ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES
Missions IGF-IGAS sur la rémunération des officinaux : quand seront connues les conclusions ?
Le 9 janvier, les syndicats représentatifs de la profession ont pu échanger avec les inspecteurs des missions IGF et IGAS, qui mènent actuellement une enquête de fond sur le modèle de rémunération des pharmaciens d’officine. « Les inspecteurs de l’IGF et de l’IGAS constatent eux aussi que la situation économique de l’officine s’est dégradée depuis la fin de la période Covid. Il y a donc des mesures structurantes à prendre sur la rémunération », expose le président de la FSPF. « Les inspecteurs ont fait une étude sur les groupements, ils essaient d’établir la répartition de la valeur entre les différents acteurs de la chaîne du médicament et ils nous ont aussi clairement dit que l’essentiel de leurs préconisations concernerait la transparence autour des conditions commerciales pour tout ce qui est financé par l’assurance-maladie », liste Philippe Besset. D’autres recommandations de l’IGAS et de l’IGF sont enfin attendues sur la défense du maillage territorial et plus particulièrement sur les pharmacies installées dans des zones rurales ou dans des quartiers prioritaires de la ville. Le rapport définitif doit être rendu à la fin du mois de janvier au ministère de la Santé et à celui de l’Économie. Après avoir pris connaissance du document, l’exécutif décidera de la suite à donner.
Source : le quotidien du pharmacien.
Les conditions d’une pharmacie durable en 2026
La pharmacie d’officine aborde 2026 à un moment charnière. Entre incertitudes persistantes sur la rentabilité, baisses de prix annoncées et ambitions croissantes en matière de santé de proximité, le modèle officinal est appelé à se transformer en profondeur. Laurence Bouton, Senior consultante indépendante, experte de l’environnement pharmaceutique français, donne ici une analyse des fragilités du réseau, des leviers à activer pour préserver le maillage territorial et des conditions indispensables pour construire une rémunération cohérente avec le rôle sanitaire que la société attend désormais des pharmaciens.
Lien vers l’interview :
Les Secrets d’une Officine Florissante Face aux Défis de Demain, avec Bruno Galan
Dans cet épisode, Jérôme Escojido échange avec Bruno Galan, pharmacien et président du Conseil central de la section A de l’Ordre des pharmaciens. Il retrace son parcours, de la pharmacie familiale d’Occitanie à la présidence nationale de l’Ordre, en évoquant l’héritage de ses parents, sa passion pour le service public et son engagement pour l’indépendance des officines. La discussion aborde aussi les missions de l’Ordre (inscriptions, conciliation, discipline) et les défis du métier : nouvelles missions comme la vaccination, formation à la gestion et vigilance face aux investisseurs.
Lien vers la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=w0mLsTek45o
Protoxyde d’azote : mieux former les pharmaciens pour détecter les usages à risque
Face à l’augmentation des usages détournés du protoxyde d’azote, l’Académie nationale de pharmacie recommande de renforcer le repérage précoce des consommations répétées. Les pharmaciens, en particulier, devraient être sensibilisés aux signes cliniques liés à une exposition chronique ou excessive.
Lien vers le communiqué de presse :
https://www.acadpharm.org/dos_public/CP__USAGES_DETOURNES_DU_PROTOXYDE_D_AZOTE.PDF
Égaliser les marges sur les vaccins contre la grippe : pour les pharmaciens, c’est toujours non
Depuis quelques semaines, la direction de la Sécurité sociale (DSS) évoque l’idée d’égaliser les marges sur les différents vaccins antigrippaux. Dans le viseur de la Sécu, les vaccins hautement dosés (Efluelda et Fluad) dont le niveau de marge est deux fois plus élevé que les vaccins classiques. Une nouvelle mesure d’économies à laquelle s’opposent les syndicats de pharmaciens.
Source : le quotidien du pharmacien.
