ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES
LFSS pour 2026 : publication au JO du 30 décembre 2025
Le Conseil constitutionnel a validé, dans une décision publiée le 30 décembre, la majorité des articles du projet de Loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2026. L’article portant évolution du plafond des remises sur les génériques et les biosimilaires a bien été conservé (et est devenu l’article 37), tout comme celui proposant des mesures de soutien au développement des biosimilaires (désormais article 87). En revanche, l’article 60 qui permettait d’autoriser la création d’antennes de pharmacie dans le cas où la dernière officine présente dans une commune de moins de 2 500 habitants a cessé définitivement son activité a été censuré ainsi que la mesure concernant les sanctions pour défaut d’alimentation et consultation du DMP (l’article 85 (31 dans le texte initial)).
Cette mesure a donc été supprimée avant publication de la loi.
Lien vers le texte au JO : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053226384
Lien vers l’article de l’Ordre : https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/lfss-2026-promulguee-les-mesures-qui-concernent-les-pharmaciens
Neuder réclame un « Duquesne des professions de santé »
Lors des questions au Gouvernement, mardi 6 janvier, l’ancien ministre de la Santé a appelé Stéphanie Rist à ouvrir « sans délai » une concertation avec les professions de santé pour « renouer le dialogue et la confiance ». « Alors que nous nous souhaitons tous une bonne santé pour 2026, depuis hier, les médecins sont en grève. Ce n’est ni un hasard ni un mouvement d’humeur. C’est un signal d’alarme d’un système arrivé à bout de souffle », a mis en garde l’ancien ministre de la Santé, Yannick Neuder, mardi 6 janvier, à l’Assemblée nationale. Et de souligner que, comme il le « redoutai[t] » lorsqu’il était encore locataire de l’avenue de Ségur, les débats sur le budget de la Sécurité sociale pour 2026 « ont acté la fin d’un exercice qui ne satisfait plus personne : ni les professionnels de santé, ni la Cnam, ni le Gouvernement, ni les parlementaires ». Il s’agit d’un « exercice devenu purement comptable, sans vision pluriannuelle, sans perspectives et désormais sans aucune adhésion », a-t-il dénoncé.
Source : egora.
2026 au cœur des négociations conventionnelles
Dans un calendrier dicté par la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS), la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) pose d’ores et déjà les jalons pour mettre en application rapidement certains articles de la loi, par la voie conventionnelle. Un avenant « flash », c’est ce que réclame Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), au nom de son conseil d’administration. Il s’agit en effet de venir très rapidement en aide aux officines fragiles dont 34 ont disparu au cours de l’année dernière, laissant autant de communes privées d’accès aux soins. Pour cela, Philippe Besset préconise d’éliminer toute notion de zonage. Pour l’heure, seulement 100 pharmacies ont reçu ce soutien financier reconductible sur trois ans. Un autre avenant devrait être sur la table au troisième trimestre. Lui aussi s’appuie sur la LFSS, plus précisément son article 63, puisqu’il s’agit d’avancer sur la prise en charge par les pharmaciens de plusieurs situations cliniques. En un mot, les pharmaciens pourront prescrire des médicaments ou prodiguer des conseils hygénio-diététiques dans des situations cliniques définies. La lettre de cadrage de la ministre de la Santé au directeur de l’assurance-maladie et les négociations conventionnelles, qui pourraient débuter au second trimestre, en décideront. Restera à définir la rémunération de ces nouveaux actes et, plus généralement, revenir sur le modèle économique de l’officine. Mais cela est un autre chantier qui ne pourra s’ouvrir qu’après remise du rapport de l’IGAS-IGF. La FSPF sera à nouveau auditionnée le 9 janvier par ces deux instances pour un point d’étape. Le syndicat est par ailleurs dans l’attente de son nouveau simulateur qui permettra d’affiner les arbitrages entre marges et honoraires.
Source : le quotidien du pharmacien.
Revalorisation de l’honoraire lié à l’âge : du retard à l’allumage ?
Dans un communiqué publié le 8 janvier, l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) dénonce un retard dans l’application de la revalorisation de 0,10 euro de l’honoraire lié à l’âge, qui devait entrer en vigueur au 1er janvier 2026. En cause, semble-t-il, un retard pris par certains éditeurs de logiciels. Prévue par l’avenant n° 1 à la convention pharmaceutique puis entérinée par un arrêté publié au « Journal officiel », la revalorisation de 0,10 euro de l’honoraire lié à l’âge devait entrer en vigueur au 1er janvier 2026. Depuis cette date, cette revalorisation n’est toutefois pas appliquée, du moins pas à tous les pharmaciens, signale l’USPO. De son côté, la FSPF affirme que la revalorisation de l’honoraire lié à l’âge est bel et bien appliquée depuis le 1er janvier, mais pas avec tous les LGO, comme l’explique le président de la FSPF, Philippe Besset. « Certains éditeurs, à l’image d’Equasens, ont fait les mises à jour nécessaires. La facturation à l’assurance-maladie peut donc s’effectuer. D’autres LGO, eux, sont en retard », admet-il.
Lien vers le communiqué de presse de l’USPO : https://uspo.fr/lavenant-n1-de-2024-avec-la-cnam-decidement-mal-ficele/
Le CESP désormais accessible dès la deuxième année d’études en médecine
Un décret est venu élargir l’accès au contrat d’engagement de service public (CESP) aux apprentis pharmaciens et sages-femmes. Il était jusqu’alors réservé aux étudiants en médecine et en odontologie. Les étudiants concernés pourront y souscrire dès leur deuxième année d’études. Ils devaient jusqu’alors attendre leur quatrième année. Cette extension a été actée par un décret, paru ce mardi 6 janvier au Journal officiel. Le principe du CESP repose sur un engagement mutuel entre l’État et l’étudiant. En contrepartie d’une allocation mensuelle d’environ 1 200 euros brut, les bénéficiaires s’engagent, à l’issue de leur formation, à exercer dans des zones identifiées comme sous-denses pour une durée équivalente à celle pendant laquelle l’allocation a été perçue.
Sources : egora, anpef.
