Actualités du 5 au 9 octobre 2026

ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES

 

Antibiotiques : la dispensation à l’unité pourrait très vite devenir obligatoire

Le PLFSS 2027 veut faire de la dispensation à l’unité un outil de lutte contre l’antibiorésistance. Pour certaines spécialités, un arrêté pourrait imposer au pharmacien de délivrer le nombre exact d’unités prescrites. Le périmètre et les modalités restent à fixer. L’article 28 du PLFSS 2027, consacré à la préservation de l’efficacité des antibiotiques et à leur disponibilité, prévoit qu’un arrêté des ministres chargés de la Santé et de la Sécurité sociale puisse rendre obligatoire la délivrance à l’unité (DAU) de certains antibiotiques. Le texte ne fixe pas encore la liste des spécialités concernées, mais inscrit clairement cette possibilité dans le Code de la santé publique. Le texte prévoit aussi de pouvoir restreindre certaines prescriptions d’antibiotiques en télémédecine. Lorsqu’un examen clinique à distance ne permet pas de garantir la pertinence ou la sécurité de la prescription, un arrêté pris après avis de la Haute Autorité de santé pourra fixer des conditions particulières ou limiter la prescription à certaines situations.

Source : le moniteur des pharmacies.

Lien vers l’article de la revue pharma : https://www.revuepharma.fr/2026/10/dispensation-a-lunite-justificatif-de-prescription-ce-qui-pourrait-changer-pour-les-antibiotiques-avec-le-plfss/

 

Dispositifs médicaux : une taxe à 150 millions d’euros qui crispe les industriels

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour l’année 2027 crée une nouvelle contribution pour les fabricants de dispositifs médicaux. Ces derniers évaluent cette taxe supplémentaire à plus de 150 millions d’euros par an et agitent des menaces de délocalisation si elle venait à être votée. Une contribution à hauteur de 3,6 % est exigée aux entreprises de dispositifs médicaux (DM) au titre de l’année 2027. Cette taxe introduite par le PLFSS 2027 a pour objectif d’adapter la contribution de ce secteur à la forte croissance des dépenses qu’il engendre pour l’Assurance maladie : +4,7 % par an en moyenne, pour « une dépense remboursée brute de plus de 12,1 milliards d’euros en 2025 », détaille le texte.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Les biologistes médicaux pourront à leur tour stocker des vaccins

L’article 27 favorise l’accès à la vaccination, en prévoyant la prise en charge de certains vaccins administrés en établissements de santé et dans les EHPAD par l’Assurance maladie.

L’article prévoit d’autre part la possibilité pour les laboratoires de biologie médicale de détenir des stocks de vaccins. La LFSS 2026 avait déjà étendu la possibilité de stocker des vaccins aux médecins, infirmiers et sages-femmes.

Source : Ordre des pharmaciens.

 

Mission « hypertension » : pas loin de la déception

La prévention cardiovasculaire en officine devait être l’un des piliers de l’avenant 3 de la convention pharmaceutique, attendu d’ici la fin de l’année. Le calendrier de la HAS pourrait toutefois repousser le suivi tensionnel à un texte ultérieur. Les négociations avancent en revanche sur le suivi des diabétiques et surtout sur OSyS… dont la potentielle rémunération crispe déjà les syndicats.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Participation à l’expérimentation nationale SI MITM pour les ruptures

La DGS, DNS et ANSM lancent une expérimentation pour suivre les stocks en temps réel. 200 officines sont recherchées. L’USPO et la FSPF incitent les pharmaciens à y participer si on est volontaire avant le 30 octobre. Menée à partir du 1er décembre et pendant trois mois, elle a pour objectif de déterminer si les données présentes dans les systèmes d’information des officines participantes (stocks, commandes, nombre de boîtes délivrées…) peuvent aider l’ANSM à repérer plus en amont les risques de tensions, voire de ruptures, de médicaments. Et donc de prendre les mesures adéquates pour y pallier. Concrètement, l’expérimentation s’appuiera sur les logiciels de gestion d’officine (LGO), qui transmettront automatiquement les données à l’Agence sanitaire. Quatre LGO ont été identifiés : Crystal (Infosoft), Id. (Pharmagest/Equasens), LEO Officine (Isipharm), et Pharmony, ajoute l’Uspo. Les données qui permettent d’identifier les patients, elles, restent protégées. Cette expérimentation cible les médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM), soit 267 spécialités (codes CIP13), particulièrement suivis par les autorités sanitaires.

Pour participer  à l’expérimentation :

https://grist.numerique.gouv.fr/o/docs/geRd3CiaSjRq/SI-MITM/p/2?embed=true

 

Swisslife : indisponibilité possible de Visiodroits les samedis 10 et 17 octobre

L’opérateur de tiers payant Carte Blanche Partenaires (CBP) va réaliser une opération de maintenance est programmée chez Swisslife aux dates suivantes :

  • Samedi 10 octobre 2026 de 12h à 18h
  • Samedi 17 octobre 2026 de 12h à 18h

Durant ces créneaux, le service de consultation des droits en ligne Visiodroits des assurés Swisslife pourrait être temporairement indisponible ou ne pas répondre. En cas de non-réponse de Visiodroits, il faudra vérifier l’attestation de tiers payant présentée par le patient et, si nécessaire, la scanner. En cas de doute sur les droits du patient, il faudra privilégier une facturation sans tiers payant sur la part complémentaire et remettre au patient une facture lui permettant d’effectuer directement sa demande de remboursement.

