ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES
LivMed’s repris par son concurrent Nexum Pharma à la barre du tribunal
La start-up niçoise LivMed’s, placée en liquidation judiciaire en avril 2026 après une bataille juridique contre l’Ordre des pharmaciens, a été rachetée par son concurrent Nexum Pharma, selon une décision du tribunal de commerce de Nice tombée début juillet. « C’est surtout pour garantir la continuité de l’accès au service pour les utilisateurs. C’était la chose à faire », explique aux Echos Carlos Benejam Molero, fondateur de Nexum Pharma. Nexum Pharma, qui livre pour l’instant uniquement des médicaments sans obligation d’ordonnance et des produits de parapharmacie via le réseau Uber Eats, envisage à terme une fusion avec LivMed’s, dont l’application permettrait aussi la commande de médicaments sur prescription médicale obligatoire.
Source : Les échos.
Vaccins grippe-Covid en cabinet : pas de passe-droit pour les médecins
Avant les arbitrages gouvernementaux sur la campagne vaccinale 2026-2027, l’USPO et la FSPF refusent tout régime d’exception pour le stockage des vaccins grippe et Covid-19 dans les cabinets médicaux. Pour Pierre-Olivier Variot, président de l’USPO, « dès lors qu’un cabinet médical détient un vaccin, il doit être soumis aux mêmes exigences réglementaires qu’une officine ». Il souhaite également une formation obligatoire à la conservation des vaccins est demandée pour les médecins. Philippe Besset, président de la FSPF, réclame « le maintien de l’honoraire de dispensation sur chaque boîte délivrée à un médecin », la délivrance restant un acte pharmaceutique à part entière. Le pharmacien conserve dispensation, sérialisation, traçabilité et sécurisation du circuit, justifiant sa rémunération. L’approvisionnement demeure un point de vigilance : les vaccins de la campagne 2026-2027 ont été commandés par les officines plusieurs mois avant les évolutions envisagées.
Source : le moniteur des pharmacies.
Le dispositif « tiers payant contre génériques » étendu aux médicaments hybrides et biosimilaires
À compter du 1er septembre 2026, les règles du dispositif « tiers payant contre génériques » seront étendues aux médicaments hybrides et aux médicaments biosimilaires substituables.
Lien vers l’article de l’Ordre : https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/le-dispositif-tiers-payant-contre-generiques-etendu-aux-medicaments-hybrides-et-biosimilaires
Journées portes ouvertes en pharmacie le 22 septembre
L’Assurance maladie a décidé, sans concertation avec la profession et sans rémunération associée, d’organiser une journée portes ouvertes en pharmacie le mardi 22 septembre 2026, afin de communiquer sur l’application carte vitale. Les pharmaciens en ont été informés par courrier. Sollicitée pour relayer cette opération, la FSPF laisse chacun juger de son implication. « Toute mission confiée à l’officine, a fortiori dans le champ numérique, doit s’accompagner d’une juste reconnaissance et d’une rémunération à la hauteur de l’engagement demandé » déclare la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), regrettant que la profession ait été mise devant le fait accompli, sans rémunération prévue en contrepartie du temps passé par les équipes à l’accompagnement et à l’activation de l’application.
Source : pharm-enews.fr
Lien avec les cancers de la peau, résidus dans le sang… Les crèmes solaires injustement accusées de tous les maux sur les réseaux sociaux
Plusieurs publications mettent en avant des études scientifiques pour inciter les internautes à ne plus utiliser de crème solaire. Mais ces vidéos détournent les conclusions de ces travaux et ne mentionnent pas la règlementation en vigueur.
Lien vers l’article : https://www.franceinfo.fr/sante/lien-avec-les-cancers-de-la-peau-residus-dans-le-sang-les-cremes-solaires-injustement-accusees-de-tous-les-maux-sur-les-reseaux-sociaux_8092472.html
Le vaccin contre la grippe désormais soumis à prescription obligatoire
A compter de ce vendredi 10 juillet, le retrait du vaccin en pharmacie sera conditionné à une prescription, qui peut être établie par un médecin, un pharmacien, une infirmière ou une sage-femme. Cette évolution découle d’une décision de l’ANSM du 7 juillet, qui a classé le vaccin parmi les substances vénéneuses.
Pour en savoir plus : https://ansm.sante.fr/actualites/les-vaccins-contre-la-grippe-desormais-soumis-a-prescription-obligatoire-par-les-medecins-sage-femmes-pharmaciens-et-infirmiers
Pharmacies fragiles : faut-il instaurer des coefficients de majoration ?
Alors que le maillage officinal est au centre des préoccupations, l’Union des pharmacies groupées de France (UPGF) lance une nouvelle proposition : instaurer des coefficients de majoration pour les pharmacies situées en territoires fragiles.
Lien vers l’article :
L’Académie de médecine préconise d’ouvrir le dépistage génétique préconceptionnel à tous les couples
Le dépistage génétique préconceptionnel consiste à tester les deux membres d’un couple pour voir s’ils sont à risque élevé d’avoir un enfant atteint d’une telle maladie et, si c’est le cas, à les informer des choix possibles. L’institution suggère d’envisager le remboursement par l’Assurance-maladie des tests génétiques préconceptionnels sur les gènes les plus fréquents, et de sensibiliser aux maladies génétiques et à ce dépistage dès le collège.
Réserve opérationnelle : les pharmaciens appelés à renforcer la réponse aux crises
Le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens et le Secrétariat général de la Garde nationale ont signé, le 7 juillet, une charte visant à promouvoir la réserve opérationnelle auprès des pharmaciens. Un partenariat qui reconnaît leur rôle stratégique dans les crises sanitaires comme dans le soutien aux forces armées. La réserve opérationnelle rassemble des citoyens qui consacrent une partie de leur temps aux besoins de la nation, tout en poursuivant leur activité professionnelle ou leurs études. Après une formation adaptée, les réservistes viennent renforcer temporairement les armées ou les forces de sécurité intérieure sur des missions opérationnelles, de soutien ou d’expertise.
