ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES
Rapport Charges et Produits 2027 : les principales annonces
Avec quelques jours d’avance, la CNAM a publié jeudi 2 juillet son traditionnel rapport Charges et Produits pour l’année 2027, document de référence qui nourrit chaque année le PLFSS en préparation. Elle propose un nouvel effort de 1,3 milliard d’euros sur les produits de santé, soit le principal poste des 3,9 milliards d’euros d’économies recherchés. La méthode, en revanche, évolue. Si la régulation des prix demeure un levier, la Cnam entend désormais agir plus directement sur la pertinence des prescriptions. Développement des biosimilaires, déprescription, désescalade thérapeutique, suivi en vie réelle des innovations et réévaluation de certains médicaments à fort impact budgétaire constituent les principaux axes de cette stratégie. Au total, la CNAM formule 40 propositions, pour répondre à ses 3 priorités : « faire de la prévention la bataille de la décennie, améliorer le parcours de soins des patients, et rembourser le juste soin au juste prix ». Cette année, un focus inédit est fait sur les territoires ultramarins. La CNAM ne propose pas encore de régulation financière ni de taxe sur les groupements, mais on sent qu’elle est très attentive et qu’elle demande à comprendre le modèle économique des groupements et la raison de la forte performance des groupements, pour éventuellement la réguler dans un second temps. Dans ses propositions on notera :
- Faciliter la déprescription de médicament en ville (trio médecin-pharmacien-infirmier), avec une expérimentation envisagée sur le sevrage long cours des benzodiazépines en lien avec l’ANSM – Proposition 27
- Renforcer la prescription dans le répertoire des génériques et biosimilaires sur les molécules à enjeu financier (notamment en oncologie) – Proposition 24
- Reproduire les bénéfices médico-économiques d’une pénétration accrue des biosimilaires dans les DROM – Proposition 30
Ces mesures seront soumises au vote du Conseil de la CNAM le 9 juillet prochain.
Source : BTA.
Réguler l’activité de courtage des médicaments dans le prochain PLFSS
« Le courtage de médicaments doit être dévolu aux groupements de pharmaciens et pas à l’hôpital, à l’État ou au CEPS. Cette activité devra être réglementée et transparente », assure Philippe Besset, qui espère obtenir cette mesure par le biais du futur budget de la santé. Pour Philippe Besset, il est clair que c’est à ces derniers, « et à personne d’autre », qu’il convient de confier les achats de médicaments pour le compte des officines, mais dans un cadre réglementé. Finalement, le résultat de la négociation entre les groupements et les laboratoires devra aller dans les caisses des pharmacies qui, pour l’heure, voient une partie de ce flux financier relatif aux médicaments remboursables leur échapper. Le président de la FSPF assure que les pharmacies devront bien évidemment rémunérer leur groupement pour cette mission de courtage. Sources : le moniteur des pharmacies, le pharmacien de France.
FSPF : Philippe Besset transmet la présidence à Fabrice Camaioni
Fabrice Camaioni, vice-président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), assure l’intérim à la tête du syndicat depuis le 2 juillet, en attendant l’élection d’un nouveau président, le 25 septembre, à la veille du Congrès des pharmaciens. Philippe Besset démissionnera le 31 août pour se consacrer à ses fonctions au sein du Conseil économique et social (CESE), où il siège en tant que vice-président de la commission Économie et finances. Philippe Besset, de son côté, se consacrera pleinement au Conseil économique et social, en tant que vice-président de la commission Economie et finances, tout en restant pharmacien à Limoux « pour garder le contact avec la réalité du terrain ». Il sera également président de Resopharma à partir du mois d’octobre, et s’occupera de sujets techniques. Il assurera ainsi une mission pour contrôler les délais de paiement de l’assurance-maladie.
Sources : le quotidien du pharmacien.
Vaccins contre la grippe et le Covid : les généralistes pourront stocker des doses dès octobre
À partir d’octobre 2026, les généralistes, mais aussi les sages-femmes et les infirmiers, pourront commander des doses de vaccins auprès des pharmaciens et les conserver dans leur cabinet médical. Une première étape qui concernera les vaccins contre la grippe et le Covid-19. Cette mesure, prévue par l’article 55 de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, fonctionnera selon un système de commandes « au fil de l’eau », sans quota prédéfini, précise Le Quotidien du Médecin. Les professionnels avanceront le coût des vaccins avant remboursement intégral par l’Assurance maladie, tandis que les pharmaciens conserveront leur rôle de délivrance, de sérialisation et de traçabilité, sans rémunération supplémentaire.