Source : FSPF.

 

Percko change de braquet en pharmacie

2026 marque un tournant dans la vie de Percko, lancée en ligne en 2014 et réputée pour son t-shirt destiné à soulager les maux de dos. Rachetée en avril dernier par le groupe GTH (Epitact, Synergia…), la marque compte désormais se déployer significativement en officines. Objectif affiché par Franck Sinabian, président de GTH : deux millions d’euros de chiffre d’affaires en un an dans 1 500 pharmacies. Créée par deux ingénieurs, Percko, qui revendique 12 millions d’euros de CA, a étoffé son offre au fil du temps avec des soutiens-gorge à tenseurs, des oreillers, des matelas, des chaises ergonomiques…

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Le Sénat examine une proposition de loi autorisant les laboratoires à mobiliser temporairement leurs stocks de sécurité de médicaments

La proposition de loi déposée le 12 mai par Jean-François Rapin, sénateur Les Républicains (LR) du Pas-de-Calais (Hauts-de-France) revient sur le devant de la scène. Le texte, qui a pour ambition d’ouvrir la voie à un assouplissement des obligations de stocks de sécurité en matière de médicaments en autorisant les laboratoires à écouler temporairement une partie de leurs réserves, sous conditions, sera examiné par la commission des affaires sociales mercredi 7 octobre. Puis il sera discuté en séance publique le 13 octobre. Dans le seul amendement déposé, Marie-Claude Lermytte, sénatrice Les Indépendants – République et Territoires du Nord (Hauts-de-France), propose de porter de deux à quatre mois le stock de sécurité minimal des médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM), afin de mieux couvrir la durée moyenne des ruptures tout en permettant sa mobilisation en cas de tension d’approvisionnement. Source : le moniteur des pharmacies.

 

CHIFFRES

 

La campagne de vaccination contre la grippe démarre cette année avec un changement réglementaire : les vaccins antigrippaux sont désormais inscrits sur la liste I et soumis à prescription obligatoire. Les pharmaciens habilités à vacciner étant également habilités à prescrire, le parcours vaccinal demeure inchangé pour les patients. La récupération d’un vaccin à la pharmacie pour se le faire administrer par un autre professionnel reste donc tout à fait possible. Cette dispensation, hors ordonnance et sans administration de vaccin, n’a pas de code acte propre associée. Seul le prix du vaccin est facturé dans ce cas. Source : le moniteur des pharmacies.

63 % : c’est la hausse du nombre de nouveaux cas de cancer du sein chez les femmes de 30 ans entre 1990 et 2023, contre + 24 % chez les femmes de 60 ans sur la même période, selon la Dr Florence Coussy (Institut Curie), citée par La Tribune Dimanche. Sur les 61.000 cancers du sein diagnostiqués chaque année en France, environ 5% concernent des femmes de moins de 40 ans.

Huit ans après la tribune des 124 médecins contre les « fake médecines », le Conseil d’État annule les avertissements infligés à trois de ses signataires par la justice ordinale. Une décision saluée par le collectif No Fakemed, qui appelle désormais l’Ordre à tirer les conséquences de cette jurisprudence. Lien vers l’article : https://www.lequotidiendumedecin.fr/liberal-soins-de-ville/tribune-anti-homeopathie-le-conseil-detat-annule-les-sanctions-disciplinaires-le-collectif-no?utm_source=newsletter_225&utm_medium=email&utm_campaign=tribune-anti-homeopathie-sanctions-annulees-pour-les-signataires-deremboursement-des-prescriptions-du-secteur-3

Pour économiser 600 millions d’euros sur l’Assurance maladie, le Mouvement des entreprises de France (Medef) suggère d’interdire toute indemnisation des trois premiers jours d’arrêt. Une mesure qui impacterait directement les cadres de l’officine et fermerait la porte à toute prise en charge de ces jours pour les non-cadres. Source : le moniteur des pharmacies.

Les commandes des outils Mois sans tabac 2026 sont ouvertes. Les pharmaciens peuvent commander gratuitement des kits d’aide à l’arrêt et des supports de communication pour accompagner leurs patients dès novembre. Le kit national comprend notamment un « Programme 40 jours », qui associe dix jours de préparation et trente jours d’accompagnement de l’arrêt, une roue des économies et des dépliants présentant les outils Tabac info service ainsi que l’intérêt de consulter un professionnel de santé. Source : le moniteur des pharmacies.

Les dépenses de santé ont atteint 353,2 milliards d’euros en 2025, soit une hausse de 3,3 %, selon la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees). La consommation de soins et de biens médicaux (CSBM) s’élève à 256,5 milliards d’euros, en progression de 2,7 %, après +3,5 % en 2024. Le ralentissement vient principalement d’une moindre dynamique des volumes, dont la croissance passe de +2,8 % à +2,0 %, tandis que les prix augmentent encore de 0,7 %. Source : le moniteur des pharmacies.