Lien vers le communiqué de presse de l’Anepf : https://fr.linkedin.com/posts/anepf_pharmacie-acc%C3%A8sauxsoins-cesp-activity-7414658308587855872-m5o5
Réforme des études de pharmacie : une formation modernisée, plus professionnalisante, mieux reconnue et au plus près des territoires
À compter de la rentrée universitaire de septembre 2026, la sixième et dernière année d’études de pharmacie des filières officine et industrie devient un diplôme d’études spécialisées (DES). D’une durée d’un an, ces nouveaux DES dits « courts » ont été construits entre les acteurs de la profession, les étudiants et les universités, dans une approche par compétences et avec une forte dimension professionnalisante. Le nouveau DES officine prévoit deux stages professionnalisants de six mois au sein de deux officines différentes, complétés par des enseignements théoriques ciblés ; organisation permettant une immersion progressive dans la réalité du métier, tout en garantissant un socle académique solide.
Lien vers le communiqué de presse :
Accès direct, droit de prescription… Les missions des infirmières officiellement élargies par décret
Attendu par la profession, le décret définissant les activités et compétences des infirmières est paru au Journal officiel. Ce texte, qui découle de la loi infirmière du 27 juin dernier, est salué par les syndicats et l’Ordre des infirmiers. Un décret d’application de la loi du 27 juin 2025 sur la profession d’infirmier, publié au Journal officiel le 26 décembre, élargit formellement le champ d’action des infirmiers diplômés d’Etat. Ils peuvent désormais prendre en charge directement certains patients, initier et évaluer des soins relevant de leur rôle propre, et prescrire de manière autonome des produits de santé et examens listés par arrêté. Le décret prévoit aussi des compétences renforcées en situation d’urgence, ainsi qu’une expérimentation dans cinq départements pour des actes hors rôle propre. La pleine mise en œuvre reste conditionnée à la publication des arrêtés d’application attendus d’ici le 30 juin 2026.
Lien vers l’entretien avec Stéphanie Rist : https://www.espaceinfirmier.fr/actualites/stephanie-rist-devoile-le-decret-infirmier.html
Enfants hospitalisés : les pharmaciens se mobilisent pour l’opération Pièces Jaunes 2026
L’opération Pièces Jaunes 2026 va se déployer en pharmacie. Des tirelires seront disponibles dès le 7 janvier via les grossistes-répartiteurs et des affiches sont prêtes pour soutenir les jeunes patients.
Vent de sécession au sein du syndicat professionnel des laboratoires pharmaceutiques
Quinze industriels, dont Sanofi, Ipsen et Pierre Fabre, quittent le LEEM, la fédération des entreprises du médicament en France, estimant qu’il ne représente plus suffisamment bien leurs intérêts. Sanofi mais aussi les laboratoires Ipsen, Pierre Fabre, Théa, LFB et Guerbet ont fait le choix de quitter l’organisation, jugeant que leurs intérêts n’y étaient plus représentés à la hauteur de leurs attentes. Ces derniers ont officiellement acté la rupture jeudi 8 janvier après-midi, lors d’une réunion exceptionnelle du conseil d’administration du LEEM. Aux racines de ce divorce : le manque d’« agilité » de l’organisation professionnelle.
Source : Le Monde.
Une nouvelle antenne de pharmacie ouvre ses portes dans la Loire
Espérée depuis plusieurs mois, l’ouverture d’une antenne de pharmacie dans le village de Cremeaux est devenue réalité le mardi 6 janvier. La nouvelle a été confirmée par Antoine Vermorel-Marques, député (LR) de la Loire. L’établissement pharmaceutique, qui sera installé dans les locaux de la maison de santé locale, sera ouvert trois matinées par semaine. La fermeture de la pharmacie de Cremeaux, village de la Loire de près de 1 000 habitants, avait suscité beaucoup d’émotion en mars 2021. Depuis, la population, les élus et les professionnels de santé locaux se sont mobilisés pour permettre à cette commune de retrouver un établissement pharmaceutique de proximité. Un combat qui a fini par porter ses fruits.
Source : le quotidien du pharmacien.
Expérimentation Recypen : pourquoi il ne faut pas y participer
L’expérimentation Recypen, qui consiste à collecter les stylos injecteurs d’insuline des laboratoires Lilly et Sanofi dans les boîtes violettes DASTRI, va être étendue à tout le territoire en 2026, sur la base du volontariat. Mais la FSPF conseille aux pharmaciens de ne pas participer à cette initiative. Pour trois raisons le syndicat s’y oppose :
- L’absence de rémunération des pharmaciens d’officine pour ce nouveau travail chronophage en termes de logistique (déclarations d’enlèvement) et d’explications aux patients ;
- La contrainte de devoir accorder toujours plus d’espace aux cartons DASTRI, compte tenu d’une fréquence d’enlèvement moindre que pour les médicaments non utilisés (MNU) et de l’augmentation des volumes de stylos injecteurs d’insuline usagés attendue, dès lors que DASTRI prévoit d’intégrer de nouveaux laboratoires à l’expérimentation Recypen ;
- Le risque majoré d’accident d’exposition au sang des équipes officinales par manipulation de cartons pouvant potentiellement contenir des stylos avec aiguille.
Source : le quotidien du pharmacien.
Les bonnes raisons de rembourser les TROD grippe
Raphaël Gigliotti, co-président du Syndicat général des pharmaciens des Alpes-Maritimes (FSPF), demande que les tests de dépistage de la grippe soient pris en charge par l’assurance-maladie. Pour enrayer l’épidémie de grippe, les tests de dépistage contre la grippe réalisés par les professionnels de santé doivent être remboursés. C’est la position défendue par Raphaël Gigliotti, co-président du Syndicat général des pharmaciens des Alpes-Maritimes (FSPF). Les patients recourent préférentiellement à un autotest moins cher, explique le titulaire niçois, plutôt qu’à un dépistage réalisé par un pharmacien, non remboursé.
Source : le quotidien du pharmacien.
Devenir rapidement un pro de l’orthopédie… la solution existe peut-être
L’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) signe un partenariat avec l’application de formation en orthopédie OrthoMaster. Objectif : offrir à ses adhérents un outil de formation ludique et complet, pour mieux conseiller les patients et tirer ainsi meilleur profit d’un segment important.