Refus vaccinal des parents : quand le médecin est mis en cause
Le manquement à une obligation vaccinale par un médecin l’expose à des sanctions pénales et disciplinaires, comme une interdiction définitive d’exercer la médecine. Au mois de juin 2015, un enfant, alors âgé de neuf ans, déclare le tétanos dans des conditions de nature à suggérer un manquement à l’obligation vaccinale. A l’issue d’une information judiciaire et pénale, le médecin consulté en 2008 par la famille de l’enfant pour sa vaccination, est mis en cause pour ne pas avoir procédé aux injections nécessaires et a été renvoyé devant le tribunal correctionnel pour mise en danger de la vie d’autrui. Le tribunal le condamnera à quatre mois d’emprisonnement avec sursis et à une interdiction définitive d’exercer la médecine.
Source : egora.
Pas de dixième année d’attente pour la Réforme du 3ème Cycle !
Les textes de la réforme du troisième cycle sont publiés et son application est prévue pour septembre 2026. Organisation des stages, évolution de la formation et priorité aux territoires sous-denses sont désormais fixées. Reste un point en attente : la confirmation de la gratification de stage à 1037 euros nets par mois.
Lien vers le communiqué de presse de l’ANEPF :
https://toute-la.veille-acteurs-sante.fr/files/2026/01/2025_2026_CDP_R3C.pdf
Lancement de la feuille de route 2026-2030 pour la prise en charge des personnes en situation d’obésité
Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées a présenté, mercredi 14 janvier 2026, la feuille de route 2026-2030 relative à la prise en charge des personnes en situation d’obésité. « Infléchir la progression de l’obésité et améliorer la santé des personnes concernées », « augmenter l’accès à des soins personnalisés, de proximité et inscrits dans la durée », « développer le nombre de professionnels formés et sensibilisés » et « valoriser et généraliser les parcours et prises en charge innovantes », telle est son ambition, a résumé le ministère. La question du remboursement des analogues du GLP-1 n’a, elle, pas été tranchée.
Lien vers la feuille de route :
Licence de préparateur en pharmacie d’officine : les travaux reprennent !
Reçus ce mardi 13 janvier au ministère de la Santé, les acteurs de la profession ont présenté leur projet de référentiel licence pour les préparateurs en pharmacie d’officine. Les travaux sont relancés.
« Certains d’entre nous endossent déjà des responsabilités de plus en plus importantes, sans bénéficier de la reconnaissance universitaire qui va avec », observe David Brousseau, préparateur et membre du bureau du CNP PPO. En plus de rendre les préparateurs opérationnels sur des missions aujourd’hui réservées aux pharmaciens, la licence servirait ainsi l’attractivité du métier et pourrait même ouvrir d’autres portes : « Gestion d’antennes de pharmacie, exercice à l’étranger via une harmonisation européenne du diplôme de préparateur en trois ans, etc. », liste-t-il.
Source : le moniteur des pharmacies.
Baisses de tarifs par décret : « Le plus tôt ces articles seront supprimés, le mieux ce sera », estime le directeur de la Cnam
Auditionné ce mercredi 14 janvier par la commission des Affaires sociales du Sénat, le directeur général de la Cnam a tendu la main aux médecins libéraux en grève. Il s’est engagé à ne pas « utiliser » les articles 77 et 78 de la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2026, qui lui permettent de demander au Gouvernement de baisser les tarifs de certains actes par décret. « Ça n’a aucun sens », a-t-il lancé.
Source : egora.
Grève des médecins : le gouvernement cède sur l’objectif de réduction des arrêts maladie
Après dix jours de mobilisation des médecins libéraux, l’exécutif a consenti un premier recul. Le gouvernement renonce à la possibilité d’imposer des objectifs de réduction de prescriptions d’arrêts maladie aux praticiens jugés plus prescripteurs que leurs confrères, l’une des mesures au cœur du mouvement de grève débuté le 5 janvier.
Source : le moniteur des pharmacies.
Mission gouvernementale sur la prévention en santé confiée au député Cyrille Isaac-Sibille
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a confié au député Cyrille Isaac-Sibille, ce mardi 13 janvier, une mission gouvernementale sur la prévention en santé : propositions pour définir une politique, structurer un système et coordonner les acteurs nationaux et locaux. Afin d’exposer les objectifs et attentes de cette mission de 6 mois, Cyrille Isaac-Sibille organise une conférence de presse mercredi 21 janvier à 10h à l’Assemblée nationale.
Source : Député Cyrille Isaac-Sibille.