Leclerc remet les autotests dans son chariot et repart à l’assaut du monopole officinal
Dans une campagne diffusée ces derniers jours, E.Leclerc réclame l’autorisation de les commercialiser dans ses parapharmacies, au nom du pouvoir d’achat. Une revendication qui, pour les syndicats de pharmaciens, constitue une nouvelle étape dans sa stratégie d’ouverture du marché des produits de santé à la grande distribution. « Pourquoi autoriser la vente des autotests de grossesse et d’ovulation, mais pas celle des autotests d’infection urinaire, de cholestérol ou d’allergies ? » C’est le message martelé par E.Leclerc dans sa dernière campagne publicitaire.
Lien vers l’article :
En Creuse, les douleurs dentaires soulagées par les pharmaciens d’officine grâce à un protocole de coopération
Douze pharmaciens volontaires, membre de la CPTS Centre Nord Creuse, peuvent prendre en charge ou orienter les patients se présentant au comptoir avec des douleurs dentaires, depuis début juin. En moins d’un mois, 28 patients ont pu bénéficier du protocole qui permet aux officinaux de prescrire des antalgiques et des antibiotiques. Le contexte l’imposait. Le département compte seulement 31 dentistes pour 100 000 habitants, contre 65 à 70 en moyenne nationale. La pénurie de médecins empêche aussi d’obtenir une ordonnance pour un antalgique plus puissant que le paracétamol. Le protocole, validé par l’ARS Nouvelle-Aquitaine, a été élaboré avec le dentiste du CHU de Guéret. Il repose sur un arbre décisionnel précis : test à percussion, test au froid, examen visuel. Selon les cas, le logiciel peut générer jusqu’à 9 ordonnances différentes, incluant des antalgiques de palier II et des antibiotiques. Trois issues possibles : prise en charge au comptoir en attendant le dentiste, orientation vers la structure d’urgence dentaire Asude à Guéret, ou transfert vers les urgences du CHU de Limoges. Ce type de protocole pourrait à terme intégrer le dispositif national OSyS (orientation dans le système de santé).
Source : le quotidien du pharmacien.
Négociations conventionnelles : des questions et des craintes
Le coup de sifflet a été donné le 22 juin, le match peut commencer. Il n’est pas question de football mais des rounds de négociations à venir avec l’Assurance Maladie. L’UPGF considère notamment que c’est dommageable que les groupements ne soient pas à la table des discussions, « en dépit de leur rôle essentiel et reconnu dans le fonctionnement des officines et le développement de services essentiels pour la population. Il est tellement plus simple de placer les structures qui réussissent sur le banc des suspects au lieu de co-construire, avec les forces vives de l’officine, une réforme économique ambitieuse ».
Lien vers l’article : https://www.upgf.fr/positions/negociations-conventionnelles-des-questions-et-des-craintes/
Protections périodiques : fraude, facturation, approvisionnement… les incertitudes
La prise en charge des protections menstruelles en officine démarre en octobre 2026. Un arrêté est attendu pour que ce dispositif soit pleinement opérationnel. Pour la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), quelques interrogations subsistent. Comment contrôler d’éventuelles fraudes aux protections hygiéniques ? C’est l’une des questions pour lesquelles la profession n’a toujours pas de réponses satisfaisantes. Autre demande du syndicat, simplifier la facturation. « Nous avons demandé à l’Assurance maladie de ne pas créer de nouveau code prescripteur, de manière que les pharmaciens puissent utiliser, via leurs LGO, leur identifiant CPAM en tant que prescripteurs », a informé hier la FSPF. Philippe Besset s’inquiète également de la disponibilité des produits pour octobre.
Source : le moniteur des pharmacies.
