ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES
PLFSS : les sénateurs supprime la taxe groupement
La commission des Affaires sociales du Sénat a examiné le rapport sur le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027 et présenté ses apports sur le texte. En raccord avec l’avis de l’Assemblée nationale, les rapporteurs ont supprimé du texte la controversée taxe sur les groupements de pharmacies. « Et ce pour deux raisons : déjà, car le rendement restait quand même modeste, de 150 millions d’euros. Mais aussi, car l’articulation de ce dispositif, notamment avec les pharmaciens, n’est pas totalement stabilisée », détaille Olivier Henno, rapporteur général du PLFSS au Sénat, qui précise : « rajouter une taxe ne nous semblait pas pertinent ». « Nous n’y voyons pas très clair entre les groupements qu’on pourrait appeler mercantiles et les groupements associatifs de pharmaciens. Les deux modèles existent et les pharmaciens restent attachés à leurs groupements », a ajouté Jean-François Rapin. La commission des Affaires sociales du Sénat a également supprimé une taxe de 120 millions d’euros sur les dispositifs médicaux et s’opposera à la dispensation à l’unité des antibiotiques. La commission des affaires sociales du Sénat privilégie une adaptation des conditionnements industriels aux durées de traitement. La DAU a un coût organisationnel. Préparer, étiqueter et tracer les unités délivrées nécessite du temps, alors que la rémunération reste limitée. La convention pharmaceutique de 2022 prévoit 1 € TTC par dispensation, avec un plafond de 500 € TTC par an et par officine, commun avec la délivrance fractionnée des stupéfiants.
Sources: BTA, la revue pharma, le moniteur des pharmacies.
La transparence de l’article 10 maintenue
La commission des Affaires sociales du Sénat a affirmé qu’elle allait conserver les alinéas 10, 11 et 12 qui prévoient la transmission d’informations aux officines, au CNOP et à la CNAM, y compris la transmission des projets de contrats. D’ailleurs, les rapporteurs ont déposé un second amendement qui précise le cadre du contrôle du conseil de l’ordre des pharmaciens sur les contrats entre les groupements de pharmacies et les pharmaciens d’officine.
Lien vers l’amendement : https://www.senat.fr/amendements/2026-2027/138/Amdt_272.html
La vaccination des voyageurs pourrait bientôt être élargie aux pharmaciens, infirmiers et sages-femmes
La ministre Stéphanie Rist a demandé à la Haute autorité de santé de rendre ses recommandations sur le sujet d’ici à fin 2027. L’objectif est de simplifier le parcours vaccinal pour les personnes partant à l’étranger. Ces professionnels ne peuvent aujourd’hui ni prescrire ni administrer les vaccins contre la fièvre jaune, l’encéphalite japonaise, la rage, la fièvre typhoïde, la dengue ou le chikungunya, rappelle Libération. La HAS devra rendre ses recommandations d’ici à la fin de l’année 2027.
Lien vers l’article : https://www.liberation.fr/societe/sante/fievre-jaune-dengue-la-vaccination-des-voyageurs-pourrait-bientot-etre-elargie-aux-pharmaciens-infirmiers-et-sages-femmes-20261104_3PXELWKYG5B73CLS6SYCB3WOMY/
Financement LGO Ségur 2
L’arrêté du 29 octobre 2026 met en place un programme de financement visant à encourager l’équipement numérique des pharmaciens titulaires de pharmacie de ville. Il concerne les logiciels de gestion d’officine dans le cadre de la « vague 2 » du dispositif. L’objectif est d’accélérer la modernisation numérique des officines. Les éditeurs ont jusqu’à six mois après la date de publication du texte au Journal officiel pour déposer leur dossier administratif auprès de l’Agence du numérique en santé, et 15 mois pour ce qui concerne le dépôt du dossier complet comprenant les preuves de conformité. Les éditeurs répercuteront-ils une partie de leurs investissements sur les abonnements et les contrats de maintenance des pharmaciens d’officine? Une question à laquelle le texte ne répond pas et qui mérite d’être posée aux éditeurs comme aux syndicats de pharmaciens.
