Actualités du 19 au 23 octobre 2026

ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES

 

Budget de la Sécu: l’Assemblée nationale rejette la partie « recettes »

Pas de recettes, pas de dépenses… Après avoir largement détricoté la partie « recettes » du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027, l’Assemblée nationale l’a finalement rejetée, ce vendredi 23 octobre, par 115 voix « contre » 1 voix « pour ». Tous les groupes politiques se sont opposés au texte, sauf ceux du bloc central (Ensemble pour la République, Les Démocrates et Horizons), qui se sont abstenus. Les recettes de la Sécu n’ayant pas été adoptées, les députés ne peuvent pas débattre des dépenses, car le financement de celle-ci doit d’abord être prévu, ce qui n’est pas le cas après le vote de ce vendredi. Comme le prévoit la procédure, le texte va donc être transmis au Sénat, où il va poursuivre son parcours parlementaire, dans la version initialement présentée par le gouvernement. Ce qui est dommageable car les députés avaient supprimé l’article 10 en séance plénière le veille le 22 octobre.

Sources : BTA, LCP, Assemblée nationale.

 

Taxe groupements et DAU : la FSPF se positionne

Deux articles du PLFSS relatifs, pour l’un, à une contribution obligatoire des groupements prélevée sur certains flux financiers et, pour l’autre, à la dispensation à l’unité, ont été commentés par le président de la FSPF. Concernant la taxe de 15 %, Fabrice Camaioni estime que « c’est le seul moyen qu’a trouvé le législateur pour récupérer une partie des flux financiers dirigés vers les groupements et qui ne redescendent pas toujours vers les pharmacies d’officine ». Estimant que la distinction mise en avant entre les groupements coopératifs et les autres, qui seraient moins vertueux, n’est peut-être pas la bonne, il pense, en revanche, qu’il est « urgent qu’une partie de ces flux soient récupérée pour la pharmacie d’officine puisque nous avons entamé les discussions autour du modèle de la rémunération et qu’il va falloir pour cela mettre des sous sur la table ». Vis-à-vis de l’article 28 du PLFSS, qui prévoit la dispensation à l’unité (DAU) pour un certain nombre d’antibiotiques dont la liste n’est d’ailleurs pas encore connue, le président de la FSPF rappelle que la position du syndicat n’a pas bougé d’un iota sur cette question : « C’est une fausse bonne idée comme nous l’avons toujours dit et répété. L’adaptation des conditionnements et la prescription dans le cadre des recommandations semblent plus utiles. » Il expose par ailleurs que « charger le pharmacien de ce surcroît de travail n’apporte aucune plus-value et coûte du temps et de l’argent, [tout en étant] écologiquement mal pensé ».

Source : le pharmacien de France.

 

Un observatoire pour lutter contre la désinformation en santé

Alors que l’information fiable et de qualité en santé devient un « enjeu majeur », la ministère a annoncé le lancement d’un Observatoire de la désinformation en santé. Des outils numériques, comme une chaîne TikTok, de sensibilisation du grand public l’accompagneront dans sa mission. L’Observatoire assurera une mission de veille, d’analyse et d’alerte, notamment à travers : la publication de baromètres réguliers pour mesurer l’évolution de la désinformation en santé, la conduite de travaux d’analyse, de recherche et de revues de littérature scientifique et l’identification des phénomènes émergents et le partage des connaissances avec les professionnels de santé, les médias et le grand public.

Source : le quotidien du pharmacien.

Pour en savoir plus : https://sante.gouv.fr/grands-dossiers/observatoire-de-la-desinformation-en-sante/article/l-observatoire-de-la-desinformation-en-sante-433434

 

Stock de vaccins en cabinet : les médecins à reculons

Les médecins, tout comme les infirmiers, ont obtenu la possibilité de stocker des vaccins contre la grippe et le Covid-19 au cabinet. Deux syndicats de médecins, MG France et la Confédération des Syndicats Médicaux de Français (CSMF), déplorent déjà que ces derniers aient à avancer le coût des vaccins commandés aux pharmacies. Dans les conditions actuellement applicables, les syndicats anticipent un faible nombre de médecins prêts à se lancer dans le dispositif. La CSMF indique avoir saisi le ministère « pour obtenir une juste rémunération de la gestion du stock ».