Rapport sur la stratégie nationale de prévention par le Sénat
Après un an de travaux, la commission des affaires sociales du Sénat présente une feuille de route ambitieuse pour faire de la prévention un pilier du système de santé. Les professionnels de santé de proximité, notamment les pharmaciens, sont appelés à jouer un rôle clé dans le déploiement des actions de prévention auprès de la population. Les sénateurs proposent une nouvelle gouvernance, avec une coalition nationale de la prévention, un « Ségur de la prévention » et une nouvelle loi de santé publique. Le rapport recommande un reste à charge nul pour les actes de prévention, notamment les vaccinations en ville, ainsi que la création d’un carnet de prévention intégré à Mon espace santé. Interrogés sur l’articulation de leurs travaux avec la mission confiée au député Cyril Isaac-Sibille sur la prévention primaire, les sénateurs ont indiqué avoir déjà échangé avec lui et espèrent que leurs recommandations pourront être reprises dans un futur projet de loi. Thomas Fatôme, directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie annonce dans le rapport qu’un travail avec les médecins et les pharmaciens sur la mise en place, à compter de 2026, d’une consultation de dé-prescription qui permettra aux médecins de faire la liste des médicaments à ne pas prescrire est prévue. Ils le font déjà, mais il souhaite valoriser cette consultation à hauteur de 60 euros.
DPC : une proposition de loi veut supprimer l’obligation triennale et acter la fin de l’Agence nationale
Déposée à l’Assemblée nationale, une proposition de loi du député LR Thibault Bazin suggère de supprimer l’obligation triennale de DPC et de redistribuer les missions de l’Agence nationale (ANDPC) entre la Haute Autorité de santé (HAS) et un opérateur administratif. Le texte vise ainsi à supprimer l’obligation de DPC uniquement pour les professionnels de santé soumis à un ordre (les préparateurs en pharmacie ne sont pas concernés) et à homogénéiser les temporalités sur celle de la certification périodique.
Lien vers la proposition de loi :
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/opendata/PIONANR5L17B2951.html
« Impossible à organiser correctement » : Les doyens demandent à reporter la mise en place de la nouvelle Paces
La conférence des doyens de médecine a demandé le 29 juin le report d’un an de la nouvelle réforme de la première année d’études de santé, que l’exécutif souhaite appliquer dès 2027, estimant que le calendrier n’est pas tenable et que le dispositif manque encore de garanties.
Lien vers l’article : https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/impossible-organiser-correctement-les-doyens-demandent-reporter-la-mise-en-place-de-la
Antalgiques de palier 1, préservatifs… Que peuvent prescrire les infirmiers ?
Sa publication était particulièrement attendue par la profession infirmière. L’arrêté qui fixe les produits de santé et examens complémentaires que les infirmiers sont autorisés à prescrire ou à renouveler est paru dans le « Journal officiel » du 27 juin.
Pour en savoir plus : https://www.caducee.net/actualite-medicale/16935/reforme-infirmiere-prescription-consultation-et-actes-infirmiers-entrent-dans-une-nouvelle-phase.html
Un « ChatGPT » pour conseiller des plantes
Une sorte de ChatGPT dédié au conseil à base de plantes arrive sur le marché. Baptisé HerbAI et alimenté par une base documentaire fermée, ce système est pensé pour être utilisée au comptoir en quelques secondes.
Lien vers l’article : https://www.lequotidiendupharmacien.fr/exercice-pro/un-chatgpt-pour-conseiller-des-plantes
Vaccination des voyageurs : la future mission se précise
La vaccination des voyageurs en officine prend forme. L’annonce a été faite lors de l’événement consacré au maillage pharmaceutique organisé jeudi 25 juin par Le Moniteur des pharmacies : la Direction générale de la Santé (DGS) va être saisie afin de faire évoluer les compétences vaccinales des officinaux. Pour une part significative des voyageurs, l’officine pourrait donc devenir une porte d’entrée vers la prévention des maladies du voyage, à condition que la DGS se saisisse rapidement du sujet. « Sur le papier, la situation est simple : tous les acteurs sont alignés et le projet n’occasionne pas de dépenses pour l’Assurance maladie. Le problème, c’est que le sujet ne semble pas prioritaire au ministère, mais peut-être que les épidémies récentes auront un impact sur sa réactivité », pointe Guillaume Racle, élu au bureau national de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO). De son côté, la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) compte ouvrir une autre voie en travaillant en collaboration avec l’Académie nationale de pharmacie afin d’élaborer une labellisation HAS qui permettrait d’établir des bonnes pratiques sur le sujet.
Source : le moniteur des pharmacies.
