Actualités du 18 au 22 mai 2026

ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES

L’avenant 2 publié au JO

L’avenant 2 à la convention nationale pharmaceutique, qui élargit le dispositif d’aide aux pharmacies situées en territoires fragiles, a été publié au « Journal officiel » du 21 mai. Près d’un millier d’officines peuvent désormais en bénéficier. L’occasion de rappeler qu’il est temps de déposer son dossier. Quant à l’ouverture de négociations visant à étendre les missions des pharmaciens (généralisation de l’expérimentation OSyS, nouvel accompagnement pour les diabétiques de type 2, mesure de la pression artérielle), qui se voulaient rapides, les syndicats ne voient rien venir, indique Philippe Besset, président de la FSPF.

Lien vers l’article du quotidien du pharmacien : https://www.lequotidiendupharmacien.fr/exercice-pro/aide-de-20-000-euros-nattendez-pas-pour-boucler-votre-dossier?xtor=EPR-1-%5BNL_editionnumerique%5D-%5B20260521%5D&utm_content=20260521&utm_campaign=NL_editionnumerique&utm_medium=newsletter&utm_source=qph

Lien vers le JO : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000054118250

 

Quelle pharmacie à l’horizon 2032 ? L’Ordre lance une consultation

Le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens lance une consultation nationale pour imaginer la place des pharmaciens dans le système de santé de demain. Objectif : souffler aux futurs candidats à l’élection présidentielle de 2027 des propositions concrètes, soutenues par la profession. Et faire remonter les attentes des Français. Jusqu’au 10 juin prochain, chacun peut s’exprimer sur ses attentes pour la pharmacie et sa place dans le système de santé de demain. À cet effet, un formulaire en ligne a été mis en place par le Conseil national de l’Ordre. À partir des résultats, une synthèse sera produite. Elle devrait être présentée entre la rentrée et la Journée de l’Ordre, prévue le 23 novembre 2026, pour être ensuite remise à l’ensemble des candidats à l’élection présidentielle.

Lien vers la consultation : https://docs.google.com/forms/d/1BiwyE0hMM9TQdG7wYZrDSbmsNo0nSsjoE9EZHKsIclI/viewform?edit_requested=true&pli=1

  

Test capillaires de glycémie en officine du 1er au 8 juin lors de la Semaine de prévention du diabète

Du 1er au 8 juin 2026, les pharmaciens sont autorisés à proposer des tests capillaires d’évaluation de la glycémie en officine. C’est la seule fenêtre où cette pratique est possible : elle reste conditionnée au cadre des campagnes de prévention du diabète organisées par la Fédération française des diabétiques (FFD). Pendant ces huit jours, les officinaux pourront aussi proposer le questionnaire Findrisc (8 questions) pour évaluer le risque de développer un diabète de type 2. Le Cespharm met à disposition une affiche et une brochure dédiées. La généralisation du dépistage en officine pourrait suivre, avec la mise en place d’un entretien pharmaceutique pour les diabétiques de type 2, prévu par l’avenant 2 à la convention pharmaceutique. Les négociations attendent toujours le feu vert de la ministre de la Santé.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Le Sénat propose d’assouplir les stocks de sécurité des médicaments

Une proposition de loi déposée le 12 mai au Sénat ouvre la voie à un assouplissement inédit des obligations de stocks de sécurité en matière de médicaments. Les laboratoires pourraient écouler temporairement une partie de leurs réserves, sous conditions : démontrer leur capacité à reconstituer le stock dans un délai fixé par décret, et garantir un approvisionnement du marché national au moins équivalent aux volumes des douze derniers mois. L’ANSM disposerait d’un droit d’opposition préalable. Cette proposition répond aux critiques récurrentes des industriels, qui jugent le dispositif français, pouvant imposer jusqu’à quatre mois de stocks pour certains MITM, parmi les plus contraignants d’Europe.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Logisticien en officine : pourquoi le diplôme ne verra pas le jour

Le 19 mai 2026, les syndicats de salariés de l’officine ont, à l’unanimité, enterré le projet de diplôme de logisticien de back-office en pharmacie. Les deux chambres patronales prennent acte de cette décision, mais la déplorent. Pour Christelle Degrelle, représentante de la Confédération française de l’encadrement – Confédération générale des cadres (CFE-CGC), « ce diplôme peut être utile, mais en l’état actuel des missions, le risque est d’enfermer le préparateur au comptoir en lui enlevant la polyvalence qui fait l’intérêt de son métier. Le logisticien ne doit pas être un préparateur bas de gamme payé au Smic. Battons-nous pour une licence de préparateur en pharmacie d’officine, on verra ensuite pour un diplôme de logisticien ! »

Source : le moniteur des pharmacies.

 

La start-up marseillaise Nosho s’attaque au fléau des rendez-vous médicaux non honorés

Vingt-sept millions de rendez-vous médicaux non honorés chaque année en France… Face à cette hémorragie, la start-up marseillaise Nosho déploie une IA conversationnelle capable d’appeler les patients, de comprendre leurs imprévus et de libérer instantanément les créneaux pour les urgences.

Lien vers l’article :

https://www.laprovence.com/article/economie/115638441932814/appel-des-patients-creneaux-liberes-la-start-up-marseillaise-nosho-s-attaque-aux-rendez-vous-medicaux-non-honores

 

Un numéro d’appel et des minutes prévention pour la santé des soignants

Le ministère de la Santé a présenté le 22 mai ses premières mesures pour la santé des soignants. Dommage, aucune n’aborde (encore ?) les causes de l’épuisement ou des souffrances des professionnels de santé au travail. Les mesures s’organisent autour de 4 axes : outiller et accompagner les professionnels, prévenir, réduire les risques professionnels, et enfin, « inscrire la santé des soignants dans la durée comme une priorité institutionnelle, un engagement de fond qui doit survivre à l’application de ce plan », note encore le ministère. Parmi les mesures, on retient la mise en place d’un portail d’information et d’un numéro d’appel, sorte de guichet unique présentant les dispositifs déjà existants (par exemple ADOP pour les pharmaciens), en fonction des territoires.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Ce pharmacien du Sud-Ouest devient une star d’Instagram en donnant des conseils de prévention sur la santé

En quelques semaines, un pharmacien de Dordogne cumule des millions de vues sur Instagram grâce à ses vidéos dans lesquelles il donne des conseils de prévention. Le physique du pharmacien n’est pas étranger à ce succès. Leevan Decou a 31 ans. Il gère une pharmacie à son nom, sous l’enseigne du groupement Giphar, à Velines en Dordogne, après des études de pharmacie à Bordeaux. Il a commencé à la mi-mars à publier de courtes vidéos pour mettre en scène ses conseils.