Lien vers l’article :
La pharmacie française vue par un banquier d’affaires
Pour Franck Noat, banquier d’affaires et associé gérant d’Alantra, la montée des logiques de services, d’optimisation et de diversification observée dans les officines françaises s’inspire des modèles anglo-saxons. Il affirme : « Les officines qui seront économiquement viables dans dix ans seront les officines plus digitalisées, plus structurées, davantage organisées en équipe et capables d’exploiter les outils numériques. Elles devront aussi conserver trois fondamentaux : proximité, confiance et ancrage territorial. L’officine de demain sera moins un simple point de délivrance du médicament qu’une véritable plateforme de santé de proximité ».
Source : le moniteur des pharmacies.
Ordonnance numérique : pourquoi Doctolib demande l’avis des pharmaciens
Doctolib veut améliorer son module d’ordonnance numérique avant d’aller plus loin dans son déploiement. Pour y parvenir, l’éditeur a lancé une étude de terrain auprès des pharmaciens, élaborée avec la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF). L’objectif : identifier les irritants du comptoir et adapter l’outil aux réalités de l’officine. Ouverte jusqu’au 24 juillet, l’enquête doit permettre d’identifier les difficultés rencontrées lors de la dispensation des ordonnances numériques. « Aujourd’hui, nous avons atteint environ 40 % des ordonnances numériques émises par les médecins qui sont traitées comme telles par les pharmaciens. Cela ne cesse d’augmenter. Les équipes officinales s’approprient le sujet et les médecins améliorent également leurs pratiques », souligne Valérian Ponsinet, président de la commission Convention et système d’information au sein de la FSPF.
Lien vers l’enquête :
https://forms.doctolib.com/to/f95f8mcX?typeform-source=www.lemoniteurdespharmacies.fr
« L’IGF franchit une ligne rouge » : le patron du CNOM réagit aux propositions de fusion ou ou suppression des Ordres
Dans une tribune publiée dans Les Echos, le président du Conseil national de l’Ordre des médecins, Pr Stéphane Oustric, s’alarme des scénarios de fusion ou de suppression des Ordres de santé évoqués par l’Inspection générale des finances (IGF) début juin. « L’expertise administrative a vocation à éclairer la décision publique », mais « elle ne peut prétendre s’y substituer ». En avançant de tels scénarios, le rapport « prescrit des choix qui relèvent du politique », estime Stéphane Oustric dans Les Echos.
Lien vers l’article : https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/ligf-franchit-une-ligne-rouge-le-patron-du-cnom-reagit-aux-propositions-de-fusion-ou
Doctolib utilise les données de ses utilisateurs pour nourrir une IA
Depuis le 8 juillet, des millions d’utilisateurs de Doctolib reçoivent un email les informant d’un programme de recherche impliquant leurs données de santé. Cette annonce suscite de vives critiques sur les réseaux sociaux et dans la presse. La polémique porte sur l’absence de consentement préalable : les utilisateurs ne disposent que d’un droit d’opposition, exerçable via un formulaire accessible depuis l’e-mail ou les paramètres du compte.
Lien vers l’article : https://www.ouiemagazine.net/2026/07/17/doctolib-donnees-utilisateurs-ia/
Substitution des dispositifs médicaux : la fronde s’amplifie avant le décret
Dans une lettre ouverte adressée aux pouvoirs publics, le Snitem, qui regroupe des organisations de professionnels de santé et des associations de patients, demande de revoir le projet de substitution des dispositifs médicaux. Selon l’organisation, une généralisation de cette mesure ferait peser des risques sur la continuité des soins.
Lien vers l’article :
L’ANSM lance une campagne d’information pour faire connaître la e-notice des médicaments
À compter du 8 juillet, l’ANSM lance une campagne digitale afin de faire connaître la e-notice, la notice numérique des médicaments accessible par QR code. Complémentaire de la notice papier, ce nouveau service en cours d’expérimentation permet d’accéder facilement à une information médicale de référence régulièrement mise à jour.
Pour en savoir plus : https://ansm.sante.fr/actualites/lansm-lance-une-campagne-dinformation-pour-faire-connaitre-la-e-notice-des-medicaments
Proposition de loi visant à doter la France d’une stratégie nationale de lutte contre les maladies cardio‑neuro‑vasculaires
Le 1er juillet 2026, députés et sénateurs, réunis en commission mixte paritaire, ont trouvé un accord sur une version finale de la proposition de loi. Il est indiqué que les pharmaciens peuvent prescrire et administrer les vaccins, délivrer des médicaments sans ordonnance, et « contribuer à l’évaluation et à la prise en charge de situations cliniques ou mesurer la pression artérielle ».
Pour en savoir plus :
SCOR : le bug persiste, les indus aussi !
Malgré les consignes de la Cnam, de nombreuses caisses primaires continuent de réclamer des indus à des pharmaciens totalement démunis.
Lien vers l’article : https://lepharmaciendefrance.fr/scor-le-bug-persiste-les-indus-aussi/
Voyageurs : ce qui change dans les recommandations 2026
Vaccins, lutte contre les moustiques, paludisme, Ebola… Les recommandations sanitaires pour les voyageurs ont été actualisées et publiées le 6 juillet 2026. Elles intègrent les dernières données scientifiques et l’évolution de la situation épidémiologique mondiale.
Lien vers l’article :
CHIFFRES
Selon le rapport d’activité de l’ANSM publié le 9 juillet, le nombre de ruptures de stock et risque de ruptures de médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM) est resté stable en 2025 avec près de 3880 signalements enregistrés.