Lien vers Orthomaster : https://www.orthomaster.fr/
Equasens accélère dans la formation digitale dédiée aux professionnels de santé avec l’acquisition d’Erevo
Equasens, leader des solutions numériques pour les professionnels de santé, annonce la prise de participation majoritaire (80%) au capital de la société Erevo, ‘pure player’ de la formation digitale dédiée aux professionnels de santé. Fondée en 2018 et basée à Marseille, Erevo est une société innovante en formation métiers qui conçoit, produit et distribue des formations en ligne à destination des professionnels de santé, notamment des infirmiers, des médecins généralistes, des podologues, des kinésithérapeutes et des chirurgiens-dentistes. La société, qui compte aujourd’hui environ 65 collaborateurs, propose une offre digitale et déclinée principalement sous forme de vidéos ou de classes virtuelles, de programmes de formation continue et différents modules d’évaluation des pratiques professionnelles ; le tout éligible aux dispositifs de financement de l’ANDPC et du FIFPL, les deux principaux organismes financeurs de la formation des professions de santé exerçant en libéral en France.
Sources : boursier.com, boursorama, Equasens.
Lien vers le communiqué de presse :
Santé en ligne : l’IA de Google induirait ses utilisateurs en erreur
Une enquête du « Guardian » affirme que l’intelligence artificielle de Google donne des informations fausses et trompeuses sur des questions concernant la santé. Dans l’un des cas, l’outil a conseillé à des personnes atteintes d’un cancer du pancréas d’éviter les aliments riches en matières grasses, au risque d’affaiblir leur organisme, en particulier face aux traitements.
Lien vers l’article : https://www.lepoint.fr/sante/sante-en-ligne-lia-de-google-induirait-ses-utilisateurs-en-erreur-5YMTNZLAZFFRLHYMVFGEMNOZWA/
Bilan fatigue, nutrition, ménopause… Les laboratoires d’analyses misent sur les tests sans ordonnance
Les laboratoires d’analyses médicales multiplient les offres de tests sur mesure sans ordonnance, destinés à une patientèle prête à payer de sa poche. « Nous proposions déjà des tests de grossesse, ou des tests de dépistage des infections urinaires sans ordonnance », explique au Figaro Laurent Escudié, le directeur général de Cerballiance. « Mais ce n’était pas suffisant pour répondre à toutes les demandes. Nous avons donc construit une offre de bilans de santé, axés sur la prévention, qui ciblent certains besoins spécifiques. » Les revenus tirés de ces tests sans ordonnance sont encore marginaux, mais les laboratoires espèrent bien faire grossir ce marché naissant. Source : le Figaro.
Pour en savoir plus : https://www.cerballiance.fr/fr/prenez-soin-de-votre-sante-avec-nos-bilans-sans-ordonnance
Laits infantiles Guigoz et Nidal : rappel élargi après de nouvelles investigations
En prolongement du rappel volontaire intervenu début décembre, le fabricant Nestlé a procédé à un rappel élargi des laits infantiles Guigoz et Nidal. Celui-ci concerne les références distribuées dans différents circuits, y compris les officines.
Lien vers l’article :
Fin de vie : la clause de conscience des pharmaciens de nouveau à l’étude
Les sénateurs ont déposé leurs amendements sur le texte de loi encadrant la fin de vie. Plusieurs d’entre eux rétablissent une clause de conscience pour les pharmaciens. La clause de conscience des pharmaciens, dans le cadre de l’assistance médicale à mourir, est de retour. En vue d’une discussion en séance publique à partir du 20 janvier, les sénateurs ont déposé leurs amendements à la proposition de loi relative à l’aide à mourir. Ces derniers estiment « indispensable d’ouvrir aux pharmaciens le bénéfice de la clause de conscience spécifique pour l’assistance médicale à mourir ».
Source : le quotidien du pharmacien.
Osys a obtenu le feu vert pour son déploiement
La prise en charge Orientation dans le système de soins (Osys) est autorisée depuis le premier janvier 2026 par un arrêté ministériel. Une période transitoire d’un an s’ouvre avant une généralisation du dispositif à toutes les officines.
Lien vers les articles :
Angine, cystite : après un TROD, le pharmacien devra-t-il rappeler ses patients ?
Le comité technique et le Conseil stratégique de l’innovation en santé ont donné un avis favorable à la généralisation d’OSyS sur tout le territoire. Ils recommandent non seulement de conserver le rappel téléphonique des patients après l’intervention du pharmacien dans le cadre d’OSyS, mais de le généraliser aux situations cliniques de triage à l’officine déjà entrées dans le droit commun, soit l’angine et la cystite.
Source : le quotidien du pharmacien.
Convergence infirmière s’insurge contre la généralisation d’OSYS
Il n’aura pas fallu longtemps au syndicat Convergence Infirmière pour réagir à la publication officielle généralisant l’expérimentation « Orientation dans le système de soins » (Osys). Dès le lendemain de la publication de l’arrêté, Convergence Infirmière faisait paraître un communiqué : « Dispositif Osys : NON à l’appropriation du rôle infirmier ». Pour John Pinte, président du Syndicat national des infirmières et infirmiers libéraux (Sniil), une concertation avec la profession infirmière sur « ce sujet abordant des compétences partagées aurait permis d’éviter ces communiqués incendiaires et clivants. » Le fond du problème ? « Le déploiement d’Osys est intervenu avant que nous ayons finalisé la réforme de notre profession, ce qui fait que les officinaux ont davantage de prérogatives que nous. Nous œuvrons actuellement à ce qu’il y ait un accès direct à un infirmier dans le cadre de la prise en charge d’une plaie. Nous souhaitons aussi que le pharmacien puisse orienter le patient directement vers l’infirmier. » Le Sniil veut également s’assurer que le pharmacien effectue uniquement le premier pansement, « même si Osys ne permet pas de prendre en charge davantage de pansements », admet John Pinte.
Sources : pharm-enews.fr, et le moniteur des pharmacies.
CHIFFRES
83% (82.88% exactement) des officines ont terminé au moins une autoévaluation en 2025 (vs 82.10% en 2024).