Source : La dépêche.

Lien vers l’instagram : https://www.instagram.com/reel/DXpHaOmirUa/?utm_source=ig_embed

 

Risque médicamenteux : une consultation en pharmacologie ouverte dans les Hauts-de-France

Le service de pharmacologie clinique du CHU d’Amiens a ouvert une consultation en mars 2025. Elle vise au diagnostic et à la prise en charge d’évènements indésirables consécutifs à la prise de médicaments, et également à leur prévention. Médecins généralistes et pharmaciens d’officine peuvent orienter vers cette consultation leurs patients habitant la Somme, l’Aisne et l’Oise.

Lien vers l’article : https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/profession/interpro/risque-medicamenteux-une-consultation-en-pharmacologie-ouverte-dans-les-hauts-de-france?utm_source=sendinblue&utm_campaign=24h_infos_20_05_2026&utm_medium=email

 

CHIFFRES

 

Le marché officinal pèse 4,2 Md€ en avril  en progression de +4,7%, en retrait par rapport à la forte accélération observée le mois précédent. Le médicament remboursable continue de concentrer l’essentiel de la croissance, soutenu par un bon niveau d’activité officinale, avec une fréquentation en hausse et un panier moyen stable autour de 41–42€. Source : IQVIA.

Sur la transparence, le syndicat USPO se dit favorable à ce que les groupements déclarent leurs prestations sur Transparence-Santé et que la loi anti-cadeaux leur soit appliquée. Le rapport chiffre la rémunération directe des groupements par les génériqueurs entre 240 et 680 millions d’euros. Source : Le Quotidien du Pharmacien.

Le 18 mai 2026, le groupe Urgo a annoncé avoir dépassé le milliard d’euros de chiffre d’affaires. L’entreprise familiale, détenue à 100 % par les trois frères Le Lous et sans dette, emploie 4 000 personnes dont 2 000 en France. En parallèle, Urgo lance un plan d’investissement de 150 millions d’euros en 2026-2027, consacré à la R&D (notamment sur la peau artificielle), à l’innovation industrielle et à la modernisation de ses sites français. Ce plan inclut les 30 millions déjà annoncés pour une nouvelle usine de bandes de compression à Andrézieux-Bouthéon (Loire), un site de 35 000 m² qui devrait générer 200 emplois directs et 115 indirects d’ici 2036. Aux Etats-Unis, où Urgo s’est implanté en 2020 via le rachat d’une société texane spécialisée dans la cicatrisation, le chiffre d’affaires devrait atteindre 150 millions de $, contre 14 millions à l’acquisition. Source : le quotidien du pharmacien.

Avec l’arrêté du 7 mai 2026 publié au Journal officiel du 14 mai, le gouvernement modifie discrètement mais profondément la logique de régulation des études de santé. Les objectifs nationaux de formation deviennent désormais des « seuils minimaux ». Une rupture majeure pour les facultés de pharmacie et, à terme, pour l’ensemble du réseau officinal. Lien vers l’article : https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/profession/socio-professionnel/penurie-de-pharmaciens-le-gouvernement-assouplit-les-quotas-de-formation

La rémunération sur objectif de santé publique (ROSP) numérique en santé sera versée en retard, soit en juin 2026, a indiqué l’assurance-maladie à la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF). Par ailleurs, la ROSP pour l’usage d’Asafo a chuté de 3 millions d’euros en 2024 à 1,2 million d’euros en 2025. Une dynamique qui « inquiète » le président de la FSPF, qui promet d’en discuter avec l’assurance-maladie. « Seules 7 000 officines ont touché cette ROSP cette année, contre 14 000 l’an passé, a-t-il détaillé. Je voudrais savoir pourquoi. Une explication se trouve peut-être dans le nombre de connexions au logiciel nécessaires pour toucher la ROSP : alors qu’une seule connexion suffisait l’année dernière, il faut désormais y avoir recours tous les mois. » Source : le quotidien du pharmacien.

Selon IQVIA, cité dans le rapport, les médicaments biosimilaires ont déjà permis 5,1 milliards d’euros d’économies entre 2010 et 2023. Le potentiel supplémentaire atteindrait encore 10 milliards d’euros entre 2024 et 2028. Dans le même temps, les dépenses liées aux médicaments biologiques ont explosé. Elles sont passées de 6 milliards d’euros en 2017 à 14 milliards d’euros en 2024, soit une progression de 127 % en sept ans. La hausse des remises biosimilaires pourrait rapporter 160 millions d’euros aux officines. Source : le moniteur des pharmacies.

Le 18 mai 2026, le ministère de la Santé a lancé le programme Impulsion, un dispositif de dépistage précoce du cancer du poumon à destination de 20 000 fumeurs ou ex-fumeurs âgés de 50 à 74 ans. Le principe : un scanner thoracique à faible dose, remboursé à 100 % par l’Assurance-maladie. Si aucune anomalie n’est détectée, un second examen est prévu un an plus tard, puis tous les deux ans. En cas de résultat suspect, un suivi rapproché est déclenché. Le programme démarre dans cinq régions : Île-de-France, Hauts-de-France, Pays de la Loire, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Auvergne-Rhône-Alpes. Dans chaque région, cinq à quinze centres de radiologie ouvriront progressivement. Source : Le Monde.

