Actualités du 18 au 30 avril 2026

ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES

 

Calendrier vaccinal 2026 et semaine européenne de sensibilisation

La Semaine européenne de la vaccination, coordonnée en France par le ministère chargé de la Santé et Santé publique France, se déroule du 27 avril au 3 mai. En parallèle, le calendrier vaccinal 2026 vient d’être publié. Un nouveau vaccin contre le pneumocoque, Capvaxive, est intégré au calendrier pour les adultes à risque et les personnes de 65 ans et plus, avec l’avantage d’un schéma simplifié à une seule dose. A noter également, la vaccination de rattrapage contre le HPV avec Gardasil 9 est élargie à tous les jeunes adultes jusqu’à 26 ans révolus, hommes comme femmes, quelle que soit leur orientation sexuelle. Jusqu’ici, le rattrapage au-delà de 19 ans n’était ouvert qu’aux hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH). Les pharmaciens peuvent désormais prescrire et administrer le Gardasil 9 dans cette nouvelle cible. Focus sur les nouvelles recommandations vaccinales et les outils d’information mis à disposition :

https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/calendrier-vaccinal-2026-et-semaine-europeenne-de-sensibilisation

Lien vers un quizz sur la vaccination : http://www.lequotidiendupharmacien.fr/formation/quiz/quiz-testez-vos-connaissances-sur-la-vaccination-lofficine?xtor=EPR-1-%5BNL_editionnumerique%5D-%5B20260428%5D&utm_content=20260428&utm_campaign=NL_editionnumerique&utm_medium=newsletter&utm_source=qph

 

Vaccination Covid : des aiguilles et des seringues gratuites à disposition des pharmaciens

L’Union régionale des professionnels de santé (URPS) Pharmaciens de Bourgogne-Franche-Comté met gratuitement à disposition des officines des seringues et aiguilles destinées à la vaccination contre le Covid-19. Une mesure décidée alors que de nombreux pharmaciens peinent à s’approvisionner depuis que ces dispositifs ne sont plus livrés en même temps que les vaccins du stock État. Par cette action, l’URPS « souhaite accompagner et valoriser le rôle essentiel des pharmaciens d’officine dans la stratégie vaccinale : leur rôle de vaccinateur, d’administrateur de vaccins et leur contribution majeure à l’amélioration de la couverture vaccinale de la population », conclut Pascal Louis, président de l’URPS Pharmaciens BFC.

Source : le quotidien du pharmacien.

Lien vers l’article du moniteur des pharmacies :

https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/profession/socio-professionnel/vaccination-anti-covid-19-lurps-bourgogne-franche-comte-vole-au-secours-des-pharmacies-privees-de-seringues?utm_source=sendinblue&utm_campaign=24h_infos_28_04_2026&utm_medium=email

 

Au-delà des caricatures, agir pour l’indépendance des pharmaciens

L’UPGF s’engage pour une pharmacie libérale et indépendante. Elle est donc opposée à tout ce qui peut compromettre cette indépendance. Ce n’est pas en faisant dépendre l’officine d’honoraires Sécu, ni en dictant aux pharmaciens la sélection d’un type de groupement, que l’on rendra la profession plus libre. Chaque pharmacien a le droit de choisir le groupement qui lui convient, coopératif ou autre.

Lien vers l’article : https://www.upgf.fr/positions/au-dela-des-caricatures-agir-pour-l-independance-des-pharmaciens/

 

Cancérologie : Muriel Dahan veut faire entrer l’officine dans la chaîne clinique

Lors des 16es Rencontres de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine, le 23 avril, Muriel Dahan, directrice de la Recherche et du Développement d’Unicancer, a plaidé pour une intégration beaucoup plus forte du pharmacien d’officine dans les parcours de cancérologie : sortie hospitalière, observance, conciliation médicamenteuse et bon usage des traitements coûteux. Pour elle, l’officine détient des informations encore trop peu exploitées dans le suivi des patients.

Lien vers l’article du Moniteur des pharmacies :

https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/profession/socio-professionnel/cancerologie-muriel-dahan-veut-faire-entrer-lofficine-dans-la-chaine-clinique?utm_source=sendinblue&utm_campaign=24h_infos_28_04_2026&utm_medium=email

 

Les nouveaux parcours annoncés pour 2027

Le gouvernement a annoncé la réforme de l’accès aux études de santé pour la rentrée 2027, mettant fin au système PASS/LAS. Une licence commune aux filières médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapie (MMOPK) remplacera le système actuel, avec un modèle harmonisé sur l’ensemble du territoire. La première année sera structurée en trois blocs: un bloc de sciences fondamentales communes, un bloc disciplinaire issu d’une mention de licence contributive (biologie, droit, sciences humaines…) et un bloc de compétences psychosociales et éthiques. Pour la pharmacie spécifiquement, une voie dédiée en expérimentation réservera un quota de places aux étudiants se destinant uniquement à cette filière. En complément, l’accès par le dispositif de passerelle sera élargi aux détenteurs d’une licence complète et renforcé pour les étudiants provenant de filières paramédicales ayant validé 3 ans de cursus.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Réforme d’entrée dans les études de santé : qu’en pensent les étudiants ?

Si la réforme de l’entrée dans les études de santé, avec la fin annoncée du système PASS/LAS, est accueillie favorablement par les associations étudiantes, certains points d’inquiétude demeurent. L’Association nationale des étudiants en pharmacie de France (ANEPF) regrette notamment l’expérimentation d’un accès direct aux études pharmaceutiques.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Santé sexuelle à l’officine : l’USPO et François Hollande rédigent une proposition de loi

Souhaitant passer à la vitesse supérieure dans la prise en charge de la santé sexuelle des Français par le pharmacien, l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) reçoit le soutien de François Hollande. L’ancien président de la République et actuel député de Corrèze ainsi qu’Océane Godard, députée de Côte-d’Or, s’apprêtent à déposer une proposition de loi pour ancrer le rôle du pharmacien dans la prise en charge d’urgence, la prévention et le dépistage. Une proposition de loi visant à la fois la contraception, la prévention VIH et le dépistage des IST va être déposée dans le courant du mois de mai par Océane Godard, députée de Côte-d’Or et François Hollande, député de Corrèze, comme l’a annoncé Pierre-Olivier Variot, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO), le 23 avril lors des 16e rencontres de l’USPO.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Une enquête sur la déprescription en pharmacie par PHSQ

Afin de mieux comprendre les pratiques de terrain et d’accompagner l’évolution de la profession, l’association PHSQ (Pharma Système Qualité) lance une enquête nationale intitulée : « La déprescription : quels défis pour l’officine ? ». Celle-ci est menée en amont de son colloque annuel, prévu le 12 juin prochain. « Que vous pratiquiez la déprescription ou non, votre participation contribuera directement à mieux comprendre la réalité du terrain », souligne Pharma Système Qualité. L’enquête est ouverte jusqu’au 24 mai. Le questionnaire, rapide (3 minutes), est volontaire et anonyme. Il est réservé aux pharmaciens.

