ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES
UPGF : les adhésions au nouveau syndicat sont ouvertes
Les adhésions à l’Union des pharmacies groupées de France sont ouvertes. Le nouveau syndicat espère être déclaré représentatif par la ministre de la Santé par voie dérogatoire dès avril, et ainsi peser dans les négociations autour de la refonte du modèle économique officinal. Cette nouvelle voix syndicale travaillera à construire un modèle économique officinal qui « ne doit dépendre ni des appétits spéculatifs, ni d’honoraires figés par une Sécu exsangue, mais d’une rémunération mixte, équilibrée et réévaluée régulièrement, a plaidé Valérie Jougla, présidente de l’UPGF. Originalité de cette formation, elle sera gouvernée par des collèges constitués de représentants des titulaires, des groupements, des adjoints et des étudiants, afin de lui donner une assise la plus variée possible dans les négociations cependant « le collège des titulaires sera majoritaire, ils seront donc les seuls décisionnaires ».
Source : le quotidien du pharmacien.
Lien vers le communiqué de presse officiel :
https://www.upgf.fr/phototheque/photos/PDF/UPGF%20COMMUNIQUE%20DE%20PRESSE.pdf
Vers des pharmacies communales ?
La FSPF salue l’intérêt porté par le président de la République à l’accès aux soins dans les territoires mais reste vigilante quant aux solutions envisagées. « Nous avons expliqué les dispositifs que nous voulons mettre en place et le conseiller santé a présenté des idées que je qualifierais de disruptives, vers lesquelles je ne serais pas personnellement enclin à aller, telles que la création de pharmacies communales », détaille le président de la FSPF. Pour autant, ajoute-t-il, « il y a un véritable enjeu de l’accès aux médicaments partout sur le territoire, nous devons donc prendre ce sujet à bras-le-corps et être porteurs de solutions. C’est ce que nous allons faire avec le rapport attendu de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) et de l’Inspection générale des finances (IGF) ».
Source : le pharmacien de France.
L’IA au cœur de l’analyse de l’ordonnance
La start-up Phealing est spécialisée dans l’intelligence artificielle au service des officines. Interview de Thibault Ozenne, CEO et cofondateur : « Les équipes officinales économisent 75 % de temps sur le double contrôle de l’ordonnance : au lieu de passer 1h à vérifier les ordonnances, Secur.IA réduit ce temps à 15 minutes. Nous avons estimé que dans chaque pharmacie que l’on équipait, Phealing alertait 2 erreurs par jour ce qui aurait pu entraîner un risque réel pour le patient. Nous le devons à l’hyperspécialisation de notre modèle d’IA, ainsi qu’à notre base de données d’entraînement. En effet, grâce à notre investisseur principal, Cegedim, nous avons accès à la base de données Claude Bernard, qui est particulièrement complète ».
Lien vers l’article : https://www.lesechos-etudes.fr/blog/actualites-21/interview-lia-au-coeur-de-lanalyse-des-ordonnances-13382
Bientôt la fin de la vente de bonbons en pharmacie ?
Le ministère de la Santé a sollicité la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) en vue d’une nouvelle révision de la liste des marchandises dont la vente est autorisée en officine. Si aucune évolution d’ampleur n’est à attendre, le ministère souhaiterait tout de même engager une petite révolution : mettre fin à la vente de pastillage, soit de bonbons, dans les espaces de vente des pharmacies. « C’est traditionnel quand même, certains font partie des compléments alimentaires comme les bonbons au miel », rappelle le président de la FSPF, qui espère réussir à convaincre les autorités compétentes de revenir sur cette décision. « Ils ont quand même un intérêt d’effet placebo qui peut parfois être intéressant par rapport à la prise de médicaments inutiles, notamment en cas de virus », défend Philippe Besset. La FSPF compte donc demander le maintien du pastillage en officine et a formulé une autre requête. Autoriser les pharmaciens à vendre les sacs réutilisables dans lesquels sont placées les boîtes de médicaments remises aux patients. « Peut-être à 5 ou à 10 centimes d’euros, propose Philippe Besset. Cela nous permettrait d’avoir un geste écologique et cela inciterait les patients à garder ces sacs », estime-t-il en effet.
Source : le quotidien du pharmacien.
MedFrance : derrière la création d’un nouveau syndicat, la fracture silencieuse de l’industrie du médicament
Un nouveau syndicat professionnel, MedFrance, vient d’être créé pour défendre les médicaments dits « matures ». Derrière cette annonce, se dessine une recomposition profonde de la représentation de l’industrie pharmaceutique, sur fond de tensions économiques, de souveraineté sanitaire et de désaccords stratégiques avec le syndicat historique. En réunissant, dès sa naissance, environ quarante entreprises du médicament, essentiellement des PME et ETI, le nouveau syndicat revendique un périmètre clair : les médicaments essentiels et matures, largement prescrits, souvent anciens, mais indispensables au quotidien des patients… et des officines.