Préparations magistrales : ne pas céder aux intimidations !
Des pharmaciens se voient refuser la prise en charge de ces préparations par l’Assurance maladie, ce dont témoignent de nombreux confrères. Ce n’est ni aux patients ni aux pharmaciens de payer pour les lenteurs administratives retardant des prises en charge dues. Le rôle des syndicats n’est pas de courber l’échine mais de se battre aux côtés des professionnels assurant leur mission de santé, dans le respect des textes. Selon l’UNPF, la mobilisation de la profession sur ce sujet doit être massive et déterminée.
Lien vers le communiqué de presse de l’UNPF :
https://www.unpf.eu/actualites/actualites/preparations-magistrales-ne-pas-ceder-aux-intimidations
Désinformation en santé : la ministre annonce une stratégie pour la riposte
Dans la foulée de la remise d’un rapport sur le sujet, la ministre Stéphanie Rist a annoncé le 12 janvier le lancement d’une stratégie nationale de lutte contre la désinformation en santé, qui prévoit la création d’un Observatoire pour comprendre le phénomène et d’un dispositif d’Infovigilance pour le contrer.
Source : le quotidien du médecin.
Lancement de ChatGPT Santé
OpenAI lance ChatGPT Santé, « une expérience dédiée qui combine de manière sécurisée vos informations de santé avec l’intelligence de ChatGPT, pour vous aider à vous sentir mieux informé, préparé pour gérer votre santé ».
Pour en savoir plus : https://openai.com/fr-FR/index/introducing-chatgpt-health/
CHIFFRES
En « exil » symbolique à Bruxelles du 11 au 14 janvier, près de 1 500 spécialistes sur plateaux techniques lourds ont dénoncé la « maltraitance généralisée » de leur secteur et le « risque d’effondrement » de la qualité des soins chirurgicaux. L’occasion de travailler à des propositions pragmatiques pour solvabiliser la liberté tarifaire. Et d’interpeller Matignon…Source : le quotidien du médecin.
En 2025, 21 médicaments ont dépassé un coût de traitement annuel de 100 000 euros par patient, contre un seul en 2015, explique l’Assurance-maladie à propos de ces molécules destinées à des pathologies particulières. Le paracétamol demeure le médicament le plus remboursé sur la décennie. En 2015, 438,1 millions de boîtes ont été remboursées. Le panier moyen est de 41 boîtes de médicaments par an. 437 euros de médicament sont remboursés par an.
L’évolution des marges régulées en officine met en évidence un déséquilibre croissant entre les volumes dispensés et la création de marge. Alors que les médicaments chers n’ont représenté que 0,1 % des volumes, ils concentrent désormais 8 % de la marge. Source : gers data.
L’assurance-maladie a évalué l’efficacité du formulaire d’aide à la dispensation des analogues du GLP-1 présentés au remboursement (Ozempic, Trulicity, Victoza, Byetta), mis en place depuis près d’un an. Résultat : le taux de mésusage est 10 fois moins élevé qu’auparavant. Pour rappel, le formulaire d’accompagnement à la dispensation, reposant sur trois questions clés, conditionne le remboursement du traitement des aGLP-1 indiqués dans le traitement du diabète de type 2. À ce jour, le sémaglutide (Ozempic), le dulaglutide (Trulicity), le liraglutide (Victoza) et l’exenatide (Byetta) sont concernés. Source : le quotidien du pharmacien.
– 13,5 % : c’est le recul des télétransmissions de feuilles de soins à l’Assurance-maladie sur la première semaine de grève des médecins libéraux, du lundi au vendredi, par rapport à la même période l’an dernier, selon la Cnam. La baisse est plus marquée chez les généralistes (-17,2%) que chez les spécialistes (-8,2%), traduisant un impact significatif du mouvement social sur l’activité de soins, même si des facteurs externes comme les intempéries ont aussi pu contribuer à ce recul.
La diminution du réseau pharmaceutique devrait se poursuivre pour se stabiliser autour de 17 000 pharmacies à l’horizon 2035. Une moyenne de 250 fermetures physiques attendues chaque année. Le CA moyen de la pharmacie augmente en moyenne de 3,9% entre 2014 et 2025. Source : gers data.