Source : pharm-enews.fr

 

Panser la pharmacie : « Nous voulons remettre la santé publique au cœur de l’officine »

Créée le 7 décembre 2025 par et pour les pharmaciens salariés de l’officine exerçant en France, l’association de loi 1901 Panser la pharmacie défend une officine davantage tournée vers les soins et la prévention. Le collectif réclame aussi une meilleure représentation des pharmaciens salariés dans les décisions qui façonnent leur métier. L’association souhaite défendre une officine moins tournée vers la logique commerciale et davantage vers la santé publique, la prévention et l’accompagnement des patients. L’association, qui rassemble une trentaine de personnes pour le moment, entend porter cette voix à l’échelle nationale. Une campagne d’adhésion a été lancée l’été dernier.

Source : le moniteur des pharmacies.

Pour en savoir plus : https://www.facebook.com/panserlapharmacie/

https://fr.linkedin.com/company/panser-la-pharmacie?trk=public_post_feed-actor-name

 

Clause de revoyure : une activation indispensable

À l’occasion du lancement des travaux préparatoires à la réforme de la rémunération, la FSPF a demandé à la Cnam le déclenchement de la clause de revoyure tant la baisse de prix des génériques a impacté les revenus du réseau depuis le début de l’année 2026. S’exprimant au sortir de la réunion avec la Cnam, Julien Chauvin, président de la commission Études et Stratégie économiques de la FSPF, a indiqué que l’Assurance maladie « ne s’oppose pas au principe d’activation de la clause », même si la Cnam indique que ses chiffres diffèrent de ceux du syndicat. Ses représentants ont cependant « promis de revenir sur le sujet avec des données affinées ».

Source : le pharmacien de France.

 

Où est le volet curatif ?

Le gouvernement a présenté, le 20 octobre, son plan d’action pour une financiarisation éthique dans le secteur de la santé. La FSPF salue ce travail, mais regrette qu’il ne prévoit aucun « volet curatif pour les situations actuelles où des pharmaciens se retrouvent pieds et poings liés ». Fabrice Camaioni a réagi : « Le plan présenté est surtout préventif, et c’est très bien, mais qu’est-il prévu sur le volet curatif pour les situations déjà créées, celles dans lesquelles des pharmaciens se retrouvent pieds et poings liés ? Quelles sont les sanctions imaginées ? Seront-elles suffisamment coercitives ? » Pour la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, le plan ne poursuit pas cet objectif : « L’écriture d’une doctrine, avec toutes les parties prenantes, va permettre aux entreprises de se mettre en conformité. »

Source : le pharmacien de France.

 

Officine : 7 pistes pour rémunérer autrement que par les volumes

Comment adapter le modèle des officines à la baisse des volumes de médicaments et à l’évolution des missions ? Rééquilibrage des honoraires, valorisation du temps pharmaceutique, remises et Rosp : plusieurs scénarios se dessinent pour sécuriser l’avenir économique du réseau.

  1. Booster l’honoraire à la dispensation : pour se décorréler des volumes de boîtes vendues, les syndicats officinaux souhaitent donner davantage de poids à cet honoraire, qui représentait en 2025 une rémunération totale d’à peine 383 millions d’euros.
  2. Remplacer l’honoraire complexe : en perte de vitesse, cet honoraire représente à peine 25 millions d’euros de rémunération en 2025.
  3. Créer un honoraire à l’intervention pharmaceutique : dûment rémunérer le temps officinal est une mesure que réclament les syndicats depuis plusieurs années.
  4. Un dispositif plus clair : les inspecteurs de l’IGAS et de l’IGF, qui jugent le système de remises et de prestations commerciales inutilement complexe et peu transparent, proposent que l’ensemble des réductions consenties aux différents acteurs tout au long de la chaîne de valeur soient notifiées à l’avenir au Comité économique des produits de santé (CEPS).
  5. Un partage équitable des économies : « Les biosimilaires, c’est une économie de 165 millions d’euros pour l’Assurance maladie sur les 12 derniers mois ».
  6. Une négociation avec l’Assurance maladie sur une Rosp supplémentaire, sur le modèle de la Rosp exceptionnelle, qui a permis de donner une impulsion aux entretiens pharmaceutiques dans nombre d’officines.
  7. Un forfait stable et déconnecté du nombre de boîtes dispensées mais conditionné à l’atteinte d’un certain nombre d’indicateurs : organisation, qualité, service rendu, etc. Un forfait structure comme demandé par la FPSF ? 

Source : le moniteur des pharmacies.

Fermeture temporaire du portail Amelipro pour des raisons de sécurité

En raison d’une vulnérabilité technique détectée, le portail amelipro reste fermé à titre conservatoire, dans l’attente de la mise en œuvre des mesures correctives nécessaires par l’Assurance maladie. Aucune date de réouverture n’a été communiquée à ce stade.

Source : USPO.

