Actualités du 26 au 30 octobre 2026

ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES

 

Présidentielle 2027 : l’Ordre des pharmaciens publie ses propositions

Prescription élargie, substitution en cas de rupture, visites à domicile… À travers 33 propositions pour la présidentielle de 2027,  les propositions de l’Ordre se déclinent en 4 axes :

  • Garantir l’accès aux soins et aux produits de santé, partout et pour tous
  • Répondre au vieillissement de la population et au virage domiciliaire : soigner mieux, plus près du patient
  • Prévenir plutôt que guérir : faire des pharmaciens les premiers acteurs de la prévention en France
  • Et les pharmaciens, acteurs de confiance face aux crises et aux grandes mutations.

Parmi les propositions phares : l’autorisation donnée aux pharmaciens d’initier certains traitements de premier recours dans l’attente d’un rendez-vous médical. Cette prérogative serait encadrée par des arbres décisionnels nationaux précisant les situations concernées, les limites d’intervention et les critères d’orientation vers un médecin. Autre proposition structurante : autoriser les pharmaciens à remplacer directement un médicament en rupture ou à risque de rupture par un équivalent thérapeutique, dès lors que le produit figure sur une liste publiée par l’ANSM. Autre priorité : la sécurisation des traitements des personnes âgées. L’Ordre propose de créer une visite pharmaceutique à domicile, de développer la préparation des doses à administrer (PDA) et de renforcer la participation des pharmaciens à la déprescription. Sur le volet prévention, l’institution propose d’aller plus loin dans les compétences vaccinales. Elle souhaite permettre aux pharmaciens de prescrire et d’administrer les vaccins destinés aux voyageurs, mais aussi de prescrire et de dispenser les traitements de prévention du paludisme. Ces actes s’inscriraient dans le cadre d’un entretien comprenant des recommandations sanitaires adaptées.

Pour en savoir plus : https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-autres-publications/election-presidentielle-2027-les-propositions-de-l-ordre-national-des-pharmaciens

 

Proposition d’une visite à domicile par les pharmaciens : excédées, les infirmières libérales menacent de « sévir »

A travers 33 propositions pour la prochaine élection présidentielle, l’Ordre des pharmaciens recommande, dans le cadre du maintien à domicile des personnes âgées, la mise en place d’une visite pharmaceutique à domicile. Une proposition qui a ulcéré les infirmières libérales, qui rappellent que « déshabiller Pierre pour habiller Paul ne fera jamais une politique de santé ».

Source : egora. 

 

Leclerc attaque de nouveau le monopole pharmaceutique

Une nouvelle campagne d’Édouard Leclerc dénonce le coût des produits OTC en pharmacie pour les Français et réclame de pouvoir les vendre « à prix Leclerc ».En plein débat sur le budget de la Sécurité sociale, Édouard Leclerc relance sa guerre contre le monopole pharmaceutique. Sa nouvelle campagne « Ça va passer » diffusée depuis le 25 octobre à la télévision, en vidéo en ligne, sur le digital et dans la presse, met en scène des situations dans lesquelles des personnes renoncent à des soins pour des raisons financières. Des personnes avec un gros rhume, des nausées dans les transports, une contracture musculaire… « Ça va passer », s’excusent-elles auprès de leur entourage. Le message : « 6 Français sur 10 ont déjà renoncé à acheter des médicaments sans ordonnance faute de moyens. » La France est pourtant le deuxième pays le moins cher en Europe avec un prix moyen de 3,99 € par boîte de médicaments. De plus, « en France, plus de la moitié des achats de médicaments sans ordonnance concernent des médicaments remboursables, dont le prix est identique dans toutes les pharmacies », rappelle Luc Besançon, délégué général de NèreS.

Source : le quotidien du pharmacien.