Selon une information de France Inter, le gouvernement étudie une baisse de 10 centimes du prix fabricant des spécialités à base de paracétamol. Si cette mesure permettrait de dégager près de 30 millions d’euros d’économies pour l’Assurance maladie, elle inquiète les industriels, les pharmaciens et les élus engagés dans la relocalisation de la production en France. Source : le moniteur des pharmacies.
L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) sanctionne Aredis et Medi-Live à hauteur de près de 2 millions d’euros pour manquement à leurs obligations de service public. Les décisions, publiées le 16 juillet, reprochent notamment à Aredis d’avoir privilégié des exportations au détriment de l’approvisionnement des officines françaises. Source : le moniteur des pharmacies.
En juin 2026, les officines réalisent en moyenne 1,14 bilan, contre 0,29 un an plus tôt, soit une progression de 296,9 %, la plus élevée parmi les nouvelles missions. Les TROD angine (+ 34,7 %), les TROD cystite (+ 24,4 %) et les autres vaccinations (+ 11,9 %) confirment également leur dynamique. À l’inverse, les vaccinations contre la grippe (- 0,4 %) et le Covid-19 (- 39,4 %) poursuivent leur repli saisonnier. Malgré cette baisse attendue, l’activité globale des nouvelles missions continue de progresser, avec + 7,6 % d’actes et + 12,1 % de chiffre d’affaires par rapport à juin 2025. Source : Ospharm.
L’Ordre national des pharmaciens a publié le 9 juillet 2026 son rapport d’activité 2025, avec 270 décisions disciplinaires en première instance. L’année fut marquée par l’affaire Urgo, le 80e anniversaire de l’institution et le rapport de l’IGF de juin sur la suppression des ordres de santé. Source : le quotidien du pharmacien.
Le montant global des cotisations des inscrits, qui représentent 91,1 % des recettes de l’Ordre des pharmaciens, a atteint près de 42,5 millions d’euros, soit une augmentation de + 5,8 % par rapport à 2024. Celle-ci s’explique par le maintien d’une évolution à la hausse de + 5 % de ces cotisations, justifiée par un contexte économique encore marqué par l’inflation, avance Alain Delgutte, le trésorier du CNOP cité dans le rapport. Avec, assure-t-il, un objectif : guider une trajectoire maîtrisée du budget permettant de préserver l’équilibre financier de l’institution tout en lui donnant les moyens d’assurer au mieux ses missions. Source : le quotidien du pharmacien.
Plus de 800 officines ont fermé depuis 2022, ramenant le réseau à 19 381 pharmacies au 31 décembre 2025 (-252 en un an). L’Île-de-France, la Nouvelle-Aquitaine et l’Auvergne-Rhône-Alpes concentrent 42 % des fermetures, en raison de leur poids dans le réseau officinal. Source : le moniteur des pharmacies.
Les officines ont jusqu’au 1er septembre 2026 pour s’enregistrer auprès d’une plateforme agréée de facturation électronique. Toutes les entreprises assujetties à la TVA devront alors pouvoir recevoir des factures dématérialisées. Plusieurs milliers d’officines n’ont pas finalisé la démarche. Source : Le Quotidien du Pharmacien.
« Aujourd’hui, au moins 30 % de la marge globale de la pharmacie provient des honoraires. C’est un changement de modèle », souligne Emmanuel Leroy, associé et leader national Santé chez Rydge Conseil. Source : le moniteur des pharmacies.
Alors que plus d’un demi-milliard d’euros de médicaments ne sont pas consommés chaque année, l’Assurance maladie veut prévenir le gaspillage en réévaluant les traitements, avec le bilan partagé de médication (BPM). Ce dispositif est appelé à devenir un point d’appui majeur de la déprescription. Lien vers l’article : https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/profession/socio-professionnel/gaspillage-des-medicaments-la-cnam-veut-faire-du-bilan-partage-de-medication-larme-majeure-de-la-deprescription?utm_source=sendinblue&utm_campaign=24h_infos_15_07_2026&utm_medium=email
Heva, filiale de Docaposte et pôle d’expertise en data de La Poste Santé & Autonomie, a monté en novembre 2024 un entrepôt de données de santé alimenté par le système national de données de santé (SNDS), sur la base duquel il mène cinq études pour des industriels, dont la première devrait pouvoir être finalisée en « 8 à 10 mois », a exposé Alexandre Vainchtock, cofondateur et directeur général adjoint de l’entreprise, dans un entretien accordé à TICpharma fin juin. Source : tic pharma.
Emmanuel Macron a confié une mission sur le financement de la protection sociale à quatre experts, chargés de rendre un rapport consultatif fin 2026 pour « éclairer le débat public », rapporte Le Figaro. Ce système, pilier de notre pacte républicain », est « soumis à des défis majeurs », notamment le vieillissement de la population et l’émergence de nouveaux risques, comme la dépendance. Les experts missionnés – Marianne Kermoal-Berthomé (Caisse des Dépôts), Pierre Ricordeau (Igas), ainsi que les économistes Alexandra Roulet et Hippolyte d’Albis – devront présenter différents scénarios de refonte, en tenant compte de l’équité intergénérationnelle et de l’impact sur la pauvreté et les inégalités.
Moderna fait de l’Europe le pilier de sa croissance, avec l’arrivée de quatre nouveaux vaccins, selon David Wattez, directeur général France depuis mars 2026. Un vaccin combiné représenterait un gain de temps de 10 à 12 minutes par patient. Le marché européen est resté figé après l’accord de 2023. Source : Le Moniteur des pharmacies.
La Maison des enfants, premier établissement du genre en France, ouvrira en novembre 2026 sur l’île de Nantes. Elle offrira un accueil inconditionnel et gratuit, avec ou sans rendez-vous, aux jeunes de 6 à 11 ans. L’accent portera sur la santé mentale, face à la montée des troubles constatés sur le terrain. Source : Ouest-France.