Dans un bilan publié le 18 mai 2026, Santé publique France révèle que 873 cas de rougeole ont été déclarés en 2025, dont 128 importés. C’est 80 % de plus qu’en 2024. Plus de 300 hospitalisations ont été enregistrées. Sept décès sont à déplorer : quatre adultes et trois enfants (ces derniers liés à des complications d’infections antérieures à 2025). Le chiffre qui inquiète : 60,3 % des cas n’étaient pas vaccinés ou l’étaient de façon incomplète. L’agence sanitaire suggère d’inclure la vaccination ROR lors des campagnes de vaccination HPV et méningocoque déjà en place dans les collèges. Source : Le Monde.

Le 15 mai 2026, le laboratoire japonais Kissei Pharmaceutical, qui détient la licence de commercialisation du Tavneos (avacopan) au Japon, a adressé un courrier aux professionnels de santé. 20 décès ont été signalés depuis le lancement du médicament dans le pays en juin 2022. Le laboratoire demande aux médecins de ne plus initier de traitements et d’évaluer le maintien des traitements en cours. Source : le quotidien du pharmacien.

« En 2015, un seul traitement dépassait 80.000 € par patient et par an, contre 26 en 2025. Parmi eux, dix traitements coûtaient plus de 195.000 € annuels et deux dépassaient les 400.000 € », a alerté Lionel Collet, président de la Haute Autorité de santé (HAS), lors d’une audition devant la Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, le 13 mai. Ces chiffres illustrent un changement d’échelle qui préoccupe les autorités sanitaires françaises. Les 20 médicaments les plus coûteux représentaient en effet en 2024 entre 7,3 et 8 milliards d’€ de remboursements annuels, soit près de 30% des dépenses totales de l’Assurance-maladie pour les médicaments, note Le Moniteur des Pharmacies.

Pharmacies rurales : déploiement de nouvelles « antennes de pharmacie » (expérimentation 51) en milieu très rural à compter de l’été 2026. Source : Cecile Lambert/LinkedIn.

63 % des patients ont renoncé à consulter un médecin en 2025 à cause de délais trop longs ou d’horaires inadaptés, selon une enquête Doctolib. Faute de rendez-vous, 23% des patients se reportent vers les urgences. Contre toute idée reçue, ce sont les cadres, et non les plus précaires, qui renoncent le plus à se soigner.

Trois jours pour un généraliste, huit pour un pédiatre, 32 pour un dermatologue, 42 pour un cardiologue: les délais médians d’obtention d’un rendez-vous médical en France sont restés « relativement stables » entre 2023 et 2025. Mais ces chiffres masquent des disparités territoriales considérables et une tendance à la dégradation dans plusieurs spécialités. C’est ce que révèle une étude de Doctolib et de la Fondation Jean-Jaurès, basée sur 234 millions de rendez-vous pris en 2025 auprès de 80.000 professionnels de santé. Pour les généralistes, le délai médian reste à trois jours, mais la part des rendez-vous obtenus à plus de sept jours augmente de trois points pour atteindre 35%, note Le Parisien.

Le Sénat examine cette semaine, dans le cadre du projet de loi Ripost, de nouvelles sanctions contre le protoxyde d’azote, dont la consommation a explosé en France, particulièrement chez les jeunes. L’association 40Millions d’automobilistes estime à 450 le nombre d’accidents graves provoqués par ce gaz en 2025, soit quarante fois plus qu’il y a six ans. Les effets de cette consommation sur la santé sont également de mieux en mieux documentés: troubles neurologiques graves, paralysies, lésions potentiellement irréversibles. « On voit arriver des jeunes à l’hôpital qui sont portés par leurs parents, car ils ne sont plus en état de marcher », témoigne Jean-Paul Niguet, neurologue à l’hôpital Saint-Vincent de Lille.

Valneva annonce la suppression de 10% à 15% de ses effectifs – soit entre 67 et 101 postes sur les 674 employés recensés fin 2025 – en réponse à un recul de la demande pour ses vaccins destinés aux voyageurs. Le groupe vise une réduction de 25% à 35% de ses coûts opérationnels en 2026 par rapport à l’année précédente. Il s’agit du deuxième plan social en six mois, après la fermeture annoncée en 2025 du site nantais de R&D préclinique, les activités françaises étant alors concentrées à Lyon. Le directeur financier Peter Bühler pointe « les premières indications de l’impact négatif de la situation géopolitique sur les voyages ».

La revalorisation du salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) sera de 2,41 % au 1er juin 2026, portant le SMIC mensuel brut à 1 867,02 euros. Source : info.gouv.fr.

Isomorphic Labs, fondée en 2021 par Demis Hassabis (prix Nobel de chimie 2024), vient de finaliser un tour de table de 2,1 milliards de dollars, selon Bloomberg. La mission d’Isomorphic Labs : commercialiser AlphaFold, le modèle de DeepMind capable de prédire le repliement des protéines. L’objectif est de transformer cette avancée scientifique en outil concret de conception de médicaments assistée par IA. La société a déjà signé des partenariats avec Eli Lilly et Novartis, ciblant notamment le cancer et les troubles immunitaires. Les fonds levés serviront à renforcer les effectifs (plus de 350 personnes actuellement) et à améliorer les logiciels internes. Source : les échos.

Les députés ont adopté en première lecture une proposition de loi créant un fonds dédié à la recherche contre les cancers pédiatriques et les maladies rares infantiles. Le texte prévoit une taxe de 0,10% sur le chiffre d’affaires hors taxes réalisé en France par les laboratoires pharmaceutiques sur les médicaments remboursés par l’Assurance-maladie. Selon la rapporteure socialiste Marie Recalde, cette contribution pourrait rapporter environ 40 millions d’€ par an. « C’est un grand moment d’émotion », a déclaré la députée, rappelant que « depuis 15 ans », associations, parents et chercheurs réclament davantage de moyens pour cette recherche. Source : 20minutes.

