ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES
PLFSS 2027 : les groupements dans le collimateur
L’article 10 est consacré entièrement aux groupements. Le projet instaure un cadre juridique dédié aux groupements, renforce la transparence et le contrôle de leurs activités, et crée une contribution de 15 % sur certaines rémunérations reçues des entreprises pharmaceutiques pour des médicaments remboursables. Ces mesures pourraient s’appliquer à compter du 1er janvier 2027 sous réserve de l’adoption du texte. Le PLFSS 2027 prévoit une contribution de 0,1 milliards d’euros sur les flux financiers de ces acteurs, « tout en assurant davantage de transparence et de contrôle déontologique quant aux liens avec les officines ».
Lien vers le projet de texte : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17b3211_projet-loi
La position des syndicats sur l’article 10 du PLFSS
Les syndicats de pharmaciens soutiennent le principe, mais jugent le rendement attendu trop faible au regard des besoins du réseau. Les deux syndicats de pharmaciens font la même lecture : la contribution alimentera d’abord la branche maladie, avant de pouvoir revenir vers les officines par la voie conventionnelle. Guillaume Racle, élu national à l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO), et Julien Chauvin, président de la commission Études et stratégie économiques de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), soulignent que ce fléchage vers les officines n’est pas garanti dans le texte. Ils considèrent toutefois ce passage par l’Assurance maladie comme le canal attendu pour refinancer ensuite le réseau. Les deux syndicats s’accordent à penser que ce montant risque de se révéler insuffisant au regard des besoins du réseau. Guillaume Racle partage cette analyse. « Dans tous les cas, ce ne sera pas suffisant. » L’USPO veut également faire valoir les économies générées par les biosimilaires et d’autres mesures afin d’augmenter l’enveloppe destinée au réseau. Le syndicat défend une première injection financière rapide, avant une réforme de la rémunération étalée sur plusieurs années. La FSPF comme l’USPO voient dans ces obligations la traduction d’une demande ancienne de transparence. « Nous avions demandé de la transparence vis-à-vis de tous les acteurs », rappelle Julien Chauvin. Reste que la diversité des structures juridiques, des filiales et des activités exercées par certains groupements pourrait compliquer la lecture des flux.
Source : le moniteur des pharmacies.
PLFSS : autres points baisse de prix et vaccination
En ce qui concerne les médicaments, l’économie annoncée par Stéphanie Rist serait de 3 milliards d’euros supplémentaires dont 1,7 milliard dus à la contribution supplémentaire qui a remplacé le rendement de la clause de sauvegarde depuis le PLFSS 2026. Les baisses de prix prévues en 2027 atteindraient 1,3 milliards d’euros, soit 100 millions d’euros de moins qu’en 2026. Pour renforcer la couverture vaccinale, les laboratoires de biologie médicale pourront disposer de stocks de vaccins, « permettant aux professionnels habilités de vacciner directement sur place. » Le gouvernement indique par ailleurs « lever les obstacles financiers » qui freinent la réalisation de certaines vaccinations en établissements de santé et les établissements d’accueil de personnes âgées disposant d’une PUI. A noter également, le texte crée aussi un statut juridique dédié aux antibiotiques, avec un mécanisme de compensation financière pour sécuriser la disponibilité de certaines spécialités. Une contribution sur les fabricants de dispositifs médicaux est également instaurée, en remplacement de la clause de sauvegarde actuelle.
Source : le moniteur des pharmacies.
Calendrier des négociations
La première vraie réunion de travail entre les syndicats représentatifs et la CNAM est prévue le 6 octobre prochain pour l’avenant 3 et un mois plus tard pour l’avenant 4 sur la refonte globale du modèle économique des officines. Pour plus d’efficacité, les syndicats ont demandé à recevoir les éléments en amont de ces réunions. Dans le cadre du PLFSS, il est prévu une nouvelle échéance de la convention nationale entre les pharmaciens titulaires et l’Assurance Maladie le 9 mai 2028.