Au 28 septembre, 145 cas autochtones d’infections à virus West Nile ont été identifiés en France hexagonale, soit 28 cas supplémentaires par rapport à la semaine précédente mais également trois décès, tous en région Île-de-France. Transmis par des moustiques du genre Culex, le virus circule dans sept régions : Provence-Alpes-Côte d’Azur, Occitanie, Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle-Aquitaine, Pays de la Loire et Centre-Val de Loire. Si cette infection est généralement sans symptôme ou à l’origine d’un état grippal, elle peut entraîner dans de rares cas (environ 1%) des graves complications neurologiques, parfois mortelles, surtout chez des personnes âgées ou immunodéprimées. Il n’existe actuellement ni vaccin commercialisé pour les humains, ni de traitement préventif. Sources : le moniteur des pharmacies et le Figaro.

Lundi 5 octobre, trois chercheurs ont été récompensés pour leurs travaux sur l’optogénétique. Cette méthode permet de contrôler l’activité de neurones individuels dans un cerveau vivant et d’explorer les mécanismes de la mémoire, des émotions et des comportements. Elle a également apporté des connaissances sur des maladies neurologiques et psychiatriques, notamment la dépression, l’anxiété, la schizophrénie, la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson. Pour en savoir plus : https://www.franceinfo.fr/monde/prix-nobel/le-nobel-de-medecine-2026-decerne-aux-chercheurs-karl-deisseroth-peter-hegemann-et-georg-nagel-pour-avoir-pose-les-fondements-d-une-nouvelle-ere-en-neurosciences_8223166.html

Le passage de 30 à 22 centimes du plancher de marge des grossistes-répartiteurs devrait coûter environ 50 millions d’euros au secteur. Une nouvelle baisse alors que l’activité sur le médicament remboursable était déjà déficitaire en 2025, affirme Arthur Arlaud, délégué général de la Chambre syndicale de la répartition pharmaceutique (CSRP). Il appelle à revoir une rémunération qui, selon lui, ne reflète plus la valeur du service rendu. Source : le moniteur des pharmacies.

Depuis le 1er octobre 2026, l’Opco EP ne peut plus proposer de subrogation de paiement pour les actions de formation continue prises en charge. Les pharmacies doivent désormais avancer la facture avant d’être remboursées. Source : le moniteur des pharmacies.

Un adulte sur quatre est aujourd’hui touché par une situation d’« aidance », soit 15,5 millions de personnes par extrapolation à la population adulte. 73 % des aidants ont parfois peur de ne plus tenir. 80 % d’entre eux ont signalé avoir besoin d’un répit pour souffler plus facilement. Ce répit peut prendre différentes formes : dont pour 40 % une aide financière pour accéder à une solution, ou un relai à domicile pour 34 %. Source : le quotidien du pharmacien.

La prime de partage de la valeur pourrait devenir moins avantageuse. L’article 7 du PLFSS 2027 prévoit, côté salarié, de ne pas prolonger l’exonération d’impôt sur le revenu et, côté employeur, de réduire les allègements de cotisations patronales. Objectif : économiser 400 millions d’euros. Source : le moniteur des pharmacies.

Depuis le 1er octobre à 20 heures, un nouveau système de tour de gardes a été mis en place dans les Deux-Sèvres. Désormais, huit officines sont de garde de 20 h à minuit et ensuite, seules trois le restent jusqu’au matin : une pour Niort et sa petite couronne, une pour le sud du département et une autre pour le nord. Source : le quotidien du pharmacien.

Depuis le 1er octobre, les jeunes femmes de moins de 26 ans et les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire (C2S) peuvent bénéficier d’une prise en charge de deux protections périodiques réutilisables par an. Le téléservice « Aide à la détection d’atypies de consommation » (ADAC), disponible sur amelipro, sera enrichi en novembre 2026 pour permettre au pharmacien de vérifier l’historique de remboursement de ces produits et ainsi éviter les rejets en cas de dépassement du seuil de 2 dispositifs sur 12 mois glissants. Source : le quotidien du pharmacien.

Dans une étude sur le coût des affections de longue durée pour l’Assurance maladie, la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) calcule que les ALD ont représenté 20 milliards d’euros de dépenses en 2025. Les bénéficiaires des ALD représentaient 22 % des assurés, mais 67 % des dépenses de santé remboursables en 2025. 

Le 1er octobre, deux personnes ont été interpellées dans les Yvelines dans le cadre du démantèlement d’un vaste trafic de médicaments impliquant une quarantaine de pharmacies. Le réseau organisé détournait et envoyait en Asie de nombreux médicaments, pour un gain de 10 000 € par semaine. Source : pharm-enews.fr

Le marché des probiotiques en pharmacie affiche une croissance modérée mais reste solidement installé avec un CA de 196,7 M€. Lien vers l’article : https://www.revuepharma.fr/2026/09/le-marche-des-probiotiques-une-croissance-moderee-mais-solide/?utm_source=brevo&utm_medium=email&utm_campaign=NL%20239%20Revue%20Pharma%20septembre

En tensions d’approvisionnement depuis plusieurs semaines, la disponibilité des traitements à base de fluoxétine en gélules et comprimés devrait prochainement revenir à la normale. « Les laboratoires concernés nous ont confirmé une remise à disposition des approvisionnements industriels pour fin septembre. Celle-ci se traduira par une normalisation de la disponibilité en pharmacie, prévue pour mi-octobre », a annoncé l’ANSM vendredi 25 septembre.