La crainte d’une nouvelle épidémie liée à l’hantavirus génère un regain de demande en masques chirurgicaux, FFP2 et gels hydroalcooliques dans les officines françaises, rapporte RTL. Le phénomène reflète une anxiété post-Covid chez certains patients, malgré l’absence d’épidémie et des signaux rassurants: la ministre de la Santé Stéphanie Rist a annoncé le 14 mai que les 26 cas contacts français avaient tous été testés négatifs. « Aujourd’hui, il n’y a pas d’épidémie, on a des masques, tout est sous contrôle », assure Yorick Berger, pharmacien dans le 13e arrondissement de Paris, qui a pu être réapprovisionné en 24 heures. La France dispose de stocks stratégiques de masques pour au moins trois mois et d’une capacité de production estimée entre 2,6 et 3,5 milliards d’unités par an.

L’administration Trump annonce l’ajout de plus de 600 médicaments génériques sur la plateforme directe au consommateur TrumpRx.gov, multipliant par sept le nombre de références disponibles. L’initiative a été présentée lors d’un événement à la Maison-Blanche en présence du milliardaire Mark Cuban, dont la société Cost Plus Drug Company proposera désormais ses tarifs sur le site, aux côtés de GoodRx et de la division pharmacie d’Amazon. « TrumpRx.gov devrait toujours être votre premier arrêt avant d’aller à la pharmacie », a déclaré Donald Trump. La plateforme a enregistré plus de 10 millions de visites. Source : Bloomberg.

À partir de la rentrée 2026, les stagiaires de sixième année percevront 1 037 € nets par mois, soit 437 € de plus qu’aujourd’hui. Mais derrière cette revalorisation inédite, les modalités de remboursement des officines restent toujours floues. Faute de garanties sur les délais et les circuits de compensation financière, certains titulaires commencent déjà à renoncer à accueillir des étudiants. Lien vers l’article : https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/profession/socio-professionnel/stagiaires-de-6e-annee-437-e-par-mois-le-remboursement-des-officines-toujours-flou?utm_source=brevo&utm_medium=email&utm_campaign=24h_infos_18_05_2026

Un communiqué officiel de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publié le 17 mai 2026 annonce que l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda est déclarée « urgence de santé publique de portée internationale ». Selon le communiqué de l’OMS, huit cas confirmés en laboratoire, 246 cas suspects et 80 décès suspects ont été signalés dans la province de l’Ituri, en RDC, dans au moins trois zones (Bunia, Rwampara et Mongbwalu). En Ouganda, deux cas confirmés en laboratoire (dont un décès) ont été enregistrés à Kampala les 15 et 16 mai 2026, à moins de 24 heures d’intervalle. Ces deux personnes ont voyagé depuis la RDC et ne présentent pas de lien apparent entre elles. Un troisième cas a été signalé le 16 mai chez une personne de retour d’Ituri à Kinshasa. Source : le moniteur des pharmacies.

Dans une décision rendue le 7 mai, le Conseil d’État a rejeté le recours du syndicat Jeunes médecins contre le report de six mois des revalorisations d’honoraires (de juillet 2025 à janvier 2026). Les juges estiment que la Cnam a appliqué correctement le mécanisme légal de gel tarifaire lié au dépassement des dépenses. Source : le quotidien du médecin.

À l’officine, les emplâtres de lidocaïne Versatis ne disposent que d’une seule indication remboursée par l’assurance-maladie, rappelle le pharmacien-conseil face aux nombreuses questions des officinaux (cadre de prescription compassionnelle (CPC) dans l’indication : « Traitement de la douleur neuropathique périphérique (DNP) » depuis janvier 2026. Source : le quotidien du pharmacien.

La Journée mondiale de l’hypertension artérielle qui s’est tenue le 17 mai 2026 est l’occasion de rappeler que la mesure de la pression artérielle à l’officine est un geste simple mais lourd de sens, et que l’assurance-maladie compte bien généraliser avec un dépistage organisé à l’officine pour 2026. Selon Santé publique France, 17 millions de personnes souffrent d’hypertension artérielle (HTA) en France. Il s’agit d’une des principales causes de complications cardiovasculaires, rénales ou même cognitives. L’assurance-maladie recommande un dépistage organisé de l’HTA et tient à impliquer les officinaux, a-t-elle proposé dans le volet prévention de son rapport « Charges et produits 2026 ». Le sujet doit être abordé lors du prochain débat parlementaire sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). Pour l’assurance-maladie, les facteurs de risque cardiovasculaires dont l’HTA représentent un enjeu majeur de santé publique car ils sont souvent à l’origine de maladies « fréquentes, coûteuses et invalidantes ». Source : le quotidien du pharmacien.

Publié au Journal officiel du 14 mai 2026, l’arrêté du 7 mai 2026 modifie les modalités de détermination des objectifs nationaux pluriannuels de professionnels de santé à former dans les filières de médecine, pharmacie, odontologie et maïeutique. Le changement clé tient dans une expression : les objectifs nationaux deviennent des « seuils minimaux ». Autrement dit, les volumes fixés par l’État ne doivent plus être interprétés comme des plafonds implicites. Les universités pourront désormais augmenter plus facilement leurs capacités de formation si elles disposent des moyens nécessaires. Selon des données parlementaires publiées en 2025, 990 places étaient restées vacantes en deuxième année de pharmacie en 2022. Ce chiffre est ensuite tombé à 434 en 2023 puis à 198 en 2024. Dans le même temps, le nombre global de places ouvertes avait progressé de 8,3 % entre 2020 et 2024. Source : le moniteur des pharmacies.