En hausse de 4,75 %, l’activité officinale affiche en 2025 une dynamique essentiellement portée par le médicament remboursable, mais aussi par la vaccination, la campagne de vaccination antigrippale étant la meilleure jamais enregistrée depuis l’épidémie de Covid. F78Près de 69 % des vaccinations ont été réalisées en officine, en progression de quatre points sur un an. « La vaccination fait désormais partie intégrante du quotidien des officines », explique David Syr, pointant toutefois des fortes disparités régionales. Dans les grandes régions urbaines, l’implication officinale a été particulièrement élevée : la part des vaccinations réalisées en pharmacie a atteint 80 % en Île-de-France, et environ 72 % en Auvergne-Rhône-Alpes. Source : gers data.
Les chiffres clés sur les missions :
- 𝟗𝟔 % des pharmacies ont administré des vaccins et autant ont remis des kits de dépistage du cancer colorectal.
- 𝟖𝟕 % des pharmacies ont été prescriptrices de vaccins.
- 𝟒𝟎 % des pharmacies ont réalisé des entretiens « femmes enceintes«
- 𝟖𝟎 % des pharmacies ont pris en charge des angines et cystites
- 𝟑𝟑 % des pharmacies ont réalisé au moins une téléconsultation l’an passé
- 𝟒𝟔 % des pharmacies ont réalisé au moins un accompagnement pharmaceutique. En moyenne, une pharmacie a réalisé 58 entretiens en 2025, mais derrière ce chiffre se cache, une nouvelle fois, un contraste fort entre les officines, la médiane étant située à 9 entretiens par an.
Source : gers data.
L’année 2025 termine avec une croissance de +6,2% (contre 4,4% en 2024) :
- Maillage Officinal : plus de 250 pharmacies auront disparu, confirmant la baisse constatée l’année précédente.
- Croissance en valeur : +6,2 % en cumul mobile annuel, pour un marché estimé à 49 Mds €. Un mois de décembre particulièrement dynamique avec une croissance en valeur de +10,8% et une fréquentation en hausse de 7,2%.
- Pression sur les volumes : baisse des ventes en unités (-2,5 % sur le Médicament Remboursable), malgré la progression en chiffre d’affaires.
- Le marché de la Médication Familiale reprend des couleurs sur Décembre 2025 au regard des autres mois de l’année, toutefois la croissance du marché se limite à 1,3%. Source : IQVIA.
La société lyonnaise Fabentech a obtenu une autorisation de mise sur le marché (AMM) pour un antidote contre l’intoxication à la ricine, l’une des substances naturelles les plus toxiques au monde représentant un risque bioterroriste avéré. Une première. Source : le quotidien du pharmacien.
Les textes encadrant la réforme du 3e cycle des études de pharmacie ont été publiés. Les pharmaciens adjoints pourront désormais être agréés maîtres de stage et la rémunération des stagiaires est revalorisée. La gratification des stagiaires de 6e année s’élèvera désormais à 1 037 euros nets mensuels (au lieu de 600 euros). Si les officinaux devront avancer la somme, leur participation ne change pas et se maintient à 600 euros. Le reste, y compris les charges afférentes, leur sera remboursé par les pouvoirs publics. Cela devrait correspondre à environ 350 euros de part État et 130 euros d’indemnité forfaitaire de transport pris en charge par l’assurance-maladie. « Les étudiants et maîtres de stage sont dans l’attente de la publication d’un texte » officialisant ces dispositions, conclut dans un communiqué l’Association des étudiants en pharmacie de France (ANEPF). Source : le quotidien du pharmacien.
Suite à plusieurs plaintes en Europe, tous les lots de crème de protection MediHoney fabriqués au Canada, font l’objet d’une procédure de rappel. Les produits “non stériles” concernés sont les tubes de crème de protection MediHoney de 50 g (référence fabricant 582), les tubes de crème dermoprotectrice MediHoney de 50 g (référence 597) et les sachets de crème de protection MediHoney de 2 g (référence 800). La gamme MediHoney comprend jusqu’à 30 % de miel de manuka et 70 % d’ingrédients naturels. Selon la procédure d’évaluation des risques pour la santé (HHE), « si le produit MediHoney est contaminé et utilisé sur un patient, il peut entraîner des dommages immédiats à la peau, tels qu’une inflammation, une irritation ou une réaction allergique » mais « sans conséquence de long terme sur la santé ». Source : le quotidien du pharmacien.
