ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES
L’avenant n° 2 est signé : que faut-il en retenir ?
L’avenant n°2 à la convention nationale pharmaceutique a été signé le 7 avril par les syndicats de pharmaciens et l’Assurance-maladie. Il ajuste le dispositif d’aide aux officines fragiles issu de l’avenant n°1, qui n’avait bénéficié qu’à 200 pharmacies sur les 1.000 visées en 2025. Les nouveaux critères : être en zone d’intervention prioritaire ou d’accompagnement complémentaire, être la seule pharmacie de sa commune, déclarer un chiffre d’affaires inférieur à 1 million d’euros HT, être ouvert au moins 10 mois par an. L’aide couvre la période 2026-2027, soit un budget de 40 millions d’euros. Le versement est prévu pour le troisième trimestre 2026. L’avenant introduit aussi deux autres mesures. La ROSP biosimilaires et génériques est corrigée : les pharmacies qui atteignent leurs objectifs dès la première année ne seront plus pénalisées l’année suivante. Le code traceur de téléconsultation passe de 1 euro à 1 centime et ne sera plus déduit de la ROSP finale. Surtout, le texte ouvre des négociations structurelles sur le modèle économique officinal, conditionnées à la publication du rapport IGAS-IGF. Trois points sont déjà ciblés en priorité ; la généralisation de l’expérimentation OSyS, l’extension des compétences des pharmaciens, notamment avec le dépistage de l’hypertension artérielle et enfin, le développement et l’intensification des interventions pharmaceutiques. Avant d’entrer concrètement dans ces négociations avec l’organisme payeur, les syndicats ont toutefois besoin d’une lettre de cadrage provenant de la ministre de la Santé. « La demande est partie, confirme Philippe Besset. La ministre s’est engagée à nous recevoir dans les prochains jours ». Durant cette entrevue à venir, les syndicats espèrent également pouvoir consulter l’intégralité du rapport IGAS-IGF, qui a analysé les flux financiers dans la chaîne d’approvisionnement du médicament et doit donner des orientations sur l’évolution du modèle de rémunération de la distribution pharmaceutique. Un document dont les syndicats n’ont pu découvrir que les principales conclusions il y a une dizaine de jours.
Source : le quotidien du pharmacien.
Avenant n°2 : l’USPO met déjà la pression pour ouvrir un chantier plus large
Au lendemain de la signature de l’avenant n°2 à la convention pharmaceutique, Pierre-Olivier Variot a pris la parole lors d’une conférence en ligne pour en préciser la portée. Pour l’USPO, ce texte ne constitue ni un aboutissement ni une réponse suffisante aux difficultés du réseau. Le syndicat y voit surtout un point de départ pour ouvrir rapidement un avenant n°3, avec en ligne de mire l’évolution des missions, la reconnaissance des interventions pharmaceutiques et, surtout, la refonte du modèle économique officinal.
Lien vers l’article : https://www.pharma365.fr/je-m-informe/actualites-2/avenant-n2-luspo-met-deja-la-pression-pour-ouvrir-un-chantier-plus-large/
L’Union des pharmacies groupées de France alerte sur les risques d’un modèle de rémunération officinale totalement déconnecté du prix du médicament
Alors que l’avenant n° 2 a été signé le 7 avril 2026 par les partenaires conventionnels, la FSPF et l’USPO espèrent entamer avant l’été des négociations structurelles avec l’Assurance-maladie pour transformer le modèle économique de la pharmacie. L’objectif affiché : passer d’un modèle centré sur le produit vers un modèle orienté patient, services et prévention. L’Union des pharmacies groupées de France (UPGF), créée en février 2026 du rapprochement de l’UNPF et de l’UDGPO, conteste cette trajectoire. Laurent Filoche, président de l’UDGPO, a critiqué sur LinkedIn l’aide conventionnelle pouvant aller jusqu’à 20 000 euros par an pour certaines pharmacies rurales, la jugeant largement insuffisante. Selon lui, « aucun pharmacien ne rachètera une pharmacie dont l’économie repose sur une aide fragile et temporaire ».
Source : le quotidien du pharmacien, LinkedIn.
Pour en savoir plus : https://fr.linkedin.com/posts/laurent-filoche-773b1011_fierdetrepharmacien-upgf-activity-7447603260103925760-oWu8
Le dépistage de l’HTA à l’officine en discussion à l’Assemblée
Le 8 avril, l’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité en première lecture une proposition de loi déposée par Yannick Neuder, député et ancien ministre de la Santé, visant à accélérer la prévention des pathologies cardio-neuro-vasculaires. Un article propose que le pharmacien puisse participer au dépistage précoce de l’hypertension artérielle. Une disposition soutenue par l’Association nationale des étudiants en pharmacie de France (ANEPF). L’article 1 bis du texte, modifié en commission, ouvre aux pharmaciens et aux masseurs-kinésithérapeutes la possibilité de participer au dépistage précoce de l’hypertension artérielle (HTA), avec rémunération par l’Assurance-maladie. Cet acte donnera lieu à une rémunération prévue par la convention avec l’Assurance-maladie. L’enjeu est de taille. En France, un adulte sur trois est concerné par l’HTA, soit 17 millions de personnes. Un patient hypertendu sur deux ignore sa pathologie. Sur les 40 amendements déposés pour l’examen du texte en séance publique, 19 ont été adoptés (liasse ici), parmi lesquels :
- Amendement 20 de Yannick Neuder visant à rendre facultatif le dosage de la lipoprotéine de type a dans le cadre du dépistage des maladies cardio-neuro-vasculaires lors des rendez-vous de prévention.