Le Monde s’intéresse à l’association Aïda, qui vient d’ouvrir la Maison A, un tiers lieu de 1.000 mètres carrés à Paris destiné à accompagner les jeunes adultes après un cancer, avec un café, des ateliers de réinsertion professionnelle, une salle de sport adapté et des consultations avec gynécologues, oncologues et nutritionnistes. Chaque année en France, environ 2.300 adolescents et jeunes adultes de 15 à 25 ans reçoivent un diagnostic de cancer. Mais leur suivi post-thérapeutique est qualifié de « trou béant » dans le système de santé par Léa Moukanas, fondatrice d’Aïda en 2015.
550 millions. C’est le nombre de paquets de cigarettes vendus par les buralistes français au premier semestre 2026, soit 40 millions de moins que sur la même période de 2025 (-7%), selon les douanes. En 2018, les Français achetaient encore 2 milliards de paquets par an: cette année, à peine plus d’un milliard est attendu, soit une chute de moitié en huit ans. Revers de la médaille pour les finances publiques: les recettes fiscales du tabac, qui avaient atteint 15 milliards d’euros en 2021, devraient passer sous les 12 milliards en 2026, avec un manque à gagner annuel de près de 700 millions d’€ pour l’Assurance-maladie.
Dans un contexte de maillage officinal en légère contraction, avec 19 274 pharmacies actives (-0,7%), le marché officinal marque en juin un net rebond de sa dynamique, venant confirmer la solidité de fond du secteur après l’inflexion observée en mai. Après un mois de mai en quasi-stagnation, juin s’inscrit dans une phase de forte accélération, avec un chiffre d’affaires de 4,3 Md€ en progression de +8,4%, marquant un retour très net de la croissance à court terme. Cette dynamique s’appuie sur une fréquentation officinale en forte hausse (+6,7%), combinée à un panier moyen bien orienté à 42,75€ (+1,6%), traduisant à la fois un regain de flux clients et une valorisation soutenue par visite. Source : IQVIA.
Les procédures collectives dans les pharmacies ont progressé de 16 % au deuxième trimestre 2026, selon Altares. Si le nombre reste limité par rapport à d’autres secteurs, cette hausse traduit la dégradation de l’économie officinale. Un indicateur qui ne dit pourtant pas tout : de nombreuses pharmacies disparaissent sans jamais passer par une procédure collective. Lien vers l’article : https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/business/economie/strategie-et-gestion/defaillances-pourquoi-les-pharmacies-ferment-sans-faire-faillite?utm_source=sendinblue&utm_campaign=24h_infos_16_07_2026&utm_medium=email
L’URPS Médecins libéraux Grand Est a mené une enquête par appels mystère auprès des généralistes libéraux de la région. La méthode consiste à simuler des demandes de rendez-vous pour mesurer l’accès réel aux soins, et non l’accès théorique. Résultat : un généraliste recensé sur cinq manque à l’appel, révélant une pénurie plus profonde que ne le suggèrent les données officielles.
La Ligue contre le cancer veut inscrire le principe de précaution sanitaire dans la Constitution française, révèle France Inter le 14 juillet. Calqué sur celui existant pour l’environnement, il obligerait les pouvoirs publics à agir face à un risque plausible pour la santé et empêcherait de voter des lois nuisibles. Source : Franceinfo.
La Commission européenne a autorisé Wegovy en comprimé, une première pour un agoniste GLP-1 dans l’Union européenne. Cette décision marque une étape dans le traitement de l’obésité et du surpoids en Europe. La spécialité injectable à 7,2 mg obtient également un feu vert. Source : le moniteur des pharmacies.
Pour la Commission, Meta enfreint la loi européenne, mais elle lui laisse du temps pour se mettre en règle avant, éventuellement, de lui imposer une amende. L’exécutif communautaire doit légiférer d’ici à la fin 2026 sur la majorité numérique. Source : Le Monde.
Le réseau TikTok, qui revendique près de 30 millions d’utilisateurs en France, fait l’objet de critiques croissantes quant à son rôle dans le mal-être des plus jeunes. Un journaliste du Parisien, qui a testé l’application en créant le profil d’une ado de 13 ans, raconte ainsi s’être retrouvé submergé de contenus dépressifs en 60 secondes. Jusqu’à être confronté, quelques minutes plus tard, à des vidéos qui évoquent la scarification, puis le suicide… « Ces contenus sur le mal-être retiennent l’attention des jeunes, résultat ils restent connectés le plus possible, c’est le modèle économique de TikTok », explique le chercheur Arthur Grimonpont, auteur de Algocratie.
En Guadeloupe, des pharmaciens d’officine de 14 communes, à commencer par Petit-Bourg en Basse-Terre, ont constitué un réseau de pharmacies Sentinelles pour mesurer les effets sanitaires des émanations de sargasses. Ces algues brunes, qui prolifèrent dans l’Atlantique tropical, s’échouent en effet de plus en plus massivement sur les plages de l’île, avec des conséquences sanitaires qui demeurent peu connues. Les pharmaciens ont ainsi élaboré un questionnaire, qu’ils soumettront dès la fin du mois de juillet aux personnes incommodées afin qu’elles relèvent les symptômes dont elles souffrent. Ces données seront ensuite transmises à Santé publique France pour être analysées. L’objectif : améliorer les connaissances scientifiques sur ces algues et leurs impacts et guider des politiques publiques pour les prévenir. Source : le quotidien du pharmacien.
