Actualités du 16 au 20 mars 2026

ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES

 

Dépenses injustifiées, manquements déontologiques non sanctionnés : un rapport accable l’Ordre des médecins

« Le Canard enchaîné » a eu accès à un pré-rapport confidentiel de l’Inspection générale des finances (IGF) sur le Conseil national de l’Ordre des médecins. Un document qui dresse un bilan apocalyptique de la gestion de l’institution. « Indemnités et défraiements insuffisamment justifiés, voire irréguliers », traitement plus que lacunaire des signalements et plaintes, « prévention insuffisante des conflits d’intérêts »… Les conseillers ont eu le loisir de se déplacer à leur goût, comme le montre l’exemple de cet ordinal parisien qui a réalisé « 146 courses de taxi directement prises en charge par le conseil pour un coût total de 3 800 euros » sur la seule année 2024. On ne s’étendra pas enfin sur le coût des évènements organisés par le CNOM, 3,1 millions d’euros pour 20 évènements organisés entre 2022 et 2025. Un bilan cinglant qui conduit l’IGF à demander « une évolution profonde du modèle de l’Ordre (…) afin qu’il soit plus transparent, efficient, et tourné vers la protection de la sécurité des patients », ce qui pourrait notamment passer, selon ces experts, par la création d’une entité juridique unique qui permettrait de réunir l’ensemble des conseils de l’Ordre des médecins.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Ordre des médecins : la hausse des cotisations et des indemnités des élus attaquée au Conseil d’Etat

Alors qu’un rapport de l’Inspection générale des finances met sérieusement en cause la gestion de l’Ordre des médecins, une requête en excès de pouvoir déposée auprès du Conseil d’Etat par le Syndicat des médecins Aix et région (Smaer) vise l’annulation de la hausse des cotisations 2026.

Source : egora.

 

Le stockage des vaccins grippe chez les médecins et infirmiers pourrait être autorisé dès l’automne 2026, mais le calendrier reste incertain

L’article 55 de la dernière LFSS (loi de financement de la Sécurité sociale) le permet en théorie. Objectif affiché : renforcer la couverture vaccinale en multipliant les lieux de vaccination. Problème : la DGOS (direction générale de l’offre de soins) a confirmé oralement aux syndicats que les travaux réglementaires ne seraient pas bouclés à temps pour l’automne 2026. Sauf qu’une réponse écrite du gouvernement, publiée le 10 mars 2026 sur Légifrance, dit l’inverse. L’exécutif y affirme viser une application « dès la prochaine campagne de vaccination contre la grippe pour l’hiver 2026-2027 ». L’USPO (Union des syndicats de pharmaciens d’officine) a immédiatement relevé cette contradiction. Son président Pierre-Olivier Variot réclame un engagement écrit : les assurances orales ne suffisent plus. De son côté, Philippe Besset, président de la FSPF, relativise. Il estime que cette réponse traduit une intention, pas un calendrier garanti. Trop de concertation reste nécessaire.

Deux autres dossiers restent en suspens : le projet d’égalisation des marges entre vaccins, et la reprise des vaccins périmés.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Remboursement des préparations magistrales : les syndicats montent au créneau

La prise en charge des préparations magistrales par l’Assurance maladie est au cœur d’un débat explosif opposant syndicats, avocats et autorités sanitaires, dans un contexte de flou réglementaire persistant. Faute d’obtenir un rendez-vous pour mettre au clair les conditions de remboursement des préparations magistrales, plusieurs organisations professionnelles – les Pharmaciens des préparatoires de France (Les PREF), le Syndicat national de la préparation pharmaceutique (SN2P) et l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) – viennent d’acter une position commune dans une note technique adressée le 17 mars 2026 aux caisses d’assurance maladie. Elles y contestent frontalement la doctrine administrative actuelle, qui « aboutit à conditionner toute prise en charge à la publication préalable d’une recommandation de l’ANSM et d’un arrêté tarifaire ». Une lecture jugée « juridiquement erronée et médicalement dangereuse pour les patients ». La position des syndicats est claire : en cas de rupture, la préparation magistrale devient la seule option thérapeutique disponible. Elle devrait donc relever du droit commun du remboursement, sans attendre un encadrement spécifique. Mais l’Assurance maladie ne l’entend pas de cette oreille et vient de rappeler, au gré d’une mise à jour de son site, les conditions du remboursement des préparations magistrales en cas de rupture de médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM).

Trois étapes sont nécessaires : une recommandation de substitution émise par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), la publication d’une monographie, un arrêté ministériel fixant le tarif de remboursement.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Sandoz crée une nouvelle unité de biosimilaires et nomme Armin Metzger à sa tête

Le groupe Sandoz AG a annoncé la création d’une unité mondiale dédiée au développement, à la fabrication et à la distribution de biosimilaires. Cette initiative stratégique vise à tirer parti des opportunités anticipées liées à l’expiration prochaine des brevets d’exclusivité médicale, représentant plus de 650 milliards de dollars américains, au cours de la prochaine décennie. Armin Metzger dirigera cette nouvelle unité et rejoindra le Comité exécutif de Sandoz le 1er avril 2026.