- Amendement 15 de Jean-François Rousset (EPR) visant à supprimer l’obligation de proposer le dépistage dans le cadre des rendez-vous de prévention.
- Amendement 16 de Jean-François Rousset (EPR) précisant que le dépistage par le médecin est fait sur la base d’une recommandation de la HAS.
- Amendement 30 de Yannick Neuder visant à ajouter les complémentaires santé, mutuelles et institutions de prévoyances à la liste des personnes pouvant intervenir dans le cadre de la réalisation de l’action de sensibilisation aux risques cardio-neuro-vasculaires en entreprises.
Par ailleurs, sans rendre le dépistage strictement obligatoire, le texte prévoit des examens « obligatoirement proposés » à des moments clés de la vie, notamment pour les enfants de six ans, afin de détecter des pathologies comme l’hypercholestérolémie familiale. Le texte doit maintenant être adopté par le Sénat en procédure accélérée. Yannick Neuder, ancien ministre de la Santé et cardiologue, a salué un « premier pas du virage préventif ».
Sources : le quotidien du pharmacien, BTA.
Déclaration de Carine Wolf-Thal suite à la mission de vérification conduite par l’IGF
« L’Ordre des pharmaciens a fait l’objet d’un contrôle de l’IGF portant sur la qualité de la gestion administrative et financière ainsi que sur l’exercice des missions de l’ordre. Il a favorablement accueilli le constat d’une gestion globalement satisfaisante et prendra en compte toute recommandation qui permettrait d’améliorer sa gestion et de mettre fin aux éventuelles irrégularités relevées… »
Lien vers le communiqué de presse :
Financiarisation : les syndicats interviennent dans les facultés face aux investisseurs
La financiarisation ne se joue pas uniquement dans les montages juridiques ou les tours de table. Elle s’ancre aussi dans une faiblesse plus structurelle, identifiée de longue date par les représentants de la profession : l’insuffisance de formation à la gestion d’entreprise dans le cursus pharmaceutique. Une lacune qui, selon les syndicats, fragilise directement la capacité des futurs titulaires à préserver leur indépendance économique. « Les meilleurs ambassadeurs que l’on puisse avoir sont les pharmaciens maîtres de stage », assure François-Xavier Hemery, coprésident de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France du Finistère. Ces derniers ne doivent pas hésiter à présenter aux futurs pharmaciens des financements plus vertueux, comme l’installation avec l’aide d’un pharmacien investisseur.
Source : le moniteur des pharmacies.
La téléconsultation dans le viseur des syndicats médicaux
La Confédération des syndicats médicaux français et MG France dénoncent les pratiques de certaines plateformes de téléconsultation, qui facturent à leurs patients des prestations optionnelles, notamment pour obtenir un rendez-vous plus rapidement.
Pour en savoir plus : https://www.mgfrance.org/actualites/publication/communiques/coupe-fils-frais-additionnels-mg-france-denonce-lorganisation-dune-medecine-a-deux-vitesses-par-letat
Substitution des dispositifs médicaux : l’USPO appelle le ministère à ne pas céder au lobbying industriel
L’USPO appelle les pouvoirs publics à garantir une application fidèle et opérationnelle de la loi,
- en supprimant toute obligation d’information préalable du prescripteur,
- en alignant les modalités d’information sur les dispositifs existants,
- en fondant le périmètre de substitution sur des critères cliniques et de sécurité, et en refusant toute restriction issue de considérations industrielles non justifiées médicalement.
À défaut, l’USPO se réserve la possibilité d’engager toute voie de droit utile afin de faire respecter la volonté du législateur et garantir l’effectivité du droit de substitution des pharmaciens.
Lien vers la lettre ouverte :
Une campagne de vaccination contre le Covid-19 sera lancée le 20 avril en France pour les personnes les plus vulnérables
La Direction générale de la santé (DGS) a annoncé l’ouverture d’une nouvelle campagne de vaccination contre le Covid-19 du 20 avril au 30 juin 2026, avec possibilité de prolongation. Cette campagne cible les personnes les plus exposées aux formes graves : plus de 80 ans, immunodéprimés, résidents d’EHPAD et d’unités de soins de longue durée. Le vaccin utilisé sera le Comirnaty LP.8.1 (Pfizer/BioNTech). Les pharmacies peuvent commander les flacons via le portail de Santé publique France, avec des sessions de commande ouvertes chaque lundi et mardi jusqu’au 23 juin. Pour rappel, un délai minimum de 6 mois doit être respecté depuis la dernière injection ou infection, possiblement réduit à trois mois pour les personnes les plus à risque de formes graves dans le cadre d’une décision médicale partagée avec les équipes soignantes. Nouveauté : les seringues et aiguilles ne seront plus fournies par l’État.
Source : Le quotidien du pharmacien.
Lien vers le message de la DGS :
https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/misp_no2025_05_campagne_covid.pdf
Pharmaciens : plus que quelques jours pour régler la cotisation ADSPL
Les officines ont jusqu’au 15 avril pour s’acquitter de la contribution ADSPL, destinée à financer l’activité et le fonctionnement des commissions paritaires régionales relatives aux professions libérales (CPR-PL). Calculée à 0,04 % de la masse salariale, cette cotisation implique au préalable une déclaration en ligne sur le site www.adspl.fr.
Source : le quotidien du pharmacien.
