ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES
LFSS pour 2026 : publication au JO du 30 décembre 2025
Le Conseil constitutionnel a validé, dans une décision publiée le 30 décembre, la majorité des articles du projet de Loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2026. L’article portant évolution du plafond des remises sur les génériques et les biosimilaires a bien été conservé (et est devenu l’article 37), tout comme celui proposant des mesures de soutien au développement des biosimilaires (désormais article 87). En revanche, l’article 60 qui permettait d’autoriser la création d’antennes de pharmacie dans le cas où la dernière officine présente dans une commune de moins de 2 500 habitants a cessé définitivement son activité a été censuré ainsi que la mesure concernant les sanctions pour défaut d’alimentation et consultation du DMP (l’article 85 (31 dans le texte initial)).
Cette mesure a donc été supprimée avant publication de la loi.
Lien vers le texte au JO : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053226384
Lien vers l’article de l’Ordre : https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/lfss-2026-promulguee-les-mesures-qui-concernent-les-pharmaciens
Neuder réclame un « Duquesne des professions de santé »
Lors des questions au Gouvernement, mardi 6 janvier, l’ancien ministre de la Santé a appelé Stéphanie Rist à ouvrir « sans délai » une concertation avec les professions de santé pour « renouer le dialogue et la confiance ». « Alors que nous nous souhaitons tous une bonne santé pour 2026, depuis hier, les médecins sont en grève. Ce n’est ni un hasard ni un mouvement d’humeur. C’est un signal d’alarme d’un système arrivé à bout de souffle », a mis en garde l’ancien ministre de la Santé, Yannick Neuder, mardi 6 janvier, à l’Assemblée nationale. Et de souligner que, comme il le « redoutai[t] » lorsqu’il était encore locataire de l’avenue de Ségur, les débats sur le budget de la Sécurité sociale pour 2026 « ont acté la fin d’un exercice qui ne satisfait plus personne : ni les professionnels de santé, ni la Cnam, ni le Gouvernement, ni les parlementaires ». Il s’agit d’un « exercice devenu purement comptable, sans vision pluriannuelle, sans perspectives et désormais sans aucune adhésion », a-t-il dénoncé.
Source : egora.
2026 au cœur des négociations conventionnelles
Dans un calendrier dicté par la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS), la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) pose d’ores et déjà les jalons pour mettre en application rapidement certains articles de la loi, par la voie conventionnelle. Un avenant « flash », c’est ce que réclame Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), au nom de son conseil d’administration. Il s’agit en effet de venir très rapidement en aide aux officines fragiles dont 34 ont disparu au cours de l’année dernière, laissant autant de communes privées d’accès aux soins. Pour cela, Philippe Besset préconise d’éliminer toute notion de zonage. Pour l’heure, seulement 100 pharmacies ont reçu ce soutien financier reconductible sur trois ans. Un autre avenant devrait être sur la table au troisième trimestre. Lui aussi s’appuie sur la LFSS, plus précisément son article 63, puisqu’il s’agit d’avancer sur la prise en charge par les pharmaciens de plusieurs situations cliniques. En un mot, les pharmaciens pourront prescrire des médicaments ou prodiguer des conseils hygénio-diététiques dans des situations cliniques définies. La lettre de cadrage de la ministre de la Santé au directeur de l’assurance-maladie et les négociations conventionnelles, qui pourraient débuter au second trimestre, en décideront. Restera à définir la rémunération de ces nouveaux actes et, plus généralement, revenir sur le modèle économique de l’officine. Mais cela est un autre chantier qui ne pourra s’ouvrir qu’après remise du rapport de l’IGAS-IGF. La FSPF sera à nouveau auditionnée le 9 janvier par ces deux instances pour un point d’étape. Le syndicat est par ailleurs dans l’attente de son nouveau simulateur qui permettra d’affiner les arbitrages entre marges et honoraires.
Source : le quotidien du pharmacien.



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