Lien vers l’article : https://www.pharma365.fr/je-m-informe/actualites-2/medfrance-derriere-la-creation-dun-nouveau-syndicat-la-fracture-silencieuse-de-lindustrie-du-medicament/
Sébastien Michel élu président du GEMME : continuité stratégique pour les médicaments génériques et biosimilaires
À l’issue de son Assemblée générale, le GEMME a élu à l’unanimité Sébastien Michel, Head of Corporate Affairs de Viatris France, à sa présidence. Il succède à Jean-Louis Anspach, dans un passage de relais présenté comme fluide et consensuel, reflet d’une gouvernance unie au sein de l’organisation représentative des entreprises du médicament générique, biosimilaire et à valeur ajoutée.
Source : pharma365.fr
Etienne Tichit élu président de la FEFIS
Le conseil d’administration de la Fédération française des industries de santé (FEFIS) a élu Etienne Tichit, directeur général de Novo Nordisk France et administrateur du Leem, à sa présidence. Dirigeant expérimenté, au parcours national et international, Etienne Tichit évolue au sein de Novo Nordisk France, groupe implanté dans l’hexagone depuis 1959 qui emploie 69 000 collaborateurs dans le monde dont 2 100 en France. Engagé en faveur de politiques industrielles innovantes et responsables, il s’est particulièrement investi dans la décarbonation de la filière santé.
Lien vers l’article : https://www.decideurs-magazine.com/innovation-sante/63526-etienne-tichit-elu-president-de-la-fefis.html
Le ministère de la Santé lance des travaux pour créer une passerelle permettant aux pharmaciens d’officine d’exercer à l’hôpital
Le 19 février 2026, le cabinet de la ministre de la Santé Stéphanie Rist a annoncé l’ouverture de travaux pour permettre aux pharmaciens ayant suivi le parcours officine ou industrie d’exercer en milieu hospitalier. Le constat de départ est simple : les pharmacies à usage intérieur (PUI) des hôpitaux et des EHPAD peinent à recruter. Certaines ont même dû fermer. Le projet prévoit deux voies. La première : un parcours permettant à un pharmacien titulaire d’un DES court (officine ou industrie) d’obtenir un DES hospitalier, sans passer le concours ni reprendre l’intégralité du cursus universitaire. Le tout en s’appuyant sur ses acquis et son expérience. La seconde : une expérimentation permettant à des pharmaciens, sous conditions de formation et d’expérience, d’exercer en PUI d’EHPAD uniquement, en attendant le déploiement du premier parcours. Des propositions sont attendues pour l’été 2026.
Source : le quotidien du pharmacien.
CHIFFRES
Le grossiste en médicaments Cerp va quitter son site historique du Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine) pour s’installer à Wissous (Essonne), dans un entrepôt logistique automatisé de 14.000 m². « Nous avons des installations vieillissantes et nous sommes arrivés à saturation sur le plan technique et logistique, ce qui freine notre développement », explique Isabelle Venet, pharmacienne et directrice de l’établissement, qui prépare chaque jour 45.000 lignes de commandes et livre 780 pharmacies franciliennes. Les 786 salariés déménageront en 2028 vers ce nouveau site, implanté à moins de 15 km. Source : les échos.
Le Leem a adopté le 12 février une nouvelle gouvernance afin de renforcer sa capacité d’action face aux enjeux budgétaires et réglementaires, notamment à l’approche du PLFSS 2027. Le projet, approuvé à l’unanimité par le Conseil d’administration, sera soumis à l’Assemblée générale du 10 mars pour une mise en œuvre immédiate. Le futur Conseil comptera 36 membres répartis en cinq collèges représentatifs de la diversité des entreprises, et un Bureau de 12 membres pilotera l’exécution. Trois commissions stratégiques (Evaluation et Accès, Financement et Régulation, Engagement et Plaidoyer) structureront l’action, aux côtés de quatre missions régaliennes. « Cette agilité est indispensable pour défendre la place du médicament dans la politique de santé, garantir l’accès aux médicaments et la compétitivité de la France et de l’Europe », déclare Thierry Hulot, président du Leem.
Pour le député Jean-Carles Grelier, membre de la Commission des affaires sociales à l’Assemblée nationale, il faut une réforme globale de la sécurité sociale articulée autour de trois leviers. D’abord, la pertinence des soins : on estime que 25 à 30 % des actes sont inutiles ou redondants. Sur une dépense d’environ 380 milliards d’euros, l’enjeu est colossal. Ensuite, la prévention et l’éducation à la santé, qui sont aujourd’hui fragmentées et peu évaluées. Enfin, la démographie, qui conditionne le nombre de cotisants, la branche autonomie, le grand âge, les retraites. Lien vers l’article : https://www.veille-acteurs-sante.fr/2026/02/18/jean-carles-grelier-depute-la-cessation-de-paiement-de-la-secu-cela-peut-arriver-si-lon-continue-de-ne-pas-regarder-le-probleme-en-face/
Plusieurs centaines de milliers d’€ de médicaments anticancéreux ont été dérobés dans la nuit du 14 au 15 février à Chanteloup-en-Brie (Seine-et-Marne), rapporte franceinfo. Trois hommes cagoulés, se faisant passer pour des policiers, ont pénétré dans une entreprise de logistique médicale, ligoté deux vigiles et pris la fuite. Deux suspects ont été interpellés par la brigade anticriminalité, le troisième est toujours en fuite avec les traitements, non retrouvés à ce stade. « Ces médicaments sont exportables, donc il y a des pays, notamment en Afrique, où il y a des gens très riches qui en ont besoin et qui envoient des trafiquants les voler », explique Philippe Besset, président de la FSPF.