Foodwatch alerte sur dix produits de supermarché qui se présentent comme sains alors qu’ils sont ultratransformés
Dans une enquête publiée le 7 avril 2026, l’association Foodwatch épingle dix produits vendus en supermarché qui affichent des promesses santé (« riche en fibres », « sans sucre ajouté ») tout en étant en réalité ultratransformés. On parle ici de carottes râpées, de skyr aux fruits rouges, de lait d’amande ou encore de muesli. Des produits vers lesquels les consommateurs se tournent pour manger mieux. Le muesli 4 noix cité dans l’enquête affiche 20 ingrédients, dont des additifs et du sirop de glucose. En France, 50 % des calories consommées par les enfants sont issues de produits ultratransformés. 60 % des produits en rayon de supermarché entrent dans cette catégorie.
Pour en savoir plus : https://www.foodwatch.org/fr/actualites/2026/enquete-sante-foodwatch-10-produits-ultra-transformes
CHIFFRES
L’Observatoire LPC distingue quatre grandes catégories de groupements : les groupements nationaux, les réseaux à présence nationale, les régionaux et les locaux. Une classification volontairement simple, destinée à donner une vue lisible d’un univers qui ne l’est pas spontanément. Selon les chiffres présentés, les 98 groupements répertoriés couvriraient 22 333 pharmacies. Ce total, supérieur au nombre d’officines françaises, traduit encore l’existence de doubles ou triples appartenances, même si ce phénomène tend à se réduire. Les groupements nationaux concentrent une part majeure du parc, mais les structures régionales et locales conservent un poids important, parfois avec un fort ancrage territorial et une cohésion très élevée. Le chiffre avancé des enseignes est significatif : 37 % du parc seraient désormais sous enseigne, avec une progression d’environ un point par an. L’enseigne apparaît de plus en plus comme un outil de communication sur les services, et non plus seulement comme un marqueur commercial. Source : pharma365.fr
Livmed’s, surnommée le « Uber du médicament », a été placée en liquidation judiciaire immédiate par le tribunal de commerce de Nice, « aucun projet de plan de redressement n’ayant pu être élaboré », après un an de redressement judiciaire. Fondée en 2020, la start-up niçoise avait levé 4,5 millions d’€ en 2022 auprès notamment de CMA CGM et d’Opella (ex-Sanofi), avant d’accumuler près d’un million d’€ de dettes, notent Les Echos. Elle fait ainsi les frais de trois ans de bataille judiciaire avec l’Ordre des pharmaciens, qui a obtenu gain de cause, en novembre 2025. Son dirigeant, Talel Hakimi, a en outre reconnu avoir gonflé les chiffres communiqués aux investisseurs. La quinzaine de salariés restants devrait être licenciée économiquement.
Plus de la moitié des préparateurs considèrent le développement durable comme une « priorité » et plus de 80 % pensent avoir « un rôle à jouer » dans cette démarche, selon une enquête menée entre novembre 2025 et janvier 2026 auprès des diplômés exerçant en officine ou en milieu hospitalier et des apprentis, par le groupe de travail « préparateurs en pharmacies » (Peps) de la Société française de pharmacie clinique (SFPC).
Les précommandes de vaccins contre la grippe pour la saison 2026-2027, initialement closes au 31 mars, sont prolongées jusqu’au 30 avril. En cause : des volumes de précommande jugés insuffisants par les autorités sanitaires. Face à ce constat, la DGS a décidé de prolonger d’un mois la campagne de précommande, désormais ouverte jusqu’au 30 avril. Elle appelle les pharmaciens d’officine à augmenter d’au moins 20 % leurs volumes de vaccins trivalents remboursés précommandés afin d’assurer une couverture nationale suffisante. Les laboratoires maintiendront leurs canaux de précommande ouverts jusqu’à cette échéance. Rappelons que les vaccins utilisés lors de la campagne 2026-2027 sont les mêmes que ceux de la campagne précédente. À savoir :
- Vaxigrip (Sanofi) : remboursé chez l’adulte et l’enfant à partir de 6 mois
- Influvac (Viatris) : remboursé chez l’adulte et l’enfant à partir de 6 mois
- Flucelvax (CSL Seqirus) : remboursé chez l’adulte et l’enfant à partir de 2 ans
- Efluelda (Sanofi) : remboursé chez les adultes de 65 ans et plus
- Fluad (CSL Seqirus) : remboursé chez les adultes de 65 ans et plus.
Source : le quotidien du pharmacien.
Les revenus des pharmaciens titulaires exerçant en sociétés d’exercice libéral (SEL) ont connu une légère diminution en 2024, montre l’étude « Prix de cession des pharmacies en 2025 », publiée par Interfimo le 2 avril 2026. La rémunération médiane des pharmaciens exerçant en SEL s’établit à 60 400 € en 2024, soit une baisse de 400 € par rapport aux 60 800 € observés en 2023, constate Interfimo. Cette évolution marque un retour aux niveaux observés avant la pandémie liée au Covid-19. Cette période exceptionnelle avait permis une hausse temporaire des revenus. Les contraintes financières auxquelles font face de nombreuses officines obligent les titulaires à optimiser leur structure de coûts, leur propre rémunération constituant souvent le premier poste d’ajustement.