Les chiffres récemment publiés par le CEPS dans son rapport d’activité 2024 sont sans ambiguïté : alors que le marché du générique en officine se porte bien, les remises accordées par les laboratoires continuent de baisser. En 2024, le taux moyen de remise par exploitant a chuté à 22,75 %, perdant 2,55 points en un an. Source : le moniteur des pharmacies.
Trente-quatre villages ont perdu leur dernière pharmacie en 2025. Face à l’accélération des fermetures et à un dispositif jugé trop lent, la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), appelle à un avenant flash pour activer sans délai l’aide aux officines en difficulté prévue par la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2026.
À partir de 137 réponses recueillies entre octobre et décembre 2025, la FSPF Rhône-Alpes a classé et hiérarchisé les quinze mesures de simplification administrative jugées prioritaires par les pharmaciens. Les trois premières sont les suivantes : Avec 78 % de priorités 1 et une note moyenne de 4,68 sur 5, la procédure de dispensation des médicaments chers et très chers arrive très largement en tête. La plupart des répondants estiment, en effet, la procédure lourde, chronophage, juridiquement risquée. Deuxième priorité : la gestion des dossiers d’accidents du travail, encore trop souvent traités en version papier. Délais interminables, dossiers perdus, paiements incertains. Troisième urgence : les formulaires imposés pour certains médicaments à prescription restreinte, notamment les analogues du GLP-1. Pour les pharmaciens, ces documents n’ont rien réglé. Au contraire, ils sont facilement contournables et alourdissent la charge de travail. Source : le moniteur des pharmacies.
Près d’un an après le lancement de sa concertation, le gouvernement n’a pas encore rendu sa position sur la restriction de la délivrance à deux boîtes des antalgiques de palier I. Farouchement opposée à cette disposition, la FSPF ne décolère pas. Lors de ses vœux à la presse le 8 janvier, Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), a rappelé sa ferme opposition « à un texte réglementaire qui irait à l’encontre de l’intérêt de 600 000 patients qui prennent chaque jour 3 g de paracétamol ». C’est nier la réalité de ces patients et leur souffrance que de leur imposer une délivrance limitée à deux boîtes à la fois. Source : le quotidien du pharmacien.
Les remises accordées aux officines reculent. Selon le rapport d’activité 2024 du Comité économique des produits de santé (CEPS), le montant total des remises commerciales accordées par les industriels sur les médicaments génériques a reculé de près de 4 %, en 2024, pour s’établir à environ 1,11 milliard d’euros. Cette baisse intervient pourtant dans un contexte de forte dynamique du marché des génériques. Le chiffre d’affaires brut hors taxes déclaré par les exploitants progresse de près de 7 %, atteignant 4,89 milliards d’euros. Les volumes et la valeur augmentent donc du côté des industriels, mais la redistribution vers les officines se contracte réduisant mécaniquement une source essentielle de marge pour les pharmacies. Source : le moniteur des pharmacies.
Chez l’enfant, la prévalence du Sahos (syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil) est estimée à 3 % entre 3 et 8 ans. Cependant, ces chiffres se fondent sur les enfants ayant consulté. Aussi, les experts estiment-ils probable que la prévalence incluant les apnéiques non dépistés soit plus élevée, de l’ordre de 6 à 8 %. Les pharmaciens ont un rôle à jouer dans la sensibilisation à ces pathologies. Ainsi, au comptoir, un questionnaire simple (– Comment votre enfant dort-il ?– Respire-t-il par la bouche quand il dort ? Dort-il la bouche ouverte ? – Ronfle-t-il ? Si oui, avez-vous perçu des apnées ? ) peut aider à les évoquer. Si le parent répond par oui à une seule question, on l’orientera vers le pédiatre ou le médecin généraliste. Mais face à plusieurs réponses affirmatives, il faudra alors conseiller la consultation d’un ORL formé à la pédiatrie et en mesure de réaliser une nasofibroscopie.
Source : le pharmacien de France.
52 % : c’est l’efficacité des vaccins antigrippaux contre les virus A(H3N2), incluant le sous-clade K à l’origine du démarrage précoce de l’épidémie, selon les premières données analysées par Centre européen de contrôle des maladies. Leur efficacité globale est plus modérée, à 44%, contre l’ensemble des virus influenza.
Selon les données de GERS Data, le cap du milliard d’euros de baisses de prix appliquées en ville a été franchi en 2025. Un niveau historique qui surpasse largement celui observé en 2024 (- 833 millions d’euros en PFHT). En 2026, la régulation tarifaire, outil majeur de maîtrise des dépenses de santé, laisse déjà entrevoir une nouvelle année noire. L’enjeu sur les génériques est stratégique. Source : pharm-enews.fr
88 % des Français estiment que les entreprises du médicament jouent un rôle vital pour leur santé, selon un sondage Odoxa réalisé en septembre 2025 pour le Leem. Ce niveau de confiance élevé contraste avec le débat public actuel, alors même que le médicament ne représente que 9% des dépenses de santé, mais concentre plus de 40% des économies prévues.
Le registre national des cancers est entré en vigueur le 1er janvier 2026. Il doit permettre de recenser et suivre de façon exhaustive les cas de cancers en France. « La surveillance épidémiologique des cancers reposait jusqu’à présent sur des registres locaux qui couvrent entre 20% et 24% de la population selon les localisations des cancers », rappelle l’Institut national du cancer (INCa), en charge de la création et de la gestion de l’entrepôt de données de santé qui recueillera ces informations.
23 000 médecins pourraient manquer à l’horizon 2040, si les retraités actifs sont exclus des effectifs, selon les projections du Conseil national de l’Ordre des médecins, qui dénonce le durcissement du cumul emploi-retraite prévu par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026.
Les syndicats des médecins généralistes et libéraux appellent à la grève, jusqu’au 15 janvier, contre plusieurs mesures prévues par le projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Plus de 14 500 professionnels se sont déclarés grévistes. Selon un sondage Elabe pour Les Echos, près de 65% des Français approuvent la mobilisation des médecins libéraux, en dépit des perturbations. Lien vers le communiqué de presse de MG France :
https://www.mgfrance.org/actualites/publication/communiques/appel-a-la-greve-et-a-la-manifestation
L’activité des médecins généralistes a reculé de 15% lundi 5 janvier, premier jour de la grève des médecins libéraux, par rapport au même jour de 2025, a indiqué la ministre de la Santé Stéphanie Rist. Chez les spécialistes, la baisse atteint 6%. Ces chiffres reposent sur le volume de feuilles de soins électroniques télétransmises à l’Assurance-maladie. En parallèle, les SAMU et les urgences ont été fortement sollicités, avec « 24 % d’appels supplémentaires par rapport à la semaine du 8 décembre, a détaillé la ministre de la Santé. Samu Urgences de France, le premier syndicat des urgentistes, a pour sa part alerté sur une augmentation de « 30 à 50 % des appels ». Source : Libération.