Michel Procureur, ancien médecin ORL de Vendée poursuivi pour avoir délivré 89 faux certificats vaccinaux pendant la pandémie de Covid-19, a été condamné lundi par le tribunal correctionnel de La Roche-sur-Yon à six mois de prison avec sursis et à cinq ans d’interdiction d’exercer. Source : whatsupdoc_mag

L’expérimentation PharmaVaxAuRA a évalué dans quelle mesure un entretien de vaccination à l’officine permettrait d’améliorer la couverture vaccinale. Au 31 décembre 2025, plus de 2000 entretiens ont été réalisés par 84 officines de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Selon une étude présentée le 20 mai, cet entretien favorise le passage à l’acte. Source : le quotidien du pharmacien.

La mission parlementaire « flash », confiée à deux députés de la Commission des affaires sociales, Mathilde Hignet (La France Insoumise) et Michel Lauzzana (Ensemble pour la République), pour faire la lumière sur l’affaire des laits infantiles contaminés par la toxine céréulide, n’a pas auditionné de représentants des pharmaciens. Cependant, elle a indiqué que ces boîtes contaminées « ont continué à être distribuées, notamment en pharmacie et par la voie du retrait en magasin (drive), malgré les contrôles effectués », exposant les nourrissons à un risque qui aurait pu être évité. Les conclusions du rapport, rendues publiques le 19 mai, permettent néanmoins d’analyser leur double rôle de maillon : dans la distribution des laits infantiles et dans la transmission aux familles d’informations sanitaires, au regard des dysfonctionnements observés par les parlementaires. Source : le quotidien du pharmacien.

Dans une récente publication, FO Pharmacie alerte les salariés d’officine sur une pratique fréquente : être rémunéré au-dessus de son coefficient conventionnel sans que celui-ci soit officiellement revalorisé. Une situation qui peut sembler avantageuse à court terme, mais qui peut freiner l’évolution salariale sur plusieurs années. Exemple cité : un salarié classé coefficient 290 peut être rémunéré comme un coefficient 300. Mais si son contrat n’est pas modifié officiellement, sa base conventionnelle reste le 290. Résultat : lors des futures revalorisations de la grille, les augmentations peuvent être absorbées sans hausse réelle du salaire. Source : https://pharm-enews.fr/

Le plafond de téléconsultations imposé aux médecins pour les patients dont ils ne sont pas médecin traitant est au menu des négociations en vue d’un premier avenant à la convention médicale de 2024, a appris APMnews/TICsanté de source syndicale. Source : tic pharma.

Deux publications scientifiques, parues dans Diabetes Care (le 20 mai) et l’European Journal of Epidemiology (le 9 avril), établissent un lien entre une consommation régulière de colorants alimentaires et un risque accru de maladies chroniques. Les chiffres sont parlants. Une forte exposition aux colorants est associée à une hausse de 38 % du risque de diabète de type 2, de 14 % du risque de cancer global, et de 32 % pour le cancer du sein post-ménopausique. Les colorants naturels ne sont pas épargnés. La curcumine (E100) est associée à un surrisque de diabète de 49 %, les bêta-carotènes (E160a) à 44 %, et les colorants caramel (E150) à 43 %.Une troisième étude, publiée le 21 mai dans l’European Heart Journal, montre par ailleurs qu’une autre catégorie d’additifs, les conservateurs (sulfites, nitrites), est associée à un surrisque d’hypertension de 24 %. Source : le Monde.

Le directeur général de La Poste Santé & Autonomie, Dominique Pon, est intervenu à Santexpo pour décrire les difficultés persistantes d’accès aux données en France. C’était pour mieux vanter un projet initié par les CHU, FeData, un guichet unique d’accès fédéré aux données de leurs entrepôts dont La Poste Santé & Autonomie est partenaire. L’objectif n’est rien moins que de créer « le plus grand espace de données de santé européen », a vanté Vincent Vuiblet du CHU de Reims, co-président de la commission data des CHU, et qui s’articulera avec le règlement créant un espace européen des données de santé. Pour voir la promesse se concrétiser, il faudra toutefois attendre un peu encore: FeData s’est fixé comme objectif d’être complètement opérationnel en 2029, avec des cas d’usage dès l’année prochaine et une gouvernance mise en place à l’automne. Source : tic pharma.

303 % : c’est la hausse des cas de gonorrhée en Europe depuis 2015, avec 106.331 cas enregistrés en 2024, un niveau record depuis dix ans, selon l’alerte publiée jeudi par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).

2,9 milliards d’euros. C’est le déficit cumulé des hôpitaux publics français en 2024, en hausse de 500 millions par rapport à 2023, selon la Drees. Sept hôpitaux sur dix sont déficitaires, un niveau de dégradation jamais atteint depuis 2005. Les cliniques privées ne sont pas épargnées: 36% sont déficitaires et leur bénéfice net cumulé recule à 194 millions d’€. « La dégradation observée depuis 2020 ne résulte pas de dysfonctionnements internes, mais de décisions nationales insuffisamment compensées », souligne la déléguée générale de la FHF, Zaynab Riet.

La France reste loin de son objectif de 80% de couverture vaccinale contre le papillomavirus à l’horizon 2030, selon un rapport d’évaluation parlementaire présenté hier par le député Michel Lauzzana. En 2025, seule une fille sur deux de plus de 12 ans dispose d’un schéma vaccinal complet à deux doses, contre 32% des garçons du même âge, note franceinfo. L’Espagne, le Portugal et le Royaume-Uni dépassent quant à eux les 75-80% de couverture. Pour combler ce retard, le rapport formule 14 recommandations, parmi lesquelles fixer des objectifs chiffrés aux ARS et aux rectorats, relancer une campagne nationale de communication et, à terme, « rendre la vaccination obligatoire si les taux stagnent autour de 60% ».