Lien vers le texte :
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000055047602
Financiarisation et contrôle ordinal : tout n’est pas permis
Dans quatre décisions rendues le 16 octobre 2026 à propos de sociétés d’exercice libéral (SEL) de chirurgiens-dentistes liées au groupe grec Eurodonti, le Conseil d’État précise les limites de la surveillance ordinale sur les montages capitalistiques. Une jurisprudence qui intervient alors que le gouvernement entend renforcer la lutte contre la financiarisation des professions de santé. La haute juridiction rappelle donc une distinction essentielle : l’examen des statuts ne saurait devenir un moyen de contourner les règles encadrant les procédures ordinales. Une précision qui prend une résonance particulière dans le contexte actuel de développement des investissements privés dans les structures de santé.
Source : le moniteur des pharmacies.
« Licence portail santé » : l’Académie de pharmacie craint une perte d’attractivité de la filière
L’Académie de pharmacie appelle à la vigilance quant à la mise en œuvre de la réforme remplaçant le dispositif PASS/LAS par la « Licence portail santé ». Elle insiste notamment sur la nécessité d’en évaluer les impacts et d’améliorer l’information des lycéens avant qu’ils ne soumettent leurs vœux de poursuite d’études. L’Académie regrette que sa proposition de création d’une voie d’accès spécifique aux études de pharmacie, dédiée à ceux qui auraient un projet professionnel très identifié, n’ait pas été retenue. À l’heure actuelle, la réforme instaure, en effet, un classement commun entre les quatre différentes filières en santé. La réforme, pense-t-elle, devra donc être jugée « à partir de ses effets concrets sur la lisibilité des candidatures, les possibilités de seconde chance et de réorientation, ainsi que l’attractivité de chacune des filières. » Elle réclame une association étroite des équipes universitaires à sa mise en œuvre, tout en continuant de défendre la création d’un accès spécifique aux études de pharmacie.
Source : le quotidien du pharmacien.
Lien vers le communiqué de presse :
https://www.acadpharm.org/dos_public/CP_LICENCE_PORTAIL_SANTE_VF.PDF
Mois sans tabac : lancement de la 11e édition
En novembre, à l’initiative du ministère de la Santé et de la Prévention et de Santé publique France, le Mois sans tabac revient. Les pharmaciens sont appelés à se mobiliser et à relayer les outils mis à disposition pour accompagner les fumeurs dans leur démarche d’arrêt (kits, brochures, fiches de suivi…).
Pour en savoir plus : https://www.cespharm.fr/prevention-sante/actualites/2026/mois-sans-tabac-lancement-de-la-11e-edition
CHIFFRES
92 % des pharmaciens font confiance à leur groupement. C’est l’un des enseignements de l’étude CNGPO 2026 : 90 % des pharmaciens jugent leur groupement important ou indispensable, et 92 % le voient comme un vrai levier de performance économique. Source : post LinkedIn Pharma10. Un groupement composé d’une équipe de 20 personnes engagées chaque jour aux côtés de 140 pharmaciens coopérateurs.
2 027 devaient être une grande année pour la représentation des professionnels de santé libéraux. Le mode de scrutin traditionnel, basé sur des listes régionales, devait être remplacé par un scrutin dit « sur sigle » : les électeurs devaient choisir une étiquette syndicale au niveau national, charge aux syndicats de choisir ensuite, au prorata des voix obtenues sur chaque territoire, leurs représentants aux URPS, mais aussi dans les commissions paritaires de l’Assurance maladie aux niveaux départemental, régional et national. Hélas, le calendrier parlementaire particulièrement chargé a eu raison de cette réforme : faute de véhicule législatif, celle-ci n’aura pas lieu pour le prochain scrutin… sauf surprise de dernière minute. En l’absence de modification, le scrutin doit se dérouler mi-septembre 2027. « La campagne se ferait donc pendant l’été », pointe le président de la FSPF qui estime que c’est une période pendant laquelle « on n’a aucune chance d’avoir l’oreille de nos confrères ». Source : le moniteur des pharmacies.
À partir de ce week-end et pendant trois semaines, l’Assurance-maladie déploie une nouvelle campagne de lutte contre l’antibiorésistance et ressuscite un de ses plus fameux slogans, alors que les bonnes pratiques sur la consommation d’antibiotiques peinent encore à s’imposer. « Les antibiotiques, ce n’est vraiment pas automatique. » Il y a comme un air de déjà vu dans la nouvelle campagne que lancera l’Assurance-maladie le 8 novembre pour sensibiliser à la surconsommation des antibiotiques. Pour en savoir plus : https://www.assurance-maladie.ameli.fr/presse/2026-11-05-cp-cnam-antibiotiques
La campagne de vaccination antigrippale 2026-2027 accuse un retard croissant. Au 4 novembre, les pharmacies ont délivré 11 % de vaccins contre la grippe de moins qu’à la même date en 2025. Deux explications possibles : l’impossibilité de vacciner avant le lancement officiel de la campagne et les retards de livraison des fabricants. Source : le moniteur des pharmacies.