TikTok, Instagram, Snapchat… Les alertes des professionnels de santé et des institutions se multiplient depuis plusieurs années sur les effets des réseaux sociaux sur la santé des adolescents. Un adolescent sur deux passe entre 2 à 5 heures par jour sur smartphone, 58 % des 12-17 ans y sont quotidiennement. Dans un vaste rapport publié récemment, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) confirme ces inquiétudes en s’appuyant sur l’expertise d’une cinquantaine de spécialistes (épidémiologie, pédopsychiatrie, biologie, neurosciences, science de l’information, etc.) et de plus d’un millier d’études scientifiques. L’Anses formule plusieurs recommandations, dont l’interdiction des réseaux aux moins de 13 ans.
Selon le dernier bilan démographique de l’Insee, la France a enregistré en 2025 un solde naturel négatif pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, rapporte La Croix. Les décès (651.000) ont dépassé les naissances (645.000), soit un déficit de 6.000 personnes, alors que cette bascule n’était pas attendue avant 2030. La population continue toutefois de croître légèrement (+0,25 %), atteignant 69,1 millions d’habitants au 1er janvier 2026, une hausse uniquement portée par le solde migratoire (+176.000).
L’OMS a demandé aux Etats d’augmenter les taxes sur les boissons sucrées et l’alcool, dont les méfaits sont désormais bien documentés. Leur faible prix « permet à des produits nocifs de rester bon marché, tandis que les systèmes de santé subissent une pression financière croissante due aux maladies non transmissibles et aux traumatismes évitables », explique l’organisation. Et si ces boissons génèrent des milliards de $ de profits, les gouvernements n’en perçoivent qu’une part relativement faible par le biais des taxes sur la santé, leur laissant ainsi le fardeau des coûts sanitaires à long terme. Au moins 116 pays taxent déjà les boissons sucrées, mais de façon très variable. Source : Le Figaro.
En 2025, la fraude sociale est estimée à 14 milliards d’euros (potentiel théorique) par le Haut Conseil du financement de la protection sociale (HCFIPS), a rapporté ce mardi 13 janvier 2026 son président Dominique Libault. L’essentiel de la fraude sociale reste concentré sur le recouvrement des cotisations ou le travail dissimulé (52 %), devant la fraude des assurés (36 %) puis celle attribuée aux professionnels de santé (12 %). Cette hausse d’un milliard d’euros par rapport aux estimations de 2024 s’explique en majorité par une évolution du mode de calcul et du périmètre mais aussi par l’augmentation du taux de fraude sociale. Source : le quotidien du médecin.
La connexion au système France MVS, système national de vérification des médicaments pour la sérialisation, via le connecteur du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (Cnop) reste conditionnée au renouvellement annuel d’une souscription. Pour les officines ayant opté pour cette solution en 2025, l’échéance de paiement est fixée au 28 février 2026 afin de garantir la continuité du service. Source : le moniteur des pharmacies.
Depuis le 1er janvier 2026, les dépenses engagées au sein des pharmacies d’officine pour prévenir les troubles musculosquelettiques des salariés peuvent être prises en charge à hauteur de 85 %, contre 70 % auparavant. Les aides sont plafonnées à 50 000 € par type d’investissement et à 125 000 € jusqu’à fin 2027 pour les entreprises de moins de 200 salariés. Les demandes doivent être déposées sur le site net-entreprises.fr (rubrique « compte entreprise », puis « demander une subvention Prévention ») et être accompagnées des factures acquittées pour les prestations et achats réalisés depuis le 1er janvier 2026. Il est impératif de renseigner le code identifiant de la convention collective (IDCC) de la pharmacie d’officine pour activer le taux bonifié de 85 %. Source : le moniteur des pharmacies.