Avec le Dry January (« Défi de Janvier »), chaque année, des millions de personnes partout dans le monde font une pause dans leur consommation d’alcool durant le mois de janvier. Pour en savoir plus : https://dryjanuary.fr/
Stéphanie Rist jouera sa place au sein du Gouvernement lors des élections législatives partielles dans la 1ère circonscription du Loiret, qui se tiendront le 18 janvier prochain. La ministre de la Santé avait annoncé sa candidature en novembre dernier alors que son suppléant avait refusé de siéger au Parlement. « J’ai conscience du risque et de la possibilité de perdre. C’est un vrai risque que j’assume », a commenté la ministre en incitant les électeurs à se rendre aux urnes. Source : egora.
Le département américain de la Santé, dirigé par le vaccinosceptique Robert Kennedy Jr, a annoncé le 5 janvier 2026 une réduction du nombre de vaccins recommandés pour les enfants. Les vaccins contre la grippe, l’hépatite A et B, les méningocoques (à l’origine de méningites), ainsi que contre les rotavirus responsables de gastro-entérites, précédemment recommandés à tous les enfants américains, ne le seront désormais uniquement que pour ceux particulièrement à risque. Désormais, 11 vaccins sont recommandés à l’ensemble des enfants américains, contre 17 auparavant. En France, 12 vaccins sont obligatoires, dont celui contre l’hépatite B (mais pas A) et celui contre les méningocoques. Celui contre les rotavirus est recommandé, et ceux de la grippe et la Covid-19 sont accessibles.
116 541 élèves ont été vaccinés contre le papillomavirus lors de la campagne 2024-2025, selon les données diffusées par Santé publique France. Ainsi, 54% des filles nées en 2012 ont reçu au moins une dose et 35% ont reçu deux doses, tandis que les garçons nés en 2012 sont 47% à avoir reçu au moins une dose et 27% deux doses. Un résultat encourageant, mais encore loin de l’objectif de 80% de jeunes vaccinés à l’horizon 2030.
Depuis le 1er janvier 2026, le Smic horaire est de 12,02 €, contre 11,88 € auparavant. Cette revalorisation mécanique percute de plein fouet les quatre premiers coefficients de la grille de la pharmacie d’officine. Conséquence directe : un nouveau tassement des salaires, jugé « inconcevable » par Force ouvrière. Lien vers l’article : https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/profession/grille-des-salaires/salaires-de-lofficine-laugmentation-du-smic-rattrape-les-5-premiers-coefficients?utm_source=sendinblue&utm_campaign=24h_infos_05_01_2026&utm_medium=email
Les approvisionnements en Risperdal Consta LP (25 mg / 2 ml, 37,5 mg / 2 ml et 50 mg / 2 ml) du laboratoire Janssen ont repris pour l’ensemble des dosages, en quantité suffisante pour couvrir l’ensemble des besoins des patients et continuer de pallier les difficultés d’approvisionnement des autres laboratoires. Lien vers l’article de l’Ordre : https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/tensions-d-approvisionnement-en-risperidone-injectable-les-approvisionnements-ont-repris-l-ansm-abroge-les-mesures
Le Conseil constitutionnel a validé l’article 13 du PLFSS prévoyant à la fois une taxe d’un milliard d’€ sur les complémentaires santé et un gel des cotisations en 2026. Selon le député socialiste Jérôme Guedj, les hausses de cotisations des complémentaires santé pour 2026 – déjà intervenues pour le mois de janvier – sont donc « illégales ». Le gouvernement temporise de son côté. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, réunira les organismes complémentaires dans les prochaines semaines. Un accord d’application doit être trouvé avant le 31 mars 2026, laissant présager une négociation serrée entre l’Etat et les assureurs.
Information de sécurité ANSM destinée aux neurologues, neuropédiatres, pédiatres, pharmaciens d’officine et pharmacies à usage intérieur. Restriction d’utilisation chez les nouveau-nés du Tegretol 20 mg/ml suspension buvable, en raison de la concentration de l’excipient propylène glycol dépassant le seuil recommandé. Lien vers l’article de l’Ordre : https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/tegretol-20-mg-ml-suspension-buvable-restriction-d-utilisation-chez-les-nouveau-nes-en-raison-de-la-concentration-de-l-excipient-propylene-glyco
Une étude suédoise montre, en population réelle, comment une couverture vaccinale suffisante contre les HPV préserve aussi les personnes non vaccinées via l’immunité collective. Les chercheurs se sont penchés sur les données liées aux femmes nées entre 1985 et 2000. Pendant cette période, la couverture vaccinale contre ces virus sexuellement transmissibles est passée de 6,5% de vaccinées chez les femmes nées en 1985-1988, à 26,9% pour les 1989-1992, puis 56,4% pour les 1993-1998 et enfin 72% pour celles nées 1999-2000. Mais l’idée des chercheurs était de regarder l’évolution des lésions précancéreuses du col de l’utérus chez les femmes de ces classes d’âge qui n’avaient pas reçu les injections. Soit 857.168 personnes. Résultat: les femmes non vaccinées nées en 1999-2000 ont un risque plus de deux fois moindre de présenter des lésions que celles nées entre 1989 et 1992. « L’immunité collective issue d’un fort taux de vaccination est un outil puissant pour réduire la circulation des virus HPV », indique à Libération Jiayao Lei, à l’Institut Karolinska de Stockholm.
Biscuits, céréales, boissons gazeuses ou produits surgelés trop gras, salés ou sucrés, sont désormais privés de publicité sur Internet et à la télévision britannique avant 21 heures, pour lutter contre l’obésité infantile, a annoncé le gouvernement, lundi 5 janvier. Quelque 22% d’enfants sont obèses à 5 ans au Royaume-Uni et 35,8% à 11 ans.