Un arrêté paru le 20 octobre au Journal officiel précise les modalités de sélection, d’exercice et de rupture d’un contrat d’engagement public (CESP) pour lutter contre les déserts médicaux. Les étudiants en pharmacie peuvent prétendre, dès le premier cycle, ainsi que les internes en pharmacie, à l’allocation de 1200 euros brut par mois. En échange, ils s’engagent à exercer dans une zone sous-dotée définie par l’ARS ou à rembourser intégralement les allocations perçues, plus des pénalités. Source : le quotidien du pharmacien.
Le Shift project publie les résultats de la Grande consultation santé, la plus vaste enquête sur les enjeux climatiques et énergétiques effectuée auprès des soignants. Près de 30 000 soignants se sont prononcés. À l’officine, 97 % des pharmaciens sont disposés à privilégier le référencement de médicaments génériques présentant un impact carbone moindre, par exemple en favorisant les génériques produits en France ou en Europe), à conditions économiques équivalentes. Plus de 85 % des soignants jugent positives pour la santé la mobilité active (97 %), le développement des transports en commun (95%) et la baisse de la consommation de viande rouge (87 %). Source : le quotidien du pharmacien.
10 milliards d’euros. C’est le coût annuel estimé du mésusage des médicaments en France, entre consommation excessive ou inappropriée et prise en charge des effets indésirables et complications qui en découlent. Dans un avis publié le 19 octobre, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) appelle ainsi à mieux prévenir l’iatrogénie médicamenteuse, qui recouvre l’ensemble des dommages liés à l’utilisation d’un médicament, note Le Moniteur des Pharmacies.
Les Echos enquêtent sur l’envolée du marché des analogues du GLP-1, ces médicaments qui miment une hormone intestinale sécrétée après un repas, ralentissent la vidange de l’estomac et augmentent la satiété. Leurs ventes en pharmacie ont bondi de 73,5% en 11 semaines depuis le début de leur remboursement partiel, à la mi-juin 2026, par rapport aux trois mois précédents, selon Gers Data. L’arrivée des formes orales, le 2 novembre, devrait accélérer encore la demande et, craignent les autorités de santé, leur détournement à des fins esthétiques, hors cadre médical. En parallèle, la liste des effets indésirables s’allonge. Les troubles digestifs, les mieux documentés, restent la première cause d’arrêt du traitement.
Les pharmaciens avaient jusqu’à fin octobre pour adhérer à la solution d’élimination des aiguilles de vaccination proposée par l’éco-organisme Dastri, en charge de la collecte des déchets d’activités de soins à risques infectieux (Dasri). Mais environ 2 000 officines manquaient à l’appel pour reconduire leur adhésion payante à ce dispositif nommé Dasri Pro. L’an dernier, près de 10 000 pharmacies, sur 18 200 qui pratiqueraient la vaccination en France, ont opté pour cette solution. Une campagne de relance téléphonique qui doit s’achever cette semaine a montré que les pharmaciens ont tout bonnement omis de renouveler leur adhésion. Pour éviter cet oubli à l’avenir, un virement automatique devrait être mis en place et le pharmacien devra stopper son adhésion de manière volontaire. Source : le moniteur des pharmacies.
Une expérimentation nationale visant à mieux anticiper les tensions d’approvisionnement en médicaments débutera le 1er décembre 2026. Pendant trois mois, 200 officines volontaires transmettront chaque semaine à l’ANSM des données de stocks, de délivrances et de commandes portant sur 267 références, afin de détecter plus rapidement les risques de rupture et d’adapter les mesures de gestion. Source : vidal.
