ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES
Budget de la Sécu: l’Assemblée nationale rejette la partie « recettes »
Pas de recettes, pas de dépenses… Après avoir largement détricoté la partie « recettes » du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027, l’Assemblée nationale l’a finalement rejetée, ce vendredi 23 octobre, par 115 voix « contre » 1 voix « pour ». Tous les groupes politiques se sont opposés au texte, sauf ceux du bloc central (Ensemble pour la République, Les Démocrates et Horizons), qui se sont abstenus. Les recettes de la Sécu n’ayant pas été adoptées, les députés ne peuvent pas débattre des dépenses, car le financement de celle-ci doit d’abord être prévu, ce qui n’est pas le cas après le vote de ce vendredi. Comme le prévoit la procédure, le texte va donc être transmis au Sénat, où il va poursuivre son parcours parlementaire, dans la version initialement présentée par le gouvernement. Ce qui est dommageable car les députés avaient supprimé l’article 10 en séance plénière le veille le 22 octobre.
Sources : BTA, LCP, Assemblée nationale.
Taxe groupements et DAU : la FSPF se positionne
Deux articles du PLFSS relatifs, pour l’un, à une contribution obligatoire des groupements prélevée sur certains flux financiers et, pour l’autre, à la dispensation à l’unité, ont été commentés par le président de la FSPF. Concernant la taxe de 15 %, Fabrice Camaioni estime que « c’est le seul moyen qu’a trouvé le législateur pour récupérer une partie des flux financiers dirigés vers les groupements et qui ne redescendent pas toujours vers les pharmacies d’officine ». Estimant que la distinction mise en avant entre les groupements coopératifs et les autres, qui seraient moins vertueux, n’est peut-être pas la bonne, il pense, en revanche, qu’il est « urgent qu’une partie de ces flux soient récupérée pour la pharmacie d’officine puisque nous avons entamé les discussions autour du modèle de la rémunération et qu’il va falloir pour cela mettre des sous sur la table ». Vis-à-vis de l’article 28 du PLFSS, qui prévoit la dispensation à l’unité (DAU) pour un certain nombre d’antibiotiques dont la liste n’est d’ailleurs pas encore connue, le président de la FSPF rappelle que la position du syndicat n’a pas bougé d’un iota sur cette question : « C’est une fausse bonne idée comme nous l’avons toujours dit et répété. L’adaptation des conditionnements et la prescription dans le cadre des recommandations semblent plus utiles. » Il expose par ailleurs que « charger le pharmacien de ce surcroît de travail n’apporte aucune plus-value et coûte du temps et de l’argent, [tout en étant] écologiquement mal pensé ».
Source : le pharmacien de France.