Signalé par la FSPF puis confirmé par la CNAM, un incident technique affecte depuis le 26 février la transmission de pièces justificatives liées aux ordonnances numériques. Environ 600 000 ordonnances seraient concernées, avec à la clé un risque de réclamations indues adressées aux officines. Lien vers l’article : https://www.pharma365.fr/je-m-informe/actualites-2/ordonnance-numerique-un-incident-scor-expose-les-officines-a-des-demandes-injustifiees/
L’étude EpiCoDiab, portée par Roche Diagnostics France, timkl et IQVIA France, apporte un éclairage inédit sur le diabète de type 1 et de type 2 à grande échelle. Un algorithme de machine learning appliqué à dix années de données du Système National des Données de Santé (2010–2019), a permis aux chercheurs d’analyser l’évolution de chaque type de diabète (tendances épidémiologiques, complications), et son impact économique. Près d’1 adulte sur 12 en 2019 vit avec un diabète en France — une prévalence en hausse continue sur dix ans, de 15% pour le type 1 et de 29 % pour le type 2. Le diabète de type 2 s’impose comme un enjeu cardiovasculaire : 72,7 % des patients sont hypertendus et 10,6 % ont été touchés par un infarctus du myocarde ou une maladie cardiaque. Source : pharm-enews.fr.
En 2025, le nombre de dossiers de demande d’évaluation déposés par les laboratoires pharmaceutiques auprès de la Commission de la transparence a reculé, selon les analyses d’études en santé IQVIA. Les accès précoces ont chuté, tandis que les taux de rejet ont augmenté jusqu’à 70 % pour les demandes pré-AMM. À cela s’ajoute l’allongement continu des délais d’accès au marché, soit plus de 560 jours en moyenne. Source : le quotidien du pharmacien.
Dans son cinquième Programme national nutrition santé (PNNS 5) qui vient d’être publié, le ministère de la Santé veut améliorer l’apport nutritionnel en vitamine B9 des femmes enceintes et des nouveau-nés, favoriser l’allaitement maternel ou encore lutter contre la dénutrition des seniors. Pour les cinq prochaines années, il prévoit aussi de s’appuyer sur les professionnels de santé pour sécuriser l’utilisation des compléments alimentaires. Parmi les autres actions intéressant le pharmacien, le PNNS 5 vise à assurer un apport satisfaisant de vitamine B9 chez les femmes enceintes, les femmes en post-partum et chez les nouveau-nés, afin de prévenir les anomalies de fermeture du tube neural. Pour cela, la promotion de la supplémentation en vitamine B9 dès le projet de grossesse puis pendant les trois premiers mois de la grossesse est poursuivie. De nouvelles recommandations nutritionnelles pour les femmes en projet de grossesse, enceintes, en post-partum et allaitantes sont attendues et des travaux sont en cours pour enrichir certaines denrées alimentaires en acide folique. Par ailleurs, l’allaitement maternel sera soutenu et facilité, dans le respect de la décision de la femme, notamment à la sortie de la maternité par des professionnels ainsi qu’à la reprise du travail, moyennant une « modernisation » du Code du travail relative à l’allaitement sur le lieu de travail. Source : le quotidien du pharmacien.
Le 7 avril 2026, les syndicats de biologistes médicaux et l’Assurance-maladie se sont accordés sur le tarif du dépistage sanguin et urinaire du cadmium en laboratoire de ville : 27,50 euros, pris en charge à 60 % par l’Assurance-maladie et à 40 % par les complémentaires. Le cadmium est un métal classé cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction. En 2025, près de la moitié de la population française présentait des expositions dépassant les valeurs sanitaires de référence, selon l’Anses. La contamination passe principalement par l’alimentation (céréales, pain), liée à l’utilisation d’engrais phosphatés. L’accord doit encore être validé par le conseil de l’Uncam puis publié au Journal officiel. Délai estimé : deux à trois mois. Source : France info.
Bpifrance a profité de son bilan annuel pour annoncer une hausse de ses investissements dans les entreprises de santé. Le secteur est déjà stratégique pour la banque publique, qui a investi 2,5 milliards d’€ dans 3.200 acteurs de la santé (start-up, PME, ETI, grands groupes, établissements hospitaliers…) en 2025. Soit une hausse de 40% par rapport à 2024, où Bpifrance avait déjà investi près de 1,8 milliard d’€ à travers ses différents métiers (innovation, capital-développement, fonds de fonds, financement, export, garantie et conseil), note La Tribune. L’objectif, désormais, est d’injecter jusqu’à 10 milliards d’€ entre 2026 et 2030 autour de quatre axes prioritaires: le développement de traitements médicaux, l’accélération du numérique et de l’IA, la promotion de la prévention et le soutien à l’accès aux soins.
La gestion des impayés est un sujet aussi sensible que chronophage. Entre les rejets de facturation de l’Assurance maladie et les retards de remboursement des mutuelles, le manque à gagner est loin d’être marginal. Selon les estimations, près de 1,2 million de professionnels de santé sont concernés. En moyenne, chacun y consacre entre un et deux jours par mois. Un temps précieux, mobilisé au détriment du conseil au comptoir, et qui représente, au final, des milliers d’euros perdus chaque année. « Nous avons résolu une problématique qui ne devrait pas exister », affirme Eymeric Beyo, cofondateur de la solution Klaimly. L’un des apports majeurs de la solution réside dans sa dimension prédictive. Selon Klaimly, 30 à 40 % des impayés proviennent de situations qui pourraient être évitées en amont. Grâce à l’analyse des données par l’intelligence artificielle, le logiciel est capable d’alerter le pharmacien avant même l’émission de la facture. Il identifie les lignes présentant un risque de rejet et attribue un pourcentage de probabilité. Une approche proactive qui pourrait permettre aux officinaux de réduire significativement les erreurs de facturation et leurs conséquences financières. Source : pharm-enews.fr
Après un mois de janvier très négatif (le chiffre d’affaires avait baissé pour la première fois en cinq ans), février 2026 apporte un léger répit. La FSPF (Fédération des syndicats pharmaceutiques de France) a publié son tableau de bord économique. Le chiffre d’affaires sur les médicaments remboursables progresse de 5,8 % en février, malgré une baisse des volumes. La marge totale avance de 0,15 %. Bonne nouvelle côté vaccination : le volume des vaccinations du calendrier vaccinal a plus que doublé en un an, se rapprochant du nombre d’actes de vaccination antigrippale. Source : le quotidien du pharmacien.