Un avis, publié au Journal officiel du 3 novembre 2026, fixe de nouvelles baisses de prix pour Stelara, Helikit, Suvreza et Kisplyx. Elles seront applicables à compter de janvier 2027. Lien ver le JO : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000055047920
Fabrice Camaioni appelle l’Assurance maladie à tenir compte de l’augmentation des charges de la pharmacie « de 66 % en dix ans, soit 6,6 points par an, ce qui est largement au-dessus de l’inflation », et de la présence d’une équipe diplômée et compétente au sein de l’officine, qu’il s’agit de rémunérer convenablement. Source : le pharmacien de France.
Selon l’IFOP, près d’un Français sur cinq sont prêts à prendre des médicaments GLP-1 pour maigrir : 18 % des Français(es) au total (5 % « certainement », 13 % « probablement »), soit 20 % des femmes et 16 % des hommes.
Cindy et Pierre Linassier, tous deux docteurs en pharmacie, ont toujours trouvé les plannings de l’officine difficiles à gérer. Aussi, ont-ils décidé de développer un outil sur mesure. Lancé en avril, Persée est utilisé aujourd’hui par près de 100 pharmacies, venues surtout par le bouche-à-oreille. Persée coûte 12,99 € HT par mois, quel que soit le nombre de salariés, avec un mois d’essai gratuit et sans engagement. Source : pharm-enews.fr
Diabète, asthme, maladies cardiovasculaires… Les patients atteints de maladies chroniques sont particulièrement exposés aux complications de la grippe, y compris lorsqu’ils sont jeunes. Pourtant, en dessous de 65 ans, moins de 29 % des personnes concernées étaient vaccinées lors de la dernière campagne. Source : le moniteur des pharmacies.
Depuis le 3 novembre pour Tentin (dexamphétamine) et à compter du 7 novembre pour Xurta (lisdexamfétamine), ces deux traitements du trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), commercialisés depuis quelques mois, sont remboursables par l’Assurance maladie. À chaque dispensation, le pharmacien doit notamment vérifier la présentation d’un justificatif d’accompagnement à la prescription, sur le modèle du dispositif mis en place pour les aGLP-1. Source : le moniteur des pharmacies.
Une preuve supplémentaire, s’il en fallait une, qu’il ne faut pas croire tout ce que raconte ChatGPT. Le New York Times a révélé mardi 27 octobre dernier qu’une femme de 31 ans est morte en février dans la ville américaine de Seattle après avoir arrêté son traitement contre l’épilepsie sur conseil de l’intelligence artificielle d’OpenAI. Lien vers l’article du Parisien :
La Conférence des doyennes et des doyens de médecine a indiqué soutenir les « motifs » de mobilisation des carabins, alors que l’Anemf a fait une grève générale jeudi 5 novembre. « Nous sommes derrière eux », a insisté la présidente de la Conférence. Face aux coupes budgétaires et au manque de moyens, l’intersyndicale des salariés de la Sécu a appelé les agents qui ont fait grève ce jeudi 5 novembre. Source : egora.
Opérationnel depuis le 1er juillet 2026, le congé supplémentaire de naissance doit être déclaré par l’employeur auprès de l’Assurance-maladie pour permettre l’indemnisation du salarié. Depuis le 1er novembre, cette déclaration se fait via un formulaire en ligne accessible sur le site ameli.fr. Source : le quotidien du pharmacien.
Une étude publiée en octobre dans la revue Science a confronté un modèle d’intelligence artificielle, fondé sur l’algorithme GPT-5 d’OpenAI, à des centaines de cas cliniques répertoriés dans la littérature médicale. L’outil a ainsi résolu correctement plus de 80% des cas, contre moins de 40% pour des médecins. Selon les chercheurs de Microsoft, à l’origine des travaux, son recours dans l’aide au diagnostic réduirait les coûts de 57% à 72%, tout en multipliant la précision diagnostique par deux à trois. Source : Libération.
Trois pharmacies de ville, à Paris, Strasbourg et Dijon, ont été victimes le week-end dernier d’une fuite de données issues de leur logiciel. Un total de 436.000 dossiers patients ont ainsi été dérobés, dont des numéros de sécurité sociale et des ordonnances médicales, selon le site Frenchbreaches. Les pirates ont vraisemblablement profité d’une faille d’un même organisme de tiers payant, qui laissait des ports ouverts en permanence vers le logiciel de gestion de l’officine, afin de permettre des télémaintenances, selon des informations rapportées par le président d’un syndicat de pharmaciens. Source : tic pharma.