Le site corrézien de Martin Dow à Meymac (Corrèze) a été placé en redressement judiciaire fin janvier par le tribunal de commerce de Brive-la-Gaillarde, rapporte L’Usine Nouvelle. Spécialisé dans la fabrication de génériques et de traitements anticancéreux d’intérêt thérapeutique majeur, le laboratoire, qui emploie 85 salariés, poursuit toutefois son activité et recherche activement un partenaire financier ou un repreneur. Un mandataire judiciaire a été désigné et une période d’observation court jusqu’au 22 juillet 2026. Un audit de l’ANSM est prévu en mars afin d’évaluer les infrastructures et les normes de sécurité.
Les écoles nationales vétérinaires françaises font face à une crise profonde de mal-être mental de leurs étudiants, après plusieurs suicides récents. Selon une enquête menée en 2024 auprès de 1.600 étudiants, plus de 42% des répondants estimaient présenter un état dépressif de modéré à sévère et 15,7% avaient pensé récemment « qu’il vaudrait mieux mourir ou se faire du mal ». Charges de travail, difficultés pédagogiques et financières sont pointées comme des facteurs aggravants. « Les directions d’école n’en prenaient jusque-là pas assez la mesure », alerte Léo Daigue, président de la Fédération nationale des étudiants vétérinaires.
Plusieurs cas de surdosage ont été rapportés avec Ferrostrane 6,8 mg/mL chez des nourrissons de faible poids, car la pipette doseuse n’étant pas adaptée aux plus petits. Une nouvelle spécialité de Ferrostrane 6,8 mg/mL vient d’être commercialisée avec une pipette qui permet de prélever de petits volumes. Attention toutefois car la coexistence des deux spécialités peut être source d’erreurs. Source : pharm-enews.fr
68 000 : c’est le nombre de décès, en France, liés au tabac en 2023, soit 11% de la mortalité totale, selon Santé publique France. Le chiffre recule par rapport à 2015 (75.000 décès), mais le tabagisme demeure la première cause de mortalité évitable, avec une dizaine d’années d’espérance de vie perdues chez les fumeurs. Environ un quart des adultes déclaraient encore fumer en 2024.
La santé, les déserts médicaux en particulier, s’impose comme un enjeu clé des élections municipales de mars. 70% des Français la mettent en tête de leur préoccupation, devant la sécurité (68%) et la lutte contre les incivilités (62%), selon un sondage CSA pour France Assos Santé. « En 2020, le sujet était déjà présent, bien sûr, mais ça l’est encore plus », confirme au Monde Christophe Bouillon, président de l’Association des petites villes de France.
L’avis relatif à l’extension de l’avenant concernant la hausse de 1,2 % de la valeur du point a été publié au Journal officiel ce 19 février. L’application est espérée pour avril. Source : le moniteur des pharmacies.
Bpifrance lance un fonds dévolu à la prévention numérique en santé doté à ce stade de 80 millions d’euros, avec une taille cible de 100 millions d’euros, co-souscrit par la Caisse des dépôts, CNP Assurances, Harmonie mutuelle et Vivalto Santé, a annoncé la banque publique d’investissement le 10 février. Source : tic pharma.
Dans un contexte d’arrêt définitif de commercialisation de la pommade ophtalmique Vitamine A Dulcis, un arrêté du 11 février 2026 ajoute temporairement certaines pommades ophtalmiques ayant un statut de dispositif médical (DM) à la liste des produits et prestations remboursables. Le texte entrera en vigueur le 26 février. Pour en savoir plus : https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/pommades-ophtalmiques-remboursement-de-nouvelles-alternatives
Un traitement anténatal inédit a permis de sauver Issa, atteint in utero d’une tumeur vasculaire rare (syndrome de Kasabach-Merritt) diagnostiquée au septième mois de grossesse, rapporte Libération. Les équipes de Mulhouse, Strasbourg et Lyon ont administré à la mère du sirolimus par voie orale, le médicament traversant le placenta pour freiner la croissance tumorale. « C’est la première fois que ce traitement est utilisé en anténatal pour traiter une tumeur vasculaire de ce type-là. C’était le seul moyen de le sauver », assure le Pr Laurent Guibaud, des Hospices civils de Lyon. Né par césarienne le 14 novembre, Issa a vu la taille de sa tumeur diminuée et n’a pas nécessité d’intubation.