Lien vers l’article : https://www.webdisclosure.fr/article/sandoz-group-ag-etr-sandoz-cree-une-nouvelle-unite-de-biosimilaires-et-nomme-armin-metzger-a-sa-tete-MYwxQx3dcAO

 

La bonne entrée en matière du numéro 2 de la Cnam

Ce mercredi 11 mars, la FSPF a accueilli dans ses locaux le nouveau directeur délégué à la gestion et à l’organisation des soins de la Cnam. Depuis le 19 janvier dernier, Guillaume Couillard remplace Marguerite Cazeneuve à la Cnam, au poste de directeur délégué à la gestion et à l’organisation des soins. Le 11 mars dernier, il a été reçu, à sa demande, à la Maison des pharmaciens. La FSPF a pu présenter un état des lieux de la pharmacie d’officine et ses perspectives, sans omettre les réclamations de la profession. Philippe Besset a, en particulier, insisté sur l’urgence de signer au plus vite un avenant conventionnel numéro 2 pour élargir l’aide à toutes les pharmacies essentielles, donc sans plus tenir compte d’un quelconque critère de zonage. « Nous ne pouvons plus attendre alors qu’il y a des pharmacies qui ferment tous les jours », martèle le président. Second point tout aussi urgent : obtenir la communication du rapport de l’Igas et de l’IGF, rendu il y a quelques semaines au ministère de la Santé, sur le modèle économique du réseau. Car c’est à partir de l’analyse de ce document que la FSPF pourra « entamer une négociation conventionnelle ». Si Philippe Besset a bien « conscience que cela ne dépend pas seulement de l’Assurance maladie, mais aussi de l’État, par le biais de la ministre de la Santé, qui doit donner la lettre de cadrage, et donc le go de ces négociations », cette demande permet de faire transparaître « l’état d’esprit de la Fédération ».

Source : le pharmacien de France.

Pour en savoir plus : https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/profession/socio-professionnel/les-officines-sont-au-coeur-des-missions-de-service-public?swyp=1&utm_source=brevo&utm_campaign=Ejournal%20Pharmagora%20du%201403&utm_medium=email&utm_id=2614*

Publicité en pharmacie : ce que vous pouvez désormais dire… et taire

Entré en vigueur le 5 mars, le code de déontologie des pharmaciens assouplit les règles en matière d’information et de publicité à destination des usagers. Si les officinaux peuvent communiquer davantage d’informations notamment sur leur site Internet et leurs pages sur les réseaux sociaux, la publicité reste étroitement encadrée. Sur Facebook, Instagram ou encore Tiktok, le pharmacien peut faire connaître les activités de son officine, à condition d’assortir cette communication « d’une part prépondérante de messages de prévention de santé publique », précise Bruno Maleine, ancien président de la section A de l’Ordre des pharmaciens. « La notion de tact et mesure est importante. Nous devons avoir à l’esprit notre double casquette de commerçants et de professionnels de santé, qui nous interdit de communiquer comme d’autres secteurs le font, de façon plus agressive », rappelle le pharmacien.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Se former pour prévenir les violences

Parce que la bonne attitude à adopter pour désamorcer un conflit n’est ni innée ni enseignée en faculté, la FSPF propose une formation destinée à mieux gérer ces situations délicates de plus en plus fréquentes à l’officine. Les tensions et conflits au comptoir sont parfois provoqués par peu de chose : une attente jugée trop longue, un refus de délivrance, une rupture de médicaments… Autant de situations qui peuvent susciter, chez les patients mécontents, des incivilités, des menaces, voire des agressions physiques. Soucieuse de ne pas laisser les pharmaciens démunis face à cette problématique récurrente, la FSPF s’est associée à l’organisme de formation Adylis pour leur proposer un webinaire intitulé « Gestion des conflits au comptoir », qui aura lieu le jeudi 26 mars de 13 heures à 14 heures. Il est accessible gratuitement, sur inscription, et un enregistrement sera mis à disposition pour le revoir ou le partager avec son équipe.

Lien vers l’article : https://lepharmaciendefrance.fr/se-former-pour-prevenir-les-violences/

 

Nouvelle mission « HTA » : quelles pourraient être les prérogatives des pharmaciens ?

Une proposition de loi examinée à l’Assemblée nationale vise à accélérer la prévention cardiovasculaire en fédérant des dispositifs aujourd’hui dispersés. Quelle pourrait être la place et les missions du pharmacien dans ce parcours de soins à créer ? Pourra-t-il prescrire ? La proposition de loi entend développer un parcours de prévention lisible associant plusieurs professions de santé. « Il s’agit d’intégrer l’ensemble des acteurs, c’est-à-dire d’étendre potentiellement la possibilité pour les pharmaciens et les infirmiers de prendre la tension, puis d’orienter vers le médecin », précise Philippe Besset. Dans sa contribution écrite au rapporteur parlementaire, l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) défend la généralisation du dépistage cardiovasculaire. Une position réaffirmée lors de la première réunion de travail consacrée au texte. « Nous avons demandé la généralisation du dépistage du risque cardiovasculaire sur tous les points d’entrée dans le système de santé, comme la pharmacie. Il faut que la mesure tensionnelle soit reconnue et valorisée comme une véritable mission officinale », indique Pierre-Olivier Variot, président de l’USPO.

Source : le moniteur des pharmacies.