Des chambres froides de l’Etablissement français du sang (EFS), qui conservaient des échantillons de donneurs et des poches de plasma destinées aux transfusions et à la fabrication de médicaments, ont été visées lundi par une cyberattaque contre un prestataire frigorifique. Selon Le Canard enchaîné, qui a révélé l’affaire, des équipements maintenus à -30 °C ont été programmés pour atteindre 110 °C. « Aucun impact sanitaire n’a été identifié et aucune perte de produits sanguins n’est à déclarer », assure l’EFS. L’incident, repéré par un technicien de permanence, a conduit à neutraliser les accès à distance et à transférer les produits.
Les troubles dépressifs touchent 18,2% des femmes, contre 12,8% des hommes. Cet écart est « le produit d’une construction sociale », selon un rapport du Haut Conseil à l’égalité (HCE) présenté lundi. « On laisse parfois supposer qu’il existe une vulnérabilité naturelle des femmes. Nous souhaitions montrer que c’est la société qui fabrique les éléments expliquant que les femmes soient plus à risque », indique au Monde sa présidente, Bérangère Couillard. L’écart apparaît dès la puberté et s’accentue avec la maternité, la charge mentale, les discriminations, la précarité, les violences et, plus tard, l’isolement des femmes âgées.
Un adolescent sur quatre dans le monde n’a pratiqué aucune activité physique d’intensité modérée à forte d’au moins 60 minutes dans les sept jours qui ont précédé sa déclaration pour une étude de l’OMS. Un constat préoccupant, loin des recommandations, qui préconisent pour les 11-17 ans une heure d’activité physique chaque jour en moyenne, note Le Monde. L’étude, menée dans 140 pays et territoires auprès de plus de 3,2 millions d’adolescents, montre en outre qu’ils ne sont actifs en moyenne que 2,7 jours par semaine et que seuls 14% le sont chaque jour. Surtout, ces niveaux n’ont pratiquement pas évolué depuis 15 ans, alors que l’inactivité est un « facteur de risque majeur » de maladies cardiaques, de diabète de type 2 et de certains cancers.
59 millions de dollars. C’est le montant estimé des dépenses publicitaires sur les moteurs de recherche du PhRMA, le lobby de l’industrie pharmaceutique américaine, entre 2019 et 2025, selon une analyse publiée dans Clinical Pharmacology & Therapeutics. Près de 28 millions de $ ont servi à orienter les internautes vers des pages critiquant les gestionnaires de prestations pharmaceutiques (PBM), désignés par les industriels comme responsables de la hausse des prix.
Les ventes de compléments alimentaires ont triplé en valeur en France entre 2010 et 2025, dépassant 3 milliards d’€ de chiffre d’affaires, rapporte Le Monde. En 2025, 61% des Français déclaraient en avoir consommé au cours des deux années précédentes, selon une enquête Toluna pour le Syndicat national des compléments alimentaires (Synadiet). « Et encore, les ventes pourraient progresser plus rapidement au regard des croissances enregistrées à l’international, notamment sur les marchés nord-américain et asiatique, où les ventes évoluent deux fois plus vite », estime son président, Nicolas Cappelaere. La filière compte plus de 400 entreprises, à 95% des TPE et PME, et plus de 16.000 emplois directs, tandis que près de 2.000 dossiers arrivent chaque mois à la direction générale de l’alimentation. Les pharmacies réalisent 55% des ventes, avec des acteurs clés comme Pileje, Arkopharma et Nutergia.
Dans un rapport publié jeudi, Addictions France accuse les marques d’alcool de contourner la loi Evin sur les réseaux sociaux, devenus, selon elle, une « arme de propagation massive ». L’association a passé au crible 20 grandes marques sur les plateformes de Meta. La bière BrewDog arrive en tête avec 1.550 contenus publicitaires publiés en un an, contre 210 en moyenne, devant Jägermeister et les vins Gérard Bertrand. Les marques s’appuient aussi sur les influenceurs pour « toucher une audience très large, et jeune », dénonce Franck Lecas, responsable des politiques publiques de l’association. Après la condamnation de Heineken en 2025, Addictions France prépare de nouvelles actions en justice. Source : France info.