Lien d’accès à l’enquête :

https://form.typeform.com/to/QXPBjokW

Les résultats seront partagés à l’issue du colloque PHSQ du 12 juin.

Source : pharm-enews.fr

 

Violences sexistes et sexuelles : l’Ordre lance une vaste enquête auprès des pharmaciens

L’Ordre national des pharmaciens se mobilise pour mener une enquête de grande envergure visant à dresser un état des lieux des violences sexistes et sexuelles subies par les pharmaciens et les docteurs juniors en pharmacie dans le cadre professionnel et à évaluer leur rapport à cette problématique.

Lien vers l’article :

https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/violences-sexistes-et-sexuelles-l-ordre-lance-une-vaste-enquete-aupres-des-pharmaciens

 

Demain, les pharmacies françaises feront-elles toutes de la vente de médicaments en ligne ?

Treize ans après son autorisation, la vente en ligne de médicaments sans ordonnance divise toujours la profession. Un portail national, qui regroupera toutes les pharmacies de France, doit être mis en service à l’automne. Le véritable tournant pourrait donc venir de l’Etat, qui prévoit de lancer à l’automne un portail national baptisé « Ma pharmacie en France », en partenariat avec La Poste pour la logistique, rapporte Ouest-France.

 

Dispositifs médicaux : ce que les deux nouveaux décrets changent concrètement pour l’officine

Deux décrets ont été publiés au Journal officiel le 21 avril 2026 pour assurer l’application des règlements européens de 2017 sur les dispositifs médicaux (DM) et sur les dispositifs médicaux de diagnostic in vitro(DMDIV). Ils réorganisent le Code de la santé publique afin de rendre les obligations des différents acteurs plus lisibles, tout en venant renforcer la sécurité sanitaire. Pour les pharmaciens d’officine, ces textes précisent les conditions de délivrance, les obligations de traçabilité, la participation accrue aux dispositifs de vigilance.

Lien vers l’article :

https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/profession/socio-professionnel/dispositifs-medicaux-ce-que-les-deux-nouveaux-decrets-changent-concretement-pour-lofficine?utm_source=sendinblue&utm_campaign=24h_infos_22_04_2026&utm_medium=email

 

« Le pharmacien ne peut aliéner son indépendance » : le code de déontologie fixe les lignes rouges

Entré en vigueur le 6 mars 2026, le nouveau code de déontologie redessine les marges de manœuvre des pharmaciens. Publicité, indépendance, pratiques commerciales : l’Ordre tente de lever les ambiguïtés sans renoncer aux principes fondateurs. Décryptage avec Carine Wolf-Thal, présidente du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens : «Il était indispensable de rappeler que le pharmacien ne peut aliéner son indépendance, quelle qu’en soit la forme. Ce principe dépasse largement la seule question de la financiarisation. Par ailleurs, des travaux sont en cours avec la Direction générale de la santé, la Direction générale des entreprises et les autres ordres de santé, en vue d’une évolution législative. Le Code anticipe ces débats ». « Et il faut être clair : en cas de manquement, sa responsabilité peut être engagée. L’indépendance n’est pas seulement un droit, c’est une obligation ».

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Yannick Neuder : « On ne laissera pas le terrain aux complotistes, aux antivax »

Le député LR de l’Isère et ancien ministre de la Santé Yannick Neuder parraine une « Alliance immunisation et prévention des infections » lancée ce mercredi 29 avril à l’Assemblée nationale. « Ce qui se passe aux Etats-Unis est un sacré avertissement pour l’Europe », prévient-il. Le député déplore le sous-investissement français en prévention et défend la vaccination comme « un investissement, pas une dépense ».

Source : Ouest France.

 

Agences de l’Etat : les sénateurs LR déposent un texte pour supprimer plusieurs opérateurs

Dans la continuité des travaux de la commission d’enquête sur les agences de l’Etat, les sénateurs LR cherchent à relancer le débat sur le sujet en déposant une proposition de loi sur le sujet. Le texte propose de supprimer les ARS, l’Anru ou encore l’ANS. La sénatrice Christine Lavarde, pressentie comme rapporteure du texte, assume clairement cette orientation: « Les liens avec les ARS sont souvent assez mal vécus par les élus locaux. » Le débat parlementaire pourrait s’ouvrir dès juin au Sénat.

Lien vers l’article : https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/agences-de-letat-les-senateurs-lr-deposent-un-texte-pour-supprimer-plusieurs-operateurs

 

Élections aux URPS, représentativité syndicale : une proposition de loi pour clarifier les règles du jeu

Tandis que les élections aux unions régionales des professionnels de santé (URPS) ont été reportées à 2027, une proposition de loi (PPL) de la sénatrice Corinne Imbert (apparentée LR) vise à mieux encadrer le scrutin avec un vote « sur sigle » et à clarifier les modalités d’appréciation de la représentativité syndicale.

Pour en savoir plus : https://www.senat.fr/dossier-legislatif/ppl25-427.html

 

Sous-traiter la PDA, la bombe qui menace les officines

Concentrer la préparation des doses à administrer (PDA) entre quelques pharmacies. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, ce projet d’expérimentation déclenche la colère des syndicats. Ils y voient une menace directe pour les officines rurales et l’indépendance du réseau.

Lien vers l’article :

https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/profession/socio-professionnel/sous-traiter-la-pda-la-bombe-qui-menace-les-officines?utm_source=sendinblue&utm_campaign=24h_infos_24_04_2026&utm_medium=email

 

Amazon lance un programme de perte de poids à base de GLP-1

Amazon lance un programme intégré de gestion des traitements GLP-1 contre l’obésité, combinant consultations virtuelles et en présentiel, gestion des prescriptions et livraison à domicile via Amazon Pharmacy. Le programme propose notamment le Wegovy® (sémaglutide) de Novo Nordisk, le Zepbound® (tirzépatide) et le Foundayo® (orforglipron) d’Eli Lilly. Les prix débutent à 25 $ par mois avec assurance, 149 $ pour les médicaments oraux sans assurance et 299 $ pour les injectables. Amazon entend s’appuyer sur son réseau logistique pour proposer une livraison le jour même, avec une expansion prévue à 4.500 villes d’ici fin 2026.