Depuis 2024, la région Auvergne Rhône-Alpes offre jusqu’à 30 000 euros de subvention aux petites officines rurales. De quoi moderniser les lieux et faciliter les nouvelles missions. Au total, près de 546 000 euros ont été versés aux demandeurs en 2024 et 2025. Seules 25 officines ont bénéficié de ce dispositif avec un soutien d’un montant entre 6 000 et 30 000 euros, et ce, malgré un plafond de chiffre d’affaires relevé, entre-temps, de 900 000 euros à 1,2 million d’euros. Source : le quotidien du pharmacien.
La loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2026 élargit le rôle clinique des pharmaciens et ouvre la voie à de nouvelles prises en charge en officine, au-delà des seuls protocoles tirés de l’expérimentation Osys. Mais la question de la rémunération reste centrale. Fixé à 12,50 euros par patient dans ladite expérimentation, le tarif est jugé insuffisant par les syndicats, qui entendent le renégocier lors des prochains avenants conventionnels. Source : le moniteur des pharmacies.
La rémunération de l’officine a progressé de 2,17 % en 2025, selon les données de Pharmastat. Une évolution « conforme à la trajectoire prévisionnelle de l’avenant 1 à la convention nationale pharmaceutique », explique la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), seul syndicat à avoir signé cet accord. Les retombées positives liées à l’avenant 1 sont toutefois contestées par l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO). L’organisation syndicale, qui avait décidé de ne pas signer cet avenant, dénonçait encore il y a quelques jours le fait que cet accord « ne compensait en rien l’inflation subie par les officines et qu’il augmentait la fragilisation durable, voire la disparition, de centaines de pharmacies sur le territoire ». Citant des chiffres issus de l’Observatoire de l’assurance-maladie datant de novembre 2025, l’USPO rappelait ainsi que « l’avenant 1 accusait déjà en 2025 un retard de 118 millions d’euros par rapport à ses projections initiales ». Le syndicat dirigé par Pierre-Olivier Variot demande depuis de longs mois l’ouverture de négociations en vue d’aboutir à un avenant 2. Source : le quotidien du pharmacien.
7,2 % de l’ensemble des décès certifiés électroniquement entre fin décembre et début janvier étaient liés à la grippe, un niveau équivalent à celui observé au pic de l’épidémie 2024-2025 (7,4%), selon Santé publique France. Cette surmortalité touche très majoritairement les personnes de 65 ans et plus, alors même que l’épidémie, après un bref reflux, montre des signes de reprise, notamment chez les enfants.
En 2026, pour les petites officines dont le chiffre d’affaires n’excède pas 1,2 million d’euros, le mot-clé est donc « sélectivité » : sélectivité sur le prix, sur la zone, sur la présence médicale, et sur la trajectoire de trésorerie, afin d’en faire un projet entrepreneurial crédible pour les jeunes pharmaciens plutôt qu’un piège financier. Source : Bertrand Cadillon, expert-comptable en charge du marché de la pharmacie chez Fiducial.
La Mutualité française s’oppose au gel des tarifs imposé par le budget de la Sécurité sociale pour 2026, malgré une taxe de 2,05% sur les complémentaires santé destinée à rapporter 1 milliard d’€. Son président, Eric Chenut, dénonce une mesure juridiquement contestable, estimant que « la mise en œuvre de cet amendement contrevient à plusieurs autres textes de loi et cela le rend inopérant », note La Tribune. La fédération alerte aussi sur la soutenabilité financière du secteur, s’appuyant sur un rapport de la Drees montrant une tension structurelle entre cotisations et prestations. Des recours constitutionnels ou européens sont envisagés si le gouvernement maintient le gel.
Le calendrier vaccinal a été mis à jour le 19 décembre. Avec l’arrivée de Capvaxive dans la prévention des infections à pneumocoque et l’extension des indications de Gardasil 9 jusqu’à 26 ans, de nouvelles populations peuvent désormais être vaccinées en officine. Source : le quotidien du pharmacien.
Chaque année en France, plus de 3 100 cancers du col de l’utérus sont diagnostiqués et environ 800 femmes décèdent de la maladie. Pourtant, grâce à un dépistage régulier entre 25 et 65 ans, ce cancer pourrait être évité dans 90 % des cas. Associé à la vaccination contre les papillomavirus humains (HPV), virus qui en sont à l’origine, il pourrait même être éradiqué. Source : Institut national du cancer.