Les courtiers pèsent lourd dans la facture des complémentaires santé, dont les cotisations ont augmenté de 40% depuis 2011, a révélé hier Cash Investigation. Les coordonnées laissées sur les comparateurs en ligne sont revendues à ces intermédiaires, rémunérés par des commissions de 15 à 20% qui s’ajoutent à la cotisation. Leur existence figure dans les contrats, mais jamais leur montant. Ces frais d’acquisition représentent en moyenne 9% de la cotisation d’un contrat individuel. Un ancien courtier témoigne de la pression sur les seniors: « On a un devoir de conseil, mais parfois, la rentabilité était plus importante. »
Les Etats-Unis traversent leur pire épidémie de rougeole depuis 35 ans, rapporte franceinfo. Au 29 octobre, 4.852 cas avaient été confirmés depuis janvier selon les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), plus du double de toute l’année 2025, alors que la maladie avait été déclarée éliminée en 2000. La Pennsylvanie, épicentre avec 1.467 cas, déplore six décès de personnes non vaccinées, et un bébé de 7 mois est décédé dans l’Etat de New York. En cause, notamment, le recul de la couverture vaccinale, sur fond d’exemptions non médicales et de défiance envers les autorités sanitaires.
Avec 500 inspections par an, 5 à 8 % de non-conformités et moins de dix décisions de police sanitaire, l’ANSM privilégie la mise en conformité à la sanction. Source : le moniteur des pharmacies.
L’ANSM a été informée par les laboratoires Biogaran et Advanz Pharma d’un défaut qualité concernant deux médicaments : Afiveg 40 mg/ml et Mynzepli 40 mg/ml, solutions injectables en seringue préremplie. Ces médicaments sont indiqués dans le traitement de la DMLA et d’autres maladies entraînant une baisse de l’acuité visuelle. Les deux lots concernés sont rappelés :
Afiveg 40 mg/ml, solution injectable en seringue préremplie (Biogaran, lot 2461572, péremption 09/2027) ;
Mynzepli 40 mg/ml, solution injectable en seringue préremplie (Advanz Pharma, lot 2393229, péremption 06/2027).
Pour en savoir plus : https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/rappel-de-deux-lots-de-medicaments-a-base-d-aflibercept-destines-a-l-injection-dans-l-aeil-en-ophtalmologie
Depuis ce lundi 2 novembre, 3000 docteurs juniors en médecine générale sont déployés sur le territoire pour leur dernière année d’internat. Près de 80 % sont affectés dans des zones où l’accès aux soins est difficile. L’objectif : renforcer l’offre médicale et encourager les installations dans les territoires sous-dotés. Source : le moniteur des pharmacies.
Avec 82 % des jeunes qui déclarent s’y être rendus dans l’année, la pharmacie occupe une place majeure dans leur parcours de santé. Source : le moniteur des pharmacies.
Depuis le printemps 2025, 13 kinésithérapeutes formés au dépistage du cancer de la peau en Occitanie, un par département de la région, ont repéré quatre carcinomes et deux mélanomes. Le dispositif étendu auprès de 100 kinésithérapeutes formés. Cette initiative répond au délai de cinq mois en moyenne pour obtenir un rendez-vous chez un dermatologue en Occitanie. D’autres régions sont intéressées : Ile-de-France, Nouvelle-Aquitaine, Auvergne Rhône Alpes et Paca. Source : pharm-enews.fr
Après plusieurs mois de négociations, les syndicats de biologistes médicaux ont signé lundi 2 novembre avec l’Assurance-maladie un protocole d’accord fixant les moyens alloués au secteur pour 2027-2029. L’enveloppe consacrée aux actes courants augmentera d’un peu plus de 1% par an, contre 0,4% dans le précédent accord, mais sur un périmètre élargi, notent Les Echos. Les laboratoires devront donc consentir des baisses de tarifs annuelles, pour un effort d’environ 100 millions d’€ par an. « En contrepartie, l’accord prévoit une enveloppe spécifique pour des « missions de santé publique », permettant aux laboratoires de participer aux campagnes de vaccination et de dépistage, dont celui du cancer colorectal. Il consacre une « meilleure reconnaissance de leur rôle dans le parcours de soins », se félicite Thomas Hottier, du Syndicat des biologistes (SDBIO). Les laboratoires pourront ainsi suivre des patients diabétiques ou dépister les maladies rénales sans ordonnance, prescrire des traitements après un dépistage positif d’infection sexuellement transmissible ou urinaire, et réaliser des actes innovants pris en charge, notamment pour le diagnostic de cancers. Les tarifs des actes liés à la procréation médicalement assistée seront aussi revalorisés. Pour en savoir plus : https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/nouvel-accord-avec-l-assurance-maladie-le-biologiste-medical-renforce-sa-contribution-a-la-prevention-et-a-la-sante-publique
La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a reçu mardi le rapport du comité de pilotage du plan fertilité. Elle a annoncé dans la foulée la première campagne nationale d’information dédiée avec Santé publique France. D’ici fin novembre, les Français âgés de 29 ans recevront un message sur le portail de l’Assurance-maladie présentant les enjeux de la fertilité et les possibilités d’autoconservation des gamètes. « Il ne s’agit pas d’une injonction à faire des enfants, mais de permettre à chacun de faire ses choix librement et en toute conscience », a précisé la ministre. Source : Le Figaro.