Lien vers l’article : https://www.cnbc.com/2026/04/21/amazon-glp-1-weight-loss-program.html

 

CHIFFRES

 

Initialement fixée au 30 avril, la date limite prévue pour le dépôt des actions de DPC effectuées pour la période 2023-2025 est reportée au 30 juin, selon les informations de l’Ordre des pharmaciens.

 

50% des officines ne cumulent pas encore 3 missions qualifiantes avant la clause de revoyure de l’été 2026. Chaque mission manquante coûte 0,05 euro d’honoraire par acte. Source : avenant missions rémunérées 2026/Pharmapex

 

À compter du 30 avril, une nouvelle procédure de déclaration préalable sera en vigueur pour la création d’un site Internet de vente de médicaments. Les pièces à fournir et les délais ont été modifiés. Pour en savoir plus : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053594248

 

Selon un rapport de la Cour des comptes publié le 27 avril, les évènements indésirables graves associés aux soins (EIGS) sont « largement sous-déclarés » dans les établissements de santé. Si leur déclaration est une obligation légale depuis 2004, leur nombre réel serait 20 à 50 fois plus important que le chiffre officiel. Sur les 16 060 EIGS analysés par la Haute Autorité de santé (HAS) depuis 2017, plus de 12 % sont attribués à des erreurs médicamenteuses. 31 % ont concerné des erreurs liées aux soins ou à l’organisation des soins et 22,8 % des actions du patient contre lui-même. Dans près de la moitié des cas (48 %), ces événements ont conduit au décès du patient, rappelle le rapport de la Cour des comptes. Source : le quotidien du pharmacien.

 

À l’occasion de la Semaine mondiale de la vaccination, l’Institut Pasteur a réuni près de 300 personnalités autour d’un même message : une vie est sauvée toutes les huit secondes grâce aux vaccins, soit 450 par heure, 11 000 par jour et près de 4 millions par an selon l’Organisation mondiale de la santé. Source : le moniteur des pharmacies.

 

À l’occasion de la semaine européenne de la vaccination, Santé publique France (SPF) publie un panorama de la vaccination, notamment chez les enfants, les adolescents et les jeunes adultes. Bonne nouvelle, l’adhésion vaccinale se maintient à un niveau élevé. En effet, plus de 80 % des adultes de 18 à 79 ans se déclarent favorables à la vaccination. L’adhésion à la vaccination est plus élevée encore chez les jeunes et les séniors (18-29 ans et 70-79 ans). Les réticences se concentrent surtout sur le vaccin contre le Covid-19 (25 %), suivi de celui contre la grippe (7 %). Par ailleurs, la couverture vaccinale contre les papillomavirus s’améliore « dans le contexte d’une politique vaccinale s’appuyant sur la vaccination dans les collèges », indique l’institution sanitaire. Dans le détail, 61,6 % des filles âgées de 15 ans avaient reçu une première dose de vaccin en 2025, contre 58,4 % en 2024. Par ailleurs, 46 % des garçons de 15 ans avaient reçu une première dose de vaccin, contre 36,9 % en 2024. Des chiffres qui s’améliorent, mais qui restent encore loin de l’objectif de 60 % en 2023, puis de 80 % à l’horizon 2030, qui permettraient de réduire les cas de cancer dus à ces virus. Source : le quotidien du pharmacien.

Moderna annonce dans un communiqué avoir obtenu une autorisation de mise sur le marché (AMM) de la Commission européenne pour son vaccin mCombriax. Ce vaccin, qui repose sur une seule injection, est le premier vaccin à ARNm au monde contre la grippe saisonnière et le Covid-19 à obtenir une AMM selon le laboratoire. Source : le quotidien du pharmacien.

Jusqu’ici disponible sous forme de flacon de poudre à reconstituer, le vaccin contre le zona Shingrix sera disponible dans une forme plus simple d’emploi : la seringue préremplie. GSK promet une mise à disposition pour fin 2026. Source : le quotidien du pharmacien.

Alors que la vaccination contre le virus respiratoire syncytial (VRS) est recommandée chez les personnes âgées, l’Académie nationale de médecine appelle à une accélération des négociations sur le remboursement. La Haute Autorité de santé (HAS) a rendu un avis favorable depuis 2024 à une prise en charge pour les personnes de 75 ans et plus et les 65 ans et plus présentant des pathologies respiratoires ou cardiaques chroniques, sans que l’accès soit ouvert faute d’accord sur les prix. Source : le quotidien du pharmacien.

Le réseau ultra-marin est plus « impacté que nous par les baisses de prix, abonde Guillaume Racle, membre du bureau national de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) et co-président de la région Grand Est. Lorsque le prix descend de 100 euros pour nous, cela peut être une perte de 115 pour eux, selon le coefficient en vigueur dans le territoire. Ils perdent ainsi plus rapidement une tranche de MDL. » Source : le quotidien du pharmacien.

« En 2025, les médicaments dont le prix dépasse 468 € ont représenté 43 % du CA de la prescription remboursable, mais seulement 0,5 % des volumes », met en évidence David Syr, directeur général du Gers Data. Le déséquilibre est encore plus marqué avec les médicaments les plus onéreux : « Au-delà de 1 930 €, on tombe à 0,1 % des volumes pour 24 % ou 28 % du CA. » Autrement dit, une part importante de l’activité officinale repose désormais sur un très petit nombre de boîtes délivrées.

Malgré un ralentissement des créations nettes d’emplois – anticipées à 1.000 en 2026 contre 2.000 l’année précédente – l’industrie du médicament reste un recruteur majeur, avec 12.000 à 15.000 postes à pourvoir cette année, selon le Leem. Le secteur emploie environ 109.240 personnes dans plus de 150 métiers, avec 85% de CDI. Les besoins sont notamment tirés par « d’importants départs en retraite », indique au Parisien Arnaud Chouteau, directeur emploi et formation du Leem qui ajoute que « les sous-traitants recrutent beaucoup ». Les métiers de production, qui représentent 36% des effectifs, sont particulièrement recherchés: opérateurs, techniciens de maintenance, ingénieurs qualité et pharmaciens. Ces derniers, en particulier, sont « difficiles à trouver et attirer, beaucoup préférant travailler en officine ».

Le gouvernement allemand a adopté en Conseil des ministres une réforme de l’assurance-maladie visant à générer 16,3 milliards d’€ d’économies dès 2027, soit un milliard de plus que le déficit prévu des 93 caisses d’assurance-maladie. « A la pharmacie, aujourd’hui, on paye entre 5 et 10 € sa boîte de médicaments si on est assuré par une caisse publique d’assurance-maladie. Cela va augmenter de 50%, mais ça correspond à l’inflation sur les 20 dernières années. Le texte doit encore être voté par le Bundestag puis par le Sénat avant l’été. Source : les échos.