En 2025, l’accès aux soins de proximité demeure une difficulté majeure pour une large majorité de Français. Selon une enquête citoyenne récente, près de trois personnes sur quatre estiment qu’il reste difficile de se soigner près de chez elles, malgré les mesures engagées ces dernières années. Source : Mon Avis Citoyen.
À partir du 1er janvier 2026, la cotisation des pharmaciens au régime complémentaire par répartition (RCR) affiche une hausse de 2,1 % par rapport à 2025, ce qui porte la cotisation annuelle à 7 657 euros. « C’est une forte augmentation due à la réforme de l’assiette sociale des indépendants, explique Philippe Berthelot, président de la Caisse d’assurance vieillesse des pharmaciens. Que les pharmaciens se rassurent, c’est un effet de trésorerie. » Cette augmentation est, en effet, la conséquence d’un mécanisme technique qualifié de « taux d’appel ». Fixé à 105,4 %, il est destiné, à la demande de l’Etat, à compenser la baisse des cotisations sociales (CSG et CRDS) des pharmaciens. Si la hausse des cotisations RCR a lieu dès janvier, la baisse des cotisations sociales interviendra, elle, à compter du mois d’avril. « De janvier à avril, les pharmaciens vont cotiser davantage. Mais à partir d’avril, ils payeront moins à l’Urssaf. » Au final, « cela devrait être une opération neutre, si ce n’est le décalage dans le temps ». Source : le quotidien du pharmacien.
Depuis 2019, la CAVP a lancé quatre fonds InterPharmaciens de 20 millions d’euros chacun, le cinquième fonds de 20 millions d’euros a été voté en décembre, soit 100 millions d’euros. Grâce aux quatre premiers fonds, 336 financements ont été débloqués. 12 ont été remboursés. 5 projets ont échoué. Source : le quotidien du pharmacien.
Le Parisien s’interroge sur la nouvelle tendance des aliments « enrichis en protéines ». Venue des Etats-Unis, elle repose pourtant davantage sur une logique marketing que sur un réel besoin nutritionnel. « La recommandation en cas de bonne santé a été fixée à 0,83 g de protéines alimentaires par kilo de poids corporel et par jour », rappelle Dominique Dardevet, directeur de recherche à l’Inrae. Pour la plupart des adultes, « l’alimentation classique suffit », insiste François Mariotti, professeur de nutrition, en déplorant: « On fait croire qu’un saucisson aux protéines aide à développer les muscles… Mais on oublie de dire que c’est gras, salé, que ce n’est pas bon pour la santé. »
Le vaccin contre le papillomavirus humain (HPV), utilisé notamment depuis 2023 pour des campagnes de vaccination en collège, reste sûr, a déclaré l’ANSM dans un nouveau bilan de pharmacovigilance. « Au cours de cette quatrième période de suivi, le profil de sécurité de Gardasil 9® reste conforme aux attentes, avec principalement des cas non graves », indique l’agence. Entre le 1er juillet 2024 et le 30 juin 2025, 217 cas d’effets indésirables, dont 79 au collège, ont été recensés et plus des trois quarts étaient sans gravité. Dans de rares cas, une réaction allergique grave peut survenir. Ce type d’effet existe « avec tous les vaccins injectables », écrit l’ANSM. Source : France info.
46 % des adolescentes estiment que les réseaux sociaux dégradent l’estime de soi, selon le rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, qui met en évidence une vulnérabilité accrue des filles face aux plateformes fondées sur l’image et la comparaison sociale. Cette exposition répétée à des contenus idéalisés alimente insatisfaction corporelle, fragilités psychologiques et un « effet spirale » susceptible d’aggraver les troubles de santé mentale à l’adolescence.