Source : pharm-enews.fr
Fabrice Camaioni élu président de la FSPF
Fabrice Camaioni a été officiellement élu président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) lors d’une assemblée générale extraordinaire, le 25 septembre, à Nantes. À la suite du départ de Philippe Besset pour le Conseil économique, social et environnemental (CESE), il assurait la présidence par intérim depuis le 1er septembre 2026. Un homme de terrain devenu figure nationale du syndicalisme pharmaceutique.
Source : le quotidien du pharmacien.
La riposte des pharmaciens face aux attaques de certains infirmiers et médecins
« Les “petits arrangements entre amis”, ça suffit ! » C’est le ton du communiqué cosigné par Convergence Infirmière et l’Union française pour une médecine libre (UFMLS), diffusé le 25 septembre, alors que s’ouvrent les négociations conventionnelles entre les pharmaciens et la CNAM, notamment autour de nouvelles missions. L’USPO dépose trois plaintes auprès des Ordres professionnels. Pour Pierre-Olivier Variot, président de l’USPO, ces propos portent atteinte à l’honneur des pharmaciens et de leurs équipes. Le syndicat rappelle qu’une première procédure contre Convergence Infirmière, engagée en janvier 2026, s’était conclue par une conciliation et un engagement, selon l’USPO, à ne plus dénigrer la profession. « On peut défendre sa profession sans salir celle des autres », tranche Pierre-Olivier Variot.
Sources : pharm-enews.fr, le moniteur des pharmacies.
Lien vers le communiqué de presse de convergence infirmière et de l’UFMLS : https://convergenceinfirmiere.com/les-petits-arrangements-entre-amis-ca-suffit/
L’Ordre porte plainte contre la présidente de Convergence infirmière
L’Ordre des pharmaciens a annoncé déposer plainte contre Ghislaine Sicre, présidente du syndicat Convergence infirmière. Publié le 25 septembre, son communiqué conjoint avec le président du syndicat de médecins UFML Jérôme Marty est dénoncé comme un acharnement contre les officinaux par le président de la Section A Bruno Galan.
Source : le moniteur des pharmacies.
CLASSMED × OCP Répartition
Classmed établit un partenariat d’envergure avec OCP Répartition. OCP Répartition comme CLASSMED partagent surtout une même vision : mettre la pharmacie d’officine au cœur de leur stratégie. CLASSMED n’aura pas d’autre distributeur que la pharmacie, la pharmacie, et rien que la pharmacie.
Lien vers le post Linkedin :
« Paquet pharmaceutique »: le Conseil adopte de nouvelles règles pour un secteur pharmaceutique de l’UE plus juste et plus compétitif
Le Conseil a adopté le « paquet pharmaceutique », un nouvel ensemble de règles qui améliorera l’accès des patients aux médicaments et rendra le secteur pharmaceutique de l’UE plus juste et plus compétitif. Ce paquet constitue une réforme en profondeur de la législation pharmaceutique de l’UE et contribuera à assurer un accès équitable à des médicaments sûrs, efficaces et abordables dans l’ensemble de l’UE.
Lien vers l’article : https://www.consilium.europa.eu/fr/press/press-releases/2026/09/28/pharma-package-council-adopts-new-rules-for-a-fairer-and-more-competitive-eu-pharmaceutical-sector/
CHIFFRES
Lors de la Journée de l’économie de l’officine organisée par Le Quotidien du Pharmacien, les cabinets Fiducial, Rydge et CGP ont analysé 3 176 officines, soit 16% de celles en activité. Entre 2024 et 2025, leur chiffre d’affaires a augmenté de 5%. Le chiffre d’affaires moyen varie selon les cabinets : 2,39 millions d’euros chez Fiducial, 2,447 millions chez Rydge, 2,656 millions chez CGP. Les plus fortes progressions concernent les officines dépassant 4 millions d’euros et celles situées en centres commerciaux (+7%). Les plus petites plafonnent entre 1,5% et 2%. Selon les experts, 40% des officines vont bien, contre 60% en difficulté, dont 30% en très grosses difficultés. Parmi les pharmacies disparues, 8 à 9 sur 10 réalisaient moins de 1,8 million d’euros de chiffre d’affaires. Source : le quotidien du pharmacien.