Lien vers la vidéo : https://youtu.be/2kmxZk8gxqc?si=Uw8ajD-KkaYMJ0hz

 

Publication d’un décret ministériel sur OSyS

Un décret daté du 26 octobre 2026 encadre la généralisation du dispositif Osys. Il précise les conditions dans lesquelles les pharmaciens d’officine pourront évaluer et prendre en charge certaines situations cliniques, notamment le premier recours.  En effet, traçabilité dans le dossier médical partagé, transmission au médecin traitant et respect de la confidentialité figurent parmi les nouvelles obligations prévues par le décret du 26 octobre 2026, publié au Journal officiel. le décret ne suffit pas à rendre le dispositif opérationnel. Un arrêté doit encore fixer la liste des situations cliniques éligibles, les modalités de prise en charge et les exigences techniques applicables aux locaux. Pour rappel, le dispositif OSyS cible quatre situations cliniques : plaies simples, piqûres de tiques, brûlures de premier degré, et conjonctivites allergiques. Avec la possibilité d’élargir le champ avec l’ajout de la prise en charge de l’endométriose, de la lombalgie ou encore des céphalées. Reste aussi à fixer le prix de ces nouvelles missions. Leur rémunération est au programme des négociations de l’avenant n° 3 à la convention pharmaceutique, qui doit notamment organiser la généralisation du dispositif issu de l’expérimentation Osys.

Sources : le quotidien du pharmacien, le moniteur des pharmacies.

Lien vers le texte : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000055020492

 

Une proposition de loi déposée à l’Assemblée pour protéger les scientifiques contre les attaques de complotistes

Le député Yannick Neuder a déposé le 29 octobre 2026 à l’Assemblée nationale une proposition de loi pour protéger les scientifiques et les professionnels de santé contre les procédures abusives et lutter contre la désinformation en santé, révèle franceinfo. Le texte prévoit des sanctions en cas de plaintes « abusives », la protection par sa fonction de tout scientifique d’une agence publique mis en cause, un fonds de soutien pour ceux qui ne sont pas fonctionnaires et « un nouveau dispositif d’infovigilance alimenté par des experts scientifiques ». « La désinformation en santé n’est pas un phénomène résiduel ni spontané. Elle est produite par des acteurs identifiés, structurés, dont le mode opératoire est constant », estime l’ancien ministre de la Santé.

Lien vers l’article : https://www.franceinfo.fr/sante/info-franceinfo-une-proposition-de-loi-deposee-ce-jeudi-a-l-assemblee-pour-proteger-les-scientifiques-contre-les-attaques-de-complotistes_8257841.html

 

Pansements : l’USPO enquête sur les ordonnances hospitalières à problème

Prescriptions imprécises, produits difficiles à identifier, appels au prescripteur… L’USPO invite les équipes officinales à partager leurs difficultés lors de la délivrance de pansements prescrits par l’hôpital.

Lien vers le sondage : https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/profession/interpro/pansements-luspo-enquete-sur-les-ordonnances-hospitalieres-a-probleme?utm_source=sendinblue&utm_medium=email&utm_campaign=24h_infos_27_10_2026&utm_id=3518

 

CHIFFRES

 

Le 22 septembre, Pierre-Olivier Variot avait demandé que l’avenant 4 soit conclu au plus tard à la mi-2027. Les groupes de travail d’octobre ont désormais permis de faire avancer les discussions. Une séance plénière, aux côtés de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) est annoncée le 18 novembre, notamment pour aborder les modalités de mise en œuvre et les moyens financiers. Source : le moniteur des pharmacies.

Les ministères de l’Enseignement supérieur et de la Santé en avaient fait la promesse en avril dernier ; c’est désormais acté. Un décret paru au Journal officiel du samedi 24 octobre 2026 met fin, sept ans après sa création, au dispositif PASS/LAS. À compter de la rentrée universitaire 2027, la « licence portail santé » constituera la voie unique d’accès aux études de médecine, pharmacie, odontologie et maïeutique. La refonte de l’entrée en formation MMOPK s’inscrit dans une volonté de simplification, qui devrait notamment faciliter les choix de parcours pour les lycéens au moment de formuler leurs vœux sur Parcoursup. Ils n’auront plus qu’à exprimer un seul vœu en « licence portail santé », complété de sous-vœux correspondant à la deuxième discipline choisie. Cette licence de 60 crédits associera un bloc santé, un bloc disciplinaire (biologie, chimie, droit, psychologie…) et un bloc transversal. Les lycéens formuleront un seul vœu sur Parcoursup. Le redoublement sera possible sous conditions de crédits, et l’admission en deuxième année reposera sur un classement unique. Source : le quotidien du pharmacien.