Pour en savoir plus : https://lepharmaciendefrance.fr/la-prevention-cardiovasculaire-comme-nouvelle-mission/

 

IA, communication et nouvelles missions : comment l’officine peut mieux valoriser ses services

À PharmagoraPlus, Jean-Filbert Roussel, président du groupe Proébo Promoplast, explique comment l’intelligence artificielle transforme la conception des enseignes et pourquoi la communication autour des nouvelles missions devient un enjeu stratégique pour les pharmacies. «Il devient logique de mettre en avant les services proposés par l’officine : vaccination, dépistages, accompagnement thérapeutique. Le texte précise désormais clairement que ces missions peuvent être valorisées, quel que soit le support de communication utiliséLe véritable enjeu est donc de le faire savoir.»

Lien vers l’article : https://www.pharma365.fr/congres-et-salon/pharmagoraplus/ia-communication-et-nouvelles-missions-comment-lofficine-peut-mieux-valoriser-ses-services/

 

Le Collège national des sages-femmes de France rend public son rapport sur la réorganisation de la périnatalité

Le Collège national des sages-femmes de France rend public son rapport sur la réorganisation de la périnatalité. Ce travail s’inscrit dans un contexte où la mortalité infantile ne diminue plus depuis 2015 en France et atteint 4,1 décès pour 1 000 naissances vivantes en 2024. La moitié des décès survient au cours de la première semaine de vie. La mortalité maternelle, bien que rare, reste évitable dans 60 % des situations ; 272 décès maternels ont été recensés entre 2016 et 2018. Ces chiffres révèlent les limites d’une organisation qui peine encore à prévenir tôt, à repérer les vulnérabilités, à coordonner clairement les acteurs et à adapter les réponses aux besoins réels des co-parents.

Pour en savoir plus : 

https://www.college-sages-femmes.fr/actualites/perinatalite-en-france-le-college-national-des-sages-femmes-publie-un-rapport-de-recommandations-concretes-pour-une-reforme-attendue.html

 

Gallinée (groupe Shiseido) déploie ses ventes en pharmacie

Passer d’un modèle digital-first à une distribution hybride, impliquant le réseau des pharmacies : telle est l’ambition du groupe Shiseido pour sa marque de soin pour la peau made in France Gallinée. « Lorsque j’ai fondé Gallinée, 95 % des ventes s’effectuaient en ligne. C’était la commercialisation la plus simple pour une équipe réduite de 10 personnes, qui ne permettait pas de prospecter les points de vente physiques », explique Marie Drago, fondatrice et Chief Creative Officer de Gallinée. Ayant actuellement activé 450 pharmacies en trois ans, le groupe vise l’ouverture d’au moins 300 pharmacies par marché national d’ici à fin 2026, avec une ambition de monter à 1000 pharmacies par pays, soit 5 000 pharmacies à travers l’Europe, dont la France, l’Italie et l’Espagne.

Lien vers l’article : https://www.actionco.fr/strategie-commerciale-1218/gallinee-groupe-shiseido-deploie-ses-ventes-en-pharmacie-42705/amp

 

Publication de la doctrine du numérique en santé 2026

Élaborée par la Délégation au numérique en santé (DNS), l’Agence du Numérique en Santé (ANS), l’Assurance Maladie et le GIE SESAM-Vitale, cette nouvelle édition actualise le cadre de référence national qui structure le développement des services numériques en santé en France.

Lien vers l’article : https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/publication-de-la-doctrine-du-numerique-en-sante-2026

 

CHIFFRES

 

86% des usagers restent attachés à leur pharmacie. Lien vers la campagne de l’URPS Aura : https://fr.linkedin.com/posts/olivier-rozaire-18b18a54_apr%C3%A8s-2-ann%C3%A9es-de-travail-le-groupe-de-travail-activity-7440435777861443584-aD4K

2,656 millions d’euros. C’est le chiffre d’affaires moyen des officines en France avec une marge brute globale en hausse de 2,77% et qui atteint en valeur 732.400 €, selon les données de l’édition 2026 des statistiques professionnelles de la pharmacie de CGP, citées par Le Quotidien du Médecin.

En 2025, le prix moyen de cession d’une officine s’est établi à 1,661 million d’euros, contre 1,783 million un an plus tôt. Ces données proviennent du réseau d’experts-comptables CGP, qui suit chaque année les cessions de pharmacies en France. La baisse des prix en euros ne doit pas masquer un autre indicateur : le rapport prix de cession / rentabilité progresse. En 2025, le prix d’achat moyen représentait 7,24 fois l’EBE (excédent brut d’exploitation, c’est-à-dire le bénéfice d’exploitation avant amortissements et charges financières), contre 7,10 en 2024. Autrement dit : les acquéreurs paient plus cher chaque euro de rentabilité. Le taux d’apport personnel se stabilise à 17 % du prix de vente, soit environ 281 000 euros pour une officine de taille moyenne. Les refus bancaires, rares ces dernières années, réapparaissent. Selon CGP, la trajectoire vers un réseau de 15 000 officines est désormais « tout à fait plausible ». Source : le quotidien du pharmacien.