Analogues du GLP-1 : l’Académie de pharmacie alerte sur le nouveau filon des trafiquants
L’essor des traitements contre l’obésité attise l’appétit des réseaux criminels. Dans un rapport adopté le 24 juin, l’Académie nationale de pharmacie alerte sur la multiplication des offres illégales de sémaglutide, tirzépatide, liraglutide et dulaglutide sur Internet. Elle appelle les pharmaciens à renforcer leur vigilance face à un marché en pleine expansion.
Lien vers le communiqué de presse :
https://www.acadpharm.org/dos_public/COMMUNIQUE___PRODUITS_FALSIFIES.PDF
Oxypharm, ce nouveau groupe qui réunit 1 000 salariés dans la santé à domicile
Depuis le 1er juillet, Astera et CERP Rhin Rhône Méditerranée ont fusionné leurs activités de santé à domicile au sein d’une nouvelle entité, Oxypharm, détenue à 66 % par le normand Astera et 34 % par CERP RRM. Basée à Montpellier, elle rassemble 1 000 salariés et 60 agences sur tout le territoire français.
Lien vers l’article : https://www.lejournaldesentreprises.com/article/oxypharm-ce-nouveau-groupe-qui-reunit-1-000-salaries-dans-la-sante-domicile-2145985
CHIFFRES
L’Insee a évalué le montant moyen que touchent les pharmaciens titulaires. Le montant a décru de 16,9 % depuis 2019. Pas moins, en moyenne, de 6 390 euros mensuels répond l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dans un rapport « Les revenus d’activités des non-salariés en 2024 », publié le 30 juin. Malgré cela, les pharmaciens se classent en deuxième position des revenus moyens les plus élevés, derrière les médecins (10 180 euros), mais devant les juristes et comptables (8 240 euros). Source : le quotidien du pharmacien.
L’Assurance-maladie propose d’interdire la vente de cigarettes aux personnes nées après 2009 et de rendre le Nutri-Score obligatoire. Le Royaume-Uni a récemment adopté une mesure similaire pour les personnes nées après 2008. L’Assurance-maladie propose aussi de rendre le Nutri-Score obligatoire sur les produits emballés, avec l’ajout d’une information sur le caractère ultratransformé du produit. Le rapport cible également la vaccination contre les pneumocoques chez les plus de 65 ans. Aujourd’hui, seuls 18,7 % de cette tranche d’âge sont vaccinés. Le coût des pneumonies et infections associées est estimé entre 2,7 et 3,4 milliards d’euros par an. L’Assurance-maladie veut construire en deux ans une grande campagne avec la même ambition que celle contre la grippe. Source : rapport charges et produits.
L’ANSM ajoute deux nouveaux groupes génériques au Répertoire, portant sur les principes actifs bétaméthasone et raltégravir. Pour en savoir plus : https://ansm.sante.fr/actualites/decision-du-23-06-2026-modification-au-repertoire-des-groupes-generiques-mentionne-a-larticle-r-5121-5-du-code-de-la-sante-publique
Depuis plusieurs semaines déjà, beaucoup de pharmacies ne sont plus en mesure d’honorer les prescriptions de Resitune (acide acétylsalicylique) 75 mg et 100 mg, comprimés gastro-résistants. Dans ce contexte, l’ANSM les autorise, à titre exceptionnel et temporaire, à remplacer entre eux les médicaments à base d’acide acétylsalicylique 75 mg et 100 mg en comprimés gastro-résistants, en fonction des disponibilités.
L’attrait économique des actes esthétiques détourne certains médecins dermatologues des soins de base, constatent Les Echos. Le journal cite le témoignage de « Jade24 », qui a dû attendre huit mois pour un rendez-vous, et apprendre alors qu’elle a « un mélanome pT3a ». Un désastre de santé publique, dans la mesure où les cancers de la peau font partie des cancers les plus fréquents en France, selon l’Institut national du cancer. Plus ils sont dépistés tard, plus les chances de guérison diminuent. « Des médecins proposent des créneaux sous une semaine pour un acte esthétique ou du laser, mais il faut patienter plusieurs mois pour montrer une lésion suspecte », déplore Thierry Passeron, chef de service dermatologie au CHU de Nice.
Les services de pompes funèbres d’Ile-de-France sont saturés après l’épisode caniculaire qui a causé au moins 1.000 décès supplémentaires, selon un premier bilan de Santé publique France. Les deux funérariums parisiens, aux Batignolles et à Ménilmontant, sont complets depuis samedi. « En temps normal, 80% des décès se produisent en milieu hospitalier, et 20% à domicile. Aujourd’hui, plus de la moitié sont constatés à domicile. Et l’on s’attend, dans les 24 à 48 heures, à ce que les aides-soignantes, les auxiliaires de vie ou les personnes qui viennent livrer les repas signalent de nouveaux morts… », indique au Figaro Elisabeth Charrier, déléguée générale de la Fédération nationale du funéraire (FNF).