À compter du 1er novembre 2026, le prix d’Eliquis (apixaban), commercialisé par BMS, sera quasiment divisé par deux. La nouvelle tarification a été officialisée par un avis publié au Journal officiel le 6 octobre.

Plus de deux ans après son lancement, « Mon bilan prévention » commence à trouver sa place auprès des professionnels de santé et des publics concernés. La ministre de la Santé s’est félicitée des derniers chiffres, avec désormais près de 45 000 bilans réalisés chaque mois. Parmi les effecteurs, les pharmaciens arrivent largement en tête. Parmi les quatre professions de santé autorisées à proposer les bilans de prévention entre janvier 2024 et août 2026, la mobilisation des pharmaciens est particulièrement importante. Ils représentent 58 % des effecteurs, contre 34 % pour les médecins, 4 % pour les infirmiers et 4 % pour les sages-femmes. Les 18-25 ans représentent 31% des bilans. Pour le Dr Jean-Christophe Nogrette (MG France), le frein principal est le temps médical, un rendez-vous de 30 à 45 minutes rémunéré 30 € étant difficile à intégrer dans un agenda saturé. L’objectif gouvernemental fixé par la Politique prioritaire du Gouvernement 2026 est d’atteindre un taux de recours de 10 % parmi les 21 millions de Français éligibles aux quatre âges clés de la vie. Source : le moniteur des pharmacies.

Depuis le 1er septembre 2026, le pharmacien d’officine doit assurer la traçabilité jusqu’au patient des dispositifs médicaux implantables (DMI) qu’il délivre. L’objectif est de pouvoir retrouver rapidement les patients auxquels un dispositif ou un lot a été délivré, notamment en cas d’incident ou de problème de sécurité. Cette obligation résulte du décret n° 2026-299 du 17 avril 2026. Source : le moniteur des pharmacies.

Entré en vigueur le 1er octobre, le remboursement des culottes menstruelles s’adresse aux personnes de moins de 26 ans et/ou aux bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire. Au moins 8 tailles, et leur correspondance avec le tour de bassin, doivent être proposées par modèle dont une taille « ado » pour les 12-14 ans. Aucune ordonnance n’est nécessaire. Source : le moniteur des pharmacies.

La France pourrait compter 30% de médecins de plus en 2040 qu’aujourd’hui, et 75% de plus à l’horizon 2060, selon une projection de la Drees, la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques du ministère de la Santé.

Sept heures et six minutes. Soit plus de 13 % du temps de travail. Tel est, selon une enquête conduite par l’URPS Grand-Est en 2023, le temps que consacrent globalement les médecins généralistes aux tâches administratives. Des résultats corroborés par une étude de la DREES datée de 2025, qui conclut qu’en ville, sur 46h de travail hebdomadaire, les généralistes n’en passent que 36,5 en consultation. Autrement dit, le temps administratif « envahit » le temps médical.

En plein « Octobre rose » l’annonce du déremboursement de Zoladex notamment utilisé contre certains cancers du sein, à partir du 15 décembre, inquiète patients et pharmaciens. Une décision demandée par AstraZeneca pour des raisons économiques. Source : pharm-enews.fr

A l’occasion de l’ouverture prochaine de la campagne de vaccination contre la grippe et le covid-19 pour la saison 2026/2027, l’éco-organisme DASTRI annonce la réouverture de la plateforme de souscription à la solution DASRI PRO jusqu’au 31 octobre 2026. Ce dispositif est accessible à l’ensemble des pharmaciens d’officine, adhérents ou non à la FSPF. Pour souscrire : https://www.dastri.fr/dasri-pro/

Le site de vente en ligne de médicaments meSoigner (groupe Comet Software) compte plus de 3.000 pharmacies partenaires, ce qui en fait le leader du marché, s’est-il vanté dans un communiqué fin septembre. « Plus de 50 groupements et enseignes » utilisent ses services. Source : tic pharma.

Voté dans le dernier budget de la Sécurité sociale, le déremboursement des prescriptions des médecins en secteur 3 a fait l’objet d’une question prioritaire de constitutionnalité à l’initiative de plusieurs syndicats médicaux, estimant qu’exclure les patients du remboursement était anticonstitutionnel. La décision du Conseil d’Etat du 1er octobre rejette la question et valide la procédure législative engagée. Source : pharm-enews.fr

19,7 milliards d’euros. C’est le coût des affections de longue durée (ALD) pour l’assurance maladie obligatoire en 2025, selon une étude de la Drees qui le mesure pour la première fois précisément. Ce montant a progressé de 72% en dix ans (11,5 milliards en 2015), contre 40% pour la dépense courante de santé, note Le Quotidien du Médecin. Les ALD concernent 15 millions de personnes (22% des assurés), mais 67% des 189 milliards d’euros de dépenses remboursables.