46% de la croissance de marge est lié aux nouveaux services en pharmacie. Sources : USPO/LPC.

Depuis sa généralisation en 2024, Mon Bilan Prévention est un exemple d’appropriation par les pharmaciens : 6 pharmaciens sur 10 Vs. 3 médecins sur 10… Source : LPC.

Le grossiste-répartiteur Cerp Bretagne Atlantique prévoit de regrouper ses cinq implantations de Saint-Brieuc sur un nouveau site de 47 000 m2 à Ploufragan. Cet investissement de 24 M€, dont la mise en service est prévue en 2028, vise à rationaliser ses activités logistiques.

En 2025, CERP Bretagne Atlantique réalise 1,447 Mds€ de chiffre d’affaires consolidé. Le groupe accompagne 2 295 officines, assure près de 40 000 livraisons quotidiennes et compte 1 453 collaborateurs répartis dans 93 établissements.

Sous la présidence de Jean-Claude Pothier, la confédération APSAGIR s’appuie sur 7 CAP, dont 1 nationale et 6 CAP/SRA régionales, pour défendre un modèle indépendant fondé sur la mutualisation des moyens et des outils logistiques. Source : LPC.

Le nombre de porteurs de cartes fidélité est passé de 372 000 à 721 000 entre 2021 et 2024. Selon Médiprix, un client encarté actif dépense en moyenne 26 % de plus par visite et fréquente l’officine 20 % plus souvent. Source : LPC.

En partenariat avec Pharmagreen, plus de 150 pharmacies Aprium participent à la redistribution de produits invendus auprès de 155 associations. Plus de 41 000 produits ont été valorisés, permettant d’éviter 4,3 tonnes de CO2. Source : LPC.

Boticinal revendique plus de 75 pharmacies en France et en Espagne et plus de 20 transferts ou agrandissements. Le réseau annonce un doublement du chiffre d’affaires HT après adhésion et une hausse de 60 % du trafic à trois ans. Source : LPC

PharmUPP rappelle le rôle des groupements dans la mutualisation des services et l’accompagnement des pharmacies. Chez PharmUPP, sur 100 € de ressources générées : 57 € sont redistribués aux adhérents, 18 € financent les services et solutions et 4 € soutiennent la vie locale. Au total, 79 % de la valeur créée bénéficie aux pharmacies. Le solde finance les équipes et les impôts. Source : LPC

Depuis le 22 octobre et une annonce de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), les médecins peuvent prescrire en ville cinq médicaments inhibiteurs de Janus kinase : Xeljan tofacitinib ; Olumiant (baricitinib) ; Rinvoq (upadacitinib) ; Jyseleca (filgotinib) ; Cibinqo (abrocitinib). Source : le quotidien du pharmacien.

Un texte paru au Journal officiel autorise les pharmaciens à substituer le Xolair, traitement à base d’omalizumab, par son biosimilaire Omlyclo. Et de 14. Avec la parution, dans le Journal officiel du 27 octobre 2026, de l’arrêté y actant l’intégration de l’Omlyclo, la liste des groupes biologiques similaires substituables par le pharmacien s’étoffe. Source : le quotidien du pharmacien.

Alors qu’une trentaine de pharmacies et laboratoires biologiques ont été pillées ou détruites le 17 octobre dernier, un jeune de 20 ans a été condamné pour l’incendie de la pharmacie de Montargis lors des émeutes de juin 2023. Le tribunal pour enfants a condamné ce mineur au moment des faits à deux ans de prison ferme, le 27 octobre. Le parquet a fait appel. Source : le quotidien du pharmacien.

Une décision de l’ANSM crée neuf nouveaux groupes au Répertoire des génériques, notamment pour Mucomyst, Solupred, Progiron, Jakavi et Xeljanz. Elle ajoute également plusieurs spécialités à des groupes existants.