Santé publique France a comptabilisé au moins 300 morts en excès par rapport à la normale sur cinq jours lors de la canicule de fin mai, dans 17 départements de Bretagne, Ile-de-France, Normandie, Nouvelle-Aquitaine et Pays de la Loire, soit une hausse de près de 14%. L’essentiel des victimes, environ 230, avaient 75 ans et plus. Il s’agit de décès toutes causes confondues, non encore attribués formellement à la chaleur. Les hôpitaux observent par ailleurs actuellement une baisse des recours aux urgences et des appels au Samu par rapport aux jours précédents. Mais l’activité reste « de l’ordre de 10 à 15% supérieure » à ce qui est normalement observé à cette période de l’année, note le ministère de la Santé. Source : Libération.
Santé publique France publie de nouvelles données sur l’impact sanitaire de la canicule qui a frappé la France durant la seconde quinzaine de juin. Elles révèlent que les passages aux urgences pour coups de chaleur (hyperthermie) ont été multipliés par plus de huit en une semaine, dépassant 6.000 cas, soit un niveau supérieur au pic de mai dernier et aux maxima des trois années précédentes. Les arrivées pour déshydratation et hyponatrémie ont, elles, triplé, tandis que les hospitalisations en service classique liées à ces motifs ont fortement augmenté sur la même période. Toutes les tranches d’âge sont concernées, y compris les enfants et adolescents pour les coups de chaleur, souvent après une exposition prolongée en plein soleil. Source : Le Parisien.
Depuis la canicule qui a frappé la France fin juin, les pharmaciens constatent une forte hausse des demandes de tests rapides d’orientation diagnostique (Trod) pour les infections urinaires, accessibles sans ordonnance aux femmes de 16 à 65 ans depuis deux ans. « Je dirais que la demande a été multipliée au moins par deux, entre mai et juin, comme à chaque période de chaleur », estime Olivier Rozaire, pharmacien à Saint-Bonnet-le-Château (Loire), qui relève entre 90 et 95% de résultats positifs parmi les patientes testées. En cas de résultat positif, l’officine peut délivrer immédiatement un traitement antibiotique à prise unique, sans consultation médicale préalable. Source : le Parisien.
Eprouvés par la canicule exceptionnelle qui a frappé la France, les hôpitaux publics réclament davantage de moyens pour adapter leurs bâtiments à la chaleur. La Fédération hospitalière de France (FHF) demande « entre 7 et 9 milliards d’€ par an » pour maintenir le patrimoine, moderniser les équipements et adapter durablement hôpitaux et Ehpad, ainsi qu’un « fonds vert » de 5 milliards d’€ sur cinq ans. « S’il n’y a pas de plan massif d’investissement, nous serons dans l’incapacité de pouvoir adapter nos structures au changement climatique », avertit la déléguée générale de la FHF, Zaynab Riet, pour qui la canicule « agit comme un révélateur » de l’inadaptation d’équipements pensés « pour le climat des années 1980 ». Source : les échos.
30 000 : c’est le nombre de climatiseurs commandés pour les hôpitaux français, a confirmé le Premier ministre Sébastien Lecornu sur proposition de la ministre de la Santé Stéphanie Rist. Cette commande s’inscrit dans une enveloppe de 100 millions d’€ annoncée pour répondre aux besoins urgents de rafraîchissement dans les établissements de santé les plus exposés à la chaleur.
La Commission européenne a ouvert une enquête formelle pour abus de position dominante contre Sanofi sur son vaccin contre la grippe. « La Commission craint que Sanofi ait mené une campagne de communication mensongère afin de discréditer le Fluad® de son concurrent CSL Seqirus en le présentant comme étant inférieur à l’Efluelda®, allant ainsi à l’encontre des recommandations nationales en matière de vaccination dans plusieurs Etats membres », résume l’Europe. Cette enquête formelle fait suite aux perquisitions menées dans les locaux français et allemands de Sanofi en septembre 2025. Sanofi, leader des vaccins grippaux en France comme en Allemagne, encourt une amende pouvant atteindre 10% de son chiffre d’affaires mondial. Source : Les Echos.