Le 7 octobre 2026, sur BFM Business, Matthias Savignac, président de la MGEN, a annoncé une hausse de 8% des cotisations en 2027. La MGEN est l’une des principales mutuelles de santé françaises, historiquement liée aux personnels de l’Éducation nationale et de la fonction publique. En cause : les charges transférées par l’État. Source : 20 minutes.

Un rapport parlementaire présenté mercredi 7 octobre 2026 en commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, par les députés Yannick Neuder (LR) et Sandrine Runel (PS), préconise d’interdire la vente de boissons énergisantes aux moins de 16 ans. Si la consommation raisonnable ne présente pas de risque particulier pour les adultes en bonne santé, « la situation est bien différente chez les enfants et les adolescents », souligne Yannick Neuder, qui cite troubles du sommeil, anxiété et, à plus long terme, risques d’hypertension, de diabète et cardiovasculaires. Source : Les Echos.

Selon l’étude Mentalo (Inserm et université Paris-Cité), menée auprès de 20.000 jeunes de 11 à 24 ans interrogés régulièrement depuis 2024, neuf sur dix ressentent une pression à la réussite scolaire, « très forte » pour près d’un sur deux, avec un pic chez les lycéennes et les étudiantes. Seul un jeune sur deux dit « se sentir bien mentalement », et les filles vont deux fois moins bien que les garçons. Ceux qui se disent « préoccupés par les notes, leur orientation » ont « trois fois plus de risque d’être atteints de détresse psychologique modérée à sévère », explique Karine Chevreul, directrice du projet. Parcoursup, qui stresse 70% des jeunes, est associé à une forte baisse de leur bien-être. Source : Libération.

Dans une tribune publiée par L’Express, un collectif de scientifiques appelle à faire de la recherche en santé mentale un chantier national, après deux années de « Grande cause nationale ». La France se place au 9e rang mondial des publications sur les troubles psychiatriques, mais seuls 15% des essais cliniques multinationaux en santé mentale (2022) ont impliqué un centre français, et les établissements hors CHU, qui suivent près de 90% des patients, ne portent que 10% des programmes. Les auteurs proposent quatre priorités: une feuille de route nationale 2027-2031, des carrières de chercheurs plus attractives, des fédérations régionales de recherche et des essais accélérés pour les recherches à faible risque.

Viatris annonce l’acquisition de Pacira BioSciences pour 1,65 milliard de $. Le groupe américain, historiquement centré sur les génériques, ajoute ainsi à son portefeuille deux traitements antidouleur non opioïdes afin de développer ses médicaments de marque à plus forte valeur. Il s’agit d’Exparel® (bupivacaïne liposomale), utilisé contre les douleurs aiguës après une intervention chirurgicale, et à Zilretta® (acétonide de triamcinolone à libération prolongée), indiqué dans les douleurs liées à l’arthrose du genou. Ils ont généré respectivement 575,1 millions et 116,6 millions de $ de ventes nettes en 2025. Source : reuters.

Les médicaments à base de furosémide en comprimés de 20 mg et 40 mg subissent actuellement de fortes tensions d’approvisionnement en raison de difficultés de production rencontrées par les laboratoires Viatris et Zentiva. Afin de limiter au maximum l’impact de ces difficultés pour les patients, l’ANSM met en place des actions avec l’ensemble des laboratoires qui commercialisent ces médicaments à base de furosémide et invite les prescripteurs à privilégier un autre diurétique quand cela est possible. Pour en savoir plus : https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/point-de-situation-sur-les-tensions-en-furosemide-20-mg-et-40-mg-comprimes

Le Centre de formation professionnelle de la pharmacie (CFPP) a inauguré fin septembre une extension de 750 m² dans le 20e arrondissement de Paris, à quelques rues de son campus historique. Ce nouveau bâtiment accueille 160 élèves du diplôme d’études universitaires scientifiques et techniques (DEUST) de préparateur en pharmacie, dans une pharmacie-école qui sert de décor aux cours « cas de comptoir ». Le centre, qui forme 900 à 1.500 étudiants par an, propose aussi deux licences professionnelles (herboristerie, réglementation des produits). « Ils apprennent à épauler le pharmacien, à être son auxiliaire », explique Diak Bathily, responsable administratif du CFPP, qui affiche « un taux d’employabilité d’environ 90% ». La Région Ile-de-France a investi 3,5 millions d’€ dans ce campus de 6 millions, le reste étant financé sur fonds propres, après 800.000 € consacrés depuis 2016 à la rénovation du site historique. Le secteur manque de bras: 65% des officines franciliennes déclarent des difficultés de recrutement, pour 3.340 officines dans la région (26 pour 100.000 habitants, contre 29 au niveau national). Source : les échos.

1,5 million d’euros. C’est le coût médian estimé d’une cyberattaque qui immobilise un établissement de santé pendant un mois, selon l’étude de perception de la cybersécurité menée en 2025 par l’Agence du Numérique en Santé auprès de 719 directeurs d’établissements.