Lien vers l’article : https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/therapeutique/medicaments/mieux-delivrer/repertoires-des-generiques-neuf-nouveaux-groupes?utm_source=sendinblue&utm_medium=email&utm_campaign=24h_infos_28_10_2026&utm_id=3523

 

Près de deux ans après l’adoption de la loi visant à réduire le reste à charge des femmes atteintes d’un cancer du sein, les trois derniers décrets d’application devraient être publiés d’ici la fin de l’année, a annoncé mercredi la ministre de la Santé, Stéphanie Rist. Soutiens-gorge adaptés, dermopigmentation réparatrice et forfait pour les crèmes et vernis à ongles font partie des mesures encore attendues. Le cancer du sein touche une femme sur huit et son taux d’incidence augmente depuis 1990. Source : le quotidien du pharmacien.

 

En 2025, la France a enregistré plus de décès que de naissances. Le pays a comptabilisé 651.000 décès pour 645.000 naissances, soit un solde naturel négatif de -6.000. Selon l’Insee, ce renversement ne devait survenir qu’en 2035, dix ans plus tard. La fécondité s’est effondrée en quinze ans. L’indicateur conjoncturel de fécondité est passé de 2,03 enfants par femme en 2010 à 1,55 en 2025. De plus, l’espérance de vie sans incapacité n’a pas progressé depuis une quinzaine d’années, selon la Drees, et l’écart atteint treize ans chez les hommes entre les 5% les plus modestes et les 5% les plus aisés, selon l’Insee. Source : Les échos.

Le PLFSS 2027 déplace 700 millions d’euros de dépenses vers les complémentaires santé. Le 8 octobre, France Assos Santé a voté contre le projet lors du conseil de la Caisse nationale de l’Assurance maladie, la Cnam. Le collectif dénonce le transfert de 700 millions d’euros vers les complémentaires santé, après les hausses de participation déjà décidées en 2026. En cause : ces charges pourraient être répercutées sur les cotisations des assurés, et aucune évaluation de l’impact cumulé sur les restes à charge n’a été menée. Source : le moniteur des pharmacies.

Depuis le début de l’ère Macron, en 2017, les prix ont augmenté de 23,4 % , à la faveur de trois pics principaux. Le premier, en 2018, fût causé par une hausse des prix du carburant. Le deuxième, entre 2021 et 2023, était le résultat conjoint de la désynchronisation de l’économie mondiale post-Covid, d’une flambée énergétique causée par la guerre en Ukraine et d’une hausse des cours mondiaux des céréales. Et le dernier, depuis mars, est dû à l’envolée des cours des hydrocarbures résultant du conflit au Moyen-Orient auquel s‌’ajoute l’augmentation des prix des produits alimentaires frais depuis le début de l’été, durement touchés par les canicules et la sécheresse. Source : Le Monde.

L’article 9 de la Convention collective prévoit que les frais d’équipement doivent être versés aux salariés après 12 mois de présence dans l’entreprise. Le paiement de cette prime annuelle (dont le montant s’élève à 92 €) s’effectue en une seule fois et au plus tard le 31 octobre de chaque année. Source : USPO.

Auditionné par la commission des affaires sociales du Sénat sur le PLFSS 2027, le Leem a défendu une régulation qui n’oppose pas les entreprises entre elles, refusant de soutenir certains modèles en faisant porter l’effort sur d’autres. C’est l’un des messages porté au travers de Pascal le Guyader, Directeur Général et Stéphane Lassignardie, Vice-Président du Leem, lors de leur audition en commission des affaires sociales, le 27 octobre dernier. Lien vers le post : https://www.linkedin.com/posts/plfss-2027-ugcPost-7521513474322104321-XIph/?utm_source=share&utm_medium=member_desktop&rcm=ACoAAAweGCwBDlJQ8BYKhUIcTOXhrCzmqUudlYQ

Près de 60 sénateurs de droite, de gauche et du centre, représentant 42 départements thermaux, alertent sur le risque de « casser la filière thermale française », rapporte Le Quotidien du Médecin. Ils demandent au Premier ministre de renoncer au transfert du remboursement des cures thermales de l’Assurance-maladie obligatoire vers les complémentaires santé, inscrit dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027 pour 200 millions d’€ d’économies. Ils souhaitent que le gouvernement attende les conclusions de la Haute Autorité de santé, saisie l’an dernier pour évaluer les bénéfices des cures et attendue fin 2027.

