ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES
Groupements, financiarisation… le rapport IGF-IGAS continue de faire des vagues
La réunion du 3 juin entre les syndicats de la profession et la direction de la Sécurité sociale (DSS) a été l’occasion pour les représentants des pharmaciens de revenir à la charge sur les flux financiers dont bénéficient les groupements via les remises génériques, évoqués dans le rapport IGF-IGAS. Pour l’USPO, il ne fait aucun doute que « toutes ces rémunérations doivent rester dans le giron de la pharmacie ». Le syndicat approuve donc l’avis de la DSS d’étendre les obligations déclaratives à tous les acteurs de la chaîne du médicament sur ce que chaque maillon de la chaîne pharmaceutique perçoit respectivement. Pour lui, une différenciation s’impose entre les groupements. « En effet, certains redistribuent l’argent numéraire puisqu’ils reversent des dividendes, par exemple quand ce sont les coopératives. Ou alors en investissant pour le réseau en formation ou en développement de nouvelles missions. Enfin, il y a plein de façons de redescendre l’argent, mais il y a aussi certains groupements qui ne redescendent rien. Si ce n’est à titre personnel ou au profit de fonds de pension. » Par ailleurs, Alain Grollaud, président de Federgy (la chambre syndicale des groupements et enseignes de pharmacies), dénonce des chiffres « extrapolés » à partir d’une poignée de contrats passés entre pharmaciens, groupements et grossistes – « 16 officines sur 20 000, en quoi est-ce représentatif ? », proteste-t-il – ainsi que des « sommes extravagantes » citées par certains représentants syndicaux. « Nulle part le rapport n’indique que les groupements perçoivent des milliards, mais au contraire entre 300 et 600 millions d’euros. Cela reflète la valeur ajoutée des groupements dans l’accompagnement quotidien des pharmaciens (services, outils, formations, communication…). »
Source : le quotidien du pharmacien.
Réforme économique de la pharmacie : elle pourrait entrer en vigueur le 1er janvier 2027
La FSPF demande une réforme de la rémunération officinale dès le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027. Le syndicat souhaite désormais « poursuivre la déconnexion entre la rémunération de l’officine et les prix des médicaments », mais aussi aller plus loin en créant une déconnexion avec les volumes dispensés. En parallèle, la Fédération défend la mise en place d’un « forfait structure » destiné à garantir une base économique minimale à chaque pharmacie, quel que soit son modèle d’activité. Pour la FSPF, repousser encore la réforme reviendrait à accepter de nouvelles fermetures. « Attendre six mois de plus, ce serait accepter la fermeture d’une centaine de pharmacies supplémentaires », alerte le syndicat.
Source : le moniteur des pharmacies.

