Lancé en 2020 au niveau local par le centre d’évaluation et d’information de pharmacodépendance-addictovigilance (CEIP-A) PACA-Corse pour prévenir les surdoses liées aux opioïdes, en augmentation, le programme POP PACA passe à l’échelle supérieure et devient POP’IN, généralisé à toute la France. Ce programme vise à repérer les situations à risque, prévenir les surdoses et améliorer la diffusion de la naloxone, antidote des surdoses d’opioïdes. Les centres d’addictovigilance mettent à disposition des pharmaciens de nombreux outils sur mesure pour mieux accompagner les patients et les aider à dispenser la naloxone. En 2024, le CEIP-A PACA-Corse a dressé un état des lieux des pratiques et des besoins des pharmaciens d’officine. Selon le sondage réalisé auprès de 107 pharmaciens (92 titulaires et 15 adjoints ou remplaçants), 8 % ne connaissaient pas l’échelle POMI de repérage du mésusage des opioïdes antalgiques, 37 % déclaraient connaître la mise à disposition de la naloxone prête à l’emploi en officine et 6,7 % l’avaient en stock. 87 % des pharmaciens ne se sentaient pas à l’aise avec les conseils associés à la dispensation de la naloxone. Source : le quotidien du pharmacien.
25 % : c’est la hausse du coût d’une alimentation saine en cinq ans, atteignant désormais 4,28 dollars par personne et par jour, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Résultat: 2,69 milliards de personnes – près d’une sur trois dans le monde – n’ont pas les moyens de s’alimenter sainement.
La DGS publie la nouvelle liste actualisée des médicaments essentiels 2026, désormais composée de 652 molécules. Cet outil stratégique de lutte contre les pénuries permet de prioriser la surveillance des approvisionnements et les mesures correctives pour garantir la continuité des soins.
Lien vers le post :
La proposition de loi créant un droit à l’aide à mourir a été adoptée le 15 juillet 2026 à l’Assemblée nationale, après plusieurs années de navette parlementaire. Le texte permet à toute personne majeure, atteinte d’une affection grave et incurable engageant le pronostic vital en phase avancée ou terminale et capable de discernement, de recourir à une substance létale. Du côté des médecins, les avis restent partagés: si un sondage Ifop de mai 2025 indiquait que trois médecins sur quatre étaient favorables à la légalisation de l’aide médicale active à mourir, le collectif « Soins de vie », qui réunit plusieurs sociétés savantes, a dénoncé « des critères d’éligibilité dangereusement extensifs » et « des contrôles a minima ». (La Tribune)
La Cnam a lancé le 9 juillet une mission de cadrage pour préparer le déploiement, d’ici la fin de l’année, d’un assistant conversationnel d’intelligence artificielle en santé sur ameli, destiné à offrir aux assurés une « première orientation fiable » dans leur parcours de soins. La lettre de mission, signée par le directeur général Thomas Fatôme, évoque des fonctionnalités allant de l’information santé générale au « pré-triage des symptômes », un point sensible pour les médecins puisque l’outil devra définir précisément « ce que l’outil peut dire ou non », sans se substituer au jugement médical, note What’s up doc. Le rapport final, qui devra proposer différents scénarios de mise en œuvre, est attendu fin septembre 2026.
16.500 des 30.000 climatiseurs promis par le Premier ministre Sébastien Lecornu aux hôpitaux seront livrés d’ici à la fin de la semaine, a annoncé le 15 juillet la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon sur BFMTV. « 70% ont été livrés dans des départements en vigilance rouge », a-t-elle précisé. Cette commande, validée fin juin lors de la seconde canicule de l’année, s’accompagne d’une enveloppe d’urgence de 100 millions d’€ pour financer des outils de rafraîchissement, alors que 60% des établissements hospitaliers sont vétustes et majoritairement non climatisés.
Le Figaro propose un premier bilan, encore très provisoire, de la surmortalité liée à la canicule qui a traversé l’Europe du 17 juin au 1er juillet 2026. Plus de 14.000 décès supplémentaires sont d’ores et déjà comptabilisés dans les pays les plus touchés, dont l’Allemagne, avec environ 7.100 décès supplémentaires.
Franceinfo salue la réussite du groupe familial Urgo, qui a récemment franchi la barre du milliard d’euros de chiffre d’affaires. L’entreprise, fondée en 1958, fabrique 80% de ses produits en France, notamment dans sa plus grande usine près de Dijon, où 15 millions de pansements et produits sont produits chaque année. « Notre client principal est la France, mais nous exportons aussi énormément », précise Philippe Kamanova, directeur du site. Le groupe prévoit d’investir à nouveau 150 millions d’€ sur deux ans et d’embaucher 200 personnes.
La part d’adultes américains utilisant des médicaments de type GLP-1 pour perdre du poids a presque quadruplé depuis 2024, passant de 3% à 11%, selon une enquête de Gallup publiée le 7 juillet. Au total, 15% de la population adulte américaine, soit près de 40 millions de personnes, a déjà utilisé ce type de traitement au moins une fois, et environ 25 millions d’Américains pourraient suivre un tel traitement d’ici 2030.
Moins d’une personne âgée sur cinq est vaccinée contre le pneumocoque. Pas assez, selon l’assurance-maladie, qui propose dans son « Rapport Charges et produits » pour 2027 de mettre en place une campagne de vaccination, à l’instar de celles consacrées à la grippe et au Covid-19, pour augmenter la couverture vaccinale et améliorer le « bien vieillir ». Source : le quotidien du pharmacien.
Un arrêté publié au Journal officiel fixe la liste des cinq activités médicales pour lesquelles un médecin devra obtenir un droit d’exercice complémentaire délivré par l’Ordre des médecins. Les activités concernées sont : la médecine thermale, la médecine de montagne, la médecine aéronautique, la médecine hyperbare et subaquatique et l’activité médicale à visée esthétique. Source : egora.
