Actualités du 7 au 11 septembre 2026

ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES

 

L’Uspo pose un ultimatum au ministère et menace de dénoncer la tacite reconduction de la convention

L’Uspo a posé, le 9 septembre, un ultimatum au ministère de la Santé pour débloquer les négociations conventionnelles. Son conseil d’administration avait mandaté à l’unanimité, le 5 septembre, son président Pierre-Olivier Variot pour s’opposer à la tacite reconduction de la convention nationale. Deux conditions étaient posées pour retirer la menace : recevoir la lettre de cadrage sous vingt-quatre heures et un calendrier ferme sous quinze jours. La première a été satisfaite en deux heures : signée par la ministre le 4 septembre, la lettre reprend les demandes du syndicat. Elle prévoit la conclusion rapide d’un avenant 3 consacré aux missions, que l’Uspo veut boucler avant le 11 octobre. Cet avenant doit renforcer les entretiens pharmaceutiques, les dépistages et la vaccination, intégrer OSyS dans le droit commun, accompagner les patients diabétiques de type 2 et prendre en compte les facteurs de risque cardiovasculaire. La lettre ouvre un second axe : des travaux préparatoires à une réforme structurelle du modèle économique officinal. Le bras de fer porte désormais sur le calendrier, attendu avant le 24 septembre. L’Uspo exige une date d’ouverture, une date de clôture et une feuille de route raisonnable, dans un contexte d’année électorale susceptible de ralentir les discussions.

Source : le quotidien du pharmacien.

La FSPF satisfaite de cette lettre de cadrage

« Elle est conforme à ce que nous attendions », juge Fabrice Camaioni, président par interim de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF). La FSPF estime néanmoins qu’assez de temps a été perdu : elle demande l’ouverture des négociations conventionnelles sans attendre l’issue de l’enquête de représentativité en cours. Le syndicat demande un calendrier rapide de discussions, notamment sur la réforme du modèle économique de l’officine. Premier étage : la définition des modalités de mise en œuvre de la mission d’orientation dans le système de santé issue du dispositif OSyS. Pour Fabrice Camaioni, le temps de l’expérimentation est désormais derrière : « On a quand même une expérimentation qui a duré plusieurs années et qui a été étendue à plusieurs régions. » Le cadrage prévoit également de nouveaux accompagnements pour les patients atteints de diabète de type 2, ainsi qu’un dispositif de prévention cardiovasculaire, notamment autour de la mesure de la pression artérielle. Les modalités devront être négociées : réalisation, orientation du patient, traçabilité et rémunération. Mais pour la FSPF, ces dossiers sont suffisamment avancés pour permettre une conclusion rapide. Fabrice Camaioni fixe l’échéance au 31 décembre : « Mon souhait, c’est qu’à la fin de l’année, ce soit réglé. » Deuxième étage : la réforme du modèle économique de l’officine. « La décorrélation concernant les prix et les volumes, Stéphanie Rist la met dans sa lettre. Ça, c’est fondamental », souligne Fabrice Camaioni. Avec une exigence : ne pas fabriquer une réforme rapidement obsolète. « Ce qu’on veut, c’est une réforme qui dure dans le temps. On ne va pas se remettre autour de la table dans deux ans parce qu’on aura été rattrapés. » La lettre règle donc le “quoi”. La négociation devra désormais trancher le “comment” : quelle valeur donner au travail pharmaceutique, et comment la répartir entre les officines ?

Sources : le moniteur des pharmacies, le quotidien du pharmacien.

 

Les 15 euros du dépistage de l’hypertension en officine ne sont qu’un avis personnel du vice-président de la FSPF, aucune négociation n’a encore commencé