La réforme de la marge des grossistes répartiteurs pourrait coûter au moins 100 millions d’euros aux officines, selon la FSPF et l’USPO. Dès le 20 janvier 2027, le plancher passera de 0,30 à 0,22 euros par boîte sur les médicaments remboursables les moins chers. Une baisse qui affectera la rentabilité des achats directs en particulier sur les génériques et le paracétamol. Autre point de vigilance : les conditions commerciales des répartiteurs, qui pourraient chercher à répercuter une partie de l’effort. Leur perte de marge est évaluée à 94 millions d’euros en année pleine.
Source : le moniteur des pharmacies.
Dans un rapport publié le 30 septembre 2026, la Cour des comptes qualifie le dispositif du médecin traitant, introduit en 2004, de « porte d’entrée du système de santé », mais le juge « perfectible » face au vieillissement de la population. Sur les 237.000 médecins français en 2025, 100.000 sont généralistes libéraux, et 8.500 n’exercent pas ou peu d’activité de médecin traitant. Du côté des Français, 89% bénéficient d’un médecin traitant, mais 6,3 millions n’en ont pas. Pour améliorer la couverture, la Cour des comptes propose d’instaurer un seuil minimal de 500 patients suivis par tout généraliste libéral installé, mesure qui couvrirait environ 4 millions de personnes supplémentaires, avec le risque d’être mal accueillie par les syndicats. Source : les échos.
200 millions d’euros. C’est le montant de recettes attendu par l’Etat d’une nouvelle taxe sur les produits sucrés, envisagée dans le PLFSS 2027 et présentée mercredi au nom de la lutte contre l’obésité.
Dans une tribune au Monde, le magistrat administratif Christian Saout, ancien membre du collège de la Haute Autorité de santé (2017-2026), critique les mesures d’économies envisagées face au déficit de l’Assurance-maladie: hausse des franchises, déremboursements, limitation des séances de kinésithérapie. « Il y a d’autres sources d’économies qui ne pénalisent pas les patients. Selon les chiffrages de la Cour des comptes et de l’OCDE, nous en serions à un peu plus de 20 milliards d’€ de soins inutiles dans les établissements de santé en France: surprescriptions de médicaments et dialyses en dessous des seuils requis, pour ne prendre que ces deux exemples (…). Il y a donc de considérables marges de manœuvre pour rééquilibrer les comptes. »
À compter du 1er octobre 2026, l’Assurance maladie prend en charge certaines protections périodiques réutilisables afin de lutter contre la précarité menstruelle. Seuls certains produits sont éligibles à une délivrance directement en officine sans prescription médicale, pour des publics définis. La prise en charge s’applique uniquement aux coupes (cups) et culottes menstruelles réutilisables référencées par le ministère de la Santé. Les produits non référencés sont exclus du remboursement. Les codes LPP à facturer sont les codes individuels fabricants, dans la limite de 2 produits par année glissante (calculée de date à date à partir de la première délivrance). Source : pharm-enews.fr
Deux évolutions de la prise en charge des soins entrent en vigueur ce 1er octobre 2026. Le plafond annuel des franchises médicales et des participations forfaitaires est relevé, tandis que les patients en ALD voient disparaître l’exonération du ticket modérateur pour les médicaments à SMR faible. Au comptoir, les pharmaciens devront être attentifs aux interrogations des patients en ALD confrontés à un taux de remboursement désormais fixé à 15 % pour ces médicaments. Source : pharm-enews.fr
Quviviq fait basculer le marché du sommeil. En deux ans, ce médicament innovant concentre plus de la moitié de la valeur du marché prescrit, avec seulement 6,5% des volumes. Une percée qui redessine aussi l’économie de la délivrance à l’officine.