Les deux textes sur la fin de vie sont revenus en deuxième lecture à l’Assemblée nationale, avec un vote solennel prévu le 24 février, rapporte Le Monde. Le projet sur les soins palliatifs fait consensus, tandis que celui créant un droit à l’aide à mourir reste clivant. Les députés ont rétabli en commission la version adoptée le 27 mai 2025, prévoyant qu’un malade majeur, sous cinq critères cumulatifs stricts, puisse s’administrer une substance létale ou se la voir administrée en cas d’incapacité physique.
Jeudi 12 février, la résidence autonomie du Moulin à Cachan (Val-de-Marne) organisait pour la première fois un atelier de sensibilisation sur la vaccination. Une trentaine de résidents, soit le tiers de l’effectif, y ont participé pendant près d’une heure. À l’origine de cette initiative un binôme, le directeur de la résidence, Rémi Urbain et un pharmacien d’officine de proximité, Thierry Delpech. « Cela fait près de 25 ans que j’apporte leurs médicaments à des résidents, y compris des vaccins contre la grippe », explique-t-il. Libre choix leur est laissé du professionnel qui les vaccinera : vaccinateur du centre médicosocial, pharmaciens d’officine, infirmiers ou médecins traitants. Pour cette résidence, qui accueille des personnes à partir de 60 ans, le taux de vaccination antigrippe dépasse 80 %. Source : le moniteur des pharmacies.
91 % des infirmiers interrogés constatent que leur chiffre d’affaires est soit stable, soit en baisse depuis qu’ils ont démarré leur activité libérale, tandis que 95 % d’entre eux estiment que leurs charges sont en hausse. Sans surprise, cet effet ciseau conduit 76 % des répondants à déclarer que leurs revenus sont en baisse, une baisse que 57 % d’entre eux évaluent entre 10 et 30 %. Pire, face à ces difficultés économiques, 20 % des répondants annoncent avoir « sérieusement » envisagé de cesser leur activité, tandis que la moitié disent avoir considéré cette éventualité, mais « sans passage à l’acte ». Source : convergence infirmière.
En 2025, les élus auront à n’en pas douter joué en faveur des pharmaciens sur le dossier sensible des remises génériques. Les maires étant les premiers acteurs de proximité des Français et à moins d’un mois des prochaines élections municipales, les pharmaciens multiplient les initiatives à leur égard. Pour les pharmaciens, les enjeux des relations avec les mairies revêtent des aspects extrêmement concrets comme par exemple le sens de circulation d’une rue, la décision de rendre une zone piétonnière, peuvent tuer une pharmacie et avec elle l’accès aux médicaments et aux soins pour les patients et les aidants. Mieux vaut penser les choses ensemble et en amont. Source : pharm-enews.fr
Le 18 février 2026, Moderna a annoncé que la FDA avait finalement accepté de reprendre l’examen de son vaccin contre la grippe à ARN messager. L’agence américaine avait provoqué un choc dans tout le secteur en refusant, fin 2025, d’étudier le dossier. Motif invoqué : l’essai clinique d’efficacité ne lui convenait pas. La FDA s’engage à rendre sa décision d’ici au 5 août 2026. Si le feu vert est donné, le vaccin serait disponible pour l’hiver 2026-2027. L’enjeu dépasse largement la grippe. Ce que vise Moderna, c’est surtout l’autorisation d’un vaccin combiné grippe + Covid en une seule injection. Pour y arriver, il faut d’abord décrocher l’AMM sur la grippe. Selon les analystes, ce combo pourrait représenter jusqu’à 30 % des revenus de la biotech d’ici quelques années. Source : les échos.
Le Health Data Hub (HDH), la plateforme numérique qui abrite les données de santé des Français, s’apprête à tourner la page Microsoft, après cinq années de polémique. Le choix d’un fournisseur américain a en effet concentré les critiques, alors que Microsoft est soumis au Cloud Act, qui induit un risque de transfert de données vers les Etats-Unis à la demande des autorités. Si le gouvernement souhaite aller vite désormais, « il faudra a minima douze mois pour basculer », prévient le député Philippe Latombe (Renaissance).
Le laboratoire ViiV Healthcare a présenté son nouveau médicament Apretude (cabotégravir) suspension injectable. Dès la publication de son prix au « Journal officiel », Apretude deviendra la première PrEP à longue durée d’action autorisée en France. Apretude se présente sous forme de suspension injectable intramusculaire (et de comprimés, pour la phase d’instauration orale facultative notamment). Une injection IM offre au patient une protection contre le VIH durant 2 mois. Son prix sera d’environ 1 300 euros, pris en charge à 100 % par l’assurance-maladie. Le prix exact devrait être prochainement publié au « Journal officiel ». Il pourra être prescrit par un médecin généraliste ou par un spécialiste. Source : le quotidien du pharmacien.