En 2025, les titulaires se sont accordé une augmentation de 2,21 %, un taux inférieur à l’évolution des charges de personnels et de leur excédent brut d’exploitation (EBE). 61 900 euros, c’est la rémunération que se sont octroyée les titulaires d’officine en 2025. C’est 2,21 % de plus qu’un an auparavant. Mais aussi 6,9 % de plus qu’en 2023, année au cours de laquelle ils s’étaient rémunérés à hauteur de 57 900 euros. La progression du revenu, observée en 2025, est inférieure à la hausse des charges de personnels, soit 3,66 % et à l’augmentation de l’EBE (3,39 %).  Cette moyenne masque en outre de fortes disparités selon la taille et la localisation: de 31.300 € pour les petites officines à moins de 1 million d’€ de chiffre d’affaires à 86.500 € au-delà de 4 millions. Source : CGP/quotidien du pharmacien.

Les officines bénéficiant de l’aide financière « territoires fragiles » étant moins nombreuses que prévu, l’assurance-maladie se dit prête à signer rapidement un avenant à la convention pharmaceutique visant à simplifier les critères d’éligibilité. 900 à 1 000 officines supplémentaires pourraient ainsi bénéficier d’une enveloppe maximale de 20 000 euros. Source : le quotidien du pharmacien.

Très attendue, la substitution d’Eylea est possible depuis décembre dernier. Le 5 février, Stelara recevait à son tour l’avis favorable de l’ANSM. Mais les pharmaciens attendent toujours l’arrêté au « Journal officiel » pour pouvoir substituer. Un frein parmi d’autres dénoncés par les groupements, les syndicats et les industriels, lors de la table ronde intitulée « Après les génériques, comment réussir la substitution des biosimilaires à l’officine ? », organisée le 15 mars par « Le Quotidien du pharmacien », lors du salon PharmagoraPlus.

81% des Français se déclarent favorables à l’extension des missions des pharmaciens, notamment pour prescrire dans certaines pathologies courantes (diabète, cholestérol), selon un sondage OpinionWay pour PharmagoraPlus. Parmi les missions, la vaccination grippale est identifiée par 97 % des plus de 65 ans, tandis que les moins de 35 ans sont les mieux informés sur les TROD angine et cystite. Près de 90 % des Français n’y ont encore jamais eu recours. Cette adhésion s’inscrit dans un niveau de confiance élevé (93%) dans le conseil officinal, particulièrement marqué dans les zones sous-dotées en médecins, note Le Quotidien du Pharmacien. Un bémol, en revanche, les Français s’adressent à lui un peu moins qu’en 2024 pour avoir « un avis médical en premier recours » (81% contre 85%) et sont plus nombreux à penser que les pharmaciens « ont tendance à recommander les produits qui leur rapportent le plus d’argent » (69% contre 65% en 2024).

Alors que chaque jour ouvré, une pharmacie ferme ses portes, les prix de cessions en euros se sont légèrement infléchis, selon les statistiques CGP pour 2025. Toutefois, ils représentent 7,24 l’EBE en 2025 contre 7,10 un an plus tôt. Signe que le premier indicateur de valorisation est la rentabilité. Source : le quotidien du pharmacien.

Selon les données présentées par Guillaume Racle, élu national à l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO), les taux de substitution des biosimilaires sont passés d’environ 45 % début 2025 à plus de 80 %, en moyenne, aujourd’hui. « Ce que les médecins n’avaient pas réussi à faire entre 2022 et 2026, le réseau officinal l’a fait en un an », souligne-t-il. « On voit la capacité des pharmacies à se mobiliser et à se former, y compris sur des sujets techniques. » Cette progression rapide permet au réseau officinal d’atteindre en quelques mois des objectifs fixés au niveau national pour la période 2022-2026, initialement difficiles à atteindre dans d’autres segments du système de soins.

Les vaccins Bexsero (contre les infections à méningocoques B) et Menveo (contre les infections à méningocoques ACWY) obtiennent leur remboursement en rattrapage chez les enfants de plus de 2 ans. Comme pour Nimenrix il y a quelques jours, ce remboursement transitoire concerne les enfants nés entre 2020 et 2022. Source : le quotidien du pharmacien.

Désormais propriété de Sandoz, le site de bioproduction de Just-Evotec Biologics de Toulouse change de nom pour devenir Sandoz Biologics France. L’usine de plus de 15.000 m2, qui emploie 300 salariés, s’appuie sur une plateforme de production en continu automatisée et va servir à Sandoz à renforcer ses capacités de production de biosimilaires. Sandoz Biologics France vient compléter un réseau de production structuré autour de sites en Slovénie, en Allemagne et au Royaume-Uni. Source : L’Usine Nouvelle.

9,9 % : c’est la part d’adultes fumeurs aux Etats-Unis en 2024, qui baisse pour la première fois sous le seuil symbolique des 10%, selon une étude publiée dans le NEJM Evidence. Cette baisse confirme une tendance de long terme et rapproche le pays de son objectif de santé publique fixé à 6,1% d’ici 2030. A titre de comparaison, la France reste nettement au-dessus avec 24% de fumeurs adultes, selon Santé publique France.