Un vaccin antigrippal « recombinant », qui contient une quantité d’antigène supérieure au vaccin standard, montre une efficacité accrue à court terme chez les adultes en situation d’obésité sévère. Selon une étude de l’AP-HP publiée dans la revue Clinical Infectious Diseases, le vaccin, testé sur 206 personnes dans 15 centres, « induit une réponse immunitaire significativement plus élevée pour trois des quatre souches grippales étudiées à vingt-huit jours ». Les différences ne sont toutefois plus significatives à six mois. Source : franceinfo.
Doctolib a organisé une opération sur le marché secondaire portant sur près de 300 millions d’€ de titres, permettant à ses business angels historiques et salariés de longue date de céder une partie de leurs actions, tout en accueillant de nouveaux investisseurs: Generation Investment Management, A.P. Moller Holding et le family office allemand Athos KG. L’opération valorise la société à 3,6 milliards d’€, contre 5,8 milliards lors de sa dernière levée en 2022. Doctolib a par ailleurs réalisé 422 millions d’€ de revenus annuels récurrents en 2025, en croissance de plus de 30%, après avoir atteint la rentabilité pour la première fois. La société accélère sur l’IA et n’exclut pas une introduction en Bourse à moyen terme. Lien vers l’article : https://www.maddyness.com/2026/04/07/doctolib-depasse-les-400-millions-de-revenus-et-fait-entrer-de-nouveaux-investisseurs/
Le 7 avril 2026, les agents de Santé publique France (SPF) sont en grève. Un rassemblement est prévu à 14 heures devant l’Assemblée nationale à Paris. En cause : un projet de « recentrage stratégique » validé fin janvier 2026 par le Premier ministre Sébastien Lecornu. Deux axes principaux. La gestion des stocks stratégiques et de la réserve sanitaire passera sous la tutelle directe du ministère de la Santé. Les campagnes nationales de communication en santé publique seront transférées au ministère et à la Caisse nationale d’assurance maladie à partir de début 2027. Source : France info.
Les troubles psychiques pendant la grossesse et après l’accouchement touchent entre 10 et 20 % des femmes. En France, 16,7 % d’entre elles étaient concernées par une dépression post-partum selon une enquête de l’Inserm réalisée en 2021. Pour y répondre, l’ARS Île-de-France mobilise 1,6 million d’euros pour développer les dispositifs de soins en psychiatrie périnatale en Essonne. Le département enregistre environ 18 000 naissances par an.
La déclaration réglementaire du chiffre d’affaires et du nombre de pharmaciens adjoints d’une pharmacie doit obligatoirement être effectuée de manière dématérialisée à partir du portail ouvert du 7 avril au 30 juin 2026. Source : USPO.
Dans un article publié par Les Echos, Cécile Philippe, présidente de l’Institut économique Molinari, s’interroge sur l’efficience des dépenses de santé en France. Première en dépenses curatives rapportées au PIB, elle ne se classe qu’onzième en espérance de vie en bonne santé dans l’UE, quand la Grèce et l’Italie, qui dépensent moins, affichent trois à cinq ans de plus. « Il existe un pan entier en santé qui reste sous exploité à ce jour, celui de la prévention. La France investit 22 % de moins que la moyenne de l’Union européenne en prévention et dépense 26 % de plus en curatif. Sous-investir alimente une dette de prévention, ce qui génère des pertes massives de bien-être pour la population et des surcoûts médicaux. »
Après une phase pilote menée auprès de 12 pharmacies volontaires, le dispositif de prévention des voyageurs porté par le groupement Wellpharma change d’échelle. Déjà 40 pharmaciens sont engagés et formés pour prescrire et administrer vaccins et traitements nécessaires au départ à l’étranger. Une montée en puissance qui confirme la place stratégique de l’officine dans l’accès aux soins de proximité. Source : https://pharm-enews.fr/
Depuis plusieurs mois, des discussions réunissent les acteurs politiques et universitaires pour tenter de réformer l’accès aux études de santé. Si un modèle commence à pointer le bout de son nez, des points de divergence sont toujours bien présents. Le calendrier de la réforme, avec une entrée en vigueur prévue en septembre 2027 par le gouvernement, pose également question. Source : egora.
L’Assemblée nationale a voté mardi un projet de loi contre la fraude sociale, avec un volet ciblant spécifiquement les arrêts-maladie frauduleux. Le constat est préoccupant: le montant des fraudes détectées aux arrêts de travail a plus que doublé entre 2023 et 2024, passant de 17 à 42 millions d’€. Le texte prévoit un durcissement des sanctions: jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 50.000 euros d’amende au pénal, suspension des indemnités journalières, et une pénalité financière fixée à 50% des sommes indûment perçues. Par ailleurs, toute prescription en ligne devra désormais être précédée d’un échange oral avec le prescripteur, afin de mettre fin aux plateformes qui délivrent des arrêts « sans même une consultation ».
