ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES
Biosimilaires : ces trois changements majeurs pour 2026
Prescription en DCI, encadrement du « non substituable », tiers payant contre biosimilaire. La loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2026 acte un changement de méthode sur les médicaments biologiques. Derrière ces évolutions réglementaires, un enjeu central pour l’officine : faire des biosimilaires un levier à la fois clinique, économique et stratégique.
Source : le moniteur des pharmacies.
Stéphanie Rist, la ministre de la santé, en tête au premier tour de la législative partielle dans le Loiret
La ministre a remporté 35 % des suffrages exprimés, devant la candidate du Rassemblement National Tiffanie Rabault (29,4 %) et la candidate socialiste Ghislaine Kounowski (25,3 %), selon les chiffres de la préfecture du Loiret. Le second tour du scrutin aura lieu dimanche 25 janvier. Stéphanie Rist avait promis de démissionner de son poste de ministre en cas de défaite. « J’ai conscience du risque et de la possibilité de perdre. C’est un vrai risque que j’assume », avait-elle confié une semaine avant le vote.
Source : egora.
Grève des médecins : les libéraux suspendent le mouvement, mais maintiennent la pression
Réunie le 16 janvier au soir, l’intersyndicale de la médecine libérale, des internes et des étudiants, associée à la FHP, a annoncé une suspension de sa mobilisation, saluant la volonté de Stéphanie Rist « de restaurer durablement la confiance ». Ils attendent désormais « des engagements fermes dans un cadre opposable ». Les négociations se poursuivent entre le ministère de la Santé et les syndicats de médecins libéraux, ces derniers estimant à ce stade que les engagements annoncés ne répondent pas encore pleinement à l’ensemble de leurs revendications. Par ailleurs, dans une tribune publiée dans « L’Opinion », 29 députés EPR se positionnent sur la grève des médecins libéraux. Sans condamner ouvertement le mouvement, ils défendent les réformes et les efforts budgétaires du gouvernement en faveur du corps médical.
Sources : egora, l’opinion, le quotidien du médecin, le moniteur des pharmacies.
Pfizer pourrait cesser la commercialisation de médicaments en France
Sous la pression directe des accords américains de “nation la plus favorisée”, le laboratoire Pfizer menace de ne plus commercialiser ses nouveaux médicaments en France si les niveaux de prix ne sont pas relevés. Une déclaration offensive de son PDG, Albert Bourla, qui place la politique française du médicament au cœur d’un bras de fer géopolitique et industriel aux conséquences lourdes pour l’accès à l’innovation. À l’origine de cette montée en tension : les accords conclus entre l’administration de Donald Trump et plusieurs grands laboratoires mondiaux. Ces accords intègrent la clause dite de la “nation la plus favorisée” (Most Favored Nation, MFN). Pour Albert Bourla, ces accords changent radicalement la donne : ils permettent désormais aux laboratoires d’utiliser l’Europe comme variable d’ajustement pour préserver les prix américains. « Est-ce que vous réduisez les prix américains au niveau de ceux de la France ou est-ce que vous arrêtez de fournir la France ? Vous arrêtez de fournir la France », a-t-il résumé, dans une formule brute.
Source : le moniteur des pharmacies.
Vis ma vie de… : une immersion dans le quotidien d’un autre soignant
Observer le quotidien d’un confrère pour mieux comprendre ses pratiques et améliorer le bon usage du médicament : c’est l’objectif de « Vis ma vie », le nouveau dispositif interprofessionnel lancé par l’Association pour le bon usage du médicament (ABUM). Lancé il y a quelques jours, ce programme propose des immersions courtes – une demi-journée ou une journée – en observation uniquement, ouvertes à tous professionnels de santé et étudiants en santé. Pour l’heure, les premiers inscrits sont majoritairement des pharmaciens d’officine, mais l’ambition est plus large.
Source : le moniteur des pharmacies. Lien vers le site : bonusagedumedicament.com/vis-ma-vie/
Médicaments hybrides : 4 nouveaux groupes font leur entrée
Le registre des groupes hybrides a été mis à jour et publié sur le site de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). De nouvelles possibilités de substitution voient le jour. Sur une décision du 13 janvier 2026, le registre des groupes hybrides s’est étoffé avec la création de 4 nouveaux groupes dans lesquels la substitution par le pharmacien est possible.