Les trois quarts des Français (73%) ont déjà renoncé à au moins un acte de soin au cours des cinq dernières années, selon le baromètre de l’accès aux soins de la Fédération hospitalière de France, publié le 17 mars 2026. Parmi les raisons avancées, le délai d’attente pour obtenir un rendez-vous (59%), le budget (40%) et la distance à parcourir (38%). L’enquête confirme en même temps la dégradation de l’accès aux soins. Par rapport à 2019, il faut attendre trois fois plus longtemps pour consulter un médecin généraliste, soit 12 jours en moyenne. Quatre mois et demi d’attente sont en moyenne nécessaires pour obtenir un rendez-vous chez un dermatologue, libéral ou à l’hôpital, trois mois pour un cardiologue, deux mois ou plus pour un ophtalmologue, un ORL, un gynécologue ou un psychiatre.

Une enquête Ifop–Occurrence menée auprès de 719 directeurs d’établissements de santé montre que 15% d’entre eux ont été confrontés à un incident cyber ayant entraîné des perturbations au cours des trois dernières années. Et parmi eux, 32% étaient « insuffisamment préparés », note Le Quotidien du Médecin. Toujours selon l’étude, les fonds débloqués peinent toutefois à répondre à l’ampleur du défi. La prévention cyber « reste marginale » dans les budgets informatiques des établissements de santé: 60% des établissements y consacrent moins de 5% de leur enveloppe d’investissement informatique; et environ la même proportion moins de 5% de leur budget de fonctionnement informatique annuel.

Au Royaume-Uni, une épidémie d’infection invasive à méningocoque a causé deux décès et 11 hospitalisations au sein de la communauté universitaire de Canterbury, rapporte 20minutes. Les autorités sanitaires ont déployé des mesures d’urgence, avec la distribution préventive d’antibiotiques et l’identification de 30.000 cas contacts. « Les personnes ayant été en contact étroit avec les cas confirmés ont reçu des antibiotiques par mesure de précaution », indique Trish Mannes, directrice adjointe régionale de l’UKHSA. 378 cas de méningites invasives ont été recensés au Royaume-Uni pour la période 2024/2025, contre 340 en 2023/2024.

Une plainte contre X a été déposée par un père ayant été traité par Dépakine et dont la fille souffre de lourds troubles neurodéveloppementaux, qu’il attribue à ce médicament. Leur avocat a annoncé qu’une vingtaine de familles pourraient lui emboîter le pas. Source : le quotidien du pharmacien.

Alors que le collyre Atropine Alcon 0,3 % n’est plus commercialisé, il est recommandé d’utiliser, chez les nourrissons et enfants de moins de 3 ans, le collyre importé Colirofta atropina 5 mg/ml, dosé, lui, à 0,5 %. Attention : au maximum une seule goutte par œil doit être utilisée. Source : le quotidien du pharmacien.

L’assurance-maladie met des fiches mémo à disposition des pharmaciens pour les aider à éviter les erreurs courantes de dispensation. En plus d’un mémo générique sur la prescription et la délivrance des produits de la LPPR, 15 guides sont accessibles sur ameli : https://www.ameli.fr/exercice-coordonne/actualites/des-memos-pour-mieux-comprendre-la-liste-des-produits-et-prestations-remboursables-lppr

Le Conseil national de l’Ordre des médecins a reçu 213 signalements d’actes esthétiques illégaux en 2025, un record (contre 62 en 2022). 23 ont donné lieu à une saisine du procureur. Depuis début 2026, 28 cas supplémentaires. Le circuit est connu : des pseudo-professionnels proposent sur Instagram et TikTok des injections à prix attractif. Les complications peuvent être graves : nécroses, embolies, déformations irréversibles. En 2024, 8 cas de botulisme ont été déclarés en Île-de-France après des injections illégales. Source : le quotidien du pharmacien.

Le système de santé français génère 8 % de l’empreinte carbone nationale. 70 % des principes actifs viennent d’Inde, de Chine et des États-Unis. Pour fabriquer 1 kg de paracétamol : 1,3 kg de pétrole et jusqu’à 20 kg de CO2. LogSanté a remis au gouvernement une feuille de route de décarbonation : optimiser les conditionnements, anticiper les commandes, limiter les micro-livraisons. Giphar défend déjà une logistique frugale (une livraison par jour) et propose un outil d’auto-évaluation RSE à ses adhérents. L’ANEPF pousse aussi dans cette direction, avec un responsable développement durable nommé dans chaque université. Source : le quotidien du pharmacien.

José Gonzalo, directeur exécutif chez Bpifrance, annonce l’entrée de la banque publique au capital de Medadom, acteur de la téléconsultation avec plus de 9 millions de consultations. Lien vers l’article : https://www.linkedin.com/posts/jose-gonzalo_en-franceselon-les-chiffres-du-gouvernement-activity-7439725920803901440-YsY9?utm_source=share&utm_medium=member_desktop&rcm=ACoAAAweGCwBDlJQ8BYKhUIcTOXhrCzmqUudlYQ

Le déficit de la Sécurité sociale a atteint 21,6 milliards d’€ en 2025, soit 6,3 milliards d’€ de plus qu’en 2024. Mais ce chiffre est finalement un peu moins élevé que les prévisions, le dernier budget de la Sécu pour 2026 tablant sur un déficit à 23 milliards. Cette amélioration s’explique principalement par une maîtrise des dépenses, note la direction de la Sécurité sociale du ministère de la Santé. Sans grande surprise, le niveau élevé du déficit est principalement tiré par la branche maladie, qui se creuse à 15,9 milliards d’€ en 2025 contre 13,8 milliards en 2024, soit 2,1 milliards de plus d’une année à l’autre. Fait rare, les dépenses d’assurance-maladie sont toutefois inférieures de 500 millions d’€ à l’objectif national voté dans le budget 2025, pour atteindre 265,4 milliards. Source : La Tribune.