 

Campagne de Cyclamed

Cyclamed annonce le lancement d’une campagne de sensibilisation « Tout savoir sur… » en TV, radio et digital avec la participation du célèbre danseur et chorégraphe Jean-Marc Généreux. De quoi attirer l’attention ! Cette nouvelle campagne se déroule du 19 octobre au 1er novembre. Jean-Marc Généreux y intervient bénévolement avant tout comme père de famille. Sa fille Francesca vit avec le syndrome de Rett et les médicaments font partie du quotidien familial. Une collaboration qui vise à renforcer l’impact mémoriel et l’engagement auprès du grand public.

Lien vers la vidéo : https://vimeo.com/1237677443?fl=pl&fe=sh

 

Pourquoi les pharmacies s’ouvrent davantage à la publicité

Un décret récent assouplit les règles permettant aux pharmaciens de communiquer. Plusieurs groupements d’officines se sont engouffrés dans la brèche.  « Les pharmaciens vont pouvoir, et d’autant plus pour les groupements, construire une véritable préférence de marque, valoriser l’accompagnement thérapeutique, les offres de téléconsultation, le dépistage, tout ce qu’ils proposent autour de leur mission », estime Matthias Moreau, CEO de Publicis Health. À condition, selon lui, de « passer d’une communication purement fonctionnelle à une approche où ils développeront une vraie stratégie éditoriale ».

Lien vers l’article : https://www.strategies.fr/actualites/marques/LQ6725986C/pourquoi-les-pharmacies-souvrent-davantage-la-publicite.html

 

PRÉSIDENTIELLES

 

Présidentielle 2027 : ce qu’Édouard Philippe prévoit pour la santé et l’officine

Édouard Philippe  veut contenir les dépenses de santé en misant sur la prévention, la pertinence des soins et les nouvelles technologies. S’il défend le maillage officinal, il reste encore peu précis sur les nouvelles missions et la rémunération des pharmaciens.

Lien vers l’article : https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/profession/socio-professionnel/presidentielle-2027-ce-quedouard-philippe-prevoit-pour-la-sante-et-lofficine?utm_source=sendinblue&utm_medium=email&utm_campaign=24h_infos_21_10_2026&utm_id=3500

 

Marine Tondelier veut renforcer la prévention et sécuriser les approvisionnements

Marine Tondelier, la candidate des Écologistes mise sur l’accès aux soins, la prévention et un pôle public du médicament.

Lien vers l’article : https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/profession/socio-professionnel/presidentielles-2027-marine-tondelier-veut-renforcer-la-prevention-et-securiser-les-approvisionnements?utm_source=sendinblue&utm_medium=email&utm_campaign=24h_infos_22_10_2026&utm_id=3503

 

CHIFFRES

 

Les travaux préparatoires de la réforme de la rémunération officinale ont été lancés jeudi 15 octobre. Dans les locaux de l’Assurance maladie, les syndicats ont réitéré leur volonté de décorréler cette rémunération des volumes de boîtes dispensées. La profession demande également l’activation de la clause de revoyure pour compenser notamment l’impact de la baisse des prix des médicaments intervenue début 2026. Evaluation : 80 millions d’euros. Source : le moniteur des pharmacies.

18 670 : C’est le seuil minimal d’étudiants en pharmacie à former sur la période 2026-2030, fixé par un arrêté publié au Journal officiel le 20 octobre. Le texte prévoit au total 94.095 étudiants pour les quatre filières de santé: médecine (61.230), pharmacie, odontologie et maïeutique, précise Le Quotidien du Pharmacien.

Le marché de l’emploi en officine se détend. En deux ans, les recrutements de pharmaciens prévus par les employeurs sont passés de 7.310 à 3.680, et la part jugée difficile de 82,6% à 60,9%, selon France Travail. L’activité exceptionnelle des années Covid est retombée, l’économie officinale est sous pression (plafonnement des remises sur les génériques depuis le 1er janvier 2026) et le réseau se resserre, avec 260 fermetures en 2024 sur environ 20.000 officines. La tension reste toutefois forte localement, de 47% en Nouvelle-Aquitaine à 85% dans le Grand Est. Les postes évoluent par ailleurs avec les nouvelles missions (vaccination, tests, prévention), dont la maîtrise devient un atout en candidature.