Le gouvernement sonne de nouveau l’alerte sur les arrêts maladie, dont le coût d’indemnisation par l’Assurance-maladie a bondi de 45% entre 2019 et 2025 pour atteindre près de 18 milliards d’€. La facture est encore plus importante, puisqu’il faut y ajouter le coût des arrêts des fonctionnaires, estimé à près de 15 milliards en 2022, notent Les Echos. Parmi les mesures annoncées: un site dédié aux employeurs pour prévenir les risques professionnels, un « service simplifié » permettant aux entreprises de signaler un arrêt jugé anormal, la généralisation en juin d’un outil d’aide aux médecins pour les arrêts complexes, et des parcours de réadaptation pour certains assurés.
La Croix s’interroge sur la hausse des arrêts maladie chez les moins de 30 ans, alors que le gouvernement présente ce jeudi un plan de réduction de leur coût. Selon le baromètre Ifop/Malakoff Humanis 2025, près d’un jeune actif sur deux (49%) a été arrêté en 2024; une étude Axa recense même 105 arrêts pour 100 salariés de moins de 30 ans en 2025. Le psychosociologue Philippe Zawieja, chercheur associé à l’université de Montréal, y voit avant tout une évolution culturelle: » avec la Covid-19, ils ont compris que la santé est précieuse et qu’il faut la protéger ». Derrière les maladies ordinaires, les troubles psychologiques et l’épuisement professionnel constituent le deuxième motif d’arrêt, et le premier pour les arrêts longs.
Le réseau français Cerballiance, qui regroupe quelque 700 laboratoires de biologie médicale, a été victime fin mars d’un accès non autorisé à un serveur de son prestataire informatique, exposant des données sensibles de patients: état civil, identifiants de connexion, comptes rendus d’analyses médicales et numéros de sécurité sociale. L’entreprise, qui a notifié l’incident à la Cnil, à l’Anssi et à l’ARS, assure qu' »à ce stade, aucun élément n’indique une réutilisation des données concernées » et a déployé un dispositif de surveillance renforcée.
La ministre de la Santé Stéphanie Rist a confirmé le 8 avril que le déremboursement des prescriptions (médicaments, arrêts de travail et examens) des médecins déconventionnés en secteur 3 s’appliquerait bien au 1er janvier 2027, conformément à la LFSS 2026. « Moins de 20.000 personnes vivent dans l’une des 15 communes où le seul généraliste en exercice est non conventionné », a-t-elle assuré, alors que le syndicat MS3 affirme que 56,7% des médecins de secteur 3 exercent en zones sous-denses. Source : le quotidien du médecin.
Deux décrets publiés au Journal officiel obligent désormais les centres d’hémodialyse à réévaluer régulièrement la pertinence de la dialyse pour chaque patient et à mettre en place un dispositif d’information pluridisciplinaire sur l’ensemble des modalités de suppléance rénale. Une victoire pour l’association Renaloo, dont l’enquête nationale Choisir révélait en 2025 que plus d’un patient sur deux dialysé ou greffé se déclarait insuffisamment informé sur ses options thérapeutiques. Source : le quotidien du médecin.
Le Figaro salue l’efficacité du régime d’assurance-maladie d’Alsace-Moselle (RLAM), héritage des lois sociales bismarckiennes, qui offre à ses 2,1 millions de bénéficiaires des remboursements supérieurs à ceux du régime général: 100% des séjours hospitaliers et 90% des consultations médicales, contre respectivement 80% et 70% ailleurs en France. Financé uniquement par les cotisations des salariés du privé (entre 0,75% et 2,5% des revenus), il se distingue par des frais de gestion inférieurs à 1%, et une gestion exclusive par les syndicats, sans intervention de l’Etat ni des employeurs. Surtout, le régime n’est pas en déficit chronique, contrairement à la Sécurité sociale nationale.
Le 7 avril 2026, Emmanuel Macron préside à Lyon le sommet international One Health, qui promeut une approche intégrée de la santé humaine, animale et environnementale. L’enjeu : anticiper la prochaine pandémie. Côté avancées : deux vaccins contre le chikungunya vont être mis sur le marché. Des recherches progressent aussi sur la vaccination pan-grippale, capable de couvrir plusieurs souches de grippe. Source : France Info.
Manque d’information, perte de temps, ruptures : le magasin physique reste imparfait. Mais 77 % des Français sont prêts à adopter l’IA en point de vente, à condition qu’elle améliore l’expérience sans remplacer l’humain. Lien vers l’article : https://www.republik-retail.fr/experience-client/relation-client/magasin-intelligent-l-ia-seduit-a-condition-de-rester-au-service-du-client.html?nl=199112&utm_source=email&utm_id=199096&utm_campaign=newsletter-retail-2026-04-08
L’association Pharmacie humanitaire internationale (PHI), qui a tenu son congrès annuel les 28 et 29 mars, est habilitée à fournir gratuitement des médicaments neufs à 188 centres de soins caritatifs. Source : le quotidien du pharmacien.
4,5 milliards d’euros. C’est le coût estimé de la mauvaise santé des soignants pour l’année 2021 en France, a indiqué la Fondation MNH lors du colloque « Recherches et innovations sur la santé des professionnels de santé » organisé avec la Drees. Un chiffre « qui, à lui seul, justifie d’agir », selon la mutuelle, dans un secteur hospitalier affichant un taux d’absentéisme de 8%.