L’accès sans ordonnance à davantage de médicaments améliorerait-il réellement le premier recours officinal ? Dans son analyse de la liste de 33 molécules potentiellement délistables, la Coopération pour la valorisation de l’acte officinal (CVAO) pointe une valeur ajoutée thérapeutique souvent limitée et des économies insuffisamment documentées. Lien vers l’article : https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/therapeutique/medicaments/mieux-delivrer/delistage-de-33-molecules-une-offre-elargie-sans-benefice-evident?utm_source=sendinblue&utm_medium=email&utm_campaign=24h_infos_28_10_2026&utm_id=3523

Une vaste étude dirigée par Elsa Curtit, professeure d’oncologie au CHU de Besançon, met en avant le potentiel du test génomique Oncotype DX pour identifier les patientes atteintes d’un cancer du sein hormonodépendant et éviter ainsi une chimiothérapie. Le test repose sur l’analyse du tissu déjà prélevé, et permet d’analyser 11 gènes différents. « Si le gène HER2 est exprimé fortement, c’est un mauvais pronostic, car ce sont des cellules agressives sur le plan biologique », illustre l’oncologue. « Si le gène récepteur œstrogène alpha est fortement exprimé, là, c’est une bonne nouvelle, car ce sont des cancers qui se guérissent bien. » Mais il n’est pas remboursé par l’Assurance-maladie et reste pour l’instant à la charge des établissements qui l’utilisent. Source : 20minutes.

Déjà utilisée pour détecter des cancers, l’IA peut aussi prédire les chances de survie d’un patient. Et ça, seulement à partir d’un selfie. Il s’agit d’un outil développé par des chercheurs de l’hôpital Mass General Brigham, dans le Massachussets. Baptisé FAHR-FaceSurvival, il est basé sur FAHR-Face, modèle d’IA entraîné sur plus de 40 millions d’images faciales. Lien vers l’article : https://www.bfmtv.com/tech/intelligence-artificielle/une-ia-peut-desormais-predire-les-chances-de-survie-d-une-personne-atteinte-d-un-cancer-a-partir-d-un-simple-selfie_AV-202610210520.html

Le laboratoire danois Novo Nordisk a annoncé la mise sur le marché français de plusieurs présentations du Wegovy (sémaglutide), dont une forme orale. La disponibilité est fixée au 2 novembre 2026. Point clé pour l’officine : le produit n’est pas pris en charge par l’Assurance-maladie. La boîte de 30 comprimés pour un mois sera vendue 169 euros (dosages 1,5 et 4 mg), 205 euros (9 mg) et 235 euros (25 mg). Un dossier de remboursement sera soumis ultérieurement à la Haute Autorité de santé. Source : le quotidien du pharmacien.

Ordonnances, registres de stupéfiants, factures d’acquisition ou documents de traçabilité : les officines doivent conserver de nombreuses pièces justificatives pendant des durées variables. C’est par exemple, de 5 ans, pour les bons de traçabilité des lots de médicaments ou autres produits pharmaceutiques acquis (Art. R. 5124-58 CSP). Pour en savoir plus sur toutes les durées c’est ici : https://www.ordre.pharmacien.fr/je-suis/pharmacien/pharmacien/mon-exercice-professionnel/les-fiches-professionnelles/duree-de-conservation-des-documents-lies-a-l-activite-pharmaceutique-de-l-officine

Les hôpitaux français ont encore perdu des lits en 2025. Le 28 octobre 2026, la Drees, service statistique du ministère de la Santé, a publié ses données sur les capacités hospitalières. Le nombre de lits d’hospitalisation complète a reculé de 0,6% en un an, soit 2 000 lits en moins, pour atteindre 365 100 lits au total. Une baisse continue depuis plus de vingt ans. Source : France info.

Six pharmaciens sur dix proposent désormais les boîtes violettes, soit 7 points de plus qu’en 2024. Ces contenants, lancés en 2022 par l’éco-organisme Dastri, permettent de recycler les dispositifs médicaux équipés d’électronique. Treize ans après leur création, les boîtes jaunes sont proposées par 9 pharmaciens sur 10. Dastri prépare la mutualisation des collectes jaunes et violettes à partir de 2027. Source : le moniteur des pharmacies.