La nouvelle grille des salaires de la pharmacie d’officine entre en vigueur depuis la publication au Journal officiel du 17 avril 2026 de l’arrêté d’extension de l’accord salarial signé le 19 janvier. La valeur du point conventionnel passe de 5,215 € à 5,278 €, soit une revalorisation de 1,2 %. Concrètement, un pharmacien à temps complet au coefficient 600 voit son salaire augmenter de 56,25 € brut mensuel, et un préparateur au coefficient 290 de 27,27 € par mois. La prime d’équipement annuelle passe de 90 à 92 euros. Source : Le Moniteur des Pharmacies.

Opella boucle un cycle d’investissement de 20 millions d’€ sur son site de production de Compiègne, dans l’Oise, l’une de ses deux usines françaises avec Lisieux. L’établissement, qui emploie 500 salariés et produit 155 millions de boîtes de médicaments par an, dont le Doliprane® (paracétamol) depuis 2006, a inauguré mi-avril une nouvelle ligne de granulation, fruit d’un investissement de 8 millions d’€ sur la période 2022-2026. Source : le journal des entreprises.

En France, un couple sur quatre rencontre des difficultés pour concevoir un enfant, soit plus de 6 millions de personnes touchées par l’infertilité, dont 10% des cas restent inexpliqués, rappelle La Croix. Le recul de l’âge à la maternité, passé de 24 ans en 1974 à 29 ans en 2023 pour une première grossesse, constitue un facteur clé, la fertilité maximale féminine se situant autour de 25 ans. Et la PMA, souvent perçue comme une solution miracle, n’offre pas de garantie: 40% des personnes renoncent dès la troisième tentative.

Le projet d’usine de paracétamol d’Ipsophène à Toulouse avance sous tension, constate La Dépêche. Sur le plan financier, d’abord, Ipsomedic, la société qui porte la R&D et détient les brevets du procédé, a été placée en redressement judiciaire en novembre 2025, jetant une ombre sur le calendrier industriel. Sur le plan géographique ensuite, le site retenu, installé sur un terrain d’ArianeGroup à proximité immédiate de l’ancien AZF, est classé Seveso seuil haut. Un collectif de riverains conteste ce choix, dénonce une implantation « à hauts risques » et menace de porter le dossier en justice. Les porteurs du projet se veulent rassurants, mais les obstacles restent nombreux pour ce chantier présenté comme un étendard de la souveraineté pharmaceutique française.

Par une décision du 21 avril 2026, l’ANSM inflige une sanction financière de 850 000 euros au laboratoire Abbvie pour avoir enfreint le code de la santé publique dans la gestion des pénuries de la spécialité Vitamine A Dulcis 25 000 U.I. pour 100 g, pommade ophtalmique, figurant sur la liste des médicaments d’intérêt thérapeutique majeur.

Effectués en avril (au titre de 2025), les derniers paiements forfaitaires de la rémunération sur objectifs de santé publique (Rosp) et du forfait structure atteignent en tout presque 10 000 euros en moyenne par généraliste. Le nouveau forfait médecin traitant (FMT) va se déployer progressivement en 2026, avec un suivi par patient visible sur le téléservice amelipro. Source : le quotidien du médecin.

Complémentaires santé : malgré l’interdiction, des augmentations « généralisées » des cotisations, dénonce Que Choisir. L’association de consommateurs a recueilli plus de 4000 témoignages, dont l’écrasante majorité rapportent des hausses des cotisations en 2026. Elles s’élèvent en moyenne à 106 euros. Lien vers l’article : https://www.egora.fr/actus-pro/acces-aux-soins/complementaires-sante-malgre-linterdiction-des-augmentations-generalisees

80% : c’est le taux de pénétration des biosimilaires substituables en mars 2026. Source : gers data.

La couverture vaccinale contre la grippe a atteint 49,6% chez les personnes à risque, 56,7% chez les plus de 65 ans et plus, et 28,9% chez les moins de 65 ans à risque. Ces niveaux sont supérieurs à ceux de 2024-2025, une première depuis la pandémie de Covid-19. Source : le moniteur des pharmacies.

8 Français adultes sur dix sont favorables à la vaccination en général en 2024, dont un quart très favorable, selon le baromètre annuel de Santé public France, rapporté par Libération. L’adhésion se renforce chez les moins de 55 ans et la couverture vaccinale des enfants progresse, dépassant désormais 95% chez les nourrissons pour les onze injections obligatoires. La vigilance reste néanmoins de mise: pour la première fois depuis 2020, l’adhésion vaccinale recule chez les 18-75 ans vivant en métropole: elle était de 83,7% en 2021, elle n’est plus que de 80,3%.

À l’occasion de la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail, le 28 avril 2026, l’Organisation internationale du travail (OIT) publie un rapport sur les conséquences des risques psychosociaux (RPS) en milieu professionnel. Résultat : 840 000 décès par an, dont 784 000 liés à des maladies cardiovasculaires et 56 000 à des troubles mentaux.

En 2023, les dépenses de santé des Français se sont établies à 3.124 € en moyenne par patient ayant reçu au moins un remboursement de la Sécurité sociale, dont 2.546 € pris en charge par l’Assurance-maladie, révèle une étude de la Drees publiée cette semaine. L’hôpital représente le premier poste de dépenses avec 1.257 € par patient, devant les médicaments à 504 €, note Ouest-France. 86% des patients ont consulté un médecin généraliste et 90% ont eu recours à des médicaments remboursables. L’étude note des inégalités de dépenses toujours très marquées selon l’âge et l’état de santé. Les patients de plus de 80 ans affichent ainsi des dépenses moyennes dépassant 9.000 €, tout comme les patients en affection de longue durée (ALD), dont les dépenses atteignent 9.473 € en moyenne, contre 1 510 euros pour les patients sans ALD.

46 % C’est la proportion de lycéens français ayant déjà vapoté en 2024, contre 35% en 2015, selon une enquête de l’OFDT portant sur 11.731 élèves. 6% vapotent quotidiennement, dont 4% n’ayant jamais fumé. « La cigarette électronique est présentée comme un outil pour arrêter de fumer: ce n’est pas le cas pour ces jeunes. Si on voyait tout à coup nos adolescents se coller sur le bras des patchs nicotiniques, on serait surpris; c’est la même chose ici », indique à Libération Stanislas Spilka, responsable de l’unité data de l’OFDT.