Quinze euros. Le chiffre fait bondir médecins et infirmiers depuis quelques jours. Sauf qu’il ne sort d’aucune négociation. Des syndicats de médecins et d’infirmiers l’agitent, dans leurs communiqués et sur les réseaux sociaux, comme la future rémunération des pharmaciens pour prendre la tension au comptoir. En réalité, aucune proposition ni discussion n’a été lancée. Le montant vient de Fabrice Camaioni, vice-président de la FSPF et candidat déclaré à la succession de Philippe Besset. Interrogé par une journaliste, il a jugé que 15 euros lui semblaient corrects. Son raisonnement tient à deux repères. À partir du 1er avril 2027, prescrire puis administrer un vaccin sera payé 2 × 7,50 euros (article 6 de l’avenant 1). Pendant le Covid-19, un test antigénique rapportait 16,50 euros. Côté USPO, Pierre-Olivier Variot refuse toute estimation : les contours de la mission ne sont ni fixés, ni discutés. Après échange avec Yannick Neuder, cardiologue, et le président du syndicat des cardiologues de Bourgogne-Franche-Comté, il distingue trois cas de figure. Le dépistage seul, avec orientation vers le médecin. Un protocole de traitement encadré médicalement et validé par la HAS, si le médecin n’est pas disponible. Le suivi après modification de traitement, décrit par Fabrice Camaioni.

Source : le quotidien du pharmacien.

Les oppositions des médecins et infirmiers : https://www.lequotidiendumedecin.fr/liberal-soins-de-ville/prise-de-tension-lofficine-15-euros-le-tarif-qui-crispe-medecins-et-infirmiers?utm_source=newsletter_180&utm_medium=email&utm_campaign=tension-elevee-entre-professionnels-de-sante-internat

 

Stratégie nationale de santé sexuelle : nouvelle feuille de route

Dans le prolongement de la journée internationale de la santé sexuelle, le 4 septembre 2026, le ministère de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées publie la nouvelle feuille de route santé sexuelle 2026-2030. Plusieurs actions concernent les pharmaciens, notamment l’accès sans ordonnance aux médicaments microprogestatifs oraux ou la prescription des traitements post-exposition au VIH.

Lien vers l’article de l’Ordre des pharmaciens : https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/strategie-nationale-de-sante-sexuelle-nouvelle-feuille-de-route

 

Nutrition : quel rôle pour le pharmacien d’officine ?

Point de vigilance : le syndicat national des diététiciens a attiré l’attention de l’Ordre sur certaines pratiques observées en officine, en matière de conseils et d’accompagnement nutritionnel. Pour soutenir des pratiques de qualité, l’Ordre rappelle le cadre de cet accompagnement, les compétences de chaque profession et les situations nécessitant une orientation ou une prise en charge coordonnée.

Lien vers l’article : https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/nutrition-quel-role-pour-le-pharmacien-d-officine

 

Salaire des élèves préparateurs : la FSPF lance son calculateur

La FSPF a mis en ligne un simulateur pour calculer la rémunération des élèves préparateurs en alternance. Réservé aux adhérents du syndicat, l’outil détaille le salaire brut et les règles conventionnelles applicables à chaque contrat.

Source : le moniteur des pharmacies.

 

La HAS favorable au stockage des vaccins grippe et Covid-19

Après examen au cours de l’été, la Haute Autorité de santé (HAS) valide le projet de décret fixant les conditions dans lesquelles médecins, sages-femmes et infirmiers pourront commander et stocker des vaccins contre le Covid-19 et la grippe saisonnière, en vue de la campagne vaccinale qui doit courir du 14 septembre au 28 février. Soit un délai restreint qui ne va pas sans questionner la faisabilité de la mesure.

Source : le quotidien du pharmacien.

 

Initiative Pharma réclame un prix de souveraineté pour les médicaments produits en France

A quelques semaines de la présentation du PLFSS pour 2027, Charles Wolf, président d’Initiative Pharma et directeur France de Sanofi, appelle à « investir dans la santé ». « Nous n’affronterons pas le mur du vieillissement, avec une vision d’un système de soins pour tous, à dépenses constantes. » Initiative Pharma plaide ainsi pour un « super fast track » pour les médicaments innovants, dont une étape critique de production (principe actif, formulation, mise sous forme pharmaceutique) ou de recherche est réalisée en France. Il réclame aussi un prix décomposé en trois étages: selon les règles actuelles, un « prix de souveraineté » selon le nombre d’étapes de fabrication réalisées en France, et un « prix de lancement » majorant les produits dont la R&D y est conduite. « Les entreprises d’Initiative Pharma coûtent autour de 4 milliards d’euros par an en termes d’achats de médicaments. Mais elles contribuent aussi à plus de 7 milliards d’euros en termes de taxes, de charges sociales ou autres. »

Source : Le Monde.