Novo annonce le lancement, début novembre en France, de la version orale de Wegovy® (sémaglutide), après le Royaume-Uni puis l’Allemagne. Autorisé en janvier aux Etats-Unis et en juillet en Europe, c’est le premier coupe-faim GLP-1 non injectable. Il ne sera toutefois pas pris en charge par l’Assurance-maladie. « Aujourd’hui, le laboratoire n’a pas fait de demande de remboursement. A ce stade, nous avons fait le choix de privilégier la mise à disposition de Wegovy® en comprimé en France sans remboursement », indique Novo France. Son prix sera donc libre et variable selon les officines. A titre de comparaison, il coûte entre 170 et 280 € par mois en Allemagne et 93 à 317 € au Royaume-Uni, contre 149 $ aux Etats-Unis.

L’article 7 du PLFSS 2027 propose de rendre permanent le rachat des RTT : les salariés pourraient continuer à échanger leurs jours contre un complément de salaire au-delà de l’année en cours. Source : le moniteur des pharmaciens.

Dans son 3e rapport de pharmacovigilance sur les aGLP-1, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) confirme l’intérêt de ces médicaments utilisés dans le traitement du diabète de type 2 et de l’obésité, tout en soulignant la persistance d’effets indésirables. Elle alerte notamment sur leur mésusage, qui s’avère dangereux. Pour en savoir plus : https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/3-rapport-de-pharmacovigilance-sur-les-aglp-1-persistance-du-mesusage-associe-a-des-complications-graves-et-mise-en-evidence-du-risque-d-interac

A Angers, des généralistes se relayaient depuis début 2025 pour assurer la prise en charge des patients sans médecin traitant orientés par le 15. Leur mission : les réinsérer dans le parcours de soins. Mais l’expérimentation, financée par l’ARS, s’est arrêtée en juin dernier. Source : egora.

Une proposition de loi, déposée mardi 6 octobre à l’Assemblée nationale par le député Guillaume Garot, entend garantir à chaque patient l’accès à un médecin traitant. Elle prévoit notamment d’imposer aux généralistes libéraux d’avoir au moins 30% de leur patientèle dans le dispositif médecin traitant. Le texte veut aussi interdire les « coupe-files » payants. Source : egora.

Le Gouvernement souhaite transférer 200 millions d’euros de dépenses de cures thermales, jusqu’alors remboursées par l’Assurance maladie, aux complémentaires santé, a annoncé jeudi 8 octobre la ministre de la Santé, devant le conseil d’administration de la Cnam. Source : egora.

Le Conseil d’État a rejeté le 5 octobre la requête du Syndicat Liberté Santé (SLS) qui lui demandait de suspendre la recommandation de la Haute Autorité de santé (HAS) en faveur de la vaccination obligatoire des soignants contre la grippe. Après avoir interpellé en août, dans deux lettres ouvertes, le président de la HAS et la ministre de la Santé, l’organisation fondée en 2021 en réaction à l’obligation vaccinale des soignants contre le Covid-19, avait déposé deux recours. Source : le moniteur des pharmacies.

Face aux tensions d’approvisionnement du collyre Verkazia (ciclosporine), l’ANSM demande de réserver les dernières boîtes disponibles aux enfants et aux adolescents. Une remise à disposition en pharmacie est envisagée courant décembre 2026. Ce collyre à base de ciclosporine est indiqué dans le traitement de la kératoconjonctivite vernale sévère chez les enfants à partir de 4 ans et les adolescents. Son autorisation de mise sur le marché ne couvre pas l’adulte. Source : le moniteur des pharmacies.

La proposition de loi (PPL) visant à lutter de manière intégrale contre les violences sexistes et sexuelles (VSS) commises à l’encontre des femmes et des enfants a été déposée à l’Assemblée nationale le 11 août 2026 par la députée Céline Thiébault-Martinez, avec le soutien de 246 cosignataires. Elle vise à renforcer la réponse aux violences, depuis leur repérage et leur signalement jusqu’à la protection et à la prise en charge des victimes. Elle est en cours de discussion par les parlementaires. Les officines ont un rôle à jouer dans le repérage des violences sexistes et sexuelles. Source : le moniteur des pharmacies.

Pour répondre aux tensions d’approvisionnement en Zentel 400 mg, GSK met temporairement à disposition une spécialité américaine d’albendazole 200 mg fabriquée par Dr Reddy’s. Source : le moniteur des pharmacies.

 

GROUPEMENTS

 

Taxer les groupements c’est taxer la pharmacie d’officine !

Federgy et l’UDGPO contestent la contribution de 15 % prévue par l’article 10 du PLFSS 2027. Cette taxe sera totalement répercutée sur les officines car 95 % des pharmacies font partie d’un groupement et selon l’étude d’impact du gouvernement qui annonce 120 millions, c’est 6000€ de répercussion de taxes par officine et par an !