En termes économiques, les RPS représentent une perte annuelle équivalente à 1,37 % du PIB mondial. De quoi parle-t-on exactement ? Stress chronique, harcèlement moral ou sexuel, violences internes ou externes, sentiment d’épuisement professionnel. Des situations qui se traduisent par un mal-être au travail, parfois par une souffrance physique grave. Les causes sont identifiées : communication numérique excessive, messages envoyés en dehors des heures de travail, surveillance intrusive, suivi des performances en temps réel, décisions automatisées opaques. Le travail hybride et l’intelligence artificielle amplifient ces pressions. L’Assurance-maladie Risques professionnels déploie un parcours de prévention des RPS auprès d’entreprises ciblées. Une aide financière pouvant aller jusqu’à 25 000 euros est proposée aux structures de moins de 50 salariés pour formaliser leurs pratiques de prévention. Source : Le Monde.

La Cour des comptes estime à 22 milliards d’euros le coût des soins hospitaliers jugés inutiles ou à faible valeur en France. Les soins jugés inutiles ou à faible valeur pèseraient 22 milliards. Les infections nosocomiales, contractées à l’hôpital, causent encore environ 4 000 décès par an, pour un coût estimé entre 2,2 et 5,2 milliards d’euros. Source : Les échos.

Dans une tribune publiée par Le Monde, un collectif de gynécologues-obstétriciens conteste la stratégie nationale sur l’endométriose, qui repose surtout sur le financement d’un test salivaire diagnostique, l’Endotest®, à hauteur de 25.000 tests à 839 €. Soit environ 21 millions d’€, alors que la recherche publique sur la pathologie n’est dotée que de 11 millions sur cinq ans. Les signataires alertent également sur un risque plus élevé de patientes faussement positives, entre 12% et 30%. « Le paradoxe est connu: un test présenté comme destiné à éviter des cœlioscopies pourrait, dans la pratique, en augmenter le nombre. »

Le Monde enquête sur le détournement de médicaments psychostimulants par des étudiants sous pression, en particulier le méthylphénidate (Ritaline®), prescrit pour le trouble de l’attention avec hyperactivité (TDAH), mais consommé sans ordonnance pour améliorer concentration et performance. Selon une enquête académique menée auprès de plus de 46.000 jeunes, près d’un quart des 18-25 ans a déjà pris des psychoactifs pour gérer le stress. Les étudiants en pharmacie sont particulièrement concernés: selon un rapport de 2023, près de 7% consomment des substances dopantes, et un tiers des étudiants en médecine y ont déjà eu recours.

La marque-enseigne Aroma Zone affiche une croissance de + 52 % de son chiffre d’affaires en 2025, après déjà + 56 % en 2024 et + 42 % en 2023, portée par un modèle hybride articulé entre digital et retail physique. Côté distribution, la dynamique s’appuie sur un réseau de boutiques en expansion (ouvertures à Paris Opéra, Cannes, Anglet, Rouen ou Angers) et une première implantation à Londres fin 2025, qui amorce son internationalisation. Source : le moniteur des pharmacies.

Entre 2016 et 2021, deux pharmaciens exerçant en Bretagne ont accepté des avantages en nature d’un montant respectivement de 25 467 euros et de 32 530 euros, dans le cadre de l’achat de compresses et de pansements. Dans deux décisions rendues le 2 février, la chambre disciplinaire de l’ordre régional leur adresse un avertissement, considérant qu’ils ont enfreint les dispositions du Code de la santé publique et « porté atteinte à la probité de la profession. » Source : le moniteur des pharmacies.

Le nombre de pharmaciens qui recourent à la plateforme d’accompagnement psychologique de SPS est encore bas, mais il a augmenté de 48 % en 2025 par rapport à 2024. Reflet d’une meilleure visibilité du dispositif disponible 24 heures sur 24 pour l’ensemble des soignants et des étudiants en santé. Mais aussi d’un besoin d’écoute par des psychologues professionnels et de réorientation vers des interlocuteurs adaptés. Source : le quotidien du pharmacien.

Pour le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (Cnop), il n’y a pas d’ambiguïté : un casier ne peut être qu’un outil logistique, et jamais un système autonome de délivrance. Le click & collect est accepté mais il doit rester intégré à l’acte officinal. Une audience de la Chambre de discipline du 12 novembre 2024, lue le 20 décembre 2024, indiquait que par une décision du 27 octobre 2022, une sanction avait été prononcée à l’encontre de Mme A., pharmacienne de son état, lui interdisant de manière temporaire d’exercer la pharmacie pendant une durée de quinze jours « pour la mise en place d’un dispositif de récupération des médicaments prescrits sur la vitrine de l’officine et pour l’affichage relatif à ce dispositif apposé sur la devanture de cette officine ». Source : le moniteur des pharmacies.

En France, « la pharmacie en ligne représente à peu près 2 % du marché total et 3 % si on ajoute Amazon, donc cela reste relativement confidentiel », déclarait Paul Reynolds, expert chez Iqvia France, cabinet d’analyse de données de santé, lors de la publication d’une étude de marché le 22 mai 2025. De fait, sur les 19 470 pharmacies recensées en métropole en 2025, seules 861 d’entre elles sont référencées sur le site de l’Ordre des pharmaciens comme ayant une activité de vente en ligne de médicaments à prescription médicale facultative. Source : le moniteur des pharmacies.

La proposition de loi sur l’aide à mourir entame une nouvelle lecture au Sénat, près de quatre mois après son rejet en janvier. Les rapporteurs républicains Christine Bonfanti-Dossat et Alain Milon défendent un texte sensiblement plus restrictif que celui adopté par les députés. Plutôt qu’un « droit à l’aide à mourir », ils proposent un « dispositif d’assistance médicale à mourir » réservé aux patients dont le pronostic vital est engagé à court terme. Les débats en séance publique sont prévus les 11, 12 et 13 mai. Source : Le Figaro.

Le chiffre d’affaires moyen de mars 2026 enregistre une progression de l’activité de + 5,20 % par rapport à mars 2025. Cette progression est toujours soutenue par l’évolution significative des prescriptions hospitalières et médicaments chers dont le PFHT>150 euros.  (+ 15,08 %) et contribuent pour moitié à l’évolution constatée. Les honoraires de dispensation progressent de + 0,20 % et semble inverser la tendance baissière de ce début d’année. Source : Barofar mars 2026.

Après la publication le 18 avril du décret annonçant la prise en charge pour les moins de 26 ans des coupes ou culottes réutilisables vendues en pharmacie, le ministère de la Santé et le ministère de l’Action et des Comptes publics ont publié un avis de projet définissant les modalités de prise en charge des protections périodiques réutilisables. Pour en savoir plus : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053931269

59 millions d’euros. C’est la somme récoltée en neuf jours de streaming par le tiktokeur polonais Latwogang (Patryk Garkowski, 23 ans) au profit de Cancer Fighters, une fondation luttant contre le cancer infantile. L’opération a dépassé trois fois et demie le ZEvent français 2025 (16 millions d’euros) et atteint un pic de 1,57 million de spectateurs simultanés sur YouTube, un record européen.