Le Wegovy® (sémaglutide) en formulation orale, première option de GLP-1 en comprimé pour la prise en charge chronique du poids, est désormais disponible aux Etats-Unis. La pilule a été approuvée par la FDA le 22 décembre dans le cadre d’un régime hypocalorique associé à une augmentation de l’activité physique chez les adultes souffrant d’obésité, ou de surpoids avec des problèmes médicaux liés au poids. Son fabricant, Novo Nordisk, annonce un prix de 149 $ par mois pour la dose initiale de 1,5 mg et pour les patients sans assurance. Les patients bénéficiant d’une assurance privée pourront, eux, ne payer que 25 $ par mois sous certaines conditions.
L’épidémie de grippe exerce une pression élevée sur les services d’urgences hospitaliers. Selon le dernier bulletin de Santé publique France, 18.552 passages aux urgences (5,2% du total) et 3.606 hospitalisations ont été recensés fin décembre, note Le Monde.
À l’officine, la campagne grippe bat toujours son plein, selon les derniers chiffres du GERS Data : le cap des 12 millions de doses dispensées est dépassé. 70 % des doses, environ, ayant été administrées en officine (+ 4 points par rapport à la saison précédente). 36,5 % : c’est, tout âge confondu, l’efficacité en vie réelle du vaccin antigrippal pour cette saison 2025-2026 (intervalle de confiance à 95 % : 30-42,4 %), selon les premiers résultats de terrain obtenus et publiés dans le baromètre du 7 janvier de Santé publique France. Les moins de 65 ans se font aussi davantage vacciner contre la grippe cette année : 3,2 millions d’entre eux ont reçu une dose, soit 50 % de plus que l’année dernière, selon GERS Data. Source : le quotidien du pharmacien.
En pleine épidémie de grippe, l’ANSM rappelle que les médicaments homéopathiques « ne sont ni autorisés ni efficaces » pour prévenir la grippe ou ses formes graves. Dans un communiqué publié le 29 décembre, l’agence alerte sur le risque de confusion entretenu par des produits ou des « packs grippe prévention » vendus en ligne, susceptibles de détourner certains patients de la vaccination. Selon Santé publique France, environ 2% des 65-85 ans déclaraient en 2025 avoir eu recours à l’homéopathie comme substitut vaccinal, alors qu’aucune étude scientifique n’a démontré l’efficacité de ces produits, déremboursés depuis 2021. Source : Libération.
Les patients sous analogues du GLP-1 qui arrêtent leur traitement reprennent en moyenne 0,4 kg par mois, et on estime qu’ils vont retrouver leur poids initial au bout de 18 mois, conclut une étude britannique. Source : le quotidien du pharmacien.
Sanofi se renforce dans les vaccins avec l’acquisition, annoncée mercredi 24 décembre, de la biotech américaine Dynavax Technologies Corporation, pour un montant de 2,2 milliards de $. L’opération, financée sur fonds propres, permet au groupe français de mettre dans son portefeuille un vaccin contre l’hépatite B pour adultes, le Heplisav-B®, qui se distingue par sa posologie à seulement deux doses sur un mois. Source : les échos.
– 2,4 % : c’est la baisse du nombre moyen de naissances quotidiennes en France entre janvier et novembre 2025, par rapport à la même période en 2024, selon les données publiées par l’Insee. Cette baisse, observée de manière quasi continue depuis 2011 hors rebond post-Covid en 2021, confirme l’installation durable d’un creux démographique. En 2025, les naissances pourraient ainsi atteindre leur plus bas niveau depuis 1945, sur fond de recul de la fécondité et de vieillissement de la population.
Deux grandes études épidémiologiques pilotées par l’Inserm établissent des associations statistiques préoccupantes entre la consommation élevée de certains additifs alimentaires et le risque de cancers et de diabète de type 2, rapporte Libération. Publiés dans le British Medical Journal et Nature Communications, ces travaux montrent par exemple que le nitrite de sodium (E250), largement utilisé dans la charcuterie, est lié à une augmentation de 32% du risque de cancer de la prostate. D’autres conservateurs sont associés à des hausses de risque de cancer du sein et de diabète, sans preuve de causalité directe à ce stade.
À partir du 9 janvier, les spécialités ophtalmologiques à base de ranibizumab (Lucentis et biosimilaires) vont connaître des baisses de prix, selon un avis publié au « Journal officiel » du 6 janvier. Ainsi, le prix de Lucentis 10 mg/mL, solution injectable en seringue préremplie (ranibizumab, Novartis) passe de 368,79 euros (prix TTC, hors honoraires de dispensation) à 309,43 euros. Soit une baisse de 16,1 %. Le prix de ses biosimilaires baisse également à compter du 9 janvier, dans une moindre mesure. Lien vers le JO : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053299348
70 % des adultes américains sont considérés comme obèses, selon la nouvelle définition de l’obésité proposée en janvier 2025 par une commission internationale d’experts du Lancet. En plus du calcul de l’IMC, celle-ci prend en compte les mesures du tour de taille, du rapport taille/hanches et taille/hauteur, afin de mesurer l’excès de masse graisseuse.
Une équipe française a mis en évidence l’existence d’une signature virale de la maladie de Crohn, une pathologie intestinale chronique sévère qui touche 0,4% des personnes en Europe. Des Acinetobacter, un genre particulier de bactériophages, des virus qui attaquent les bactéries, étaient présents dans le sang des sujets sains, mais pas dans celui des patients malades. A l’inverse, toute une population de bactériophages, connus pour peupler notre intestin, a été retrouvée uniquement dans les échantillons issus de sujets malades. Cette découverte ouvre plusieurs voies de recherche, note Le Monde.
Face à la fraude, l’Assurance maladie met en avant ses chiffres : 628 millions d’euros de fraudes détectées en 2024, tous secteurs confondus, en hausse de 35 %. Des unités d’enquête spécialisées ont été créées tandis que l’ordonnance numérique tarde à se déployer. Seules 5 % des prescriptions sont aujourd’hui dématérialisées. « Tant que le numérique n’est pas généralisé, les fausses ordonnances continuent de circuler », résume Valérian Ponsinet. Source : le moniteur des pharmacies.