Selon une étude danoise menée sur 800 000 femmes nées entre 1950 et 1977, les traitements hormonaux de la ménopause, dont l’équilibre entre bénéfices et risques continue à être vivement débattu, ne sont pas associés à une hausse de la mortalité. Source : le quotidien du pharmacien.
Une étude menée par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) montre que les Français les plus modestes ont moins souvent recours au dépistage pour les cancers du sein, colorectal ou du col de l’utérus par rapport aux plus aisés. Pour le cancer colorectal, le recours au dépistage organisé pour les 50-74 ans est ainsi deux fois plus fréquent chez les 10 % les plus aisés que chez les 10 % les plus modestes (31 % contre 16 %), indique l’analyse de la DREES, qui porte sur la période 2017-2020. Pour le cancer du sein, la participation au dépistage, organisé ou individuel, « augmente tout au long de l’échelle de niveau de vie », passant de 42 % pour les 10 % les plus modestes à 67 % pour les 10 % les plus aisées, relève la DREES. Le nombre de mammographies et d’échographies avant 50 ans est également plus élevé chez les plus aisées. Les mieux loties financièrement recourent également 1,6 fois plus souvent que les plus modestes au dépistage organisé du cancer du col de l’utérus. Cet écart entre riches et moins riches sur le dépistage et la prévention se retrouve aussi sur la vaccination contre le papillomavirus. Les adolescentes du dixième le plus aisé sont 1,8 fois plus nombreuses à avoir un schéma complet à 16 ans que celles du dixième le plus modeste. Source : le quotidien du pharmacien.
L’enquête nationale de pharmacovigilance portant sur les analogues du GLP-1 ayant mis en évidence un risque de carences nutritionnelles liées à une perte de poids rapide, les recommandations pour les patients en situation d’obésité se sont adaptées. Un document d’information diététique est à remettre au patient. Il est recommandé un bilan biologique (NFS, plaquettes, ionogramme, coefficient de saturation, ferritine, créatinine, mesure de la clairance CKD EPI, CRP, albumine, calcémie, vitamine B9 et B12) pour évaluer le risque carentiel, une évaluation clinique du comportement alimentaire et une estimation des apports alimentaires. Une supplémentation protéique et polyvitaminique peut donc être prescrite. Source : le quotidien du pharmacien.
Trois nouveaux groupes génériques ont été inscrits au répertoire, selon une décision de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) : deux groupes ayant pour princeps Abilify Maintena 300 mg et 400 mg, poudre et solvant pour suspension injectable LP, et un groupe ayant pour princeps Concerta LP 27 mg comprimé LP. Source : le quotidien du pharmacien.
– 46 % : c’est la diminution du risque de décès chez les patients diagnostiqués pour un cancer du poumon qui pratiquent une activité physique après le diagnostic, selon une vaste étude publiée dans Jama Network Open portant sur 17.141 patients atteints de sept types de cancers. Même une activité modérée, initiée après le diagnostic et malgré un passé sédentaire, améliore le pronostic. Les auteurs appellent ainsi les professionnels de santé à promouvoir systématiquement l’activité physique, y compris chez les patients jusque-là inactifs.
D’après Le Parisien, quelque 300.000 examens de prévention en santé et autant de consultations « Mon bilan prévention » ont eu lieu en 2025. C’est peu par rapport aux millions d’habitants éligibles.
Les saisies de prégabaline, antiépileptique détourné pour ses effets psychotropes, explosent en France, à plus de 290.000 gélules l’an dernier en 2025, contre moins de 4.000 en 2022. Surnommée « drogue du pauvre », vendue 2 à 3 € la gélule, la prégabaline circule via des filières postales depuis l’Inde ou par « nomadisme européen » avec des ordonnances falsifiées. Surtout, le trafic de médicaments dans lequel s’inscrit la prégabaline avec d’autres produits, comme le Viagra®, représente un marché juteux pour les trafiquants, avec un risque juridique limité.
Libération enquête sur les méthodes des fabricants de lait infantile pour s’imposer en maternité et influencer les professionnels de santé, sur fond de crise sanitaire liée aux rappels massifs engagés depuis le 11 décembre 2025. Stylos, blocs de post-it, calendriers publicitaires, tout est pensé pour imprimer leur marque dans la tête des médecins. « Des industriels du lait m’ont déjà proposé de me payer des voyages, sous prétexte de me rendre à des colloques scientifiques. Je n’ai jamais accepté », ajoute Célia Levavasseur, cheffe du service de pédiatrie de l’hôpital de Rouen.