 

La réforme européenne des marchés publics concerne aussi le médicament

La Commission européenne a présenté cette semaine une proposition de règlement sur les marchés publics, adoptée à l’unanimité par le collège des commissaires. Le texte remplacerait trois directives, 26 actes sectoriels et cinq procédures de passation, soit environ 900 pages de droit, par un règlement unique de 200 pages, applicable sans transposition nationale. Les marchés publics de l’Union représentent 2.600 milliards d’€ par an, soit 15% du PIB, dont 600 milliards au-dessus des seuils européens. Pour Stéphane Séjourné, vice-président exécutif de la Commission, il s’agit d' »un acte de simplification radical », qui doit aussi mettre « fin à la domination du critère prix ». Le règlement pourrait aussi bouleverser le marché du médicament, alors qu’environ la moitié des produits fournis dans l’Union relève de la commande publique, souligne Laure Geslin, cheffe d’unité à la DG SANTE. Le rapport qualité-prix deviendrait la méthode d’attribution de référence, la qualité devant compter pour au moins 30% des critères, et jusqu’à 50% pour les marchés à forte intensité de main-d’œuvre. Les acheteurs pourront ainsi mettre l’accent sur leurs attentes environnementales, en privilégiant le transport ou l’énergie décarbonés, par exemple, ou les circuits courts, sociales, en soutenant l’inclusion ou les entreprises à haut niveau de formation, la sécurité et la résilience et l’innovation.

Source : Le Monde.

 

CHIFFRES

2,39 millions d’euros. C’est le chiffre d’affaires moyen hors taxe d’une officine en France en 2025, selon l’Observatoire Fiducial 2026, en hausse de 5,6% par rapport à 2024, contre +7,8% l’année précédente. La marge brute recule à nouveau, à 28,1% du chiffre d’affaires HT (671.000 euros), contre 29,2% en 2024, sous l’effet notamment de la baisse des prix des médicaments remboursables et du poids croissant des produits chers, dont la marge est plafonnée.

Les médecins généralistes libéraux ont encaissé en moyenne 199.281 € d’honoraires en 2025, soit une progression de 6,41% par rapport à 2024, selon l’observatoire Fiducial des médecins généralistes 2026, portant sur 450 cabinets. L’exercice correspond à la première année pleine après la revalorisation du tarif de la consultation de base. Le résultat d’exploitation s’établit ainsi à 110.229 €, en progression de 7,7 %, avant impôt sur le revenu. Fiducial relève également une amélioration de la trésorerie et une baisse de l’endettement bancaire. Source : Egora.

Le temps de travail des médecins généralistes libéraux a baissé de 16 % en cinq ans. Leurs horaires continuent certes de dépasser largement les 35 heures. Selon une enquête menée par le ministère de la Santé, publiée fin août les médecins libéraux consacrent en moyenne 46 heures hebdomadaires à leur activité. Mais ce chiffre diminue, les nouveaux diplômés affichant des temps de travail moins longs que leurs aînés. Source : les échos.

Les pharmaciens sont à l’origine de près de 94% des notes du carnet de vaccination électronique, selon un rapport de la Cour des comptes du 7 septembre. Entre janvier 2024 et octobre 2025, 12,82 millions de notes ont été enregistrées dans ce module du DMP. Mais ces chiffres ne suffisent pas à apprécier le statut vaccinal des assurés : en novembre 2025, seuls 35 % des DMP étaient activés à l’échelle nationale, et seuls 11 % d’entre eux étaient alimentés par une note de vaccination. « Contrairement à nous, les médecins, infirmiers et sages-femmes doivent utiliser l’accès professionnel du DMP en plus de leur logiciel de gestion. C’est plus fastidieux », affirme Christophe Wilcke, président de la commission Pharmacie clinique et exercice coordonné à la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF). Les logiciels métier de ces professionnels de santé devraient évoluer « à l’horizon 2027 et 2028 », rappelle la Cour des comptes, pour leur fournir un accès automatique au carnet de vaccination électronique. Source : le moniteur des pharmacies.