20 à 40 % des femmes souffrent, avant leurs règles, de douleurs physiques et psychiques, parfois sévères. Ces symptômes sont souvent sous-estimés par les intéressées elles-mêmes, par les professionnels de santé et par la société. La pharmacie est le lieu privilégié pour recueillir la parole des femmes. Marion Bandel-Bardonnet, pharmacienne à Belleville-en-Beaujolais dans le Rhône, confie recevoir régulièrement des patientes en souffrance. La pharmacie Bandel-Bardonnet est membre du réseau Apothical, qui revendique une approche intégrative de la santé, englobant la prévention et le bien-être. Lorsque les troubles sont modérés, les entretiens en pharmacie sont le bon endroit pour faire un bilan et délivrer des conseils personnalisés. C’est la mission de Nathalie Chatel, pharmacienne et spécialiste en micronutrition dans la pharmacie Bandel-Bardonnet. Source : le moniteur des pharmacies.
Depuis le 1er octobre 2026, leur prise en charge est limitée à deux produits par période de douze mois glissants pour les assurés éligibles. Pour vérifier les quantités déjà délivrées, le téléservice Adac doit permettre aux officines de consulter l’historique des remboursements. Au 28 octobre, l’outil n’était toujours pas opérationnel. Source : le moniteur des pharmacies.
Entre le 1er et le 31 octobre, la moitié des pharmacies ont vendu des culottes menstruelles, prises en charge par l’Assurance-maladie depuis le 1er octobre. Soit 144 000 unités vendues à des jeunes femmes de moins de 26 ans, selon le Gers Data. Un bon démarrage, toutefois limité par le nombre restreint de marques agréées et ayant reçu leur code LPP. Elles étaient au nombre de 5 début octobre, elles sont aujourd’hui 9. Source : le quotidien du pharmacien.
Selon Bain, près d’un Américain sur trois aura eu recours à un GLP-1 en 2030. En Europe de l’Ouest, la part des personnes y ayant déjà eu recours, estimée à 3,2%, devrait quadrupler pour atteindre 12% en 2030. Source : Le Monde.
En matière de santé, les Français supportent en 2023 un reste à charge moyen annuel de 150 euros, essentiellement lié aux équipements médicaux (optique, dentaire, audioprothèse) et dépassements d’honoraires, mais ce montant atteint ou dépasse 910 euros pour 10% de la population, selon des données de la Drees.
Au-delà de son impact sanitaire, le mésusage des médicaments représente un coût économique considérable, estimé à plus de 10 milliards d’euros par an. Ce montant s’explique à la fois par les dépenses liées à une consommation excessive ou inappropriée de médicaments et par les coûts induits par ses conséquences : effets indésirables, complications et prises en charge médicales. La surutilisation, mais aussi la sous-utilisation, les interactions médicamenteuses ou encore l’utilisation de médicaments malgré des contre-indications contribuent à cette morbidité évitable et alourdissent les dépenses de santé. Source : le moniteur des pharmacies.
Plus de 12 articles scientifiques sur 10.000 publiés entre 2023 et 2026 contiennent des références fausses, selon une équipe majoritairement américaine de l’université Columbia, qui a analysé un échantillon de 500.000 articles en chimie, physique, informatique, ingénierie et science des matériaux, rapporte Le Monde. Le phénomène s’aggrave: en 2023, il touchait moins de 10 articles sur 10.000. Les auteurs, qui ne peuvent prouver l’implication des outils d’intelligence artificielle générative, appellent les éditeurs à vérifier les listes de références.