Franceinfo a visité la pharmacie hospitalière du CHU de Poitiers. Elle gère 4.000 références – dont 2.500 médicaments et 1.500 dispositifs médicaux – et emploie 150 professionnels. Au-delà de la gestion des produits, les pharmaciens interviennent aussi auprès des patients. « On essaye de voir deux, trois patients par matin pour de la conciliation médicamenteuse », raconte Clémentine Airaud, pharmacienne hospitalière. « On fait le bilan et un interrogatoire. On est complémentaire des médecins. Cela permet une meilleure transition entre la ville et l’hôpital sur le recueil d’informations et on prend le temps avec le patient pour avoir le plus de composantes possible pour sa prise en charge. »
Afin de valider votre Développement Professionnel Continu (DPC) pour la période triennale 2023-2025, il est indispensable de compléter votre dossier en ligne sur le site de l’Agence nationale du DPC (ANDPC), avant fin avril 2026. L’Ordre national des pharmaciens contrôlera ensuite que les professionnels inscrits au tableau de l’Ordre ont bien respecté leurs obligations. À vos justificatifs ! Source : USPO. Lien vers l’article de l’Ordre : https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/dpc-2023-2025-comment-enregistrer-vos-actions-en-vue-du-controle-par-l-ordre
6 500 : c’est le nombre de consultations médicales réalisées depuis octobre dans le cadre du dispositif de « solidarité territoriale » des médecins, selon les chiffres du ministère de la Santé. Plus de 300 praticiens se sont engagés à intervenir dans 151 « zones rouges », mais le volume reste très éloigné de l’objectif annuel de 30 millions de consultations « réorientées » vers les territoires sous-dotés.
Absence de surrisque de cancer gastrique avec un traitement au long cours par inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), telle est la conclusion d’une étude menée sur une période de 26 ans dans cinq pays nordiques. Source : le quotidien du pharmacien.
Plus de 2 mois après l’entrée en vigueur de la réforme des fauteuils roulants, de nombreux usagers ne peuvent toujours pas en bénéficier, dénoncent les représentants des prestataires de santé à domicile et distributeurs de matériel (Fedepsad, UNPDM et Upsadi). À l’achat, plus de 60 % des demandes d’accord préalable adressées aux CPAM sont rejetés, et parmi les 40 % accordés, plus de 40 % font ensuite l’objet d’un refus de paiement. À cela s’ajoute un circuit de prescription saturé dont les délais peuvent atteindre un an dans certains territoires. À la location, la majorité des organismes complémentaires refusent de régler les 65 % du tarif relevant de leur prise en charge. Source : le pharmacien de France.
Pendant tout le mois de mars 2026, les pharmacies du Rhône participeront à une opération de collecte de produits d’hygiène et de soins pour nourrissons au profit des Restos du Cœur. Une mobilisation territoriale qui place l’officine au centre d’un dispositif de solidarité de proximité. Le principe repose sur un dispositif simple. Les patients et clients pourront acheter, au sein de l’officine, des produits d’hygiène ou des références destinées aux nourrissons, puis en faire don directement sur place. Les pharmacies assureront la centralisation des produits collectés avant leur redistribution par l’association. Dans le Rhône, l’association Restos du Cœur accueille plus de 37 000 personnes. Les besoins concernent en priorité les produits d’hygiène corporelle, les soins bucco-dentaires, mais aussi les articles de puériculture, notamment les produits de toilette et de change pour bébés. Source : le moniteur des pharmacies.
Donald Trump a signé un décret visant à soutenir la production de glyphosate aux Etats-Unis, jugeant cet herbicide « indispensable à la sécurité alimentaire » du pays. La Maison-Blanche souligne que des besoins « dépassant de loin la production actuelle » et que l’existence d’un seul producteur national, en l’occurrence Monsanto, filiale de Bayer, fait peser un risque sur la sécurité nationale. Cette annonce intervient alors que Bayer a proposé un règlement collectif de 7,25 milliards de $ sur 21 ans pour clore les litiges liés au Roundup® (glyphosate), accusé d’être à l’origine de lymphomes non hodgkiniens.
Urgo a inauguré, le 19 février, le siège de sa division « Healthcare » (soins pour la peau, crèmes, sirops, etc.) au centre Dauphine à Dijon. Cet investissement de 23 millions d’€ offre à plus de 270 collaborateurs 4.000 m² de bureaux neufs « à la pointe de la technologie », répartis sur trois étages. Le projet répond à la forte croissance du groupe, dont le chiffre d’affaires a triplé en vingt ans pour atteindre 930 millions d’€ en 2025. « Les discussions sur notre déménagement ont démarré il y a sept ans », rappelle Briac Le Lous, président d’Urgo, soulignant qu’un agrandissement de son site de Chenôve était devenu insuffisant. Urgo a également engagé un investissement de 23 millions pour un nouveau centre logistique à quelques kilomètres de Dijon, à Ouges. Source : France bleu.
L’ANSM annonce la fin des tensions d’approvisionnement en paracétamol pédiatrique sous forme de suppositoires, mettant un terme à une pénurie mondiale amorcée en juillet 2022. La liste de substitution publiée en 2023, qui précisait les spécialités pouvant être délivrées selon le poids de l’enfant en cas d’indisponibilité immédiate du produit prescrit, devient de fait caduque. L’ANSM maintient toutefois une surveillance renforcée via son plan hivernal. Source : le moniteur des pharmacies.