Les pharmaciens ont réalisé 21,5 millions de nouvelles missions en 2025, contre 15,5 millions en 2024, soit une progression de 40%, selon les données IQVIA Pharmastat. La rémunération totale de ces actes, dont les rappels vaccinaux, tests rapides d’orientation diagnostique (TROD), entretiens pharmaceutiques et remise de kits de dépistage du cancer colorectal, atteint environ 167 millions d’€.

L’Institut national du cancer (Inca) invite les pharmaciens à sensibiliser les parents et les jeunes jusqu’à 26 ans à la vaccination contre le HPV, et à les informer qu’ils peuvent être vaccinés à l’officine. Fabrice Camaioni, vice-président de la FSPF, a d’ailleurs rappelé dans son live de 13h45, le 11 septembre, que, dans les objectifs de la convention nationale, 25 % des vaccins en officine doivent être prescrits par les pharmaciens. Or, « on plafonne légèrement en dessous, a-t-il regretté. À partir de janvier, la délivrance sera payée 7,50 euros à l’acte, en plus de l’administration, mettons en œuvre dès maintenant cette politique de l’« aller vers » ». Source : le quotidien du pharmacien.

Une moyenne de 250 fermetures physiques de pharmacies d’officine est attendue chaque année. Une diminution qui devrait se poursuivre pour se stabiliser autour de 17 000 pharmacies à l’horizon 2035. Source : gers data.

VYV³ Normandie fermera ses cinq dernières pharmacies mutualistes d’ici fin 2025, à Rouen, Sotteville-lès-Rouen, Canteleu, Grand-Couronne et Neuville-lès-Dieppe. Annoncé cet été, le projet prévoit un plan de sauvegarde de l’emploi visant 26 salariés. Le groupe invoque des difficultés économiques persistantes. Source : Le Moniteur des pharmacies.

Un gain de seulement 1 % sur la pertinence des prescriptions de médicaments de plus de 150 euros HT représenterait 264 millions d’euros d’économies annuelles. Une estimation qui donne la mesure de l’enjeu : une part croissante de la dépense pharmaceutique se concentre désormais sur un nombre limité de traitements à prix élevé. Source : le moniteur des pharmacies.

Un étudiant en cinquième année de pharmacie, Louis Lopin, 21 ans, a lancé début août sur l’App Store et Google Play l’application Medoria, qui compte près de 800 inscrits. Fruit de dix mois de travail, elle permet de scanner une boîte de médicament pour accéder à une fiche détaillée (nature du produit, posologie, interactions) rédigée en langage clair à partir de la base de données publique alimentée par l’ANSM. Le scan d’une ordonnance déclenche des alertes de renouvellement et un agenda des prises; une formule payante ouvre un partage de suivi permettant à un proche de vérifier l’observance à distance. Source : Le Parisien.

La prise en charge en officine des protections menstruelles réutilisables démarre le 1er octobre pour les moins de 26 ans et les bénéficiaires de la C2S sans condition d’âge. Les modalités de facturation à l’Assurance maladie restent inconnues. Lucie Bourdy-Dubois (FSPF) redoute un « retard à l’allumage ». Source : Le Moniteur des pharmacies.

La Cour des comptes a alerté le lundi 7 septembre sur une protection vaccinale des Français encore insuffisante contre la rougeole, la grippe et le papillomavirus, malgré les réformes engagées depuis 2018. Les officinaux réalisent désormais une large majorité des injections antigrippales, mais « la prescription du vaccin contre la grippe par les généralistes a presque disparu », et la couverture recule depuis 2022, loin de l’objectif de 75%.En réponse, la Cour préconise de « renforcer », outre l’implication des médecins et sages-femmes, celle des infirmiers dans la vaccination. Notamment dans les services de santé au travail, où l’activité vaccinale reste « accessoire ». Elle insiste sur la numérisation du carnet de vaccination, le support papier restant « principal » malgré « Mon Espace Santé », et demande sa centralisation d’ici fin 2028. Source : les échos.

La loi sur l’aide à mourir, promulguée le 19 août, renvoie à des décrets qui fixeront le rôle des pharmaciens, dotés d’une clause de conscience. Fabrice Camaioni, vice-président de la FSPF, évoque une pleine opérationnalité au 31 décembre 2028. Un registre centralisé reste à constituer. Source : Le Moniteur des pharmacies.