Pour en savoir plus : https://ansm.sante.fr/documents/reference/registre-des-groupes-hybrides
De nouveaux groupes génériques
Plusieurs groupes génériques sont ajoutés au répertoire, selon une décision publiée le 21 janvier par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Les nouveaux groupes génériques créés par l’ANSM ont pour princeps Uvédose 50 000 UI, Tercian 40 mg/mL solution buvable, Descovy 200 mg/10 mg et 200 mg/25 mg comprimé, Komboglyze comprimé, Épitomax gélule 15 mg et 50 mg et Opsumit 10 mg comprimé (non commercialisé en France).
Lien vers la décision : https://ansm.sante.fr/actualites/decision-du-13-01-2026-modification-au-repertoire-des-groupes-generiques-mentionne-a-larticle-r-5121-5-du-code-de-la-sante-publique
De nouveaux groupes hybrides
Quatre nouveaux groupes hybrides ont été créés, selon une décision publiée par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).
Les groupes hybrides créés ont pour médicament de référence :
- La solution pour bain de bouche Eludrilperio, 0,20 % (chlorhexidine)
- La poudre pour inhalation en gélule Seebri Breezhaler 44 μg (glycopyrronium)
- Le collyre Xalacom 50 μg/mL + 5 mg/mL (latanoprost/timolol)
- La suspension pour inhalation en flacon pressurisé avec valve doseuse Seretide 50 μg/25 μg/dose (propionate de fluticasone/salmétérol).
À ce jour, seuls deux hybrides sont commercialisés. Ils appartiennent aux groupes ayant pour médicament de référence Seebri Breezhaler 44 μg, indiqué dans la BPCO, et Seretide 50 μg/25 μg/dose, indiqué comme traitement continu de l’asthme.
Lien vers la décision : https://ansm.sante.fr/actualites/decision-du-13-01-2026-portant-modification-au-registre-des-groupes-hybrides-mentionne-a-larticle-l-5121-10-du-code-de-la-sante-publique
Paracétamol pendant la grossesse et autisme : un lien, vraiment ?
Une nouvelle étude de vaste ampleur, publiée en janvier, vient confirmer l’absence de risque accru d’autisme, de TDAH ou de déficience intellectuelle en cas d’utilisation de paracétamol pendant la grossesse, contrairement à ce qu’affirmait Donald Trump en septembre. « Éviter le paracétamol sur la base de données non concluantes ou biaisées pourrait accroître le risque de fièvre maternelle ou de douleurs non traitées, deux facteurs susceptibles d’affecter le déroulement de la grossesse tels que la fausse couche, la naissance prématurée ou les malformations congénitales. » La FDA a déjà modifié l’étiquetage des médicaments pour informer les médecins d’un « lien possible ».
Source : le quotidien du pharmacien.
Baisses tarifaires : les syndicats de biologistes se dotent d’une structure commune pour peser
Les biologistes médicaux de ville créent la Fédération de la biologie médicale afin d’afficher leur unité et de parler d’une seule voix face aux régulateurs. Cette fédération fédère trois syndicats représentatifs – le Syndicat des biologistes (SDBIO), Les Biologistes Médicaux (Biomed) et le Syndicat National des Médecins Biologistes (SNMB) –, un syndicat régional – la Fédération des Biologistes Praticiens (FBP) – ainsi que des sociétés privées de biologie médicale présentes sur l’ensemble du territoire national. Objectif assumé : défendre le maillage territorial des laboratoires et peser dans la prochaine séquence conventionnelle, dans un secteur soumis à une pression tarifaire continue. La fédération revendique une couverture proche de 90 % des biologistes médicaux exerçant en France, ainsi qu’une large majorité des structures économiques du secteur. Le réseau de biologie médicale accueille environ 500 000 patients chaque jour. Au-delà de la densité de son maillage territorial, la fédération met en avant son rôle central dans le système de soins : sept décisions médicales sur dix reposent sur un examen de biologie.
Pour en savoir plus : https://www.sdbio.eu/actualites/fil-d-infos/creation-de-la-federation-de-la-biologie-medicale-une-union-inedite-au-service-des-patients-et-de-l-avenir-de-notre-systeme-de-sante-202601211335
Municipales 2026 : les Français plébiscitent la santé, France Assos Santé présente ses propositions
A moins de deux mois des élections municipales, France Assos Santé se mobilise pour porter les attentes des Français. C’est l’objet de son manifeste, « La santé : une priorité pour les habitants, un levier d’action pour les maires ». Articulé autour de l’accès aux soins et la promotion d’environnements sains, il se décline en 17 propositions. Candidats ou électeurs, à chacun de s’en saisir. Les pharmaciens sont notamment cités dans le cadre de la téléconsultation avec E-meuse santé.