5,7 millions de personnes en France pourraient être réengagées dans le dépistage du cancer colorectal grâce à un score de risque basé sur l’intelligence artificielle exploitant des analyses sanguines de routine, selon l’étude ARTICS, de la Filière Intelligence Artificielle & Cancers (FIAC) et Roche Diagnostics France. Cette approche vise à cibler les non-participants au dépistage, alors que la participation reste limitée à 34,2%, malgré un enjeu majeur de santé publique.

Biogaran annonce le lancement de « Solange », une mini-série d’animation en trois épisodes, afin d’accompagner les jeunes femmes dans leurs premières démarches contraceptives (consultation, délivrance en pharmacie, oubli de pilule). L’initiative répond à un déficit d’information et à des perceptions ambivalentes: 79% des femmes jugent la pilule risquée et 68% contraignante, malgré un taux de satisfaction élevé (94%). Pour en savoir plus : https://www.cbnews.fr/marques/biogaran-bbdo-paris-misent-animation-parler-contraception

Le 15 mars 2026, les Français ont voté pour le premier tour des élections municipales. Parmi les candidats, plusieurs pharmaciens étaient en lice. On notera particulièrement : Bruno Galan, président de la section A du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens, réélu à Palau-del-Vidre (Pyrénées-Orientales) avec près de 73 % et Grégory Tempremant, président de l’URPS Pharmaciens Hauts-de-France, est devancé de seulement 76 voix à Comines (Nord). Le duel s’annonce serré.

La plateforme française de prise de rendez-vous médicaux Doctolib se retrouve au cœur du débat sur la souveraineté numérique en santé en raison de l’hébergement de ses données chez Amazon Web Services (AWS), rapporte Les Echos. Avec 50 millions d’utilisateurs en France et environ 500 000 professionnels de santé clients, la société est en même temps devenue une infrastructure quasi incontournable du système de soins.

Une étude publiée dans la revue Nature Medicine révèle que la prise d’antibiotiques peut altérer le microbiote intestinal pendant plusieurs années, avec des effets observables jusqu’à huit ans après certains traitements. Les chercheurs de l’université d’Uppsala (Suède) ont analysé près de 15.000 échantillons fécaux issus de trois cohortes et croisé ces données avec les registres nationaux de prescriptions. Environ 70% des participants avaient reçu au moins un traitement antibiotique au cours des huit années précédant l’analyse. Les résultats montrent ainsi une diminution de la diversité et de l’abondance des bactéries intestinales, effet plus marqué lorsque le traitement est récent mais encore détectable plusieurs années après.

Selon une enquête Odoxa, 31 % des cyberacheteurs utilisent désormais l’IA générative pour leurs achats en ligne, principalement en amont, pour gagner du temps, obtenir des informations neutres, comparer des produits ou effectuer une première sélection.

76 % des répondants déclarent avoir désigné un membre de l’équipe comme responsable de la qualité à l’officine. Source : dé marche qualité officine.

La biotech franco-autrichienne Valneva joue son avenir sur une seule carte : un vaccin contre la maladie de Lyme, transmise par les tiques. Une première mondiale. Le candidat-vaccin est en phase 3. Les droits de commercialisation appartiennent à Pfizer, qui prévoit de déposer une demande d’autorisation dès cette année si les résultats sont positifs. Premiers résultats attendus au premier semestre 2026. Source : les échos.

Le 17 mars 2026, le ministre britannique de la Santé Wes Streeting a qualifié l’épidémie de méningite en cours dans la région de Canterbury de « sans précédent ». Quinze cas ont été signalés, tous hospitalisés. Parmi eux, quatre infections à méningocoques de groupe B — une forme rare et particulièrement grave. Deux personnes sont décédées : une lycéenne de 18 ans et un étudiant de 21 ans inscrit à l’université du Kent. La majorité des cas sont liés à une boîte de nuit fréquentée par des étudiants, le Club Chemistry, entre le 5 et le 7 mars. Environ 2 000 personnes s’y seraient rendues sur cette période. Quelque 700 doses d’antibiotiques préventifs ont été administrées aux personnes potentiellement exposées. Un cas a également été signalé en France, samedi, chez une personne ayant fréquenté l’université du Kent. Source : Le Monde.

Les regroupements font beaucoup parler d’eux. Ils suscitent l’intérêt de nombreux titulaires, et parfois l’inquiétude des territoires concernés. Pourtant ils restent encore minoritaires dans les restructurations du réseau officinal, représentant près de 10 % des fermetures en 2025, selon les données du réseau d’experts-comptables CGP.