Les officinaux devront avancer 3 537 euros de gratification par stagiaire de 6e année en 2026-2027, avant remboursement par l’Assurance maladie à l’issue du stage. La réforme du DES Pharmacie d’officine prévoit deux stages de six mois rémunérés 1 114 euros bruts mensuels. Source : Le Moniteur des pharmacies.

Depuis leur remboursement par l’Assurance maladie le 15 juin dans le traitement de l’obésité, Wegovy (sémaglutide) de Novo Nordisk et Mounjaro (tirzépatide) d’Eli Lilly ont vu leurs ventes de boîtes bondir de 73,5%. Le constat émane des analyses du GERS Data, présentées le 9 septembre 2026. Les utilisateurs sont à 73% des femmes, âgées de 35 à 64 ans, un quart étant des hommes. Qualifiée d' »effet marquant de l’été » par le GERS Data, la classe des analogues GLP-1 est devenue le premier contributeur à la croissance du marché remboursable, avec plus de 221 millions d’euros de chiffre d’affaires. Sources : gers data : le quotidien du pharmacien.

La Commission européenne a donné son feu vert à une subvention de 400 millions d’euros versée à Sanofi. Cette aide vise à sécuriser l’approvisionnement en insuline de l’Espace économique européen. Sans elle, la Commission estime que Sanofi fermerait son site de Francfort, en Allemagne. En contrepartie, Sanofi devra garantir une production annuelle minimale de 1,1 tonne d’insuline jusqu’au 31 décembre 2042. Le laboratoire est tenu de maintenir en permanence un stock d’une tonne des principaux ingrédients pharmaceutiques actifs nécessaires à sa fabrication, jusqu’à la même échéance. L’aide financera la construction d’une nouvelle usine sur le site de Francfort, à horizon du 31 décembre 2032. Source : le quotidien du pharmacien.

Sandoz vise à plus que doubler son chiffre d’affaires net d’ici 2035 en misant sur les biosimilaires plutôt que sur les génériques. Lors de sa journée investisseurs, le groupe suisse a présenté sa stratégie Bio100. Il veut porter son portefeuille de biosimilaires de 13 actuellement à 100 médicaments d’ici 2040. Source : Reuters.

Magali Leo, coordinatrice d’Action Patients/MoiPatient, évoque 20 à 30 % d’actes non pertinents et cite une estimation d’environ 25 % d’actes inutiles attribuée à la HAS. Sa proposition : inscrire la pertinence dans un plan pluriannuel, plutôt que rechercher des économies par l’augmentation des franchises et du reste à charge. Lors du colloque du bon usage sur le médicament, la question a été posée de rémunérer le pharmacien lorsqu’il évite une délivrance inutile. Source : le moniteur des pharmacies.

Cinq initiatives sur le bon usage du médicament ont été présentées le 8 septembre lors d’un colloque dédié. Déprescription, aide numérique à la décision, nouvelles compétences officinales et lutte contre le gaspillage figurent parmi ces expérimentations, susceptibles de peser sur les pratiques en 2027. Source : Le Moniteur des pharmacies.

Les pharmaciens ont jusqu’au 12 septembre pour déclarer sur Dastri les caisses violettes e-Dasri pleines à enlever avant fin d’année. Les collectes démarrent le 28 septembre. Pfizer rejoint Recypen : ses stylos auto-injecteurs se déposent dans les mêmes boîtes que ceux de Lilly et Sanofi. Source : Le Moniteur des pharmacies.

L’ANSM rappelle des lots de Clopidogrel Zentiva 75 mg (boîte de 30, CIP 34009 388 062 2 9) par précaution. En cause : des non-conformités aux bonnes pratiques de fabrication d’un intermédiaire de la substance active. Aucune réclamation qualité ni cas de pharmacovigilance signalé à ce jour. Source : Le Moniteur des pharmacies.