Alors que des droits de douane européens de 3 euros seront imposés aux petits colis extra-européens à compter du 1er juillet, la France annonce suspendre la taxation qu’elle avait mise en place depuis le 1er mars (2 euros par catégorie d’articles achetés sur les plateformes d’e-commerce extra-européennes pour freiner l’afflux de ‘colis’, de moins de 150 euros, en provenance de Chine). Selon le ministre du Commerce, Serge Papin, la suspension « éphémère » de la taxe française est d’ordre « tactique » pour « laisser s’installer la taxe européenne » et ne pas léser la France face à ses autres voisins européens à partir de juillet (la taxation d’un colis bénéficie au pays dans lequel arrive ce dernier). Source : touteleurope.fr
Les sept Ordres des professions de santé, et deux ministres (Santé et Égalité entre les femmes et les hommes) ont signé, le jeudi 2 juillet, une charte d’engagement visant à renforcer la lutte contre les violences sexistes et sexuelles en santé. Un engagement inédit entre l’État et les institutions ordinales. Lien vers le communiqué de presse : https://sante.gouv.fr/actualites-presse/presse/communiques-de-presse/article/violences-sexistes-et-sexuelles-en-sante-l-etat-et-les-ordres-des-professions
Une équipe française s’est penchée sur l’impact du recours à la buprénorphine comme traitement de substitution aux opiacés. Les conclusions sont encourageantes : le produit réduirait de jusqu’à 6 fois la mortalité toutes causes. Lien vers l’article : https://www.lequotidiendupharmacien.fr/exercice-pro/traitement-de-substitution-aux-opiaces-quel-impact-de-la-buprenorphine-sur-la-mortalite
Le 30 juin 2026, l’Assemblée nationale a adopté en troisième lecture la proposition de loi instaurant un droit à l’aide à mourir. Le texte a recueilli 295 voix pour et 232 contre. Le texte repartira au Sénat à partir du 7 juillet, où il sera vraisemblablement rejeté de nouveau. Le gouvernement a décidé de donner le dernier mot à l’Assemblée. Le vote final est fixé au 15 juillet. Les critères d’éligibilité ont été affinés au fil des lectures : avoir au moins 18 ans, être atteint d’une affection incurable engageant le pronostic vital, souffrir de douleurs physiques, et exprimer un consentement libre et éclairé. L’autoadministration du produit reste la règle. L’intervention d’un soignant n’est prévue que si le patient n’est pas physiquement en mesure de le faire. Source : Le Monde.
En Corée du Sud, les poupées connectées à intelligence artificielle se multiplient auprès des seniors isolés, dans un pays où 21% de la population a plus de 65 ans. La Croix s’intéresse en particulier à la poupée Hyodol, distribuée à près de 22.000 exemplaires, principalement via les services sociaux. Elle accompagne le quotidien des personnes âgées, encourage l’activité physique et alerte familles et centres sociaux en cas de chute ou d’absence de réveil. « Avant, je m’ennuyais, je n’avais personne à qui parler. Mais depuis qu’elle est là, j’ai l’impression qu’elle prend soin de moi », témoigne Ahn Sangik, 93 ans, à Séoul.
Rappel : à compter du 20 juillet, la recommandation de remplacement d’une spécialité à base de quétiapine à libération prolongée indisponible par une préparation magistrale à libération immédiate, sans nouvelle prescription médicale, est abrogée. L’encadrement du prix de la préparation magistrale aussi. En clair, la disposition qui permettait aux pharmaciens de remplacer la quétiapine à libération prolongée (LP) prescrite par une préparation magistrale à libération immédiate (LI), sans nouvelle prescription médicale, est abrogée. Source : le quotidien du pharmacien.
L’ANSM informe de fortes tensions sur les comprimés gastrorésistants d’acide acétylsalicylique 75 mg et 100 mg, et autorise temporairement les pharmaciens à substituer ces dosages pour éviter toute interruption de traitement. Si le dosage prescrit n’est pas disponible, le pharmacien peut aussi délivrer un dosage de 75 mg à la place de 100 mg, ou l’inverse, en respectant la posologie quotidienne. Le pharmacien doit informer le prescripteur du remplacement. Source : le quotidien du pharmacien.