La Covid-19 progresse en France, mais à des niveaux comparables aux années précédentes, selon Santé publique France. Dans la semaine du 21 au 27 septembre, les passages aux urgences pour suspicion de Covid ont augmenté de 22% (+114 passages), tandis que SOS Médecins relève une hausse de 19% des consultations pour suspicion de Covid (+173 actes), 26% pour la grippe chez les adultes (+719 actes) et 12% pour la bronchiolite chez les moins d’un an (+17 actes). La campagne de vaccination couplée Covid-grippe débute le 13 octobre, sauf à Mayotte (en cours depuis septembre) et à La Réunion (calée sur l’hémisphère sud).
Les élections sénatoriales se sont tenues le 27 septembre, pour renouveler 178 sièges. Corinne Imbert, rapporteur de la branche Maladie du PLFSS, est parvenue à conserver son siège, tout comme Philippe Mouiller, président de la commission des Affaires sociales. Sébastien Michel a été élu comme sénateur du Rhône. Il était président du Gemme depuis 2026, élu notamment en sa qualité de Directeur des Affaires publiques de Viatris en France. Parmi les sortants : Alain Milon, Daniel Chasseing ou encore Florence Lassarade. La rapporteur générale du PLFSS au Sénat, Elisabeth Doineau, a indiqué son souhait de quitter la commission. Elle devrait être remplacée par Olivier Henno. Source : BTA.
Le 1er octobre, 164 supermarchés Auchan vont rejoindre officiellement une nouvelle structure A+Super. Ils vont fermer une quinzaine de jours avant de rouvrir sous enseigne Intermarché sous forme de vagues jusqu’en mai 2027. S’ils appartiennent toujours à Auchan, l’offre et le concept commercial seront mis en place par Intermarché. Source : LSA.
À l’occasion de la Journée mondiale du cœur, la fondation Agir pour le Cœur des Femmes publie de nouvelles données fondées sur l’analyse de 15 000 dossiers médicaux recueillis lors des opérations du Bus du Cœur des Femmes. Les résultats dressent le portrait préoccupant d’une population exposée à de multiples facteurs de risque et insuffisamment suivie. Ainsi, neuf femmes sur 10 présentent au moins deux facteurs de risque cardiovasculaire, tandis que six femmes sur 10 cumulent également au moins deux facteurs gynéco-obstétricaux susceptibles d’influencer leur santé cardiovasculaire. Parmi les facteurs les plus fréquemment observés : l’hypertension artérielle, les antécédents cardiovasculaires familiaux au premier degré, ainsi que l’association entre l’âge supérieur à 35 ans et le tabagisme ou l’obésité. Quatre femmes sur 10 sont en situation de surpoids ou d’obésité. Source : le quotidien du pharmacien.
Voté dans son principe dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, suite aux annonces du Président de la République Emmanuel Macron, le congé de naissance est entré en vigueur au 1er juillet 2026. Le 28 septembre 2026, les partenaires sociaux ont acté un maintien des garanties de prévoyance et d’assurance complémentaire. Cet ajout de garantie bénéficiera à chaque salarié de la branche quel que soit l’organisme assureur choisi par l’employeur (Apgis, Klésia,…), car elle s’intègre dans le régime de l’assurance collective. Source : le quotidien du pharmacien.