Lien vers le manifeste :
https://www.france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2026/01/Manifeste-Elections-2026-VF.pdf
Lien vers les fiches action : https://www.france-assos-sante.org/publicationsdocumentation/fiches-action/
Economie officinale : ce nouveau syndicat qui mise sur la marge
Publiée le 22 janvier 2026, une vidéo de moins de trois minutes portée par Laurent Filoche et Christophe Le Gall officialise la création de l’Union des pharmaciens groupés de France (UPGF). Derrière l’annonce, un objectif clairement assumé : replacer l’économie du médicament, et en particulier la question de la marge, au cœur du débat officinal. A l’heure où une refonte du modèle est ouvertement évoquée.
Lien vers la vidéo : https://fr.linkedin.com/posts/laurent-filoche-773b1011_pharmaciens-fierdetrepharmacien-upgf-activity-7419998986360651776-opZx
Jusqu’où peut aller le pharmacien dans la prévention ?
Vaccination, dépistage, repérage des situations à risque : la prévention fait désormais partie intégrante du quotidien officinal. En faisant de ce sujet un thème à part entière, les États généraux de la bioéthique invitent les pharmaciens à réfléchir à leur rôle et aux limites éthiques d’une prévention appelée à s’intensifier. Pour contribuer à cette réflexion, une plateforme en ligne dédiée est accessible depuis le site du CCNE. Elle permet à chacun de s’informer sur les enjeux de la loi bioéthique et de déposer une contribution écrite.
Pour en savoir plus : https://www.ccne-ethique.fr/fr/etats-generaux-de-la-bioethique-2026/comprendre-les-etats-generaux
Obligation vaccinale des salariés en officine et justificatifs
En raison de leur exposition à des agents biologiques et de leur contact avec le public, les salariés de l’officine sont soumis à une obligation vaccinale en application de l’article L. 3112-1 du Code de la santé publique. En sa qualité d’employeur, le pharmacien titulaire de l’officine est tenu à une obligation de sécurité à l’égard de ses salariés. Pour cette raison, il est tenu de recenser tous les risques auxquels sont exposés les salariés ainsi que les mesures de prévention mises en place dans le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP). Conformément à l’article R. 4426-6 du code du travail, il appartient à l’employeur de prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir les risques biologiques, ce qui inclut la vérification du respect des obligations vaccinales applicables aux postes concernés. Le contrôle repose sur la présentation par le salarié d’un justificatif attestant du respect de l’obligation vaccinale, ou d’un certificat de contre-indication médicale.
Source : USPO.
Précommandes de vaccins contre la grippe : voici pourquoi il est urgent d’attendre
Les pharmaciens sont déjà sollicités par les laboratoires pour procéder aux précommandes de vaccins antigrippaux. L’USPO recommande de ne pas se précipiter compte tenu de nombreuses incertitudes. « Il est urgent d’attendre avant de faire les précommandes de vaccins contre la grippe. Il y a beaucoup trop d’inconnus. » Pierre-Olivier Variot, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) a lancé un message clair le 22 janvier.
Source : le moniteur des pharmacies.
Après Osys : quelles nouvelles missions cliniques pour les pharmaciens ?
Le déploiement des protocoles d’orientation Osys ne se limite pas à un outil de triage. Il sert désormais de démonstrateur politique et clinique. Pour les syndicats, Osys constitue un point d’appui pour élargir le champ d’intervention des pharmaciens. Triage élargi, pathologies bénignes, vaccination du voyageur : les pistes sont identifiées. Douleurs dentaires, herpès labial, eczéma, migraine, infections oculaires ou gastroentérites figurent parmi les situations ciblées. Des prises en charge fréquentes, déjà bien maîtrisées par les pharmaciens. Pour les douleurs dentaires, certains territoires s’appuient déjà sur des protocoles de communautés professionnelles territoriales de santé autorisant antalgiques, voire antibiotiques, avant un adressage différé vers un chirurgien-dentiste. Autant d’expériences locales susceptibles d’être consolidées à l’échelle nationale. Reste la question économique. À 12,50 euros, la rémunération du triage Osys est jugée cohérente pour une mission d’orientation simple, mais insuffisante dès lors qu’elle s’enrichit d’un suivi, de documents cliniques ou d’actes associés.
Source : le moniteur des pharmacies.