Le dépistage du cadmium, métal lourd cancérogène qui imprègne une majorité de Français selon l’Anses, sera prochainement remboursé. Mais le dispositif est d’ores et déjà contesté par les médecins libéraux qui avaient alerté sur cette « bombe sanitaire » en juin 2025, note Le Monde. La prise en charge sera en effet limitée aux personnes « potentiellement surexposées », sur la base d’une cartographie des sols datant des années 2000-2009. Or, l’alimentation représente jusqu’à 98% de l’exposition au cadmium. « C’est comme si le gouvernement avait peur d’un raz de marée de résultats alarmants », dénonce Pascal Meyvaert, coordinateur du groupe santé-environnement des médecins libéraux.

Des chercheurs du CNRS et de l’Institut Cochin ont montré que le cannabidiol (CBD) inhibe l’infection par le VIH au niveau des muqueuses génitales, en déclenchant la sécrétion d’un neuropeptide naturel, le CGRP, qui limite l’entrée du virus dans les cellules immunitaires. Une inhibition de 60% a été observée in vitro et jusqu’à 80% sur des tissus humains ex vivo. Ces travaux, publiés dans la revue Mucosal Immunology et financés par Sidaction, ouvrent la piste d’un lubrifiant au CBD comme outil de prévention complémentaire. « Il n’aura jamais vocation à remplacer la PrEP, mais pourrait compléter l’offre », indique au Figaro le Dr Yonatan Ganor, directeur de recherche au CNRS.

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a publié son bilan 2025 des sanctions financières infligées aux laboratoires, principalement pour une mauvaise gestion et un défaut d’information concernant les ruptures de stocks de médicaments. Enseignement principal : le nombre d’entreprises pharmaceutiques sanctionnées l’an passé a été bien moins important qu’en 2024. En 2025, le gendarme du médicament n’a adressé que six sanctions à des laboratoires pharmaceutiques, pour un peu plus de 750 000 euros d’amende en cumulé, selon un bilan communiqué le 24 avril et qui concerne des faits remontant à la période 2023-2024. À titre de comparaison, une trentaine d’amendes avait été décidée par l’ANSM en 2024. Cinq sanctions ont été prises suite à une déclaration tardive de ruptures de stocks de médicaments et la sixième concerne un manquement sur la mise en place d’un plan de gestion des pénuries (PGP). Source : le quotidien du pharmacien.

Selon une enquête publiée le 23 avril 2026 par The Harris Poll pour le compte de Merck Manuals, 62 % des adultes américains ont déjà utilisé des outils d’IA (chatbots médicaux, ChatGPT, Google Gemini, Siri) pour chercher des informations médicales. Les usages les plus fréquents : rechercher des informations sur une maladie (33 %) et se renseigner sur les effets secondaires ou le dosage d’un médicament (26 %). Plus de la moitié des utilisateurs (54 %) déclarent entrer une liste de symptômes pour obtenir un diagnostic. Le réflexe est différent selon les générations. 77 % des membres de la génération Z et des Millennials utilisent ces outils, contre 58 % chez la génération X et 40 % chez les Baby Boomers. Les parents d’enfants de moins de 18 ans sont aussi plus enclins à y recourir (83 % contre 52 %). Point positif : 90 % des utilisateurs déclarent vérifier la fiabilité des informations obtenues.

Près d’une question sur deux (47,5%) posées par un professionnel de santé à l’agent conversationnel MedGPT concerne la prescription médicamenteuse, a rapporté l’éditrice de l’assistant d’intelligence artificielle (IA), la société française Synapse Medicine, mi-mars. Source : tic pharma.

4,9 milliards d’euros. C’est le montant total des dépassements d’honoraires en France en 2025, selon la Cnam, qui a ouvert des négociations avec les syndicats médicaux sur leur régulation. 3.060 médecins de secteur 2, dont près de 1.000 chirurgiens, affichent un taux moyen de dépassement supérieur à 150%, précise Le Quotidien du Médecin.

Aujourd’hui, 65 % des produits solaires sont vendus en pharmacie, c’est 9 points de plus qu’en 2019 (selon L’Oréal France, 2025), signe d’un transfert de valeur vers ce canal à forte légitimité conseil. Dans le même temps, le rôle du pharmacien s’impose comme déterminant dans l’acte d’achat : 43 % des décisions sont influencées par son conseil (Gers Data, 2024), un levier clé notamment pour orienter vers des indices élevés. D’ailleurs, côté consommation, la demande reste tirée par les protections fortes : 72 % des acheteurs se tournent vers des SPF 50+ (BVA pour L’Oréal, 2025), confirmant une attente accrue en matière de sécurité. 45 % des Français ne comprennent pas réellement la signification du SPF et 78,5 % ne maîtrisent pas les règles d’application (Kantar Panel Voice, 2024), ce qui souligne l’importance de renforcer l’information, le conseil et la mise en avant de ces produits en officine. Source : le moniteur des pharmacies.

Les syndicats de salariés des laboratoires de biologie médicale de ville ont lancé un appel à la grève générale à partir du 4 mai 2026. Ils dénoncent une « absence de revalorisation des salaires depuis janvier 2024 « et une dégradation des conditions de travail, imputées à la concentration du secteur au profit de grands acteurs privés (Biogroup, Eurofins, Cerballiance, Inovie, Unilabs, Synlab), qui auraient comprimé la masse salariale « pour répondre aux exigences des fonds d’investissement ». « Les trois quarts des salariés sont actuellement payés au SMIC ou juste quelques euros au-dessus », alerte la fédération nationale des industries chimiques CGT. Source : Le Figaro.

Entre 14 et 18 ans, 26 % des jeunes cessent de faire du sport au moins une fois par semaine pendant leurs loisirs. Ce décrochage est deux fois plus fréquent chez les filles que chez les garçons (34 % contre 18 %) et touche plus les jeunes sortis du système éducatif, les apprentis et les lycéens professionnels que les lycéens généraux. Source : Injep.

À partir du 1er mai, les patients actifs affiliés MGEN basculent vers Viamedis (code de télétransmission 75990010). Quant aux retraités, ils ont déjà basculé le 1er juillet 2025. Source : le quotidien du pharmacien.

À compter du 15 mai, les spécialités Eylea et ses biosimilaires voient leur prix baisser, selon un avis publié au « Journal officiel » du 30 avril 2026.