L’ANSM adresse un courrier à 1,6 million de femmes utilisant des pilules contraceptives à base de désogestrel, en raison d’un risque de méningiome. Cette tumeur touche les membranes entourant le cerveau. Le risque, décrit comme très faible dans certains cas, suscite l’inquiétude des patientes concernées. Source : franceinfo

Deux décrets visant à freiner la progression des arrêts de travail doivent être publiés d’ici lundi par la ministre de la Santé, Stéphanie Rist. Le premier ramène de trois ans à un an, à compter du 15 octobre, la durée maximale d’indemnisation des assurés en affection longue durée dite « non exonérante », pour les deux tiers des dépressions légères à modérées et des troubles musculosquelettiques, note Libération. L’Assurance-maladie chiffrait à 3,2 milliards d’€ les indemnités versées en 2023 aux 400.000 bénéficiaires de ce régime dérogatoire. Le second décret cible les « arrêts courts répétitifs abusifs ». En 2024, 13.000 assurés se sont vu prescrire des arrêts par cinq médecins différents.

Une étude de l’Inserm et de l’Ined publiée jeudi a suivi pendant dix ans 2.181 enfants nés prématurément, comparés à 7.236 enfants nés à terme. Au terme de l’étude, la majorité est déclarée en bonne santé globale par leurs parents, mais 16% présentent des difficultés comportementales, contre 12% dans le groupe témoin. Près d’un sur deux bénéficie d’au moins un suivi (orthophonie, psychologie ou psychiatrie), cette proportion variant selon le degré de prématurité. « La majorité des enfants nés prématurément ont un développement, une scolarisation et des activités sociales comparables à celles des nouveau-nés à terme », résume Pierre-Yves Ancel, de l’équipe Oppale. Source : la croix.

La contrôleuse générale des lieux de privation de liberté dénonce des « dysfonctionnements graves » dans la prise en charge des urgences psychiatriques en Ile-de-France, dans un rapport publié jeudi. Fondé sur des visites menées du 6 au 10 juillet dans plusieurs établissements (Cochin, Necker, la Pitié-Salpêtrière, Sainte-Anne, Delafontaine, Henri-Mondor), le texte fait état d’attentes prolongées dans des conditions indignes, de rétentions arbitraires hors procédure officielle et de mesures d’isolement et de contention sans cadre légal. Aux urgences psychiatriques de Sainte-Anne, 60% des patients attendent plus de 13 heures, 20% plus de 48 heures, note Libération.

La politique américaine de prix « nation la plus favorisée » freine l’arrivée de nouveaux médicaments au Canada. Près de 50 traitements innovants ont vu leur lancement annulé ou retardé au Canada en un an, selon une enquête menée par EY auprès de 31 entreprises du secteur, qui recense 16 lancements annulés et 32 reportés directement liés à cette politique. Novartis a, par exemple, renoncé à demander le remboursement de son Vanrafia® contre la néphropathie à IgA, jugeant « limitées » ses chances d’obtenir une prise en charge dans le contexte actuel.  » Source : Citynews.

En 2025, l’Assurance maladie a consacré 5,3 milliards d’euros aux soins de kinésithérapie, une dépense en progression moyenne de 4% par an depuis 2015. Le nombre de patients pris en charge est passé de 10,5 à 12,9 millions, celui des kinésithérapeutes libéraux de 61 000 à 84 000, et l’espérance de vie a progressé d’un an. Source : les échos.

La Fédération hospitalière de France réclame un fonds vert d’un milliard d’euros pour adapter le parc hospitalier au changement climatique. Avec Samu Urgences de France, elle a publié un bilan des urgences estivales. Elle demande aussi un Ondam hospitalier en hausse de 3,9% dans le PLFSS. Source : Le Quotidien du Médecin.

À Chaville, une mère injecte elle-même l’insuline à son fils diabétique de type 1 à l’école, faute d’infirmière libérale disponible. Le garçon de 6 ans et demi, diagnostiqué le 18 mai 2026, nécessite deux injections quotidiennes. Aucun cabinet contacté n’a accepté la prise en charge. Source : Le Parisien.

Les passages aux urgences pour suspicion de Covid-19 sont passés de 10,9 pour 100 000 le 1er juin à 66 pour 100 000 au 24 août, soit six fois plus. Cette reprise reste très inférieure au pic d’octobre 2025 (494,2), sans tension hospitalière particulière pour l’heure. Source : 20 Minutes.

Du 16 septembre au 14 octobre 2026, le bus tour « Faites des parents » de l’Agence de biomédecine sillonne dix villes françaises pour encourager le don de gamètes. Une mobilisation nécessaire face à des milliers de personnes encore en attente. Source : le moniteur des pharmacies.

