ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES
Evolution du modèle économique : l’État veut donner très vite l’impulsion
À présent que les conclusions de la mission Igas-IGF sont connues, la profession attend désormais la lettre de cadrage de la ministre de la Santé pour entamer la négociation d’un avenant structurel à la convention nationale pharmaceutique. Les syndicats sont convoqués la semaine prochaine à une réunion sur ce sujet avec la Direction de la sécurité sociale (DSS) et la Caisse nationale de l’Assurance maladie (Cnam). « Nous avons besoin de cette lettre pour connaître les orientations de la réforme et produire ainsi des simulations plus précises », explique Pierre-Olivier Variot. Avant l’envoi de la lettre de cadrage, « le gouvernement a besoin d’y voir plus clair sur un certain nombre d’éléments, en particulier sur le risque de dépassement de l’objectif national de dépenses d’assurance maladie (Ondam) », précise le syndicaliste.
Source : le moniteur des pharmacies.
Covid : stop à la vaccination par manque de seringues
Les difficultés d’approvisionnement en seringues et aiguilles pour vacciner contre le Covid risquent de compromettre les objectifs de la campagne de printemps, commencée le 20 avril. Les pharmaciens parviennent au bout de leur stock d’État de ces dispositifs d’injection, une partie des seringues arrive à expiration et le coût des nouvelles est à la charge des officines. De nombreux officinaux menacent d’arrêter de vacciner.Ce ras-le-bol a été exprimé par les pharmaciens franciliens à travers un sondage mené par l’URPS Île-de-France entre le 18 et le 20 mai auprès des 4 535 officines. Plus de 90 % des répondants estiment que les difficultés d’accès aux seringues constituent aujourd’hui un frein majeur à la vaccination et 76 % estiment qu’ils ne pourront plus vacciner dans moins d’un mois, lorsque leur stock sera arrivé à expiration. « Nous avons fait suivre ces résultats à l’ARS, nous ne voulons plus pallier les inepties de l’État en bricolant », annonce Delphine Chadoutaud, présidente de l’URPS Île-de-France et élue de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO). Pour sa part, elle a annoncé sur Twitter qu’elle arrête de vacciner ce jour du 29 mai, en attendant une solution efficace de la part de l’État. Autre sujet de mécontentement : la charge financière du matériel d’injection. 81 % des répondants estiment que ce coût aura un impact négatif sur leur officine. Philippe Besset, président de la Fédération des pharmaciens de France (FSPF), a fait savoir, le 29 mai, qu’il a saisi la direction générale de la Santé (DGS) pour demander que l’on cesse les approvisionnements par le stock État. Il a également estimé que « l’acte de vaccination Covid doit désormais être rémunéré de la même façon que tout autre vaccination. C’est une demande forte que nous avons envoyée à la DGS. » En attendant, il cherche lui aussi des seringues.
Source : le quotidien du pharmacien.



