CHIFFRES
Pas moins de 300 officines ont baissé le rideau en 2025. Si 49 d’entre elles ont fait l’objet d’un regroupement avec l’établissement d’un confrère, 251 n’ont pas trouvé de repreneur. Pire encore, 34 communes ont perdu leur dernière croix verte l’an passé, « dont la plupart présentaient un chiffre d’affaires inférieur à 1 million d’euros et répondaient donc au principal critère pour bénéficier de l’aide conventionnelle », remarque Philippe Besset, président de la FSPF.
+ 12,4 % : c’est la hausse du nombre d’officines entrées en procédure de redressement, de liquidation ou de sauvegarde en 2025, soit 136 établissements au total. Cette progression est principalement liée à l’augmentation des charges, en particulier salariales, qui dépasse la croissance de la marge administrée des pharmacies, fragilisant surtout les structures de plus de dix salariés et les officines récentes, note Le Moniteur des Pharmacies.
Selon les derniers chiffres de l’Assurance maladie transmis le 14 janvier 2026, au cours d’une conférence sur les chiffres-clés du médicament en France, 130 millions d’ordonnances numériques ont été générées depuis le lancement du dispositif, à fin novembre 2025. Toujours selon l’Assurance maladie, 100 % des pharmacies françaises ont désormais exécuté au moins une ordonnance numérique.
À l’issue de la commission paritaire permanente de négociation et d’interprétation (CPPNI) du 19 janvier, un accord a été trouvé entre représentants des salariés et des employeurs sur une hausse du point conventionnel de 1,2 %. La prime d’équipement va, elle aussi, être revalorisée, elle va passer de 90 à 92 euros. La hausse du point ne sera cependant effective qu’à la date de parution de l’arrêté ministériel d’extension de l’accord, soit dans un délai de 3 à 4 mois.
En septembre 2026, la gratification mensuelle des stagiaires de 6e année sera de 1 037 euros net, au lieu des 600 euros actuels. Un accord signé le 19 janvier par la FSPF, mais non par l’USPO qui s’inquiète de la pérennité du dispositif. « Cette augmentation n’aura pas d’incidence pour les entreprises car elle sera intégralement compensée par l’État et/ou l’Assurance maladie, charges comprises », rassure Philippe Denry, négociateur pour la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) à la CPPNI. En d’autres termes, les pharmacies accueillant des stagiaires devront avancer les frais mais obtiendront un remboursement. L’autre nouveauté de l’accord du 19 janvier est l’attribution de 11 jours de congé par période de 6 mois.
97 % des adhérents PharmUPP se déclarent satisfaits de leur groupement, dont 57 % très satisfaits — soit +8 points par rapport à la moyenne nationale. Source : Étude #PharmedInsight, 2025.
4.4/5, c’est la note donnée par 148 pharmaciens Mediprix lors des réunions régionales, à la question suivante : « Êtes-vous satisfait des conditions commerciales négociées ? »
Emmanuel Macron profitera du Forum économique mondial de Davos pour annoncer la création à Paris du Centre européen pour l’excellence en intelligence artificielle (CAIE). Révélé par Les Echos, le projet est porté par Maurice Lévy et s’inscrit dans le réseau des centres pour la quatrième révolution industrielle (C4IR) du Forum économique mondial. Le CAIE, dont l’inauguration est prévue en juin lors de VivaTech, ambitionne de rassembler entreprises, chercheurs et décideurs autour de projets collaboratifs en IA. « C’est une sorte de catalyseur qui va permettre de développer des recherches communes et donc de mutualiser des programmes à l’échelle européenne », explique Maurice Lévy.
Les médecins généralistes consacrent une part croissante de leur temps de travail à l’administratif, au détriment des soins. Selon la Drees, ils travaillent en moyenne 53 heures par semaine, dont environ 10 à 12 heures dédiées à la gestion administrative et à la coordination. Cette charge contribue à l’épuisement professionnel et alimente les tensions récentes entre médecins et pouvoirs publics. Pour y remédier, le dispositif d’assistant médical, lancé en 2019 par l’Assurance-maladie, leur permet toutefois de déléguer certaines tâches. Cinq ans après, il a permis d’augmenter de 19,5% en moyenne la patientèle des médecins concernés. Source : Le Figaro.
A compétences égales, filles et garçons ne sont pas évalués de la même manière sur leurs bulletins scolaires, en particulier dans les disciplines scientifiques, selon une étude publiée le 13 janvier par l’Ecole d’économie de Paris et l’Institut des politiques publiques. En analysant près de 600.000 appréciations d’élèves de terminale scientifique entre 2013 et 2017, les chercheurs montrent que les filles sont davantage décrites par leur comportement – « appliquées », « sérieuses », « souriantes » – tandis que les garçons sont valorisés pour leurs compétences, qualifiées d’ »intuition », de « passion » ou de « curiosité ». Source : Le Monde.