Les ambulanciers privés français ont observé mercredi une « journée blanche » à l’appel de leurs deux principaux syndicats patronaux, pour dénoncer un secteur « à bout de souffle ». Ils pointent une tarification qui n’a pas bougé depuis 2018. « 64 € pour mettre à disposition deux ambulanciers, une ambulance, du matériel médical, du carburant », décrit Dominique Hunault, président de la CNSA, qui parle d’un « modèle insoutenable ». Leur principale source de marge, le transport assis de malades, a en outre fait l’objet de mesures d’économies récentes par la Cnam. Une réunion au ministère de la Santé n’a débouché sur aucun résultat, un nouvel échange étant promis « d’ici la fin du mois ».
La situation financière des cliniques privées françaises continue de se dégrader. Selon une étude du cabinet Roland Berger présentée mercredi par la Fédération hospitalière privée (FHP), 46% des cliniques privées étaient déficitaires en 2025, contre 45% en 2024 et seulement 22 à 25% avant 2022. « Ce phénomène existe depuis longtemps. Ce qui est notable est que la part de ces établissements en pertes a doublé » en quatre ans, souligne Christine Schibler, déléguée générale de la FHP. Pour la première fois, les bénéfices des établissements rentables ne compensent plus les pertes des autres, qui atteignent 900 millions d’€. La branche est désormais globalement déficitaire à hauteur de 236 millions d’€. Source : le Figaro.
De nombreux bacheliers français fuient la première année d’études de santé, jugée trop sélective, pour se former à l’étranger, principalement en Espagne, en Roumanie, en Belgique et au Portugal, rapportent Les Echos. Selon la Cour des comptes, 1.600 étudiants partent ainsi chaque année. Et le phénomène s’accélère: « Depuis quatre à cinq ans, de plus en plus d’étudiants ne tentent même pas les études en France », alerte Matthieu Resche-Rigon, doyen de la faculté de santé de l’université Paris-Cité, la plus grosse de France. La part des médecins diplômés à l’étranger inscrits à l’Ordre national des médecins est ainsi passée de 8% en 2010 à 15% en 2023, et 54% des dentistes sont désormais formés hors de France. Mais la qualité de ces formations pose question: seuls 55% des médecins formés à l’étranger réussissent les examens de fin de 6e année contre 95% de ceux formés en France. Source : les échos.
Déjà sous contingentement, Kenacort Retard 40 mg/1 ml en suspension injectable voit sa situation se dégrader. L’ANSM classe désormais cette spécialité à base de triamcinolone acétonide parmi les médicaments en rupture dans les officines. Pour en savoir plus : https://ansm.sante.fr/disponibilites-des-produits-de-sante/medicaments/kenacort-retard-40-mg-1-ml-suspension-injectable-triamcinolone-acetonide-de
GROUPEMENTS
Groupements : le patient au centre du jeu
Vaccination, dépistage et accompagnement personnalisé redéfinissent le rôle du pharmacien au comptoir. Les groupements accompagnent cette transformation en plaçant le patient au centre de leurs préoccupations. « Le Covid-19 a contribué à valoriser le rôle du pharmacien aux yeux des patients. Dans un contexte de désertification médicale, il est souvent perçu comme le premier rempart du système de santé », observe Jean-Claude Pothier, président d’Apsagir. Dans les 2 246 officines implantées dans un désert médical, le pharmacien est parfois le seul professionnel de santé accessible. Un enjeu d’autant plus stratégique que les attentes des patients évoluent. « Au-delà d’un simple accompagnement, les patients souhaitent désormais un accueil, une écoute et une véritable expérience. Le niveau d’exigence a clairement augmenté », constate Marc Mougenot, président de Hello Pharmacie. Dans ce contexte, les groupements jouent un rôle clé d’accompagnement. « Aujourd’hui, c’est au pharmacien d’ouvrir le dialogue, de proposer des services de prévention, de vaccination ou de dépistage. C’est un véritable changement de posture, que nous soutenons par la formation et des actions de communication adaptées », précise Oana Catalin, directrice marketing et communication d’Astera Retail (groupements Santalis, Uniq, Paraph et Well & Well). Le groupe a ainsi lancé, l’an dernier, un « fil rouge » consacré à la vaccination, afin d’encourager les officines à élargir leur offre. Ce dispositif combine formation des équipes, outils de communication en points de vente et sur les réseaux sociaux, ainsi qu’un accompagnement opérationnel pour structurer l’organisation des missions de santé. « Cette stratégie nous a permis de doubler les volumes de vaccination au sein du réseau », déclare Oana Catalin. Les programmes de fidélité permettent aussi de maintenir un lien direct avec les patients, de les tenir informés des nouveautés, de leur transmettre des conseils santé et de bénéficier de promotions. Avec, à la clé, des gains pour l’officine. « Sur les catégories de produits éligibles au programme, principalement la parapharmacie, le panier moyen est supérieur de 20 % à celui des patients non inscrits », confie Ségolène Defline, directrice marketing de Boticinal. Le groupe compte actuellement plus de 700 000 patients encartés.