À l’heure où les résultats Parcoursup relancent la course aux études de santé, les associations étudiantes publient leur rapport annuel sur les tutorats. Ces dispositifs, assurés par les étudiants eux-mêmes, accompagnent près de 85 % des inscrits en PASS pour un coût moyen de 12,29 euros, très loin des prépas privées (4 700,10 € pour une prépa privée, soit 382 fois moins cher). Les associations soulignent que ces tutorats couvrent l’ensemble de l’année universitaire, depuis la pré-rentrée organisée en août jusqu’aux oraux de fin d’année, en passant par les examens blancs, les colles et les séances pédagogiques. Source : le moniteur des pharmacies.
8 289 tonnes de médicaments non utilisés ont été rapportées en pharmacie en 2025, soit un taux de collecte inédit de 83 %. La présence d’emballages vides et de médicaments avec leur emballage dans les cartons Cyclamed recule nettement depuis 2016. Les médicaments les plus souvent retrouvés représentent près de 500 millions d’euros remboursés chaque année par l’Assurance maladie. Source : le moniteur des pharmacies.
L’ANSM poursuit le déploiement du registre des groupes hybrides. Une décision publiée en juin crée neuf nouveaux groupes, portant leur nombre total à 44. Ces ajouts concernent plusieurs traitements couramment délivrés en officine, notamment dans les domaines de l’allergie, de la dermatologie et de la prise en charge de la douleur. Source : pharm-enews.fr
L’augmentation du SMIC horaire le 1er juin a de nouveau écrasé la grille salariale en officine rattrapant les 10 premiers niveaux de la grille. Afin d’anticiper une nouvelle hausse du SMIC début 2027, le syndicat FO a sollicité une réunion extraordinaire du CPPNI qui se tiendra le 6 juillet. Source : pharm-enews.fr
Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, a inauguré une nouvelle officine du réseau Pharmacie refuge à Givet (Ardennes) . Ces lieux visent à offrir aux femmes et aux enfants victimes de violences un lieu d’accueil en toute discrétion. Source : le quotidien du pharmacien.
Une nouvelle vague de baisses de prix des médicaments génériques sera examinée lors du comité de suivi des génériques (CSG), le 23 juillet. L’étude d’impact transmise aux organisations professionnelles chiffre les économies attendues à 43,9 millions d’euros pour l’Assurance maladie, dont 17,9 millions d’euros concernent le segment des génériques. Si le principe des économies n’est pas remis en cause, plusieurs molécules concentrent les discussions. L’USPO propose de cibler le nilotinib et le diméthylfumarate, plutôt que certaines molécules déjà concernées par des baisses. Le syndicat demande un report des baisses pour l’ézétimibe/atorvastatine, le rivaroxaban, le lévétiracétam et l’oseltamivir. L’impact pour les officines est estimé à une dizaine de millions d’euros. Source : le moniteur des pharmacies.
L’ARS d’Île-de-France enquête sur le signalement de trois cas de cancers pédiatriques parmi des élèves de l’école Gare-René-Watrelot de Franconville (Val-d’Oise), construite en 2006 sur un site pollué. Shiloh Diakité est morte en 2021 d’un angiosarcome mammaire à 13 ans; un garçon est décédé en 2025 d’une leucémie, et un troisième enfant, Léo, est en rémission d’un rhabdomyosarcome, précise Le Monde. Un diagnostic des sols réalisé en 2013 avait révélé la présence de benzène, toluène, xylènes, trichloroéthylène, tétrachloroéthylène et hydrocarbures dans le sous-sol de l’établissement.
Marie-Pierre de Bailliencourt, directrice générale de l’Institut Montaigne, alerte dans Les Echos sur trois « poisons invisibles » qui fragilisent la compétitivité française, dont l’accès aux médicaments innovants. Elle indique que près de 40% des médicaments innovants n’atteindraient plus la France, une situation qu’elle attribue à une logique de tarifs négociés à la baisse et de volumes d’achat prédéfinis dissuadant les laboratoires pharmaceutiques d’investir dans le pays. Elle pointe en parallèle le remboursement de 7 milliards d’€ par an de taxis sanitaires et de cures thermales, qu’elle oppose au financement d’essais cliniques et de thérapeutiques à forte valeur médicale.