40 % des malades chroniques ont oublié au moins une fois de prendre leur traitement au cours de l’année écoulée, selon un sondage OpinionWay pour MedInTechs, cité par Le Figaro. Parmi les causes évoquées par les patients, la « fatigue » de devoir suivre un traitement sur du long terme pour 51% d’entre eux, mais aussi des doutes sur son utilité réelle (42%), la complexité du traitement (nombre de prises, contraintes…), l’envie de souffler ou de se sentir plus libre (26%).
En France, le diagnostic du trouble du spectre de l’autisme (TSA) intervient en moyenne entre 4 et 6 ans, retardant une prise en charge pourtant déterminante durant les deux premières années de vie. Pour réduire cette errance, le neuroscientifique Yehezkel Ben-Ari pilote le projet « Pelargos » avec le CHU de Limoges, qui vise à estimer dès la naissance le risque de TSA à partir de données périnatales analysées par un algorithme d’IA. « Ce n’est pas un diagnostic qui dit: ‘Tu seras autiste ou pas’, mais un outil qui met en évidence le risque, à partir de nombreux paramètres disponibles à la naissance », précise le chercheur. Source : le Figaro.
Une nouvelle version du carnet de maternité est annoncée à partir du 1er mars. Elle prendra en compte les dernières recommandations du Haut conseil de la santé publique, dont des informations utiles en prévention et promotion de la santé. Pour en savoir plus : https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/actualites/A18797
Selon le Gers Data, le segment de la cosmétique masculine s’impose comme l’un des plus dynamiques de la dermocosmétique. En cumul annuel mobile à fin novembre 2025, le marché homme en pharmacie atteint 27,6 millions d’euros (M€) de chiffre d’affaires (CA), en hausse de 8,8 %. En volume, la croissance est encore plus marquée : + 12,2 %, avec deux millions d’unités écoulées. Pauline Cazaux, chef de produits senior pour Eau Thermale Avène, confirme cette inflexion : « La catégorie est en pleine évolution depuis trois ans. Les hommes s’intéressent de plus en plus à la santé de leur peau, au-delà du simple rasage. Ils recherchent des soins efficaces, simples et adaptés aux peaux sensibles, avec un conseil fiable en pharmacie. » Résultat des courses : « Les achats effectués par des hommes pour un usage masculin ont bondi de 10 % en trois ans, atteignant 4 millions d’acheteurs en 2025 », souligne Selma Gerber, directrice catégorie business développement chez L’Oréal Beauté Dermatologique France. Un glissement des comportements accompagne cette montée en puissance. Source : le moniteur des pharmacies.
En Autriche, le suicide assisté de Samuel, 22 ans, atteint d’un syndrome de fatigue chronique (encéphalomyélite myalgique, parfois assimilée à une forme de Covid long), suscite une vive émotion. Douze jours avant sa mort, il avait annoncé sur Reddit sa décision en raison « du niveau de souffrance inimaginable » et dénoncé le manque de reconnaissance de cette maladie. Autorisé en Autriche depuis 2022 pour les personnes atteintes « d’une maladie grave et durable », le suicide assisté relance le débat sur la prise en charge de ces patients, alors que les autorités reconnaissent un manque de données et de structures adaptées. Source : Le Monde.
L’e-commerce français franchit un nouveau cap : 196,4 milliards d’euros en 2025 (produits et services confondus), en hausse de 7 % sur un an. Cette croissance est avant tout portée par les usages : les Français achètent plus souvent en ligne, même si la pression sur les prix limite la progression du panier moyen. « Avec près de 200 milliards d’euros de chiffre d’affaires, l’e-commerce français confirme qu’il est devenu un véritable levier de performance économique pour le pays, pointe Marc Lolivier, directeur général de la Fevad.
Le 13 février 2026, le cabinet IQVIA a présenté son bilan annuel du marché de la vente libre. En 2025, ce marché a pesé 17 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Les officines en captent plus de 90 %. La vente en ligne progresse, certes… mais elle ne représente que 3 % du marché. La parapharmacie, elle, se maintient à 5 %. La croissance des pharmacies (+2,4 %) a même dépassé celle des parapharmacies (+1,7 %).
La proposition de loi du député Paul Midy visant à autoriser les commerçants à recourir aux outils numériques, notamment la vidéosurveillance algorithmique, pour mieux prévenir les vols à l’étalage, tout en encadrant strictement ces dispositifs (expérimentation limitée dans le temps, respect du RGPD, exclusion de la reconnaissance faciale et supervision humaine obligatoire), a été adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale le 16 février 2026. Pour en savoir plus : https://www.vie-publique.fr/loi/302101-algorithmes-lutte-contre-le-vol-dans-les-commerces-proposition-de-loi
La Fédération du Commerce coopératif et Associé a diffusé un livre blanc en vue des élections municipales. Découvrez les 14 mesures proposées aux élus locaux afin de promouvoir la vitalité des villes et des villages. Lien vers le document : https://www.commerce-associe.fr/edition-fichiers/document/11425/
Diffusée sur France Télévisions, L’Affaire Laura Stern choisit un décor rarement exploré par la fiction : l’officine. En quatre épisodes, la série installe une pharmacienne au cœur d’un féminicide et transforme l’espace de confidentialité en lieu d’alerte, d’écoute et de dilemme moral. Plus qu’un thriller social, elle interroge la responsabilité des professionnels de santé confrontés aux violences conjugales. Source : le moniteur des pharmacies.