Le 3 novembre 2026, la ministre de la Santé Stéphanie Rist a confirmé sur Franceinfo une entrée en application de la loi de l’aide à mourir en janvier 2027. Elle répondait à ceux qui s’interrogeaient sur le délai depuis l’adoption du texte. Le texte attend encore ses décrets d’application pour devenir opérationnel. Les pharmaciens interviendront dans la délivrance des préparations magistrales létales, dont la préparation est réservée aux pharmacies à usage intérieur désignées par arrêté. Une clause de conscience, reconnue par le Conseil constitutionnel, leur permettra de refuser d’y participer. Source : le moniteur des pharmacies.
GROUPEMENTS
L’UDGPO appelle les sénateurs à supprimer du PLFSS la taxation sur les groupements de pharmacies
Dans son argumentaire, cosigné par le groupe Hygie31, l’UDGPO estime que « ces dispositions devraient être retirées du PLFSS et retravaillées dans un cadre adapté ». Les députés avaient supprimé l’article 10 lors de l’examen du PLFSS à l’Assemblée nationale le 23 octobre. À défaut du même déroulé au Sénat, l’UDGPO propose « le remplacement de la contribution par un accord avec l’Assurance maladie générant des économies équivalentes par le développement de la substitution des médicaments génériques, hybrides et biosimilaires ». Il souligne par ailleurs que « les demandes de transparence ne sont envisageables qu’avec un Cnop auquel les groupements sont associés », ces derniers n’ayant pas de représentants au sein du Cnop. »
Source : Contexte.
Publicité : les groupements s’affichent hors les murs
Depuis l’entrée en vigueur du nouveau code de déontologie des pharmaciens en mars 2026, les groupements s’aventurent sur le terrain de la publicité grand public en dehors des officines. Télévision, digital, affichage urbain… plusieurs réseaux saisissent l’occasion offerte par l’assouplissement des règles pour renforcer leur visibilité, avec des stratégies différentes.
Lien vers l’article :
Taxe groupements : audition de la FSPF au Sénat
Après son rejet en première lecture par l’Assemblée nationale, le PLFSS arrive au Sénat. La commission des Affaires sociales de la chambre haute a auditionné les syndicats de pharmaciens.
Sur le sujet des groupements de pharmacies (article 10), la Fédération a salué l’idée de les doter d’un statut juridique. Quant à la taxation dont ils seraient redevables, « qu’elle soit collectée par les laboratoires ou par l’État, il faut que son produit arrive dans l’escarcelle des pharmaciens : elle doit faire partie de la négociation qui s’ouvre sur la réforme de la rémunération de l’officine. Sur ce point, nous avons bénéficié d’une écoute très attentive des sénateurs. »
Source : le pharmacien de France.
PRÉSIDENTIELLE 2027
La France Insoumise communique son programme santé
Alors que la course à l’Elysée est en cours depuis plusieurs mois déjà, les candidats commencent à diffuser leur programme thématique. Le 4 novembre 2026, Jean-Luc Mélenchon, président du parti La France Insoumise partage ses propositions pour « reconstruire notre système de santé ». Mesure phare, le « 100% Sécu » prévoit d’intégrer les complémentaires privées à la Sécurité sociale pour une prise en charge intégrale des dépenses, de supprimer l’objectif national de dépenses d’assurance maladie (Ondam) et de doter l’Assurance-maladie de ressources propres. Le programme propose aussi un pôle public du médicament chargé de « développer la recherche et la production publique » et de « contrôler les prix de l’ensemble des produits de santé ». Pour enrayer la désertification médicale, il propose la création de pharmacies publiques et communautaires là où les besoins de la population l’exigent.
Source : le quotidien du pharmacien.
Lien vers le programme : https://melenchon2027.fr/programme/plans-thematiques/sante/#3-2-11-developper-la-prevention-des-addictions-et-la-sante
NOMINATION
Nouveau poste pour Nicolas Arvis
Nicolas Arvis devient Vice-président, Head of Europe pour Valneva. Cela fait 5 ans qu’il était chez Valneva à la tête des opérations commerciales en France, au Benelux et, plus récemment, la péninsule ibérique.
Lien vers le post : https://www.linkedin.com/posts/nicolasarvis_france-benelux-iberia-activity-7523438716829327360-Iqwo