Le laboratoire français Expanscience engage plus de 30 millions d’€ d’investissements d’ici 2027 pour verdir son usine d’Epernon (Eure-et-Loir), qui emploie 350 salariés. Le projet phare porte sur la centralisation des équipements de production frigorifique (14 millions d’€) permettant une récupération de chaleur pour alimenter la production d’eau chaude afin de diviser par deux la consommation de gaz, indiquent Les Echos. Le plan inclut également 3 millions d’€ pour réduire de 25% les usages d’eau, 7 millions d’€ pour des emballages plus durables et 5 millions pour accroître les capacités de production d’actifs nutraceutiques et cosmétiques. Le site produit notamment le médicament Piasclédine®, contre les douleurs articulaires.
Plus 25 % en valeur, et quasiment autant (23 %) en volume : les analogues du GLP-1 ont connu un véritable essor pendant le second semestre 2025. Le marché doit, entre autres, cette dynamique à l’extension de la prescription à tous les médecins conformément aux modalités prévues par l’AMM, analyse GERS Data, à l’origine de ces statistiques. Ainsi, à période identique, les pharmacies ont délivré 8,9 millions d’unités en 2025 contre 7,3 millions un an auparavant, soit 22 % de plus. De même, ces prescriptions représentaient un chiffre d’affaires de 762 millions d’euros, soit 27 % de plus qu’en 2024 (601 millions d’euros). Ainsi, l’un des analogues du GLP-1 phare, Ozempic (sémaglutide) du laboratoire Novo Nordisk (antidiabétique) accède pour la première fois au Top 10 des produits les plus délivrés en officine, enregistrant un chiffre d’affaires de 312 millions d’euros, en hausse de 25,5 % par rapport à 2024. Source : le quotidien du pharmacien.
Près d’une infirmière sur deux déclare avoir déjà subi des violences sexistes ou sexuelles (VSS) dans le cadre de son exercice. Un chiffre d’une gravité exceptionnelle, révélateur d’une réalité encore trop peu visible : des remarques dégradantes aux gestes intrusifs, en passant par les abus d’autorité ou les violences en stage. Source : Ordre national des infirmiers.
Fin 2025, l’IA pesait déjà directement sur les décisions d’achat, en amont des canaux habituels. Selon Capgemini, 53 % des consommateurs déclaraient avoir déjà acheté sur la base de recommandations générées par l’IA. Un signal fort : la recherche, la sélection et l’acte d’achat se recomposent désormais bien au-delà du simple “support client”.
85% des shoppers en ligne font un achat additionnel quand ils viennent retirer leur commande en magasin. Source : Capital One Shopping.
Le projet de loi contre les fraudes sociales, qui prévoit à son article 5 un échange de données entre l’Assurance-maladie et les complémentaires santé, a été largement amendé sous la pression des opticiens. Ils pointent un texte qui « vise en réalité à autoriser les assureurs à traiter les données personnelles de santé » et à « lever le secret médical ». Dans un courrier à la ministre de la Santé Stéphanie Rist, les assureurs, dont La Mutualité Française, dénoncent une « désinformation coupable » et rappellent qu’en l’absence de données fines, il devient impossible de vérifier les facturations. Source : Les Echos.
Tournée au CHU de Besançon, la mini-série Plan Blanc met en scène, en six épisodes, la chute d’un hôpital frappé par une cyberattaque afin de sensibiliser les professionnels de santé aux risques numériques. Diffusée sur la nouvelle plateforme pédagogique Briss.fr, lancée par l’ARS de Bourgogne-Franche-Comté et la FHF, la série reprend les codes du streaming pour ancrer les bons réflexes face au phishing ou aux clés USB piégées. Le projet s’inscrit dans le programme national CArE (Cybersécurité et résilience des établissements de santé), soutenu par le ministère de la Santé et l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information. Source : Les Echos.
Pour satisfaire à leurs obligations en matière de sérialisation, les officinaux ont jusqu’au 28 février pour renouveler leur souscription à la solution du conseil de l’Ordre, qui permet de se connecter à l’outil de vérification France MVS. D’un montant de 60 euros par an, « cette souscription ne concerne toutefois pas les pharmaciens dont le logiciel métier prévoit une connexion automatique et gratuite au répertoire de vérification », explique Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF).
Avec un taux moyen de pénétration de 86,4 % en 2025, l’officine intensifie ses efforts dans la substitution générique. Il lui restera à poursuivre cette stratégie sur les biosimilaires et les hybrides dont la substitution est désormais élargie aux antifongiques. Source : le quotidien du pharmacien.