Détecté à un stade précoce, le cancer colorectal se guérit dans 9 cas sur 10. À l’inverse, lorsque la maladie est diagnostiquée tardivement, au stade métastasique, le taux de survie à cinq ans chute à 14,3 %. Ces chiffres rappellent l’importance d’un dépistage régulier dès 50 ans, âge à partir duquel le programme national est proposé. À l’occasion de Mars bleu, mois dédié à la sensibilisation au cancer colorectal, les dernières données de Santé publique France soulignent une participation toujours insuffisante au dépistage organisé. En 2025, seuls 33,1 % des personnes concernées ont réalisé le test, contre 28,4 % en 2024 et 30,8 % en 2023. Un taux toujours inférieur au seuil européen acceptable (45 %), alors même que les bénéfices du dépistage sont largement démontrés. Dans ce contexte, les autorités de santé ont récemment élargi l’accès aux kits de dépistage. Depuis un arrêté publié au Journal officiel du 12 mars 2026, les infirmiers diplômés d’État sont désormais autorisés à les délivrer, aux côtés des pharmaciens formés et des médecins (généralistes, gastro-entérologues, gynécologues ou exerçant en centres d’examen de santé). Cette mesure vise à faciliter l’accès au test et à encourager davantage de personnes à participer. Source : le moniteur des pharmacies.

Après plus de quatre décennies passées derrière le comptoir, Francis Faure s’apprête à baisser définitivement le rideau. « C’est avec une infinie tristesse et une immense émotion que je me vois contraint de fermer l’officine à la fin du mois pour raison de santé », confie le titulaire, aujourd’hui âgé de 70 ans. Il avait pourtant anticipé sa transmission. Pendant plus de quatre ans, il a multiplié les démarches pour céder son officine. « J’ai tout essayé », explique-t-il, « jusqu’à publier une annonce symbolique, proposant la pharmacie à partir de 1 euro pour attirer des candidats au rachat », alors que sa première mise à prix s’élevait à 650 000 €. Des contacts ont bien eu lieu, parfois prometteurs, mais aucun projet n’a finalement abouti. Manque d’expérience des acquéreurs, hésitations, délais trop longs… autant d’obstacles qui ont fini par faire échouer les discussions. Source : le moniteur des pharmacies.

Dans une tribune au « Monde », des universitaires s’inquiètent d’un potentiel retour en arrière concernant l’accès aux études de santé. Selon eux, la concomitance de deux voies a montré sa pertinence pour diversifier le profil des futurs médecins.

Deux millions de Français sont vaccinés contre le pneumocoque alors que 17 millions sont éligibles dont 15 millions âgés de 65 ans et plus. Or, le risque augmente avec l’âge et les pathologies chroniques associées. « Le pharmacien peut attraper le patient au vol » a joliment résumé le Pr Colas Tcherakian, pneumologue à l’hôpital Foch, à Suresnes, lors de cette conférence de presse. Parce qu’il vaccine déjà largement contre la grippe, le Covid-19… et par les ordonnances qu’il délivre, le pharmacien connait les facteurs de risque de chaque patient. Il est donc particulièrement bien placé pour cibler les personnes à vacciner en priorité. Suivant les recommandations de la HAS , les personnes âgées de 65 ans non antérieurement vaccinées contre le pneumocoque se verront proposer l’administration d’une dose de vaccin Prevenar 20, aucune limite d’âge supérieur n’étant fixée. Le vaccin Prevenar 20 peut être coadministré avec les vaccins contre la grippe saisonnière et le Covid-19. Source : pharm-enews.fr

 

NOMINATION

 

Eric Roche nouveau Président-Directeur Général de Biogaran

Fin mars, il rejoindra Biogaran en tant que Président Directeur Général. Biogaran entre dans une phase stratégique importante de son histoire. Le changement d’actionnaires avec l’arrivée de BC Partners et de BPI marque une transition structurante.

Lien vers le post : https://www.linkedin.com/posts/erickroche_revenir-l%C3%A0-o%C3%B9-tout-a-commenc%C3%A9-fin-mars-activity-7439294617360994304-sLn-?utm_source=share&utm_medium=member_desktop&rcm=ACoAAAweGCwBDlJQ8BYKhUIcTOXhrCzmqUudlYQ

 

GROUPEMENTS

 

Entretien avec Alain Grollaud, Président de Federgy, sur Ma Pharmacie en France sur Pharma radio

On a lancé un travail pédagogique pour MPEF et à partir de mi-mai on sera en phase opérationnelle en pharmacie avec un déploiement national en septembre. On rédigera vers la pharmacie de son choix et l’application sera ouverte à tous les pharmaciens de France.

Lien vers le podcast :

https://www.pharmaradio.fr/uploads2/podcasts/2026_Pharmagora/PODCAST_19_OK.mp3?v=20260316

 

L’IA est-elle le levier pour transformer l’officine en hub de santé ? Le point de vue d’Alain Grollaud dans cette table ronde.