Alors que le gouvernement accélère le déploiement du réseau France Santé pour lutter contre les déserts médicaux, les officines restent encore à la porte du dispositif. Seules quatre pharmacies apparaissent aujourd’hui sur la carte officielle, tandis que les syndicats attendent toujours le cahier des charges promis par la Cnam. Trois officines supplémentaires sont en cours de labellisation, principalement en zones rurales ou semi-rurales. Les pharmacies retenues proposent toutes des services de téléconsultation. Source : le moniteur des pharmacies.

32 % des officines françaises sont liées à des groupements financiarisés, qui concentrent 42 % du chiffre d’affaires national (étude Xerfi, septembre 2025, diffusée fin novembre par Le Moniteur des Pharmacies). Aux 16e Rencontres de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) du 23 avril 2026 au Palais d’Iéna, la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) a confirmé publiquement ses orientations pour encadrer ce phénomène, déjà esquissées en décembre 2025. Ce que ces «premières pistes» révèlent, c’est surtout l’écart persistant entre un diagnostic partagé et l’absence totale de texte législatif contraignant. Lien vers l’article : https://pharmapex.fr/actualites/financiarisation-des-officines-ce-que-la-dgos-a-mis-sur-la-table

Avec 6 167 violations de données personnelles recensées en 2025, soit une hausse de 9,5 % sur un an, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) annonce un durcissement de ses contrôles en cybersécurité. Santé, administrations publiques et activités financières figurent parmi les secteurs les plus exposés aux cyberattaques. Source : le moniteur des pharmacies.

Dans le cadre de sa thèse, Océane Pinto Monteiro, étudiante en pharmacie à Toulouse (Haute-Garonne), a créé cinq flyers sur les tumeurs cérébrales, plus particulièrement sur le médulloblastome, à destination des patients, de leurs proches mais aussi des pharmaciens. Lien vers l’article : https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/therapeutique/medicaments/mieux-delivrer/medulloblastome-des-outils-au-service-des-patients-et-des-pharmaciens?utm_source=sendinblue&utm_campaign=24h_infos_19_05_2026&utm_medium=email

Alors que la France est encore loin d’atteindre un taux de couverture vaccinale de 80 % contre le papillomavirus, le député Michel Lauzzana a présenté plusieurs pistes pour progresser vers cet objectif. Il recommande notamment d’envisager la vaccination en ville dès l’âge de 9 ans avec une seule dose, voire de rendre cette vaccination obligatoire. Source : le quotidien du pharmacien.

La méthadone est un médicament opioïde indiqué dans la prise en charge de la dépendance aux opioïdes et comme traitement des douleurs cancéreuses chroniques. Entre 2021 et 2025, les données de vigilance ont montré une poursuite de l’augmentation des cas rapportés de surdoses et des effets indésirables graves. Pour limiter les risques d’interactions médicamenteuses ou d’effets indésirables associés à la méthadone, il est essentiel de respecter les règles de bon usage. L’ANSM rappelle l’importance pour le patient et son entourage de disposer systématiquement d’un kit de naloxone à disposition. Lien vers l’article : https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/methadone-l-ansm-rappelle-le-bon-usage-de-ces-medicaments-pour-reduire-le-risque-de-surdoses-et-d-interactions-medicamenteuses

Google transforme son application Fitbit en « Google Health », dévoile un coach IA capable d’analyser les données de santé de ses utilisateurs et officialise le Fitbit Air, un bracelet à 99 euros capable de collecter des données continuellement. Le géant du web s’attaque à Whoop et à Bevel avec un écosystème complet : la santé passe à l’ère de l’IA générative. Lien vers l’article : https://www.numerama.com/tech/2247035-google-devient-un-geant-de-la-sante-les-bracelets-et-les-coachs-ia-vont-tout-changer.html

 

GROUPEMENTS

 

Rapport IGAS-IGF : un enjeu de transparence partagé par les deux syndicats

Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), et Pierre-Olivier Variot, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) ont répondu aux questions du Quotidien du pharmacien. Sur le rapport de l’IGAS et de l’IGF, ils sont d’accord : l’IGAS et l’IGF confirment que l’impact d’un abaissement du plafond des remises sur les génériques avait été sous-estimé par les autorités. Extraits choisis : « Philippe Besset : « Je suis un peu surpris car le courtage n’existe dans le code de la santé publique que pour les médicaments non remboursables, pas pour les médicaments remboursables. Avant de demander à ces courtiers de déclarer quoi que ce soit, il faudrait reconnaître leur existence et leur activité légalement. Nous avons besoin de cette fonction de courtage et des groupements. D’ailleurs, une autre proposition vise à confier l’acquisition des médicaments génériques et biosimilaires à « des centrales d’achat », il devrait s’agir des groupements. » En revanche, le modèle économique des groupements, qui se payent sur le prix de leur négociation avec les laboratoires, ne peut pas perdurer. La mission estime le montant des remises versées aux groupements entre 2 et 3,4 milliards d’euros. Dans certains groupements, cela va directement aux fonds de pension. » Pierre-Olivier Variot : « Ce rapport était nécessaire à plus d’un titre. Cet état des lieux soulève des problèmes importants. Il était grand temps que l’administration, l’assurance-maladie et les ministères prennent conscience de la nécessité de modifier le mode de rémunération des pharmaciens. Jusqu’à présent, ils nous disaient oui pour nous faire plaisir, mais rien ne bougeait. Si l’objectif est de baisser le prix des génériques, cela entraînera un transfert vers l’assurance-maladie qui disposera alors de la somme. Mais attention une baisse des prix conduira aussi, pour les pharmaciens, à une baisse de la marge. Il faudra donc anticiper. »

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Pour les groupements, le rapport Rapport IGF-IGAS est une déclaration de guerre