Le logiciel de gestion officinale Pharmaland, édité par La Source Informatique, fait l’objet d’une fuite de données revendiquée le 25 septembre 2026 par un hacker se présentant sous le nom d’Alduin. Près de 6 800 enregistrements concernant des utilisateurs et des pharmacies auraient été récupérés puis diffusés. Source : pharm-enews.fr
BioNTech a confirmé la fermeture de ses trois sites de production allemands, après des mois de recherche infructueuse de repreneurs. Les fermetures s’échelonneront dans le temps: Tübingen fin 2027, Marbourg début 2028, et Idar-Oberstein fin 2028. Environ 1.800 salariés sont concernés sur 7.200 employés dans le monde, dont 440 à Idar-Oberstein, où le maire Frank Frühauf parle d’un « jour noir » pour la ville. Source : Die Zeit.
En France, les entreprises d’au moins 20 salariés ont l’obligation légale d’employer 6% de personnes en situation de handicap, sous peine d’une amende pouvant atteindre 225.000 € pour une personne morale, rappelle Le Parisien.
Le syndicat SUD PTT annonce avoir une liste des bureaux de poste qui vont fermer sur 2026. Il dénombre ainsi 471 bureaux de poste de plein exercice qui vont évoluer vers une agence postale communale ou un relais poste commerçant aux services moins étoffés. Source : la revue du digital.
Guirec Le Lous, 37 ans, prend la présidence du groupe familial Urgo à partir de ce jeudi, dans le cadre d’une présidence tournante entre les trois fils du fondateur Hervé Le Lous. « J’ai la chance de succéder à mes deux frères à la tête d’un groupe qui cartonne », confie-t-il à Challenges. Urgo, détenu à 100% par les héritiers, revendique le plus gros chiffre d’affaires des entreprises françaises de dispositifs médicaux, et devrait pour la première fois dépasser le milliard d’€ en 2026, avec 4.000 salariés et plus d’une vingtaine de filiales internationales.
Ce 30 septembre à Veauche, dans la Loire, depuis l’usine de bandes de compression médicale d’Urgo, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Fabrice Pannekoucke, est venu annoncer la bonne nouvelle à Guirec Le Lous, le tout nouveau président de l’entreprise familiale : la région lui accorde une subvention de 1,2 million d’euros pour l’achat de machines industrielles produites dans la région pour sa future usine d’Andrézieux-Bouthéon, à quelques kilomètres de là. Une aide au titre de la « souveraineté industrielle » sur un investissement total, pour l’ETI pharmaceutique de Dijon, de 60 millions d’euros. Source : les échos.
Le ministère de la Santé ne laisse aucun sursis aux plateformes de téléconsultation. Au plus tard le 1er octobre 2026, les sociétés agréées doivent supprimer les frais coupe-file. Ces frais additionnels, facturés entre 5 et 20 euros, permettaient d’accéder plus vite à certains créneaux. Un autre levier interroge : l’usage croissant de l’intelligence artificielle. Chez Qare, un mode asynchrone assisté par l’IA vise cinquante téléconsultations par heure, soit moins de deux minutes par patient. Le cadre conventionnel limite la téléconsultation à 20% de l’activité globale d’un médecin. Source : les échos.
Tessan renonce à son service de rendez-vous payant. À partir du 1er octobre 2026, les cabines et bornes de téléconsultation Tessan installées en officine ne proposeront plus de prise de rendez-vous immédiate facturée. Ce service, surnommé coupe-fil, coûtait 5 euros au patient, non remboursés par l’Assurance-maladie. Entre 20 et 25% des patients choisissaient cette option, sur laquelle la marge de Tessan atteignait 30%. L’entreprise annonce désormais qu’elle soumettra ses futures propositions de services à la DGOS avant de les déployer.
À compter du 1er avril 2027, la convention pharmaceutique prévoit de distinguer la rémunération de la prescription des vaccins de celle de leur administration : 7, 50 € pour chacune des deux étapes, soit 15 € lorsque le pharmacien prescrit puis vaccine. Cette revalorisation reste toutefois soumise à la clause de revoyure de l’avenant n° 1 et aux résultats observés en 2026. Source : le moniteur des pharmacies.