Le calendrier vaccinal a été actualisé et précise désormais que le vaccin Capvaxive (vaccin conjugué antipneumococcique, à 21 valences) peut être utilisé, au même titre que Prevenar 20, pour immuniser les personnes de 18 ans à 64 ans à risque accru d’infection à pneumocoque et chez tous les adultes de 65 ans ou plus. Ce qui autorise les pharmaciens à prescrire et administrer ce vaccin aux populations cibles. Source : le quotidien du pharmacien.
Une présentation de Shingrix en seringue préremplie est annoncée pour le courant 2026, ce qui facilitera l’administration du vaccin. Il n’y aura bientôt plus besoin de reconstitution du produit. Source : le quotidien du pharmacien.
Les coûts en personnel représentent le poste de dépenses le plus significatif parmi les charges de l’officine, soit 11 à 12 % du chiffre d’affaires (CA), note Bertrand Cadillon, expert-comptable chargé du marché de la pharmacie chez Fiducial. « Ces frais absorbent désormais 42 % de la marge, contre 37 % avant la crise du Covid-19, ajoute Olivier Delétoille, expert-comptable chez AdequA. Pour la quatrième année consécutive, la marge globale en valeur ne progresse pas suffisamment pour couvrir cette augmentation des coûts en personnel – de + 4,9 à 5,74 %, selon les panels des cabinets d’experts interrogés –, de sorte que la rentabilité des officines se tasse. » Source : le moniteur des pharmacies.
La certification périodique des connaissances des professions de santé vise à améliorer le parcours de soins du patient. Un décret paru le 26 décembre au Journal officiel (JO) précise les modalités de ce dispositif auquel les officinaux sont soumis, au même titre que les médecins, les infirmiers ou encore les kinésithérapeutes. L’Ordre des pharmaciens s’assure « du bon déroulement général de la procédure de certification périodique » et dispose d’un délai de six mois suivant la période de certification pour « vérifier la réalisation d’un programme minimal d’actions », précise le décret. C’est également à l’Ordre d’engager une procédure disciplinaire à l’encontre de tout pharmacien n’ayant pas réalisé ce programme. La certification repose sur le téléservice Ma Certif’Pro Santé. À travers cet outil, chaque pharmacien dispose d’un compte individuel pour compléter son programme d’actions. Un accompagnement est prévu pour les officinaux rencontrant des difficultés pour réaliser ce programme. Source : le moniteur des pharmacies.
Selon la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), sept pharmacies pourraient bientôt bénéficier du label France Santé, dont une détenue par un président départemental du syndicat. Source : le quotidien du pharmacien.
GROUPEMENTS
Vente en ligne : Ma pharmacie en France à l’assaut du marché
Le portail de vente en ligne et de livraison de médicaments conçu par la profession pourrait être opérationnel dès début 2026. Objectif : assurer la souveraineté des officinaux face à une concurrence européenne aiguisée et au spectre du géant du commerce en ligne Amazon. En gestation depuis un peu plus d’un an et demi, cette solution « faite par et pour les officinaux » répond à un enjeu majeur de sécurité sanitaire : à l’heure où 50 % des médicaments vendus sur Internet sont contrefaits ou non autorisés, « le portail connecte le patient à l’officine de son choix. La qualité et la sécurité des produits dispensés sont garanties, comme si vous alliez les chercher vous-mêmes », assure Alain Grollaud, président de Federgy, qui pilote le projet.
Source : le moniteur des pharmacies.
Les groupements font bouger les lignes de la pratique officinale (extraits choisis)
Prévention, dépistage, accompagnement personnalisé… Les pharmacies s’imposent progressivement comme des relais de santé de proximité. Pour accompagner cette évolution, les groupements multiplient les initiatives visant à transformer la pratique officinale. Les groupements sont appelés à devenir des acteurs clés pour aider les officines à s’adapter aux mutations du secteur. Certaines pharmacies n’hésitent pas à sortir des sentiers battus : elles mettent en place des espaces voués à l’oncologie, organisent des ateliers de prévention et des campagnes de dépistage, développent des services destinés aux aidants… L’objectif est d’améliorer l’accompagnement du patient et sa prise en charge. « Demain, la pharmacie doit devenir le premier relais de prévention. Pour y parvenir, il faut s’appuyer sur des équipes officinales formées, des outils adaptés et une communication efficace auprès des patients », résume Damien Hoehr, directeur général du groupement Pharmactiv. Le groupe coopératif Astera Retail s’inscrit également dans une démarche de prévention. À l’occasion d’Octobre rose, trois de ses groupements (Santalis, Uniq et Paraph) ont mis en place une campagne visant à sensibiliser les femmes sur l’importance du dépistage du cancer du sein et à soutenir les patientes concernées. Affiches, pochettes et livrets… Astera Retail a conçu un kit complet de communication. Toujours dans une logique de prévention, Giphar s’est récemment engagé dans la prévention des risques cardiovasculaires. « Fin septembre, nous avons renouvelé la campagne des “6 Jours du cœur”, qui nous a permis de réaliser plus de 10 000 dépistages. Les trois quarts des officines de notre réseau étaient mobilisées », informe Géraldine Noury-Pépion, présidente de Giphar. Pour structurer les actions de prévention en officine, Aprium lancera dès 2026 des cycles de formation et de communication d’une durée de six mois, intégrés dans un programme s’étalant sur deux à trois ans. Cinq grandes thématiques seront abordées : la santé de la femme, l’obésité, les maladies cardiovasculaires, le diabète et l’oncologie. De son côté, Wellpharma a lancé depuis un an les Wellconférences, des conférences en ligne ouvertes aux adhérents et à leurs patients. « Il s’agit de webinaires animés par des experts autour de thématiques de santé », explique Guillaume Paquin, président de Wellpharma. Dans la même logique, Pharm-UPP s’appuie sur son propre organisme de formation, Form-UPP, pour renforcer les compétences de ses adhérents. En 2024, ce sont près de 2 200 stagiaires qui ont été formés sur des thématiques variées. Le groupement valorise l’engagement des équipes à travers un système de compétitions internes. Les groupements s’appuient aussi sur la puissance du numérique et des nouvelles technologies pour développer des services de santé innovants. À titre d’exemple, Lafayette a noué un partenariat avec la start-up Apodis, qui a développé un outil de recommandation de service afin d’aider les équipes officinales à accompagner les patients de façon personnalisée (ciblage de campagne vaccinale, proposition d’entretien avec les femmes enceintes, etc.). Si la plupart de ces initiatives non conventionnelles ne sont pas rémunérées, elles contribuent néanmoins à créer de la valeur pour l’officine. Ces services jouent également un rôle clé dans le recrutement des adhérents au sein des groupements. « Certaines pharmacies nous rejoignent parce qu’elles sont intéressées par les services de santé pour lesquels nous accompagnons leurs équipes et souhaitent aussi bénéficier des campagnes de prévention et de suivi des patients tout au long de l’année », observe Sonia Plumecocq (Giropharm). Ces nombreux exemples le prouvent : la pharmacie change de visage. D’un lieu de dispensation, elle devient un carrefour de santé de proximité, où prévention et coordination des soins prennent toute leur place. Tout l’enjeu pour les groupements sera de fédérer l’ensemble de la profession autour de cette transformation.