Dans un rapport consulté par franceinfo, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) alerte mardi 8 septembre 2026 : les femmes qui fument présentent un risque d’infertilité supérieur de 40 % à celui des non-fumeuses. Bonne nouvelle : arrêter paie. Les femmes qui ont cessé de fumer affichent un risque d’infertilité inférieur de 25 % à celui des fumeuses. L’infertilité n’est pas qu’une affaire de  troubles de la reproduction : anomalies du sperme et dysfonctionnements sexuels.

À compter du 20 janvier 2027, le minimum de marge des grossistes-répartiteurs sur les médicaments remboursables les moins chers passera de 0,30 à 0,22 euro par boîte. Médicaments génériques, boîtes de paracétamol achetés directement auprès des laboratoires, possible dégradation des conditions commerciales accordées aux officines, la baisse de 8 centimes pourrait coûter cher. Source : le moniteur des pharmacies.

 

GROUPEMENTS

 

Hygie31 accélère son expansion européenne avec Navi Group, leader irlandais de la pharmacie indépendante

Hygie31, propriétaire des pharmacies Lafayette, devient actionnaire du leader irlandais Navi, captant 30% du marché. L’accord pèse 600 officines et 700 millions d’euros de chiffre d’affaires. L’Irlande devient le quatrième marché européen du groupe toulousain, après France, Espagne et Italie. Avec Navi Group, Hygie31 fédère désormais plus de 3 542 pharmacies affiliées en Europe, dont plus de 440 sous enseigne Pharmacie Lafayette, représentant plus de 6 Md€ de volume d’affaires cumulé.

Lien vers le communiqué de presse : https://hygie31.com/hygie31-accelere-son-expansion-europeenne-avec-navi-group-leader-irlandais-de-la-pharmacie-independante/

 

Puressentiel et Hygie31 nouent un partenariat européen jusqu’en 2029

Le Laboratoire Puressentiel et Hygie31 signent un accord stratégique couvrant la France, l’Espagne et l’Italie. Prévu jusqu’à fin 2029, il doit renforcer la présence de la marque dans les réseaux de pharmacies et accompagner son développement européen.

Lien vers l’article : https://www.pharma365.fr/je-gere-mon-officine/puressentiel-et-hygie31-nouent-un-partenariat-europeen-jusquen-2029/

 

AILLEURS

 

Suisse : La distribution de cannabis dans les pharmacies réduit les risques, selon une étude

La vente réglementée de cannabis dans les pharmacies favorise une consommation moins risquée. Les résultats d’une étude menée par les Villes de Berne, de Bienne et de Lucerne montrent que cette pratique n’entraîne pas de hausse de la fréquence de consommation. Au contraire, elle fait apparaître de légères tendances à la baisse.

Lien vers l’article : https://www.rts.ch/info/regions/berne/2026/article/cannabis-en-pharmacie-la-vente-reglementee-reduit-les-risques-29349870.html

 

FIP 2026 : les enseignements du modèle québécois

Le congrès de la Fédération internationale pharmaceutique (FIP) de Montréal a été l’occasion pour les représentants ordinaux d’en apprendre davantage, avec l’Ordre des pharmaciens du Québec, sur l’exercice de la pharmacie au Québec, l’un des plus avancés au monde.

Lien vers l’article : https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/fip-2026-les-enseignements-du-modele-quebecois

 

Liban : près de 700 pharmacies menacées de fermeture

Le réseau pharmaceutique libanais traverse une nouvelle phase critique. Environ 200 pharmacies ont déjà fermé leurs portes et près de 700 autres seraient aujourd’hui menacées, alors que les officines encore en activité voient leurs marges comprimées par la hausse de leurs coûts, la faiblesse du pouvoir d’achat et les transformations du marché du médicament. Derrière ces difficultés financières apparaît désormais un risque sanitaire : si les fermetures se poursuivent, l’accès aux médicaments pourrait se concentrer dans les grandes agglomérations et devenir plus difficile dans les régions où une pharmacie dessert parfois plusieurs localités. Lire la suite sur : http://libnanews.com/liban-pres-de-700-pharmacies-menacees-de-fermeture/