Le Comité économique des produits de santé (CEPS) et les représentants de l’industrie pharmaceutique – Le Mouvement des entreprises du médicament (Leem), l’Alliance des médicaments et des laboratoires (Alma), MedFrance et Initiatives Pharma – ont signé, le 28 septembre 2026, un nouvel accord-cadre qui redéfinit les règles de fixation des prix des médicaments. Le CEPS dispose dorénavant de treize mois pour négocier, avec de nouvelles modalités d’arbitrage. Sources : le moniteur des pharmacies et l’Ordre des pharmaciens. Lien vers l’article de l’Ordre : https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/prix-des-medicaments-l-etat-et-le-secteur-pharmaceutique-concluent-un-nouvel-accord-cadre
L’accès aux soins est la priorité des Français pour 2027, selon une enquête de France Assos Santé. 75% placent le système de santé au premier rang de leurs préoccupations, 68% jugent les délais d’attente dégradés et 55% déclarent avoir renoncé à des soins ces deux dernières années.
Le cancer du sein touche désormais plus de 60.000 femmes par an en France et provoque plus de 12.000 décès, ce qui en fait la première cause de mortalité féminine par cancer. Plus il est diagnostiqué tôt, meilleures sont les chances de survie et moins les traitements sont invasifs, alors que le dépistage organisé n’est prévu qu’à partir de 50 ans. A l’occasion du lancement d’Octobre rose, plusieurs médecins et patientes, contactées via l’association Rose Up, qui fête ses 15 ans, veulent ainsi sensibiliser aux principaux signes d’alerte. La petite boule dans le sein reste le signal le plus connu, souvent découverte par autopalpation.
34 600 décès : c’est le bilan de la mortalité liée à la chaleur dans cinq pays d’Europe de l’Ouest cet été, rapporte Bloomberg. L’Allemagne est la plus touchée avec environ 16.000 décès liés à la chaleur entre avril et septembre, suivie de la France avec 7.824 décès estimés sur trois vagues de chaleur. L’Espagne enregistre son été le plus meurtrier depuis 2015 avec 5.805 décès, le Royaume-Uni 2.877 et la Belgique 2.112.
Le dispositif « Mon test IST », lancé en septembre 2024, a donné lieu à environ deux millions de dépistages en 2025 dans les laboratoires de biologie, selon l’Assurance-maladie. « Ce qui veut dire qu’on a attiré dans les laboratoires, par ce dispositif, des gens qui d’habitude ne viennent pas. Et on a permis, grâce à ce dispositif, de casser les chaînes de transmission », indique à franceinfo Benoît Chassin, pharmacien biologiste. Dans les laboratoires Cerballiance, un quart des patients positifs proviennent de ce dispositif sans ordonnance. Chez les moins de 26 ans venus sans ordonnance, les taux de gonorrhée et de chlamydia dépistés seraient même supérieurs à ceux des patients avec ordonnance.
Entre 40 et 60% des contraceptifs combinés (sous forme de pilule, de patch ou les anneaux vaginaux) sont contre-indiqués chez les femmes cumulant plusieurs facteurs de risque cardiovasculaire, selon une étude de la fondation Agir pour le cœur des femmes menée sur 1.062 dossiers issus du Bus du cœur des femmes. La gynécologue Geneviève Plu-Bureau, qui a coordonné l’étude, cite « les migraines avec aura, l’hypertension même bien traitée et stabilisée, les antécédents familiaux artériels ou trop de cholestérol non contrôlé ». Neuf femmes sur dix présentent au moins deux facteurs de risque. La fondation appelle ainsi à mieux informer les patientes et former les prescripteurs aux alternatives existantes, dont les progestatifs seuls et le stérilet. Source : franceinfo.