A l’occasion ce jeudi de la Journée mondiale de l’AVC, des médecins alertent sur leur fréquence croissante chez les moins de 50 ans, rapporte Le Parisien. Cette maladie neurologique provoque en France 120.000 hospitalisations et 30.000 décès par an. Selon la Pre Charlotte Cordonnier, cheffe du service de neurologie vasculaire au CHU de Lille, le nombre d’infarctus cérébraux chez les moins de 50 ans, rapporté à la population, a doublé en quarante ans. Les experts avancent plusieurs explications liées au mode de vie: tabagisme, vapotage, sédentarité, mauvaise alimentation, surpoids, obésité, diabète. Charlotte Cordonnier évoque aussi le changement climatique et la pollution de l’air: une hausse des troubles cardiovasculaires est constatée dans les jours qui suivent un pic de chaleur, y compris chez les jeunes, et des études ont montré un lien avec l’exposition aux particules fines.

Dans un rapport, le projet scientifique « The Lancet Countdown » appelle l’OMS à reconnaître le changement climatique comme une « urgence sanitaire mondiale ». Signé par 146 experts d’une centaine d’institutions dans 30 pays, il paraît quelques jours avant la COP31, prévue du 9 au 20 novembre à Antalya (Turquie). En 2023, 710.000 personnes sont mortes de la chaleur dans le monde, soit plus que le paludisme ou le VIH, dont au moins deux tiers sont directement imputables au réchauffement. Les décès annuels liés à la chaleur sont passés de 398.363 entre 2006 et 2015 à 540.800 entre 2016 et 2023. Source : La Croix.

Le Figaro s’intéresse à son tour à la gouvernance atypique d’Urgo, groupe de santé détenu à 100% par la famille Le Lous, avec 1 milliard d’€ de chiffre d’affaires en 2026, dont 60% à l’international. Depuis 2019, la présidence tourne tous les trois ans entre les trois frères: Briac, Tristan et Guirec, qui l’a reprise en septembre, chacun gardant son domaine: produits grand public sans ordonnance pour Briac, cicatrisation avancée pour Guirec, finance et acquisitions pour Tristan. Les décisions importantes sont prises à l’unanimité. « Nous avons droit à l’erreur, mais nous assumons nos décisions », souligne Guirec. Leur père, Hervé Le Lous, ne tient qu’une dizaine de réunions par an avec eux.

42 % des Français jugent difficile de trouver des informations fiables en matière de santé, selon une enquête menée par Toluna Harris Interactive pour le ministère de la Santé auprès de 2 061 personnes de 15 ans et plus.

40% des fausses informations concernent le domaine de la santé et engendrent d’importants revenus pour ceux qui en sont à l’origine. « La santé est vraiment le sujet de premier choix parce qu’on a beaucoup plus de chances que les gens relaient votre désinformation parce que ça touche à vos émotions, à vos peurs », explique à franceinfo le Pr Mathieu Molimard, coauteur d’un rapport sur le sujet.

IQVIA France fait un point sur le marché pharmaceutique français, qui progresse de 6,1% en 2026, porté par les prescriptions hospitalières (+6,8%), des spécialistes libéraux (+9,4%) et des généralistes (+4,3%). Les traitements de l’obésité restent la famille thérapeutique la plus dynamique (+139,4%), devant les vaccins (+23,9%), les antidiabétiques (+23,7%) et les thérapies cardiaques (+16,2%).

Selon une étude de la Drees, la France reste championne d’Europe des dépenses sociales, avec près de 900 milliards d’€ de prestations en 2023, soit 31,7% du PIB contre 26,7% en moyenne européenne. Plus de 400 milliards concernent les retraites et environ 267 milliards la santé. La France fait aussi partie des pays « où les prélèvements obligatoires sur les prestations sociales sont les moins élevés »: 5,8% en moyenne, contre 9% dans l’Union européenne, mais seulement 1,7% pour les malades, notent Les Echos. Dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2027, l’exécutif propose 5,5 milliards d’€ d’économies sur les retraites et pourrait aussi taxer les personnes en affection de longue durée.

GSK prévoit de doubler son portefeuille d’anticancéreux en développement clinique en 2027, pour atteindre près de 30 candidats-médicaments, selon Hesham Abdullah, responsable de la recherche en oncologie du groupe, cité par le Wall Street Journal. Le laboratoire compte aujourd’hui cinq anticancéreux approuvés, un sixième susceptible de l’être prochainement et 15 candidats en essais cliniques. Il pourrait avoir 19 à 20 études d’oncologie de dernière phase en cours l’an prochain.