Avec l’été et les températures élevées, les cas de cystites se multiplient. Selon GERS Data, le recours aux tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) réalisés en officine a bondi de 21 % entre le 22 et le 28 juin 2026, avec une hausse de 40 % en Île-de-France. L’explication est physiologique : la déshydratation réduit le flux urinaire, ce qui augmente la charge bactérienne dans la vessie.
Une personne se suicide chaque heure en France, 500 essaient, rapporte Libération. Malgré ces chiffres, le suicide reste tabou en France. Une situation que dénonce dans une lettre ouverte au gouvernement des professionnels de santé, chercheurs et responsables associatifs. « Le suicide constitue la deuxième cause de mortalité chez les 15-25 ans », rappellent les signataires. « Le nombre de tentatives de suicide des jeunes femmes a plus que doublé au cours des cinq dernières années. » Avec environ 9.000 passages à l’acte par an, la France présente un des taux les plus élevés d’Europe, selon les chiffres de Santé publique France.
Une enquête de Que Choisir Ensemble met en cause dix crèmes solaires vendues sur des plateformes chinoises : neuf sont non conformes, plusieurs contiennent des ingrédients interdits ou controversés, et la protection UV affichée est souvent très éloignée de la réalité. Lien vers l’article : https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/therapeutique/produits/parapharmacie/protections-solaires-low-cost-ces-bonnes-affaires-qui-mettent-votre-peau-en-danger?utm_source=sendinblue&utm_campaign=24h_infos_10_07_2026&utm_medium=email
Hervé Le Lous, ancien patron d’Urgo, groupe familial français spécialisé dans les pansements et produits de soin, s’est reconverti en influenceur sur les réseaux sociaux. Son compte Instagram @urgo_boss, qui compte plus de 381.000 abonnés, propose des vidéos courtes sur le management, inspirées de son livre Accroche ta charrue à une étoile publié en 2022. « A plus de 70 ans, je suis devenu un bébé influenceur », sourit-il. Retraité depuis 2019, date à laquelle il a cédé la direction du groupe à ses trois fils, il avait repris les commandes d’Urgo en 2002 à la mort de son père, rappellent Les Echos.
Les hôpitaux et cliniques français ont perdu 2 300 lits d’hospitalisation complète en 2024, prolongeant une baisse continue depuis plus de vingt ans, selon des données consolidées publiées le 9 juillet par les services statistiques des ministères sociaux, la Drees.
Le conseil d’administration de la Caisse d’assurance vieillesse des pharmaciens (CAVP) a adopté à l’unanimité une réforme des barèmes des classes de cotisation du régime complémentaire par capitalisation. La réforme serait déployée sur cinq ans, chaque pharmacien cotisant à terme dans une classe située deux à trois niveaux au-dessus de sa classe actuelle. Pour en savoir plus : https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/profession/socio-professionnel/reforme-de-la-cavp-ce-que-change-larrete-du-10-juillet-2026?utm_source=sendinblue&utm_campaign=24h_infos_17_07_2026&utm_medium=email
Les pénuries de médicaments essentiels ne reculent pas en France. Selon Le Moniteur des pharmacies, l’ANSM a enregistré 3 887 signalements de risques de rupture ou de ruptures sur les médicaments d’intérêt thérapeutique majeur en 2025, un niveau comparable à celui de 2024 (3 825), dont 399 ruptures avérées. Les capacités de production insuffisantes et la hausse de la demande restent les principales causes.
Réuni le 15 juillet 2026, le Conseil d’administration du Leem a désigné son Secrétaire de Bureau, son Trésorier et les Présidents de ses trois commissions stratégiques créées dans le cadre de sa nouvelle gouvernance. Cette étape parachève la transformation engagée depuis le début de l’année et dote le Leem d’une organisation pleinement opérationnelle, agile et unie, pour relever les défis majeurs auxquels fait face l’industrie pharmaceutique française. Lien vers l’article : https://toute-la.veille-acteurs-sante.fr/244779/le-leem-finalise-sa-gouvernance-et-se-mobilise-pour-les-grandes-echeances-politiques-de-sante-a-venir-communique/
Les délais pour consulter un généraliste s’allongent : entre 2023 et 2025, ils ont augmenté dans 47 % des départements. Les officines deviennent les derniers points d’accès aux soins de proximité, mais leur équilibre économique est de plus en plus menacé par la raréfaction des prescripteurs. Source : le moniteur des pharmacies.
25 % : c’est la proportion de femmes âgées de 35 ans et plus à l’accouchement. Santé publique France publie un état des lieux de l’évolution de la santé périnatale à travers une analyse de plus d’une décennie de données. Pour en savoir plus : https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/sante-perinatale-en-france-10-annees-d-evolutions-contrastees
Selon un arrêté paru au Journal Officiel du 7 juillet, plusieurs références de préservatifs masculins lubrifiés en latex de la marque Soft sont remboursables à partir du 20 Juillet 2026. Source : pharm-enews.fr
Le dispositif Huvy qui intègre une IA médicale certifiée CE classe IIb en Europe pour détecter le risque de mélanome en pharmacie est déjà utilisé par près de 300 professionnels de santé. 14 000 patients en ont déjà bénéficié. Source : pharm-enews.fr
Depuis le 1er juillet 2026, les étudiants disposent d’un nouveau point d’entrée unique pour trouver écoute, soutien et orientation. Gratuit, confidentiel et facile à retenir, le 3040 remplace l’ancien numéro national d’écoute et mobilise des psychologues, des travailleurs sociaux et des juristes pour répondre aux situations de mal-être, mais aussi aux violences. Source : le moniteur des pharmacies.
