ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES
Accès aux soins, vaccination… : ce que l’Élysée attend désormais de l’officine
Reçue à l’Élysée, la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France a échangé avec un conseiller du président de la République sur les priorités sanitaires. Couverture vaccinale, fragilisation du réseau officinal, soutenabilité des comptes sociaux : Philippe Besset livre le rôle attendu de la pharmacie dans les années à venir. « Il nous a été indiqué qu’un PLFSS 2027 était d’ores et déjà envisagé, avec l’ambition de projeter les équilibres futurs du système », rapporte Philippe Besset. Un texte appelé, selon lui, à donner de la visibilité aux acteurs de santé. « L’idée est de disposer d’un cadre qui décrive l’avenir et permette d’inscrire les réformes dans une trajectoire lisible », conclut-il.
Source : le moniteur des pharmacies.
Titulaires : un pouvoir d’achat en baisse de 25 % en dix ans, on laisse faire ?
Lors d’un débat organisé par Pharmaceutiques, les syndicats officinaux ont évoqué les points forts de la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) 2026, mais ont aussi débattu de l’avenir de l’officine, notamment de la réforme de l’économie officinale en cours. Philippe Besset livre les premiers enseignements transmis aux organisations professionnelles du rapport conjoint de l’Inspection générale des affaires sociales et de l’Inspection générale des finances chargé d’établir un diagnostic complet du modèle de rémunération, de la rentabilité des officines et de la soutenabilité du maillage. « Les rapporteurs ont constaté une perte de 25 % de pouvoir d’achat du pharmacien titulaire entre 2016 et 2025. » Une érosion installée, alimentée à la fois par les baisses de prix successives, la transformation de la structure de marge et l’augmentation continue des charges d’exploitation. Pierre-Olivier Variot résume cette tension structurelle : « On ne peut pas bâtir une croissance sur quelque chose qui nous fait déjà souffrir. » Car c’est désormais toute l’équation qui se pose aux négociations à venir : financer l’élargissement des missions, soutenir les officines les plus exposées et restaurer une rentabilité moyenne capable de stabiliser le réseau. À défaut, la transformation attendue de l’officine pourrait reposer sur un modèle économique que la décennie écoulée a déjà profondément fragilisé.
Source : le moniteur des pharmacies.
La FSPF demande un aménagement de la taxe sur les surfaces commerciales applicable à certaines pharmacies
Certaines officines paient une taxe pensée pour les grandes surfaces. La FSPF veut changer cela.
Les pharmacies de plus de 400 m², ouvertes après 1960 et réalisant un chiffre d’affaires annuel supérieur à 460 000 euros HT, sont assujetties à la TASCOM (taxe sur les surfaces commerciales). Une taxe qui peut atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros par an. Le problème : cette taxe traite l’officine comme n’importe quel commerce de détail — un hypermarché, une station-service ou un caviste. Pour la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), c’est une anomalie. Une part du chiffre d’affaires des pharmacies est réalisée sans marge (médicaments remboursés à prix réglementé). La pharmacie est un lieu de santé, pas un commerce classique. Philippe Besset, président de la FSPF, a obtenu un rendez-vous avec la direction générale des finances publiques (DGFiP) pour exposer ces arguments. L’objectif : adapter le calcul de la TASCOM au secteur pharmaceutique. Le dossier est en cours. Aucune décision n’a encore été annoncée.
Source : Le Quotidien du Pharmacien.














