ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES
Une cotisation ordinale trop salée
L’Inspection générale des finances (IGF) a produit un rapport sévère à l’encontre de trois Ordres dont l’Ordre national des pharmaciens. A la fois leurs pratiques disciplinaires et leur gestion budgétaire y sont vivement critiquées. La FSPF réagit et se prononce en faveur d’une baisse des cotisations pour les pharmaciens titulaires. Aujourd’hui, les titulaires (section A) cotisent à la fois pour la responsabilité de l’entreprise dans le cadre de la société d’exercice libéral (SEL) et à titre personnel. « Ce budget doit baisser » a-t-il commenté. « Si on peut faire avec moins d’argent, c’est mieux ». Sur la question du budget, le leader syndical s’avère plus critique. « 45 millions de budget, c’est beaucoup » a relevé Philippe Besset alors que nombre de pharmacies sont en difficulté. Le président de la FSPF a par ailleurs critiqué la position des inspecteurs de l’IGF qui, toujours selon le document ayant fuité, « recommandent de supprimer les douze conseils régionaux au profit d’un pilotage centralisé » : « Nous sommes favorables au maintien des instances régionales, a-t-il précisé. Les réformer pour qu’elles coûtent moins cher, peut-être. Mais nous avons besoin de confrères dans les régions, qui sont proches de nous et connaissent le terrain. »
Sources : pharm-enews.fr et le pharmacien de France.
Le point de vue de l’USPO sur les cotisations
Pierre-Olivier Variot, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO), met également en avant la nécessité de conserver des échelons régionaux, « au plus près des spécificités territoriales ». « Les pharmaciens sont efficients car ils s’adaptent à une population, à un territoire, explique-t-il. Les conseils régionaux, tout comme les ARS, prennent en compte ces spécificités, nous en avons besoin ». Pierre-Olivier Variot attend les explications de l’IGF pour affirmer que le produit des cotisations n’est pas justifié par rapport aux besoins de l’Ordre. « Ce que j’entends, de la part des pharmaciens, c’est davantage une demande de simplification des différentes cotisations payées, en tant que pharmacien, en tant qu’associé, en tant que SEL, etc. Quand, dans une pharmacie, 4 à 5 cotisations sont payées, cela semble trop. » Quant aux besoins du CNOP, « il est le seul à savoir comment rationaliser ses dépenses ».
Source : le quotidien du pharmacien.
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