GROUPEMENTS
La CNAM prépare un travail sur les groupements
Ce mercredi 15 juillet, la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale a auditionné Thomas Fatôme, directeur général de la Caisse nationale de l’assurance maladie. Guillaume Couillard, directeur délégué à la gestion et à l’organisation des soins, et Grégoire de Lagasnerie, adjoint au directeur des études et des statistiques ont également participé à cette audition qui fait suite à la publication par la CNAM de son rapport « Charges et produits 2027 » qui formule 40 propositions qui pourraient nourrir le prochain PLFSS. La CNAM a mis à jour les données de rentabilité de certains secteurs et a décidé « d’ajouter [dans son étude] la pharmacie d’officine suite notamment au rapport IGAS-IGF sur la distribution pharmaceutique ». Bilan de la CNAM : « Ce qu’on voit, c’est que chez les officines, on a plutôt une rentabilité qui est inférieure à tous les secteurs qu’on avait ciblés l’année dernière, donc 6 % de d’excédent brut d’exploitation par rapport au chiffre d’affaires. Ce qu’on propose, c’est d’aller plus loin sur l’étude des groupements et de la relation entre les groupements, qui sont des acteurs qui prennent de plus en plus d’importance dans la distribution pharmaceutique et les pharmacies d’officine pour essayer de comprendre les interactions entre eux, à la fois pharmacie d’officine et groupement. »
Source : BTA.
Les missions de prévention impulsées par les groupements
Les missions de prévention gagnent du terrain en officine, largement impulsées par les groupements. « Elles peuvent actuellement représenter entre 10 000 à 15 000 € de chiffre d’affaires par an. Un chiffre qui devrait doubler d’ici trois à cinq ans », selon Sonia Plumecocq, responsable des projets de santé chez Giropharm. Mais cette évolution s’accompagne d’une remise en cause plus large du modèle de financement de la santé. « La prévention ne représente que 10 % du budget de la Sécurité sociale, le reste étant lié au curatif, analyse Hervé Jouves, président d’Hygie31, qui défend une approche élargie du rôle officinal. Pour la pharmacie de demain, l’enjeu ne sera plus seulement de délivrer des traitements, mais d’aider chacun à rester en meilleure santé le plus longtemps possible. » Selon lui, les ventes générées en pharmacie proviendront, à terme, pour un tiers du médicament, un tiers de la parapharmacie et un tiers des services, dont ceux liés à la prévention. Les groupements encouragent la facturation de certains services non pris en charge par l’Assurance maladie, notamment les actes de premier repérage cutané réalisés par les pharmaciens experts en dermatologie. Un acte facturé entre 15 et 25 €.
Lien vers l’article :
Groupements de pharmacies : transparence ou soupçon ?
Dans ce nouvel épisode de Pharma Minds Insights, Hugues Villey Desmeserets, avocat associé chez BCTG Avocats et expert de la distribution pharmaceutique revient sur le sujet des groupements de pharmacies. Il affirme : les pouvoirs publics « ont identifié que 90 % des pharmaciens à peu près étaient adhérents au groupement et que ces opérateurs transitaient des volumes financiers extrêmement significatifs. Ça veut dire quoi ? S’il n’y a pas de contrepartie suffisante pour le système de santé, le système de santé ne va pas laisser faire. La première chose qui risque d’arriver, c’est des contrôles. Si ces contrôles révèlent une insuffisance de préparation, une insuffisance de documentation, de justification, ça sera suivi des faits ».
L’épisode complet est disponible suivant ce lien : https://youtu.be/AXK9eX3vSV0
Grand débat : évolution du modèle économique et du modèle professionnel de l’officine
Extrait des citations des présidents de groupements : Gilles Unglik, Directeur général opérationnel chez Giropharm, « Les groupements ont aidé, ont contribué avec les pharmaciens et leurs équipes évidemment, ça se fait pas seul, à moderniser la pharmacie, à développer la pharmacie, à développer les outils pour mettre en place les nouvelles missions, à installer des jeunes qui pouvaient pas s’installer, à faire en sorte que la pharmacie se professionnalise, à l’accompagner dans ses mutations, à accompagner le pharmacien dans les formations, à développer les compétences ». Michel Dailly, directeur général du groupement de pharmaciens Wellpharma : « C’est la première fois que je me fais traiter de parasite. Je partage effectivement cette méconnaissance peut-être des pouvoirs publics de ce que peut apporter un groupement à un pharmacien. Et la notion de groupement ne s’oppose en aucun cas à l’indépendance du pharmacien. » Hervé Jouves, président d’Hygie 31 : « je fais partie d’un syndicat. Je suis vice-président de Federgy. On a une pluralité de groupements. Voilà, quand vous dites aujourd’hui on est loqué sur des choses des contrats de 7 ans, mais ça c’est une vaste fumisterie. Un pharmacien qui veut partir, il part. Si on veut être intelligent sur ces choses-là, il faut juste respecter le choix de chacun des modèles. Voilà, dire qu’il y a qu’un seul modèle qui est valable qui est le modèle de la coopérative, ce que j’ai entendu il y a 5300 pharmacies sous coopérative en France (Source l’observatoire LPC) ». A noter, erratum, contrairement à ce qu’a dit Gilles Unglik sur le panel des groupements dans le cadre du rapport Igas qui est de « zéro parce qu’on a même pas été interrogé ». Cette affirmation n’est pas véridique car une délégation de Federgy a été reçue par l’IGAS le 6 novembre 2025.
Lien vers le replay de cette conférence : https://www.youtube.com/watch?v=wXHXNggakJE
Lien vers les replays des modèles de pharmacies présentés :
https://www.youtube.com/watch?v=BF_wf6J0rus
https://www.youtube.com/watch?v=7dAt__qOlP8
https://www.youtube.com/watch?v=cKslkAWSFFY
La pharmacie Liberté Anton & Willem ferme : « J’ai été le dindon de la farce »
Un nouveau commerce ferme en centre-ville. Placée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Vienne, la pharmacie du groupe Anton & Willem située au 20 rue de la Liberté, au milieu de la rue piétonne, a accueilli ce mardi 16 juin ses derniers clients. La petite officine, gérée par Kathleen Genevrier, n’était plus assez rentable.