Depuis juin 2025, la présentation de la carte Vitale (physique ou numérique) doit être systématique pour bénéficier du tiers payant pour certains médicaments onéreux ou à risque de mésusage ou de trafic. C’est un dispositif introduit par l’article 11 de l’avenant n° 1 de la dernière convention nationale pharmaceutique, signé en juin 2024. Pour l’assurance-maladie, la mesure a déjà porté ses fruits : « Depuis la mise en œuvre de ce dispositif en juin 2025, une amélioration significative est observée. Pour les médicaments onéreux, cible prioritaire de la mesure, la part de boîtes de médicaments délivrées avec carte Vitale a progressé de 8 points, passant de 70 % en janvier 2024 à 78 % en octobre 2025 », se satisfait la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM) lors de la présentation de son panorama des médicaments les plus remboursés en 2024-2025. En juin dernier, l’assurance-maladie se plaignait de facturations non sécurisées qui variaient entre 18 et 42 % selon les classes thérapeutiques. Source : Assurance maladie.
Les pharmaciens ne sont plus autorisés à dispenser Rythmodan 100 mg, gélule, en remplacement de Rythmodan 250 mg LP, sans que le patient présente une nouvelle ordonnance. Source : le quotidien du pharmacien.
646 cas de rougeole ont été recensés depuis l’automne 2025 en Caroline du Sud, illustrant l’ampleur de la recrudescence en cours aux Etats-Unis, qui connaissent leur pire épidémie depuis plus de trente ans. Cette flambée, liée en grande partie au recul de la vaccination, s’inscrit dans un contexte national de plus de 2.200 cas et trois décès en 2025, et fait craindre une perte du statut d’élimination de la maladie obtenu en 2000.
Plusieurs laits infantiles des marques Guigoz et Nidal, commercialisés par Nestlé, ont été rappelés par précaution en France et dans plusieurs pays européens les 10 décembre et 5 janvier, après des signalements de troubles digestifs chez des nourrissons. Les autorités enquêtent parallèlement sur le décès suspect d’un bébé, pour lequel une investigation épidémiologique est en cours, indiquent les pouvoirs publics. Le rappel est lié à la présence de céréulide, une toxine produite par Bacillus cereus, détectée dans certains produits issus d’une usine européenne du groupe, précise Le Parisien.
Après Nestlé, c’est au tour de Lactalis de rappeler des lots de lait infantile en France : il s’agit de six lots 1er et 2e âge de la marque Picot. Ces derniers sont potentiellement contaminés par la toxine céréulide, susceptible de provoquer diarrhées et vomissements chez le nourrisson. Pour en savoir plus : https://www.picot.fr/rappel-volontaire-de-lots-de-laits-infantiles/
Depuis mi-décembre 2025, le propranolol 40 mg subit une forte tension d’approvisionnement. La profession réclamait la possibilité de réaliser des préparations magistrales conformément au cadre légal et réglementaire. L’ANSM vient d’émettre des recommandations en ce sens. Une publication au JO du 20 janvier fixe les prix et conditions de remboursement de ces préparations. Lien vers le JO : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053385626
Selon Santé publique France, la semaine du 12 au 18 janvier a été marquée par une hausse des consultations de grippe chez les moins de 15 ans, après deux semaines de recul, tandis que la tendance restait orientée à la baisse chez les adultes. L’agence souligne toutefois l’incertitude sur l’évolution à venir: « Il est possible que cette reprise à la hausse de la circulation des virus grippaux chez les enfants (…) entraîne une recrudescence du recours aux soins chez les adultes dans les semaines à venir ». Les modélisations menées avec Institut Pasteur privilégient un reflux progressif, mais n’excluent pas un rebond hospitalier. Source : Ouest-France.
En 2025, l’univers beauté en pharmacie affiche une croissance de 7,6 % en valeur, qui contribue à plus de 143 millions d’euros à la progression globale du rayon « conseil ».
Le marché français des médicaments contre le cancer devrait atteindre plus de 12 milliards d’euros en 2025, affichant un taux de croissance annuel moyen de 10,5 % sur la période 2020-2025. Le circuit hospitalier, qui administre les traitements les plus onéreux, concentre près des deux tiers de la valeur, le tiers restant étant assuré par le réseau officinal.