 

GROUPEMENTS

 

Federgy mise sur la pédagogie pour défendre les groupements

Federgy publie une vidéo pédagogique pour clarifier le rôle des groupements, réduits, selon le syndicat, à des centrales d’achat par certains décideurs. Formation, outils de gestion, relais de campagnes : Alain Grollaud plaide pour une reconnaissance du modèle. Les attaques visant les groupements lors des discussions des PLFSS 2025 et 2026, notamment via des amendements évoquant leur suppression, ainsi que « l’amalgame fait entre groupements et financiarisation », ont rendu nécessaire, selon le président de Federgy, de « faire preuve de pédagogie ». « Les groupements accompagnent les adhérents (installation, réinstallation, vente de la pharmacie), mais cela ne signifie pas qu’ils souhaitent entrer au capital des officines. Federgy voulait aussi clarifier ces points ».

Source : le quotidien du pharmacien.

 

De l’achat ponctuel au réflexe : le test Apothical

Le groupement a lancé, mi-octobre 2025, un programme de fidélité réservé aux 18-25 ans, intégré à sa carte existante, avec une mécanique simple : 10 % de cagnotte cumulés sur une sélection de produits renouvelée tous les quatre mois. L’initiative s’appuie sur une sélection construite avec des laboratoires partenaires et un dispositif de communication à 360° (Instagram, relais pharmacies, PLV, page spécifique, newsletters). « Les jeunes se réfèrent quasiment exclusivement à TikTok pour avoir les avis sur des produits, et la direction artistique de la marque fait partie de leur critère numéro 1. Ils parlent tous de “DA”, raconte Véronique Duché. Le visuel, la théâtralisation de la marque ou du produit, son image comptent plus que les mots utilisés pour les décrire. » Le bilan est rapide et mesurable : 11 116 cartes « Gen Z » créées depuis le lancement, soit 10,67 % des cartes sur la période (contre 4,4 % auparavant), avec une moyenne de 2 500 créations par mois. Côté business, les produits concernés progressent nettement plus vite chez les 18-25 ans que sur le reste de la clientèle : + 42 % de chiffre d’affaires au lancement (par rapport à l’année précédente), puis + 77 % sur le premier trimestre 2026.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Les groupements épinglés par la Sécurité sociale

Lors des 16es Rencontres de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO), le directeur de la Sécurité sociale a mis en cause la part croissante des groupements dans la chaîne de valeur officinale, dénonçant une captation économique déconnectée de l’impact en santé publique. Une analyse nuancée par l’USPO, qui défend de son côté la place des groupements dans le développement des nouvelles missions du pharmacien. Selon Pierre Pribile, directeur de la Sécurité sociale, les groupements incarneraient une dérive du modèle économique : « Quand les centrales d’achat captent la plus grande part de la valeur, alors que leur contribution directe à l’amélioration de la santé des concitoyens est limitée, cela signifie que nous prenons un mauvais chemin », a‑t‑il averti. Face à cette critique, Pierre‑Olivier Variot, président de l’USPO, a tenu à nuancer l’analyse. Assimiler l’ensemble des groupements à des centrales d’achat serait, selon lui, réducteur et contre‑productif. « Certains groupements sont de véritables outils pour développer de nouvelles missions, pour être prospectifs et accompagner la transformation du métier », a‑t‑il insisté. Ces groupements jouent, notamment, un rôle clé dans l’organisation des nouvelles activités cliniques qui doit permettre au système de santé de perdurer. « Ce sont les groupements les plus dynamiques qui sont aussi les plus efficients dans la prise en charge des patients », juge le président de l’USPO.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Les groupements de pharmacie appelés à la transparence sur les remises génériques

La Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) a appelé récemment à privilégier l’adhésion à des groupements de pharmacie au modèle coopératif. L’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) met à son tour en garde contre certains montages financiers, recentrant sa réflexion sur l’indépendance et la transparence financière. Avec, en filigrane, les remises commerciales sur les médicaments génériques. « Aujourd’hui, un groupement doit être en mesure de rendre lisibles ses flux, en particulier ceux liés aux médicaments génériques », affirme Pierre-Olivier Variot.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Giropharm réaffirme son identité coopérative

Face aux évolutions du secteur, le groupement Giropharm revendique sa singularité. La coopérative de pharmaciens indépendants dévoile un nouveau logo institutionnel, accompagné d’une signature explicite : Giropharm – La Coopérative.

Lien vers l’article : 

https://www.commerce-associe.fr/actualite-des-enseignes/giropharm-reaffirme-son-identite-cooperative/

 

“Une dose d’avance”, le podcast de Giphar qui donne la parole aux pharmaciens

Avec « Une dose d’avance », Giphar lance un podcast dédié aux transformations du métier de pharmacien. Témoignages de terrain, regards croisés et partage d’expériences : une nouvelle prise de parole pour accompagner les évolutions de l’officine et valoriser celles et ceux qui la font vivre au quotidien.

Pour en savoir plus : https://www.commerce-associe.fr/actualite-des-enseignes/une-dose-davance-le-podcast-de-giphar-qui-donne-la-parole-aux-pharmaciens/

 

Les soins de support à l’officine par Univers Santé

Les patients traités en oncologie peuvent être accompagnés au quotidien en pharmacie pour quantité d’effets indésirables. Comment ? Le groupe Univers Santé répond en détail à la question dans un ouvrage intitulé « Face au cancer avec mon pharmacien, Soins de support à l’officine », rédigé par quatre officinaux engagés sur cette problématique. Ce livre, illustré de trames d’entretiens, d’un répertoire thérapeutique par symptôme, d’un index thérapeutique, de fiches conseil (notamment pour les indications en homéopathie) et autres questionnaires (échelle de fatigue, de qualité de sommeil…) prêt à l’emploi pour le comptoir, se veut un outil autant pour els officinaux que pour leurs patients. Le livre fait 216 pages et est paru chez Univers santé Editions, disponible sur universpharmacie.fr au prix de 24,90 euros.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Evolupharm : un quatrième site de location de matériel médical

C’est le quatrième EvoluMad ouvert par Evolupharm dans les Hauts-de-France, afin de renforcer son maillage de maintien à domicile. Situé à Origny-Sainte-Benoite, dans l’Aisne, il desservira jusqu’à 450 pharmacies partenaires dans un rayon de 150 km, soit 2000 patients. Disposant d’une superficie de 1000m2 pour le stockage du parc locatif d’équipements médicaux (lits médicalisés, fauteuils roulants, appareils de transferts…), nettoyé et entretenu sur place, il permet à une équipe de trois techniciens d’intervenir rapidement dans un périmètre d’1h30. Ces derniers assurent la livraison, l’installation, la maintenance et la formation du patient chez lui au matériel médical.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Pharmactiv veut convaincre sur les missions