Fluad dès 50 ans, Efluelda dès 60 ans… mais une prise en charge réservée aux 65 ans et plus. Alors que la campagne antigrippale bat son plein, ces seuils différents imposent une double vérification au comptoir. Une ordonnance ou un bon de prise en charge ne dispense jamais de contrôler le vaccin choisi. Source : pharm-enews.fr

Le 20 octobre marquait la journée mondiale des préparateurs en pharmacie, une occasion de rappeler l’appel lancé par le Conseil national professionnel des préparateurs en pharmacie d’officine (CNPPPO), en quête de référents sur le terrain.  Afin de promouvoir le métier de préparateur au niveau des territoires, le CNPPPO est à la recherche de référents, en particulier dans le Sud-Ouest, à Paris et dans le Nord. A noter que les préparateurs qui ne dépendent pas d’un Ordre resteront soumis à l’obligation de DPC même en cas de suppression de l’Agence nationale du DPC (ANDPC). Source : pharm-enews.fr

Lors des Assises sur la ménopause, la ministre de la Santé Stéphanie Rist a annoncé avoir saisi la HAS sur les conditions d’un élargissement aux sages-femmes de la prescription d’un traitement hormonal de la ménopause (THM). Les recommandations sur la prise en charge globale de la ménopause, sont attendues mi 2027. En 2025, 496 245 femmes, soit 2,5 % des femmes de plus de 40 ans et 4,4 % de celles âgées de 45 à 60 ans, prenaient un THM en France, selon des données publiées en juin par le groupement d’intérêt scientifique (GIS) Epi-Phare. Source : pharm-enews.fr

A Paris, Marseille, Limoges et bien d’autres villes encore, des officines ont été vandalisées voire dévastées en marge des manifestations contre la vie chère le 17 octobre. Une trentaine d’officines auraient fait l’objet de dégradations à la suite des émeutes du 17 et 18 octobre selon les représentants de la profession. Les syndicats demandent des mesures d’urgence. Les officines dégradées le 17 octobre peuvent désormais placer leurs salariés en chômage partiel. Autre dispositif : un prêt de trésorerie à taux zéro géré par Bpifrance. Accessible dès cette semaine, il pourra atteindre 50 000 euros par établissement sinistré. Des échanges sont en cours avec le ministère de l’économie, dont la Direction générale des entreprises (DGE) afin de pouvoir accompagner les pharmacies victimes de ces violences. Le Gouvernement a par ailleurs annoncé la création d’un fonds de soutien spécifique aux 3000 commerces qui ont subi des dégradations. Source : pharm-enews.fr

Face à de nouvelles tensions d’approvisionnement en quétiapine LP 50 mg, l’ANSM réactive certaines mesures exceptionnelles, notamment celle permettant aux pharmaciens de remplacer le médicament indisponible par une préparation magistrale de quétiapine à libération immédiate (LI), sans nouvelle ordonnance. Source : USPO.

L’Union des syndicats de pharmaciens d’officine a déposé entre 13 et 14 amendements au projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2027. Son président, Pierre-Olivier Variot, l’a annoncé lors d’un point d’information le 22 octobre 2026. Un premier amendement vise à soutenir la vaccination du voyageur. Un deuxième amendement concerne les interventions pharmaceutiques. Un troisième amendement, qui sera déposé au Sénat, cible la prise de glycémie. Les pharmaciens ne peuvent réaliser ces tests capillaires qu’à certains moments de l’année, essentiellement durant la Semaine du diabète, en juin. Un dernier texte entend adapter les conditionnements des médicaments, pour contrer l’Article 28 du PLFSS qui élargit la dispensation à l’unité des antibiotiques. Source : le quotidien du pharmacien.

La Cour des comptes relève que l’expérimentation Osys a évité une consultation médicale à 19% des patients, un passage aux urgences à 3,5 % des patients et une automédication inappropriée à 12% des patients. La généralisation du dispositif est déjà prévue par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026. Les modalités doivent être précisées dans un troisième avenant conventionnel, attendu en décembre. Source : le moniteur des pharmacies.

Dans un rapport remis à la commission des affaires sociales de l’Assemblée, la Cour des comptes juge « fragile » le redressement des comptes de la Sécurité sociale prévu en 2027, alors que la dette sociale pourrait atteindre 130 milliards d’€. L’an dernier, le déficit de la Sécurité sociale devait déjà légèrement diminuer, passant de 21,7 milliards d’€ en 2025 à 19,4 milliards d’euros en 2026. Il s’élève finalement à 21,8 milliards d’€. Le président de la sixième chambre de la Cour des comptes, Bernard Lejeune, note en outre « une hypothèse optimiste » pour le PLFSS 2027, dont les 5,5 milliards d’économies sur les retraites ont en outre déjà été rejetés ou supprimés par les députés. Source : le Figaro.

