmaVie devient Directeur du groupement Pharmavie. Cette nomination s’inscrit dans la continuité d’un parcours construit au plus près du terrain, des adhérents et des équipes.
Source : Linkedin.
David Sainati nommé directeur adjoint de la DGRINES
David Sainati a été nommé directeur adjoint de la nouvelle direction générale de la recherche, de l’innovation et du numérique en santé (DGRINES) à compter du 14 septembre, selon un arrêté publié au Journal officiel le 13 septembre. Souhaitée par la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées, Stéphanie Rist, la DGRINES va regrouper la délégation au numérique en santé (DNS), la majeure partie des effectifs de l’Agence de l’innovation en santé (AIS), la mission « article 51 » et les équipes chargées de la recherche et de l’innovation au sein de différentes directions du ministère. Elle sera installée au 1ᵉʳ novembre. Source : tic pharma.