GROUPEMENTS
Hygie31 rachète Cap Vital Santé et fonde « Hygie Medical », donnant naissance à un nouveau leader français du maintien à domicile
Le Groupe Hygie31 franchit une nouvelle étape dans son développement avec l’acquisition de Cap Vital Santé, acteur de référence du secteur du maintien à domicile et du matériel médical, opérant 230 points de vente pour un CA de 150 millions d’euros. Avec cette opération stratégique, le groupe crée Hygie Medical, son nouveau pôle d’expertise dédié au matériel médical, et s’impose comme un nouveau leader français, prêt à transformer durablement l’accompagnement de la perte d’autonomie.
Sources : Hygie 31 et la gazette du midi.
Lien vers l’article : https://gazette-du-midi.fr/au-sommaire/entreprises/maintien-a-domicile-avec-le-rachat-de-cap-vital-sante-hygie31-se-positionne-en
Pharmacie Lafayette déploie Apodis dans tout son réseau : quand la prévention devient un réflexe au comptoir
Avec le déploiement national d’Apodis, Pharmacie Lafayette assume une stratégie claire : outiller les équipes pour faire de la prévention un geste quotidien, sans ralentir le flux. Notre vision, affirme Stéphane Solinski, Directeur Général LAF Santé, « c’est une pharmacie où l’on ne vient plus seulement quand on est malade, mais aussi pour éviter de le devenir ».
Lien vers l’interview : https://www.pharma365.fr/je-m-informe/actualites-2/interview-exclusive-pharmacie-lafayette-deploie-apodis-dans-tout-son-reseau-quand-la-prevention-devient-un-reflexe-au-comptoir/
AILLEURS
US : quand le chatbot d’un site du ministère américain de la Santé conseille aux gens… de s’insérer des fruits dans le rectum
Aux Etats-Unis, le chatbot du site realfood.gov, lancé début février par le Département de la Santé américain pour promouvoir une alimentation plus saine, suscite la polémique après des conseils pour le moins inappropriés.
Lien vers l’article : https://www.20minutes.fr/high-tech/by-the-web/4201478-20260214-quand-chatbot-site-ministere-americain-sante-conseille-gens-inserer-fruits-rectum
Maroc : contre l’ouverture du capital, les pharmaciens menacent d’une grève nationale avec fermeture totale
Opposés à l’ouverture du capital aux investisseurs externes, les pharmaciens menacent de se mettre en grève pour faire plier le Conseil de la Concurrence. Au-delà de la forme, c’est le fond qui pose problème. L’idée d’ouvrir le capital des pharmacies à des personnes au-delà de la profession. C’est ce qui agace les professionnels qui ne sont nullement favorables à accepter de partager leurs officines avec des investisseurs externes. Cela revient à rompre un monopole historique auquel ils tiennent tant.
Pour en savoir plus :
Danemark : un réseau satellitaire jusqu’à sept succursales
Au Danemark, l’organisation officinale repose sur une structure hiérarchisée autour d’une pharmacie principale. Un pharmacien titulaire d’une officine dite « primaire » peut ouvrir jusqu’à sept pharmacies succursales, sous réserve de deux conditions cumulatives :
- un rayon maximal de 75 kilomètres autour de la pharmacie principale ;
- une autorisation des autorités sanitaires.
L’initiative d’ouverture peut être portée par le titulaire lui-même. En revanche, l’octroi d’un soutien financier public obéit à une logique distincte. Une succursale n’est subventionnée que si les autorités estiment son implantation nécessaire pour garantir l’accès au médicament. Ce dispositif instaure ainsi une régulation à deux niveaux : liberté d’ouverture d’un côté, ciblage des aides sur les zones sanitaires prioritaires de l’autre.
Source : le moniteur des pharmacies.
AGENDA
26 février 2026 de 13 heures à 14 heures : Rédac ouverte du Moniteur des pharmacies avec Noémie Chantrel-Richard, présidente de l’Association nationale des étudiants en pharmacie de France. Ce cycle donnera lieu, le 25 juin, à un événement de clôture articulé autour de reportages réalisés dans des pharmacies ayant déjà déployé, ou expérimenté, des initiatives concrètes liées au maillage officinal et aux propositions formulées lors de la première année.
Pour participer à la visioconférence : https://evenements.lemoniteurdespharmacies.fr/le-maillage-pharmaceutique