Un groupe transpartisan d’une centaine de députés tente de rendre le Nutri-Score obligatoire sur les emballages et dans les publicités alimentaires, par des amendements au PLFSS 2027 examinés en séance. Adoptés en commission des affaires sociales, ils exemptent les produits AOP et IGP, compromis qui a rallié au-delà de la gauche, note Libération. Facultatif, le logo figure aujourd’hui sur 63% des volumes de produits emballés transformés, selon l’Observatoire de l’alimentation. L’OCDE estime qu’une obligation économiserait 100 millions d’€ de dépenses de santé par an en France. Le gouvernement reste réticent, invoquant le droit européen.

Dans une tribune publiée le 22 octobre 2026, Frédéric Valletoux, président de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, appelle à changer de méthode. Pour lui, les économies de court terme déplacent le problème sans jamais le résoudre. Le député Horizons fixe trois priorités. La première vise la pertinence des soins, c’est-à-dire garantir le bon soin au bon moment. Selon lui, 20 à 25% des actes, examens ou prescriptions seraient inutiles ou potentiellement délétères. Chiffre avancé : une revue de dépenses de l’IGAS et de l’IGF sur les affections de longue durée estime à 500 millions d’euros les dépenses évitables. Deuxième priorité : investir dans la prévention. Valletoux cite la vaccination contre la grippe, qui permettrait, avec une couverture portée à 75% des personnes à risque, d’éviter près de 80 000 journées de travail perdues, soit un gain proche de 50 millions d’euros. La troisième priorité consiste à généraliser les innovations de terrain. L’expérimentation Equilibres, qui rémunère les infirmiers selon le temps consacré aux patients plutôt que selon le nombre d’actes, a montré qu’il était possible de redonner du temps aux soignants tout en générant des dépenses évitées. Source : les échos.

La France enregistre un nombre record d’infections autochtones par le virus West Nile: 195 cas selon le rapport de Santé publique France du 21 octobre, contre 62 lors du précédent record en 2025, dans environ 30 départements. Transmis par des moustiques communs (Culex), qui s’infectent sur des oiseaux migrateurs, il ne provoque le plus souvent aucun symptôme, mais environ 1% des personnes infectées font une forme sévère, avec méningite ou encéphalite, parfois mortelle. Il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique. Source : Le Figaro.

La première maison d’accompagnement et de soins palliatifs d’Ile-de-France ouvrira début 2027 à Versailles, a annoncé mardi l’ARS, qui la finance à hauteur d’un million d’€ par an sur trois ans. Portée par l’Association des Dames du Calvaire, « La Maison de Jeanne » proposera 12 places en studios individuels. Principale innovation de la loi sur la fin de vie adoptée le 26 mai, ce type de structure, intermédiaire entre le domicile et l’hôpital, accueille des patients qui n’ont pas besoin d’être hospitalisés, mais ne peuvent ou ne veulent pas rester chez eux, précise La Croix. La Société française d’accompagnement et de soins palliatifs recense une trentaine de projets.

Tout éculée soit-elle, la formule “week-end de tous les dangers” s’applique parfaitement pour les jours que le gouvernement s’apprête à vivre. En particulier samedi 24 octobre 2026, alors qu’un appel à manifester a été lancé par plusieurs collectifs de “Gilets jaunes” — plus de 600 événements sont d’ores et déjà recensés sur le site https://17octobregiletjaune.net/

Le gouvernement s’apprête à publier dans les prochains jours un décret régulant la médecine esthétique, après d’ultimes consultations avec les organisations de praticiens, rapporte Ouest-France. Selon le projet, un médecin ne pourra pas y consacrer plus de « 30% de son temps travaillé », le reste devant revenir à sa spécialité. Ceux qui la pratiquent à 100% depuis plus de cinq ans auront trois ans pour descendre à 50%. Les nouveaux venus devront avoir exercé cinq ans dans leur spécialité d’origine et valider une formation théorique et pratique, avec une validation des acquis pour les médecins déjà en activité.

Le marché des traitements de l’obésité continue de s’étendre avec ses produits phares, Wegovy® (sémaglutide) et Mounjaro® (tirzépatide), de Novo Nordisk et Eli Lilly. Ces agonistes des récepteurs du GLP-1 miment une hormone de satiété et permettent une perte de poids de 15 à 22% en un an. « 20% de 150 kg, ça fait 30 kg en moins », illustre Arnaud Monier, du centre hospitalier de Chartres. Aux États-Unis, où ils sont commercialisés depuis 2021, plus d’un Américain sur dix y a recours et le taux d’obésité est passé de 40 à 37% en deux ans, un recul inédit. Source : La Croix.