La prise en charge par l’Assurance maladie des pansements Algostéril, utilisés dans la cicatrisation des plaies et en cas d’hémostase, a été prolongée jusqu’en septembre 2030. Une baisse progressive des prix publics et des prix de cession est programmée en trois temps à partir du 15 novembre 2026. Source : pharm-enews.fr

Diamox 250 mg (acétazolamide) fait l’objet d’un contingentement en ville en raison de difficultés de production. Le laboratoire Cooper encadre les commandes officinales et maintient un stock de dépannage d’urgence. Source : le moniteur des pharmacies.

Le chiffre d’affaires moyen enregistre une évolution de l’activité de + 1,95 % par rapport à septembre 2025. À noter toutefois que l’activité du mois de septembre 2025 avait progressé de + 8,82 % par rapport à la même période 2024. Comme les mois précédents, l’évolution est toujours soutenue par la progression des médicaments chers (> 150 euros) de + 5,48 %. Les honoraires de dispensation dévissent (- 3.62 %) et confirment la baisse des prescriptions de ville et la contraction de la fréquentation et des volumes dans les officines. Les officines de proximité en milieu rural et dans les villes moyennes semblent les plus impactées par cette baisse. Source : barofar LLA.

Publiés au Journal officiel du 24 octobre 2026, un décret et un arrêté fixent les modalités et les territoires de l’expérimentation de l’accès direct aux infirmiers en pratique avancée (IPA). Le dispositif débutera le 1er décembre dans six départements pour une durée de cinq ans. Si l’Union nationale des IPA (Unipa) voit là un levier pour améliorer l’accès aux soins, la branche généraliste de la CSMF reste réservée et appelle à préserver la coordination avec les médecins. Source : le quotidien du médecin.

Malgré un chômage en hausse, de nombreuses entreprises peinent à recruter, souligne Thibaut Guilluy, directeur général de France Travail, dans La Tribune Dimanche. « 44% des entreprises rencontrent des difficultés importantes de recrutement ». Cela représenterait 200.000 à 300.000 emplois non pourvus, et 66% des employeurs dans le bâtiment. Le taux de chômage a atteint 8,3% au deuxième trimestre 2026, son plus haut niveau depuis l’automne 2020, et l’Insee prévoit 8,6% fin 2026.

Alors que plus de 110 médicaments biologiques doivent perdre leur exclusivité en Europe d’ici à 2035, les industriels accélèrent. Sandoz prévoit de faire passer son portefeuille de 13 à plus de 100 biosimilaires d’ici à 2040, quand l’allemand Formycon annonce lui aussi une expansion significative, notamment avec un biosimilaire du pembrolizumab (Keytruda®), dont le dossier vient d’être accepté en examen par la FDA américaine. La concurrence pourrait toutefois être limitée. Le cabinet IQVIA alertait en 2025 sur un « vide biosimilaire »: moins de la moitié des biologiques concernés avaient un candidat en développement. L’assouplissement des exigences d’essais comparatifs par l’EMA en mars 2026 devrait toutefois faciliter les lancements. Source : Rapporteur.com

Une exposition élevée pendant la grossesse aux phénols et phtalates, présents dans les cosmétiques, produits ménagers et emballages alimentaires, est associée à des scores de QI plus faibles chez les enfants à trois ans, selon une étude de l’Inserm publiée dans la revue Environmental Health Perspectives. Menée avec le CHU de Grenoble sur 380 femmes enceintes, elle montre une baisse moyenne de près de 3 points de QI chez les enfants les plus exposés au troisième trimestre. « Cela renforce fortement les soupçons de dangerosité qui pèsent sur ces molécules », indique au Figaro Claire Philippat, dernière auteure.

Si les officinaux ont massivement adopté le numérique, celui-ci ne facilite pas encore suffisamment leur pratique au quotidien du fait d’outils non interconnectés, selon une enquête récente menée auprès d’un millier de professionnels. Les deux tiers des répondants ne sont pas satisfaits de leur LGO et estiment qu’il devrait faire plus ou mieux. Les attentes portent sur l’accès au DMP et l’interopérabilité, l’intégration des missions officinales (entretiens, dépistages, vaccination), la suppression des doubles saisies, l’automatisation des commandes, factures, rejets et tâches administratives. Source : le moniteur des pharmacies/Crepoff.