Suite à la publication du décret du 29 décembre 2025 entérinant la réforme du troisième cycle court des études de pharmacie (R3C), l’arrêté qui l’accompagne a été publié le 11 janvier 2026. L’Ordre national des pharmaciens avait été consulté en décembre 2025 lors de l’élaboration de ce texte. Pour en savoir plus : https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/reforme-du-3e-cycle-court-des-etudes-de-pharmacie-les-textes-desormais-publies
16 % des enfants âgés de 6 à 11 ans sont des victimes probables de harcèlement scolaire en France, un phénomène fortement associé à des troubles de la santé mentale. Selon l’enquête Enabee, menée par Santé publique France, ces enfants présentent plus fréquemment anxiété, troubles du comportement ou difficultés attentionnelles, avec un risque particulièrement élevé chez ceux cumulant harcèlement et comportements agressifs.
Après quatre ans de débats, la loi sur la fin de vie a connu l’un de ses rebondissements les plus spectaculaires, mardi soir, au Sénat, rapporte Le Figaro. Les parlementaires de la Chambre haute ont en effet voté contre l’article 4, cœur du texte, qui créait une « assistance médicale à mourir » pour les patients dont le pronostic vital était engagé à court terme. Une partie des élus LR a voté contre le texte. Mais ce sont aussi les socialistes, pour qui la version remaniée en commission était trop restrictive, qui l’ont enterré. L’Assemblée nationale reprendra l’examen en février.
Le Snitem, qui représente plus de 600 entreprises du dispositif médical (DM), alerte sur des pénuries grandissantes sur fond d’environnement fragilisé. Près de 150 dispositifs médicaux ont été signalés en pénurie auprès de l’ANSM en 2024, note Challenges.
En France, la consommation de cocaïne a été multipliée presque par cinq entre 2000 et 2023, passant de 1,8 % en 2000 à 9,4 % en 2023 pour ce qui est de l’expérimentation au moins une fois au cours de la vie. Source : le quotidien du médecin.
GROUPEMENTS
50 secs pour comprendre le rôle des groupements
Marie qui achète une pharmacie en couple avec Emilio revient sur les points essentiels pour elle du rôle des groupements.
Lien vers la vidéo : https://www.instagram.com/reel/DTqN5qkjfbp/
Don de plasma : un partenariat avec Hello Pharmacie
La France ne couvre qu’un tiers de ses besoins en plasma grâce aux dons réalisés sur son territoire. Face à cet enjeu stratégique, les pouvoirs publics cherchent à renforcer la collecte nationale. L’objectif est que 1 % de la population éligible à ce don passe le pas, soit une cible de 330 000 donneurs et de 1 million de dons annuels d’ici 2028. Un défi de taille, quand on sait que le nombre de donneurs était de 150 000 en 2024. Un objectif qui appelle la mobilisation de tous les acteurs de santé, y compris les officinaux. C’est ainsi que l’EFS Auvergne Rhône-Alpes s’est, depuis de nombreuses années, associé à un partenaire, Hello Pharmacie. « Nous avons compris que nos pharmacies pouvaient avoir un impact fort, car nous sommes proches des points de collecte et nous recevons en permanence des personnes éligibles qui peuvent oublier de donner », explique Maxime Denis, pharmacien et responsable santé-services au sein du groupement, où il pilote les actions de santé publique. C’est pourquoi, chaque année en juin, autour de la Journée mondiale du donneur de sang, les pharmacies du groupement se parent des couleurs de l’EFS : stickers sur le sol, suspensions au plafond et affiches sur les murs décorent l’espace, tandis que des flyers sont proposés aux clients.
Source : le moniteur des pharmacies.
RETAIL
La publicité arrive sur ChatGPT, elle pourrait être conversationnelle
OpenAI, leader de l’IA générative annonce qu’il affichera des publicités à certains utilisateurs américains dans son assistant ChatGPT dans les semaines à venir. Sous pression, la startup doit absolument faire entrer de l’argent pour financer le développement de sa technologie et de ses infrastructures de calcul. OpenAI évoque même l’arrivée de publicités conversationnelles, capables de dialoguer avec le consommateur qui veut prendre une décision d’achat. OpenAI revendique 800 millions d’utilisateurs par semaine de ChatGPT.
Lien vers l’article : https://www.larevuedudigital.com/la-publicite-arrive-sur-chatgpt-afin-de-faire-rentrer-des-revenus/
EUROPE
Vision du GPUE : comment l’Europe peut-elle s’appuyer sur les pharmacies d’officine pour relever les défis de santé de demain ?
