ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES
Rapport Charges et Produits 2027 : les principales annonces
Avec quelques jours d’avance, la CNAM a publié jeudi 2 juillet son traditionnel rapport Charges et Produits pour l’année 2027, document de référence qui nourrit chaque année le PLFSS en préparation. Elle propose un nouvel effort de 1,3 milliard d’euros sur les produits de santé, soit le principal poste des 3,9 milliards d’euros d’économies recherchés. La méthode, en revanche, évolue. Si la régulation des prix demeure un levier, la Cnam entend désormais agir plus directement sur la pertinence des prescriptions. Développement des biosimilaires, déprescription, désescalade thérapeutique, suivi en vie réelle des innovations et réévaluation de certains médicaments à fort impact budgétaire constituent les principaux axes de cette stratégie. Au total, la CNAM formule 40 propositions, pour répondre à ses 3 priorités : « faire de la prévention la bataille de la décennie, améliorer le parcours de soins des patients, et rembourser le juste soin au juste prix ». Cette année, un focus inédit est fait sur les territoires ultramarins. La CNAM ne propose pas encore de régulation financière ni de taxe sur les groupements, mais on sent qu’elle est très attentive et qu’elle demande à comprendre le modèle économique des groupements et la raison de la forte performance des groupements, pour éventuellement la réguler dans un second temps. Dans ses propositions on notera :
- Faciliter la déprescription de médicament en ville (trio médecin-pharmacien-infirmier), avec une expérimentation envisagée sur le sevrage long cours des benzodiazépines en lien avec l’ANSM – Proposition 27
- Renforcer la prescription dans le répertoire des génériques et biosimilaires sur les molécules à enjeu financier (notamment en oncologie) – Proposition 24
- Reproduire les bénéfices médico-économiques d’une pénétration accrue des biosimilaires dans les DROM – Proposition 30
Ces mesures seront soumises au vote du Conseil de la CNAM le 9 juillet prochain.
Source : BTA.
Réguler l’activité de courtage des médicaments dans le prochain PLFSS
« Le courtage de médicaments doit être dévolu aux groupements de pharmaciens et pas à l’hôpital, à l’État ou au CEPS. Cette activité devra être réglementée et transparente », assure Philippe Besset, qui espère obtenir cette mesure par le biais du futur budget de la santé. Pour Philippe Besset, il est clair que c’est à ces derniers, « et à personne d’autre », qu’il convient de confier les achats de médicaments pour le compte des officines, mais dans un cadre réglementé. Finalement, le résultat de la négociation entre les groupements et les laboratoires devra aller dans les caisses des pharmacies qui, pour l’heure, voient une partie de ce flux financier relatif aux médicaments remboursables leur échapper. Le président de la FSPF assure que les pharmacies devront bien évidemment rémunérer leur groupement pour cette mission de courtage. Sources : le moniteur des pharmacies, le pharmacien de France.

