Source : le moniteur des pharmacies.
Vaccination des voyageurs : cette expérimentation qui prend de l’ampleur
Les séjours à l’autre bout du monde se multiplient en cette période de fêtes, les risques sanitaires qui y sont liés aussi. Ces enjeux, combinés à des délais d’attente parfois longs dans les centres spécialisés ou cabinets médicaux, ont incité le groupement Wellpharma à poursuivre son expérimentation de vaccination des voyageurs. Alors qu’elle ne concernait que douze pharmacies en avril dernier, cette consultation de prévention est désormais pleinement lancée au sein du groupement. Elle repose sur un parcours en deux rendez‑vous réalisés en officine, uniquement dans des pharmacies intégrées à une Communauté professionnelle territoriale de santé ou à une Maison de santé pluriprofessionnelle (MSP). De quoi garantir une coordination avec les médecins généralistes du territoire.
Source : le moniteur des pharmacies.
Application mobile : la pharmacie dans la poche
Portées par les groupements, les applications mobiles s’imposent progressivement en officine. Ces outils élargissent les services proposés aux patients et modernisent l’image de la pharmacie. Prise de rendez-vous, scan d’ordonnances, commande de produits, click and collect, conseils santé, promotions… Les applications mobiles offrent la possibilité aux pharmacies d’étoffer leurs services et « modernisent leur image », souligne Alexis Berreby, cofondateur de Leadersanté. Le groupement propose depuis 2019 une application mobile consacrée au scan d’ordonnances, à la prise de rendez-vous, au click and collect et à la livraison à domicile. Aujourd’hui, 440 officines l’ont adoptée, soit une progression de 20 % entre 2024 et 2025. Côté patients, l’application compte désormais 75 000 utilisateurs. Pharm UPP a également développé une solution mobile destinée aux patients. Baptisée Mon Pharmacien UPP, elle permet d’envoyer des ordonnances, de passer des commandes ou de prendre des rendez-vous. « Environ un tiers de nos adhérents, soit près de 400 pharmacies, peuvent en bénéficier », souligne Sébastien Tosques, directeur opérationnel du réseau. Même dynamique chez Wellpharma, qui a lancé l’an dernier une application business to consumer (BtoC) qui intègre prise de rendez-vous et envoi de scans, conçue en partenariat avec Equasens, filiale de la coopérative Welcoop. Enrichie cet été, elle permet désormais au patient d’accéder à sa carte de fidélité, de consulter ses points et de bénéficier de tous les avantages du programme relationnel. Le click and collect y sera directement intégré début 2026. Pour l’heure, cette application mobile reste réservée aux 100 pharmacies qui sont sous enseigne, toutes équipées du logiciel de gestion officinal d’Equasens. Certains groupements font même un pas de côté, à l’image de Giropharm. La coopérative proposait depuis près de neuf ans une application mobile, un service qu’elle a récemment abandonné.
Source : le moniteur des pharmacies.
NOMINATION
Nouveau poste pour Jérôme Salomon
Jérôme Salomon, ancien directeur général de la Santé et figure de la pandémie aux côtés des ministres de la Santé Agnès Buzyn puis Olivier Véran, rejoint la startup de médecine Zoï. Après un rapide passage à l’OMS, qu’il avait rejointe en 2023, il « aura pour mission de consolider la gouvernance médicale de Zoī et d’en garantir le niveau d’exigence et de robustesse scientifique », indique l’entreprise dans un communiqué. En 2022, Zoī, qui propose des bilans de santé haut de gamme, avait levé 20 millions d’€. Source : Libération.
AILLEURS
Tunisie : pénuries de médicaments et pharmacies sous pression
La crise du médicament s’aggrave en Tunisie, avec des pénuries persistantes et des pharmacies fragilisées par des retards de remboursement de la Caisse d’Assurance maladie. Antidiabétiques, antipsychotiques ou traitements de la thyroïde restent difficiles à trouver, « parfois il n’y a ni le princeps ni le générique », alerte Emna Abbes, secrétaire adjointe du syndicat des pharmaciens. Selon le médecin Rafik Boudjaria, le pays produit pourtant environ 70% de ses médicaments, mais dépend toujours des importations pour les biothérapies et traitements spécialisés, exposés à des ruptures récurrentes. A ces tensions s’ajoutent des difficultés de trésorerie de la Pharmacie centrale et de la CNAM.
Lien vers l’article : https://www.rfi.fr/fr/podcasts/afrique-%C3%A9conomie/20260107-tunisie-p%C3%A9nuries-de-m%C3%A9dicaments-et-pharmacies-sous-pression
« L’IA leur a sauvé la vie » : comment un algorithme traque le cancer du pancréas
En Chine, un outil d’intelligence artificielle baptisé Panda détecte désormais ce tueur silencieux sur des scanners ordinaires.
Lien vers l’article : https://www.lepoint.fr/sante/lia-leur-a-sauve-la-vie-comment-un-algorithme-traque-le-cancer-du-pancreas-LDX6SIBLAJEDLEFBVDTXD734EE/