Consacré à la chaîne de distribution pharmaceutique, le rapport de l’Inspection générale des Finances (IGF) et de l’Inspection générale des Affaires sociales (IGAS), rendu public le 7 mai, met directement en cause l’utilité et la raison d’être des groupements. Ceux-ci ont immédiatement battu en brèche ces accusations et organisent d’ores et déjà leur riposte. « La volonté de changer le modèle de rémunération des pharmaciens, et des groupements, est très grande. Nous serons à la table des discussions, comme les autres acteurs », a fait savoir au ministère de la Santé, Alain Grollaud, président de Federgy, la chambre syndicale des groupements et enseignes de pharmacie. Auprès des conseillers de la ministre de la Santé, Alain Grollaud a plaidé la cause des groupements. Ceux-ci ne sont « pas des prédateurs, mais des vecteurs de valeur », a-t-il défendu. « Pendant vingt ans, nous avons fait gagner des milliers d’euros à l’assurance-maladie. Sans groupement, il n’y aurait pas eu de droit de substitution, de pénétration des génériques. Je crois qu’ils l’ont entendu. » Le rapport note d’ailleurs que les quelque 200 groupements « fournissent des prestations de formation, de management commercial, ainsi que des systèmes d’information » aux pharmaciens.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Contrats de groupement : ce que le rapport IGAS-IGF change

Le rapport IGAS-IGF du 7 mai 2026 pointe 4 clauses contractuelles groupement-officine à risque déontologique : obligation d’acheter certains génériques auprès de fabricants référencés par le groupement, recours imposé à des grossistes répartiteurs sélectionnés, engagements contractuels sur plusieurs années ou pénalités financières élevées en cas de départ anticipé.

Lien vers l’article : https://pharmapex.fr/actualites/groupements-sous-surveillance-votre-contrat-d-adhesion-est-desormais-dans-le-vis

 

Des boosters déployés à 360°

La palette des aides à l’installation proposées par les groupements est large. Octroyées moyennant un engagement en retour, elles dépassent le simple aspect financier. Les candidats à une primo-installation – dont l’âge moyen tourne autour de 35 ans – ne disposent pas toujours d’un apport personnel suffisant pour lever le capital nécessaire au financement d’une acquisition. En effet, les banques imposent généralement que l’acquéreur fournisse 15 à 20 % du prix d’achat d’une officine. Or, « non seulement les projets de reconversion vers l’officine, notamment de pharmaciens issus de l’industrie, se multiplient, mais les jeunes diplômés sont aussi de plus en plus nombreux à vouloir s’installer juste après la fac », observe Bruno Robert, directeur du pôle Installation, Développement et Expérience entrepreneuriale chez Giphar. Pour pallier ce manque de financement, les groupements ont mis en place des dispositifs de type « boosters d’apport », dont les montants, les minimums requis, les taux d’intérêt, les durées d’engagement et les contreparties varient. Les candidats à une primo-installation – dont l’âge moyen tourne autour de 35 ans – ne disposent pas toujours d’un apport personnel suffisant pour lever le capital nécessaire au financement d’une acquisition. En effet, les banques imposent généralement que l’acquéreur fournisse 15 à 20 % du prix d’achat d’une officine. Or, « non seulement les projets de reconversion vers l’officine, notamment de pharmaciens issus de l’industrie, se multiplient, mais les jeunes diplômés sont aussi de plus en plus nombreux à vouloir s’installer juste après la fac », observe Bruno Robert, directeur du pôle Installation, Développement et Expérience entrepreneuriale chez Giphar. Pour pallier ce manque de financement, les groupements ont mis en place des dispositifs de type « boosters d’apport », dont les montants, les minimums requis, les taux d’intérêt, les durées d’engagement et les contreparties varient. Giphar comme Cerp-Astera ont tous deux fait le choix de cautionner un prêt bancaire complémentaire. Chez Alphega Pharmacie, en revanche, bien que le booster prenne la forme d’un prêt participatif souscrit auprès de son partenaire financier, Socorec, le groupement ne se porte pas caution mais met à disposition un conseil financier via un accompagnement global. Giroboost, le booster de Giropharm, consiste en la souscription d’obligations simples (OS) auprès de la coopérative du réseau, pour 7 ou 12 ans, période durant laquelle le pharmacien rembourse uniquement les intérêts. De son côté, Pharmavance propose un complément d’apport provenant d’un titulaire du réseau par le biais d’actions ou d’obligations convertibles pour 5 ans ou plus.

Source : le pharmacien de France.

 

Apothical : 10 ans de fidélité au collectif

Fondé en 2016 dans le Sud‑Est, Apothical rassemble aujourd’hui 134 officines partageant une même exigence : améliorer la prise en charge des patients par la mutualisation des pratiques, la transparence et une indépendance assumée. Cet esprit de communauté s’explique en partie par la cohérence des pharmacies, qui ne peuvent adhérer qu’à partir d’un seuil de 5 millions de chiffres d’affaires (et une cotisation de 2000 euros par mois). Des pharmacies suffisamment « matures » dans leur fonctionnement pour adopter le modèle de manière autonome : un concept d’espace pensé comme un lieu de vie, un équilibre 40-60 % entre le « prescrit » et le « non-prescrit », et un fort programme de fidélisation. Les 100 000 patients fréquentant chaque jour les officines du groupement répondent présents : 1,5 million d’entre eux est porteur d’une carte fidélité, dont une spécifique aux 18-25 ans (10 % de cagnottage sur une sélection de produits).

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Digitalisation, prévention, rémunérations avec Hervé Jouves, président de Hygie31

Hygie 31 a pour volonté d’apporter la santé pour tous et partout et ne travaille qu’avec des pharmaciens indépendants. Le groupe travaille pour que le maillage officinal par l’enseigne et par les groupements régionaux puisse demeurer et perdurer.