50 % : c’est la part des femmes ayant eu recours à une IVG qui déclarent avoir essuyé un refus de la part d’un professionnel de santé, selon le baromètre du Planning familial, dévoilé par France Inter à l’occasion de la Journée internationale pour le droit à l’avortement. Le baromètre relève aussi que trois personnes sur quatre ayant avorté en établissement de santé ont attendu plus d’une semaine pour obtenir un rendez-vous, contre 54% en 2024.
Selon Le Canard enchaîné, des médecins de l’institut Gustave-Roussy auraient touché plusieurs milliers d’€ pour des consultations à l’étranger, tout en étant rémunérés par l’établissement. « D’après des enregistrements sonores récupérés par la justice, ces pratiques étaient monnaie courante en Egypte et au Koweït, où la gratification grimpait à 1.000 dinars par jour et par toubib, soit quelque 2.900 € au cours actuel », note le journal. L’affaire aurait éclaté en octobre 2025, après l’alerte du directeur général de la filière internationale. Mais ce responsable aurait été écarté quelques jours plus tard. Le Parquet national financier (PNF) a confirmé à franceinfo avoir reçu un signalement. Gustave-Roussy réfute ces accusations et dénonce des informations « sans fondement ».
La pétition déposée sur le site de l’Assemblée nationale pour rendre obligatoire l’affichage du Nutri-Score sur tous les aliments a franchi le seuil des 100.000 signatures. « Nous nous réjouissons de la forte mobilisation des citoyens et des nombreuses structures qui ont relayé notre appel », a réagi Serge Hercberg, professeur émérite en nutrition à la Sorbonne, co-créateur du Nutri-Score et de la pétition. Selon l’Observatoire de l’alimentation (Inrae, Anses), la part des ventes en volume affichant le Nutri-Score a pourtant reculé, de 64% en 2024 à 63% en 2025, en raison du désengagement de marques nationales. Source : Ouest-France.
GROUPEMENTS
La position de Fabrice Camaioni sur les groupements de pharmaciens d’officine
Fabrice Camaioni ne remet pas en cause l’utilité des groupements, auxquels il reconnaît notamment un rôle dans la négociation commerciale, mais il conteste qu’un acteur devenu aussi important dans la chaîne économique puisse rester à l’écart de la régulation. Pour le nouveau président, une partie du financement du futur modèle officinal pourrait aussi se jouer là : dans la valeur générée autour du médicament mais qui ne revient pas nécessairement jusqu’à l’officine. Il se garde, à ce stade, d’en chiffrer le montant.
Source : le moniteur des pharmacies.
Pharmacies : Giphar prend le contrôle de PharmaPlatinum et entame sa stratégie de croissance externe
La coopérative réalise sa première opération de croissance externe en prenant une participation majoritaire dans le groupement PharmaPlatinum. Avec pour ambition de créer une plateforme commune pour les pharmacies et groupements indépendants. Giphar prend une participation majoritaire dans le groupement PharmaPlatinum, dans le cadre de son plan de développement « ambition 2030 ». Celui-ci affiche pour objectif de devenir « la référence de la pharmacie indépendante ». Giphar représente un peu moins de 6 % du marché et vise 15 % d’ici 2035. L’opération avec PharmaPlatinum est alors présentée comme la première brique d’une stratégie de croissance externe appelée à se poursuivre. Dans un contexte où les groupements sont questionnés sur leur transparence et la valeur qu’ils captent dans la chaîne du médicament, le directeur général de Giphar est clair : « On promeut – et il en va de même pour d’autres coopératives de pharmaciens – un modèle de transparence ; sans pour autant demander la transparence des autres. Je ne suis pas là pour donner des consignes à d’autres modèles. » Benoit Le Gavrian révèle par ailleurs préparer, avec Gilles Unglick, directeur général de Giropharm, un « open book coopératif » destiné à publier et rendre plus lisibles leurs indicateurs. Enfin, il ne réclame pas une régulation des groupements mais dit ne pas avoir « d’objection de principe » si elle devait intervenir, à condition qu’elle soit simple et n’impose pas de barrières administratives trop lourdes.