Lien vers le communiqué de presse de Federgy : https://www.federgy.com/wp-content/uploads/2026/10/CP-taxe-plfss-vF.pdf

 

Groupements : les cotisations des pharmaciens pourraient augmenter selon Federgy

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027 prévoit de taxer à 15 % certaines rémunérations versées par les laboratoires aux groupements. Alain Grollaud, président de Federgy, prévient que la facture sera répercutée sur les officines et annonce des amendements contre le dispositif. Alain Grollaud l’affirme : « Taxer les groupements, c’est taxer les pharmacies. Selon nos données, 94 % des pharmacies sont liées à un groupement, que ce soit comme adhérentes, sociétaires ou actionnaires. Si vous réduisez les moyens des groupements, la charge se retrouvera nécessairement quelque part. Et, au bout de la chaîne, c’est le pharmacien qui paiera ».

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Les groupements préviennent que la taxe sera répercutée sur les officines

L’article 10 du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale fait grincer des dents. Alors qu’il prévoit une taxe de 15 % sur les groupements, Federgy et l’Union des groupements de pharmaciens d’officine (UDGPO) dénoncent une des mesures du PLFSS.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Budget 2027 : cette nouvelle taxe qui va frapper les intermédiaires entre les laboratoires et les pharmaciens

Le projet de budget mise sur une nouvelle taxe ciblant les groupements de pharmacies. Une ponction très décriée par les intéressés et qui ne laisse pas les syndicats de pharmaciens indifférents. « Dans les groupements, il y a des groupements vertueux et il y a des parasites, des personnes ou fonds d’investissement qui sont solvabilisés par de l’argent public », estime Pierre-Olivier Variot du syndicat de pharmaciens USPO. « Le rapport de l’Igas est bidon, fulmine au contraire Alain Grollaud, le président de Federgy. Une grande majorité des groupements font redescendre les remises négociées auprès des laboratoires à leurs adhérents. » « Le but est de faire en sorte que le système soit plus transparent et plus vertueux », défend de son côté Fabrice Camaioni, le président de la Fédération des pharmaciens d’officine (FSPF). S’il assure qu’il y a « une réelle utilité » des groupements, celui-ci ne se montre pas très inquiet des éventuelles répercussions de la taxe envisagée sur les officines.

Source : les échos.

 

Taxe de 15 % sur les groupements : 4 coopératives la trouvent infondée sur son taux et son assiette

Recentré autour de quatre groupements coopératif, le Collège des pharmacies entend faire reconnaître les spécificités de son modèle face à la taxe de 15 % prévue par le PLFSS pour 2027. Il prépare des propositions pour convaincre les pouvoirs publics. Après plusieurs départs, le Collège des pharmacies de la Fédération du commerce coopératif et associé (FCA) repose désormais  sur quatre groupements : Giphar, Giropharm, Totum et Wellpharma. Ensemble, ils fédèrent 2 500 coopérateurs, dont ils entendent défendre les intérêts face à cette taxe. « On ne comprend pas pourquoi le gouvernement ponctionne 15 % à l’ensemble des groupements ; il cible tout le monde dont les coopératifs », souligne Gilles Unglik. Le Collège avance un chiffre pour défendre sa singularité : sur 38 millions d’euros de résultat consolidé des quatre groupements, 99,94 % bénéficient aux pharmaciens. « Les pharmacies coopératrices mettent en place plus de services de santé. Donc, elles sont capables de travailler main dans la main avec l’État pour lui permettre de faire des économies, grâce au développement de leurs actions de prévention », explique Gilles Unglik. Sur ce dernier point, il affirme que ses coopérateurs réalisent 1,5 à 2 fois plus d’actes que la moyenne nationale.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

La FSPF dans l’expectative face aux mesures touchant l’officine

La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a précisé, lors d’une audition devant la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale le 7 octobre dernier, que cette « taxe de 15% est une mesure de lutte contre la financiarisation » sur laquelle le débat reste ouvert, par exemple en matière de typologie de groupements ciblés, mais dont il s’agit de préserver « le rendement important ». Une déclaration qui n’a pas échappé à la FSPF, qui se dit inquiète « parce qu’à chaque fois que l’État récupère de l’argent, nous ne sommes pas sûrs de le voir redescendre. Or, il faut absolument que ces 120 millions d’euros soient fléchés [vers le réseau] pour pouvoir avancer sur la réforme de la rémunération de l’officine. » Par ailleurs, Fabrice Camaioni se déclare satisfait des mesures de transparence annoncées pour l’ensemble des acteurs de la chaîne de distribution du médicament.

Source : le pharmacien de France.

 

La position de la FSPF sur les flux

Parce qu’ils occupent désormais une place importante dans la chaîne économique du médicament et que nous ne disposons pas d’une vision suffisamment précise des flux. Un rapport évoque des montants significatifs captés par certains intermédiaires. Les groupements contestent sa méthodologie et son échantillonnage. Très bien. Dans ce cas, objectivons le débat. Actuellement, je suis incapable de vous dire si nous parlons de 100 millions, 200 millions ou 500 millions d’euros, voire davantage. C’est précisément le problème. Je ne remets pas en cause l’utilité des groupements. Je suis moi-même adhérent à l’un d’eux. Mais si une partie de la valeur est captée sans redescendre vers le pharmacien alors que c’est lui qui assure le travail auprès du patient, il faut documenter ces flux et, si nécessaire, mieux encadrer l’activité de courtage.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Groupements : ce n’est pas aux pharmaciens de supporter la facture

Autre point de vigilance : l’encadrement juridique de l’activité des groupements de pharmacies et la contribution de 15 % envisagée dans ce cadre. La FSPF indique soutenir le principe d’une lutte contre la financiarisation du secteur, mais s’inquiète des conséquences économiques de cette nouvelle contribution pour les officines adhérentes. Selon le syndicat, celle-ci pourrait notamment se traduire par une diminution des redistributions vers les pharmacies ou par une hausse des cotisations.