L’ANSM a débuté l’examen de la liste de 33 principes actifs proposés au délistage par l’association d’industriels NéreS, avec l’appui des syndicats de pharmaciens. Un premier feu vert est tombé: l’étofénamate, un anti-inflammatoire non stéroïdien topique déjà utilisé en Allemagne, en Espagne, en Irlande et en Pologne. Ses emplâtres, indiqués dans les entorses aiguës de la cheville, les foulures et les ecchymoses, pourront intégrer le rayon du conseil officinal, selon une décision du 9 octobre (dose limite de 70 mg par unité de prise, quantité maximale délivrée de 980 mg). Source : le moniteur des pharmacies.

Plus de six millions de Français n’ont pas de médecin traitant. Pour réduire ce chiffre, la Cour des comptes propose d’obliger chaque généraliste à être médecin traitant pour au moins 500 patients. Le médecin traitant est celui qui coordonne le parcours de soins et oriente vers les spécialistes. Sans lui, les consultations sont bien moins remboursées par l’Assurance maladie. Le député socialiste Guillaume Garot a transformé l’idée en proposition de loi. Il vise 8 500 généralistes libéraux qui, selon la Cour des comptes, ne prennent pas ou très peu de patients en tant que médecin traitant. Garot défendra son texte à l’Assemblée le 19 novembre 2026. Source : franceinfo.

Le fabricant de tests d’autodiagnostic et de diagnostic rapide Biosynex a annoncé le 20 octobre sa sortie de procédure de sauvegarde, ouverte le 29 septembre 2025. « Cette étape importante garantit la pérennité des activités de Biosynex », affirme son PDG, Larry Abensur. L’entreprise, qui avait connu une croissance rapide avec la pandémie de Covid-19 sans obtenir le retour attendu sur ses investissements, s’est recentrée sur ses tests historiques et la biologie décentralisée, en cédant son activité de biologie moléculaire (PCR) et en fermant des filiales, ce qui a réduit ses effectifs d’un quart. Le groupe emploie désormais environ 420 personnes. Source : Les Echos.

Fréquemment accusées d’ubériser ou de financiariser la santé, les plateformes de téléconsultation sont aussi sous pression des médecins, constate Le Monde. Qare, l’un des leaders du secteur (250.000 consultations par mois, près de 2 000 médecins), vient de réduire leur rémunération à 10 € brut par téléconsultation au 1er mai, contre 14,67 € brut précédemment. « Pour lancer la téléconsultation, on a créé un modèle de rémunération très attractif, mais qui n’était pas pérenne financièrement sur le long terme », assume la PDG, Sylvie Nhansana, alors qu’une trentaine de médecins ont saisi les prud’hommes en référé.

Le bruit des transports provoque 73.000 décès prématurés par an en Europe, selon l’Agence européenne pour l’environnement. En compilant les études scientifiques existantes dans une méta-analyse publiée en 2018, un groupe d’experts mandaté par l’OMS avait déjà conclu que le bruit du trafic routier accroît le risque de maladies coronariennes de 8% pour chaque augmentation de l’exposition au bruit de 10 dB à partir de 53 dB. Plus récemment, une autre étude publiée dans le Journal of the American College of Cardiology a également démontré un lien certain entre l’exposition au bruit du trafic routier et l’augmentation du risque d’hypertension. Source : Les Echos.

– 39 % : c’est la réduction du risque de mortalité cardiovasculaire observée chez les personnes qui montent régulièrement des escaliers, par rapport à celles qui en montent moins souvent, selon une vaste étude de la Norwich Medical School, citée par TF1. Elle s’appuie sur les données de plus de 480 000 adultes de 35 à 84 ans, suivis pendant 14 ans, en bonne santé ou avec des antécédents cardiaques.

La Ligue contre le cancer a dévoilé plusieurs propositions concrètes pour rendre notre politique anticancer plus efficace », à l’approche de l’élection présidentielle. Ces mesures ciblent les grandes « causes évitables », alors que le nombre de cancers augmente, avec 430.000 nouveaux diagnostics chaque année. Selon l’association, quatre cancers sur dix pourraient être évités en modifiant nos comportements et nos modes de vie. Sur le tabac, la Ligue préconise d’interdire la vente aux personnes nées après 2014, mesure déjà adoptée notamment par le Royaume-Uni. Pour l’alcool, elle veut réécrire le message des publicités afin de passer de « l’abus d’alcool est dangereux pour la santé » à « l’alcool est dangereux pour la santé ». Côté alimentation, elle demande un Nutri-Score obligatoire sur tous les produits alimentaires emballés, un affichage qui « pourrait permettre d’éviter 2 millions de cas de maladies chroniques en Europe d’ici 2050 ». La Ligue met par ailleurs en avant la vaccination contre les papillomavirus humains (HPV), responsables selon elle de 6.400 nouveaux cas de cancers par an en France, avec une prise en charge à 100% et un abaissement de l’âge de vaccination à 9 ans.

