ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES
L’avenant n° 2 est signé : que faut-il en retenir ?
L’avenant n°2 à la convention nationale pharmaceutique a été signé le 7 avril par les syndicats de pharmaciens et l’Assurance-maladie. Il ajuste le dispositif d’aide aux officines fragiles issu de l’avenant n°1, qui n’avait bénéficié qu’à 200 pharmacies sur les 1.000 visées en 2025. Les nouveaux critères : être en zone d’intervention prioritaire ou d’accompagnement complémentaire, être la seule pharmacie de sa commune, déclarer un chiffre d’affaires inférieur à 1 million d’euros HT, être ouvert au moins 10 mois par an. L’aide couvre la période 2026-2027, soit un budget de 40 millions d’euros. Le versement est prévu pour le troisième trimestre 2026. L’avenant introduit aussi deux autres mesures. La ROSP biosimilaires et génériques est corrigée : les pharmacies qui atteignent leurs objectifs dès la première année ne seront plus pénalisées l’année suivante. Le code traceur de téléconsultation passe de 1 euro à 1 centime et ne sera plus déduit de la ROSP finale. Surtout, le texte ouvre des négociations structurelles sur le modèle économique officinal, conditionnées à la publication du rapport IGAS-IGF. Trois points sont déjà ciblés en priorité ; la généralisation de l’expérimentation OSyS, l’extension des compétences des pharmaciens, notamment avec le dépistage de l’hypertension artérielle et enfin, le développement et l’intensification des interventions pharmaceutiques. Avant d’entrer concrètement dans ces négociations avec l’organisme payeur, les syndicats ont toutefois besoin d’une lettre de cadrage provenant de la ministre de la Santé. « La demande est partie, confirme Philippe Besset. La ministre s’est engagée à nous recevoir dans les prochains jours ». Durant cette entrevue à venir, les syndicats espèrent également pouvoir consulter l’intégralité du rapport IGAS-IGF, qui a analysé les flux financiers dans la chaîne d’approvisionnement du médicament et doit donner des orientations sur l’évolution du modèle de rémunération de la distribution pharmaceutique. Un document dont les syndicats n’ont pu découvrir que les principales conclusions il y a une dizaine de jours.
Source : le quotidien du pharmacien.
Avenant n°2 : l’USPO met déjà la pression pour ouvrir un chantier plus large
Au lendemain de la signature de l’avenant n°2 à la convention pharmaceutique, Pierre-Olivier Variot a pris la parole lors d’une conférence en ligne pour en préciser la portée. Pour l’USPO, ce texte ne constitue ni un aboutissement ni une réponse suffisante aux difficultés du réseau. Le syndicat y voit surtout un point de départ pour ouvrir rapidement un avenant n°3, avec en ligne de mire l’évolution des missions, la reconnaissance des interventions pharmaceutiques et, surtout, la refonte du modèle économique officinal.
Lien vers l’article : https://www.pharma365.fr/je-m-informe/actualites-2/avenant-n2-luspo-met-deja-la-pression-pour-ouvrir-un-chantier-plus-large/