Nicolas Revel, directeur général de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) depuis sa nomination par Emmanuel Macron en 2022, pourrait envisager un avenir politique, selon un portrait qui lui est consacré par Challenges. A la tête du premier centre hospitalier universitaire d’Europe, avec près de 100.000 agents, 38 hôpitaux, 8 millions de patients par an, 10 milliards d’euros de budget, il a relevé le défi de l’attractivité en ramenant les effectifs infirmiers proches de leur niveau d’avant-crise, en rouvrant 1.000 lits, tout en préservant le budget de l’établissement. « Nicolas Revel réussit un alliage rare entre vision stratégique et compréhension opérationnelle », estime l’ex-ministre de la Santé Marisol Touraine.
La start-up Poppins a obtenu la prise en charge anticipée numérique (Pecan) de son application destinée aux enfants « dys ». « Enfin », s’est réjoui son cofondateur François Vonthron, qualifiant cette annonce d' »aboutissement » huit ans après la création de la société. L’avis favorable de la HAS concerne plus précisément la « rééducation du trouble spécifique des apprentissages avec déficit de lecture (dyslexie) par un entraînement cognitif et rythmique chez les patients âgés de 7 à 11 ans », en complément d’une rééducation orthophonique bimensuelle. Selon la Fédération française des Dys, ce trouble concerne au moins 300.000 enfants en France. L’accès nécessitera une ordonnance d’un orthophoniste ou d’un pédiatre pour un traitement renouvelable d’au moins trois mois. Le prix reste à déterminer par l’Assurance-maladie, mais la prise en charge sera intégrale, assure la start-up, qui propose actuellement un abonnement de 30 € par mois. Source : les échos.
Selon la dernière édition de l’étude Meaningful Brands d’Havas Media Network, menée sur vingt-cinq marchés et auprès de deux cent trente-deux marques, 92 % des Français estiment qu’une marque pourrait disparaître sans que cela ne les gêne. Le directeur de la stratégie d’Havas parle d’une apathie record envers les marques. Lien vers l’article : https://elmarq.fr/journal/apathie-marques-havas-92-pourcent-fin-capital-marque-facile?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=hebdo-27&utm_content=brief-4
Après avoir franchi pour la première fois le cap du milliard d’euros en 2024, le chiffre d’affaires cumulé de Mediprix devrait avoisiner 2,5 Md€ à horizon 2030, indique le dirigeant à La Lettre M. Jérôme Escojido a cofondé le groupement aux côtés de Bernard Pagès.
GROUPEMENT
Giropharm muscle ses marges et mise sur sa marque Nep
Entre services santé, diversification et sa marque propre Nep, la coopérative accélère pour renforcer la rentabilité de ses adhérents face aux incertitudes du secteur. « Tous les éléments repris d’Apothera, comme la centrale d’achat, la marque propre NEP et Pharmacad, nous allons les développer, explique Gilles Unglick, le directeur opérationnel. Et engager nos adhérents le plus possible sur le référencement et sur les services, parce que c’est ce qui crée la valeur d’un groupement aujourd’hui. » « Un pharmacien qui développe bien les services santé, c’est 10 000 euros de marge potentielle », rappellent les responsables de Giropharm.
Source : le quotidien du pharmacien.
AILLEURS
La justice américaine sanctionne Alibaba pour la vente de médicaments de contrefaçon
Alibaba et son prestataire de paiement américain AUS Merchant Services ont accepté de verser 600 millions de $ pour clore une enquête du département de la Justice des Etats-Unis (DOJ) portant sur des ventes illégales de médicaments, produits chimiques et presses à comprimés via les plateformes de commerce électronique du groupe chinois. Alibaba a reconnu, entre 2016 et 2024, la ventes d’environ 80.000 produits pharmaceutiques et équipements de contrefaçon importés de l’étranger, représentant plus de 200 millions de $. Des employés du groupe avaient eux-mêmes signalé l’insuffisance des systèmes de conformité. « La résolution témoigne de l’engagement du DOJ à veiller à ce que les entreprises exploitant des plateformes de commerce électronique et de paiement numérique excluent de leurs places de marché les produits pharmaceutiques étrangers illégaux, non approuvés, mal étiquetés et dangereux », a déclaré Brett Shumate, procureur général adjoint des Etats-Unis. L’accord concerne aussi AUS Merchant Services, filiale d’Ant Group opérant Alipay, dont le programme anti-blanchiment a « échoué à empêcher certains marchands » d’utiliser ses services pour faciliter ces ventes.
Source : Bloomberg.