En concentrant ses efforts sur les services les plus visibles et les plus générateurs de flux, le groupement ambitionne d’ancrer durablement l’officine dans le parcours de soins. Parmi l’ensemble des missions conventionnées, Pharmactiv a fait le choix de mettre en avant deux axes prioritaires en 2025 : la vaccination et les bilans de prévention. Un choix guidé, d’une part, par leur forte visibilité auprès du grand public, et d’autre part, par leur potentiel en matière de volume de patients. Pour favoriser l’adhésion, le réseau mise sur une approche pragmatique, en partageant des données économiques précises. Ainsi, « un acte de vaccination représente environ 16,35 € de rémunération. Côté bilans de prévention, trois entretiens hebdomadaires – rémunérés 30 € chacun – permettent de générer près de 4 300 € par an. Mieux encore, en combinant vaccination et bilans pour ces mêmes patients, le gain annuel peut atteindre 6 800 € », précise Amel Magmagui, directrice marketing et communication chez Pharmactiv. Un chiffre que le groupement met en perspective avec la parapharmacie. Pour obtenir une marge équivalente, une officine devrait réaliser environ 16 000 € de ventes.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Médiprix lance MédiBot, le premier robot pharmacien 100% IA

Après 6 mois de développement, Mediprix annonce le déploiement de MédiBot dans les officines du groupement.

Concrètement :

→ Conseil patient en temps réel, 24h/24

→ Gestion automatique des ordonnances par vision

→ Substitution générique optimisée par LLM

→ Sourire calibré à 87% de satisfaction patient

Source : Linkedin.

 

Observatoire LPC 2026

Pour Alain Berthaud, CEO et président d’ACTIV’ PHARMA CONSEILS, le premier enseignement de l’Observatoire 2026 se réfère à l’exécution des services et missions de santé proposés par les groupements. « En matière d’outils, les groupements ont tout ce qu’il faut » nous a-t-il confié au cours d’un entretien exclusif. « L’enjeu principal reste aujourd’hui l’exécution de ces services » a-t-il ajouté. Second enseignement, l’effet de concentration de l’écosystème des groupements se poursuit avec quatre blocs assez équilibrés :

  • Les groupements financés par les fonds d’investissement, Hygie31 typiquement.
  • Ceux appartenant au mouvement coopératif comme Giphar, Giropharm… qui rassemble aussi les sociétés en SAS mais dont le fonctionnement est identique à celui des coopératives.
  • Les groupements opérant sous l’égide des grossistes-répartiteurs (OCP Phoenix et Cencora).
  • Les indépendants.

Si les groupements du mouvement coopératif et ceux soutenus par les fonds d’investissement sont ceux qui gagnent du terrain, on ne constate pas moins d’une dizaine de nouveaux entrants, constitués par des groupements locaux et loco-régionaux indépendants, qui posent toute la question de leur survie à terme. L’enseigne continue également de progresser puisque l’on compte aujourd’hui 3768 pharmacies sous enseigne, soit 37% du parc.

Source : pharm-enews.fr

 

AILLEURS

 

En Corée du Sud, des profiteurs de guerre stockent des seringues pour les revendre à prix d’or

La police sud-coréenne a annoncé ouvrir une enquête à l’encontre de quatre distributeurs de matériel médical. Ils sont accusés de gonfler leurs stocks et de profiter ainsi des tensions d’approvisionnement induites par la guerre au Moyen-Orient pour en tirer un meilleur bénéfice. La réglementation interdit désormais aux entreprises de stocker « cinq jours ou plus une quantité de seringues et d’aiguilles supérieure à 150 % du volume moyen des ventes mensuelles de l’année écoulée et de refuser de vendre ces produits sans motif valable ».

Source : le quotidien du pharmacien.

 

En Tunisie, l’État rogne sur les dépenses de santé, au détriment des plus pauvres

Depuis 2023, les autorités tunisiennes ont retiré environ 62.000 cartes permettant à des familles modestes de bénéficier gratuitement de soins médicaux, invoquant une « mise à jour des bases de données et vérification des droits ». Cette décision, prise sans préavis, a suscité de nombreuses incompréhensions parmi les bénéficiaires et interpellé le Parlement tunisien, qui a demandé des explications au gouvernement. Le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar, défend de son côté une logique d' »amélioration de l’efficacité de la dépense publique » orientée vers les plus vulnérables.

Source : le courrier international.

 

Guerre en Iran: les prix des médicaments bondissent dans les pharmacies anglaises

Le conflit en Iran perturbe les chaînes d’approvisionnement pharmaceutique au Royaume-Uni et fait grimper les prix des médicaments du quotidien dans les pharmacies. Le prix d’achat d’une boîte de 100 comprimés de paracétamol 500 mg est ainsi passé de 41 pence à 1,99 livre fin mars, avant de redescendre à 1,09 livre. Pour la cétirizine, contre l’allergie, son prix d’achat a quasi doublé depuis janvier, de 19 pence à 37 pence la boîte de 30 comprimés. « Le coût des médicaments s’envole et les pharmacies finissent par les dispenser à perte », déclare Olivier Picard, président de la National Pharmacy Association (NPA). Si cette hausse est répercutée sur le prix payé par les patients en pharmacie, certaines officines ont cessé de vendre de l’aspirine en vente libre. Selon le Guardian, les personnes souffrant d’allergies pourraient être confrontées à de nouvelles hausses de prix d’ici mai ou juin, lorsque la saison principale du rhume des foins battra son plein. Cependant, la NPA déconseille aux clients de céder à la panique et de faire des stocks de médicaments, arguant que cela créerait des pénuries et ferait grimper les prix encore davantage. Source : the gardian.

 

Au Mexique, les faux médicaments ont infiltré le système de santé public

Au Mexique, les signalements de médicaments falsifiés ont été multipliés par cinq depuis 2018, passant de 45 à plus de 250 par an, selon la Commission fédérale de protection contre les risques sanitaires (Cofepris). Les alertes sanitaires officielles ont suivi la même trajectoire, de 2 en 2018 à plus de 30 annuelles à partir de 2022. Ce phénomène s’est développé en parallèle de graves pénuries de médicaments qui affectent le système de santé public mexicain depuis les réformes d’approvisionnement engagées sous l’administration López Obrador. Ces faux médicaments sont produits selon trois méthodes principales – contrebande, adultération des dates de péremption et falsification complète – avec des ingrédients fournis notamment via des réseaux en Chine, Inde et Turquie. Le traitement du cancer Keytruda® de Merck (MSD), premier médicament mondial en termes de ventes, est l’un des plus contrefaits dans le pays, avec six alertes sanitaires, dont la dernière en mars 2026 et 17 lots falsifiés identifiés, certains dans le circuit légal d’approvisionnement, vendus environ 1.500 euros, contre 5.000 euros pour le traitement original. Source : El País.