Des garanties sont demandées afin que le coût de cette réforme ne soit pas, in fine, supporté par les pharmaciens d’officine.

Source : pharm-enews.fr

 

Les groupements ? « Il y a un flou » pour Fabrice Camaioni, nouveau président de la FSPF

Le nouveau président a affirmé « Je ne suis pas défavorable aux groupements, mais je ne dis pas que c’est obligatoire », explique-t-il. « Quand on parle de génériques, qui substitue ? C’est le pharmacien. Pourquoi celui qui me permet d’avoir des conditions commerciales devrait se rémunérer plus que moi sur le travail que je produis ? », s’interroge-t-il, dénonçant un manque de transparence. « Il y a un flou, tous les groupements ne nous logent pas à la même enseigne en matière d’information ». Et de conclure : « Que des groupements qui appartiennent à des fonds d’investissement sans rapport avec la pharmacie s’enrichissent pendant que le pharmacien trime, ce n’est ni moral ni normal ».

Source : la revue pharma.

 

Les outils digitaux : pratiques pour mieux vendre et conseiller

Les pharmaciens s’appuient sur des outils digitaux pour piloter leur assortiment et optimiser leurs implantations. Laurent Ordas utilise ainsi les solutions de « planogramme » proposées par le groupement Giphar, en collaboration avec JDA Software. Celles-ci recommandent le placement des produits en fonction de l’espace disponible et de leurs performances, tout en aidant à optimiser les stocks. À la Grande Pharmacie de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), le titulaire Morgan Remoleur suit ses principaux indicateurs avec Jumo+, un outil de Gers Data, et Data Stat d’Ospharm. La pharmacie des Trinitaires s’appuie, elle, sur un outil développé par le groupement Santalis qui compare les performances des différents univers de la pharmacie et fait ressortir les catégories disposant encore d’une marge de progression. La donnée peut également venir renforcer directement le conseil au comptoir, et par extension, les ventes de produits associés.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

Violences en officine : la Coopérative Welcoop annonce un « Plan Non Violence »

À l’heure où les pharmaciens et leurs équipes sont confrontés à des situations de tension de plus en plus fréquentes – pénuries de médicaments, ordonnances non conformes, stress, vols… – la violence au comptoir est devenue une réalité quotidienne. Une violence verbale, insultes, menaces, mais aussi physique, fragilisant les équipes. 88 % des pharmaciens ont été agressés au cours des 2 dernières années. En 2024, les agressions déclarées par les pharmaciens ont augmenté de 12%. Dans ce contexte, la Coopérative Welcoop lance un « Plan Non Violence ». L’objectif : protéger les soignants pour protéger l’accès aux soins. Le dispositif, en cours d’expérimentation, reposera sur de la formation, de la sensibilisation et des outils intégrés aux logiciels des médecins et des pharmaciens.

Source : Welcoop.

 

NOMINATION

 

Dominique Pon nommé Directeur général du Leem

Dominique Pon assurera les fonctions de Directeur général du Leem (Les Entreprises du médicament) à partir du 1er décembre 2026, a indiqué l’organisation professionnelle des entreprises françaises du médicament, ce mercredi 7 octobre. Il succède ainsi à Pascal Le Guyader, qui assurait l’intérim après le départ de Laurence Peyraut, acté en mai dernier. À la tête de la mission ministérielle au numérique en santé de 2019 à 2022, il occupait depuis octobre 2023 le poste de Directeur général de La Poste Santé & Autonomie. Auparavant, il avait déjà exercé pendant 12 ans ce type fonction à  la Clinique Pasteur de Toulouse et a, entre autres, fondé le collectif de cliniques indépendantes toulousaines Clinavenir.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

AILLEURS

 

Suisse : des centaines de millions de francs de rabais et d’avantages restent chez les médecins, pharmacies et hôpitaux au lieu de revenir aux assurés

L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a ouvert six procédures depuis la révélation de la pratique par le Contrôle fédéral des finances, sur 27 signalements reçus via sa plateforme de lanceurs d’alerte. « Jusqu’à présent, nous n’avons certainement pas été assez rigoureux dans nos contrôles. Nous souhaitons améliorer cela », a reconnu Anne Lévy, directrice de l’OFSP. Deux motions parlementaires sont annoncées : l’une pour obliger les prestataires à rembourser les avantages non répercutés sur dix ans, avec amnistie pénale pour les volontaires, l’autre, portée par le socialiste Baptiste Hurni, pour interdire purement et simplement les remises dans l’assurance de base et réduire les prix des médicaments en conséquence. Source : Le Temps.