L’Agence mondiale antidopage (AMA) a publié sa liste des substances et méthodes interdites pour 2026, en vigueur depuis le 1er janvier. Cette liste cible les pièges quotidiens des sportifs, notamment via les médicaments courants et les compléments alimentaires. Les pharmaciens jouent un rôle pour éviter le dopage involontaire, avec des nouveautés sur les doses. Lien vers la liste : https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/conseils/maux-du-quotidien/ces-medicaments-qui-peuvent-entrainer-un-dopage-accidentel?utm_source=sendinblue&utm_campaign=24h_infos_12_01_2026&utm_medium=email
48 fiches pratiques pour améliorer la démarche qualité à l’officine. Lien vers le nouveau référentiel : https://www.demarchequaliteofficine.fr/actualites/un-referentiel-actualise-pour-mieux-accompagner-les-officines
De la salle de fitness à l’officine il n’y a qu’un pas : celui de la prévention. Celui qu’envisage de franchir Manon Dufétel, cotitulaire de la Pharmacie de Frévent dans le Pas-de-Calais (10 salariés, 5 millions d’euros de chiffre d’affaires), avec son mari et Alexandre Helluin. Tout est parti de la fusion des trois officines de ce bourg rural de 3 500 habitants en 2018. Pour moderniser leur outil de travail, les trois associés se sont récemment installés dans un nouvel emplacement. Lequel est attenant à un local vide de 1200m². Source : le quotidien du pharmacien.
GROUPEMENTS
Accords commerciaux 2026 : des groupements de plus en plus sélectifs
Les négociations commerciales concernant les médicaments vendus sans ordonnance (OTC) sont déjà bien avancées. Après plusieurs années de spirale inflationniste, la hausse des prix modérée n’est plus au centre des discussions, mais la création de valeur entre groupements et laboratoires. « Ce qui compte aujourd’hui, dans nos discussions avec nos partenaires, c’est la proposition de valeur globale durable », explique Sarah Guatel, directrice générale du groupement Alphega. Pour l’ancienne titulaire qui a exercé pendant 17 ans, cette proposition de valeur globale doit associer trois critères : « la performance commerciale adaptée à la typologie des officines du réseau », « la capacité du laboratoire à fournir des outils d’aide à la vente » et d’animation commerciale, et enfin « un accompagnement des pharmaciens dans leurs nouvelles missions. » Pour François Lemaire, directeur des achats au sein du groupe Evecial, « la lisibilité des accords est devenue un sujet central » : « Le pharmacien ne doit pas passer trois heures et demie avec son délégué pour comprendre comment il doit acheter, quels paliers déclenchent quelles remises, et ce qu’il a réellement gagné à la fin. »
Source : le quotidien du pharmacien.
Un non-événement, selon PHR
Réagissant à la création d’une branche pharmacie au sein du groupe Amazon, Lucien Bennatan, président de Pharmacie Référence Groupe, estime que « si la Covid n’a pas eu la peau de nos pharmacies, ce n’est pas Amazon qui l’aura ! » Le fondateur du groupement en veut pour preuve la capacité de résistance à la crise sanitaire démontrée par les pharmaciens des réseaux Pharmacie Référence, professionnels de santé de proximité en première ligne et impliqués activement dans le fonctionnement du système de santé. Ils la doivent, rappelle Lucien Bennatan, à l’écosystème digital complet mis à leur disposition par leur groupement qui permet d’intégrer les nouveaux usages de la population : bibliothèque de fiches d’information, gestion de l’ordonnance et des renouvellements, du dossier santé, suivi des traitements, échange de messages sécurisés, prise de rendez-vous, click & collect…
Source : le quotidien du pharmacien.
Vis ma vie de titulaire chez Totum !
Comment éviter un certain vertige avant de s’installer pour la première fois ? L’une des solutions consiste à multiplier les expériences. Dans cet esprit, le réseau Totum propose une sorte de Tour de France à quelques pharmaciens triés sur le volet. Les heureux élus changent d’officine toutes les semaines pendant six mois.
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NOMINATION
Guillaume Couillard nommé directeur délégué à la gestion et à l’organisation des soins de la Cnam
Guillaume Couillard rejoindra la Caisse nationale de l’Assurance Maladie (Cnam) en qualité de directeur délégué à la gestion et à l’organisation des soins le 19 janvier 2026. Il succède ainsi à Marguerite Cazeneuve, qui occupait cette fonction depuis mars 2021.
Lien vers le communiqué de presse : https://www.assurance-maladie.ameli.fr/presse/2026-01-15-cp-nomination-guillaume-couillard