L’Assurance-maladie alerte les médecins d’Ile-de-France sur la hausse des prescriptions de Ritaline® (méthylphénidate), dans le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH): +122 % entre 2021 et 2025, dont +142% chez les adultes, pour 22.290 patients en 2025. Dans un cas sur cinq, le traitement n’a pas été prescrit par l’un des spécialistes habilités à l’initier (pédiatre, neurologue, psychiatre), et 2,1% des patients ont eu plus de quatre prescripteurs. Ce « nomadisme » laisse « suspecter fortement un mésusage ». Source : franceinfo.

Des experts de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont suggéré le 13 octobre d’introduire la vaccination contre le papillomavirus (HPV) dès l’âge de 4 à 8 ans pour augmenter la couverture vaccinale au niveau mondial. Une stratégie à adapter à chaque pays. Source : pharm-enews.fr

La France teste un nouveau remède contre la solitude. La prescription sociale consiste à ce qu’un professionnel de santé oriente un patient vers des activités destinées à recréer du lien social. Déjà pratiqué dans de nombreux pays, le dispositif commence à être expérimenté en France. En France, 32% de la population se trouve en situation d’isolement relationnel, et 24% se sentent seuls, selon la dernière enquête annuelle de la Fondation de France sur les solitudes. Source : les échos.

Le prix du paracétamol produit en France ne baissera pas au 1er janvier 2027. Le CEPS veut valoriser la fabrication locale au nom de la sécurité d’approvisionnement, mais les modalités de mise en œuvre restent en négociation. Source : le moniteur des pharmacies.

Un patient sévèrement immunodéprimé, décédé début octobre à Lyon, était infecté par le virus Shamonda. Cette première infection humaine documentée relance la surveillance d’un orthobunyavirus jusqu’ici observé uniquement chez l’animal, sans risque identifié pour la population générale. Source : le moniteur des pharmacies.

Afin de pallier les tensions en approvisionnement de Verkazia (ciclosporine 1 mg/mL) et de permettre aux enfants et adolescents de poursuivre leur traitement, l’ANSM autorise temporairement les pharmaciens à le remplacer par le collyre Ikervis (ciclosporine 1 mg/mL), sans qu’une nouvelle ordonnance ne soit nécessaire. Source : le quotidien du pharmacien.

 

GROUPEMENTS

 

Une taxe à 6000 euros par officine

La taxe de 15% sur les groupements de pharmacies, prévue par le PLFSS 2027, pourrait coûter indirectement 6.000 € par an à chaque officine, selon Federgy et l’UDGPO. Pour l’absorber, les groupements pourraient augmenter leurs cotisations, réduire les sommes reversées à leurs adhérents ou diminuer leurs services (formation, outils numériques, nouvelles missions), au détriment surtout des petites pharmacies. Pour absorber cette charge, les groupements disposeraient de trois leviers. Premier levier : augmenter les cotisations des adhérents. Deuxième : réduire les sommes reversées aux officines. Troisième : diminuer les services proposés, comme la formation, le référencement, les outils numériques ou l’accompagnement aux nouvelles missions. La Fédération des syndicats pharmaceutiques de France défend un autre calcul : les 120 millions d’€ de recettes attendues pourraient financer la réforme de la rémunération des officines, mais sans garantie à ce stade.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Hygie31 réagit au projet de taxation des groupements et sur la financiarisation