Aux Etats-Unis, la chaîne de pharmacies CVS Health teste un rôle élargi des pharmaciens dans le suivi des maladies chroniques. Un projet pilote a débuté dans cinq magasins du Michigan, où seront mesurés notamment la pression artérielle, le cholestérol et la glycémie des clients. « Nous voulons qu’il soit vraiment simple et pratique pour vous de connaître vos chiffres », a déclaré la directrice médicale du groupe, la Dre Amy Compton-Phillips, à Reuters. Elle estime que l’accessibilité financière et l’accès aux soins pourraient ainsi s’améliorer dans les 9.000 pharmacies de l’enseigne. Des discussions ont également été ouvertes sur le sujet avec Medicare.

Les douanes de Mayotte ont intercepté à la mi-octobre plusieurs envois postaux contenant des stylos injectables contrefaits, présentés comme des traitements contre le diabète et l’obésité. L’Agence régionale de santé recommande à la population de demander conseil aux pharmaciens au moindre doute. Source : le quotidien du pharmacien.

Depuis lundi 26 octobre 2026, Zydus France commercialise ses culottes menstruelles en pharmacie. Premier lot annoncé : 75 000 unités. Le laboratoire revendique une approche de génériqueur : le modèle des génériques, appliqué à la culotte menstruelle. Sans rien céder sur la qualité, assure-t-il, avec des produits 100 % conformes au cahier des charges fixé par l’arrêté du 6 août. Zydus France affirme avoir fait le choix délibéré de ne pas rogner sur celle du pharmacien pour préserver la sienne. Source : Zydus.

Alors que la discussion sur le Projet de loi de finances de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027 se poursuit, les modèles coopératifs et de commerce associé ont cherché à objectiver leurs vertus. Ils ont livré des chiffres aux parlementaires. Il ressort que 99,94 % du résultat net de ces structures sur les exercices 2025 ont été redistribués « aux pharmacies et au bénéfice de la qualité de prise en charge » des patients. Source : le quotidien du pharmacien.

Ce 30 octobre 2026, un arrêté paru au Journal officiel suspend pour un an l’importation et la commercialisation en France d’une quinzaine de références de préservatifs masculins ultrafins et prévoit leur retrait-rappel. Les lots concernés, fabriqués entre novembre 2022 et février 2026, représentent environ 7 millions d’unités à l’échelle de l’Union européenne. Lien vers l’arrêté : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000055029848

 

PRÉSIDENTIELLE 2027

 

Présidentielle 2027 : le candidat Gabriel Attal veut poursuivre l’élargissement des compétences des pharmaciens

L’ancien Premier ministre, Gabriel Attal, candidat à l’élection présidentielle de 2027, a plaidé pour l’élargissement des compétences des pharmaciens, le développement de l’intelligence artificielle (IA) et des économies sur les dépenses sociales. « Il faut déléguer plus de tâches et moi je suis pour qu’on continue à le faire auprès des infirmiers, auprès des pharmaciens », a-t-il poursuivi.

Lien vers l’article :

https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/profession/socio-professionnel/presidentielle-2027-le-candidat-gabriel-attal-veut-poursuivre-lelargissement-des-competences-des-pharmaciens?utm_source=sendinblue&utm_medium=email&utm_campaign=24h_infos_23_10_2026&utm_id=3506

 

Présidentielle 2027 : Marine Le Pen veut renforcer le contrôle des prescriptions

La candidate du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, a commencé à dévoiler quelques orientations en matière de santé en vue de l’élection présidentielle de 2027. Au menu, réorganisation de la Sécurité sociale, renforcement de la lutte contre les fraudes et amélioration du contrôle des prescriptions.

Lien vers l’article :

https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/profession/socio-professionnel/presidentielle-2027-marine-le-pen-veut-reorganiser-la-securite-sociale-et-renforcer-le-controle-des-prescriptions?utm_source=sendinblue&utm_medium=email&utm_campaign=24h_infos_26_10_2026&utm_id=3514