Sources : LSA et le moniteur des pharmacies.
Une volonté de transparence se dessine du côté de certains groupements
Face aux interrogations croissantes sur le modèle économique des groupements de pharmaciens, quatre acteurs coopératifs veulent jouer la carte de la transparence au travers d’un « open book coopératif » annoncé pour fin octobre. Totum, Wellpharma, Giphar et Giropharm, les quatre groupements qui composent désormais le Collège des pharmacies de la FCA (fédération du commerce coopératif et associé), travaillent à la création d’un « open book coopératif », un « livre ouvert » destiné à rendre public plusieurs indicateurs financiers et à mettre en évidence la redistribution de la valeur au sein de leurs réseaux. Les indicateurs précis sont encore en cours de finalisation. Le dispositif devrait notamment permettre de mesurer la part des revenus des groupements qui revient au réseau officinal. Ces ressources comprennent en particulier les rémunérations provenant des laboratoires. La finalisation de l’Open Book Coopératif est annoncée au plus tard pour la fin octobre.
Source : le moniteur des pharmacies.
Les groupements d’officine acteurs de santé publique : lancement d’une nouvelle campagne pour Leader Santé
Depuis l’évolution du Code de déontologie entrée en vigueur en mars 2026, les groupements de pharmacies sont autorisés à prendre la parole auprès du grand public sur les grands enjeux de prévention. Cet automne, Leader Santé amplifie son action avec une nouvelle campagne TV sous le signe de la vaccination. « Les groupements ne sont plus uniquement des partenaires économiques des officines. Ils deviennent progressivement des acteurs capables d’accompagner les grandes priorités de santé publique », comme exprimé dans une tribune par Alexis Berreby, pharmacien titulaire à Aubervilliers et cofondateur de LeaderSanté. « Pendant longtemps, les groupements ont créé de la valeur pour les officines. Demain, ils devront aussi créer de la valeur pour la santé publique » résume-t-il dans cette même tribune.
Source : pharm-enews.fr
Entretien avec Frédéric Chetreff (Unipharm Grand-Ouest)
C’est une coopérative créée en 1990 avec une centrale d’achat et un pôle de services pour le pharmacien. Elle a 130 pharmaciens adhérents sur la région Grand-ouest. La cotisation au groupement est de 800 euros par an et chaque pharmacie touche en moyenne 8000 euros de trop-perçu de la coopérative. Unipharm est dans la fédération Apsagir qui représente 6% de part de marché sur l’ensemble des pharmacies françaises.
Lien vers l’émission : https://www.bfmtv.com/economie/replay-emissions/objectif-croissance/video-frederic-chetreff-unipharm-grand-ouest-unipharm-groupement-de-pharmaciens-d-officine-26-09_VN-202609260260.html
AILLEURS
Mexique : l’essor des médicaments falsifiés
Faute de pouvoir payer leurs traitements, de plus en plus de familles se tournent vers des médicaments falsifiés vendus en ligne. Les dépenses de santé atteignent jusqu’à 35% du revenu de certains foyers, alerte Juvenal Becerra Orozco, président de l’Unefarm. Il constate en même temps l’intérêt accru des patients vers des plateformes comme Facebook Marketplace, Instagram ou TikTok, où s’écoulent des produits importés sans autorisation, contrefaits ou volés. Sur ces canaux, jusqu’à 90% des médicaments seraient de provenance douteuse, et l’intelligence artificielle facilite désormais le clonage de voix ou d’identités de spécialistes pour crédibiliser ces ventes. « Quand on consomme ces médicaments, on met sa vie en danger », avertit-il, en citant notamment le cas des vaccins ou de l’insuline, dont la rupture de la chaîne du froid peut rendre le produit dangereux. Source : El Economista.
Colombie : le concept store pharmacie-market banque
ATM, banque, alcool…On trouve de tout dans la pharmacie !
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