Lien vers l’article : https://www.ledauphine.com/sante/2026/06/16/la-pharmacie-liberte-anton-amp-willem-ferme-j-ai-ete-le-dindon-de-la-farce
PharmaBest quadruple sa surface aux Terrasses du Port
PharmaBest inaugure sa nouvelle pharmacie de 950 m² aux Terrasses du Port, un projet créant 15 emplois et porté par deux pharmaciennes issues du réseau. Dix ans après sa création, le groupement de pharmacies PharmaBest franchit une nouvelle étape de son développement à Marseille. L’enseigne a inauguré le 13 juillet 2026 sa nouvelle officine au sein du centre commercial des Terrasses du Port. En étant transférée du premier au deuxième étage, la pharmacie quadruple sa superficie pour atteindre 950 m² de surface de vente, une opération qui s’accompagne de la création nette de 15 emplois.
Lien vers l’article : https://presseagence.fr/marseille-pharmacie-pharmabest-quadruple-sa-surface-aux-terrasses-du-port/
NOMINATIONS
Les rapporteurs du PLFSS 2027
La commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale a procédé le 8 juillet à la nomination des rapporteurs de la commission sur les prochains textes budgétaires. Ont ainsi été désignés rapporteurs :
- Thibault Bazin (DR), rapporteur général – il conserve cette fonction qu’il avait déjà l’an passé
- Christine Loir (RN), branche Autonomie – elle remplace Hadrien Clouet (LFI)
- Louis Boyard (LFI), branche Famille – il succède à Anne Bergantz (MoDem)
- Sandrine Runel (PS), branche Assurance vieillesse – elle conserve cette branche qu’elle avait en 2026
AT-MP : candidatures entre GDR et Écologistes, le rapporteur n’a pas encore été déterminé.
Par ailleurs, la commission des Affaires sociales a nommé Cyrille Isaac-Sibille (MoDem) rapporteur de la mission Santé sur le PLF 2027 (qui remplace donc Christophe Bentz du RN qui était le rapporteur l’an passé).
Source : BTA.
Matthéo De Faria, étudiant en pharmacie à Amiens, élu nouveau président de l’Anepf
L’Assemblée générale de l’Association nationale des étudiants en pharmacie de France a eu lieu ce dimanche 5 juillet à Dijon. Matthéo de Faria et Justin Bernard seront respectivement le président et le porte-parole pour l’année à venir.
Lien vers l’article : https://www.lequotidiendupharmacien.fr/lanepf-devoile-son-nouveau-bureau-national
AILLEURS
Vietnam – Hô Chi Minh-Ville sanctionne des pharmacies pour vente de médicaments sur ordonnance sans prescription médicale
Un décret entré en vigueur le 15 mai a doublé les amendes applicables, portées de 10 à 20 millions de dongs (330 à 660) par infraction, et interdit la vente en ligne de médicaments à prescription obligatoire. L’OMS estime que près de 300.000 décès au Vietnam entre 2020 et 2023 ont été associés à la résistance aux antimicrobiens, un phénomène largement alimenté par l’accès direct aux antibiotiques sans consultation médicale, pratique jusqu’ici très répandue dans le pays. Source : The Star.
Canada : les pharmacies de l’Alberta signalent une hausse préoccupante des ordonnances falsifiées
132 cas ont été recensés au premier semestre 2026 par l’Ordre des pharmaciens provincial, soit presque autant que sur l’ensemble de l’année 2025. Les falsifications visent surtout les opioïdes et stupéfiants soumis à contrôle, comme l’oxycodone, revendus ensuite dans la rue. « On dirait du crime organisé, tant c’est sophistiqué », témoigne Mohamed Elfishawi, pharmacien à Edmonton. Les fraudeurs s’adaptent en permanence aux contre-mesures des officines, volent des numéros d’assurance-maladie et parviennent à donner un aspect de plus en plus légitime à leurs faux documents. La police de Calgary a reçu 25% de signalements supplémentaires par rapport à l’ensemble de 2025. Source : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2267536/augmentation-falsification-prescriptions-medicales-ab
Suisse : «La pharmacie est le point d’entrée le moins coûteux du système de santé»
Pour Marc Werner, CEO du groupe Galenica, les pharmaciens pourraient faire éviter aux patients de nombreuses consultations médicales, pour autant que les politiques leur donnent davantage de marge de manœuvre. Face au vieillissement de la population, à la pénurie annoncée de médecins de famille et à la hausse continue des coûts de la santé, «les pharmacies sont appelées à jouer un rôle bien plus important», estime Marc Werner. Le CEO du grossiste en médicaments et exploitant de pharmacies Galenica plaide pour un renforcement de leurs compétences et critique un débat trop focalisé sur le prix des médicaments, «qui ne représente qu’une part limitée des 100 milliards des coûts de la santé annuels».
Source : agefi.com
Tchéquie : Prague envisage de rembourser les nouveaux traitements de l’obésité pour les enfants sévèrement obèses
Un adolescent sur cinq est en surpoids ou obèse dans le pays, selon les dernières données de l’étude internationale HBSC. Une décision est attendue d’ici la fin de l’année, dès que l’Institut national de contrôle des médicaments (SÚKL) aura achevé sa procédure administrative. « Je vois cela comme un investissement en santé publique », a déclaré le ministre de la Santé, Adam Vojtěch. L’annonce a été faite lors de l’inauguration d’une nouvelle unité de production de Novo Nordisk à Bohumil, en Bohême centrale, dans laquelle le groupe danois a investi plus de 320 millions d’euros. Source : Euractiv.