Avec plus de 500 000 pharmaciens exerçant dans près de 200 000 officines, ces professionnels de santé accompagnent quotidiennement plus de 500 millions de citoyens européens. Un positionnement d’exception souligné par le Groupement pharmaceutique de l’Union européenne (GPUE) dans sa nouvelle Vision pour la pharmacie d’officine en Europe qui met en lumière le rôle clé de la profession face aux grands défis sanitaires, démographiques et de gestion de crise. Parmi les priorités identifiées figurent :
- la délivrance de soins sûrs et centrés sur la personne ;
- le renforcement du rôle des pharmacies comme centres de prévention et de vaccination ;
- l’élargissement des compétences cliniques ;
- la préparation aux crises ;
- le soutien à une main-d’œuvre attractive et qualifiée ;
- une transformation numérique au service de la relation humaine ;
- des pratiques respectueuses de l’environnement.
Pour en savoir plus :
https://www.pgeu.eu/wp-content/uploads/2026/01/PGEU_Vision-.pdf
Médicaments critiques : mesures de l’UE visant à renforcer la compétitivité et à lutter contre les pénuries
Le Parlement européen a voté, à 503 voix pour et seulement 57 voix contre, une version durcie du futur règlement européen sur les « médicaments critiques ». Ce texte concerne 249 molécules pharmaceutiques, dont 92% de génériques, qui représentent en volume près de 30% des médicaments sur ordonnance. Les députés demandent ainsi que 50%, en valeur, des achats publics de ces médicaments critiques soient réalisés en Europe. Une réponse à la Commission, qui demandait de son côté à la commande publique hospitalière de favoriser les médicaments dont une proportion « significative » de la valeur est produite en Europe. Le texte impose aussi, pour les appels d’offres publics, de retenir plusieurs fournisseurs, et non plus un seul. Il prévoit enfin un fonds européen de soutien à la modernisation des usines, une mesure saluée par le syndicat européen des génériques, Medicines for Europe. Reste désormais à négocier avec la Commission européenne et le Conseil des Etats membres un texte commun qui deviendra le futur règlement européen sur les médicaments critiques. Le Parlement, la Commission européenne et le Conseil de l’Union européenne (composé des chefs d’États ou de gouvernement des pays de l’UE) doivent s’entendre sur la version finale, qui rentrerait en vigueur d’ici la fin de l’année 2026.
Lien vers le communiqué de presse : https://www.europarl.europa.eu/news/fr/press-room/20260116IPR32437/medicaments-critiques-renforcer-la-competitivite-et-lutter-contre-les-penuries
Liste européenne des médicaments critiques : https://www.ema.europa.eu/en/human-regulatory-overview/post-authorisation/medicine-shortages-availability-issues/availability-medicines-during-crises/union-list-critical-medicines
Face à l’exode médical, l’Italie lance un plan de sauvetage à 2,4 milliards d’€
Selon le ministère de la Santé italien, près de 10.000 médecins ont déjà quitté le pays depuis environ cinq ans. Pour redresser la barre, le gouvernement a prévu dans son budget 2026 une enveloppe supplémentaire de 2,4 milliards d’€. Ce « plan de sauvetage » prévoit des revalorisations salariales pour les médecins du secteur public d’environ 3.000 euros brut par an, notamment dans des domaines jugés stratégiques, mais sous-valorisés – radiothérapie, anapath ou oncologie. Il prévoit aussi de recruter quelque 7.000 soignants dans les établissements. Rome prévoit en outre d’augmenter le nombre d’étudiants dans la filière médicale. Alors que l’admission annuelle oscille entre 8.000 et 10.000 étudiants, l’idée est de faire grimper ces effectifs à 12.000 par an. Le ministre de la Santé Orazio Schillaci a par ailleurs promis de pérenniser la protection pénale des soignants, qui avait été adoptée durant la pandémie de Covid.
Source : le quotidien du médecin.
En Allemagne, la saison des débats sur les arrêts maladie est ouverte !
En Allemagne, le débat sur les arrêts maladie a été relancé par le chancelier Friedrich Merz, qui a jugé « trop élevé » le nombre moyen de 14,5 jours d’arrêt maladie pris par salarié en 2025. Il a notamment mis en cause la délivrance de certificats médicaux lors de consultations à distance, appuyant ainsi les critiques de certains dirigeants, qui estiment qu’il est trop simple de se faire mettre en arrêt maladie en Allemagne. « Les chiffres montrent cependant qu’il n’y a pas d’abus », assure de son côté le journal Die Zeit. D’autres observateurs rappellent que la hausse récente s’explique aussi par l’automatisation des déclarations depuis 2022.
Source : Courrier international.
