ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES
Dépenses injustifiées, manquements déontologiques non sanctionnés : un rapport accable l’Ordre des médecins
« Le Canard enchaîné » a eu accès à un pré-rapport confidentiel de l’Inspection générale des finances (IGF) sur le Conseil national de l’Ordre des médecins. Un document qui dresse un bilan apocalyptique de la gestion de l’institution. « Indemnités et défraiements insuffisamment justifiés, voire irréguliers », traitement plus que lacunaire des signalements et plaintes, « prévention insuffisante des conflits d’intérêts »… Les conseillers ont eu le loisir de se déplacer à leur goût, comme le montre l’exemple de cet ordinal parisien qui a réalisé « 146 courses de taxi directement prises en charge par le conseil pour un coût total de 3 800 euros » sur la seule année 2024. On ne s’étendra pas enfin sur le coût des évènements organisés par le CNOM, 3,1 millions d’euros pour 20 évènements organisés entre 2022 et 2025. Un bilan cinglant qui conduit l’IGF à demander « une évolution profonde du modèle de l’Ordre (…) afin qu’il soit plus transparent, efficient, et tourné vers la protection de la sécurité des patients », ce qui pourrait notamment passer, selon ces experts, par la création d’une entité juridique unique qui permettrait de réunir l’ensemble des conseils de l’Ordre des médecins.
Source : le quotidien du pharmacien.
Ordre des médecins : la hausse des cotisations et des indemnités des élus attaquée au Conseil d’Etat
Alors qu’un rapport de l’Inspection générale des finances met sérieusement en cause la gestion de l’Ordre des médecins, une requête en excès de pouvoir déposée auprès du Conseil d’Etat par le Syndicat des médecins Aix et région (Smaer) vise l’annulation de la hausse des cotisations 2026.
Source : egora.
Le stockage des vaccins grippe chez les médecins et infirmiers pourrait être autorisé dès l’automne 2026, mais le calendrier reste incertain
L’article 55 de la dernière LFSS (loi de financement de la Sécurité sociale) le permet en théorie. Objectif affiché : renforcer la couverture vaccinale en multipliant les lieux de vaccination. Problème : la DGOS (direction générale de l’offre de soins) a confirmé oralement aux syndicats que les travaux réglementaires ne seraient pas bouclés à temps pour l’automne 2026. Sauf qu’une réponse écrite du gouvernement, publiée le 10 mars 2026 sur Légifrance, dit l’inverse. L’exécutif y affirme viser une application « dès la prochaine campagne de vaccination contre la grippe pour l’hiver 2026-2027 ». L’USPO (Union des syndicats de pharmaciens d’officine) a immédiatement relevé cette contradiction. Son président Pierre-Olivier Variot réclame un engagement écrit : les assurances orales ne suffisent plus. De son côté, Philippe Besset, président de la FSPF, relativise. Il estime que cette réponse traduit une intention, pas un calendrier garanti. Trop de concertation reste nécessaire.
Deux autres dossiers restent en suspens : le projet d’égalisation des marges entre vaccins, et la reprise des vaccins périmés.
Source : le quotidien du pharmacien.
lire la suite