Lien vers l’article : https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/business/groupements/groupements-le-patient-au-centre-du-jeu
Avec sa filiale espagnole, Hygie31 accélère son développement européen
En lançant Hygie31 España, le groupe Hygie31 franchit une nouvelle étape dans sa stratégie d’expansion. Objectif ? Structurer un réseau de 1 000 pharmacies en Espagne d’ici à 2030 et poser les bases d’un modèle duplicable dans d’autres pays autour de l’enseigne Pharmacie Lafayette. Explications d’Hervé Jouves, président du groupe. « Notre volonté est la même qu’en France, créer le leader de la pharmacie en Espagne, avec en fer de lance l’enseigne Pharmacie Lafayette », explique-t-il, devant la presse, en rappelant que RPM basé à Marseille, P&P ancré à Bordeaux et Pharm’Auvergne ont rejoint le groupe en 2025. « Et que l’on ne me parle pas de financiarisation, précise le dirigeant. Nous ne travaillons qu’avec des pharmaciens indépendants, adhérents à ces groupements. » Lien vers l’article : http://www.lequotidiendupharmacien.fr/exercice-pro/avec-sa-filiale-espagnole-hygie31-accelere-son-developpement-europeen?xtor=EPR-2-%5BNL_editionhebdo%5D-%5B20260409%5D&utm_content=20260409&utm_campaign=NL_editionhebdo&utm_medium=newsletter&utm_source=qph
Apoteca Nature : un concept de santé consciente
Le Réseau Apoteca Natura valorise un modèle distinctif de gestion de la pharmacie ciblé sur les besoins de santé du patient et la prévention, en privilégiant des solutions naturelles pour respecter l’organisme et l’environnement. Il a officiellement démarré ses activités en France en 2024 avec une phase pilote impliquant 17 officines. Apoteca Natura est un réseau international de plus de 1 330 pharmacies indépendantes, créé en 2000 en Italie par le groupe Aboca. Ce modèle de pharmacie n’est ni une centrale d’achat ni un groupement mais un système organisationnel pour améliorer l’efficacité et la performance du pharmacien dans la relation avec le patient au sein de la filière sanitaire. Chaque pharmacie rejoint le réseau grâce à un contrat de partenariat qui lui donne le droit d’utiliser une marque enseigne exclusive et de bénéficier de formations continues avec des associations médicoscientifiques, de services d’assistance, de plans de communication et de marketing. Son affiliation lui permet également de maintenir localement son identité et son autonomie en tant que service territorial spécifique.
Source : le quotidien du pharmacien.
Le renforcement de la confidentialité dans une pharmacie Pharmabest
À la tête de la Pharmacie Flandre Littoral (Chiffre d’affaires de 5,9 millions d’euros) à Grande-Synthe (Nord), Pierre Vuillermet a fait de la confidentialité un axe stratégique. Touche par touche. Résultat : rien d’ostentatoire mais l’officine, à l’enseigne Pharmabest, aux 350 m² de surface de vente attire 700 clients par jour en semaine, dont la moitié vient exprès dans cette officine de centre commercial. Extraits : « la zone d’attente a été reculée pour la placer à 1,50 m de la ligne de comptoirs. Un guide-file permet de faire respecter cette distance. C’est confortable : quoi de plus insupportable que de voir les gens derrière son patient en train d’écouter. Nous ne sommes pas là pour faire de la discipline, ce système permet une sorte de barrière. On sert d’abord au comptoir 1 puis au 3, puis au 5, puis au 7 avant d’utiliser les autres. On s’y tient pour des raisons de confidentialité mais aussi de confort au travail. Quand on est seulement quatre à servir, on ne subit pas la conversation d’à côté. »
Source : le quotidien du pharmacien.
RETAIL
À Paris, le prêt-à-porter a perdu 25 % de ses commerces en vingt ans !
En vingt ans, Paris et la petite couronne ont perdu 25 % de leurs points de vente d’habillement. Le marché a été profondément bouleversé par la montée du e-commerce, la pression sur les prix et l’essor de la mode ultra-éphémère. Dans ce contexte, l’étude esquisse plusieurs pistes d’évolution pour le secteur de la mode. L’une des principales tendances repose sur un basculement vers moins de volumes et davantage de valeur. Il s’agit de réduire la dépendance aux promotions et de revenir à une logique de « juste prix », avec des collections plus resserrées et une offre mieux maîtrisée. D’autres leviers se développent en parallèle. La seconde main s’impose comme un relais de croissance, avec un marché qui représente déjà 4,1 milliards d’euros en France et pourrait atteindre 6,3 milliards d’euros à horizon 2030. Les services en magasin prennent également une place croissante, notamment autour de la retouche, de la location ou encore de la traçabilité des produits. Certaines marques structurent déjà leur modèle autour de ces axes, en valorisant la qualité, la durabilité et le service.
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AILLEURS
En Utah, des prescriptions psychiatriques renouvelées par l’IA
L’État de l’Utah aux États-Unis est le premier à déléguer la prescription de certains médicaments psychiatriques à une intelligence artificielle (IA). Avec cette première, les autorités espèrent pallier le manque de médecins, mais des psychiatres mettent en garde contre un système risqué, peu susceptible d’élargir l’accès aux soins en santé mentale, selon le magazine « The Verve ». Développé par la start-up Legion Health, basée à San Francisco, ce service promet aux patients des renouvellements rapides et simples, via un abonnement à 19 dollars par mois. Les autorités y voient un moyen de réduire les coûts d’accès aux traitements et de combler la pénurie de médecins et de psychiatres. Le périmètre du programme pilote a été volontairement restreint : le chatbot ne pourra renouveler que 15 spécialités considérées à faible risque et déjà prescrites au patient par un professionnel de santé. Parmi elles, la fluoxétine, la sertraline, le bupropion, la mirtazapine et l’hydroxyzine, utilisées pour traiter l’anxiété et la dépression. Les patients devront également être considérés comme stables.
Source : le quotidien du pharmacien.