Lien vers le replay : https://www.youtube.com/watch?v=gpBlLJMWR1A

 

La pharmacie de montagne, laboratoire discret de l’officine française du futur

Flux multiplié par quatre en saison, grossiste bloqué par la neige, saisonniers à former en 48 heures : CEIDO, groupement fondé en 1988 par des pharmaciens de différentes régions et dont le siège est à Paris, dirigé par un ancien titulaire savoyard, a structuré au fil des années une doctrine que peu de réseaux ont formalisée. Le pont entre la pratique de la pharmacie alpine et la théorie d’un groupement parisien s’appelle Christian-Eric Mauffré. Pendant son exercice savoyard, il a observé directement la pharmacie multi-vitesse, les pics saisonniers, les ruptures logistiques, les équipes recomposées chaque automne. Cette observation, doublée de son expérience industrielle internationale et de son travail d’enseignement, s’est transformée en doctrine de groupement formalisée à partir de 2018. L’indépendance que le groupement défend depuis 1988 ne signifie pas l’isolement : elle signifie l’accès, mutualisé, à des outils que le titulaire isolé ne pourrait pas s’offrir seul. Formation rapide des saisonniers via les outils du Centre de Formation interne. Supply chain renforcée par le partenariat CERP pour anticiper les ruptures. Intelligence de la donnée patient via le partenariat Cegedim. Ce triptyque n’est pas une roadmap de groupement généraliste. C’est la réponse structurée à des problèmes que les officines à flux variable ont posés depuis longtemps, et que l’ensemble du réseau découvre aujourd’hui.

Lien vers l’article : https://pharmapex.fr/actualites/la-pharmacie-de-montagne-laboratoire-discret-de-l-officine-francaise-du-futur

 

Maladies chroniques : Wellpharma veut faciliter le parcours patient

Face à l’augmentation continue des maladies chroniques, le groupement Wellpharma entend faciliter le parcours des patients, renforcer le rôle des pharmaciens et simplifier l’organisation des officines grâce à de nouveaux outils digitaux dont une application mobile. L’application mobile lancée par Wellpharma permet à tous les patients d’accéder directement à la pharmacie depuis leur smartphone. Ils peuvent ainsi prendre rendez-vous avec leur pharmacien, échanger avec lui, mieux comprendre leur traitement et bénéficier d’un accompagnement personnalisé, selon les atouts mis en avant par le groupement. Le patient peut par exemple préparer en amont son entretien pour un bilan partagé de médication, envoyer ses ordonnances directement dans le LGO de l’officine avant son passage, accéder à un carnet de vaccination digital, ou encore mieux gérer son armoire à pharmacie.

Source : pharm-enews.fr

 

Leadersanté structure sa croissance

Après plusieurs années de travail de fond, Leadersanté capitalise sur les investissements engagés, avec des résultats visibles tant sur l’expansion de son réseau que sur la valorisation de sa marque. Le maillage d’officines partenaires (environ 1 400) poursuit sa progression, soutenu par une structuration en sous-réseaux (dont plusieurs rapprochements en 2025) qui renforce l’ancrage local et la dynamique collective. Prochaine étape pour le groupement : repenser l’expérience en officine à travers notamment LS Clinic, un concept d’espace dédié permettant au pharmacien de pratiquer sereinement les nouvelles missions, ou encore l’agencement autour d’univers à soutenir dans certaines régions à l’image du matériel médical.

Lien vers l’article :

https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/business/groupements/leadersante-structure-sa-croissance

 

RETAIL

 

E-commerce : un nouveau bouton de rétractation bientôt obligatoire pour les commerçants

À partir du 19 juin 2026, les sites e-commerce devront obligatoirement proposer une fonctionnalité permettant aux clients d’exercer leur droit de rétractation directement en ligne. Cette évolution résulte de l’ordonnance du 5 janvier 2026, qui transposent en droit français une directive européenne datant de novembre 2023. Concrètement, les commerçants concernés devront mettre à disposition de leurs clients une fonctionnalité de rétractation en ligne, gratuite, visible et facilement accessible. Il pourra s’agir d’un « bouton de rétractation » ou d’un lien clairement identifiable sur le site, l’application ou l’espace client. Cette fonctionnalité devra rester disponible pendant toute la durée du délai légal de rétractation, (14 jours à compter de la réception du produit), afin de permettre au consommateur de revenir sur son achat sans avoir à passer par un courrier, un formulaire papier ou une recherche dans les conditions générales de vente.

Lien vers l’article :

https://lechommerces.fr/e-commerce-un-nouveau-bouton-de-retractation-bientot-obligatoire-pour-les-commercants/?utm_source=brevo&utm_medium=email&utm_campaign=News%20B2M%20vendredi%20-%20154

 

NOMINATION

 

MedFrance nomme Antoine Szarzewski au poste de directeur général

Antoine Szarzewski prend la direction générale de MedFrance, syndicat des PME et ETI du médicament, à compter de début juin. Il aura pour mission de renforcer la visibilité et la représentation des PME et ETI du médicament auprès des pouvoirs publics et de l’ensemble des parties prenantes du système de santé.

Lien vers l’article : https://www.actulabo.com/medfrance-nomme-antoine-szarzewski-au-poste-de-directeur-general/

 

AILLEURS

 

L’Espagne s’attaque aux médicaments homéopathiques

À son tour, l’Espagne alerte sur l’absence d’efficacité de l’homéopathie et les risques liés à son utilisation. Les produits homéopathiques sont clairement dans le viseur du ministère de la Santé espagnol. L’agence sanitaire est catégorique : l’efficacité observée des produits homéopathiques est comparable à celle d’un placebo et aucune preuve scientifique ne permet de considérer l’homéopathie comme outil thérapeutique. L’Espagne n’a jamais remboursé l’homéopathie. En France, l’homéopathie n’est plus prise en charge depuis 2021.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

AGENDA

Amphis de l’officine : lundi 1ᵉʳ juin à 18h. Au programme : L’intervention du pharmacien : quels bénéfices pour les patients : · Présentation exclusive de l’étude Pierre Fabre – Springer Health+ : Comment l’intervention des pharmaciens améliore concrètement la santé des patients.· Deux tables rondes pour échanger : « Quels bénéfices pour les patients ? » & « Quels bénéfices pour les pharmaciens ? ». Inscriptions ici : https://swll.to/ZY0KY