La mise en œuvre de solutions à base d’intelligence artificielle dans les pharmacies soulève des défis multiples, à la fois professionnels, économiques, technologiques et juridiques. Utilisée à bon escient, l’IA pourrait contribuer à faire de l’officine un pôle de santé de proximité « augmenté ». L’analyse d’ordonnances à l’aide d’une IA aide à repérer des incompatibilités ou à croiser plus rapidement les informations avec le dossier médical partagé (DMP). D’autres solutions utilisent la reconnaissance d’image pour analyser les ordonnances et repérer des falsifications, un phénomène en forte progression, « en lien avec le nomadisme du patient », souligne Alain Grollaud, président de Federgy, chambre syndicale des groupements et enseignes de pharmacie. Elle peut également automatiser certaines tâches administratives, comme l’analyse de questionnaires patients ou la synthèse de documents. Mais les usages les plus prometteurs apparaissent du côté du back-office, notamment pour la gestion des stocks et des commandes de médicaments. Face aux tensions d’approvisionnement, l’IA pourrait aider à anticiper les ruptures et à limiter le surstockage.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Pharmacie 2040 organisée par Hygie31 : le modèle se transforme

Lors de la table ronde « Pharmacie 2040 : le modèle économique réinventé », organisée à l’initiative d’Hygie31, Philippe Douste-Blazy — médecin, ancien ministre de la Santé, issu d’une famille de pharmaciens — a largement partagé sa vision, aux côtés d’Hervé Jouves, président d’Hygie31, et Laurent Filoche, président de l’Union des groupements de pharmaciens d’officine (UDGPO) et vice-président de l’Union des pharmacies groupées de France (UPGF). Pour l’ancien ministre, une étape supplémentaire doit être franchie : élargir le pouvoir de prescription des pharmaciens, à l’image de ce qui existe déjà au Canada ou au Royaume-Uni. Reste une interrogation de fond : les pharmaciens sont-ils prêts à s’engager dans cette transformation, au risque de reléguer la délivrance du médicament au second plan ? Et surtout, selon quels modèles de rémunération ? Comme le rappelle Laurent Filoche, ce nouveau modèle ne pourra exister qu’à une condition : « que la pharmacie elle-même survive ». Si les contours de l’officine de demain se précisent, son modèle économique, lui, reste encore à inventer.

Source : pharm-enews.fr

Lien également vers l’entretien avec Pierre Henri Cazalay : https://fr.linkedin.com/posts/le-moniteur-des-pharmacies_pharmagora-activity-7438554541542961152-89RO

 

« La performance environnementale est un levier de la performance économique » chez Giphar

Un travail sur l’efficience des livraisons est déjà entrepris par certains acteurs du secteur, à l’image de Giphar, comme l’explique Matthieu Saulnier, président du groupe de travail RSE du groupement, pharmacien à Nanterre, dans les Hauts-de-Seine, secrétaire général de l’Union des pharmaciens de la région parisienne (UPRP) et de l’USPO 92. « Au sein du groupement, nous défendons un modèle basé sur une logistique frugale avec une seule livraison par jour. Nous essayons de favoriser une économie circulaire en travaillant au maximum avec des laboratoires qui ont la même réflexion que nous. » Pour Matthieu Saulnier, « la RSE fait aujourd’hui pleinement partie du projet entrepreneurial des pharmaciens ». Pour les aider à s’améliorer dans ce domaine, Giphar propose à ses adhérents un outil d’auto-évaluation : Ma pharmacie responsable. « La performance environnementale est un levier de la performance économique et ce, de plein de façons différentes, sur la qualité de vie au travail, la gestion de l’énergie, la prévention, la logistique, la réduction du volume de médicaments grâce à la juste délivrance… », liste Matthieu Saulnier, pour prouver qu’une démarche éco-responsable ne coûte pas de l’argent mais permet, au contraire, de faire des économies.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Apsagir : entretien avec Jean-Claude Pothier

Il est important de se fédérer pour être ensemble, de mutualiser ses services et de garder son indépendance. L’humain est à la base de nos rencontres. Pour réussir il faut être en cohésion et à cheval sur la prévention.

Lien vers la vidéo :

https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7438545579594485760?utm_source=brevo&utm_campaign=Ejournal%20Pharmagora%20du%201403&utm_medium=email&utm_id=2614

 

Entretien avec Damien Hoehr : DG de Pharmactiv

L’axe de prévention est essentiel dans le métier de pharmacien. La vaccination est le premier marché contributeur de la progression en pharmacie. Comment aborder cette notion de prévention au comptoir ? Pharmactiv a un partenariat avec Mon bilan Santé.

Lien vers la vidéo : https://fr.linkedin.com/posts/le-moniteur-des-pharmacies_pharmagora-activity-7438616473029406721-1JYS

 

Healthy Group maison mère d’Aprium Pharmacie

Emmanuel Schoffler, président d’Healthy Group, a été interviewé su BFM Business. Aprium pharmacie compte 530 pharmacies et est fondé depuis 2006. Le capital du groupe est ouvert aux pharmaciens adhérents. Objectif peser 10% du marché officinal en 2030. 6à officines ont rejoint Aprium l’année dernière.

Lien vers l’interview : https://www.dailymotion.com/video/xa1z7tw

 

AILLEURS

Brésil : les députés autorisent la vente de médicaments dans les supermarchés

La Chambre des députés brésilienne a adopté un projet de loi autorisant la vente de médicaments dans les supermarchés. Le texte, déjà approuvé par le Sénat, doit désormais être promulgué par le président, rapporte TV Globo. La loi prévoit toutefois un encadrement strict : les médicaments devront être vendus dans un espace distinct du reste du magasin et la présence d’un pharmacien sera obligatoire pendant toute la durée d’ouverture de la pharmacie installée dans le supermarché. Les médicaments soumis à prescription resteront soumis aux mêmes règles spécifiques.