« Ceux qui ont organisé le secteur méritent d’être des partenaires, pas une cible fiscale » soutient Hervé Jouves, pour lequel la diversité des groupements (coopératives, sociétés commerciales, acteurs nationaux ou régionaux, réseaux avec ou sans enseigne) protège l’indépendance des pharmaciens. « Cette diversité permet à chaque pharmacien de choisir le modèle, les services et les conditions d’adhésion les plus adaptés à son officine et à son projet. Elle entretient également la concurrence entre groupements » déclare-t-il, ajoutant « La liberté de choisir son prestataire et d’en changer, constitue une garantie concrète d’indépendance ». Selon les données du Collectif des groupements de pharmaciens d’officine (CNGPO), 90 % des pharmaciens interrogés jugent leur groupement important, voire indispensable au fonctionnement de leur officine. Des données qui permettent au président d’Hygie31 de souligner la contribution des groupements à la structuration du secteur : achats mutualisés, formation, outils numériques, accompagnement des nouvelles missions de santé. Pour Hervé Jouves la contribution de 15 % envisagée sur certaines rémunérations des groupements dans le PLFSS 2027 pourrait fragiliser ces services, réduire la diversité des modèles et favoriser la concentration, « au risque de restreindre le choix des pharmaciens que l’on entend protéger », d’où l’intérêt d’évaluer les conséquences avant toute décision. Par ailleurs, Hervé Jouves rappelle que les groupements ne sont pas actionnaires des officines de leurs adhérents. Pour lutter contre les dérives de la financiarisation, le groupe propose une charte nationale du financement responsable fondée sur trois principes : transparence des conditions du financement, conseil indépendant et protection de la liberté des décisions professionnelles du pharmacien, quel que soit le financeur.

Source : pharm-enews.fr

Lien vers le communiqué de presse officiel d’Hygie31 : https://hygie31.com/plfss-2027-pharmacie-ceux-qui-ont-organise-le-secteur-meritent-detre-des-partenaires-pas-une-cible-fiscale/

 

Les ambitions européennes de Kare santé

En France, Kare Santé s’appuie pourtant sur plusieurs structures juridiques dont le Cercle des pharmaciens coopérateurs avec sa nouvelle enseigne Kare Pharma Plus organisée en coopérative. En Europe, d’autres formes de sociétés, non coopératives, sont privilégiées tout en conservant une philosophie coopérative fondée sur un traitement équitable et des conditions homogènes pour les adhérents. Après une ouverture de pharmacie en Espagne, en mars dernier, Kare Salud à Madrid, Kare santé ouvre une filiale en Belgique avec 9 pharmacies.

Lien vers le post : https://fr.linkedin.com/posts/karesante_karesant%C3%A9-karesant%C3%A9-karesant%C3%A9-activity-7508890244436398080-ZdCj

 

Remises de fin d’année : Elsie Group et un adhérent font appel à la justice

Dans le cadre d’une procédure en référé, un titulaire a obtenu le droit d’audit des flux financiers et des contrats de son groupement ainsi que le chiffrage du préjudice après la rupture de son contrat en cours. De son côté, le groupement a obtenu une expertise concernant notamment des soupçons de vente en gros. De quoi alimenter un dossier avant un jugement l’an prochain. Cette action n’est pas sans faire écho au souhait du gouvernement de soumettre les groupements à plus de transparence sur leurs flux financiers.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

AILLEURS

 

L’Écosse accélère sa stratégie de transformation numérique de la santé

Suite aux dernières élections législatives écossaises, le gouvernement écossais a confirmé sa volonté d’accélérer la transformation numérique du système de santé, tout en conservant les grandes orientations déjà définies avant le scrutin. L’un des principaux chantiers est MyCare.scot, le portail numérique national destiné à devenir le point d’entrée unique des citoyens vers les services de santé et de prise en charge. Déjà accessible aux adultes, il permet de consulter certaines informations médicales, comme les traitements, les allergies ou les vaccinations. De nouvelles fonctionnalités, notamment la gestion des rendez-vous, une messagerie sécurisée et l’accès aux dossiers médicaux, seront progressivement déployées d’ici la fin de la décennie. Le gouvernement souhaite également accélérer le déploiement du Digital Health and Care Record, un dossier partagé entre les acteurs de la santé et du secteur médico-social. La loi écossaise sur la réforme des soins de 2025 renforce par ailleurs les exigences en matière d’interopérabilité et de standards de données, afin de faciliter les échanges d’informations entre les différents systèmes.

Source : teamfrance-export.fr

 

Le Japon réduit le remboursement des frais médicaux de ses seniors

 Les 22 millions de Japonais de plus de 75 ans, soit 18% de la population, représentent environ 40% des dépenses médicales. Le reste à charge dépend désormais des revenus: 10% de la facture pour les faibles revenus, 20% pour les revenus moyens et 30% pour les plus aisés, avec un plafond mensuel pour ne pas pénaliser les malades de longue durée, comme dans le cancer, note franceinfo. Ce système ne fait pas vraiment débat, la population jugeant qu’il faut maîtriser la dépense publique.

Lien vers l’article : https://www.franceinfo.fr/replay-radio/bientot-chez-vous/face-au-vieillissement-de-sa-population-le-japon-reduit-le-remboursement-des-frais-medicaux-des-seniors_8226061.html